18/11/2016

Brève de cigare avec "Pierre Salinger"

Pierre Salinger,

Pierre Salinger, journaliste et conseiller en communication politique américain, est né le 14 juin 1925 à San Francisco et mort le 16 octobre 2004 à Cavaillon.  

pierre salinger, cigare, kennedy

Pierre Salinger

Les cigares ont été une grande partie de ma vie. Mon habitude de fumer a commencé dans ma jeunesse, ça m'a aidé à écrire ma propre histoire, et maintenant, les cigares sont présents dans mes rêves. Même si le monde s'élève contre le tabagisme, et particulièrement contre les cigares, je pense toujours qu'ils font partie de mon quotidien et sans aucune incitation à cesser de fumer.

J’ai commencé quand j'étais jeune lorsque je suis entré dans la marine des États-Unis dans les premiers jours de la Seconde Guerre mondiale, puis quand j'ai atteint l'âge de 19 ans et que je suis devenu commandant d'un chasseur sous-marin dans l'océan Pacifique. Mais pour diriger un navire qui avait 25 marins et deux autres officiers, tous plus âgés que moi, posait un profond problème psychologique. Comment pourrais-je les convaincre que j'étais un homme d'autorité ? Même si la qualité de ces gros cigares que je fumais, était médiocre, ils ont fini par  atteindre leur but. Ils ont fait de moi, un garçon de 19 ans qui ressembler vraiment à un commandant de navire.

Quand je suis retourné à San Francisco après la guerre, je suis retourné  travailler dans un journal quotidien où j'avais travaillé brièvement avant d'entrer dans la Marine. J'ai continué à fumer mes cigares pendant que j'écrivais mes articles. Malheureusement les cigares que je fumais, étaient décidément encore très mauvais. Je me souviens qu’il y avait une femme, une merveilleuse journaliste travaillant pour le journal qui détestait cette odeur. Un jour, elle a décidé de résoudre ce problème à sa manière, en consultant quelques mateurs parmi mes collègues ouvriers pour une quête. Puis, elle m'a donné les 19,32 $ récoltés et m'a dit que c'était sa contribution pour que j’achète des cigares de meilleure qualité. Bons cigares, une meilleure odeur.

Malgré la grande générosité de mes collègues, je n'avais pas vraiment avancé dans mon apprentissage de fumer mieux, faute à ceux disponibles à cette époque, notamment les cigares en provenance de Cuba. En fait, je devrais attendre jusqu'à ce que j'aie presque 35 ans avant de commencer à travailler pour un jeune politicien américain nommé John Kennedy, qui aimait fumer de petits cigares cubains, des Petit Upmann. Travaillant avec lui, j’ai senti que je n'avais pas d'autre choix que d'améliorer ma fumée, en choisissant de fumer du Cubain. Ce que j’ai fait !

Peu de temps après mon entrée à la Maison-Blanche en 1961, une série d'événements dramatiques se sont produite. Notamment, celui d’avril 1961, lorsque les États-Unis ont subi cette terrible et désastreuse défaite, celle de la Baie des Cochons, où les exilés cubains, avec l'aide du gouvernement des États-Unis, ont tenté de renverser le gouvernement de Fidel Castro. Quelques mois plus tard, le président m'a appelé dans son bureau en début de soirée.

JFK- « Pierre, j'ai besoin d'aide, dit-il solennellement. »

PS- « Je serai heureux de faire tout ce que je peux, Monsieur le Président, répondis-je. »

JFK- « J'ai besoin de beaucoup de cigares. »

PS- « Combien, Monsieur le Président? »

JFK- «  Environ 1 000 Petit Upmanns. »

Je frémis un peu, bien que je garde ma réaction à moi-même.

PS- « Et quand en avez-vous besoin, Monsieur le Président ? »

JFK- « Demain matin ! »

Je sortis du bureau et me demandais si j'allais réussir. Mais depuis que j'étais maintenant un solide fumeur de cigares cubains, je connaissais beaucoup de magasins, et j'ai travaillé sur le problème toute la soirée.

pierre salinger, cigare, kennedy

Salinger & Kennedy

Le lendemain matin, je suis entré dans mon bureau de la Maison-Blanche vers 8 heures du matin, la ligne directe du bureau du président était déjà en train de sonner. Il m'a demandé de venir tout de suite.

JFK- « Comment avez-vous fait Pierre ? » Demanda-t-il en passant devant la porte.

En fait, j'avais obtenu 1 200 cigares. Kennedy sourit et ouvrit son bureau. Il sortit un long papier qu'il signa immédiatement. C'était le décret interdisant tous les produits cubains d’être importé aux États-Unis. Les cigares cubains étaient maintenant devenus illégaux dans notre pays.

L'embargo compliquait ma vie. La seule fois où je pouvais obtenir quelques cigares cubains, c'était quand je voyageais à l'étranger avec le président dans des pays comme la France, l'Autriche et la Grande-Bretagne. Mais vers la fin de mai 1962, je suis allé seul à Moscou pour la première fois. Je me suis retrouvé pendant deux jours avec le président russe Nikita Khrouchtchev. Alors que notre rencontre tenait à sa fin, Khrouchtchev se tourna vers moi.

NK- « Gospodin Salinger, je vois que tu aimes beaucoup les cigares, normalement je ne le fais pas, mais hier j'ai reçu un merveilleux cadeau de Fidel Castro, et je vais te le donner. »

pierre salinger, cigare, kennedy, kroutchev

Salinger à Moscou

Il a fait signe à un assistant qui a apporté immédiatement une énorme boîte en bois vernis avec le drapeau cubain incrusté sur le haut, à l'intérieur se trouvait 250  des plus beaux cigares cubains.Ma première pensée était que je ne pouvais pas les emmener aux États-Unis parce que c'était illégal.Mais le fait que je voyageais avec un passeport diplomatique spécial, je ne voyais aucun problème avec la douane des États-Unis dès mon retour.J'ai décidé alors de les ramener chez nous à la maison blanche et ainsi les partager avec le Président JFK.

Quand je suis arrivé devant le bureau ovale, le président a immédiatement voulu connaître ce qu’il retournait de mes réunions avec Khrouchtchev. A un moment de la discussion, je l'ai interrompu de manière très solennelle.   

PS- « Monsieur le Président, à Moscou j'ai commis un manquement, j'ai obtenu 250 cigares cubains de la main de Khrouchtchev. »

Le président semblait choqué.

JFK-  « Est-ce que tu as une idée du scandale que cela créera si quelqu'un découvre que tu as introduit illégalement ces cigares dans notre pays, d'autant plus que je les ai interdits ? »

PS – «  Ce n'est pas un problème, Monsieur le Président, il n'y a que trois  personnes qui connaissent l’existence de ces cigares, vous, moi et Khrouchtchev. »

JFK- «  Je veux, que ces cigares retournent auprès du chef des douanes, et que vous reveniez avec reçu, preuve que vous ne les avez pas gardé pour vous, parce que je ne vous fais pas confiance en ce qui concerne ces cigares ! »

Accablé de tristesse, je suis allé à la douane et lui ai remis. Après que le chef m'ait remis un reçu, je lui demandai ce qu'il allait faire des cigares.

- « Je vais les détruire. » dit-il sans aucun sentiment.

PS- « Oui, je sais, vous allez les détruire un par un. » dis-je en sortant de son bureau.

Il y a environ six mois, près de 30 ans après ma triste rencontre avec les douanes américaines, j'ai atterri à l'aéroport Kennedy à New York.J'ai traversé les douanes et j'ai vu un agent de douane fumer un cigare cubain Davidoff et j’ai repensé aux évènements passés, et me suis dit « Lui aussi, a évidemment détruit un lot confisqué ! »

Depuis 1968, je travaille en Europe. Donc, mon accès aux cigares cubains n'est plus un problème. Ils sont disponibles partout, même si le prix reste élevé. Mais mon apprentissage du cigare n'a pas cessé au fil des ans. Par exemple, en 1974, je suis finalement allé à Cuba où j'ai fini par rencontrer Castro. Il me tendit ce jour-là, mon premier cigare Cohiba qui, à l'époque, n'était toujours pas disponible pour le grand public.

Ainsi ces trois grands hommes, Kennedy, Khrouchtchev et Castro avaient tous la même passion pour le Havane.

 

12:22 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités, Histoire | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

15/04/2015

Cohiba’s origins "JM Haedrich" Club Cigare n°33

Cet article dont je ne suis pas l’auteur, je précise ! -- provient de la revue « Club Cigare » de 2006 ( n°33 ), rédigé par un amateur et ami « Jean Michel Haedrich » auteur de plusieurs ouvrages sur le cigare. En effet, je trouvais vraiment dommage et injuste que tout ce travail soit perdu au fond d’une remise et ne puisse plus profiter  à personne. C’est donc  bien entendu avec son autorisation et un immense plaisir que je le partage aujourd’hui sur ce blog. Un grand merci à ce monsieur du cigare qui m’avait accordé entre autres une petite aparté en 2013 que vous retrouverez sur ce lien. N’hésitez pas à lui laisser quelques commentaires, comme simple merci ! Bonne lecture à tous.

Cohiba_Sil-Logo.jpg

Cohiba, la marque cubaine la plus prestigieuse. On connaît—grâce au livre d’Ardargelio Garrido,…& nous l’appellerons Cohiba ( Premium Publicity éditeur )—son histoire. A l’origine, il y a la fuma ( le cigare que confectionne, pour lui, le torcedor ) d’Eduardo Rivera, que ce dernier offre à son oncle par alliance, Bienvenido Pérez Salazar, dit Chicho, un jour de janvier 1963. Chicho ? Un curieux personnage. Son père possédait une manufacture de cigares à Palma Soriano, en Oriente, et, très jeune, il s’était lui-même révélé excellent torcedor. Mais…Chicho n’appréciait pas les méthodes que son papa employait à l’égard des employés. Il quitta la fabrique paternelle et, d’emploi en emploi, arriva à la Havane, où il créa sa propre marque, El Faraon. Militant convaincu, il sacrifia ses affaires pour, sur l’ordre de son parti ( le parti socialiste populaire ), se faire admettre ( après concours ) chez Por Larranaga, « la » manufacture, si cotée qu’on la surnommait « l’académie ». Là où, quelques années plus tard, le rejoignit son neveu Eduardo. A la révolution, Chicho abandonna le cigare pour devenir le chef des gardes du corps de Fidel. Riviera ( que ses amis surnommaient  Picadillo ), après un passage au ministère de l’intérieur, trouva un emploi à la Corona.

 

por_laranaga.jpg

En offrant quelques-unes des ses fumas à son oncle, Eduardo ne se doute pas de ce qui va s’en suivre. Car Fidel goûte l’une d’elles. Et l’apprécie. Au point d’en commander d’autres. Picadillo se met à l’ouvrage, sans savoir, au début, à qui ces cigares sont destinés. Quand le secret est levé, on le fait sans cesse changer de manufactures pour assurer cette production hors normes. Il roule chez lui, chez Partagas, chez H.Upmann…Un projet de tuer Fidel à l’aide de cigare empoisonné a été déjoué. Les cigares du Comandante sont « secret défense ». Cet habano agreement dure près de deux ans, jusqu’à la fin de 1964, précise Adargelio Garrido, quand Fidel confie à Chicho le soin de créer une école pour torcedoras. Si des femmes travaillaient dans les manufactures, pratiquement aucune ne roulait les cigares ( aujourd’hui, elles sont majoritaires ). C’est ainsi que naît cet institut, qui deviendra la manufacture El Laguito, actuellement la plus secrète des fabriques havanaises. Celle qui ne se visite pas.

El Laguito (12)_1.jpg

El Laguito, ex-demeure de la famille Fowler.

Car El Laguito a d’abord été une école. Certes, ce n’est pas à El Laguito mais dans une autre résidence du Country Club que débutent les cours. Le 19 octobre 1965, à 8 heures et demie du matin. Avec, ce jour- là, deux élèves : Josefina Hernandez et Margarita Delgado ! Deux autres, Nélida Hernandez et Maria Cristina Oviedo viendront les rejoindre sis jours plus tard. Toutes les quatre sont parentes d’un membre de la garde de Fidel. Aucune n’a la moindre expérience du cigare, mais elles bénéficient de professeurs hors pairs : outre Riviera, trois autres anciens torcedors de chez Por Larranaga, auxquels s’ajoute un technicien du tabac, Manuel Barrial. Grâce à ces hommes, elles apprennent rapidement, de l’écotage des feuilles de cape au roulage, les différentes phases de l’élaboration d’un habano. Un apprentissage, très confidentiel donc, débute. Il ne dispense pas ces élèves de satisfaire aux règles édictées par la révolution. Comme tous les Cubains, elles effectuent leurs nuits de garde et leurs périodes de travail volontaire aux champs. Malgré ces charges, le nombre d’élèves croît rapidement. Les voici dix-huit, quelques mois plus tard. Trop nombreuses pour rester dans leur école, elles déménagent une première fois, puis une seconde, pour s’installer ( elles sont alors plus de 100 ), en 1967, dans un ancien hôtel particulier qui deviendra le siège actuel de la manufacture Cohiba.

1348744429_281137_1348746703_sumario_grande.jpg

Galère d'El Laguito.

Si, à l’exception de La Corona—qui a été édifiée précisément  pour devenir une fabrique de cigares--, les manufactures havanaises se sont toute implantées dans des bâtiment non conçus pour cette activité, El Laguito peut revendiquer le pompom des lieux les moins appropriés à l’élaboration des cigares. Ici pas une galère, mais plusieurs petites ( 7 en 2006 ). L’école s’installe, dans un hôtel particulier qui se dresse au plus haut du Gran Bulevar, au cœur de l’ancien Country Club. Une légende, raconte Garrido, attribue dans les années 1930 ce palais aux Carbajal, comtes de Pinard el Rio. Une belle légende…fausse. Il appartenait à la famille Alberto Casimiro Fowler possédait, à Cienfuagos, une manufacture de sucre. Pour ses séjours à la Havane, il l’avait acquis, en 1924, et en avait fait un joyau digne de ces demeures qu’aimaient les milliardaires cubains de ces années-là. Une imposante bâtisse à deux niveaux, de style néogrec, avec colonnes et moulures, dressée au milieu d’un grand jardin planté de palmiers royaux. Les gazettes havanaises de l’époque ne manquaient pas de rapporter les fêtes qui se donnaient dans ces salons. En 1952, les Fowler feront faillite. Leur demeure sera vendue en 1957 à une société immobilière. Elle abritera les bureaux de la Marine de Guerre révolutionnaire, avant d’accueillir cette école pour torcedoras.

1348744429_281137_1348753743_sumario_normal.jpg Dans cet hôtel particulier, aux murs et aux plafonds ornés de panneaux, fresques et moulures, s’installent donc les élèves de Rivera qui transforme les salons et la bibliothèque en mini-galères. Témoignage de Nélida Hernandez, rapporté par Garrido : « L’apprentissage débutait par la fabrication du Laguito n°1. Quand une fille se révélait incapable de réussir cette vitole, elle s’essayait sur les autres. Et si elle ne réussissait pas mieux, elle se retrouvait affectée à d’autres opérations, comme l’écotage ou la pose des bagues. » Car, à la fin de 1966, ces cigares reçoivent un nom : Cohiba. Nom trouvé par Célia Sanchez Manduley, héroïne de la guérilla et conseillère écoutée de Fidel. On élabore alors trois vitoles ( aujourd’hui dites « historiques » ) aux formats inédits : le Lancero n°1, le Corona Especiale n°2, le Panetela n°3, un tout petit module dont on prétend qu’il aurait été conçu pour plaire aux Françaises. Ces habanos ne se vendent pas. Ils sont réservés au Commandante qui, hormis ceux qu’il fume, les offre aux personnages qu’il veut honorer ( le premier chef d’Etat à les recevoir sera le général de Gaulle, en 1965.) Bien vite, dès 1969, outre les Cohiba, les torcedoras roulent les Davidoff n°1, n°2 , et les Ambassadrices ! Une réalité qui permettra à Zino Davidoff de présenter El Laguito comme « la manufacture Davidoff ». Exagération que les Cubains apprécieront peu.

celia-sanchez-07.jpg

Célia Sanchez Manduley et le Ché. 

Qui étaient ces jeunes femmes ? Une autre légende les désigne comme d’anciennes prostituées en quête de reconversion. Si quelques-unes d’entre elles ont pu connaître une jeunesse tumultueuse, ce n’était assurément pas le cas de la plupart. Nous l’avons dit, les premières élèves étaient vraiment « triées sur le volet ». Encore une fois, le fait que l’école avait la responsabilité du « cigare de Fidel » devait imposer une sélection dès l’admission ! En 1970, nouvelle ( et logique ) étape : l’école est élevée au d’entreprise d’Etat. Une consécration qui s’accompagne d’un mini drame : Eduardo Rivera, le créateur—qui a formé toutes ces torcedoras, qui a lui-même sélectionné les vegas finas de primera habilitées à approvisionner El Laguito, qui a mis au point cette troisième fermentation des feuilles de seco et de ligero utilisées dans la composition des seuls Cohiba—n’en est pas nommé directeur. Cet honneur échoit à Avelino Lara, qui restera à la tête de la manufacture jusqu’à sa démission, en 1994.

eduardo_rivera.jpg

Eduardo Rivera.

 avelino_lara.jpg

Avelino Lara.

Devenue manufacture à pars entière, El Laguito voit ses Cohiba, peu à peu, sortir de l’ombre. Le vrai nom des « cigares de Fidel » commence à être connu. Du moins des initiés. Mieux, quelques boîtes ( recouvertes de vistas blanches et ornées d’une tête d’indien stylisée ) se commercialisent dans les rares échoppes réservées, à la Havane, aux diplomates. A partir de 1979, elles sont vendues dans une boutique du Palais des conventions. Hélas, souvent fermée ! J’en ai fait l’expérience lors mon premier voyage à Cuba, en septembre 1981 ( j’aurai plus de chance l’année suivante ). En septembre 1980, un Cohiba roulé par Lara, ira dans l’espace, emporté par le cosmonaute cubain Arnaldo Tamayo Mendez.

B8cW-orCIAE9Opu.jpg medium.jpg

Arnaldo Tamayo Mendez le cosmonaute Cubain.

C’est en 1982, à l’hôtel Ritz de Madrid, que s’effectue le lancement mondial de la marque ( les Français attendront près de sept ans avant de pouvoir trouver ces vitoles de prestige dans leurs civettes ). Et c’est le succès. Enfin est disponible le fameux cigare de Fidel ! Les emballages changent. Aux boîtes classiques succèdent des coffrets en bois vernis. Six ans plus tard, trois autres vitoles viennent enrichir le catalogue Cohiba. Leurs formats répondent à la nouvelle tendance du marché : l’attrait pour les « gros modules ». Ainsi naissent l’Esplendidos, un julieta 2 ( format churchill ), le Robusto ( un robusto ) et l’Exquisito, un seoane, légèrement plus gros et grand que le panetela. En 1989, aux lendemains du « divorce Davidoff », Cohiba lance cinq nouvelles vitoles ( correspondant aux « châteaux » popularisés par le Genevois ). Cette même année marque le 500e anniversaire de la découverte de Cuba par Christophe Colomb. Ces nouveautés, pour lesquelles a été conçue une ligada plus douce, prennent le nom de Siglo I, Siglo II, Siglo III…Hélas, 1989 est aussi le début de cette « période spéciale » qui frappe l’Iles, non préparée à cette infortune. Le tabac cubain doit, en outre, subir un double fléau ( le second étant lié au premier ) : deux années de suite, des cyclones balaient la Vuelta Abajo aux plus mauvais moments ; et moho azul ( le mildiou du tabac ) s’installe. Un premier dérivé du criollo ( le plant roi, dont les feuilles composent la tripe des habanos ), le Habano 92, est mis au point. Si ce dernier se révèle résistant au moho azul, il est difficile à travailler. C’est ainsi que nous arrivent des habanos tirant mal. Et parmi ces derniers, les Cohiba, les plus prestigieux d’entre eux, se montrent trop fréquemment, indignes de leur réputation. « On doit le reconnaître, El Laguito était devenue la pire manufacture de la Havane. Je ne supportais pas de la voir péricliter lentement, alors qu’y travaillaient les meilleurs tabaqueros et qu’elle recevait les meilleurs tabac de l’Iles. » Ce constat ? Celui d’Emilia Tamayo. Une femme surprenante. Des cheveux courts et gris coiffés à la hâte, toujours habillée de tailleurs trop sages, démodés, un visage rond et un sourire d’une douceur de grand-mère…mais un caractère fort. Une authentique dame de fer ou, pour reprendre l’expression cubaine, una mujer de pelo en pecho ( une femme qui a du poil sur la poitrine, autrement dit, une femme qui en a ! ). C’est elle que les responsables d’Habanos S.A. vont nommer—en 1994, après la « démission » de Lara—à la tête d’El Laguito. La première femme directrice d’une manufacture de Habanos ! 

emilia_tamayo.jpg

Emilia Tamayo.

Si son époux, Jorge, est né dans le tabac, rien ne la prédispose, elle, à assumer une telle tâche. Aux lendemains de son mariage, Emilia se contente de multiplier les petits boulots, avant de cesser toute activité professionnelle à la naissance de son fils, en 1970. Cinq ans plus tard, elle postule pour un emploi d’aide-comptable chez El Laguito, où elle suit des cours du soir. La voici comptable à part entière, l’année du lancement internantional de Cohiba. Quelques années plus tard, elle devient directrice des relations humaines. Un rôle qu’elle assume avec passion et bonheur. « j’ai appris à connaître tous les gens qui travaillent ici, Quand je dis connaître, je veux dire être au courant de leurs problèmes. Et de travail, et familiaux. » Très vite, elle acquiert l’estime de tous. D’autant plus qu’elle n’hésite pas à critiquer Lara qui fait des mondanités, multiplie les voyages ou se fait porter pâle. « Avelino préférait se servir du prestige de sa manufacture au lieu de la servir. Je ne me suis pas privée de le lui reprocher. » Le syndicat s’en mêle. Avelino Lara finit par donner sa démission. Qui pour la remplacer ? « Le parti, informé par le syndicat et après avoir sondé les travailleurs, m’a choisie. Depuis le début de cette année 1994, Avelino étant malade, j’assurais sa fonction. Je savais que j’étais capable d’assumer ces responsabilités. Mais je ne pensais pas être celle que le parti choisirait. » Si elle ne se rappelle pas la date de sa nomination—« Je sais seulement que cela se passait en juillet », elle n’a rien oublié des semaines qui ont suivi. « En trois mois, nous avons rattrapé notre retard et satisfait aux normes fixées par le Plan. » Trois mois de folie. « Nous avons travaillé sept jours sur sept, souvent jusqu’à onze heures du soir. Les companeros m’ont toujours vue présente parmi eux. Je leur apportais des sandwiches, à boire. C’était extraordinaire. Après des journées de quatorze heures, les travailleurs partaient joyeux, comme au sortir d’une fête. » Pour redonner à El Laguito tout son lustre, Emilia impose une discipline de fer. Parmi les mesures prises, l’interdiction de la fuma. Un paradoxe pour cette manufacture précisément née grâce à celle d’Eduardo Rivera. « Je ne veux pas qu’ils perdent du temps et encore moins qu’ils profitent de cette tradition pour rouler en douce des cigares qu’ils vendront ensuite. Une fois par semaine ; à la sortie du travail, je leur fais remettre 20 à 25 cigares. Une mesure qu’ils ont tous comprise et acceptée. » Rigueur d’autant mieux admise que, dans le même temps, Emilia se bat pour agrandir et moderniser l’établissement. Sous son règne, l’ancienne école pour torcedoras devient la plus moderne des manufactures. L’une des premières à utiliser ces machines qui testent le bon tirage des poupées, et l’éclairage individuel pour chaque torcedor et torcedoras. Et après avoir ouvert une septième galère, Emilia installe une machine très sophistiquée, la toute première, qui assure mécaniquement, la parfaite réhydratation des feuilles de cape, puis leur séchage, un procédé unique et quasi scientifique souligneront certains !

Aspirationhabanos.png

Machine pour tester le tirage des poupées.

Fin 2004, Emilia décidait de passer la main en prenant sa retraite. Le temps de former son successeur. « Osmar est comme mon fils », affirmera-t-elle. ( malheureusement celui-ci ne tiendra qu'une seule année à la tête de la manufacture ! ) Un départ annoncé. Déjà, au lendemain de son élection Hombre del Habano, en 2001, elle assurait : « J’ai 51 ans. Dans quatre ans, je partirai à la retraite. Avec l’âge, l’enthousiasme s’étiole. Je ne veux pas faire l’année de trop. Je tiens à ce que mes tabaqueros conservent une bonne image de moi. » Elle est partie, fière du travail accompli. Non sans raison. Alors qu’à sa prise de pouvoir, El Laguito se cantonnait pratiquement aux seules vitoles historiques, le Siglo VI serait aujourd’hui l’unique module qui échapperait à ses torcedores. Mieux, sa manufacture ( qui a abandonné la production des Trinidad ) produit près de la moitié des habanos bagués Cohiba ( un peu de 3 millions, si l’on en croit les estimations, la production de Cohiba s’établissant légèrement au-dessus de la barre des six millions de pièce en 2006 ). Plus de deux fois la production de 1994. Plus que ce premier succès, c’est sa victoire dans la bataille pour la qualité qui fait sa fierté. « Depuis 2000, Habanos S.A ne refuse pas une seules des boîtes qui sortent de El Laguito », soulignait-elle lors de son départ ( avant d’être expédiés aux quatre coins du monde, les habanos sont soumis à un ultime contrôle de qualité ). L’ex-école s’impose, aujourd’hui, comme « la » manufacture cubaine modèle.

Auteur: Jean Michel Haedrich, avec tous mes remerciements.

21:26 Écrit par Edmond Dantes dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

29/03/2013

Histoire de cape...

Exercice difficile pour de s'y retrouver dans toutes ses capes, dans ce billet je me suis amusé à répertorier les différentes capes disponibles sur le marché mondial du cigare. Malheureusement j'ai dû me limiter aux semences les plus connues dont j'ai pu trouver les informations sur le net. Il est possible qu'il y ait des erreurs, ne vous gênez donc pas pour les corriger ! Personne n'est infaillible.
Je pensais tout connaitre sur les capes, eh bien non ! je suis allé de surprise en découverte, certaines de mes certitudes se sont effondrées et d'autres confirmées.

Comme moi, j'espère que cela vous sera utile dans votre approche gustative de vos cigares.

 

  • Cape  Indonésienne ( Sumatra/ Java )

Sumatra est une sous-espèce du "Tabac Noir", Mais il y a différents types de cape cultivée en Indonésie ;  Java / Sumatra et selon le fabricant, la description «Sumatra» peut signifier une feuille de Sumatra ou cela peut signifier une cape de la région de Sumatra qui inclût l’île de Java ( TBN*, VBN*, FIN*, FIK*, DELI* ).

TBN* : croisement de semence connecticut et Besuki de Jember/ cultivée à l’est de l’île de Java en ‘shade grown’, ne pas confondre avec l’exécrable cape indonésienne cultivé pendant le ‘Cigar Boom Era’ dans les années 90 à 2000

VBN* :  cape naturel ( NW) Vorstenlanden de Klaten/ cultivée dans le milieu de l’île de Java,  ‘shade grown’ ( tabac poussant à l'abri de serres de voile )

FIN* :  cape naturel ( NW) de Sumatra de Jember/ cultivée à l’Est de l’île de Java en  ‘shade grown’ ( tabac poussant à l'abri de serres de voile )

FIK* : cape naturel ( NW) de type Connecticut de klaten/ cultivée dans le milieu de l’île de Java en  ‘ shade grown’ ( tabac poussant à l'abri de serres de voile )

DELI* : cape de Sumatra Zandblad ( produit essentiellement pour les cigarios )


Tatuaje 7th Capa Especial

  • Cape USA ( Connecticut )

La ‘shade connecticut’ ou ‘connecticut’ est sûrement  la plus soyeuse et la plus fine des capes, de couleur d’un brun doré ( colarado ) Elle est cultivé en ‘shade grown’ ( sous tapado). La feuille est très élastique et le veinage très fin lui permet d’habiller les plus grands cigares. Une des capes les plus chères à produire au monde de  par ses qualités aromatique et physique. Pour la petite anecdote au 18e siècle, les premières semences  provenaient d’une feuille de tabac appelée ‘ Shoestring’ ainsi que des semences de la Havane. Mais depuis la fin du 19e, c’est une semence à grains fins d’origine de Sumatra qui fût importé pour remplacer la précédente, elle produit aujourd’hui la ‘shade connecticut’ connu de tous.

cigare Zino platinium



  • Cape Connecticut ( Broadleaf ) ou cape Brodleaf Maduro/ CT Broadleaf

Cette feuille de cape est aussi cultivé dans le Connecticut, mais pas seulement !  On peut la retrouver au Honduras, en Equateur, au Costa Rica, au Nicaragua et au Brésil. Comme on pouvait s’y attendre avec la méthode Maduro*. Celle-ci est très sombre et riche de saveurs sucrées. La cape est plus épaisse, le veinage plus saillant d’une texture assez velouté.  

Maduro* : fermentation des feuilles plus longues ( environ 4 ans ) à une température plus élevée environ 51°, alors que la normalité se trouve autour de 43° pour la plupart des feuilles de cape produites  par Cuba par exemple. Mais attention tous les cigares de couleur maduro ne signifie pas qu’ils sont tous enveloppés d’une ‘Brodleaf Maduro’. Voici par exemple d’autres capes maduro : Penn Broadleaf, San Andreas Negra, Costa Rican Morron, Brazilian Matafina, Arapicara, etc…

La CT* Broadleaf est une feuille éléphant très grande et très douce qui ne se travaille pas de la même manière qu’une feuille traditionnelle, elle se manipule sur une table en métal et non sur une table en bois, une fois roulée elle exige aussi un temps de séchage particulier avant de passer à ‘Escaparate’. Une autre caractéristique unique des Maduro est leur capacité à perdre plusieurs tailles pendant leur phase de vieillissement. Par exemple pour réaliser un cigare de 52 de cepo, ils utiliseront un moule de 54 !


Ashton Aged Maduro

CT* : Connecticut

On peut aussi retrouver d’autres déclinaisons de la ‘CT Broadleaf’ ( CT1DW Tobacco Leaf, CTMED Wrapper, Premium Shade Leaf ). Les feuilles proviennent principalement du milieu du plant entre le ‘libre de pie’ au ‘centro gordo’ sauf pour la CT1DW qui utilise les feuilles de ‘corona’, ainsi que celles de la  ‘CT Broadleaf ‘ proviennent de  la partie la plus basse du plant de la ‘mananita’ au ‘centro fino’ ( les feuilles les plus larges )

Petite astuce à retenir ; ( Cape = Connecticut Equateur ), le premier nom veut dire que la semence provient du Connecticut et le 2e qu’elle est cultivée en Equateur.

Il y a aussi la cape ‘Candela’ qui a eu ses heures de gloire sur le marché américain dans les années 60 à 70 a toujours aujourd’hui ses adeptes outre-atlantique. Les cigares ‘Hulk’ ou Double claro sont devenus très rares en Europe. Leur couleur verte est obtenue en accélérant le processus de séchage des feuilles de manière artificielle le plus souvent par des feux, afin de garantir une teneur maximum en chlorophylle d’où cette couleur verte atypique.  

 

 

  • Cape USA ( Pennylvanie ) ou PA Oscuro Wrapper

Cette cape très foncée ‘chocolat noir a grandi en Pennsylvanie. Leur spécificité est d’utiliser uniquement les feuilles de ( Corona ) les plus hautes du plant de tabac. Ainsi qu’une fermentation plus longue afin d’éliminer l’excédent de nicotine propre à ces feuilles. Des feuilles aux saveurs légères et chocolatées. 


Diesel shorty

  • Cape Brésilienne de Bahia ( Arapicara et Mata Fina )

Les deux principaux  types de tabacs cultivés au Brésil sont la feuille de Bahia et celle Arapicara. La feuille de Bahia est décrite comme étant une feuille de cape corsé qui a une qualité aromatique corsée et forte. L’Arapicara d’une couleur brun foncé maduro quant à elle, se veut plus subtil et n’a pas le même arôme puissant. L’enveloppe maduro est lisse et douce. Elle peut ajouter de la complexité à un cigare sans compromettre sa force.

La cape ‘Mata Fina’ est la plus prisée au Brésil cultivé dans en ‘sun grown’ à partir de semence ‘Bahia’ c’est une cape aux arômes terreux et sucré, différente du profil typique des capes Maduro.  A l’origine cette feuille était utilisée comme tripe au lieu de cape. Elle était très rare et utilisées sur les cigares premium.

La cape d’Arapicara est cultivé  dans le centre Est du Brésil dans l’Etat d’Alagoas à partir de semence Bahia. Cette feuille est souvent considéré comme une Maduro Brésilienne, en moins sucré. La cape Arapicara tire son nom de la commune voisine où elle est cultivée.

Malheureusement il est rare d’avoir des précisions sur l’une ou l’autre de ces 2 capes, le plus souvent la provenance est juste : cape = Brésil !!


Dona Flora Mata Fina

CAO Carioca ( cape arapicara )

 

  • Cape Cameroon/ cape africaine

L’Afrique centrale produit aussi une cape de très grande qualité, un tabac introduit par les ingénieurs agronomes de la Seita après la Seconde guerre mondiale dans les années 50 issu de semence de Sumatra introduite par le monopole français. Malheureusement, à l’époque la Seita choisit de vendre ses récoltes sous forme d’appel d’offres par lot de feuilles, une méthode aveugle et néfaste pour les fabricants de cigares car cela ne leur permettaient pas de choisir le meilleur produit. La seita a été accusé aussi d’avoir intentionnellement fait grimper les prix. A la fin des années 70 et début 80, les cigariers abandonnèrent cette cape Cameroon. Et dès 1993, la Seita arrêta sa production de tabac en disant que l’entreprise ne pouvait répondre à ses objectifs. Et c’est le magnat du tabac Richard Meerapfel décédé en 2003 qui repris et sauva cette production de feuille de cape du Cameroon pour lui donner un second souffle. Aujourd’hui la qualité n’est plus contestée. Des capes qui développent des saveurs épicées et sucrées, d’une couleur brun foncé ( colorado maduro ).

Le Cameroun est l'endroit idéal pour cultiver le tabac de cape. Son sol est riche et nécessite peu d'engrais, la température et l'humidité sont très favorables à cette culture et offre des conditions optimales de croissance, un environnement très proche de la Vuelta Abajo. Pour rappel ; les capes de cigares les plus délicates sont «cultivé à l'ombre/ shade grown*»: c'est-à-dire cultivés sous des toiles qui filtre la lumière du soleil. Au Cameroun, la couverture nuageuse quasi permanente agit comme un filtre naturel moins agressive pour les feuilles, éliminant le besoin de tentes, la culture est donc en ‘sun Grown*’.

* les toiles ou les nuages permettent une production de feuille plus délicate et plus fine, parfaitement adapté pour la couche externe d’un cigare )


NUB Cameroon

  • Cape Cubaine ( corojo 99 )

La variété hybride, corojo 99, est l’hybride la plus récent de la semence cubaine pour les capes, cultivée essentiellement à Cuba. Résistante  à la moisissure bleue, elle fût développée à Cuba pour remplacer l'hybride habano 2000 antérieur à celle-ci, quoique l’année soit  plus récente. Aujourd’hui la semence Habano 2000 est cultivée au Nicaragua, Honduras, Equateur en tant que feuille de cape et feuille de tripe.

Pour faire simple, les toutes premières souches du tabac noir développaient dans les années 1920/1930 s’appelait ‘criollo’ ( tripe ) et ‘corojo’ ( cape ), au fil des décennies elles ont subi des mutations génétiques pour accroitre leur résistance au divers maladies, pour donner le Criollo 98 et le Corojo 99 ( Les toutes dernières semences Cubaine ), mais la graine légendaire et ancestrale qui est à l’origine des tout premiers cigares cubains se nommait ’Le Pelo de Oro’, cette graine partiellement disparue serait encore cultivé dans les montagnes du Costa Rica.


Cohiba

Une des capes les plus rares serait la ‘Rosado' qui signifie ‘rosé en espagnol. Cette cape a eu teinte rougeâtre très distincte, très difficile à cultiver en dehors de Cuba. Une petite poignée d’entreprise a la chance d’avoir un approvisionnement de cette feuille. Cela rend la Rosado très rare et très chère. On peut aussi la retrouver en République Dominicaine chez l’opus X d’Arturo Fuente, mais est-ce vraiment une cape ‘Rosado' ?


Bobalu’s Rosado Limitado

  • Cape Nicaragua

Le Nicaragua produit aussi de belles feuilles de cape principalement à partir de semence Cubaine ‘Corojo’ introduit par les émigrants cubains lors de la révolution castriste dans les années 60, on retrouve même aujourd’hui plus récemment l’hybride ‘Habano 2000’ des graines qui ont mystérieusement migré vers ce pays ?, d’autres semences sont aussi présentes; Sumatra, Connecticut, Cameroon, Equateur. Grace à des sols riches et fertiles, la vallée de Jalapa dans le nord du pays produit essentiellement des feuilles de cape plus aux saveurs plus douces que le tabac cultivé en Estelli réputé plus fort et moins approprié pour l’emballage.


Casa Magna Colorado

  • Cape d'Equateur 

Aimez-vous les cigares Arturo Fuente? Que diriez-vous d’un Bahia ou d’un Punch, ou un Joya de Monterrey? Ils utilisent tous des capes équatoriennes dans au moins une de leurs lignes de cigares, comme beaucoup d'autres fabricants de cigares de la République dominicaine, du Honduras et du Nicaragua.

L'Équateur est situé sur la côte nord-ouest de l'Amérique du Sud et a connu une croissance exponentielle sur les capes de ‘cigares premium’ depuis les années 1960. Le climat tropical chaud et humide rend son environnement idéal à la culture du tabac, notamment le tabac de cape. La plupart du tabac est cultivé en Equateur, au pied de la cordillère des Andes dans le sol volcanique et fertile, un autre volcan, le Tungurahua, fait la même chose en crachant ses cendres vers le ciel, pour ensemencer naturellement cette terre unique au monde. Cette cendre se retrouve à toutes les étapes de la production de ses feuilles car très fine elle s’insinue partout, se dépose sur les feuilles pour temporairement bloquer la photosynthèse, mais heureusement emportée par la brumisation des pluies douce équatorienne, elle s’infiltre aussi dans les maisons de séchage et entrave le processus de durcissement. C’est peut-être là le secret de ses qualités physico-chimique des feuilles de cape d’ Equateur. 

Avec son emplacement, L'Equateur est très tempérée ( plus que vous ne pensez ) et presque toujours couvert de nuages ​​légers qui diffusent naturellement la lumière du soleil ( sun grown ) et donne des capes soyeuses à la texture fine de couleur d’un vert uniforme.

Les producteurs utilisent ici des semences de tabac à la fois de la vallée du Connecticut et de Sumatra. Dans chaque cas, le tabac semble plus doux et moins fort lorsqu'elles sont cultivées en Equateur. Ce qui est probablement dû à l'opacité du ciel et de la qualité du sol très différent.


AVO Heritage short robusto

  • Cape Dominicaine

La République dominicaine est surtout connue pour ses feuilles de tripe et de sous cape contrairement à la Vuelta Abajo à Cuba, la République dominicaine n'a pas une grande histoire de tabac de cape en raison de la topographie et le vent qui souffle abondamment en dans la République dominicaine, ce qui rend presque impossible au tabac de cape de croître. La plupart des usines dépendent des importations pour les capes du Cameroun, du Nicaragua, du Brésil, d'Équateur et du Connecticut.

Il a fallu attendre les années 1990 lorsque Carlos Fuente Jr. de Arturo Fuente Cigares ambitionne une mission pour essayer de cultiver avec succès un tabac de cape en République dominicaine. Avec des millions investis et l'utilisation de tentes ombre ( shade grown ), les premières feuilles de cape furent récoltées avec un franc succès en 1992 et le premier puro dominicain fût créé, plus connu sous le nom ‘Opus X’.

Plus récemment en 2006, la firme Davidoff a réussi l’exploit de créer eux aussi une feuille de cape baptisée ‘Yamasa’.

En 1996, M. Kelner ( producteur des tabacs Davidoff ) a commencé à développer des tabacs expérimentaux dans le but de créer un jour une cape pour de futurs puros dominicains. Après l’échec des premières tentatives, il a commencé à expérimenter des semences créoles, méticuleusement croisées avec des semences hybrides et spécialement sélectionnées. En 2003, M. Kelner plante pour la première fois dans la région de Yamasa, une région propice à cette culture. Poussé par la passion et de la patience d'un scientifique, Hendrik Kelner connaissait  très bien le sol riche rouge et argileux de cette région, elle offrirait une cape vraiment unique aux saveurs et  à l'arôme alléchant qui satisferait la norme incomparable des cigares Davidoff. Ce n’est que 3 plus tard, pendant l’été 2006 qu’il a finalement atteint le résultat souhaité. Sa persévérance a payé après 17 ans de labeur, aujourd’hui cette nouvelle cape habille dignement  la nouvelle ligne exclusive des cigares premium ‘Puro d’Oro’ le premier puro Davidoff.


Opux X Arturo Fuente

Puro d'oro gorditos Davidoff

  • Cape Honduras

Cultivées entre l’Équateur et le Nicaragua, les feuilles de cape d'origine hondurienne ont une force et une saveur bien distincte truculente et épicée. Camacho et Puros Indios sont les deux fabricants bien connus dans ce pays. Général Cigar fabrique aussi beaucoup de leurs lignes au Honduras.
Les feuilles de tabac pour cigares premium sont cultivés dans tout le Honduras, mais la région la plus importante est située juste au nord de la frontière du pays avec le Nicaragua dans la région sud-est du Honduras dans une province appelée El Paraiso. Il y a deux domaines où les feuilles de cape sont ici depuis longtemps cultivées: la vallée Jamastran avec son sol fertile et la zone de la ville de Danli. La province porte bien son nom d'El Paraiso' se traduit par "paradis", comme vous pouvez le deviner. Quelle que soit l'origine du nom, la région est un véritable paradis pour les fabricants de cigares.
Un certain nombre de types différents de feuilles de tabac sont cultivées dans les domaines d'El Paraiso, dont chacun possède des caractéristiques distinctives. Ceux-ci incluent la shade grown Connecticut, shade grown corojo ou corojo maduro, shade Talanga ( hybride Connecticut ).

 

 Villiger Talanga robusto      

 
 

08:44 Écrit par Edmond Dantes dans Enquéte, Histoire | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

24/03/2013

Les cigares et la Hollande

P.G.C. Hajenius Amsterdam, le paradis des fumeurs de cigares

Parlez-leur de cigares et les gens penseront, pour la plupart, à Cuba, terre natale des célèbres marques Montecristo et Cohiba. La République Dominicaine constitue un autre fabricant majeur, aux côtés de pays d'Amérique Centrale comme le Honduras, le Mexique ou le Nicaragua. Mais peu savent que les Pays-Bas ont longtemps été un marché de cigares privilégié, réputé pour abriter les connaisseurs les plus avertis. En fait, il existe même un cigare néerlandais. Une situation ironique quand on sait que le pays ne produit pas son propre tabac.

source: businesstravel

 

hollande.gif

 

P1000316.jpg


Tous ceux qui souhaitent approvisionner leur cave à cigares ou qui voudraient simplement en apprendre plus sur l'histoire des cigares aux Pays-Bas devraient faire escale à PGC Hajenius, au centre d'Amsterdam. Nommée d'après son fondateur, un homme répondant au doux nom de Pantaléon Gerhard Coenraad Hajenius, la boutique vaut le coup d'oeil, ne serait-ce que pour son magnifique intérieur Art déco. Par crainte d'altérer la qualité des cigares, les murs de marbre ont échappé à une couche de peinture au moment où la mode le dictait. Lors de votre entrée dans le hall principal, vous remarquerez peut-être une symétrie intentionnelle du décor.

Mais ce qui fait de PGC Hajenius un lieu à visiter, ce sont bien sûr les innombrables rangées supportant d'innombrables boîtes à cigares du monde entier. Citez une marque de cigares, et il y a des chances qu'elle se trouve parmi les Romeo y Julieta de Cuba et les Davidoff de République Dominicaine. Les cigares Davidoff sont d'ailleurs les plus chers du magasin, ils sont vendus 31 € - bien que le gestionnaire assure qu'ils durent au moins deux heures.

El_amable_personal_de_hajenius_02.jpg

Le personnel, très bien documenté, est là pour répondre à toutes vos questions. Les cigares sont constitués de trois composants : la tripe (les feuilles qui composent le centre du cigare), la sous-cape (enroulée autour de la tripe pour maintenir les feuilles ensemble) et la cape (la feuille extérieure).

PGC_Hajenius.jpg

PGC Hajenius

Contrairement au cigare cubain qui comprend deux ou trois feuilles entières, le cigare néerlandais utilise en guise de tripe un mélange de feuilles hachées. Cela lui confère un "tirage" plus facile (la force de souffle nécessaire pour faire passer la fumée dans le cigare), une caractéristique qui en fait un cigare idéal pour les débutants. Et comme il s'agit d'une variété sèche, ils n'ont pas besoin d'être conservés dans une cave prévue à cet effet. Au contraire, les cigares des Caraïbes doivent être conservés à une humidité constante de 75 à 80% et à une température de 20 à 21°C, c'est pourquoi PGC Hajenius leur a consacré une cave entière et propose à la vente une grande variétés de caves à cigares portables.

Hajenius-vijgendam.jpg

Ajoutez à cela une gamme de plus de 600 pipes, un salon bibliothèque dans lequel les clients peuvent s'asseoir et "déguster" leur achat, et un musée présentant des exemples de vieux cigares ainsi que des coupe-cigares à l'air menaçant, et vous comprendrez pourquoi le magasin est fréquenté par de célèbres Néerlandais, stars de la cuisine ou producteurs de films. Plusieurs d'entre eux possèdent même leur propre cave sur place. PGC Hajenius, ce n'est pas seulement une boutique, c'est aussi et surtout une véritable expérience qui vaut le détour.



PGC Hajenius, Rokin 92-96, 1012 KZ Amsterdam ; tel +31 20 623 74 94 ; HAJENIUS.

06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

02/03/2013

Dans la fumée de l'empire Davidoff

Un cigare Davidoff serait-il à l'origine des déboires de Bill Clinton? Le célèbre intermède amoureux entre Bill Clinton et Monica est, en tout cas, l'un des épisodes qui ont amusé le public dans cette affaire de destitution du Président américain. Frank Gray a parcouru la République Dominicaine pour découvrir le secret de l'empire Davidoff.

"Vous vous ennuyez, je crois que vous avez besoin d'un cigare". Cette invitation peu orthodoxe est prononcée avec l'accent suisse-allemand et par le visage souriant de Ernest Schneider, âgé de 76 ans, dirigeant de l'empire mystérieux des cigares Davidoff.
Les fumeurs de Davidoff savent que Schneider est le nouvel homme fort de la compagnie basée en Suisse. Il succède à Zino Davidoff décédé en 1994 à l'âge de 88 ans. Nous venons de débarquer sur la vallée centrale qui traverse la République Dominicaine du Nord-Ouest au Sud-Est. Cette vallée est au centre des terres cultivables. Les cultures dominantes sont le tabac, le riz, le maïs et le café.
Les cigares nous ont été offerts. Le climat tropical était pluvieux et les montagnes en dents de scie étaient couvertes de palmiers des deux côtés de la vallée. Les parapluies étaient là juste à temps pour notre première leçon de l'art de la fabrication du cigare. Le cigare dominicain est devenu dans les années 90 un sérieux concurrent pour le fameux cigare cubain qui pousse 1.000 km plus loin vers l'Ouest. En effet, l'engouement des Américains pour le cigare, dont les ventes se stabilisent après une croissance soutenue au cours des dernières années, est entretenu par une production abondante de cigares dominicains, car les cigares cubains ne peuvent être vendus aux Etats-Unis.
Aujourd'hui, la production dominicaine est supérieure à celle des Cubains. Elle atteindra 300 millions d'unités au cours de cette année, dont 220 millions de cigares faits main. C'est un grand bond en comparaison avec les quelque 64 millions de cigares produits en 1993. La République Dominicaine est ainsi devenue le premier producteur de cigares, alors que la production cubaine n'atteint que 100 millions unités. C'est son niveau le plus élevé depuis 1980.
Schneider croit aux vertus réconfortantes du cigare. Il en fume 5 par jour, dont un avant l'aube à Oettinger Imex (Bâle), siège de la compagnie suisse qui avait acquis la célèbre marque Davidoff depuis 1970.
Il reçoit, aujourd'hui, des centaines d'invités pour fêter l'ouverture d'une nouvelle usine d'enroulement de cigares en République Dominicaine, près de Santiago de Los Caballeros, un centre important de l'industrie du tabac.
Avant le décès de Zino Davidoff, Schneider était peu connu dans les milieux du commerce. "C'était peu important pour moi d'être le pivot de la compagnie. Zino m'avait dit qu'il voulait prendre sa retraite en 1970". a-t-il assuré. "Il avait crée une marque de renom dans sa boutique à Genève. Je lui avais alors versé 4 millions de Francs suisses (1,75 million de Livres Sterling) pour le magasin et la marque. Notre accord d'origine stipulait qu'il allait rester trois ans en tant qu'ambassadeur de la marque. Mais les affaires marchaient tellement bien qu'il est resté pendant 24 ans".
Schneider insiste toujours sur le fait que cette expansion a été financée par des ressources internes et non par des obligations ou des actions. "Nous sommes une affaire de famille et nous n'avons pas l'intention d'entrer en Bourse", a-t-il déclaré. "Nous nous développerons à notre manière". L'une des particularités de la compagnie est que son extension est due en partie au hasard. Les contrefacteurs avaient lancé des T-shirts, de la Vodka bon marché et d'autres produits portant le nom de la marque Davidoff. Schneider, ayant lui-même une formation d'avocat, avait entamé, avec succès, une quarantaine de poursuites en justice contre les fraudeurs. Mais pour renforcer sa position, il devait diversifier ses produits de marque.
La marque s'est ainsi élargie pour inclure le cognac, les porte-documents, les cravates, les parfums pour hommes et pour femmes ("Cool Water" par exemple), les lunettes, les stylos à plume et les stylos à bille. Je me suis informé récemment sur le prix d'une gamme d'accessoires pour les fumeurs de cigares: boîtes à cigares munies d'humidificateurs, coupe-cigares, porte-cigares, étuis de cigares en cuir, cendriers, briquets, allumettes (elles doivent être en acajou et non en pin), ainsi que plusieurs livres sur le cigare. Ajoutez deux ou trois boîtes de cigares et vous pouvez facilement dépenser 4.000 à 5.000 £ rien que pour l'équipement de base.
Schneider admet que les premières années de cette décennie étaient difficiles. "Nos clients devaient s'habituer à un nouveau cigare, au goût plus léger et nous devions nous accoutumer à un nouveau pays".
Aujourd'hui, la compagnie affirme avoir toutes les chances de son côté. Le retrait de Cuba a permis une ouverture du marché américain à toute la gamme de produits Davidoff et à leur tête les cigares. Schneider pense que le programme d'expansion des boutiques à Tel Aviv, Johannesburg et Las Vegas en 1999 renforcerait le potentiel publicitaire des points de vente.
A l'exception des feuilles d'emballage importées du Connecticut, Davidoff est aujourd'hui une compagnie totalement intégrée au paysage dominicain. Elle y produit tous les choix de cigares, du semis à la mise en boîte.
En 1997, son chiffre d'affaires a atteint 1,9 milliard de Francs suisses (soit plus de 12 milliards de DH). Il est supérieur de 10% à celui de l'année précédente. La compagnie emploie 1.000 ouvriers dominicains, les uns enroulent le cigare, les autres le préparent.
Schneider, qui a nommé récemment Reto Cina PDG de la compagnie, tient toujours les reines du pouvoir. Il a refusé d'en révéler plus sur son empire et s'est contenté de dire que la firme a parcouru bien du chemin.

Aziza EL AFFAS

source: leconomiste

Ernest Schneider et Zino

06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités, Histoire, Zino Davidoff | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/02/2013

Lilo Galante dit le cigare

Carmine “Lilo” Galante est né le 21 février 1910 dans un appartement d'East Harlem. On le surnommait "the Cigar", car il n'était pas rare de le voir fumer un cigare.
Ses parents étaient des immigrés italiens originaires de Castellamare del Golfo*. Galante est très vite devenu un voyou et à onze ans, il faisait déjà parti d'un gang. Sa première arrestation date de 1924. Il avait volé des bibelots dans un magasin et fut envoyé dans une maison de redressement pour adolescents, où il était considéré "incorrigible". En 1926, il purgea une courte peine de prison pour attaque et vol. Au début de l'année 1930, il a été arrêté pour implication dans le meurtre d'un policier, mais il fut innocenté faute de preuve. Le 25 décembre 1930, Galante et 3 de ses amis étaient assis dans une voiture lorsque un policier s'approcha vers eux et dégaina son arme. Les 3 hommes tirèrent vers le policier et s'enfuirent à pied. Galante glissa lorsqu'il courait et tomba par terre. Le policier l'attrapa et l'assomma. Au quartier général de la police, il fut identifié comme étant un des quatre hommes qui avaient braquer la brasserie Liebman à Brooklyn. Malgré les coups des policiers, il ne révéla jamais les noms de ses complices. Il fut jugé coupable et envoyé à la prison de Sing-Sing, d'où il sorti en mai 1939...suite sur alpacino66

 lilo galante


06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

14/02/2013

Mel Ramos ( pin up cigar )

Enfin, j'ai trouvé qui se cachais derrière ces peintures de femme dénudée à califourchon sur d'énormes cigares ?

Pamela Anderson a laissé tomber son manteau pour lui, Paul McCartney a acheté une de ses pièces, et Claudia Schiffer a essayé d'avoir sa peinture de nu où elle se prélasser un hot-dog afin de le détruire. Il est l'un des plus grands artistes de l'Amérique, voire qu' Andy Warhol.
Avec une carrière construite sur les super-héros improbable de peinture et  les "cigars Naked Ladies", Natif de Sacramento Mel Ramos a enfin une vie de one-man-show avec beaucoup, beaucoup de femmes !!

Né le 24 juillet 1935 à Sacramento, il commence des études artistiques dans cette même ville en 1953. Il expose pour la première fois à la galerie David Stuart en 1965 et en Europe à partir de 1971. Le musée Oackland de Californie lui consacre sa première exposition rétrospective en 1977.

La peinture de Mel Ramos fait partie du pop art. Comme Roy Lichtenstein, il s'inspire, au début de sa carrière, de l'imagerie des comics américain, en peignant les effigies de Batman ou de Flash Gordon. Il aborde ensuite le thème de la Pin-up, dont les figures se détachent sur des fonds représentés par des logos de marques. Vers les années soixante-dix, il détourne des classiques de l'histoire de l'art comme l'Olympia d'Édouard Manet ou l'Amour et Psyché de Jacques-Louis David.

source: wikipédia

 

 

 

8414208_1_l.jpg

544804m.jpg

cimg41502.jpg

have_a_havana.jpg

mel ramos 2005

body cigar

 

 

308028_315449798553782_1474916222_n.jpg

 

06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

10/02/2013

Un demi-cigare fumé par Winston Churchill vendu 19 000€ !

Un demi-cigare fumé par Winston Churchill est affiché dans le cadre de la vente 'Bonhams Gentleman's Library' du 17 Janvier 2011 à Londres. Le cigare a été fumé par le premier ministre de Grande-Bretagne au cours d'une séance de peinture avec l'artiste portraitiste Frank Salisbury en 1944

Photo par Peter MacDiarmid / Getty Images

20110117_artnotes.jpg

 

picture.aspx.jpg

 

06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Divers/ insolite, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/02/2013

Les cigares "Diplomate"

Entre 1945 et 1949, les cigares "Diplomate" était le luxe à la française vendu 2 frs ( tiens j'ai déjà entendu cette expression, le luxe à... ), la tripe brésilienne était habillé d'une cape du Cameroon ou de Sumatra, fabriqués dans les usines de Morlaix.

cigare diplomate

 

 

 

 

Lancette pour cigare "Diplomate"

06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

19/01/2013

Diamante's cigar lounge à Brooklyn

David Diamante est une figure locale de Brooklyn, et il est l'heureux propriétaire d'un cigar lounge, oui mai pour combien de temps encore ?
 
Les habitants ont commencé une pétition contre le propriétaire David Diamante, afin qu'il installe un meilleur système de ventilation pour aider à conjurer l'odeur de polarisation qui émane des bouches d'aération de son bar. Ils veulent aussi interdire de fumer dans les bars et restaurants de la ville ( et beaucoup d'autres endroits! ), car c'est endroit ne servent pas de nourriture ou d'alcool, seulement la promesse piquante de choper un cancer du poumon. Diamante a déjà installé deux machines pour la fumée pour filtrer l'air dans le salon, mais cela n'a pas empêché les voisins de porter plainte à propos de bar à cigare.
 
La chasse aux sorcières continue, nous entrons dans une ère de l'ultra-intolérance. Les gens pensent qu'ils ont le droit de ne pas sentir un soupçon de fumée dans tous les endroits de la ville. Bientôt fumer dans son jardin sera considérer comme un délit, votre voisin sera en mesure de déposer une plainte pour la gène occasionnée par vos éfluves de cigare. 
 
 

Cigar Bar Signage

06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/01/2013

Michelin with cigar !

Extrait de l'histoire du bonhomme Michelin que vous pouvez retrouver sur ( vouloirtoujourstoutsavoir )

...C’est le début d’une longue et fructueuse collaboration avec le dessinateur O’Galop. Une première publicité est publiée dans la presse en 1899. Soutenu par une série d’affiches de 1901 à 1913, Bibendum ne tarde pas à devenir populaire et à être adopté comme emblème publicitaire des pneumatiques de la marque.
Représenté en pied, avec lorgnons et cigare à la bouche, il est décliné sous d’innombrables représentations. Même la caricature politicienne, s’en empare vers 1906. Juché sur des véhicules publicitaires, il est présent sur les circuits automobiles et cyclistes (Tour de France) et parade au défilé du carnaval de Nice et de celui de Paris. En 1908, un bureau du tourisme est créé et Bibendum devient omniprésent dans la presse et les divers ouvrages éditées par la maison clermontoise (Guides, cartes routières, itinéraires, prospectus, cartes postales…). Sa notoriété ne tarde pas à franchir les frontières. À partir de 1927, son effigie est partout : chez les garagistes, dans les voitures, dans les maisons et sous forme de chocolat pour les enfants. En 1930, l’entreprise met un frein à cette prolifération de l’image qui la dépasse. Elle ne garde que les cartes routières et les guides de voyages. Bibendum arrête de fumer son cigare.

06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/01/2013

Le HAVANA SMOKE de "Dodo la Saumure"

L'ouverture du restaurant 100% fumeur à Tournai ( Belgique) qui avait ouvert ses portes en Mars 2011 face à la caserne de pompiers, eh bien c'est déjà terminé ! Ce commerce avait fait grand bruit à l'époque lors de son ouverture, par son côté provocateur. Ce restaurant a tenu moins de six mois et bien vite remplacé par une énième maison close plus rentable pour l'homme d'affaires français.Le "Low Cost" qui était étrangement toujours tenu par Dominique Alderweireld, la suite de l'histoire vous la connaissez toute...


Depuis Dominique Alderweireld alias "Dodo la saumure" s'explique aujourd'hui devant la justice belge et dort en prison en Flandre, ainsi que sa femme et 2 autres complices pour une affaire de proxénétisme.

article de presse: Le monde

article de presse: NordEclair

 Avant

51b737bde4b0de6db975e877.jpg

Dominique Alderweireld le jour de l'ouverture du "Smoke Havana"

Après !

La vitrine est sans équivoque... (Photo: Bernard Libert)

Dominique Alderweireld, à Tournai, le 4 novembre 2010.

06:02 Écrit par Edmond Dantes dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/12/2012

Histoire de fumeur

Au moment où Patrick Gerthofer, dans son officine du bon cigare de Gustavia, songe à sa décoration de Noël pour l’année 2005, il ne se doute pas encore qu’il va découvrir les origines, insoupçonnées autant qu’empreintes de poésie, de sa disposition au plaisir qui se disperse en fumeroles bleutées, parfumées d’histoires et d’Histoire.

Originaire du Sud-Ouest, et sachant que la Dordogne est la première région de France pour la culture de tabac, il demande à sa mère si elle connaît une personne qui pourrait fabriquer des manoques de feuilles de tabac pour sa vitrine de Noël. On imagine sa surprise quand elle lui répond qu’elle-même possède ce savoir-faire. Dans la foulée, il apprend que ses grands-parents maternels, Gaston et Eva Barrière, avait jadis une propriété où, sur près de deux hectares, ils cultivaient du tabac. Une fois éveillée, sa curiosité naturelle le pousse d’examiner de plus près cette note en bas de page de l’Histoire, qui lie le tabac à sa terre natale. Et quelle n’est pas sa surprise de découvrir que tout ici concordait jadis déjà avec les pratiques et la culture qu’il a apprises à aimer lors de ses voyages à Cuba.
Il y retrouve tout l’amour qui entre dans la culture de cette plante, curative et magique à ses origines, pure source de plaisir pour les modernes. Il découvre qu’en  Dordogne française comme en Vuelta Abajo cubaine, les étapes de son devenir sont rigoureusement les mêmes, de la germination et du repiquage manuel jusqu’à l’effeuillage et au triage final, en passant par les soins de la plante croissante, la récolte tige par tige et le passage au séchoir chauffé au feu de bois.
Pour Patrick Gerthofer, le constat s’impose : sa vie, qui à travers le Havane, a été consacrée au meilleur de cette plante, qui apporte une dimension de plaisir sans pareil aux épicuriens, cette vie possède quelque chose qui relève du destin. Bien entendu, cela le fait sourire d’aise.
En apprenant cette histoire de famille, qui ne pourrait être qu’une anecdote, nous nous sommes demandés comment s’est fait ce cheminement singulier de la «cohiba» entre les Amériques et la France.
Au seizième siècle, quand les premières plantes de tabac parviennent en Europe, c’est une simple curiosité botanique qui ne sera reconnue comme herbe médicinale que sous l’impulsion du médecin personnel de Philippe II d’Espagne et de Jean Nicot, qui l’envoie à Catherine de Médicis afin de traiter les terribles migraines de son fils François II. A l’époque, seuls la noblesse espagnole, les marins, les explorateurs et les grands voyageurs connaissaient la pipe et, plus rarement, le cigare, appelé «tabacco» par les amérindiens qui l’inventèrent.
Avant la France, ce sont l’Espagne, le Portugal et la Hollande qui seront les premiers fascinés par ce trésor exotique. Les récits de sa découverte par les européens varient, certains voyant un certain Francisco Hernandez Gonçalo comme son introducteur, d’autres créditant Hernan Cortès dès 1518. Au Portugal, ce serait Hernandez de Tolède qui l’aurait rapporté en provenance de Tabasco dans le Yucatan en 1520, établissant la première plantation européenne sur les hauteurs de Lisbonne. Enfin, environ à la même époque, le Hollandais Damien de Goes, ayant découvert la plante en Floride, en aurait fait don au roi Sébastien de Portugal.


Pour la France, il semble que ce soit le moine cordelier André Thevet qui l’ait rapporté du Brésil dès 1556, la mentionnant dans sa «Cosmographie universelle» comme … plante décorative. Quatre ans plus tard, Jean Nicot, après un séjour au Portugal, l’aurait rapporté en France pour l’offrir au Cardinal de Lorraine pour ses jardins de Marmoustier. Nicot ne tarde pas à conditionner le tabac sous forme de poudre à priser, mais celui-ci est réservé aux apothicaires. Ce n’est que sous Louis XIII qu’en France l’on se met à le fumer dans la pipe par plaisir.
Comme toujours dans les cas de succès d’un produit nouveau, l’état ne manque pas d’y trouver son intérêt. En 1629, le Cardinal de Richelieu instaure un droit de douane sur les tabacs importés. Rapidement, sept ans plus tard, les premières plantations voient le jour en France, à Clairac dans le Lot-et-Garonne, suivis par d’autres vallées de la même région, la Lorraine et la Normandie. Quarante ans plus tard, Colbert fait de la tabaculture un monopole d’état.
Coup de tabac, peut-être l’expression vient-elle de là, en 1719, avec la prohibition de la culture dans toute la France, à l’exception de la Franche-Comté, la Flandre et l’Alsace. Les premiers cigares français sont fabriqués à Morlaix en Bretagne en 1740 ... avec du tabac importé. Puis nouveau revirement avec la Révolution, avant le rétablissement du Monopole par Napoléon.

Fichier:Morlaix (29) Manufacture des tabacs 01.jpg

manufacture de Morlaix, source internet: wikipédia


Aujourd’hui, en France, il reste 5200 exploitations tabacoles cultivant 8800 hectares de tabac. Le producteur moyen travaille une surface de un à deux hectares avec, certes, quelques différences selon les régions et les variétés.
C’est la Dordogne qui arrive en tête de cette activité qui demande un travail de longue haleine. Tout commence sous la serre à la mi-mars. La germination s'effectue en pleine terre ou sur semis flottants. Pendant ce temps, il faut travailler la terre, la façonner afin qu'elle soit prête pour le repiquage manuel. A la mi-mai, le jeune plant va être transplanté en champ.
Jusqu'à la mi-août il faut surveiller chaque plant, couper chaque fleur. Les premières décolorations signalent l'imminence de la récolte qui se fait tige par tige. Des mois durant tout va désormais se jouer avec le séchage, que ce soit de façon traditionnelle (feu de bois) ou moderne (gaz). Lorsque la feuille est "à point", vient l'effeuillage, de longs mois où, dans la poussière et le froid, il faut séparer les feuilles de la tige selon leurs catégories. Cette sélection réalisée, sous l'œil du néon l’on trie feuille à feuille la "qualité" et enfin, début janvier, l’on envoie les ballots sur les tapis roulants de France Tabac à Sarlat.
Certainement, la grande époque de la culture du tabac en France est révolue, mais l’esprit de cette entreprise de civilisation, perçant cette fois du sud au nord, vit toujours dans les coeurs de ceux qui savent apprécier les plaisirs éphémères ... et magiques.
Patrick Gerthofer est de ceux-là, et si sa passion n’a d’égale que sa discrétion, passez le voir dans sa boutique. Avec vos cigares, vous emporterez un peu de cet esprit-là ... et leur parfum en sera transformé.


Source : Tropical Magazine n°16, saison 2006-2007, page
Photos : Patrick Gerthofer - Archives et collection privée
Texte : Vladimir Klein

source internet: hello- St Barts

06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/12/2012

Children and Cigars

Ceci est un article d’information, je ne fais pas l’apologie du tabac au travers ces photos, je sais que certain les trouveront scandaleuses et je suis tout à fait d’accord avec eux, mais c’est une réalité historique, une autre époque, je vous suggère donc de prendre un peu de recule sur ces clichés

Ce dossier prouve que les enfants ont été impliqués dans toutes les facettes de l'industrie du cigare jusqu'à la Première Guerre mondiale. Ils ont aidé à planter et à récolter. Ils ont travaillé dans les entrepôts à rouler les cigares, fabriquer les boîtes à cigares, livrer les cigares. Ils ont aussi vendu  des cigares dans les rues. Et n'oublions pas... que beaucoup les ont fumés, rien de choquant pour ses enfants qui vivaient, se comportaient comme des adultes dans cette Amérique du 19e siècle, le cigare était un objet usuel du quotidien, rien d'étonnant dans ce cas de lire dans les journaux des articles assez éffrayants ! Eh oui le monde change et heureusement ma foi...

Source photo

 

1941, Sonia trois ans fume 5 cigares par jour.

2 et demi, fumait le cigare avant de savoir parler.

1957, Deux, fils d'un pompier de Chicago, aime se détendre avec un cigare et verre de bière, maman dit qu'il a commencé à fumer à neuf mois.

 

06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Divers/ insolite, Histoire | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

13/12/2012

Le droit au plaisir

Declaration-of-Independence.jpg

 

'La Déclaration d'Indépendance des États-Unis garantit que tous les hommes et les femmes ont la liberté et le droit à la poursuite du bonheur…'

Malheureusement, les amateurs de cigares ont lentement perdu ces droits et dérangent maintenant ! Au cours des vingt dernières années, les mouvements anti-tabac ont élargi leurs champs d’actions et d'applications vers l'abolition de toutes formes de tabac, y compris les cigares

Ce sont les principes sur lesquels l'Amérique a été fondée. Malheureusement pour les amateurs de cigares, le plaisir séculaire de jouir d'un cigare est compromis. Sur une base quotidienne, la liberté de savourer un cigare est violé par un excès de zèle de ces mouvements anti-tabac. Leurs tactiques sont variées; que ce soit en soutenant des taxes onéreuses ou la pression exercée auprès du gouvernement pour une interdiction de fumer toujours plus répressive.

Le mouvement anti-tabac ne reculera devant rien de moins que l'interdiction complète du tabac

08:35 Écrit par Edmond Dantes dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

08/12/2012

Village Cigars à New York

Bien que ce quartier est changé, la boutique ‘Village Cigars’ est une présence inaltérable et un lieu très singulier à New York, situé à la pointe acérée, où Christopher Street se heurte à la Septième Avenue près d'un siècle plus tard. Habillé de panneaux rouges métalliques ou la peinture à certains endroits s’écaillent. Ce bâtiment excentrique ne semble n'avoir jamais changé depuis toutes ces décennies. Tout afionados New-Yorkais se doit de connaitre cette adresse, si vous passez par là, faites comme de nombreux curieux. Prenez-vous en photo le cigare aux lèvres « J’y étais, voici la preuve ! »
Mais plus intéressant que le bâtiment, c’est la mystérieuse mosaïque triangulaire noyée dans la chaussée juste en face de l'entrée du magasin de cigare. C'est tout ce qui reste d'un combat mémorable entre ‘David et Goliath' l’histoire d’un homme qui combattut l'hôtel de ville au début du siècle dernier, ce triangle est la preuve aujourd’hui encore de cette victoire.
Au tournant du 20e siècle, la septième Avenue se termine 11e rue à Greenwich Village, ce qui fut initialement prévu dans le plan d’urbanisme de 1811 par les commissaires. Cette fameuse grille des rues et des avenues a été conçu par un comité de trois personnes dans un document étonnant de pré-planification urbaine, des décennies avant que la ville ne s’étende aussi loin vers le nord.

Exactement un siècle plus tard, en 1911, des groupes civiques poussés par la ferveur du développement de la ville à s’étendre toujours plus au nord, afin de mieux relier la septième Avenue au centre-ville et ainsi augmenter l'accès commercial à Greenwich Village. L'extension permettait également la construction d’un métro le long de la 7e avenue Sud.
La ville a saisi bien des propriétés sur cet axe, de nombreuses expropriations de bâtiment qui furent démoli, y compris les bâtiments tels que l'historique 1840 Greek revivals Bedford Street Methodist Church. Et les appartements Voorhis. Et c'est là que le combat a commencé.
Là où se trouve la boutique ‘Village Cigars', un immeuble se dressait ‘Les Voorhis' était une habitation de cinq étages face à Christopher Street appartenant à David Hess. Hess a combattu la ville pour tenter de sauver son bâtiment, mais il a perdu. Tout ce qui restait de sa propriété en 1914 était un petit triangle de terre d'environ 500 pouces carrés.La ville, dans un acte de ce que Hess doit avoir considéré comme une insulte suprême, voulu faire don du peu de terrain à la ville de New York pour devenir une partie du trottoir public. Hess refusa. La ville avait pris son bâtiment, mais il n’aurait pas son petit triangle.

David Hess est allé au tribunal contre la ville de New York et il a gagné. Lorsque le magasin ‘Village Cigars' se monta quelques années plus tard, Hess a commandé une petite mosaïque qui symbolise son combat  à cet endroit précis . Toutes les personnes qui passent sur cet angle se doivent de savoir que David Hess a combattu et gagné contre la ville.



Vous pouvez apercevoir le triangle de mosaïque juste devant l'entrée.

06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/11/2012

Bonne anniversaire Victoria Jordan 100 ans

Mme Victoria Jordan vient de célèbrer son 100e anniversaire le 3 septembre 2012. Victoria est née à Farrell, Pennsylvanie en 1912. Elle était mariée à Joseph Jordan, qui est décédé en 1973. Ils vivaient à Warren pendant 40 ans, où ils ont eu 4 enfants, Joanie, Joseph Jr., Carol et David. Elle a  3 petits-enfants et 3 arrières petits-enfants.

Son petit plaisir: fumer de temps en temps un bon cigare...100 ans tout de même ! Bravo Victoria.