03/02/2016

H.Upmann "Reserva Cosecha 2010"

Présenté durant le Festival del Habanos de février 2014, ce « H.Upmann n°2, Reserva Cosecha 2010 » a pris tout son temps pour atteindre nos civettes en ce début d’année 2016, cette production limitée à 100000 pièces, conditionnées en 5000 boîtes, reste une édition qui risque fort d’être épuisée très rapidement. Pour ma part, la chance m’a souri la semaine passée, puisque « Davidoff Geneva » le proposait à la pièce, seuls 20 cigares à la vente sur les 4 boîtes reçues pour le moment, chose très rare pour un « cosecha », le plus souvent vendu à la boîte, ce qui me permet aujourd’hui d’en faire la dégustation ! Encore merci pour l’initiative de cette civette. Pour info, ce «pyramid » reprend exactement le format actuel du n°2, inchangé depuis plus de 55 ans. (156 x 52 )

Le « Reserva » par définition est un Habanos dont les feuilles de tripe, de sous-cape et de cape ont été vieillies pendant au moins trois ans avant l’élaboration définitive du cigare. Pour les différencier des autres, chaque cigare porte une seconde bague, noir et argent pour les « Reserva » et noir et or pour les « Gran Reserva ». Ce puro, comme annoncé par « Habano » provient de la récolte de 2010, bref calcule, ce qui nous fait 3 ans + 1 année de repos à Cuba avant leur mise sur le marché pour 2014, par contre cette fois-ci, nous avons le droit à une année supplémentaire de vieillissement en boîte ou peut-être pas ! Est-ce un retard dans la production ou dans l’acheminement ? Je trouve que ça fausse un peu les caractéristiques gustatives de ce cigare, dit « Reserva » pour les amateurs que nous sommes. Et pour 2015, c’est au tour du « wide churchill de Romeo & Julieta Gran Reserva Cosecha 2009» de subir les mêmes aléas, sortie prévue courant 2016 ou 2017 ! Et vous, qu’en pensez-vous ?

Revenons à notre n°2, je ne sais pas pour vous, mais une bague « Reserva » donne toujours un pouvoir étrange au cigare, faite pour vous intimider dans votre jugement, celle-ci résonne comme un insigne étatique et irréfutable, d’une administration kafkaïenne préposée au « triomphe du bon goût ». D’entrée, tous vos préjugés favorables rentrent en conflit avec votre désir d’impartialité, votre analyse objective en oubliant le désir de plaire à tout le monde.

Joliment cintré d’une cape soyeuse de couleur caramel  ‘colorado’, ce « pyramid » annonce la couleur dès les premiers instants, un cigare d’à peine 12 grs sur la balance, bien plus léger que son homologue le « Pyramid Roméo & Julieta Anejado 2014 » affichant un poids de 15 grs, 12 grs c’est vraiment peu pour un cigare ! Ce n’est pas juste une question de quantité de tabac, mais juste un confort de poids idéal, lorsque que je le soupèse en main. Olfactivement, je trouve son bouquet assez discret, ça flirte bon le boisé épicé, le bois précieux et le chocolat laiteux (kinder). Mais, au mouillage, rien de très significatif au goût, plutôt neutre en bouche.

L’allumage se fait avec aisance (tirage bien ventilé), illustré par une attaque gustative d’une douceur agréable et onctueuse, dès la seconde bouffée.

Dans un premier temps, je ne dirai pas que cet « Upmann » me transporte sur le chemin de l’allégresse ou de la béatitude, certes ce cigare commence juste à poser ses fondations. L’ensemble expose un fumage gracieux, à la rondeur tout à fait agréable. Petit bémol, je trouve sa persistance un peu courte, celle-ci orné de quelques notes suaves et sucrées, sur un fond boisé épicé et de fruits secs. Il lui manque ce petit truc dans la profondeur de ses arômes, un peu trop lissé dans sa forme.

Le 2e temps évolue vers une longueur plus chevronnée dans un sens, toujours dans une certaine légèreté et d’une constance plaisante. Ce n°2 offre un cigare harmonieux à la consistance affable en bouche, rien d’outrageant dans la partition. Les notes endémiques se consolident dans leur évolution dans un léger épicé chocolaté qui ne bouscule en rien cette dégustation, moyennement puissante dans ses arrangements. Un cigare velouté, subtil et accessible aux amateurs de cigare « médium », et non rassasiant !

Le dernier tango, temps ! Propose une volupté plus prononcée, une sorte d’efflorescence éphémère de virilité, un regain de consistance vulgaire et grave, suivit d’un final que je présageais profane, eh bien non, pas du tout, chose étrange et rare, ce n°2 retourne à sa forme tempérée du meilleur refrain, et cela jusqu’à l’épuisement. Pour être critique, ce « Reserva » me laisse tout de même sur ma faim, il lui manque cette élégance des grands, qui ont cette faculté à vous faire voyager. Ma foi, cet « Upmann » reste un bon cigare que je conseille vivement à ceux qui pourront le déguster. C’est juste mon ressenti, ça n’engage que moi. Ma note de cœur 16/20.

  • Origine: tripe: Cuba, sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: pyramid
  • Taille: 156mm x 20mm
  • Bague: 52
  • Poids: 12gr
  • Année: 2010
  • Prix Suisse: 41chf  

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 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20 

14:23 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, H.Upmann | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

14/09/2015

H.Upmann "magnum 56" EL 2015

Vous connaissiez peut-être le mythique Magnum 50 honoré en 2005 lors de sa première sortie en  ‘Edicion Limitada’, un module d’exceptionnel devenu de nos jours introuvables ou aux mains de quelques collectionneurs ! Normal me dires-vous pour une édition limitée. Cette année H.Upmann renouvelle cette exploit avec le lancement du Magnum 56 ‘Edicion Limitada 2015’, 10 ans après son grand frère, en effet 1cm les sépare, bien que son diamètre ait aussi pris un tour de taille supplémentaire avec un ‘56’ de cepo contre 50. En effet Cuba suit cet engouement pour les formats XL, des modules à l’aspect plus gourmand qui ferait passer nos chers ‘robusto’ pour de maigrelets coronas ! Souvenez-vous dans les années 90, ces mêmes ‘robusto’ étaient boudés par quelques amateurs les trouvant souvent excessif et trop court car trop coutumier des formats corona et doubles corona de grand papa, eh oui les temps changent ! H.Upmann encore une fois créé l’évènement avec cette nouveauté 2015, soyez donc attentif car je crains malheureusement que son succès risque de vite épuiser les stocks d’ici à la fin de l’année.

« Pour petit rappel pour différencier les (Edicion Limitada) des autres cigares, les feuilles de tripe, de sous-cape et de cape sont vieillies au minimum de 2 années supplémentaires, de plus la feuille de cape toujours plus foncé provient des étages foliaires supérieurs de la plante d’où sa couleur maduro. En général les tabacs qui interviennent dans l’élaboration d’une ‘Edicion Limitada’ proviennent d’une production plus rigoureuse en matière de sélection des zones classées (A.O.P) dans la région de Pinard del Rio »

Après cet avant-propos, voici en quelques lignes sa brève histoire qui je l’espère vous donnera l’envie de le découvrir prochainement. En effet, chaque nouveau cigare éveille en moi cette forme d’appétence qui illumine l’œil de tout amateur dès la révélation du module tant convoité, rien qu’au premier coup d’œil, on sait déjà ou pas ! Ce Magnum 56, finement capé de sa feuille maduro, ferme et lourd délivre une musique onirique des plus évocatrices. Flagrances de cuir et de chocolat sont d’emblées évidentes et facilement perceptibles dans son agrément, suivies de près par des saveurs plus légères comme le boisé. A ‘crudo’, la suavité et le moelleux dominent sur un fond de poivre blanc tonifiant. La cape présente une saveur toutefois assez rare sur les lèvres, celle d’un goût marin, une salinité très surprenante et rare comme celle d’une exsudation. Après cet examen préalable, tous mes sens sont sous en alerte, captivés par tant de volupté et de résistance olfactive.

Une fois embraser, c’est un sentiment de confort, de crémosité et d’élégance qui distinguent ce premier temps. De suite la longueur s’installe avec bienveillance sur des arômes de cacahuète grillée, du genre ‘chouchou’ des plages du sud de la France, du moins quelque chose qui s’en rapproche, une odeur très plaisante qui encense délicieusement ma bulle de confort. D’une consistance honorable, la rondeur exalte avec clairvoyance ses notes obscures de cuir, d’écorce de pain grillé et de saveurs carnées et fumées, une perception animale profonde et grasse qui sans être trop puissante pour autant enivre les sens. Cette amplitude gustative plus localisée sur le fond du palais que j’aime à nommer ‘le chœur’ clin d’œil contigu à celui des plans d’une église, s’articule autour d’un assaisonnement épicé qui me fait penser à celui du piment d’Espelette ou simple poivre blanc. Ouaou.., ce premier chapitre ne fait pas dans la demi-mesure, il vous contamine dès les premières essences comme un poison providentiel et délicieux.

Dans un 2e temps, ce noble ‘56’ continue d’édifier ses fondements basé surtout  sur son onctuosité et son élégance, plus distingué et fondu maintenant, il se discerne en évoluant sur des notes suaves de praline, de beurre fondu, de viande grillée et de poivre. Des saveurs pondérées plutôt rassasiantes et confortables en bouche d’un juste équilibre ou consistance réservée ne vous met pas le feu aux papilles. Cette seconde partie continue d’anoblir la représentation que je me faisais de ce cigare, une déférence harmonieuse évolutive qui cible parfaitement mes attentes d’une (Edicion Limitada).

Inchangé sur sa forme olfactive, ce 3e temps évolue de manière obséquieuse avec tout de même quelques sursauts d’humeur plus roborative dans ces retranchements. Plus corpulent aussi, il devient rapidement cuisant sur les lèvres, plus puissant sur le final, dévoilant des relents d’âcretés et de saveurs carbonées difficiles à contenir. Bref, on lui pardonnera facilement ces petits caprices aux dépens de sa jeunesse. Un cigare pour ma part prêt à déguster qui n’en sera que meilleur dans les années futures. Ma notre de cœur 17/20, un joli cru à surveiller bien évidemment !

  • Origine: tripe: Cubaine, sous-cape: Cubaine, cape: Cubaine
  • Format: double robusto
  • Taille: 150mm x 22mm
  • Bague: 56
  • Poids: 21.4gr
  • Année: 2015
  • Prix France: 19,5€   

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

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11:34 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, H.Upmann | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

03/11/2014

Magnum 50 Edicion Limitada 2005 "H.Upmann"

Voici une édition limitée de 2005 qui ne vous laissera pas insensible et ravivera j'en suis certains quelques bons souvenirs. Fort d'un succès mémorable à son époque, ce cigare  est devenu aujourd’hui en quelque  sorte le ‘Saint Graal du cigare cubain’. Un cigare possédant à lui seul toutes les qualités organoleptiques d’un bon "Havane", le mètre- étalon, l’ADN du puro Cubain ! Celui d'une saveur oublié par bon nombre d'entre nous. Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans…( désolés ! ) Je vous présente le mythique "Upmann Magnum 50 edicion Limitada 2005". Un cigare offert par un généreux donateur et ami, Olivier Nehr président du club cigare du Chablais de Haute-Savoie. Un véritable défit de déguster ce cigare, mais qu'en est-il après 9 ans ?  Peur d'être déçu, sûrement ! C’est toujours compliqué de fumer un cigare passé à la postérité, beaucoup m’en ont parlé en bien sans pour autant l’avoir dégusté !  Une dégustation qui m'oblige à être doublement concentré et prudent, et en phase avec tous mes sens, je n'aurai pas de seconde chance pour la renouveler. Exactement comme la bonne bouteille que l'on garde précieusement dans le fond du cellier acheté 20 plus tôt ! Pour fêter un événement incertain qui ne viendra plus, en effet plus les années passent plus ce moment tant attendu perdra de sa légitimité, faut-il vraiment l'ouvrir en prenant le risque que ce précieux breuvage soit bouchonné ou soufré !   

Pour ce Magnum 50, je le fumerai avec l'espoir qu'il m'apporte une entière satisfaction. Je pourrai en effet le garder plus longtemps sans jamais oser-le fumer, mais fort heureusement mon avidité me contraint de suite à le déguster ! 

Coiffé d'une cape finement ajustée de couleur Colorado/ maduro, une singularité propre  à toutes les éditions limitées cubaine. ( la feuille de cape est âgé de 2 ans, celle-ci provenant des feuilles du haut du plan d’où cette couleur sombre, contre 6 mois de vieillissement pour la plupart des Havanes ). Au nez, celui-ci exhale une odeur de boisé, mélange de cèdre et de chocolat au lait, avec un soupçon aigrelet de yaourt . Un ensemble bien plus odorant que celui de 2012, un exemplaire déjà dégusté avec lequel je peux faire cette comparaison, confirmé par un petit test à l’aveugle, coup sur coup mon nez réussit à le différencier, personnellement je trouve cette édition de 2005 plus intense, fomenté par une perception de fumet ou de salaison très agréable qui le caractérise. Au mouillage de la tête pour faciliter la coupe (petite astuce pour ne pas abimer la tête), la cape procure sur les lèvres une saveur relativement neutre, aucun piquant, aucune amertume qui pourrait prédire son dessein.

Passé les préliminaires, voici le temps de l’allumage…

Les premières bouffées se veulent de suite pleinement rassasiantes, onctueuses et d’une rusticité élégante à la fois. Une belle entrée en matière faite de notes de cèdre, de fruits secs et de chocolat blanc. Ce début est très prometteur, d’une consistance honorable et d’un rancio excellent, ce cigare entonne fièrement la ‘Bayamesa’ ! Après 20 bonnes minutes de fumage, la rondeur s'installe progressivement sur un fondu d'arômes de chocolat au lait, d'épices, de réglisse et de terre. Un ensemble d’une belle suavité qui ravit les papilles. Cette première partie offre de suite une intensité et une complexité aromatique très juste, sans dissonances. Celle-ci suivit d’une cendre grise acier qui conserve fermement  son empreinte dans une combustion régulière et sans incident.  

Dans un 2ème temps, la signature olfactive reste la même, onctueuse et dotée d'une longueur bénit des dieux ! Cette fois-ci la rondeur nous emmène sur des notes plus bucoliques, petit-déjeuner sur l'herbe, pain brioché et café crémeux chantonne un refrain des plus gourmands. Tout doucement, les saveurs se torréfient harmonieusement avec retenue et maîtrise. Un 2ème opus qui s’apprécie par la rectitude de son évolution, plutôt modéré en puissance sur cette partie mais pas dépourvu d’intensité aromatique, celle-ci lui insuffle un vent captivant et roboratif de bonnes corpulences.  

Vers la fin du 3e temps, après environ 1heure de fumage les saveurs plus intenses galvanisent et enivrent les papilles sur des saveurs de biscotte, de pain grillé et de café noir. Des accords fortifiants contrebalancés par une étonnante rondeur qui fustige avec brio ce final carboné. Malgré les années, ce cigare à su garder un tempérament volontaire et persistant tout au long de son fumage sans jamais déroger à la médiocrité. Cette édition appréciée en 2005 ne peut être et avoir été, mais aujourd'hui je peux objectivement la classer au rang de cigare de choix. Comptez comme moi sur la générosité d'un ami et un peu de chance pour vous l’offrir ! Ma note de cœur 18/20

Dégustation du Magnum 50 - mise en boîte en NOV 2012

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: double robusto
  • Taille: 160mm x 19.8mm
  • Bague: 50
  • Poids:  10,8 gr
  • Année: 2005
  • Prix: cigare introuvable ! 

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

16:40 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, H.Upmann | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

30/06/2014

H.Upmann Connossieur A "Genios"

Un grand robusto à la cape clair, grasse et luisante qui peine à me convaincre sans toutefois y parvenir ! Cela reste un avis personnel, un jugement critique sur un cigare dont seul le nom ‘H. Upmann’ obligerait à tirer sa révérence avant sa mise en bouche, dans un cérémonial obséquieux et condescendant. Mais pour l’amateur que je suis, très attaché à cette marque, j’éviterai cette pantomime et je déplore que le nom de ‘Connossieur' y soit associé ! Pourquoi ‘Connossieur A’ ? Faudrait-il s’attendre prochainement à une version B, C, D…Ce nom, synonyme de bon goût grâce au ‘Connossieur 1’ depuis plus d’une demi-roue impose un atout marketing imparable, une obédience formatée pour amateurs non éclairés ! Mais qui oserait prendre le courant à contre- sens ? C’est un Cubain tout de même, oui mais alors ! C’est un Upmann, oui mais alors ! Ci-dessous, voici mon point de vue lapidaire d’une dégustation fumante !

Pour son parfum rien à dire, dès son entrée en scène le costume reflet des couleurs finement boisées, de beurre et d’écorce de pain qu’offrirait un petit déjeuner champêtre sous le grand chêne au fond du jardin, attablé autour du salon d’été en fer blanc ! Un tableau de bon augure qui fleure bon la Havane ( ça commence plutôt pas mal…)

Mais la suite, n’est que déconfiture ! La perception du premier quart manque cruellement d’onctuosité, de volupté et de consistance. Comme la vilaine sensation de m’avoir versé une cuillère de terre dans mon café matinal et de m’avoir beurré les biscottes avec de la margarine. La persistance diaphane des notes de fruits secs lui procure tout de même une longueur en bouche relativement acceptable, mais décontenancé par une forme d’amertume, un arrière-goût gênant en toile de fond. La rondeur et l’aromaticité quasi inexistante brillent par leur absence, résume très bien cette première partie timorée assez pauvre en goût ! Laissant présager un fumage pernicieux.

Segunda parte ! La sensation de fumer je ne sais vraiment plus trop quoi . Un truc à s’y méprendre avec un cigare, très loin d’un Upmann. L’amertume gagne sur tous les fronts et constitue l’essentiel de ce second opus, une de ses principales constances, toujours appuyée par cet arrière-goût détecté dans les 15 premières minutes de fumage, mais maintenant plus définissable comme l’ammoniac ! Cet arôme puissant et alcoolisant qui couvre vos dégustations telle une nappe de pétrole sur l’océan. Bien entendu c’est une image, un peu forte et dévalorisante mais qui illustre bien cette perception assommante très particulière ! Ce requiem funeste, manque de corps, de consistance et d’un manque crucial d’arômes, d’un manque de tout dans l’ensemble. Toutes ses vicissitudes déconcertent pour un cigare confectionné à partir des meilleurs tabacs du monde. Je peux comprendre que concevoir un mélange est un exercice très compliqué, assuré sa stabilité gustative 6 mois, 1 an après n’est jamais assuré à 100%. Une fois mis sur le marché le cigare évolue, des changements biochimiques s’effectuent dès sa naissance souvent pour le meilleur, mais parfois à charge par des éléments inhérents à sa production, le résultat par exemple d’une conservation maladroite durant son long voyage jusqu’à nos civettes. Dans l’alimentaire, on parle souvent de ne pas rompre la chaine du froid, idem pour le cigare avec la chaine de l’humidité constante entre 70/75% pas toujours respecté ! Pour le final, no comment ! Inutile d’enfoncer le clou plus profondément et j’éviterai de passer pour un hérétique, où ma seule sentence serait l’excommunication Havanophile.

Ma note de cœur 8/20, je vous laisserai l’apprécier à votre convenance, bien accompagné par exemple d’un rhum Vigia 18 ans pour en exorciser son haleine pesante. 

 

  • Origine: tripe : Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: Genios/ Grand robusto
  • Taille: 140 mm x 20.6 mm
  • Bague: 52
  • Année:  2013
  • Prix France: 12,5€

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20     

 

08:10 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, H.Upmann | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

12/05/2014

H.Upmann churchill "Monarch/ Monarcas"

Pratiquement disparu de nos civettes, le ‘Monarch’ à semble t-il connu ces lettres de noblesse jusqu’en 2009, date de sa suppression au catalogue Habano. Malheureusement, je ne connais pas leurs raisons ! Mais on peut toutefois imaginer que le ‘Monarch’ faisait doublon avec le Sir Winston car tout deux sont de formats identiques, un  ‘Churchill’. Peut-être la ‘success story’ du ‘Winston’ a précipité à long terme la disparition de l’autre, à cela s’ajoute le manque d’intérêt des amateurs de l’époque. Résultat une équation marketing sans appel : cigare révoqué ! C’est juste une hypothèse.

 Bref, aujourd’hui quelques antiques civettes renferment parfois quelques trésors, avec un peu de chance et d’attention, ainsi que l’information adéquate que je vous transmets. Vous éviterez de passer vulgairement à côté, sans une petite réflexion «  Mais c’est bien un ‘Monarch’ par toutatis ! » N’hésitez pas à ouvrir le tube pour vérifier de son état, car au minimum les derniers à circuler date déjà de 6 ans, celui-ci dégusté provient de chez ‘Tabac Rhein’ à Genève et parfaitement conservé tube fermé. Il est fort possible que certains vous le proposent hors tube, une précaution souvent prise par le débitant de tabac de peur qu’il se déshydrate dans son fourreau, donc attention ! Même avec un bon taux d’humidité, un cigare trainant sa cape parmi tant d’autres à de grande chance de voir ses arômes altérés. Préférez un ‘Monarch’ sauvegardé dans son tube de préférence, son confinement assurera une meilleure préservation de ses molécules odorantes. Visuellement, n’ayez aucunes craintes si la bague semble souillée, c’est tout simplement l’effet de l’exaltation de ses huiles au fil du temps, on dit que le cigare transpire !  Un processus de vieillissement tout à fait normal, la signature en principe d’un bon cigare !

( Contrairement aux idées reçues, un cigare en tube peut se conserver au-delà des 6 ans sans aucuns problèmes à une température constante comprise entre 18 et 20°, à condition biensùr que le tube soit bien hermétique et jamais ouvert depuis son conditionnement ).

Voici en quelques lignes cette rencontre olfactive avec ce joli papillon ! « le papillon ‘Monarque' pour le jeux de mots, petite précision pour les Béotiens de l’entomologie comme moi d’ailleurs » dès la sortie de ce corps momifié de son cylindre, son aspect osseux ainsi que son enveloppe livide Colorado/ claro interpellent par tant de fraicheur après un séjour prolongé de 9 ans, une petite info donnée par la petite bague marron qui fut changée à partir de 2006 pour celle que nous connaissons aujourd’hui ! Celui-ci, offre toujours un moelleux étonnant, mais la cape semble tout de même avoir subi le poids des années, cette première peau plus fragile risque surement de se décoller avec la chaleur du foyer, mais soyons indulgent avec cette jolie momie où senteurs confites de boisé, de mie de pain et de beurre rance chatouillent subtilement mon nez, provoquant pour la seconde fois un éternuement de plaisir, désolé… ! Au mouillage, la cape est légèrement iodée comme le souvenir salé sur la peau d’un bain de mer ensoleillé. Pfff…

Dès le premier temps, la perception est fugitive ! L’onctuosité bien présente dès le démarrage oscille entre rugosité et astringence, comme le vilain brouhaha instrumental d’une troupe de musiciens prenant place juste avant l’arrivée du chef d’orchestre. Une sensation de désordre organisé, un méli-mélo juste et faux qui doucement après 25 minutes de fumage trouve les bons accords. La rondeur s’installe, s’harmonise sur des notes de boisées, de poivre vert et de noisette. La cendre d'un gris profond et lourd dessine quand à elle, une approche plus aromatique, plus ample et équilibré à l’approche du second tiers.

En effet, sur ce 2e tempo la cacophonie fait place à plus d’harmonie. La rondeur, ainsi que les saveurs sont plus grasses et plus crémeuses. On ne change rien, les instruments sont les mêmes, mais tous cette fois, jouent à l’unisson ! Poivre, fruits secs et cacao s’accordent pour une entente cordiale, celle-ci s’accompagne d’une intensité en hausse, procurant plus de tenue en bouche, plus de corps dans l’ensemble. Rien ne vient le perturber, aucune amertume ou résidu irritant à déplorer.

Le 3e temps est analogue à la seconde partie avec une augmentation significative de son intensité, une perception asséchante classique et peu intéressante ! Les notes surfent sur des notes empyreumatiques et capiteuses, sombrant inexorablement vers le côté obscure de la force. Un final pour moi sans intérêt, inutile de trop s’y attarder, au risque de saturer mes papilles par une musicalité trop forte. Dans l’ensemble, ce monarch œuvre bien sur la majeure partie de ce fumage pour vous offrir un rancio excellent. Toutes ses années recluses dans son tube lui ont donné une certaine maturité sans perdre pour autant de sa vivacité, un cigare évolutif de belle richesse bénit je pense du ‘Dieux Havane'. Ma note de cœur 16/20, un très bon Churchill.  

  • Origine:tripe : Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: churchill/ julieta
  • Taille: 178 mm x 18.6 mm
  • Bague: 47
  • Année: 2006
  • Prix Suisse: 15€ ( Tabac Rhein Genève )

 

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20      

09:27 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, H.Upmann | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

29/12/2013

H.Upmann Edicion limitada 2012 "robusto"

Cette édition 2012 H.Upmann que je découvre avec vous ce soir fait partie des marques que j'affectionne beaucoup par son individualité et sa rigueur à offrir des cigares toujours très expressifs. Je pense au Sir Winston, Connoisseur n°1, Magnum 50 et même ce cher half Corona ( petit mais de bonne vigueur).
Celui-ci après un examen rapide, contraste par une surprenante olfaction. Un cigare très parfumé aux effluves boisés, chocolaté et torréfié embaume gracieusement tous mes sens. Une sensation plaisante, gourmande et accrocheuse dont il est difficile de se détourner. Un 20/20 pour ces préliminaires !
La suite dès sa mise en bouche, ce robusto annonce rapidement la couleur, la perception est onctueuse, suave et riche d'entrée. Les notes d'épices, de bois précieux, de noisette et surtout de brioché précipitent cette dégustation sur des valeurs trop saturées à mon goût, surtout pour une introduction. La rondeur parfaite, accompagnée d'une longueur en bouche excellente illustre agréablement les prémices de cette dégustation. Malgré tout, je reste perplexe sur ce démarrage en grande pompe, tout trop vite n'est pas de très bon présage.
Dans un 2e temps, les choses se détendent un peu, les saveurs s'arrondissent, mais malheureusement s'uniformisent aussi ! La puissance augmente de manière exponentielle ce qui provoque en moi une perception enivrante et déplaisante. La richesse endémique de torréfié occulte maintenant l’ensemble de ce fumage de manière outrancière, mais vite pardonné par une élégance dénuée de toute acerbité qui le rend toutefois attachant.
Peu évolutif et linéaire à partir de sa moitié, ce cigare se maintient avec une certaine assurance sans frivolité.
Pour couronner le tout, ce final empyreumatique toujours plus riche et puissant ne déroge en rien à ses orientations. Un jolie robusto qui demande qu'à s'ennoblir, ce cigare très séduisant possède déjà une ardente personnalité ! Cette édition 2012, a tous les ingrédients pour devenir un très grand cigare.
Il lui faudra sûrement quelques années encore pour que sa richesse laisse place à plus de subtilité pour un bouquet aromatique de plus grande envergure.
Ma note de coeur 14/20, ‘excellent les 30 premières minutes', un cigare à oublier encore deux ans je pense !

 

  • Origine:tripe: Cubaine, sous-cape: Cubaine, cape: Cubaine
  • Format: robusto
  • Taille: 124mm x 20mm
  • Bague: 50
  • Prix Suisse: 10€  Gestocigars Genève

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

14:49 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, H.Upmann | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

16/12/2013

H.Upmann "Connoisseur n°1"

Chaque amateur depuis plusieurs décennies à un jour, croisé ce cigare atypique qu'est le ‘connoisseur n°1’ . Sur internet, les dégustations dithyrambiques offrent une multitude de facettes à cet aristocrate Cubain, des sensations propres à chaqu'un désireux de suggérer leur plus fidèle allégorie olfactive à ce corona extra. Ce cigare trace sa route sans faillir depuis les années post-révolution, sûrement un des premiers cigares court et robuste de son époque bien avant l'avènement de ce format dans les années 80/90, le fameux "Robusto" que nous connaissons tous aujourd'hui.

À mon tour, j’apporterai ma modeste contribution à ce cigare pour une énième dégustation aux futurs amateurs qui passeront un jour sur ce blog.

Ce cigare reconnaissable à ce corps légèrement empâté, joliment gainé d’une cape Colorado/ maduro suscite au nez des arômes subtils et délicats de bois précieux, d'encaustique offrant une vision très onirique de ce cigare, d’ambiance victorienne et de vieux brandy se mêlant aux volutes bleutées d’un bon Havane. Une évocation douceâtre et romantique qui laisse présager une dégustation de bon augure. Dans un premier temps, dès les prémices de son érubescence notre 'Connoisseur' délivre d'emblée une belle intensité, celle d'un cigare roboratif, puissant et rassasiant. Associant les saveurs boisées et de poivre, très familière à cette noble marque. S’ensuit une rondeur agréable célébrait par un rancio excellent. Dans un 2ème temps, aucune évolution notable, nous retrouvons toujours cette force linéaire tranquille et réconfortante. Aucune dissonance ne vient troubler cette seconde partie plus corpulente et plus voluptueuse. Un second opus plus terreux, plus bestial aussi, propose une richesse aromatique associant le cuir, le crémeux, voire même de venaison. Rythme cette dégustation sans jamais franchir la limite de la médiocrité. Une puissance bien maîtrisée pour un cigare vigoureux et suave à la fois.

Le final ne déroge en rien à cette capacité de rester fort et à la fois plaisant, oubliant le temps d'un fumage tous ses cigares aux fins irrévérencieuses, au jus âcre et piquant !

Ma note de cœur 16/20Rigolant

  • Origine:tripe: Cubaine, sous-cape: Cubaine, cape: Cubaine
  • Format: corona extra
  • Taille: 127mm x 19mm
  • Code: FLM MAY 11
  • Bague: 48
  • Prix Suisse: 6,85€  Gestocigars

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

15:08 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, H.Upmann | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

17/06/2013

H.Upmann ( Sir Winston )

Parfois, vaut mieux la fermer ! quand c’est bon, c’est bon… inutile d’en faire des caisses ou autres discours dithyrambiques. « Le m’sieur te dit que c’est un pu...de bon cigare, donc tu te la fermes ! »

Que dire sur ce cigare qui n’a pas encore été dit ou fait ? Ce SW est sans aucun doute un des plus beaux joyaux de la marque Hupmann. Le Sir Winston est de ceux qui vous apporte toute la noblesse et la richesse que l’on attend d’un cigare. Un nom évocateur qu’on n’oublie pas.  Ce format Churchill appartient à un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas… Stop, stop ! Je sais j’en fais trop…

L’invitation ne peut se refuser, d’entrée les senteurs de bois précieux, de meuble ciré et de chocolat enveloppe délicatement votre nez de cet emballage soyeux aux nuances terreuses de noyer et de café.

Dès la mise en bouche, les sensations se veulent onctueuses et surettes, plus végétales que boisées. Notes de noix, noisette fraîche et poivre participent aux premiers ébats, en ses nobles préliminaires. Peu volubile dans un premier temps, il vous faudra attendre une bonne trentaine de minutes, pour qu’il soit plus salutaire et avenant. Laissez-lui le temps de prendre la température, et ensuite vous délivrer avec parcimonie tous ses arômes et de s’épanouir avec toute sa légitimité.L’histoire perdure sur une perception plus roboratif et harmonieuse, plus rond et plus suave qui évolue sur des notes de moka, de brioché et de café avec une teneur en bouche puissance et saveur habilement équilibrée. Un cigare toujours à la limite de passer du côté obscure de la force, sans jamais la franchir ! Quand tu me fumeras, ainsi tu comprendras...

Le 3e temps, toujours plus riche et généreux modifie son sillage vers des parfums plus toastés, de cacao, café, pain grillé et gingembre. Qui n’outrepasse jamais celui de l’âcreté. Avec avidité ce sir Winston tient ses promesses jusqu’à la brulure de mes doigts.D’une persistance agréable et évolutive, mais sans réelle complexité ce Sir Winston a su distiller ses molécules jusqu’à la dernière dans un ultime souffle moribond. Un cigare a consommé sans modération si ce n’est pas déjà fait. Comptez 2 bonnes heures en sa  grâce compagnie. Ok, j’ai terminé ! ma note de cœur 17/20Cool pour un p…de très bon cigare.

  • Origine:tripe : Cubaine, Sous-cape: Cubaine, cape: Cubaine
  • Format: churchill
  • Taille: 178mm x 19
  • Bague: 50
  • Prix Belgique: 20€
  • Prix Suisse: 13€

sir winston h.hupmann

sir winston h.hupmann

sir winston h.hupmann
Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

            

16:34 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, H.Upmann | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

08/05/2013

H.Upmann ( Half Corona )

À Cuba, beaucoup ne comprennent pas, pourquoi nous aimons tant ce petit cigare ! Trop court, trop petit, trop rapide à fumer vous diront certains. Cela va à l'encontre des valeurs fondamentales d'une bonne dégustation. Un fumage se doit de durer pour s’exprimer pleinement, parenthèse salutaire dont le seul bénéficiaire n’est autre que vous. Conscient que ce half-corona peut dérouter plus d'un amateur. Surtout ceux qui viennent de la vieille école, qui ont appris l’art de la volute sur les bancs de l’école avec un Lusitania, un Dalia 898, Siglo VI ou Sir Winston qui demandent des temps de fumage d'une heure trente à plus de 2 heures en moyenne ! Je comprends tout à fait leur scepticisme et leur réserve. Ce n'est pas ça un cigare, vous diront-ils ? Alors pourquoi ? Comment expliquer un tel succès ? Je vous laisse méditer à cette question et me donner vos arguments qui seraient intéressants d'analyser. Mise à part que ce soit par manque de temps ! Trop facile.

Pendant mon séjour dans ce merveilleux pays, j'en ai profité pour acheter quelques boîtes, devenus rare et difficile à trouver en France et en Suisse. Ma première boite, je l’ai fumé à différents moments de la journée pendant mes balades et apprécié différemment à chaque fois. Et ma conclusion est sans appel, ce cigare me convient parfaitement  très bien le matin lorsque votre bouche semble pâteuse et endormie. C'est tout naturellement que je l'apprécie aujourd'hui entre le petit déjeuner et le déjeuner comme une petite mise en bouche, un peu comme une mignardise !

 Évitons de parler de 3 tiers ! n'exagérons rien. Nous sommes sur un cigare du genre ‘minuto’. Après le moteur à 2T, voici le cigare en 2 temps, un première temps très gras, très enveloppant où les papilles se voilent d’une sapidité végétales de cèdre, de fruits secs et de café crèmeux et d'un second temps plus brioché, un cigare qui s’ouvre pour permettre l’évacuation des gaz brûlés, guidé par un équilibrage parfait puissance/ arôme. Suivit d’un second mouvement plus roboratif et corpulent met un terme à ce cigare que je qualifierai d’orgasmique. En voilà, un raisonnement intéressant que nous pourrions développer, si ce ‘Half  Corona H.Hupmann’ n’était juste qu’un ‘cigare de branleur’ pour notre plus grand plaisir, solitaire et éphémère. Se hissant au rang de très bons coups dans sa catégorie. Désolé pour cet écart de language.

Étrangement, je l’ai trouvé exécrable en soirée et dans l'après-midi, où celui-ci devient plus piquant et desséchant, un cigare sans grand intérêt dès la première bouffée. N’hésitez-pas à l’essayer, un dimanche matin juste avant la messe par exemple sur le coup des 10-11h et vous obtiendrez un cigare très onctueux et plein de suavité, plus appréciable et agréable pour démarrer la journée, accompagné pourquoi pas ? d’un petit Monbazillac.Un facteur souvent négligé et très important que je préciserai dans toutes mes dégustations futures et qui peut-être parfois rédhibitoire pour certains cigares.( L’heure de sa dégustation. )

Ma note de cœur 16/20Rigolant le matin et 8/20Déçu l'après-midi et soirée.

 

  • Origine:tripe: cubaine, sous-cape: cubaine, cape: cubaine
  • Format: half corona
  • Taille: 90mm x 17
  • Bague: 43
  • Prix Suisse: 3,5€
  • Prix Cuba: 2.4€

half corona, h.hupmann

half corona, h.hupmann

 
Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, H.Upmann | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

06/03/2013

H.Upmann ( magnum 50 )

Je n’ai pas eu cette chance de goûter à cette fameuse version (édition limitée de 2005) dont nombreux ont eu cette chance d’apprécier. Je ne pourrai malheureusement pas les comparer. Je n’ai pas pensé à demander l’année pour celui-ci chez gesto, dommage ! Je pense qu’il se situe normalement entre 2009 et 2012 en fonction des dates affichées sur leur site. À voir certaines critiques sur divers blogs, je reste circonspect et timoré sur cette dégustation, presque honteux d’avoir apprécié ce cigare ! désolé d’y avoir pris du plaisir.

Après consultation de l’havanoscope 2013, belle surprise pour moi et mon ego de constater une notre de 5 bagues !, ma perception dithyrambique se trouvait être la bonne, comme quoi. Mais l’havanoscope ne précise pas l’année, est-ce réellement un 2012 ? Je suppose que oui.

Ce dimanche ensoleillé fût parfait pour cet exercice, au vu de la taille de ce module, j’hésite toujours « aurai-je le temps de le finir dans de bonnes conditions ? », on ne sait jamais avec la météo, surtout en cette saison ! Bref malgré des températures relativement fraîches et endémiques, le soleil a su se rendre radieux, le temps de ce fumage.

Après un examen minutieux de ce magnum 50, il en résulte des flagrances d’épice ( de cumin…) de la suavité ( miel, vanille). Sans être devin, il serait de mauvaise augure de prédire le contraire, c'est-à-dire une mauvaise pioche ! Je sais tout pourrait basculer par la suite, mais je reste confiant. Eh oui, la suite ne fût que meilleur, dès le premier tiers les notes de bois précieux et de terre prennent le relais, poivre léger, de café crémeux enveloppe mon palais avec bonheur, les arômes gouleyants et onctueux embaument tout mon espace. Non loin de là, à une trentaine de mètres, j’observe mon voisin du coin de l’œil avec interrogation, « est-ce que lui aussi sent ce doux parfum ? » ou est-il en train de me maudire ! « Encore lui, avec ses satanés cigares ! » Mais franchement, « rien n’a pété ! », sur mon petit nuage de fumé, je prends mon pied.

Un cigare plein de rondeur et de douceur, aucune agressivité. L’accord parfait, puissante/ saveur me donne le ‘La' du 2e tiers en me procurant de belle notes grasses de cacao, de crème et d’épice. La longueur en bouche ainsi que la perception aromatique est excellente, agréable sans amertume et sans astringence atteignent des niveaux rarement égalés. Un cigare qui réveille les sens en toute discrétion et légèreté. Pour ma part ce cigare est loin d’être trop corsé. Bien au contraire, la puissance bien maitrisée, le 3e tiers se fume avec aisance à m’en brûler les doigts. Le temps passe si vite avec un bon cigare, que ma chère et tendre après avoir fait son jogging, me retrouve au même endroit, 1h30 plus tard en toute passivité ! là, je l’interpelle « Pas trop froid, Pas trop épuisé ma chérie ?, pour moi c’est déjà terminé je rentre maintenant  » ma note de cœur 17/20
 
Origine:tripe : Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: grand robusto
  • Taille: 161mm x 20mm
  • Poids: 10,8gr
  • Année: NOV 2012
  • Bague: 50
  • Prix Suisse: 10€

h.hupmann magnum 50, cigare magnum 50

h.hupmann magnum 50, cigare magnum 50

h.hupmann magnum 50, cigare magnum 50

 

 

Crianttrès mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, H.Upmann | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |

19/06/2012

H.Upmann (Magnum 48 "Edition 2009")

Tout le monde ou presque connaît ce cigare, la réputation de celui-ci est devenu pour de nombreux amateurs une référence inébranlable, ce magnum 48 éditions 2009 est toujours surprenant, visuellement gourmand, sa construction le classifie de cigare très dense et ferme, à la cape bien tendue et huilée de couleur maduro, il est une invitation à l'hédonisme, dès les premières bouffées une sensation puissante vous envahit très rapidement, la fumée blanche et enveloppante vous embrase les papilles de notes terreuses et boisées, une puissance bien plus pondérée sur le deuxième tiers plus aromatique aussi, plus épicé et teinté de saveur d'amande amère et de cacao. Le troisième tiers lui se fait plus rassasiant et plus rond en bouche avec toujours cette force bien mesurée au bord de la zone rouge sans toutefois l'atteindre, j'ai personnellement trouvé ce cigare très complexe, très exigeant, un peu comme un bon triller qui vous emmène dans une histoire riche en rebondissements, mais d'un coup on perd le fil ! Il est parfois nécessaire de revenir en arrière pour se "poser" et comprendre, ici malheureusement non, impossible avec ce robusto, il ne vous laisse aucun répit, il faut suivre ! Ce magnum 48 porte bien son nom, j'y retrouve un peu de "l'inspecteur Harry" dans ce module, un goût franc, précis qui ne manque jamais sa cible. Sa singularité pourrait qualifier ce magnum 48 de maitre étalon du goût cubain. Je conseille de voir ce film deux ou trois fois, afin de mieux assimiler toutes les nuances de son histoire. Une chose est sure c'est qu'entre sa date de sortie en 2009 et aujourd'hui, la couleur de ses saveurs a dû considérablement changer, trois ans tout de même ! Il en reste encore dans certaines civettes, mais pour combien de temps nul le sait... Ma note de cœur 17/20 Cool

  • Origine:tripe : Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: short robusto ( hermoso n°4 )
  • Taille: 110mm x 19
  • Bague: 48
  • Prix France: 12/13€
  • Prix Suisse: 9.50€

cigare magnum 48

 

 


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, H.Upmann | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |