30/01/2015

CAO America ( Landmark:6 ) Cepo de 60

On peut détester ou adorer ce cigare au look outrageant et racoleur, voire vulgaire pour d'autres ! Quoi qu'il en soit, ce patriotard à la bannière étoilée ne vous laissera pas insensible. Entre allégories du bon vieil oncle Sam "I want smoke you", au super module et fidèle accessoire d'un nouveau type de héros subversif et désinvolte, je vous laisse le choix de votre avatar…

En général un CAO avec ou sans culotte reste un bon cigare ! N'est-ce pas ? Malheureusement vous devez me croire sur parole concernant mes allégations suivantes, en effet ce cigare n'est disponible qu'aux USA, désolé pour vous tous ! Un cigare introuvable dans nos contrées, mis à part les CAO Brasilia, MX2, Sopranos, Traviata, Gold et Flavours pour les deux plus récents. Cette marque forte de son succès outre Atlantique a réussi à séduire bon nombre d'amateur par des mélanges toujours aussi variés et singuliers, à l'instar de ce CAO America ! Voyez sa composition un peu plus bas et vous comprendrez de quoi il retourne. J'espère vraiment trouver dans ce blend ostentatoire, ma foi originale autant de plaisir qu'un "Samba Brasilia" !

Voyons voir, si son fumage se rapporte à son plumage...

Démarrons par une petite analyse visuelle et olfactive, indispensable ! Étonnamment ce cigare lourd, ferme et plutôt musclé développe a contrario un parfum timoré et suret, comme le ferait un lait fermenté ou plus simplement celui des restes de votre bol de fromage blanc oubliés hier soir sur la table du salon, cette petite odeur aigrelette et désagréable qui s'en dégage ! Heureusement pour notre CAO, celui-ci s'enorgueillit de notes plus suaves et subtiles, plus pâtissières. En ce qui concerne la qualité de sa cape d'origine « Connecticut Broadleaf* et Shade pour le petit liseré colorado », celle-ci possède les spécificités organoleptiques d'une véritable feuille maduro sans pourtant en être une ( vu précédemment). Pour le reste peu de chose à signaler, juste un goût assez neutre sur la langue, ainsi qu’une coupe parfaitement cintrée et tendue.

*Cape Connecticut Broadleaf: Semence pour feuille de cape, cultivée en plein soleil dans différents pays d'Amérique centrale, feuille d'allure rustique, sucré et très sombre. Feuille très analogue à une feuille maduro. Rien à voir aussi avec la feuille "Connecticut shade", élevée exclusivement à l'ombre dans la "Connecticut River Valley" près d'Hartford aux USA, principalement de couleur Colorado, rien à voir non plus avec le nom éponyme de l'État de Nouvelle-Angleterre.

Après une petite sensation piquante dès le démarrage d'environ 5 minutes, juste le temps nécessaire à tout cigare pour s’accorder et monter progressivement en température, suffit en général à gommer les petites imperfections. À présent, ce premier temps développe avec douceur un bouquet d'arôme très surprenant, mélange d'épice et de menthe, de fenouil offrant une fraîcheur en bouche. Un démarrage toutefois rassasiant et roboratif non dénué d'intérêt pour ma part, celui-ci accompagné d’un mojito aurait été l’alliance idéale ! Cette empreinte olfactive très singulière laisse présager un fumage éveillé pleine de curiosité. Même si la consistance n'excelle pas, elle se suffit pour le moment, tout en restant dans une moyenne convenable et en s’accrochant ce qu'il faut aux papilles, idem pour sa persistance ! Un cigare qui mérite toute mon attention à l'approche de la seconde partie, à moins que...

En effet, après un premier temps lyrique et volubile, ce 2ème temps devient plus emphatique et mesuré, laissant place à des notes plus grasses de chocolat au lait, de crème et assaisonné de poivre noir, sans oublier ce goût endémique d'une anisette de comptoir comme unique saveur. Sa rondeur homogène est toutefois conforme à mes attentes, agréable. Pour ce qui est de son intensité aromatique, je lui déplore un petit manque de testostérone à ce stade de la dégustation, pas assez de muscle. Pour conclure, je dirai que cette seconde partie surfe sur la bienveillance et la docilité, ratifiant mon sentiment d’un fumage confortable et assez doux.  

Le final se renforce tranquillement sur des saveurs plus lourdes, en même temps onctueuses ! Un peu comme celle d'une crème brûlée à la réglisse, eh oui ça existe ! Ce dernier temps reste chargé dans son ensemble comme tout cigare à ce niveau de combustion. À la différence de celui-ci, il ne vous impose pas son haleine brûlante, piquante et âcre ! Ce CAO sous des airs de gros dure à la peau bi- tannée, ressemble bien plus à une danseuse étoile qu’un super héros en collant bleu du genre ‘Capitaine América'. Un cigare ma foi appréciable et déroutant à la fois, symbole d’une Amérique boulimique et éclatante fondée sur le paraître, ça change de nos cigares politiquement fumables.

Ma note de cœur 15/20 ( Si vous passez par New York, à 6€ le module, ne vous en privez pas…)

  • Origine: tripe:Nicaragua, Dominicaine, Italy, USA, Sous-cape:Brésil, cape:Connecticut Broadleaf/ connecticut Shade
  • Format:double toro
  • Taille: 152mm x 24mm
  • Bague: 60
  • Poids: 23,4gr
  • Année: 2014
  • Prix: 6€ ( prix US )

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CAO AMERICA.jpg

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

13:50 Écrit par Edmond Dantes dans CAO, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

20/07/2013

OSA 54 ( CAO )

Un cigare discrètement boisé ! Des senteurs qui illustrent bien mon premier sentiment sur ce nouveau cigare de la marque CAO composé d'une ligero du Honduras et du Nicaragua, habillé d'une cape Broadleaf et sous cape du Honduras.
Dès la première bouffée, le goût léger et ample en bouche s'apparente à celui d'un "Maya de Selva", pour ceux les ayant déjà fumés. Les notes crémeuses de café au lait, de fruits secs et d'amande douce apportent un subtil mélange dans ce premier tempo. Un démarrage suave et dilué de très bonne persistance, accompagné d'une rondeur correcte contrebalancée d'une puissance de parfaite cohésion.
Le 2ème temps toujours gouleyant s'assoit sur un bouquet aromatique endémique aux premières saveurs. Ce gros robusto brille par un excellent "rancio, d'une belle maîtrise et d'une construction irréprochable. Un cigare idéal à fumer en matinée avant un bon repas, qui n'insensibilisera pas vos précieuses papilles.
En effet, la longueur en bouche est des plus confortables. L'évolution de ce second opus avec l'apport d'un soupçon de poivre noir gratifie et exhausse à cette vitole tous ses arômes, d'une sapidité tout en demi-teinte sans aucun soubresaut, sans aucun déséquilibre.
Par la suite dans le 3e temps, les flaveurs s'intensifient sans aucune agressivité, avec juste un soupçon d'amertume qui n'est pas pour me déplaire ! Seul bémol, cette bague abracadabrante de très mauvais goût ! Je déteste le vert gazon...par vous ?
Un final plus corpulent, accompagné d'une torréfaction agréable de café, d'amande grillée corse ces derniers instants de dégustation. Je précise par "agréable" car souvent le contraire dans sur les deux derniers centimètres.
En résumé, cet OSA 54 est une belle surprise, plus Hondurien que Nicaraguayen. Ce cigare s'octroie un 4ème tiers des très séduisants qui prolongera cette dégustation comme un joli sortilège. Un cigare que je dissuade à tout amateur en attente d'une vitole plus offensive à l'attaque plus persuasive et plus franche tout au long du fumage.
Ma note de cœur 16/20 Rigolant, pour un cigare délicatement subtil.

 

  • Origine: tripe: Nicaragua/ Honduras, sous-cape: Connecticut broadleaf, cape: Honduras Olancho San Augustin
  • Format: short gigantes
  • Taille: 152mm x 22
  • Bague: 56
  • Prix Belgique: 7.5€ ( La maison du cigare )

OSA 54 CAO

OSA 54 CAO

 

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

15:33 Écrit par Edmond Dantes dans CAO, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

26/11/2012

CAO "La Traviata" divino

CAO est une marque très reconnue outre-Atlantique, par la régularité et la qualité de ses cigares du Nicaragua. Des cigares dont beaucoup m'ont séduit par leur profondeur de leur arôme et de leur caractère. Depuis peu CAO s'introduit sur le marché européen proposant des modules à des prix attractifs de plus en plus attrayant pour des longs fillers, les plus chères ne dépassent guère les 10 €, ce qui est un point plus que positif pour tous les amateurs que nous sommes. Aujourd'hui CAO, nous propose une de leurs dernières créations les cigares "La Traviata'", des cigares légers au mélanges subtils de tabac noir du Nicaragua et de république Dominicaine et du Cameroun. J'ai testé pour vous le robusto appelé "Divino'".

Je suis assez curieux, de goûter ce module qui fut consacré ‘d'exceptionnel’ avec une note de 93/100 par la revue "cigare Aficionado' !! Je reste toutefois suspicieux sur cette notation, la différence entre eux et nous, c'est que nos amis américains fument à 90% des cigares d'origine Nicaraguayenne, Hondurienne et Dominicaine, quelques rares chanceux fument également du Cubain ! Cela peut altérer certaines dégustations, ainsi qu’un jugement trop indulgent.

Premier contact avec ce Divino, un cigare que je trouve d'une belle facture, un module bien rempli et d'une bonne fermeté, les senteurs à cru s'approchent d'odeurs de salaison et de paille humide un peu perturbant et intrigant.

Dès l'amorçage, les premières bouffées de ce premier tiers ne sont pas très probantes, Limites asséchantes et irritantes sur un fond assez plat de café léger, la longueur en bouche que je qualifierais d’assez courte, avec une richesse aromatique bien pauvre pour ce prélude, ça commence mal ! Le 2ème tiers se révèle timidement sur un meilleur jour, les saveurs sont plus torréfiées avec un peu plus de rondeur et de corps le tout sur des notes de café, de noix et de sous bois, l'ensemble toujours en demi-teinte, mais toutefois meilleur que le premier tiers. La combustion est régulière et lente avec une belle cendre ferme, le 3ème tiers est assurement la partie la plus intéressante mais trop tardive, ce robusto a enfin trouvé sa vitesse de croisière ainsi que son équilibre, il devient plus onctueux sur des saveurs de chocolat et de café avec peu d’amertume et une puissance respectable.

Que penser de ce Divino, je le qualifierais de cigare populaire car son prix en fait un véritable atout, pour 5€ vous déguster un long filler de très bonne qualité, pour le goût je dirais moyen ! Peut-être exceptionnel pour un cigare du Nicaragua ? Je vous laisserais juger par vous-même. Ma note de cœur 12/20 Sourire

 

  • Origine: tripe: Dominicaine, sous-cape: Cameroun, cape: Equateur
  • Taille: 129mm x 20mm
  • Format: robusto
  • Bague: 50
  • Prix Belgique: 5€

 

 

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

 

06:00 Écrit par Edmond Dantes dans CAO, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

09/05/2012

CAO Brasilia samba

Une belle découverte que ce CAO samba, ce cigare provient du Nicaragua par contre sa cape est un tabac arapinaca de la région de Bahia au Brésil très apprécié pour son feuillage sombre maduro/ oscuro. Pour commencer une dégustation je prends toujours un réel plaisir à humer mes cigares, à les toucher, les écoutez me narrer leur histoire, celui-ci m'apporte que du bonheur, ses senteurs d'étables et d'épices exotiques me font saliver et voyager à souhait, sa cape légèrement veinée et grasse semble transpirer les chaleurs tropicales de l'Amérique du nord, dès l'allumage je découvre des saveurs intenses de chocolat noir, de cèdre et de café cette douce amertume est très bien dosée, une longueur en bouche très généreuse durant le second tiers qui nous emmène toujours sur des saveurs empyreume et épicées, il devient malgré tout un peu asséchant sur le troisième tiers, rien d'inquiétant, Grace à ce bel équilibre de l'ensemble ! ce troisième tiers se rèvele plus corsé, plus présent encore, mais rien de plus surprenant que l'ensemble de cette dégustation. Que dire de plus ? ce CAO samba est un cigare au caractère bien trempé, qui sera ravir le palais des plus exigeants amateurs, un cigare que je recommande. Ma note de coeur 17/20 Cool

  • Origine: 

tripe : Nicaragua, Sous-cape: Nicaragua, cape: Brésil

  • Format: torpedo
  • Taille: 159 mm x 21
  • Bague: 54
  • Prix Belgique: 8,20€ 

CAO brasilia samba


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

06:00 Écrit par Edmond Dantes dans CAO, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |