15/08/2016

Gran perfecto "Escurio" de Davidoff

Ce ‘gran perfecto’ avec le ‘corona gorda’ fait partie des deux derniers modules de la ligne Escurio au blend brésilien et dominicain, ayant vu le jour cette année, deux nouveaux formats désuets qui s’ajoute aux trois autres. Personnellement je trouve audacieux pour le coup, en effet je trouve intéressant qu’une marque comme Davidoff, réussisse encore à nous surprendre, voire nous séduire avec ce genre de format peu répandu, à contresens de nos habitudes de fumage.

Notamment, avec ce ‘gran perfecto’ à la Groucho, ou préférez-vous, cet obus maintes fois dessiné dans les Tex Avery, les Tom & Jerry, ainsi que dans beaucoup de Disney comme l’éternel Baby Herman dans ‘Qui veut la peau de Roger Rabbit’, en passant par Pinocchio, à Edgard dans les aristochats, sans oublier Ratigan dans Basil détective, même une gargouille dans le Bossu de notre dame joue du cigare, ainsi que Walrus dans Alice au pays des merveilles, en passant par Hadès le dieux des enfers dans Hercule, tous ces personnages l’ont tous adopté et caricaturé comme accessoire à la bouffonnerie, ou le plus souvent pour marquer le côté obscur et vil de nos semblables, un module gonflé d’orgueil prêt à exploser de concupiscence et d’arrogance !

Quand on y regarde de plus près, moi comme vous, sommes vraiment de sales types ou de véritables clowns, non ?

La dégustation, tout de même…!

Visuellement, rien à signaler  ce ‘gran perfecto’ présente ses meilleurs atouts, une construction parfaite, huilé par une belle cape  maduro/ oscuro luisante en provenance d’Equateur, lissé sur un corps ferme et souple à la fois qui vous délivre des nuances profondes de chocolat en poudre, de café du ‘brésil’ et de terre.  Au mouillage, la cape délivre une légère acidité, suivit à cru d’une saveur fruitée très singulière et prometteuse.

Dès l’allumage, le démarrage se démarque sur le registre de la bienveillance et de la douceur, mais un cigare qui brille par son absence dès les premières aspirations, ou ses arômes dilués sur les dix premières minutes cèderont leur place à une perception, plus grasse en bouche, plus collante et pâteuse. L’ensemble développe une rondeur tropicale, faite de notes humides, plus centré sur le végétal, sur l’humus et le champignon. Un climat agréable, mais lourd qui pourrait paraître d’aphasique par ce manque de puissance sur ce premier temps. La persistance reste moyenne et volatile sur ce terrain fertile à la rondeur féconde qui ne demande qu’à éclore, mais non, il faut encore attendre ! Une introduction que je trouve pour le moment, fatiguée, trop humble à mon goût, pas assez accrocheur je dirai.

Le 2e temps commence vraiment à se révéler, après 40 minutes sur la moitié du fumage, trop tardivement. Rapidement, les doutes font place à plus de générosité et d’impétuosité, le café crème ‘réglissé’ évolue sur une forme plus grave, plus corpulente et épicé. Ou le fumé de la tourbe, et quelques amertumes viennent conforter un caractère plus vif et ténébreux, sur une longueur grandement améliorée, limite corrosif à l’approche du 3e temps. Je trouve ce cigare très tranché pour ma part, une partie sourde et une partie prépondérante qui a tendance à trop vite s’enflammer. Un cigare qui sous ses airs cajoleurs renferme un tempérament très puissant et soutenu. Etrangement, je lui trouve une évolution proche à certains cigares cubains, ceux des plus impétueux qui deviennent très cuisants sur le final et qui vous rassasie pour plusieurs jours en général.

Dans l’ensemble, ce cigare est une petite bombe à retardement dont il faut se méfier, à déguster avec une eau forte, tel qu’un bon whisky tourbé et iodé comme un vieux Bowmore, au pire avec une cachaça du Brésil.   

Ma note de cœur, 16/20 un bon cigare auquel quelques chapitres lui ont été injustement arrachés.

  • Origine: tripe: brésilienne matafina/ Dominicaine piloto, sous-cape: brésilienne, cape: Equateur habana
  • Format: gran perfecto
  • Taille: 127mm x 24mm
  • Bague: 61/50
  • Poids: 17gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 13chf

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Gran perfecto "Escurio" Davidoff.

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Walrus dans Alice au pays des merveilles !

 

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20 

    

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09/07/2016

Davidoff "Art Edition Limited" 2016

Davidoff partenaire d’Art Basel dans le soutien de l’art contemporain en République Dominicaine, revient  avec un nouveau cigare appelé « Art Edition limited » marque d’une certaine façon son engagement auprès des artistes insulaires des Caraïbes. Pour cette seconde édition 2016, celui-ci offre un mélange étonnant de tabacs  avec une cape épicée d’origine Habano Equateur , ainsi qu’une tripe constituée de viso Piloto, de San Vicente Mejorado Seco, d’une seco Yamasa et San Vicente Mejorado,  provenant de deux régions différentes de République dominicaine. La sous-cape quant à elle est un piloto.

Pour cette deuxième édition, les  visuels  visibles sur les boîtes sont uniques, un travail de titan réalisé en collaboration avec l’artiste française jamaïquaine et vidéaste « Olivia McGilchrist », une commande représentant tout de même 7000 clichés/ vidéo ! Cette production d’œuvre originale contribue à promouvoir l’art émergent sur ces îles, tous les revenus issus de ces ventes de coffret seront consacrés à des programmes d’actions en faveur de l’art.

Pour cette analyse, laissons son prix entre parenthèses pour une fois ! Connaissant la petite histoire, son prix n’est plus qu’accessoire ! J’aime assez ce genre de module, pas vous ? Ce format des plus singuliers pour ma part et des plus difficiles à rouler, répond à une et seule exigence, l’ « esthétisme » avant tout, bien vu pour cet ambassadeur de l’« Art ». Perfecto rime avec perfection, avant même de l’avoir dégusté, j’en apprécie ses formes, ses nuances, sa texture et son parfum, toutes ses choses anodines que certains trouveront oiseuses, contribuent à fonder une dégustation qui sera sans nul doute bien mieux valorisée par la suite. N’oubliez jamais, prenez toujours votre temps avant de vous engager, un peu comme si vous faisiez la cour à une charmante demoiselle, laissez-vous séduire, vous enivrez de son parfum, sachez apprécier chaque instant ! Respirer, humer, renifler, laisser vous transporter par tous ses effluves suaves et bucoliques, entremêlées d’odeur de cuir, de champignon, de foin fraîchement séché un soir d’été quand la terre exulte sa douceur . (Petit rappel, l’odeur de foin n’est pas une note déplaisante dans un cigare, bien au contraire, celui-ci est gras et très aromatique, grâce au « mille fleurs » qui le compose, ne la confondez pas avec l’odeur de paille bien plus stérile que le foin nourrissant.)    

Dès sa mise en bouche, c’est à cet aspect gras que je pense, dont cette fois-ci je l’attribue au gras des fruits secs à coque ou celui d’un avocat par exemple, cette longueur en bouche définissable et suave qui tapisse généreusement vos muqueuses, vous laissant cette sensation confortable et rassurante, sous la forme d’une onctuosité aimable et douce. Ce préambule offre une large amplitude, dont sa consistance ferme assoit un pouvoir péremptoire et bien équilibré. Ses arômes oscillent avantageusement sur des notes de fruits secs bien sûr, de beurre de cacao, d’épices et de poivre blanc. La rondeur, ainsi que sa persistance approuve un démarrage harmonieux, d’une belle puissance et d’une sociable indolence.  

La suite ne diffère pas à ce préambule bienveillant, fait de saveurs onctueuses et consistantes, ce fameux goût de bois, diraient nos anciens pour exprimer leur ferveur d’une sensation opiniâtre et retrouvée. L’évolution dans cette seconde partie ne suscite pas une grande éloquence, mais s’est se distinguer d’un rancio tout à fait remarquable ( puissance/ arôme).

Le 3e temps propose un engagement plus nerveux dans sa forme jusqu’à présent très constante, les saveurs semblent plus contrariées et empâtées dans cette dernière scène. Cette évolution renforce ses arômes sur un contraste corpulent et avenant à la fois, un final tout en consonance de ses origines.  Une partition champêtre qui se gratifie d’un final plus terreux dans l’ensemble, jalonné de quelques notes de champignon et de saveurs davantage épicées. Dans l’ensemble, ce Davidoff « Art edition» s’en sort plutôt bien. Un cigare que je qualifierai d’engager dès les premières aspirations, doué ainsi d’une musicalité suave et décidée qui ne m’a pas laissé de marbre pour une fois. Ma note de cœur 16/20, un très bon cigare.  

  • Origine: tripe: Dominicaine, sous-cape: Dominicaine, cape: Equateur
  • Format: perfecto
  • Taille: 152mm x 21,5mm
  • Bague: 54
  • Poids: 16,1gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 38chf ( 35€ ) 

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Davidoff Perfecto "Art Edition Limited"

Olivia McGilchrist_davidoff

Olivia McGilchrist

 

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20        

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28/12/2015

Davidoff Nicaragua "Diadema"

« La séduction a toujours été une histoire de manipulation. »

Ce joli module, le ‘Diadema’ sorti en septembre 2014, est le dernier-né de la ligne Davidoff Nicaragua après le toro, un robusto et un short corona. Ce cigare 100% nicaraguayens est mis au point en République Dominicaine par l’honorable ‘Henky Kelner’ et ‘Eladio Diaz’ son master Blender depuis plus de 25 ans, deux acolytes inséparables comme l’étaient Don Quichotte et son fidèle Sancho dans le roman de Cervantes, devenu aujourd’hui les deux fers-de-lance de la marque Davidoff. Celui-ci se compose d’une tripe assez complexe provenant des trois principales régions sur quatre productrices de tabac au Nicaragua avec celui de Condega, d’Esteli et de d’Ometepe, suivit d’une sous-cape de Jalapa et d’une cape Rosado. Certains prétendent aussi qu’un peu de tabac dominicain viendrait se glisser subtilement dans la recette élaborée par nos deux ‘sorciers’ !! Mais cela nous ne le serons jamais. Voici ce que disait Kelner sur cette nouvelle ligne lorsque je l’ai rencontré en 2014 sur Genève : «Pour notre cigare ‘Davidoff Nicaragua’, nous avons fait quelque chose de complètement différent, nous avons pris du tabac d’Ometepe et un tabac de Condega qui stimule les côtés de la langue de manière moins traditionnelle qu’un cigare classique du Nicaragua. Le mélange typique d’un cigare du Nicaragua se compose souvent de tabac d’Estelli et de Jalapa (plus linéaire en bouche) » 

Effectivement, comparé avec les cigares connus de ce terroir, cette ‘liga’ n’est en rien comparable ! Sa forme générale arôme/puissance se situe plus dans celle de la douceur et de la finesse, ce qui pourrait dérouter certains amateurs, trop habitués à des cigares tourbés, cacaotés et torréfiés, appréciables également ! Pour ce ‘Diadema’, oubliez tous les codes gustatifs du Nicaragua tels que vous le connaissez.

Dès les préliminaires, son parfum étonne par tant de suavité ! Déconcertant serait le mot juste, je retrouve dans ses émanations, ce petit côté pâtissier et boisé, ressentit, parfois sur certains modules cubains. Rien de très consistant au nez, mais juste assez pour embaumer les sens avec perspicacité. A ‘crudo’, je le ressens assez fruité et doucereux/ sucré dans la suavité, offrant une préface plutôt gourmande et avant-gardiste pour un cigare nicaraguayen.

Dès l’allumage, je distingue de suite une consistance légère dès les premières bouffées, plutôt généreuses d’ailleurs, suaves et poivrées à la fois. Des sensations circonscrites sur l’avant de la bouche sur une fine expression d’astringence sur le bout des lèvres.

Dans un premier temps, les arômes s’arrondissent assez rapidement, comme un enduit gras tapissant l’intérieur de votre bouche, une perception oléagineuse assez plaisante qui rappelle ceux des fruits secs à coque, ainsi que de saveurs de sous-bois, bien moins terreuses qu’un ‘Padron’ pour sa typicité par exemple. De son côté, sa forme reste de consistance moyenne/ basse dans un spectre gustatif assez large et d’une finesse relative. Une partie qui ne déroge en rien à la conformation des cigares Davidoff en général, tous terroirs confondus, c'est-à-dire : La partition change, mais la pâte du compositeur reste la même heureusement ou malheureusement, ce serait mon seul reproche à faire à ce module ! Cette intro ne bouscule en rien les codes gustatifs de la marque, vous l’aurez bien compris, sauf celui peut-être de proposer un cigare différemment estampillé ‘cigare du Nicaragua’. Mais je reste circonspect sur sa véritable composition !

Dès le 2e temps, la constance est de rigueur, légère, onctueuse et équilibrée ! La persistance bien meilleure se révèle sur une évolution en demi-teinte comme une aquarelle de Marie Laurencin (disait en chanson un certain Joe). Le cigare est toujours d’une consistance moyenne agréable et endémique dans ses arômes qui évoluent ‘terreusement’ vers des notes plus épicées au fil de sa combustion, rien de très copieux et de très rassasiant, personnellement je trouve que ça manque tout de même de corps ! Si ce cigare cible un très large public, celui de plaire au plus grand nombre, il apporte à l’amateur une certaine complaisance toutefois illusoire sur ses qualités gustatives, celui d’un cigare manifestement non détestable !

La 3e période, joue les prolongations dans une tessiture plus affirmées et toujours inébranlables. Onctueux et gracile, il se pare d’une résonnance d’amertumes, du genre levure et progresse cahin-caha sans heurter vos papilles. Rien de dissonant dans cette dernière partie, aucune lourdeur, aucune âcreté ne viendra soudoyer ce ‘Diadema’! Même si mon appétence le trouve beaucoup trop lisse et pas assez hostile, ce ‘Davidoff’ propose une belle mouture de ce magnifique terroir que je découvre bien différemment. Ma note de cœur 16/20, un cigare non transcendant, mais suffisamment distrayant pour l’aimer.

  • Origine: tripe: Nicaragua, sous-cape: Nicaragua, cape: Nicaragua
  • Format: Diadema
  • Taille: 165mm x 19mm
  • Bague: 50
  • Poids: 
  • Année: 2015
  • Prix Suisse: 20chf   

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 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20  

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01/10/2015

Cigare Perfecto Colorado-Claro "Davidoff"

Certains trouveront ce format désuet, mais ce petit perfecto Colorado-claro vaut tout de même le détour, et mérite de s’y attarder un moment ! Comme vous, je suis plus enclin à fumer des formats moins atypiques comme tous ceux de la famille des ‘parejo’ ( les formats longilignes). En effet le perfecto appartient sans contexte à la mythologie du cigare, du fumeur obèse riche est impérieux derrière son énorme bureau ! Dont les caricatures foisonnent depuis plus d’un siècle les journaux, un peu moins aujourd’hui, quoi que ? Beaucoup l’ont oublié et chassé de leur mémoire, qu’on ne peut même pas les blâmer puisqu’il en existe aucun souvenir pour la plupart d'entre eux. Beaucoup de jeunes aficionados d'aujourd'hui appartiennent par la force des choses à la génération ‘robusto’, un format très adaptéà nos modes de vie, dont je fais aussi partie. Fumer de nos jours un perfecto pourrait s’apparenter à de la provocation, à une prise de position de "nanti-nostalgique" d’un monde perdu et illusoire, le signe fédérateur d'une certaine caste bien pensante et arrogante (bien sûr je plaisante et je m'égare encore). Bref, si vous voulez en savoir un peu plus sur la genèse de cette ligne Colorado/ claro, je vous invite à potasser l’interview d’Hendrik Kelner réalisé dernièrement sur le blog, donc voici le raccourci sur ce lien 

Je vous avouerai que j’ai longuement hésité à confirmer ce choix, ce format me semblait trop court à mon goût, eh oui ce n’est qu’un short perfecto ! Des a priori vite oubliaient comme vous pourrez le constater par la suite, car agréablement surpris par ce petit cigare. Comme tout cigare Davidoff, on peut être étonné au premier abord par le manque de souplesse, cette fermeté suspicieuse pourrait s’apparenter à un cigare mal humidifié, mal conservé ! Mais rassurez-vous, malgré vos doutes la construction et  la combustion ainsi que le tirage restent toujours exemplaires, c’est juste un simple constat et non une pléthore élogieuse pour cette marque ! Pour rappel: ‘un cigare très souple n’est pas forcément le signe que le tirage et la combustion seront bons’ ne jamais l'oublier.  

Visuellent cette petite torpille à la cape finement veinée de couleur Colorado/ maduro développe suavité ainsi qu'une certaine animalitéà la fois, faîte de cuir, de boisé et de note de vanille. Cette persistance olfactive augure une dégustation très ambitieuse et très flatteuse au nez.  

Premières bouffées, premier ressenti ! Dès les premières minutes, c’est une sensation pleine et roborative, plutôt rassasiante et suave qu’offre ce perfecto, très poivre blanc très localisée sur l'arrière du palais ! Ne pas oublier que les toutes premières minutes de fumage, en raison de sa forme très conique les saveurs émaneront principalement de la cape et de la sous- cape car très peu de tabac de tripe au niveau de sa construction. Une particularité qui a son importance dans son évolution qu’aucun autre format ne peut prétendre ! Après plus de 15 minutes, le cône s'évase, s’agrandit pour laisser place à une plus grande proportion de tabac de tripe, les saveurs s’arrondissent en caressant les papilles, les saveurs se font plus terreuses et plus crémeuses, herbe grasse de foin de fin d’été et épice de type anis étoilé émoustillent les papilles par une telle complexité aromatique. Ce départ heureux me provoque un excès salivaire, une sensation que je n’arrive toujours pas à m’expliquer, car déjà obtenue sur d’autres dégustation. Celle-ci apporte rondeur ainsi qu’une longueur très agréable et douce en bouche. D’une consistance mesurée, ce premier temps expose, explose avec brio son rancio délicat et équilibré, mais sans perdre de son caractère. 

Dans un 2ème temps, l'onctuosité toujours bien présente s'accorde maintenant d'une fraîcheur ( genre fenouil ) occultant les effets poivrés du début. D'une belle amplitude, cette seconde partie s'enrichit ensuite de nouvelles notes plus consistantes, plus corpulentes comme le réglisse et le cuir, des saveurs moins complexes et plus linéaires que je qualifierai de confortable !  

Le final, ( 3ème opus) n'est qu'un copier-coller des sensations précédentes, mais d'une consistance plus appuyée et évidente à ce stade de la dégustation, ce perfecto assure un service sans accroc de bonne justesse. Rien d'irritant à déplorer, juste de nouveau l’apparition du poivre au moment juste où la cape commence à se rétrécir, une sensation qui semble être en lien direct avec le goût de la cape ! et quelques notes perceptibles d’ammoniac sur la fin maintenant, rien de trop détestable. Avec à peine 2 cm de cabot à ce stade de l'analyse, je ne déplore toujours aucun effet indésirable qui pourrait m'obliger à l'abandonner, sauf peut-être la douleur d'une brûlure ! Comme épilogue, ce cigare a su me séduire dès les premiers ronds de fumée par une belle explosion des saveurs, suivit d'une parfaite maîtrise évolutive de ses arômes qui a pour conséquence d'offrir un fumage équilibréà la puissance moyenne. Un cigare, un goût, un format atypique que je ne serai vous déconseiller, à tester si vous êtes curieux. Son seul défaut, trop court ! On aimerait prolonger ce plaisir avec quelques centimètres supplémentaires avec un long perfecto par exemple. Ma note de cœur, qu'il n'en déplaise à certains de mes détracteurs, un 15/20 bien mérité.             

  •  Origine: tripe: Dominicaine, Sous-cape: Ecuator Connecticut sun grown, cape: Ecuator
  • Format: short Perfecto
  • Taille: 120mm x 20mm
  • Bague: 52
  • Poids: 10.6 gr
  • Année:
  • Prix Suisse: 14€

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20    

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08/09/2015

Davidoff Escurio "robusto"

Voici un Davidoff qui me laisse perplexe ! Annoncé depuis quelques mois comme l’évènement commercial de la marque pour 2015, le cigare brésilien exhumé au travers d’une nouvelle liga Dominicano/ Brasilia made in Davidoff qui devait au rythme de la samba, semble-t-il, secouer les papilles, du moins essayer !! Fort d’une communication outrancière et rondement menée, clip indolent, évènements et couleurs chatoyantes, cette ligne Escurio annonçait, du Rhythm, de l’Intrigue et de l’Originality…  

L’Escurio à regret prend une certaine distance, un peu comme si vous aviez un casque de chantier sur la tête au beau milieu du carnaval de Rio. Une analogie peut-être exagérée, mais c’est mon ressenti après avoir goûté au toro (non comment) et à ce robusto aujourd’hui pour conclure l’épisode ‘Escurio’, module que je trouve pour autant bien meilleur que l’autre. Ce que je lui reproche avant tout, c’est son manque de singularité et de personnalité ! Comme à chaque fois un Davidoff reste un Davidoff, rien à dire sur sa finesse de construction et son élégance. Mais, qu’est-ce qu’un bon cigare ? mis à part d’être bien équilibré, bien construit et bien comme il faut, il se doit avant tout de suggérer des choses, d’être attractif et charmeur à la fois, c’est en tous les cas ma conception des choses.

En quelques lignes, voici le résultat de modeste examen. En comparaison avec le ‘toro’, celui-ci développe un parfum bien plus consistant au nez, la cape Ecuador maduro se libère d’effluves bitumeuses de poix, de vieux cuir et d’arabica. Des parfums pénétrants qui ne me laissent pas indifférent, la preuve j’en éternue deux fois ! A ‘crudo’, les saveurs sont de bonnes suavités et consistantes. Une mise en nez comme je les apprécie qui augurent en moi un sentiment d’agrément.

Les toutes premières minutes, l’onctuosité et la suavité légèrement sucrée apportent de suite un fumage d’une bonne rondeur, assez plaisant en bouche.

Passé ce prélude, ce premier temps affirme ses prétentions dans cette forme de volupté et de douceur. La consistance moyenne positionnée sur l’avant du palais (sur la nef et sur les travées) suggère des notes fraîches mentholées, d’aneth et de saveurs fourragères. Une sagacité non dénuée d’intérêt qui subventionne ma curiosité, en effet les saveurs sont curieuses mais peu suggestives. La persistance en bouche est plutôt accommodante et d’une complexité aromatique indigente. Cette première partie souffre d’amnésie olfactive, un cigare aphone qui n’arrive pas à communiquer ses intentions.

La seconde partie, un poil plus consistante n’évolue guère que sur une mélopée plus poivrée et plus puissante. Des sensations plus localisées sur le fond (le Chœur), qui s’appesantit sur des notes de boisé humide et de Marc de café ! Une évolution lourde et pâteuse dont la longueur s’éclaircit sur un petit goût de praliné très subtil, trop subtil malheureusement ! Encore une fois, je ne juge pas, je constate simplement que ce cigare ne remplit pas sa divine mission, celle d’enivrer mes sens. Je pense à une de leurs publicités qui mettait en scène de manière carnavalesque la béatitude du fumeur de cigare. Sans être gratuitement lapidaire, ce cigare ne me séduit pas et je vous invite tous prochainement à me laisser vos commentaires sur cette ligne ‘Escurio’ ! 

Affaire à suivre…

  • Origine: tripe: Dominicaine/ Brésil, sous-cape: Dominicaine, cape: Equateur maduro
  • Format: robusto
  • Taille: 115mm x 21mm
  • Bague: 54
  • Poids: 14,3gr
  • Année: 2015
  • Prix Suisse: 15€   

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Ancienne publicité Davidoff.

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Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

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05/04/2014

Davidoff Blend Millénium "Toro"

Riche et puissant ! résume très simplement en 2 mots mon souvenir concernant le robusto Millénium Blend, fumé voici déjà quelques mois maintenant. Loin d’être convaincu par ce format, aux saveurs très capiteuses et épuisantes pour mes délicates papilles.  Je renouvelle cette fois- ci l’expérience, avec un format Toro, un très jolie module aux accents de chocolaté, de café au lait d’une belle suavité olfactive. D’un poids généreux, ferme et moelleux, ce Toro présente les meilleurs atouts de la marque, celle d’une perfection visuelle ! Où, même les détracteurs de Davidoff ne peuvent pas rester insensible au charme d’une jolie cape si finement nervurée et ajustée.  

Après cette analyse plustôt  dithyrambique, je vous le concède mais toutefois objective ! Passons à la mise à feu de cette fusée. Et essayons d’y trouver du réconfort ou de l’inconfort le cas échéant dans sa mise en impesanteur.

Dans un premier temps, après 10 bonnes minutes de fumigène odoriférante et onctueuse,  l’exaltation de notes de fruits secs, de terre, de foin et de café offre un bouquet aromatique de bonne rondeur sous l’égide d’une perception toutefois végétales  dans cette introduction. La longueur en bouche reste correct, mais un peu asséchante. Dans l’ensemble, la puissance/ arôme augure un équilibre relativement bien structuré, une forme de douceur et de force tranquille à la fois.

Pour le moment rien d’analogue dans son humeur avec le format plus roboratif du ‘robusto’.           

Une 2e partie sans réel changement, agréable et rassurante ! Un peu comme une mélopée  monocorde et grave d’une chanson de Johnny Cash pour ceux qui connaissent cet artiste si subjectif. Un cigare bien réglé, ou l’aigreur du végétal  flirte habilement avec les épices, le poivre et le café avec une certaine connivence, sans altercation. Manque un peu de gras en bouche pour la rondeur et de fraîcheur sur la longueur, une perception affable et honnête justement équilibrée dans ce 2² opus bienveillant.

Dans sa 3e partie, je note une augmentation mesurée de sa richesse aromatique. Une sensation lissée ( bien plus jolie que linéaire ! ) moins acrimonieuse pour cette dégustation. Un cigare au caractère timoré qui commence à sortir de son apathie dans ce dernier chapitre offrant plus de corps et de force dans un final plus brioché et torréfié, sans basculer pour autant dans des flagrances cuisantes.

En conclusion, j’ai trouvé ce toro plus appréciable que le robusto ( à mon goût personnel ! ) Un cigare que je qualifierai de très juste, peut- être trop juste !  Très équilibré, mais qui manque surtout d’aromaticité et de surprises. Cela reste un bon cigare, mais trop prévisible pour ma part. Ma note de cœur 14/20.

  • Origine: tripe: Dominicaine, sous-cape: Dominicaine, cape: Equateur
  • Format: toro
  • Année: 
  • Taille: 153mm x 20mm
  • Bague: 50
  • Poids: 17 gr
  • Prix Suisse: 18€ 

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

Langue tirée extase           

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19/02/2014

Davidoff Year of Horse "Toro"

Après le format Churchill de 2013 pour l’année du serpent, voici la nouvelle édition Davidoff sur le thème du nouvel an chinois 2014 avec ce joli module, un Grand Toro cette fois-ci pour célébrer dignement l'année du cheval en Chine et dans le monde entier. Une idée marketing qui fait son chemin et semble connaître un véritable succès auprès de Davidoff, un cigare aujourd'hui très convoité par tous les inconditionnels et collectionneurs de la marque. À 30€ pièce, il reste malheureusement inaccessible à beaucoup d'entre nous ! sa rareté, uniquement 5000 boîtes pour le monde entier dont 3000 pour le marché américain justifie entre autres son prix très élevé. N'y voyez aucune analogie avec le cheval cabré de la célèbre marque de voiture, même si au final chacun des deux pourra surfer sur le succès de l'autre ! Ne reste que pure coïncidence. Même celle-ci, 1906 date de la naissance de Zino Davidoff et année du cheval aussi ! Bref, ce cigare a toutes les raisons de rester une exception dans les annales de l'histoire de la marque.

Aujourd'hui, avec toute mon objectivité, je vous livre mes premières impressions sur ce fumage. Petite analyse visuelle et tactile pour ces préliminaires, un cigare qui peut s'enorgueillir d'une bonne fermeté, tout en restant de bonne souplesse. Bonne charge de tabac avec un poids de 23,3 grammes (pour exemple un double corona Lusitania de chez Partagas fait environ 23 grammes). Les flagrances de chocolat épicé et de notes butyriques offrent au nez un doux parfum de bon augure, l'ensemble filtré par une cape d'origine Dominicaine ( Yamasa ) reconnaissable à son aspect mat et satiné finement veiné, gratifié d’une fermentation plus longue d’où cette couleur plus sombre, maduro.

Après quelques minutes de fumage, ce Gran Toro offre une perception généreuse et roborative, bien exprimée par des notes de poivre, de terre, de fruits secs torréfiés et de sous bois humide. Un démarrage qui ne laisse pas insensible et très prometteur. La rondeur ne fait qu'un avec une persistance relativement agréable et très bien équilibrée.

Dès le 2ème temps, je le trouve plus capiteux sans grande évolution de ses arômes, une perception semblable à celle d’une cuisine asiatique ! Un cigare très justement pimenté qui domine l’ensemble de cette dégustation, aux accents de pain brioché et d'amande torréfiée, de gingembre, des valeurs très proches d’un cigare comme le puro d'oro dont je retrouve partiellement quelques accords ici et là dans l’ édition limitée. Un cigare pour amateur aguerri et large d'esprit, désireux de découvrir de nouvelles sensations, et pourvu de papilles familiarisées à ce genre de cigares, abondant et soutenu. Les déçus du cigare Cubain, y trouveront un certain réconfort dans cette justesse à tenir son point d’orgue, cette forme de linéarité rigoureuse et maîtrisée ! Afin de garantir des sensations, des arômes sur plusieurs milliers de cigares et non sur 2 ou 3 boîtes seulement, comment il est fréquent de rencontrer sur son île voisine.( Cuba ! )

Pour ce 3ème temps, le duo richesse aromatique/ puissance propose un final très excessif et assez enivrant, exhalant des notes de café "portugais", de réglisse. Un cabo que je préfère abandonner qui ne représente plus que 4 cm, donc rien de représentatif à l’ensemble de cette dégustation, rien de rédhibitoire en soi.

Pour conclure, j’ai beaucoup apprécié ce moment, malgré un certain manque de surprise dans sa seconde moitié, mais vite oublié par un équilibre/ arôme bien contenu de belle complexité.

"Une question toutefois légitime ; Que penser de cet « engouement » pour les éditions limitées ? En général, des éditions spéciales, des réserva et des Gran réserva ! Beaucoup trop de marketing à mon goût qui fausse un peu notre jugement et notre équité à apprécier un cigare. Et je passe sur le merchandising ! Je sais ça fait vendre…le cigare est un business comme un autre ma foi."

Ma note de coeur 15/20, un très bon cigare que j’ai très justement accompagné d’une eau-de-vie de vin acheté au Portugal, moins noble par son nom que son homologue « armagnac » ! Mais tout aussi délicieux.

  • Origine: tripe: Dominicaine Olor Seco, San Vicente ligero, Piloto Viso & Hybrid Seco, , sous-cape: Dominicaine San Vicente, cape: Dominicaine Yamasa
  • Format: Toro
  • Taille: 152mm x 24mm
  • Bague: 60
  • Prix Suisse : 30,5€

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

Langue tirée extase

16:10 Écrit par Edmond Dantes dans Davidoff, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/11/2013

Puro d'Oro Gordito

Une dégustation malheureusement mitigée ! Ce Gordito, malgré un embonpoint appétissant, une cape grasse, parfumée de flaveurs de cuir et de salaison ne réussit pas à me séduire. Je ne retrouve pas l'identité bien singulière d’un puro d'Oro Un premier indice, cette cape Yamasa ne possède pas le même apanage au niveau de sa texture. Celle-ci, beaucoup moins épaisse, moins piquante sur les lèvres n'a plus les caractéristiques des autres modules que j'ai pu tester de cette gamme. J'aimerais comprendre le pourquoi ? Est-ce une nouvelle évolution de cette cape dominicaine développé par Hendrick Kelner ? Je poserai la question prochainement chez Davidoff.
Passons à l’allumage maintenant, le goût qu'en est-il ? Dès les premières bouffées, la sensation en bouche procure une belle amplitude, de la générosité en bouche, une palette qui surfe sur des notes de poivre, sur laquelle se superpose des notes de fruits secs sur un fond végétal discret. Ce gordito donne une impression très ventilée, très différente d'un Magnificios par exemple, où la richesse aromatique plus affirmée et plus corpulente apporte une présence charismatique au cigare.
Une longueur plutôt assez courte, bien accompagné d’une rondeur appréciable lui évite de sombrer définitivement.
Ce démarrage gouleyant après ses 20 minutes de fumage, tout en demi-teinte peine à me convaincre, à s’affirmer.
Dès le 2ème temps, le poivre si distinct à ses débuts disparaît quasiment de cette dégustation pour laisser place à une sensation plus nivelée, monocorde et peu évolutif dans cette deuxième partie. Ce Gordito manque cruellement de goût, et de corps. Seuls points positifs ! Une puissance légère, équilibré et sans âcreté jusqu’à ses derniers retranchements, mais tout aussi ennuyeux ! Vraiment dommage. Les amateurs du Puro d'Oro resteront sur leur faim. Comme moi, je pense.
Ma note de cœur 13/20
Rigolant un bon cigare !

  • Origine:tripe: Dominicaine, sous-cape: Dominicaine, cape: Dominicaine
  • Format: short toro
  • Taille: 94mm x 23
  • Bague: 58
  • Prix Suisse: 12€

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

14:16 Écrit par Edmond Dantes dans Davidoff, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/11/2013

Davidoff Nicaragua robusto ( news 2013 )

De la dynamite ce robusto du nicaragua ! Ce cigare fraichement roulé samedi dernier chez Davidoff Genève ne pouvait pas attendre trop longtemps avant d’être dégusté. C’est chose faite hier soir, voici en quelques lignes sa brève histoire. Comme à son habitude, ce cigare ressemble beaucoup à s'y méprendre aux autres vitoles de la marque par son allure et sa construction. Un corps ferme et soyeux, peu de moelleux qui s’illustre par une cape finement ajustée et nervurée, épousant  comme un gant ce jolie robusto. Un cigare qui ne déroge pas à la réputation des cigares Davidoff.

Une cape ombragée toute en demi-teinte, maduro/ Colorado développe des senteurs très singulières et affirmées sûrement en raison de sa fraicheur ! Une animalité mêlée de cuir, de suint voire même de crottin de cheval, vous extrait un instant de votre fauteuil pour vous expédier à dos de canasson au sein même de la campagne Landaise. Des senteurs très agréables pour celui qui sait les apprécier !  

A cru, la présence de poivres et l’amertume de la cape laissent présager un cigare de caractère. En effet dès l’allumage, c’est une véritable explosion ! ça démarre très fort, le poivre, la tourbe grasse et le chocolat noir exalte des arômes roboratifs et très riches dans ce préambule.

Très vite, dans un 2e temps la bête semble devenir plus maitrisable et raisonnable. Les saveurs s’arrondissent, s’harmonisent pour ainsi délivrer des notes  briochées, de terre et de café, moins poivrées aussi. La puissance, la richesse sont toujours très présentes et rassasiantes, un cigare qui ne peut laisser indifférent et qui ne vous laisse aucun répit. Le final se révèle difficile, puissant et éprouvant pour les papilles ! rien d’attachant dans ce 3e opus que je préfère vite abandonner, une fin trop attendue dès la première bouffée. Pour la petite conclusion, ce cigare demande beaucoup de maitrise pour dompter ses ardeurs. D’une combustion excellente, évitez d’activer inutilement sa braise, soyez souple dans votre dégustation, afin qu’il ne chauffe de trop ! Un robusto, du moins celui-ci ( cigare fraichement roulé ), ne peut être entièrement représentatif de ce module, je vous le concède.

Un cigare étonnant de vitalité et de présence, accompagné d’une longueur en bouche relativement agréable dans un 4e temps, malgré un final plutôt cuisant. Je pense que je renouvellerai l’expérience prochainement avec un robusto « plus posé »

Ma note de cœur pour son impétuosité 14/20Rigolant , un cigare différent à découvrir.


  • Origine: tripe: Nicaragua esteli viso, condegas ligero, ometepe viso de ligero esteli, sous-cape: Nicaragua habano jalapa, cape: Nicaragua habano
  • Format: robusto
  • Taille: 129mm x 20
  • Bague: 50
  • Prix Suisse: 14€ en version tubo

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

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Cool excellent/ de 17 à 20

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30/09/2013

Puro d'Oro "Momentos" Davidoff

Sorti en 2012, ce "Momentos'" appartient à la ligne Puro d’Oro de chez Davidoff. Un module dédié aux pauses cigare de 25 à 30 minutes. Sans rentrer dans la légitimité de ce genre de module, je tenais à vous donner mon impression en toute objectivité.
Ce ‘Momentos' comme tout cigare Davidoff qui se respecte ne déroge pas à la règle, la finition est exemplaire comme toujours. La réplique exacte du "Magnificos'". Avec une cape "Yamasa'" maduro, plus fine que sur les autres.
Un petit examen olfactif permet de déceler des flaveurs de cuir, de salaison, une cape très aromatique mais neutre en goût. Dans mon souvenir la cape "Yamasa'" était plus piquante, plus présente sur le "sublime" par exemple, ici c’est tout le contraire.
Dès l’allumage, dans un premier temps ce "Momentos'" reste très fidèle aux saveurs épicées de cette ligne, sensation bien poivrée, fruits secs et terre rythment l’ensemble de cette dégustation. Étrangement ce petit module comporte 3 parties bien identifiables que je ne qualifierai pas de tiers, pas assez évolutif tout de même. On trouve une première partie très poivrée, une seconde partie plus ronde et moins épicée et un final plus âcre, plus puissant.
Bref, un petit cigare roboratif et onctueux qui démontre encore la précision "Davidoff'" dans le choix de ses feuilles que comporte ce petit corona. Le lien de parenté "Puro d’Oro'" avec ses grands frères est nettement identifiable. Un petit qui a tout d'un grand, enfin presque !
Ceux qui apprécient cette ligne, l’apprécieront sûrement !
Ma note de cœur 12/20Sourire, un bon cigare. Pourquoi pas de temps en temps.

 

  • Origine: tripe : Dominicaine, Sous-cape: Dominicaine, cape: Dominicaine Yamasa
  • Format: petit corona
  • Taille: 102mm x 16mm
  • Bague: 41
  • Prix Suisse: 26€ la boite de 5

momentos davidoff

momentos davidoff


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

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05/08/2013

N°2 panatela "Davidoff"

Le panatela n°2 de chez Davidoff ( pour la république Dominicaine), correspond en matière de succès au n°4 de Montecristo ( pour Cuba )

Par faute d’accoutumance, je vous avouerai que ce format m’était complètement sorti de la tête, mon choix se portant la plupart du temps sur des modules plus généreux, plus gourmand à l’oeil. Aujourd’hui je répare cet oubli avec ce n°2, et quel numéro les amis. En suivant les conseils avisés de Mr Mathys ( Davidoff Genève) et ce cigare étant une réussite commerciale pour le groupe Davidoff, le fumer devenait une évidence maintenant. Quelles sont les raisons de cette fortune ? Voici pour vous le 2 que je viens de déguster. Visuellement ! la couleur si singulière Colorado claro qui tire un peu sur le vert, on s’entend bien la cape n’est pas verte ! C’est juste une nuance particulière de Colorado claro propre aux cigares de la marque. Couleur clair qu’affectionnait beaucoup Zino, très à la mode dans les années 80. Aujourd’hui un peu désuet, à présent la tendance se porterait plus à des nuances moyennement foncées à très foncée, du ( Colorado maduro au maduro oscuro ). En tous les cas ce n°2 me plaît beaucoup, les arômes de beurre, de vanille et de noisette, offre un véritable plaidoyer à ma petite personne. Dès l’allumage, la légèreté, l’onctuosité pose les premières fondations d’un panatela très fécond. Rien ne pourra faire vaciller ce cigare aux allures frêles et si généreuses à la fois ! Les notes grasses de foin, de châtaigne, Noisette et de vanille embaument avec rondeur toutes mes papilles, d’ailleurs je les entends se pâmer avec bonheur « Encore, encore ! » . Une perception des plus agréables, ni piquant, ni astringence vient corrompre ce fumage. L’équilibre de ce petit n°2 est vraiment bluffant, la farandole des arômes se poursuit sur un 2e temps, toujours aussi onctueux, sans aucune agressivité. Les saveurs éclatent en bouche, évoluent, se succèdent avec panache sur des notes plus intenses et crémeuses, de raisin sec, de poivre noir et de café au lait, finissent de hisser les voiles de l’excellence pour une destination mesurée, calibré et merveilleusement équilibré.

Le 3e et dernier tempo accède quand à lui, sans toutefois se noyer dans la déraison. A des notes plus intenses et justes  de cacao, de café, et de brioché. Celles-ci abrègeront avec intelligence ses derniers instants, derniers centimètres de cendre grise. Mon véritable coup de cœur de cet été pour ce panatela Dominicain, je comprends mieux cet réussite. Pour tout vous dire, il est ma foi meilleur qu’un N°4 de chez Montecristo. Ma note 17/20Cool, excellent ( Fumé en soirée au couchant en terrasse )   

  • Origine: tripe: Dominicaine, sous-cape: Dominicaine, cape: Connecticut Equateur
  • Format: panetela
  • Taille: 152mm x 15
  • Bague: 38
  • Prix Suisse: 13€

davidoff n°2

davidoff n°2

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

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15/05/2013

Davidoff Belicoso Supremo "White Edtion 2011"

Les Davidoff ‘White Edition’ symbolisent le succès des éditions limitées à la Dominicaine. Très identifiable par cette bague blanche et singulière posée au niveau du pied. Un cigare séduisant au premier abord par une nomenclature atypique : Un tabac de tripe provenant de 3 zones de culture différentes Dominicaines (San Vicente Ligero, Piloto Ligero, San Vicente Visus ), d’une sous cape Péruvienne et d’une cape Dominicaine criollo. Suivi d’un long vieillissement pour les feuilles de ligero de 5 ans au minimum, ce qui caractérise également cette ligne ‘White Edition’.

Pour cette dégustation, j’ai choisi de confondre ce Beliscoso Supremo à mon goût et mes attentes, et en toute objectivité !

Mes premières impressions concernent ces arômes, que je qualifierais de suave et de boisé ! Assez troublant, car plus proche des senteurs d’un cigare Cubain. La cape épaisse laisse deviner au toucher toute son ossature, comme le ferait un animal amaigri. Un cigare visuellement rustique qui mériterait un remplissage plus dense et régulier, je pense. La cape présente aussi un léger piquant et salé à la fois, déjà perçu sur les cigares de la marque, genre ( puro d’oro ).

Dès l’allumage, la sensation onctueuse et roborative donne de suite le rythme à cette intro, la musique s’exécute sur des notes de café, poivre noir, et de pain toasté. Un Jolie trio qui peine malgré tout à s’équilibrer, un peu asséchant sur ce démarrage ! Mais laissons-lui le temps de se positionner et de laisser ses feuilles fusionner. Effectivement au bout d’une bonne vingtaine de minutes, les arômes s’uniformisent sur une très bonne persistance et d’une rondeur très agréable et gouleyante . Un 2e tiers plus corpulent se profile à l’horizon composé de notes plus mielleuses et plus suaves, contrebalancé par des notes de café et de caramel, vraiment intéressant. Une belle évolution qui ne cesse de me surprendre !  Ce Beliscoso semble tout donner, peut-être un peu trop, et trop vite surtout ! humm…

Inévitablement cette belle surprise n’est que de courte durée. Car l’arrivée au galop de monsieur ‘Muscle ’ interrompt progressivement cette douce mélodie. Dans un premier temps, c’est du coude à coude, le cigare s’équilibre un court instant, mais ensuite l’aromaticité cède pour laisser place à cette force écrasante qui envoie tout voler sur son passage dès le prélude du 3e tiers. Une véritable pétulance suicidaire sur fond de paysage lunaire où les velléités impuissantes n’ont fait qu’accélérer sa mort. Sans cette puissance, ce cigare était sur le point d’accéder à la grandeur,  et ainsi devenir un de mes plus beaux coups de cœur de l’année 2013 ! Très frustrant de s’imaginer que l’on tient quelque chose de bon, et que la minute suivante tout se voit  ruiné. Vraiment dommage. Ma note de cœur 12/20 Sourire    

 

  • Origine: tripe: Dominicaine, sous-cape: Péruvienne, cape: Dominicaine
  • Format: belicoso
  • Taille: 140mm x 20
  • Bague: 52
  • Prix Suisse: 15/16€

white edition 2011 davidoff

white edition 2011 davidoff

 
Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

       

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30/12/2012

Davidoff 100 Years Geneva ( 2011 )

Le cigare 100e anniversaire est un mélange qui se compose exclusivement de tabacs Davidoff obtenus par croisement ou en développant ses propres semences qui ont été soit produites en République Dominicaine ou par un partenaire en Équateur (en étroite collaboration avec Davidoff). Cinq types de feuille différentes ont été utilisés pour le remplissage de la tripe, stockés entre cinq à neuf ans, afin qu'ils puissent développer leur plein arôme et ses caractéristiques. ( feedback Davidoff )

Ce cigare m’a été offert par un ami qui travaille chez Davidoff Genève, un très beau Robusto qui me tardez de goûter. Je suis toujours impressionné par cette marque, pourquoi je ne saurais l’expliquer, peut-être et surement par l’empreinte laissée par M. Zino dans l'histoire du cigare. Il est rare que je les fume, car leurs prix sont à la hauteur de leur exigence, ce qui est souvent discriminatoire pour choisir une autre vitole du terroir cubain par exemple. Mais ce qui est indéniable, c’est la consistance d’un Davidoff, ferme et lourd à la fois, illustre bien la singularité de ces cigares en général, celui ne déroge pas à la règle. Dès que vous le tenez entre vos doigts, il se passe quelques choses de magique. Après l’avoir manipulé entre le pouce et l’index pendant quelques minutes, découvert son fumé léger de boisé, et ses quelques notes de café au lait qui me chatouille les narines au point même d’éternuer, eh oui étrangement cela se produit fréquemment en ce moment ! Bref, après avoir humidifié la tête pour faciliter une coupe franche et net, une perception salée et très piquante se manifeste promptement, c’est une particularité de la nouvelle cape Yamasa dont se drape ce cigare que j’ai déjà observé sur les puro d’oro, une feuille de cape très puissante en goût qui participe au déploiement de ses arômes complexes. Dès la mise à feu, c’est une explosion en bouche, poivre blanc, café, cuir et cèdre se bousculent pour obtenir la première place, mais très vite les saveurs deviennent plus crémeuses avec une légère suavité, le poivre s’estompe au fil du second tiers pour laisser sa place au chocolat noir, cuir et café. La rondeur, ainsi que sa longueur en bouche sont toutefois agréables. La puissance crescendo est très bien réglée comme sur du papier à musique, « un mouvement de danse au rythme et aux tempos invariables, à la mélodie uniforme et répétitive » cette courte phrase provient d’une description du Boléro de Ravel, comme quoi la musique et le cigare peuvent s’accorder à merveille et prétendre aux mêmes sentiments d’écoute et de dégustation.

Ce fut un très délicieux moment passé en sa compagnie, le temps était exceptionnellement idéal pour fumer, un ciel bleu et un soleil radieux ont tempéré cette journée d’hiver aux saveurs printanières. Ma note de cœur 16/20 Rigolant, un cigare encore un peu jeune qui va encore s’arrondir et se bonifier dans les prochaines années.


  • Origine: tripe: Dominicaine et Equateur, sous-cape: Dominicaine, cape: Dominicaine
  • Taille: 127mm x 20mm
  • Format: robusto
  • Bague: 52
  • Prix Suisse: 18€

 

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14/07/2012

Puro Magnifico robusto "Davidoff"

La ligne "puro d'oro" de Davidoff et surement le cigare le plus prometteur de cette année, ce puro dominicain est unique par cette nouvelle peau Yamasa dont il se pare, cette cape ne ressemble à aucun autre cap que je connaisse, voyez le gros plan ci-dessous, sa texture s'apparente à une peau très élastique et rustique à la fois, râpeuse comme une langue de chat, je serais curieux de connaitre toutes les étapes complexes de sa mise au point. Voyons ce qu'il nous délivre comme senteur, quelques effluves de cuir, de chocolat noir et de poivre noir pour ma part, plutôt intéressant. Dès l'allumage le registre du premier tiers dans premier temps nous porte sur des notes de boisé et de fumé légèrement poivré, sur le deuxième tiers la persistance aromatique et la rondeur se font plus présentes, plus rustiques sur des saveurs empyreume de pain grillé et de légères touches de chocolat amer. Ce magnifico est un cigare qui a du corps et d'une belle puissance qui conviendra surement aux attentes de certains amateurs aux palais avertis. Je regrette un peu son manque d'évolution entre le 2e et 3e tiers que j"ai trouvé trop linéaire. Ma note de coeur 14/20 Rigolant, personnellement je ne le conseillerais pas à un débutant.

  • Origine: tripe : Dominicaine, Sous-cape: Dominicaine, cape: Dominicaine Yamasa
  • Format: robusto
  • Taille: 130mm x 21mm
  • Bague: 53
  • Prix Suisse: 16€


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12/05/2012

Private Stock n°11

Hier soir avec ce beau temps, la tentation de fumer un cigare était trop forte ! de retour à la maison après le travail, j'ai opté pour celui-ci, un private stock n°11, un cigare plutôt léger pour une fin d'après-midi, j'en ai toujours quelques-uns en "stock", je sais trop facile...! :-))
Ce robusto si vous ne le connaissez pas et un cigare "unselected-ungranted", ce sont des cigares une fois terminés ne subissent pas les divers contrôles qualités, de classement des couleurs avec la rigueur qui s'impose dans les cigares premium long filler, sa tripe provient des précieuses chutes de tabac destiné à la production des cigares Davidoff, malgré cela il est habillé des plus belles capes Connecticut, sans accroc, bien tendu et lisse, d'une belle couleur Colorado claro, rien à signaler de désagréable visuellement.
À la dégustation, celui-ci se montre très légèrement acidulé mais pas sur la langue, plus sur l'intérieur des lèvres, une sensation étrange qui n'est pas forcément mauvaise, mais étrange tout de même, dans l'ensemble nous sommes sur une palette aromatique herbacé et boisé avec une rondeur en bouche toutefois gracieuse, aucun souci de combustion à déclarer, la cendre fine d'un gris relativement clair me le confirme, sur la fin les saveurs sont toujours sur des valeurs équivalentes de boisé, de copeau de bois, mais il y a toujours ce goût entre astringence et amertume en arrière-plan, un peu comme lorsque vous mangez des noix très fraichement cueillies. Ce cigare est pour moi, plus un cigare de compagnie, qu'un cigare de "dégustation", quelques heures après le fumage, il vous laisse un très bon mélange en bouche, sans aucune aigreur malgré de petits défauts décrit un peu plus haut. Ma note de coeur 12/ 20 Sourire


  • Origine: tripe : République Dominicaine, Sous-cape: République Dominicaine, cape: Connecticut
  • Format: robusto
  • Taille: 117 mm x 20
  • Bague: 50
  • Prix Belgique: 4,85€
  • Prix Suisse: 4,50€

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

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Sourire bon/ de 9 à 12

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