09/03/2016

Camacho "Shellback"

« Camacho Shellback », une version limitée très spéciale qui disait, c'est bon, c'est nouveau, si seulement !!!

Petite parenthèse très courte sur les origines sur la désignation « Shellback », sachez que dans la marine américaine, le « Shellback » est le nom donné aux marins qui franchissent pour la première fois l’équateur, à cette occasion une cérémonie d’intronisation, très sérieuse et organisé et consigne tout le déroulement de cette opération dans un livre de bord, nom du marin, date, heure, latitude et longitude exacte, le « Pollywogs » le têtard en français, devient à son tour un respectueux « Shellback ». C'est beau, n'est-ce pas...

Voyez, vous aurez au moins appris quelque chose aujourd’hui, merci « Camacho ».

La suite, attention, ça pique les yeux ! Cela commence par la bague, ce sticker vert fluo « marketing oblige », ma foi, conviendrait certainement mieux à une boîte de préservatifs qu’un cigare, bref, admettons, je suis peut-être trop « Old school » pour en apprécier toutes ses nuances. Personnellement, je me suis fait violence pour me le procurer chez Davidoff, comme prendre des risques fait partie de mes attributions de blogueur, je devais tenter cette expérience sensorielle inédite de ce « Shellback ». Oui, je sais, quelle idée ?

Esthétiquement, rien à dire, c’est proprement roulé et soigné, la cape maduro satinée emmaillote un corps musclé d’une souplesse modérée. Difficile de faire mieux dans le genre.

Olfactivement, je reste suspicieux sur son parfum ! En effet, la cape d’origine équateur est particulièrement bien trop mielleuse pour être honnête, mélange de vanille, de bonbon, analogue un peu à ce que l’on trouverait dans certains tabacs à pipe de contenance sirupeuse, des saveurs plutôt sucrées qui flattent insidieusement les sens du béotien, à l’instar des exhausteurs de goût d'une pizza surgelée. Cela ne correspond pas vraiment à ma vision, pour un cigare annoncé d’origine, principalement Nicaraguayenne. Je trouve très étrange pour ma part ce package olfactif que nous sert "Camacho" dans cette cape « Habano équateur ».

Passons ! A cru, je dirai pas mal épicé !

Dès l’allumage, les premières sensations s’envolent sur un démarrage assez sec et râpeux en bouche, peu d’onctuosité, très roboratif. Ce « Camacho » souffle un vent chaud avant l’orage, dans cette consistance bien assise et de loin très subtile dans sa forme, beaucoup de terre et de poivre et beaucoup de rien dans cette triste fable. Un cigare qu’apprécieront certains amateurs de saveurs rassasiantes et nerveuses, dont la puissance bombe le torse, dans une parodie machiste et clownesque, localisés surtout, très au fond du palais, dans les coulisses du désespoir. Inutile de parler d’équilibre ou de « rancio », vous l’aurez bien compris, ce « Camacho » ne fait pas dans la bienveillance, il choisit de jouer consciemment sur le terrain d’entraînement d’un porte-avions de l’US Navy ou la sensibilité et la subtilité resteront vestiaire, juste bon pour les tapettes et la bleusaille !

Sur l’ensemble rien de vraiment captivant, très pauvre en goût, très asséchant aussi et sans aucune évolution ! D’une persistance très volatile, ce cigare assoit son dégustateur face à un peloton d’exécution. D’un faible intérêt gustatif, ce « Shellback »se joue de vous sur un seul acte et vous donne en prime le mal de mer, en effet j’en ai le bide tout retourné. On se croirait, en pleine tourmente sur le 180eméridien, à bord d’un frêle esquif, ballotté et fouetté par les embruns iodés, manquerait plus qu’une mouette pour se faire chier dessus, mais qu’est-ce que l’on voyage avec « Camacho » ? Que dire de plus, son prix prohibitif bien sûr, 17chf, une bagatelle pour une si belle aventure !!

Ma note 8/20, il lui manque juste sa moitié, la plus importante qui n’est autre qu'un peu d'aromaticité et de rondeur, vachement beaucoup ! Oui, je suis d'accord avec vous, c'est trop facile de tirer sur les ambulances. Bonne dégustation tout de même, pour les autres.

  • Origine: tripe: Nicaragua, sous cape: Nicaragua, cape: Equateur
  • Format: toro
  • Taille: 150mm x 20mm
  • Bague: 50
  • Poids: 14.8gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 17chf

shellback_camacho.jpg

Camacho "Shellback"

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20 

15:46 Écrit par Edmond Dantes dans Camacho, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

24/09/2013

Camacho Criollo Monarca robusto

Troisième jour de vacance et mon choix cette fois-ci se porte sur un cigare de chez Camacho acheté à Genève, le "Camacho Criollo" cousin du "Camacho Corojo", mais en moins puissant m'a-t-on dit !
Il est 19 h, bien callé dans ma chaise longue au bord de la piscine, personne à l'horizon à part quelques moustiques qui seront vite éloignés par la fumée. Eh oui, à savoir le cigare est un moyen efficace pour se prémunir des piqures de moustiques. Mais, revenons à ce Camacho, comme toujours cette vitole comme toutes celles de la marque sont très soignées, un cigare assez léger en poids, pas trop souple ni trop dure, la bague jaune et grise est très réussie, franchement rien à dire de ce côté-là. Les senteurs d'une belle suavité que je perçois s'avoisinent à un beurre de noisette, très plus rond et plus suave, quelques notes subtiles de fruits secs sur un fond terreux, d'une richesse aromatique moyenne il reste dans l'ensemble agréable en bouche. Le troisième tiers garde plus ou moins les mêmes tonalités, un peu monocorde et trop léger à mon goût. Pour résumé ce cigare est bon et s'en sort plutôt bien par sa légèreté que certains pourront apprécier, aucune amertume, aucune acreté ! un cigare que je conseille pour des fumeurs occasionnels entre copains après un repas bien arrosé ! Ma note de coeur 10/20
 
  • Origine:tripe : Honduras, Sous-cape: Honduras, cape: Honduras
  • Format: robusto
  • Taille: 127mm x 20mm
  • Bague: 50
  • Prix Suisse: 6,45€ ( Davidoff Genève )

 

camacho criollo

camacho criollo

camacho criollo

 
Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20


 

09:20 Écrit par Edmond Dantes dans Camacho, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

18/09/2013

Camacho "triple maduro" Toro

Une grosse friandise affublée de deux grosses bagues argent, cet oscuro triple maduro ne fait pas dans la discrétion. Un cigare sombre et impressionnant par sa taille et son poids. 26 grammes ! À titre de comparaison le 'Behike 52' ne fait que 13 grammes, tout est ostentatoire et dans la démesure dans ce Camacho. Difficile de passer à côté sans l’apercevoir scintiller dans sa boîte, pour preuve chez Davidoff je me suis laissé séduire par son côté festif et gourmand ! Un cigare visuellement magnifique et très attrayant. Pour le premier contact, difficile de faire mieux ! Pour la petite histoire, cette ligne Camacho sorti en 2007, se vantait d'être le premier cigare confectionné avec 100% de tabac maduro. Seulement 300 000 pièces sont disponibles par an, groupant plusieurs formats dont un robusto, un gordo, un torpedo, un perfecto, un toro. Manufacturé dans la fabrique ( Tabacos Rancho Jamastran ) à El Paraiso au Honduras.

Une cape oscuro délivrant des senteurs très singulières et divergentes de notes acidulées et d’animalité comme le cuir, le fumé ou les odeurs d’écurie. Un léger mouillage de la cape, m’informe de sa neutralité ! aucune sensation désagréable détectée.

Dès l’allumage et décapsulage ! Ma première perception qui me vient de suite, c’est celle d’un cigare très ample en bouche, gouleyant, délivrant des saveurs de café noir, de toasté et de cuir mais rien d’agressif ici. D’une longueur moyenne, à l’image de sa rondeur. Pas désagréable dans un premier temps, la suite devient vite asséchante et linéaire, jouant une mélopée sur un seul accord, cuir, café et terre, très justement joué, mais sur lequel on peut vite s’ennuyer ! Manque de corps, de puissance et de rondeur, la suite, n’évolue guère. Le 3e temps n’excelle pas, rien de probant sur ce final à 3 notes, toujours très ample d'une puissance modérée et sans âcreté. D'une très bonne combustion, un tirage de cheminée ce Toro est de très bonne facture. Un cigare séduisant, mais creux pour ma part, dommage que son apparence soit en désaccord total avec son intimité. Pas assez musclé. Ma note de cœur 12/20 à essayer au moins une fois pour impressionner son entourage, un cigare de "rappeur constipé" pour ma note d’humour.

 

  • Origine: tripe: Honduras, sous-cape: Honduras, cape: Honduras
  • Format: double corona
  • Taille: 152mm x 24
  • Bague: 60
  • Prix suisse: 11€

camacho triple maduro

camacho triple maduro

camacho triple maduro


 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

17:48 Écrit par Edmond Dantes dans Camacho, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

24/06/2013

Camacho Monarca Corojo

On ne pouvait pas rêver mieux en cette fin de semaine sous ce soleil radieux prendre le temps de déguster un cigare, après mettre acquitter des taches de la vie quotidienne, vers 20 heures tout de même, j'ouvre mon humidor afin de choisir celui-ci, je l'espère, me ravir. Mon choix se porte sur un de mes derniers achats chez Davidoff le "Camacho Monarca Corojo", un cigare réputé très puissant, plus fort qu'un "Camacho triple maduro". Maintenant bien installé sur ma terrasse dans mon transat face au col des Moises, cet écrin de verdure qui s'offre à moi. Malgré la chaleur de la journée, une petite fraicheur du soir vient m'envelopper qui m'oblige malheureusement à enfiler la petite laine du soir, voilà je suis fin prêt, allumettes, guillotine, appareil-photo, crayon, bloc note, cendrier, tout est là, je n'ai rien omis, je peux commencer. Comme tous les cigares issus des usines Davidoff, celui ne déroge pas à la règle, sa construction est parfaite, une cape lisse maduro caractérisée par des veines saillantes s'apparente à une chrysalide en pleine métamorphose.

Les premières bouffées d'allumage s'annoncent pas mal du tout, l'embrasement nous mène de suite sur des notes terreuses, de cèdre et de poivre noir le tout très bien équilibré sans aucune amertume, la fin du premier tiers laisse et se déleste du poivre pour donner sa place à des saveurs plus subtiles de chocolat, de café crème et de bois précieux, la puissance tellement redoutée est très bien canalisée, très douce, confortablement assis je redoute et je tente de me lever sur la fin du deuxième tiers, effectivement quelques effets rendent mes membres inférieurs un peu flageolant, rien de bien méchant, la voilà cette puissance, mais une puissance insidieuse ! Je marche un peu tranquillement pour faire circuler, en entamant un troisième tiers toujours plus présent et évolutif, les saveurs s'affirment, s'enchainent le tout avec une belle longueur en bouche pleine de suavité, mais je choisis de m'arrêter maintenant avant la brulure des doigts, je le préfère comme cela pour bien fixer dans ma mémoire le meilleur, son côté plus subtil, un conseil n'allait pas trop loin dans ce troisième tiers qui risque de supplanter les notes de cacao, de cèdre et de terre, que je trouve bien plus intéressant, à mon humble avis !

Ma conclusion est que nous sommes face à un cigare de qualité, d'une puissance très douce et confortable, une très belle découverte pour ce cigare du Honduras, meilleur selon moi qu'un "Flor de Selva", ce " Monarca Corojo" sera de nouveau sur la liste de mes prochains achats pour moins de 7 €, il serait dommage de s'en priver, ne l'oublions pas ! Ma note de coeur 14/20 Rigolant

  • Origine:tripe : Honduras, Sous-cape: Honduras, cape: Honduras
  • Format: robusto
  • Taille: 125mm x 20
  • Bague: 50
  • Prix Belgique: 5,7
  • Prix Suisse: 6,5

camacho corojo

camacho corojo monarca,camacho


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

 



09:20 Écrit par Edmond Dantes dans Camacho, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |