Créer un Habano

source: http://www.habanos.be

Comment se crée un Habano

Le temps a fait son oeuvre : la feuille est enfin prête à tenir son rôle lors de la création d’un Habano.

Les pages suivantes vous décrivent cet art extraordinaire, fort de traditons que ont très peu changé ces deux cents dernières années.

La  »galera » (galère), coeur de toute manufacture, où s’élaborent les Habanos faits main. Depuis 1865, un lecteur informe et distrait les  »torcedores » pendant leur travail.

La  »galera » (galère), coeur de toute manufacture, où s’élaborent les Habanos faits main. Depuis 1865, un lecteur informe et distrait les  »torcedores » pendant leur travail.

Les diverses méthodes de fabrication

À l’exception de quilques-uns, les Habanos sont entièrement réalisés à la main à partir de tripes composées de feuilles entières. Ainsi se présentent les classiques Habanos Totalmente a Mano, Tripa Larga (Habnos entièrement faits main, tripe longue).

Certains, eux aussi réalisés à la main, possèdent une tripe constituée de tabacs battus. Ce sont les Habanos Totalmente a mano Tripa Corta (trie courte). D’autres enfin, sont élaborés mécaniquement.

Tous ont un commun dénominateur : l’origine des tabacs qui les composent.

Les précieuses feuilles de capes sont très délicatement sorties de leurs  »tercios » et méticuleusement séparées. Une opération qui a pour nom le  »zafado ».

L’humidification, ou  »moja », des capes à l’aide d’un vaporisateur d’eau pure.

On ôte entièrement la nervure centrale des feuilles de cape avant de les classer par taille et par couleur.

Ècotées et classées, les capes sont regroupées en petits paquets, en fonction des modules qu’elles habilleront.

La préparation des feuilles de cape

Les feuilles de cape ayant atteint leur pleine maturité, voici venu le temps de leur dernière sélection et de leur ultime classification. Il conviendra, aussi, d’ôter leur nervure centrale (écotage).

Une nouvelle humidification (moja) va leur redonner la souplesse nécessaire pour satisfaire à l’écotage, à la sélection, et pour accomplir leur dessein final : habiller le cigare.

À l’aide d’un vaporisateur d’eau, les gerbes (gavillas) de 40 à 50 feuilles (selon leur taille) subissent une fine aspersion d’eau pure. Elles sont ensuite secouées, afin d’éliminer l’eau en excès et éviter toute tache, puis pendues à des tréteaux afin que l’humidité s’évapore uniformément.

Les douces mains de femmes très qualifiées assureront, plus tard, l’écotage (despadillo) et le classement final de la cape (rezagado). D’un geste précis, elles ôtent entièrement la nervure centrale de la feuille et séparent les deux moitiés qu’elles classent avec soin, en quelque 20 tailles et nuances.

Pour ce travail, ces femmes posent les piles de feuilles sur leurs genoux, geste qui est peut-être à l’origine du mythe populaire des Habanos roulés sur les cuisses des jeunes filles.

La préparation des feuilles de tripe

Les feuilles destinées à la tripe et à la sous-cape sont retirées délicatement de leurs ballots et, aussitôt, examinées.

Le cas échéant, elles sont étalées sur des claies où elles élimineront leur excès d’humidité. Elles sont ensuite placées dans des barils de bois où elles seront stockées jusqu’à ce qu’elles soient jugées prêtes à être utilisées.

Écrit par Edmond Dantes Lien permanent | Commentaires (0)

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