14/08/2014

Saint Luis Rey "double corona"

Une déception à la hauteur de mes espérances !

Choisir de fumer un double corona est toujours un moment privilégié qui demande beaucoup d’attention dans le choix de son module. En effet le double corona est pour moi le cigare par excellence, le format idéal pour s’évader pendant 2 à 3 heures dans un état contemplatif à condition que l’histoire racontée par celui-ci soit digne du meilleur des réalisateurs. Un double corona se doit d’éveiller vos sens du début à la fin comme dans le ferait un bon film, pas de place à l’ennui d’un long métrage lymphatique sur les tribulations passionnées d’un nettoyeur de vitre, sourd de surcroit ! Bien décidé à trouver un tel cigare dont la seule ambition serait de me séduire, je choisis pour cette dégustation ce Saint Luis Rey suggéré par un de mes lecteurs ! Ce double corona quelque peu oublié mérite peut être une mise en lumière. Dont voici ma petite analyse personnelle.

Pour l’analyse visuelle et olfactive, difficile d’être critique ! D’une construction ferme et osseuse à la couleur uniforme Colorado/ maduro des plus appétissantes, ce double corona charme de suite les sens. Sa souplesse reste moyenne pour un poids presqu'égal à sa longueur de 20.8 grammes pour 19,4 cm. La cape finement nervurée et brillante vous laisse au mouillage un souvenir iodé sur les lèvres, de bord de mer. Tambours battants, la cape exalte avec brio des flagrances douces et boisées, de notes vanillées, de consonances pâtissières des plus gourmandes. Un profil olfactif des plus agréables, un double corona qui en impose par tant de prestance. Un ‘trailer’ jusque là sans faute qui appelle à une dégustation magistrale et conforme, espérons-le !

Mes premières sensations après 10 minutes de fumage sont plus qu’incertaines ! Le démarrage est sans fanfare ce qui en résulte un manque de consistance, dépourvu d’une aromaticité captivante tout en demi-ton, salué par la fée ‘astringence’ qui essaye tant bien que mal de vendre ses faveurs comme un ‘menu du jour de routier’, décidément déprimant ! La majeure partie flirte sur des notes de foin humide, d’humus, voire de moisi et de noix fraîche. Pour ce qui est de La rondeur, ainsi que la longueur, elles vont de paires, aucune des deux ne brille pas son courage ! Une introduction fébrile et asthmatique qui ne présage rien de bon après ces 25 minutes de dégustation. Mais pourtant après une bonne demi-heure, c’est avec considération de constater une petite éclaircie dans ce sombre tableau. En effet, sur la fin de cette première partie, il est agréable et surprenant de goûter progressivement à des nuances plus estivales comme la volupté et la suavité, ainsi qu’une consistance en nette amélioration. Pour ce qui est de la rondeur, celle-ci se distingue par une meilleure homogénéité des arômes identifiables comme la noisette, le café crème et la terre. Bien heureusement, son côté tannique n’est plus qu’un souvenir maintenant, une métamorphose soudaine et appréciable, enfin !

Dans la seconde partie, mise à part une consistance plus mesurée, le fumage se prolonge agréablement sans surprise, sans me procurer une satisfaction réconfortante et rassasiante que l’on pourrait attendre d’un tel cigare pour caler ma faim ! Rien de très évolutif non plus dans cette tragédie cubaine qui puisse sublimer ses arômes fragiles et impuissants. Petit à petit les saveurs s’intensifient mais se révèlent lourdes de conséquences à l’approche du dernier tiers, celle-ci m’annonce une pénitence des plus acerbes ! Ce plaisir éphémère, très vite avorté, doué d’illusions revêche décline inexorablement vers l’antipathie.

Le 3e temps comme je le pressentais glisse rapidement sur des saveurs impétueuses, grâce à l’accroissement d’une force qui envoie très fort, trop fort ! Une perception brute affectée par l’âcreté brulante et anesthésiante des plus désagréables qui soit dans un cigare. Plus grand-chose à dépeindre dans cette dégustation semblable à des ruines fumantes et illusoires. Et c’est négligemment entre l’index et le pouce que je le propulse très loin de moi dans les rosiers pour vite l’oublier. Énervé ! pas du tout, déçu, sûrement. Pour ma conclusion, sur 2 bonnes heures de fumage comptez pas plus de 30 minutes que je qualifierai de pas trop mauvaises, voire de bon pour ceux qui me trouveraient trop cinglant dans mes propos, mais rien de planant. Ma note de cœur 8/20 (à éviter) un cigare qui commence et finit très mal.

  • Origine: tripe : Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: Double corona
  • Taille: 194 mm x 19 mm
  • Bague: 49
  • poids: 20,8 gr
  • Année: JUL 2013
  • Prix Suisse: 13€

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20     

10:15 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Saint Luis Rey | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |

30/05/2012

Saint Luis Rey regios

Une valeur sûre pour ce cigare aux saveurs de velours, depuis pratiquement 70 ans, le regios de Saint Luis Rey où hermoso n°4 est devenu une référence pour de nombreux connaisseurs où sa rondeur et sa volupté sont très estimés, un cigare plein de douceur sans pour autant être ennuyeux ! Le démarrage est une succession de notes boisées de chocolat noisette, un tempo bien orchestré qui s'enchaine ensuite sur des notes plus délicates de cèdre et de cuir. Ce qui est vraiment appréciable, c'est cette belle longueur en bouche, bien au-delà de la dégustation, c'est très important de garder se souvenir intact plusieurs heures durant. Sans équivoque ce cigare apporte une belle quiétude pendant cette heure de fumage. De plus la légende l'associe au célèbre crooner Frank Sinatra, paraît-il que le regios aurait fait partie de ses cigares favoris dans les années 40, alors que demander de plus ?  Ma note de coeur 17/20 Cool

  • Origine: tripe : Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: robusto
  • Taille: 127mm x 19
  • Bague: 48
  • Prix Belgique: 8,60€
  • Prix Suisse: 8,80€

saint luis rey, regios


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20


06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Saint Luis Rey | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |