10/03/2017

Partagas robusto "Maduro n°1"

L'attente fut longue pour ce module annoncé au festival Habanos 2015 ! À peine sortie dans les civettes helvétiques que ce cigare sonnait déjà aux abonnés absents. Comme quoi il faut parfois être patient et un peu chanceux tout de même. Malheureusement sa rareté finit par se payer au prix fort surtout lorsqu'il est vendu à la pièce, environ 20€ sur Genève, c’est dommage. Mais en cherchant bien, il est possible de le trouver à 15€ en boîte de 25, et toujours en Suisse.

Bref, voilà 2 ans que ce cigare m'était passé sous le nez avec un certain mépris, je dirais. Même pas eu le temps de pressentir ses humeurs que la porte s'est violemment refermée sur mes convoitises. Mais quelque part, c'est pas mal non plus d'attendre un peu. Ce Maduro n°1 a su me trouver finalement.

Visuellement, il fait plaisir à voir ce Partagas, sa cape "maduro" fine et grasse, drape ostensiblement un corps musclé et souple au toucher.

La construction parfaite d'où s'échappent ses parfums persistants et outrageants, provoque avec délice des flagrances pesées, de cuir, de chocolat, d’une pincée surette et butyrique, finisse d’inspirer ce moment de concert entre seul et moi, assis confortablement dans l'unique causeuse (fauteuil) du "Speakeasy", fort heureusement nous sommes lundi, il n'y a personne !

Tous ces préliminaires terminés, je peux maintenant ouvrir le bal avec une décollation en règle, suivie d'un embrasement circonscrit qui me délecte de ses premières nuances de gris, d’une fumée abondante, roborative, épicée et nerveuse. De suite, il est amusant de percevoir dans ces premières minutes, l'engagement de ce cigare qui persistera tout au long de sa dégustation.

Dans le premier temps, les sensations se focalisent surtout sur l'avant, plutôt rare pour un Cubain qui prédomine le plus souvent sa musique sur l'arrière du palais, une des caractéristiques majeures de ce terroir. Le cigare est vif, puissant, doté d'une rétro olfaction agressive, celui-ci offre tout de même un semblant de rondeur, sensation sèche et épicée alliant la subtilité mesurée du piment d'Espelette à celle de la fève torréfiée     . Ce duo informel offre à ce cigare cette agrément atypique de saveurs fumées, tourbées, bien éloignées des notes boisées, de cèdre et de cuir plus traditionnel au cigare cubain.

D'une richesse prévenante et harmonieuse, ce maduro n°1 exécute avec brio les premières mesures d'une musique naissante, inhabituelle pour Cuba qu'il me tarde de poursuivre dans le prochain couplet.

Dès la seconde partie, c'est un sentiment plus rond, ou consistance rythme avec persistance, le tout sur des accords gourmands de réglisse, de brioche toastée, d'épices et de bois brûlé. Quant à la cendre, elle souffre d'une noirceur étonnante, comparable à celle d'une braise d'anthracite sur le point de s'éteindre. Un cigare dont je me régale de sa bravoure, de sa constance, ou puissance et richesse règnent, évoluent sans partage sur la majeure partie de cette analyse. C'est bon, que dire de plus !

Dans la dernière partie, il faudra mesurer son ardeur en domestiquant son impétuosité, au risque de sombrer du côté cuisant de sa force. Les sensations les plus lourdes sont à présent clairement localisées sur le fond du palais, aux sons âcres et sulfureux de notes "carbonées". J’apprécie sa persistance sur ce frais refrain mentholé qui excite mon avidité, entretient ma curiosité jusqu'à m’en brûler les deux doigts.

Par contre, ce module demande de la maîtrise dans ses aspirations, prendre son temps serait le maître mot de cette dégustation, ne le fumer pas trop vite, surtout sur la dernière partie. Ma note de cœur 17/20, un excellent cigare pour amateur exigeant. Pour conclure, ce cigare a réveillé en moi, l'envie de poser des mots sur une fumée qui puisse satisfaire ma suggestivité. Un bon cigare est celui qui exalte cette envie de s'exprimer !

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: robusto
  • Taille: 130mm x 20.6mm
  • Bague: 52
  • Poids:
  • Année: 2015
  • Prix: 20€

partagas, maduro n°1, cigare cubain

 

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

17:34 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Partagas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/01/2017

Partagas D5 "petit robusto"

Dans la série "D", je vous présente le petit frère du "D4" et grand frère du"D6", un robusto moyennement petit et pas assez pour être un "short robusto" quoiqu'il soit baptisé de "petit robusto", comme son benjamin le D6. Leurs seuls points communs à ses trois là, se passe au niveau de la ceinture avec un seul tour de taille de 50 de cepo, exception faite du "D3" qui n'est qu'un corona gorda en EL de 2003. Bref, difficile ne pas y perdre son latin, avec toutes ces séries contoïdes ( D, E, C, P ), personnellement et à choisir, je préfère qu'un cigare porte un véritable patronyme, comme "Lusitania", Salomones, Sobresalientes, par exemple ! Vocalement plus romantique à entendre pour s'en souvenir.

Ce "D5" sorti en 2011, 36 ans après le "D4", dispose de mensurations très sensibles avec 14 mm de moins sur sa longueur, bien peu de différences me direz-vous ? Si cela perdure cette série risque d'être galvaudée d'ici quelque temps, et finira par être proposé à la coupe ! Je plaisante, bien sûre, quoi qu’on ne sait jamais !

Mais soyons bon dégustateur, et non railleur comme je le suis. Voici un cigare plutôt léger (10,8 gr)et très souple au toucher, d'un aspect séduisant colorado, il offre un bouquet fleuri de boisé, et suavement semé de notes de banane et surette de fromage blanc. Une préface, toutefois appréciable par cette douce musique olfactive.

D'entrée, les premières salves de fumée froides excitent mes papilles d'une sensation très poivrée, clairement roborative. Un cigare qui délivre une musique sur fond de palais aux accords piquants et sourds, légèrement surets. Un début vivifiant qui se traduit par une rétro olfaction puissante, disposant de saveurs peu goûteuses comme celle du bois verni, de sous-bois, et d'humus. D'une rondeur affable, ce "D5" dispose tout de même d'une bonne persistance suave et épicée, assez plaisante. Pour résumé, Cette partie insoumise et musclée, ne demande qu'à s'arrondir et s'anoblir dans son évolution. Sans grande complexité, ce "D5" se distingue surtout par une force maîtrisée qui le maintient avec ardeur dans une dégustation précise et contrôlée.

Dès le deuxième temps, ce "D5" évolue sur un bouquet plus onctueux, de meilleure rondeur et d'une amplitude en bouche plus généreuse qui lui délivre grassement ses saveurs épicées et de petites amertumes, le tout sur une consistance toujours puissante et vivifiante. Un cigare qui ne manque pas de personnalité, malgré une profondeur aromatique de complexité négligeable. Au nez, sa fumée est gracieuse, agréable et gourmande, celle-ci évoque des saveurs de chocolat praliné sur fond torréfié.

La 3e partie se libère d'une puissance toujours grandissante et bien épicée, à la corpulence de torréfié vert et amère, semblable à une bière forte légèrement houblonnée, à la longueur bienséante et rassasiante. Ma note de cœur 15/20, un bon cigare très proche d'un "D4" assis sur l'autorité gustative et non dans la complexité.

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: Petit robusto
  • Taille: 110mm x 19mm
  • Bague: 50
  • Poids: 10,8gr
  • Année: 2015
  • Prix: 7,8€ ( casa del puro )

partagas D5,cigare partagas

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

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10:22 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Partagas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/05/2016

Partagas Anejados "grand corona"

Si je devais résumer très simplement ce cigare en deux adjectifs, sans hésitation, c’est à profond et à rassasiant  qui résumerait le mieux ce grand corona « Anejados ». Profond dans ses arômes, et rassasiant dans sa perception. Voilà, tout est dit ! C’est assez court, je sais…

Cet « Anejados Partagas » emprunte un format intéressant et très appréciable pour les amateurs en quêtent d’authenticité, pas vraiment un robusto, pas vraiment un corona, le corona gorda ou grand corona pourrait être une sorte de métissage des deux, bien entendu hypothèse fausse, puisque le robusto reste contemporain à ces 2 modules.

Quelque part, Cuba a très vite compris que le pluralisme des formats, des marques, était vital à la pérennité de leur entreprise, drôle de paradoxe pour un état communiste à Parti unique ! Voyez-vous ça, le cigare a la faculté de vous conduire ou de vous éconduire sur des analogies de comptoir ou il est interdit de fumer !

Mais revenons, à ce « Partagas » ! Dans un premier temps, un cigare s’expose pour créer l’envie avant d’être dégusté. Celui-ci, de nature assez rustique (nervures saillantes et cape matée) ne revêt pas l’uniforme de la convoitise, mais plutôt l’habit du roturier aux frusques fripées, bénit de musc boisées, de vieux cuirs, de cacao et de relent d’arabica. D’une prestance assez souple, ce cigare s’émaille de quelques imperfections, duretés attribuées à des défauts de roulage principalement et à quelques branches prêtent à percer son enveloppe fragile. Difficile, d’être magnanime pour un cigare à ce prix, un « Partagas » tout de même !!

Passons maintenant à l’essentiel de cette analyse, d’un allumage aisé, les toutes premières voluptés s’inscrivent d’entrée sur une forme gustative assez onctueuse, assez ronde en bouche, mais en rien satirique dans ses premières minutes de connexion.

Passez ce moment de chauffe, la première partie démontre un caractère démonstratif, consistant en bouche et très rassasiant, limite empâtée par ses valeurs assez sourdes au palais, un peu comme si vous écoutiez un concert d’AC/DC avec un casque intégral, saisissez-vous cette tonalité profonde et grave ?  Non non, inutile de déguster votre cigare avec un casque sur la tête… Après 20 minutes, les notes deviennent plus piquantes, il faut redoubler de prudence pour éviter les couacs, en diminuant les fréquences d’inspirations, apprivoisez-le en canalisant au mieux ces excès. Gustativement, ses notes se concentrent sur un goût de vieux cuir, d’épice et de saveurs tourbées, un cigare riche en saveur, mais au relief trop érodé dans celui-ci. Dans cette symphonie pastorale, il lui manque l’essentiel, le piaillement des moineaux des champs et des étourneaux pour obtenir l’éclat vif d’un bel équilibre.

Dans un 2e temps, son arrogance étouffe les papilles et ne permet plus d’éveiller cette poésie que l’on attend de tout cigare, trop caverneux et lourd malheureusement. Cet « Anejados » envoie avec trop d’orgueil et d’impudeur son souffle chaud et pressant, qui finit fatalement par épuiser l’arrière et le haut du palais. Sa puissance couplée à une richesse aromatique intense, me fait penser à certaines bières à fermentation haute, comme les « Barley Wine » appelé vin d’orge, des bières fortes situées entre 8 et 12° et au goût très prononcé, souvent très amer, très analogue au cigare. Ici, notre grand corona flirte sur des notes plus bitumeuses et collantes, jusqu’au café noir de l’avant-veille. Toujours d’une puissance enivrante et rassasiante, cet « Anejados » bouillonne en bouche, tout en délivrant un certain réconfort dans son agrément, comme si ce mal nécessaire devait me consoler.

A l’aube de sa fin, rien de très surprenant pour ce 3e temps, qui, gouverné par une intolérable répression des saveurs, sombre inexorablement vers les hauts-fonds de la corpulence. Pour ma part, je le conseillerai pour des amateurs avertis, friands des cigares à la consistance bien assise du début à la fin, préférant les cors de chasse, aux violons et à la flûte enchantée ! Personnellement, je reste un peu partagé sur son côté  harmonieux, ma note de cœur 15/20 pour un cigare captivant et tonitruant comme j’aime. Bonne dégustation à vous tous.

  • Origine: tripe: Cuba, sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: grand corona
  • Taille: 143mm x 18mm
  • Bague: 46
  • Poids: 12,2gr
  • Année: 2007
  • Prix Suisse: 18chf

partagas_anejados_grand corona_2016

Partagas Anejados "grand corona"

partagas_anejados_grand corona_2016

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20        

18:05 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Partagas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/11/2014

Partagas Edicion limitada 2014 " double robusto"

Après quelques déceptions de cigare inutiles et plutôt mauvais dont je tairai les noms sur le blog, comme cela j’ éviterai ainsi de me faire traiter de fumeur de gitane maïs ! Bref, voici enfin une belle édition limitée 2014, un cigare comme je les aime, d'une belle couleur briochée dont le doux parfum surfe agréablement sur une partition olfactive des plus désirables. Un savoureux mélange fait de vieux cuirs et d’une suavité façon chocolat Milka, envoûtant avec subtilité tous les fantasmes, mais sans être trop grisant. Rien d’édifiant pour le moment à ce stade de l'analyse, mais c’est toujours très bon à renifler ! Eh oui, l’amateur de cigare est aussi bon renifleur. Pour la petite histoire ce cigare fût présenté au dernier festival Habano en février 2014 parmi 2 autres nouvelles Édicion Limitada dont le Cohiba Supremos et le Bolivar super coronas. Trois modules qui commencent seulement à trouver le chemin de nos civettes neuf mois plus tard en Europe. Ce Partagas seleccion privada reprend les mensurations du légendaire Magnum 50 de H. Upmann, un double robusto de 160 mm pour 50 de cepo. Un cigare disponible en boîte de 10.

Passons à l’allumage…

Après 10 minutes d'élégantes volutes, c’est un pur bonheur d’apprécier son onctuosité et sa consistance en bouche, son rancio force/ arôme d'un bel équilibre force le respect par lequel se distillent des arômes faits de cuir, de terre et d'écorce de pain fraîchement sorti du four, apportent à cette introduction un démarrage volubile et précis. Aiguisant l’appétit par une longueur gouleyante et sans (faim) et sans hiatus. Un démarrage en douceur que je qualifierai d’andante tranquillo. ( tranquille et tempéré)

Dans un 2ème temps, c'est avec brio que la rondeur se révèle dans une perception plus fondue et plus confortable en bouche. Les arômes s'intensifient avec beaucoup de retenue, offrant une intensité onctueuse faite de terre, de café, de chocolat et de brioché. Plutôt linéaire dans sa progression, malgré toute cette musique reste toutefois plaisante et enchanteresse ! Peut-être lui manque-t-il un soupçon de complexité pour atteindre l'excellence. À l'approche du 3ème temps, cette partie toujours bien maîtrisée se suffit à elle-même grâce à une corpulence qui surcroît vers des notes plus roboratives et une hausse de la puissance jusque-là discrète.

Sur cette fin programmée et inévitable, ce cigare étonne par tant de volupté et suffisance ! Même si les saveurs se torréfient d'une manière triviale vers des notes empyreumatiques dont les derniers soubresauts de vie s'accélèrent inexorablement vers des notes reglissé, de girofle, de brûlé et de saveurs enivrantes et nicotineuses. Pour conclure, ce cigare est une belle édition limitée proposant une dégustation de caractère, tout en étant à la fois accessible au plus grand nombre par sa finesse, son corps et son onctuosité. Ma note de cœur 16/20, ne tergiversez pas trop, mon intuition me dit que cette EL sera vite épuisée !

Merci à Johan D'hondt ( civette de Tournai ) pour le cigare, et merci à Raoul pour ce single malt vintage de la maison du Whisky que je bois toujours en fin de dégustation ! 

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: double robusto
  • Taille: 160mm x 20mm
  • Bague: 50
  • Poids: 17gr
  • Année: 2014
  • Prix Belgique: 20€

 

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

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01/10/2014

Partagas Série D Especial "edicion limitada 2010"

Déguster un cigare frise parfois la masturbation du bulbe olfactif ! Un plaisir sensoriel qui semble figer tous vos sens sur la touche « surround » de votre hypothalamus organoleptique, un moment dédié à la méditation le temps d’une dégustation. Cela devient tellement rare de nos jours de fumer un truc sympa qui vous accroche dès les premières minutes, heureusement après le désespoir et la tristesse de fumer des choses sans grand intérêt et insipide venant parfois même de Cuba, je trouve toujours agréable de passer de la désaffection à la vénération grâce à un cigare comme cette belle « edicion limitada de 2010 ».

Dès son entrée et simplement vêtu d’une cape briochée aux allures bucoliques, celle-ci exhale un doux parfum de pain au beurre salé, accompagné avec suavité à celui d’un bon café et son nuage de crème. Une mise en bouche, mise en nez fracassante et frissonnante qui inaugure un démarrage très prometteur. Juste le temps de fermer les yeux, pour les rouvrir la seconde suivante assis parmi les paons, dans le patio de l’hôtel Conde de Villanueva au centre de la Havane. Un merveilleux endroit pour déguster son Havane fraichement choisi à justes 2 pas de la casa del habano située à l’étage, tout en haut de son escalier vert.

La suite n’est que pure formalité, cette sarabande faite de saveur briochée, de bois précieux, de fruits secs et d’épices, entonne un refrain ibérique rond et confortable sur toute sa longueur. Une perception fixée sur le fond du palais très agréable perçu dès les premières flagrances expirées. Un cigare d’une consistance appuyée, redoutable je pense sur le final ! Après 20 minutes de préliminaire, sa persistance en bouche adopte un ton plus enflammé, plus torréfiée avec une légère astringence sur le bout de la langue et tout aussi épicé sur l’ensemble. Une introduction pleine de complexité qui ne réfréne en rien ses ardeurs de salsa endiablées. RAS pour ce premier temps.

Dans un 2e temps, ce gortitos m’emmène magistralement sur les chemins de la servitude, avec comme fidèle compagnon, une très belle suavité, une corpulence maîtrisée, ainsi qu’une aromaticité très dense faite de chocolat amer, de gâteau trop cuit limite brûlé ! Ainsi que des saveurs de réglisse poivré. Ce 2e opus comme vous vous pourrez le constater augmente crescendo sa puissance aromatique jusque-là toujours bien équilibrée et bienveillante sur sa longueur. Âmes sensible, s’abstenir, ce cigare pourrait bien ébranler vos certitudes à choisir votre prochaine vitole lors de vos prochains achats. Adepte des cigares « pas trop !* » (*Une certaine uniformisation des saveurs au nom de la mondialisation du goût) fuyez ! Ce cigare risquerait de peser bien lourd sur votre échelle de la convenance. Par contre pour les autres, vous festoierez jusqu’au couchant après un bon repas chasseur, le cigare fumant au bord des lèvres accompagné d’une vieille Prune de Louis Roque pour étancher son feu à l’approche de ce 3e temps !

Inutile de s’attarder sur ce final rubescent aux saveurs cuisantes et empyreumatiques. Un dénouement prévisible et informelle à la fois, pour ce cigare à la personnalité tonitruante et attachante. Une belle émotion édition limitée que ce Partagas Série D de 2010, n’hésitez pas à le conserver quelques années supplémentaires, il en sera que meilleur, un cigare parfait pour le vieillissement. Une dégustation à renouveler en 2025 s’il en reste. Ma note de cœur 17/20, en cherchant un peu ce cigare se trouve encore dans certaines civettes en boîte de 10 ou à la pièce.

     

  •  Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: robusto extra/ Gorditos
  • Taille: 141mm x 19.8mm
  • Bague: 50
  • Poids: 15.5 gr
  • Année: 2010
  • Prix Suisse: 12,5€

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

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12/04/2014

Partagas "Presidentes" perfecto

Le cigare cubain d'Irving Schott inventeur du blouson ‘Perfecto' en 1928, clin d’œil éponyme au module Perfecto ( un format très répandu à cette époque) qu’Irvin arborait fièrement, sûrement comme accessoire fétiche pour négocier, discuter les coûts de production avec ses fournisseurs et revendeurs. Aujourd’hui 86 ans plus tard, rien n’a changé, enfin presque ! Le blouson ‘Perfecto' existe toujours et fait toujours le bonheur de certain ‘jeuns’ désabusé et révolté ! Sans le savoir Irving a aussi inventé le ‘marketing social et intemporel’. Quant au cigare ‘Perfecto', lui a perdu de son faste et de son engouement auprès des amateurs, bien malheureusement ! Quelques formats subsistent encore chez quelques marques dont le ‘Presidentes de chez Partagas' dont je viens tout juste de déguster. Ce format atypique en forme d’obus et un peu ventru, synonyme d’une Amérique ostentatoire et impérialiste. Aujourd’hui détrôné par des formats comme le robusto.

 

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Après cette petite anecdote, voici mon sentiment concernant ce ‘Presidentes' ( mis en boîte en 2012), je précise ! Il se peut que cette année ne soit pas des plus flatteuses pour ce module. Son parfum boisé très léger contrebalance avec une odeur de poudre ( genre artifice, pétard…) dissimule parfaitement ses aspirations, difficile de savoir de quoi est fait l’animal . Au toucher, la fermeté risque de présenter une gageure pour la suite du fumage ! Je pense à une fâcheuse préservation de son habitat ou d’un défaut de roulage ( trop serré).

Le démarrage agréable suave et onctueux me fait penser au Siglo VI, mais la comparaison s’arrête vite là. De suite une certaine corpulence prend vite le relai, signifié par des arômes plus intenses, meuble verni, réglisse, poivre et café définissent d’emblée ce premier temps dans un bouquet que je trouve assez classique dans l’ensemble, analogue à une bonne cuisine de terroir. Une sensation réconfortante dotée d’une belle puissance mesurée. Le tirage par contre n’est pas très aisé, il faut redoubler d’efforts pour obtenir le bon volume de fumée, ce que je craignais un peu dès le départ. Je décide donc de couper un peu plus haut, au-dessus de la partie plus compacte et ferme de la tête, cela semble rectifier sensiblement la fluidité de la fumée et de résoudre ce problème.

   

À part, ces quelques déconvenues techniques, ce Perfecto trace sa route, onctueuse et intense avec une amélioration de sa rondeur, celle- ci accompagnée d’une longueur copieuse et rassasiante illustrée par des notes de noisette torréfiée, de café et d’épices. Des accords simples et persistants, fredonnant une mélodie efficace et enivrante.

Le 3e temps, offre sans surprise une perception toujours plus riche et puissante. Surfant sur des saveurs lourdes et empyreumatiques. Un final ordinaire sans grande surprise, déséquilibré par une puissance écrasante, suscitant beaucoup d’amertume dans les 15 dernières minutes.

Ma note de cœur 13/20, pour un bon cigare qui manque de subtilité et de finesse à mon goût. ‘Un véritable cigare de motard en perfecto !’ je sais, le jeu de mots était trop tentant, trop facile…

 

  • Origine: tripe: Cubaine, sous-cape: Cubaine, cape: Cubaine 
  • Format: perfecto
  • Année: 2012
  • Taille: 158mm x 18.6mm
  • Bague: 47
  • Poids: 13.9gr
  • Prix Suisse: 7,5€ 

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20                   

10:42 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Partagas | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

10/01/2014

Lusitania "Gran Reserva 2013"

Quelle chance ! De vous compter aujourd'hui l'histoire de ce "Lusitania Grand réserva 2013", un véritable concentré du savoir-faire Cubain, les Grand réserva pour rappel sont issus de tabac ( cape, sous-cape et tripe) vieilli au minimum 5 années. Ce qui en résulte souvent des cigares exceptionnels ! Pour ceux qui se régalent déjà de sa version classique, ce "Grand réserva" est la quintessence du meilleur de Cuba. Je sais malheureusement que tous ne pourront le déguster, car vendu exclusivement en coffret de 15 pièces ! A un prix exorbitant de 45 ( en France) le module, freinera les ardeurs de certains ! 5000 coffrets à la vente donneront aux bourses les plus chanceuses de s'offrir l'extase que procure ce double corona.

Pour celui-ci en provenance direct de l'île, offert par une amie Cubaine n'ont pas subi les aléas du transport, les différents lieux de stockage jusqu'à votre civette la plus proche. Même si aujourd'hui les choses se sont considérablement amélioré, il y a toujours une petite différence de maintien. Pour la connaitre, il faut un jour se rendre à Cuba pour l'apprécier.

Bref, à première vue ce module est physiquement identique au Lusitania que je connais, même longueur, même cepo. Mais étrangement je le trouve plus rond, plus charnu et plus lourd aussi, après vérification sur ma petite balance, il affiche 19,8 grammes contre 18,5 grammes pour sa version classique. Sa cape Colorado/ maduro brillante et grasse développe des arômes humides et suaves de chocolat, un mélange fait de café et de chicorée pour ceux qui connaissent, ainsi que des senteurs plus communes de boisé. Mais après avoir cherché un moment, la chicorée me semble la plus distincte comme nouvelle émotion olfactive.

Pour la suite, après 20 bonnes minutes de mise en température de ce bâton de premier choix, la perception divine et onctueuse explose ses saveurs douces, crémeuses et grasses déployant à foison ses notes de vanille, de miel et de bois précieux. Cette mélodie du bonheur évolue crescendo à la manière d'un ballet, tel le Boléro de Ravel.

Après 1 heure, chaque saveur s'enrichit d'une nouvelle, plus intense, plus moelleuse. Le rancio ( l'équilibre arôme/ puissance) procure un rythme très bien équilibrer, sans hiatus. Complété par de subtil note de fruits confits et secs, de brioché lui assurant sans offense un peu plus de corps. Quant à la rondeur, celle-ci exalte, la longueur en bouche se prolonge, galvanise mes papilles et caresse délicieusement ce pur moment d'allégresse.

Voici maintenant environ 2 heures que je me délecte de ce cigare, de son souffle convenu, devenu plus rassasiant, plus roboratif. Bien entendu son évolution n'outrepasse plus le seuil de la convenance, les saveurs s'accordent désormais sur une appréciation plus grave et sombre, de torréfié, de café noir et de réglisse qui régente ce final avec brio, sans aucune fausseté ou vilaines notes désagréables, comme laigreur et le piquant qui pourraient venir galvauder cette dégustation. Dans les 5 derniers centimètres, le cigare s’épuise, difficile de prolonger cette séance plus longtemps car la combustion a considérablement ralenti, je me résigne à labandonner avec nostalgie après 2h30 de fumage de bonne compagnie.

Un conseil, prévoyez un petit liquide daccompagnement comme ce petit rhum des Philippines « Don Papa », qui sharmonise parfaitement avec ce Lusitania, légèrement acidulé de notes confites. Une très belle découverte aussi, à consommer avec modération afin de ne pas masquer les saveurs de votre cigare, personnellement je me contente toujours dun godet à liqueur pour la quantité maximale à déguster.

Pour ma part ce Lusitania Grand réserva 2013 couronne toutes mes dégustations passées. Un véritable met de choix pour amateur averti. Ma note de cœur 19/20.

  • Origine: tripe: Cubaine 5 ans, sous-cape: Cubaine 5 ans, cape: Cubaine 5 ans
  • Format: double corona
  • Taille: 194mm x 19mm
  • Bague: 49
  • Prix France: 45€  ( 675€, la boite de 15 pcs )

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Lusitania Gran reserva 2013 & Lusitania

Leurs couleurs est quasi identiques.


Petite vidéo dénichée par mon ami Cape qui résume très bien en image mon sentiment sur ce cigare !

 

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

Langue tirée extase

08:33 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Partagas | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

24/05/2013

Partagas serie D n°1 ( Edicion limitada 2004 )

Pour la petite histoire, ce cigare provient de la cave personnelle de Johan D'hondt ( La civette de Tournai en Belgique ), que je remercie grandement de me l’avoir offert à la vente, je précise ! Sa philanthropie s’arrête au tiroir caisse, faut- pas rêver tout de même. Merci encore pour ce cigare, mon cher Johan.

Le premier Partagas D1-EL2004 et sûrement le premier et le dernier que je fumerai de ma vie. A part quelques chanceux qui en possèdent encore au fond de leur humidor. Eh oui, ce cigare est devenu introuvable dans le commerce, inutile de vous rendre chez votre débitant de tabac. Assurément, certains d'entre vous le connaisse déjà et pourront me donner leur point de vue ? Fumez un cigare de 10 ans, procure toujours de l'excitation et pas mal de questions. Tiraillé par « je le fume ou je ne le fume pas et puis non, quoique ? » Qu’auriez-vous fait à ma place, vous?  Vous savez très bien qu'une fois dégustée, ce sera irrémédiablement terminé, nul espoir d’en retrouver ! Et si je passe complètement à côté sans l'apprécier comme il le faudrait ? Je pourrai aussi le garder comme cigare ‘collector’, momifié pour l'éternité dans un tube à essai,  voire épinglé comme un papillon, pas terrible je sais...sérieux dilemme !

En toute logique, un cigare se doit de mourir un jour, afin d’être fumé et savouré avec respect. Et ce jour, enfin arrivé n’attend plus que son grand inquisiteur dégustateur pour le juger, et lui soutirer par la torture du tison le meilleur comme la pire vérité ? 

Première approche visuelle, ses nervures saillantes, sa cape sèche et mate, de couleur maduro et colorado ombragé comme un vieux cuir vintage, fait de ce dernier un cigare à l’aspect assez rustique. Par contre les arômes de belles suavités s'apparentent à celui d'un petit déjeuner bucolique, aux notes mielleuses et chocolatées sur fond butyrique et brioché qui flattent à merveille mon odorat et mes espérances.

Dès l'allumage ce D1, vous entraîne sur une marche pédestre aux accents végétals d’herbe grasse. Accompagné d’un soupçon de chocolat au lait, de fruits secs et de café, le tout soutenu par une belle rondeur en bouche. 

Sur le second tiers, ce Partagas devient plus dominant et corpulent, je dirai plus paysan, un poil desséchant  à la limite d’être irritant. L'équilibre puissance/ arôme quant à elle, bien charpenté, se tient avec justesse. Un cigare que j’apprécie pour son évolution car dès  à présent des saveurs plus épicées, de café et de cuir occultent mes premières sensations. D’une très bonne persistance, ce D1 continu sa route, toujours avec plus de corps. Pour atteindre dans le 3ème tiers, une dernière mutation ! Plus acre et plus amer, saveurs dont je ne suis pas client qui l’emmène inexorablement sur les sentiers de la perdition. Pain grillé, notes torréfiées et viande brûlé annexe malheureusement ce final trop pauvre et empyreumatique. Mais rien de rédhibitoire puisque je préfère stopper cette dégustation de suite avant d'aller trop loin et ainsi éviter de saturer mes papilles.

Pour conclure ce D1 fût une belle découverte, je m'attendais à un cigare d'une sapidité plus dilué et sclérosé par toutes ses années, eh bien non ! Celui-ci à tout au contraire su garder sa légitimité, celle d'un cigare charismatique et complexe à l’image de la marque. Ma note de cœur 16/20, un très bon cigare. Mon seul regret, celui d’ un ‘happy-end’ sans volupté.

 

  • Origine: tripe: Cubaine, sous-cape: Cubaine, cape: Cubaine
  • Format: double robusto
  • Taille: 170mm x 20
  • Bague: 50

partagas D1 2004

partagas D1 2004

 

partagas D1 2004

 

 
Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

17:07 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Partagas | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

30/04/2013

Dalia 8.9.8 Partagas

Qui ne connaît pas encore le Dalia 8.9.8 ? Ce cigare emblématique du catalogue Partagas est apparu milieu, fin de l’année 1970 sauf erreur de ma part !  Un cigare qui ne laisse pas indifférent l’amateur qui recherche la quiétude et la certitude de passer un agréable moment en sa compagnie, il fera là, un choix salutaire. Ce 8.9.8 présente des atouts très séduisants, une cape rugueuse de couleur Colorad, ferme et moelleuse aux embruns de bois précieux, de chocolat qui lui apporte de suite ce côté fin et gourmand, un parfum unique et inimitable, digne des meilleurs cigares cubains. Dès l’allumage, l’onctuosité enrobe et tapisse votre palais d’un gras d’une belle suavité composée de valeur végétale d’écorce, de tourbe, de fruits secs et de café au lait. Simultanément toutes ces notes se reconnaissent et composent ensemble une jolie musique, douce et équilibré avec une bonne présence en bouche. Les arômes se fondent et ne font plus qu’un, une alliance parfaite ! La longueur, ainsi que la rondeur sont aussi excellentes. Une fois rodée, le 2e tiers dévoile un aspect plus rassasiant, avec plus de corps qui s’illustre par des notes champêtres, de terre, de foin brulé et de chocolat, le tout sans vous irriter les yeux et le gosier ! Un fumage savoureux, fidèle à lui-même du début à la fin. Une fin, plus riche encore ! Avec un contre-balancement parfait arôme/ puissance qui ne finit pas de m’étonner ! Plus brioché, plus chocolaté ce Dalia exulte avec élégance sa dernière plaidoirie, avant de s’éteindre dans un tonnerre d’applaudissement. Heu !…désolé, si j’en ai trop fait…Un véritable ‘Happy-end’. Ma note de cœur 17/20 


Au début des années 90, au plus fort de la crise économique cubaine, faute de boîtes (!!!), ce dalia a été commercialisé un temps comme "Selección privada N°1", vendue dans une boîte classique à  l'intérieur de laquelle, un ruban de soie jaune maintenait les cigares et les distinguaient des “Partagás de Partagás".

Les 8-9-8 boîte non vernie étaient des "coronas grandes" ( plus courts, 155 mm contre 170 mm ) et plus minces (cepo 42 contre 43). Leur création était antérieure aux Dalias. Leur production a été arrêtée en 2002 ou 2003.

JM Haedrich

  • Origine: tripe: cubaine, sous-cape: cubaine, cape: cubaine
  • Format: Dalia
  • Taille: 170mm x 17
  • Bague: 43
  • Prix Belgique: 13.9€
  • Prix Cuba: 7.2€

partaga 898

partaga 898


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

 

 

21:20 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Partagas | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

10/08/2012

Partagas série D n°5 robusto

Deuxième jour des vacances, mon choix se porte aujourd'hui sur ce joli robusto, un partagas série D n°5 le petit frère du n°4 plus petit de 14 mm, mais quel intérêt ? Mais bon, voyons ce qu'il nous délivre.
Toujours installé dans mon transat au bord de la piscine et bien entendu je suis seul pour ne gêner personne de mes volutes gustatives, tout d'abord au nez je découvre de belles senteurs que j'adore, un mélange de beurre et de noisette, des saveurs très gourmande. La construction est rustique avec un remplissage assez moelleux et inégal. Mais dès l'allumage la signature d'un bon Cubain satisfait de suite mes papilles, un cigare boisé aux notes de cèdre, de végétal sec, feuilles mortes et légèrement poivré. Le tirage ma foi est très régulier, la cendre reste ferme jusqu'aux deuxième tiers, avec des notes un grain plus torréfié et d'une bonne persistance, mais pas forcément agréable en bouche dès l'approche du troisième tiers. Par contre point positif, celui-ci se fait de plus en plus onctueux dès le deuxième tiers avec un plus de corps et de force, mais  sur un registre terreux et de bois brulé, rien de très bon ni de très mauvais. Je reste circonspect sur ce cigare, ce n'est pas suffisant il lui  manque le petit truc en plus que le D4 posséde: "une richesse et un bouquet des saveurs". Attention cette vitole est tout à fait respectable, nous sommes face à un très bon cigare ! mais je ne craque pas. Ma note de coeur 14/20
Rigolant


  • Origine: tripe : Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: robusto
  • Taille: 110mm x 19.8mm
  • Bague: 50
  • Prix Belgique: 11€
  • Prix Suisse: 7,75€ ( Gestocigars )

partagas D5, partagas serie D n°5

partagas D5, partagas serie D n°5

 
Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Partagas | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

04/07/2012

Lusitania Partagas

Le Lusitania est pour moi un des cigares les plus emblématiques de Cuba, cela vient surement de ce nom "Lusitania" qui résonne comme une des plus grandes tragédies navale du siècle dernier ! pour rappel le Lusitania est un paquebot transatlantique britannique qui fut torpillé par les Allemands le 7 mai 1915. Ce double corona impose de suite le respect, droit comme une torpille, souple et moelleux, son élégance, la finesse de sa cape colorado finement veinée fait de lui un cigare d'exception, hors du temps, avec ses deux heures de dégustation il en faudra, il est une invitation à la réflexion et à la plénitude du corps, attention ! à ne pas mettre entre les mains de n'importe qui, il se doit d'alimenter votre désir avant tout à côté de vos vitoles préférées pendant quelques semaines. Ce cigare demande du temps et de l'attention, beaucoup de patience à tous dégustateurs désireux d'en faire l'expérience, il est vrai que trouver un moment pour fumer ce genre de module à tendance à devenir difficile et rare de nos jours, malgré tout pour tous les passionnés je leur conseille vivement d'en faire l'acquisition un jour prochain.
Côté saveur le Lusitania danse sur des notes boisées, de muscade et poivre noir, d'une très belle longueur en bouche il se fait soyeux et équilibré, en ce consumant avec une grande régularité, délivrant quelques touches de cuir et de chocolat, le final plus intense se décharge de saveurs plus subtil de pain toasté, de noisettes torréfiées, aucune âcreté, aucune amertume ne vient troubler ce délicieux fumage, l'analogie avec un bateau qui trace fièrement sa route sur une mer d'huile délivrant ses volutes de vapeurs, en fait un cigare de grande envergure, laissez vous porter sur le chemin de sa perdition  jusqu'à ce que cendre s'en suive. Ma note de coeur 18/20 Cool

  • Origine: tripe : Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: double corona
  • Taille: 194mm x 19.5mm
  • Bague: 49
  • Prix France: 15/16
  • Prix Suisse: 13€

 

lusitania partagas,cigare lusitania

lusitania partagas,cigare lusitania


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Partagas | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |