27/08/2015

Cohiba "Esplendidos"

« Un cigare est une friandise qui ne fait pas grossir ! » Une jolie citation qui résume avec volupté ces deux heures de dégustation en sa compagnie.

En effet, l’Esplendidos fait partie de nos jours, des têtes de liste des cigares d’exception et tristement un des modules les plus contrefaits au monde, celui dont les Béotiens achètent sur la plage de Punta Cana sous blister jauni à 50€ la boîte de 20, espérant les revendre à quelques fous pour le triple du prix ! Au pire c’est Tonton Lucien qui astique ces ‘Ninas Flor de Vanille’ depuis 30 ans qui en bénificiera faute d’avoir trouvé un beau pigeon !  Aujourd’hui, malheureusement ce nom emblématique d’Esplendidos sonne aussi bien et aussi vulgairement qu’une ‘Rolex’ sur les marchés asiatiques.

Oui mais…, et le cigare dans tout ça ! Il ne faudrait pas l’oublier, car en dehors de toute cette diarrhée spéculative se cache un véritable petit bijou qui ne demande qu’à exhaler votre bulle de quiétude. Comme tous les mythes, ce cigare a ses détracteurs, étrangement ce sont ceux qui ne peuvent pas se les offrir ou à plus forte raison les ont fumés sur la plage de Punta Cana, mais laissons ce bourdonnement lymphatique agoniser et prenez le temps de le découvrir, car celui-ci ne vous laissera sûrement pas insensible à tous ses charmes encenseurs.

L’Esplendidos est un format churchill, un module racé et élégant qui demande de la déférence à son appréciation. Ferme et souple à la fois, cette raideur tend habilement cette cape soyeuse et caramel aux nervures silencieuses, elle courtise avec subtilité votre nez de ses flagrances boisées et chocolatées, de cèdre, de rythmes butyriques et pâtissiers. Je note aussi un goût singulier de fleur de sel dès le mouillage avant l’incision fatale. A « Crudo », dès l’ouverture c’est une odeur manifeste de pruneau et de goût saumâtre qui préface cette dégustation.

Les premières bouffées explosent en bouche, d’une consistance tempérante cet ‘Esplendidos’ étonne dès son entrée en piste, tout semble réglé comme une véritable lecture musicale, festive et généreuse.

Dans un premier temps, je me réjouis de son élégance tant la musique résonne avec justesse. Les notes sont suaves, onctueuses et de belles complexités. Comme une authentique corne d’abondance, celle-ci délivre généreusement des parfums de sous-bois, de pruneau, d’agrume et de chicorée dont la seule ambition serait de vous faire atteindre un état sans équivoque du plaisir absolu ! Doté d’une consistance certaine, ni trop faible, ni trop corpulente, elle agrémente avec brio l’ensemble de vos papilles d’une excellente amplitude, surtout localisée sur la langue et sur l’avant du palais. En rétro-olfaction, sa bienveillance chasse rapidement ce côté plus piquant détecté en tout début de fumage. Sa persistance surprend par la tenue des résidus aromatiques qui s’étendent avec  inspiration sur des notes d’amande douce et grasse. Que dire de cette introduction ? Tout simplement magistrale et je pèse mes mots.

Sur cette seconde partie, je constate une forme de plénitude en bouche, une sensation équilibrée absente de tout désordre olfactif. Les saveurs sont devenues plus rondes, plus uniformes aussi et plus fondues  surtout. Prenez le temps de mâcher votre fumée comme celle d’un plat cuisiné, et vous l’apprécierez d’une toute autre manière. A ce stade, il est perceptible de trouver dans son évolution des saveurs plus crémeuse, d’écorce de pain, de noisette, voire même de poivron grillé légèrement épicé dans sa forme. D’une constance précise et adéquate, cet 'Esplendidos’ évolue  harmonieusement  sur une aubade passionnée.

La 3e partie prend une forme plus torréfiée, d’une intensité aromatique graduée !  Les saveurs sont toujours très plaisantes, rondes et onctueuses et un peu plus épicées. A ce niveau, après environ 1h20 de délectation, les parfums complexes se meuvent sur l’arrière du palais dans des notes plus outrancières d’écorce de pain trop cuite par exemple, mais toujours à la limite du déplaisant. Bientôt 2h, le final approche tristement et sonne le glas à ce splendide ‘Cohiba’, par la venue inexorable de saveur plus grave.

En conclusion, cet ‘Esplendidos’ m’a véritablement envoûté ! Ce cigare expressif sans être excessif dans son agrément, offre tout ce qu’un aficionado désire avant tout « Prendre son pied ! » Mais avant tout, offrez-vous du bon et du vrai et dégustez-le seul de préférence pour la première fois. Optez pour un thé Earl Grey de préférence tiède, bannissez tout autre boisson parfaitement inutile lorsque l’on est face à un cigare remarquable. Ma note de cœur 18/20.

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: Churchill
  • Taille: 178mm x 18mm
  • Bague: 47
  • Poids: 15,1gr
  • Année: ABR 2015
  • Prix: 45chf ( Suisse )

 

929556901b934163aba1216d0a0a27b7.jpg

 

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

bannière_csadelpuro.jpg

10:58 Écrit par Edmond Dantes dans Cohiba, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

04/06/2015

Cohiba Supremos "Edicion Limitada 2014"

Le Cohiba Supremos EL 2014 devient le tout premier cigare en cepo de 58 dans l’histoire du Habano. Ce gros joufflu confirme cet engouement croissant des amateurs pour les modules à l’apparence généreuse et gourmande. Nos panatellas et petits coronas n’ont qu’à bien se tenir, terminé les modules fluets et émaciés appréciés par nos aïeux, la mode est aux cigares ventripotents et bien- portants ! A chacun de les apprécier quand bon leur semble. Comment expliquer ce phénomène, du fumé gros, pas forcément bon ? Le phénomène est apparu avec des cigares provenant du Nicaragua, je me souviens encore des premiers ‘Nub’ réalisés par Sam Leccia, ses fameux modules trapus qui ont ouvert la voie à des centaines de fabriques aux USA. Après plus de 3 ans, Cuba a finalement rejoint cet optimisme pour les gros cepo ! Vous verrez, ce n’est pas terminé le prochain sera surement un cepo de 60 doté d’une longueur Churchillienne. ( à suivre )

Mais quoi qu’il en soit, ce Supremos a vraiment de la gueule, un véritable puro de luxe par définition ! Eh oui, à 50€ pièce, peu n’en verront jamais les effluves bleutés chatoyer au dessus de leur tête et exalter leurs sens, et c’est vraiment fort dommage. Un conseil lors de vos prochains achats, sachez qu’en moyenne  4 Partagas D4 = 1 Supremos !

Pour cette dégustation, c’est à l’abri du soleil et de la bise sous la tonnelle qui me semble le mieux pour prendre le pouls et la température de ce Supremos. Bien attablé, un thé Earl Grey comme rince gosier, pas trop bouillant surtout, il serait dommage d’incendier vos papilles à la première gorgée pas faute d’inattention. Eh oui, ça arrive !

Visuellement, rien de dépréciatif ! La cape est luisante et grasse, légèrement moirée de couleur maduro. Celle-ci présente quelques nervures saillantes provenant d’un défaut de sous-cape. Le remplissage quant à lui est dense, régulier sur toute sa portion. Au toucher, la cape vibre sous les doigts de par son aspect rugueux et sélacien. Un jolie gros robusto qui demande qu’à vous séduire.

Son parfum enchante avec persistance sur des flagrances terreuses de cuir, de fumé et de pain beurré, un ensemble olfactif adipeux qui ravit le nez !! Bref, là où il n’y a point de gras, il n’y a pas de plaisir, cela s’applique aussi au cigare. Je pourrai comparer cette ouverture à l’étal gourmand d’un artisan charcutier du Sud Ouest. Dès les 5 premières minutes après sa mise à feu, je note rien d’irritant et rien d’agressif dans les premières salves de fumée, la sensation est étonnamment très onctueuse pour un démarrage.

Dès le premier temps, les saveurs restent inchangées en offrant une belle présence en bouche très moelleuse et grasse, faite de notes de tourbe, de café  (plutôt léger ), ainsi que quelques accents caramélisés de bière brune comme le ferait par exemple une merveilleuse « Kasteel » de Belgique ! Une très belle entrée en matière, harmonieuse et persistante, vraiment très agréable. Beaucoup de douceur, de rondeur et d’amplitude dans cette intro, dont la consistance moyenne d’environ (2/4) reste toutefois suffisante pour ne pas accabler vos fragiles papilles, mais suffisamment pour vous tenir en éveil et vous captivez pour aborder la seconde partie de l’histoire. Niveau combustion, celle-ci demeure régulière et s’illustre par une cendre lourde, ferme et foncée.

Le 2e temps n’offre pas de grands changements, fort heureusement  l’équilibre des saveurs se  prolonge et s’arrondit avec justesse pour mon plus grand plaisir, me suggérant des notes plus rondes et plus crémeuses de chocolat au lait, de cuir, d’épice, ainsi qu’un souvenir confus de moue de café oublié dans son percolateur. Mais à ce stade de la dégustation, la suavité règne toujours sur un fumage élégant et onctueux, avec une montée progressive de son corps à ( 3/4) à l’approche du 3e temps. Pour l’instant, je ne peux que féliciter la maîtrise de cette liga attribué à ce Cohiba Supremos Edition 2014, je lui trouve d’ailleurs quelques ressemblances avec le Cohiba Genios, cigare que j’affectionne aussi beaucoup.

Pendant à peu près 10 minutes, tout va pour le mieux, l’onctuosité continue d’être appréciable. Après cela, très rapidement le passage sur la dernière partie devient nettement plus frappé d’un coup et plus puissant surtout, plus agressif. On ressent de suite une certaine chaleur dans les saveurs, une sensation plus capiteuse qui se manifeste par  l’arrivée de notes plus lourdes, de café torréfié et de pain brioché carboné, dont l’uppercut âcreté vous assomme d’un trait. Afin de profiter encore quelques minutes sans vous anesthésier le palais, espacez vos inspirations en amenuisant votre tirage, vous éviterez ainsi la surchauffe inutile, mais quoi qu’il en soit cette tentative désespérée m’oblige vite à m’en séparer. En conclusion, ce cigare pourra vous sembler très puissant si vous ne mesurez pas vos ardeurs, au contraire si vous le dégustez avec sang-froid il sera fidèle à ma description, du moins je l’espère ! Un très bon cigare, ma note de cœur 17/20.

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: gros robusto
  • Taille: 127mm x 23mm
  • Bague: 58
  • Poids: 18.2gr
  • Année: EL 2014
  • Prix: 51chf ( Suisse )

supremos_06.jpg

supremos_07.jpg


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

10:19 Écrit par Edmond Dantes dans Cohiba, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

18/01/2015

Cohiba maduro 5 "Genios"

Certains puristes affirment qu'il faut au minimum déguster deux cigares avant de lui attribuer une sentence ! Eh bien exceptionnellement pour cette dégustation, j'ai pris le soin d’en fumer une boîte complète pour réaliser cette article ! Me voici enfin prêt à vous décrire mon ressenti sur ce cigare que j'affectionne beaucoup. Inutile d'attendre le bas de page pour comprendre que je trouve ce cigare terriblement bon. En effet, me taper 25 Genios à moi seul ne fût pas un exercice trop laborieux !

Ce maduro 5, comme son nom l'indique comporte une feuille de cape prélevé sur le haut du plant de tabac, feuille âgé au minimum de 5 ans après sa récolte d'où cette couleur très sombre provoquée essentiellement par un séchage plus long nécessaire à éliminer son excédent d'eau ( feuille plus épaisse = plus d’eau = séchage adapté ), ce laps de temps supplémentaire ne fait qu'augmenter le temps d’oxydation des polyphénols en passant du vert au jaune, du jaune au marron et du marron au brun très foncé. C'est principalement dans cette première phase de traitement que la couleur de la feuille se fixera définitivement. De manière générale plus la phase de séchage est courte plus la feuille sera de teinte clair !

Qu'apporte gustativement une cape maduro ? Son influence ? Moi qui apprécie ce type de cigare, d'ailleurs hier soir je prenais grand plaisir à fumer un Camacho triple maduro ! Un cigare parfait pour analyser les nuances olfactives d’un maduro. Ce qui revient souvent en bouche, c'est ce goût crémeux, plus rond qui évolue sur des notes de léger réglisse. Des cigares souvent dotés d'une puissance rassasiante et réconfortante qui donnent un plaisir non dissimulé à l’aficionado. Beaucoup de fabricant de tout terroir découvrent aujourd’hui ses bienfaits dans leur mélange.Je ne pense pas à un effet de mode des capes foncées, contrairement à la course aux gros cepo par exemple ! Les maduros à la différence des très gros cigares gratifient leurs arômes d'une singularité très plaisante. C'est qu'un avis très personnel !

Mais encore…

Dans ces préliminaires, cet Genios expose un doux parfum de chocolat au lait à la tessiture boisée bien identifiable d'un bon Cohiba aux flagrances pâtissière. Sur la langue, la cape maduro exsude ce petit goût de fleur de sel analogue à celui d'une amande de mer blanchie par le soleil sur une plage de Normandie.( Ma madeleine de Proust à moi, eh ouai quand j'étais minot je suçais les coquillages ! lol )

Dans un premier temps, la perception exhibe sans aucune pudeur son onctuosité, sa douceur ainsi qu'une rondeur grasse et généreuse comme un tableau de Botero, situé entre animalité pour le cuir et café crème pour la suavité, j'ajouterai aussi un brin de mousse tourbée et caramélisée d'une bonne stout irlandaise ! Sans oublier, le réglisse cette saveur anisée familière et appréciable qui subtilement dosée donne une couleur olfactive intéressante dans cette première partie. Un cigare complexe dont la consistance approuve celle de la persistance dans cet avant-propos bien orchestré.

Aucune dissonance dans cette seconde partie, que je trouve constante et assez analogue. En effet, les saveurs s'uniformisent et s'intensifient sur des notes de tourbe et de café torréfié/ réglissé, consistantes et équilibrés. La puissance s'élève tranquillement sur des touches plus épicés, plus poivré à l'approche du 3ème temps.

Pour terminer, le final devient plus puissant et intense, mais ne déroge en rien aux saveurs crémeuses appréciées tout au long de ce fumage. Dans un dernier râle, cette symphonie Wagnérienne envoie avec fougue son haleine poivrée d'une partition brûlante et hypnotique à se cramer les doigts.

Derrière une certaine placidité assumée se cache en fait un cigare au caractère bien trempé ! Pour moi, ce Genios évoque à lui seul toutes les nuances que j'apprécie dans un cigare, enfin presque toutes ! En somme, une sorte de couteau suisse des saveurs, généreux, onctueux, fougueux et plantureux. Ma note de cœur 18/20, à déguster sans modération, s’il vous plaît.

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba ( maduro de 5 ans )
  • Format: robusto extra/ genios
  • Taille: 140mm x 20,6mm
  • Bague: 52
  • Poids: 14,9 gr
  • Année: DIC13
  • Prix: 25€

genios1.jpg

genios2.jpg

genios3.jpg


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

08:00 Écrit par Edmond Dantes dans Cohiba, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

28/02/2014

Cohiba Siglo VI "robusto extra"

Le Siglo VI appartient à la "linéa 1492" présenté à la Havane en 1992, cette ligne composée de 5 modules ( I, II, III, IV, V) fût disponible en Europe à partir de l'année 1994. Par la suite dès 2002 le Siglo VI le module le plus imposant viendra compléter cette collection. Aujourd'hui ce cigare fait partie des incontournables de la marque. Un Cohiba reste un Cohiba, un cigare très singulier de par sa fabrication et son goût si particulier. La sélection foliaire des Cohiba est une des plus rigoureuses de l’ensemble des cigares du catalogue cubains, ce choix précis s'effectue dans les 5 meilleurs Vegas de la province de San Juan y Martinez et de San Luis situé dans la vuelta Abajo à l'extrémité ouest de l'île. Une fois séchées, ses feuilles ( uniquement celle de ligero et de seco) ne subiront pas 2 comme à l'accoutumée, mais une 3e fermentation spéciale en tonneau de bois. Un affinage exceptionnel, afin d'atténuer au possible toutes les substances irritantes intrinsèques aux feuilles de tabac ( nicotine, protéine, glucide) ainsi qu'une amélioration des saveurs, offrant au dégustateur une rondeur et un goût unique. Voici pour faire court un rappel de son histoire... Un process qui justifie en partie son prix élevé !
Visuellement, sa robe Colorado exulte des effluves légères et discrètes de foin, de thé et de cuir. Une première approche tout en réserve sans présomption, un cigare qui ne cherche pas à courtiser outrageusement votre nez. Celui-ci semble garder son "précieux parfum" au plus profond de ses tripes. À l'allumage, c'est une bouffée de suavité et d'onctuosité qui enveloppe délicatement vos papilles. Les notes crémeuses, de moka et butyrique offrent une rondeur excellente et délicate. L'ensemble bien équilibré par une longueur très agréable sans hiatus, diffuse par ondé de belles saveurs subtiles et vanillées. Aucune lourdeur en bouche, la perception se veut légère sur tout ce premier tempo.
Dans un 2ème temps, aucun changement notable, mais juste une petite augmentation de sa richesse, livrant une belle palette des arômes plus complexe à cette première mi-temps, d’un équilibre arôme/ puissance parfaitement mesuré. Cette symphonie s'enrichit de nouveaux instruments telles la châtaigne torréfiée, d'épices et de chocolat au lait qui agrémentent fortuitement la fin de cette 2ème partie avec beaucoup de maestra.
Rapidement, l'ensemble des saveurs deviennent plus capiteuses et toujours agréables sur ce 3ème opus. Par contre le final procure une sensation très puissant et acerbe, assez commune ! Crachant une verbosité, un souffle brûlant comme dernier râle. Difficile d'être élogieux sur ce dernier chapitre, très vite abandonné et vite oublié pour ne garder que le souvenir d'un cigare d'une rondeur délicieuse, soutenu par un profil aromatique/ puissance des plus harmonieux.
Ni décelez aucune complaisance dans cette dégustation dithyrambique, ce cigare apporte bel et bien réconfort, là où les autres s'enlisent dans leur médiocrité. Pour ceux dont le prix peut les décourager, ce " Siglo VI " ne vaut que deux malheureux " D4 " !
      
Ma note de cœur 17/20, un cigare incontournable pour tous les amateurs en mal de plaisir.

  • Origine:tripe: Cubaine, sous-cape: Cubaine, cape: Cubaine
  • Format: robusto extra
  • Taille: 150mm x 20mm
  • Bague: 52
  • année : AGO13
  • Poids : 16,7 gr
  • Prix Suisse: 20€ ( Gestocigars )
  • Prix France: 24,5€ ( tube )

SIGLO1.jpg

SIGLO2.jpg

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

Langue tirée extase

11:10 Écrit par Edmond Dantes dans Cohiba, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/06/2013

Cohiba Robusto

Cohiba et bière, une alliance magique où les saveurs boisées et butyriques du cigare se mêlent à merveille à la suavité de cette bière blonde aromatisée à la liqueur de miel. Une bière brassée en Savoie à la brasserie des cimes. La Mousse d'Aix-les-Bains.

Dès les premières bouffées, la douceur et l'onctuosité tapissent votre palais d'un substrat gras ensemencé de note de chocolat/ moka, d'épices et de bois précieux. Cette opulence de saveur s’accompagne d’une persistance harmonieuse et plaisante.

Dans un deuxième temps, l'alliance cigare/ bière ne fait plus qu'un. Le cigare perd peu à peu de sa rondeur, et se veut plus astringent, en rejoignant les tanins, le houblon de la bière. Surfant avec brio sur des notes de noisette fraîche, de foin et de terre. Une belle évolution et une cohésion intéressante entre cigare et bière qui démontre tout son intérêt, moins capiteuse comme pourrait le faire un alcool trop fort, trop offensif qui détruirait les molécules subtiles de ses huiles et résine. Ici, la bière lui donne un second souffle, qui s'enrichit sans détruire sa propre sapidité. L'alliance moins agressive devient une évidence, une fusion angélique.

Choisissez de préférence une bière riche et onctueuse avec un cigare rond et voluptueux ! Par exemple une Guinness fusionnera à merveille avec un Padron ou un Casa Magna, le mariage se verra moins évident avec la douceur d’un Hoyo. Certains préféreront l’antagonisme des saveurs, à condition que la musique soit jouée sans fausses notes ! Une bière très amère avec un cigare très acide ne produira qu’une vilaine grimace !

 Comme ici dans ce dernier tempo, où l'onctuosité revient modestement et finit par reprendre ses droits définitivement, appuyé et secondé par une belle puissance, bien réglé et équilibré. Ce robusto s'enrichit avec plus de corps, sur des notes plus riches, de café, cacao et brioché, mais justement contre balancé par le miel de la bière, apaisant ce final avec bonheur.  ( voici une divergence complémentaire, sucré et amertume )

Ma note de cœur 15/20.Rigolant

  • Origine: tripe: Cubaine, sous-cape: Cubaine, cape: Cubaine
  • Format: robusto
  • Taille: 124mm x 20
  • Bague: 50

cohiba robusto

cohiba robusto

cohiba robusto


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

09:53 Écrit par Edmond Dantes dans Cohiba, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

03/07/2012

Cohiba

source: http://wonderaday.com/blog/1864/

Le "Cigar Factory Cohiba" est une entreprise d'État cubaine. Les excursions ne sont pas autorisés ici, pas de touristes peuvent venir. La seule exception est faite pour les fonctionnaires spécialement invités.

cohiba-7.jpg

Cohiba de l'Indien: bouquet de feuilles de tabac enveloppés dans une grande feuille.

L'inhalation de l'arôme du tabac permettait pour les Indiens de rentrer en contact avec les anciens. C'est pourquoi la silhouette d'un chef est représenté sur l'emblème de la marque comme un signe de gratitude envers les générations passées indiennes.

 

Cohiba est une usine légendaire. Fondée en 1966, sa production de cigares a ouvert ses portes après la révolution. En bref, son histoire est la suivante, un garde du corps de Fidel Castro fumait des cigares aux arômes inhabituellement aromatiques faites par son ami dans l'une des usines de La Havane. Castro a vu la vraie valeur de cette fabrique et l'a embauché immédiatement afin qu'il lui fasse ses cigares personnels. Ensuite la production sera officialisée à El Laguito.

cohiba-8.jpg


Initialement seules les femmes  travaillaient dans l'usine et toute la production étaient essentiellement destinée pour les invités étrangers et les diplomates. Quelque temps plus tard la marque est devenue très populaire dans le monde entier.

cohiba-9.jpg

Le hall d'entrée.

cohiba-12.jpg

cohiba-14.jpg

cohiba-16.jpg

cohiba-17.jpg

cohiba-18.jpg

cohiba-22.jpg

cohiba2-18.jpg

cohiba2-20.jpg

cohiba2-25.jpg

cohiba2-27.jpg

cohiba2-30.jpg

photos: Dima Chatrov


06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Cigare, Cohiba, Histoire | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

31/03/2012

Fake Cohiba

Si un jour lors d'un voyage à Cuba ou à St Domingue on vous propose une boite de 25 Cohiba Esplendidos pour environ 350€, voyez ci-dessous le genre de merde que vous risquez d'obtenir, il faut être très naif de penser que cela est possible; un Cohiba Esplendido à 14€ !! Malheureusement beaucoup encore ce font avoir, pour ceux qui vous diront " Ils étaient très bien les miens" ce sont des menteurs ou pire ils ne connaissent rien au cigare.  Très intéressante démo.


06:02 Écrit par Edmond Dantes dans Cohiba | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/03/2012

Festival du Havane 2012

Cette cave reproduit l'usine de fabrication de cigares Cohiba. Elle contient 520 cigares de choix, et a remporté la plus haute enchère parmi six lots. (photo: Keystone/AP) source 20min

storybild

Une cave à cigares artisanale, reproduisant minutieusement l'usine de fabrication de cigares Cohiba, a été adjugée pour 360.000 euros (475.279 dollars) vendredi lors des enchères clôturant le 14e Festival du Havane, selon la presse locale.

Cette cave, qui contient 520 cigares Cohiba de choix, a remporté la plus haute enchère parmi six lots et a été achetée par un entrepreneur italien qui a requis l'anonymat, selon l'agence Prensa Latina.

Pour la santé publique

Les enchères ont permis de récolter au total 730.000 euros (963.759 dollars), qui seront reversés en faveur de la santé publique cubaine conformément à l'usage.

Dag Holmboe, responsable de la société Pacific Cigar, de Hong Kong, a acheté deux caves à cigares, l'un de la marque Partagas, pour 60.000 euros (79.210 dollars) et l'autre de Montecristo pour 80.000 euros (105.600 dollars).

La britannique Jemma Freeman, lauréate du prix des affaires du Festival, a reçu une cave à cigares Hoyo de Monterrey pour 40.000 euros (52.800 dollars), tandis que Mohammed Mohebi, de Dubai, en a décroché une de Romeo y Julieta pour 130.000 euros (171.600 dollars).

La sixième cave avec des cigares H.Upmann a été remportée par l'Indien Chetan Seth, pour 60.000 euros (79.200 dollars).

Des milliers d'amateurs

Quelque 1.500 amateurs de cigares de 70 pays ont participé au Festival qui s'était ouvert lundi.

La surprise est venue du concert improvisé donné par l'acteur et musicien américain Jim Belushi, qui, faisant fi du protocole, est monté sur scène durant un dîner de gala pour chanter, accompagné du guitariste britannique Phil Manzanera. Les anciens joueurs vedette de basket de la NBA nord-américaine Travis Best et Dale Davis étaient aussi présents.

Le monopole cubano-espagnol Habanos S.A. a enregistré une «croissance de 9% avec un »chiffre d'affaires de 401 millions de dollars«, a indiqué son vice-président, Javier Terrer, qui a prévu une année 2012 »compliquée" en raison de la crise économique internationale et des lois anti-tabac.

Toutefois les experts soulignent que malgré la crise, le marché du luxe croît tous les ans et que Habanos S.A. mise sur des produits de plus en plus sophistiqués.

 

12:25 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités, Cohiba | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/02/2012

Cohiba

Une photo très élégante ou la couleur maduro des cigares se confond avec harmonie à celle des doigts d'une jolie cubaine ! Son oeil expert examine l’ensemble, vérifie la bonne harmonie du dégradé des tons, l’alignement parfait des bagues et, surtout, l’aspect de chaque cigare.

 

RTR2J2SGx.jpg

08:02 Écrit par Edmond Dantes dans Arts photos/ illustrateurs, Cohiba | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |