10/12/2015

Bolivar Poderosos "Edition Bénélux de 2013"

On parle souvent de plats, de boissons diverses et variées pour accompagner un cigare, une chose, je confirme, tout à fait agréable pour les plaisirs gustatifs. Mais parfois, inutile de boire ou de ripailler, un bon cigare peut être soutenu par une musique adaptée, guidé par le scénario d’un film ou escorté par un joli texte !  Hier soir par exemple, si je vous dis « Ô Capitaine ! Mon Capitaine ! », vous devinez bien entendu de quel film, il s’agit ? Je fais bien entendue référence au film « Le Cercle des poètes disparus » sorti en 1989, avec le talentueux « Robin Williams » dans le rôle du professeur « John Keating » et de ses répliques cultes, dont celles-ci :

 « Je partis dans les bois parce que je voulais vivre sans me hâter. Vivre intensément et sucer toute la moelle secrète de la vie ».

Bref, un merveilleux film que je recommande à tous ceux qui désirent un jour « Déguster intensément et sucer la tripe secrète de leur cigare », je plaisante, mais pas qu’un peu ! Comme quoi, parfois les vers peuvent résonner à l’unisson avec une belle dégustation, notre environnement ainsi que notre état psychique du moment, interagit toujours avec nos pensées et nos perceptions.   

Mais oui, c’est bien beau tout cela, mais ce module ! Que donne-t-il ?  ? Eh bien, ce « Bolivar » est une agréable découverte,  ce cigare sublime et séduit les papilles dans une succession de sensation,  de la même manière que les mots cadencés d’une poésie affectent votre conscience et vos émotions.

En présentation, ce « Bolivar » se livre à vous, apprêté d’une cape finement ajustée de couleur colorado, aux coutures invisibles, très soyeuses. Doté d’un corps sous-jacent, élastique et ferme, il émane de celui-ci un fumé subtil et enivrant de saveurs boisées, de cuir gras, de chocolat du type « Côte d’Or » de préférence et d’un petit goût de beurre fondu, donc rien d’étonnant qu’au mouillage on retrouve cette note grivoise sur le bout de la langue.

Dès l’allumage, ses contours semblent clairement définis par un côté épicé et suret à la fois, délivrant une forme plutôt engagée et nerveuse, pendant les cinq premières minutes.

Sur le premier temps, son agrément contrebalance ma perception, entre acidités, illustré par ce petit goût suret en bouche et de l’autre par une onctuosité réformatrice. Ces deux sensations assurées, forment deux piliers dans cette dégustation, un équilibre remarquable fait de saveurs licencieuses et démonstratives comme celle du fruit pourri, de sous-bois, de compost et d’une persistance plutôt épicée. Au niveau de sa force, ce «poderosos » dispose d’une certaine volubilité, celle-ci apaisée par une aromaticité intelligente dont le « rancio » excelle et prophétise ce chapitre automnal de fin de saison vers plus de tiédeur et homogénéité, à l’approche de cette seconde partie qu’il me tarde de découvrir.

En effet, dans ce 2e temps sa forme gustative devient plus crémeuse en bouche, plus ample dans sa diversité, autoproclamée par des sensations plus engageantes et appréciables. Cette suavité se traduit par une évolution de son goût, comme l’apparition par exemple de note de vanille, de fruits secs à coque et de crème. Pour finir, ce « Bolivar » vous entraîne inexorablement vers un lyrisme « Bolivarien » où les altos et les mezzo-sopranos ouvrent la voie à plus de consistance encore. Le volume augmente avec soudaineté vers un équilibre fragile et perceptible dans le seuil de tolérance de ses ambitions. Ce « Bolivar » montre une nature bucolique pour commencer et en même temps celle d’une nature plus imprévisible et outrageante, plus difficile à dompter dès la fin du 2e tiers dont on ressent très clairement la puissance se manifester, peut-être prématurément puisqu’il me reste environ 6 bons centimètres à déguster. Mais laissons-le refroidir un peu pour mieux anticiper cette dernière partie.

On aime ou pas ! Mais ce « Bolivar » a du charisme, attachant et rassasiant, tout ce que j’aime dans un cigare, cette puissance jouxtée aux arômes lui confère une longueur inégalée qu’il faut maîtriser pour qu’elle ne s’envole pas et ne glisse du côté obscur de la force. Inévitablement ce final brûle de saveur plus grave dans ses retranchements. Mais d’un point de vue global, c’est un très bon cigare, à déguster avec discernement, en évitant surtout les conséquences d’une surchauffe, vous éviterez ainsi le mépris de ses sentiments, quelque peu ardents. Ma note cœur 17/20. Encore une très belle édition du Bénélux qui me rendrait presque jaloux.  

  • Origine: tripe: Cuba, sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: double piramides
  • Taille: 180mm x 22mm
  • Bague: 54
  • Poids: 20gr
  • Année: 2013
  • Prix Belgique: 21,1€  

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 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20 

     

16:28 Écrit par Edmond Dantes dans Bolivar, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

15/05/2015

Bolivar Sublimes "Libertador" LCDH exclusivo 2013

Le Sublimes ‘Libertador’ devient la seconde édition  (LCDH) de la marque, après le Bolivar Cervantes ‘Gold Medal ‘sortie en 2007 puis finalement interrompu en 2011. Seule différence notable pour celui-ci, ce cigare est une série exclusive, un millésime de 2013 disponible jusqu’à épuisement des stocks,  contrairement aux autres éditions (LCDH ) non exclusives ! Pour les Béotiens des appellations, cette abréviation signifie un cigare vendu exclusivement dans les franchises Habano ‘La Casa Del Habano’ bien reconnaissable par l’ajout d’une petite bague supplémentaire logotyper or, de couleur bordeaux très identifiable entre toutes.

Après une petite déception la semaine dernière concernant le Geniales ‘Presidente’ ( édition Suiza ), mon ami Fabrizio au vu de ma critique acerbe, m’a généreusement offert un ‘Libertador’ pour passer le goût de l’autre ! « Bien meilleur ! » m’a-t-il affirmé.  Eh bien soit, passons le au banc d’essais pour  une petite autopsie.

Visuellement, l’aspect soigné révèle un cigare très élégant, cintré d’une cape finement ajustée et nervuré, d’une belle résonance de forme pour son toucher. Celui-ci  exalte de jolies  flagrances subtiles de chocolat au lait, de foin printanier et de boisé. Un bouquet  de bon augure qui chatouille le nez avec miséricorde. Atchoum ! Désolé, surement le rhume des foins. A crudo, je note un fond lourd de type « benzène/ pétrole » même si le terme semble extrême et peu poétique, je le trouve assez  juste comme perception et non dégradant. Dans le vin cette dénomination est une dominante minérale que l’on trouve dans les vins jeunes par exemple comme le Riesling de la vallée du Rhin. Ne soyez  donc pas outré par cette désignation !

Dès l’allumage, les cinq premières minutes offrent de suite un sentiment agréable et rond d’un équilibre substantiel et sans hiatus. Une belle entrée sur scène sans se prendre les pieds dans le tapis.

Dans un premier temps, après environ 15 minutes de redondance onctueuse et soumise. C’est maintenant une sensation de puissance tout en retenue qui semble asseoir cette dégustation. Sa consistance moyenne est toutefois suffisante pour le moment dans cette mise en bouche harmonieuse, sans trop intensité mais suffisamment présente pour en attendre plus encore. Mes notes évocatrices partitionnent cette musique entre terre et cèdre, poivre, chocolat au lait et miel apportent une suavité de fumage d’un bel agrément. D’ailleurs la cendre foncée conforte bien mon sentiment, celle d’une complexité aromatique plaisante et évolutive. Cette première partie ne fait pas une entrée fracassante, mais elle distille savamment avec  bienveillance son caractère frugal.

Dans cette seconde partie, la scénographie gustative de ce Sublimes reste fidèle au scénario initial, l’histoire rondement menée se prolonge grassement et onctueusement vers des saveurs terreuses, de crème brulé, poivre noir et  de fourrage d’été.  Une constance agréable qui très progressivement évolue vers une sensation plus consistante après  45 minutes ! Ce Bolivar, tel le Léviathan dans les profondeurs obscures des océans évite de faire des vagues et  prend tout son temps pour refaire surface de manière intelligible. Un deuxième temps plutôt endémique au niveau des saveurs  mais transitoire pour ce qui est de sa corpulence, délivré par une puissance plus présente et maîtrisée vers une évolution plus grave, plus symphonique.

En effet, cette 3e partie s’annonce bien plus  capiteuse et roborative ! Sous forme d’avertissement, ce ‘Libertador’ dégaine  l’épée du fourreau, maugréant à qui veut l’entendre « attention la suite risque de secouer les plus fragiles d’entre vous ! » Les arômes s’assombrissent vers des notes graves d’espresso, de clou de girofle et de terre brûlé. Très intense mais toutefois agréable sur la longueur, ne soyez pas trop vif sur le tirage au risque de vous anesthésier le gosier définitivement ! Un final puissant et saisissant de contraste, fidèle à son rang ce Sublimes embrasse fougueusement les papilles. Personnes sensibles s’abstenir ou arrêtez-vous à la moitié, mais quel dommage !

Dans l’ensemble, ce Bolivar est un excellent premier choix, de manière crescendo il sait se montrer docile dans une première phase, puis tout doucement au fil des transitions il prend confiance en lui, offrant un trait de caractère plus affirmé sur la fin. Ma note de cœur 17/20.   

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: double robusto
  • Taille: 164mm x 21,5mm
  • Bague: 54
  • Poids: 19.3gr
  • Année: 2013
  • Prix: 25€ environ ( Suisse )

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20  

               

16:52 Écrit par Edmond Dantes dans Bolivar, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/04/2015

Bolivar Geniales "Presidente" "Edition régionale 2013"

Brève de cigare…

Samedi 15h30, je scrute le ciel avec discernement, du moins j’essaie ! Comme toujours la météo annonçait pluie pour tout le week-end, mais ça a l’air de tenir pour le moment. Est-il bien raisonnable de monter sur Genève, tout de même 45 minutes ! J’hésite, je tourne en rond, je lève le nez en direction du ciel, espérant un signe qui ne vient pas, après tout il n’est pas très tard et il ne pleut pas ‘encore’, et ce malgré quelques hauts et sombres nuages parsemés de rares éclaircies. Me faire dicter mes envies par la bonne fée nature, c’est pas trop mon dessein ! Le temps d’enfiler mes groles et ma veste de cuir élimées, sans oublier mon « pork pie » sur la tête bien sûr, mon sac en bandoulière et son contenu indispensable à toutes bonnes dégustations, carnet de note, roue des saveurs, un vulgaire crayon papier, un appareil photo, une guillotine, sans oublier mon fidèle chalumeau pour crème brulé d’une efficacité redoutable, ( 10€ à Super U ) voilà tout y est ! Je suis paré pour la vieille cité de Calvin et ses humidors.

16h15, stationné à l’extérieur du centre, je m’offre maintenant une marche forcée de 20 minutes pour rallier le terrain de foot des Eaux Vives ( le parking tout là-haut derrière le parc ! ) à la rue de Rives où se situe la boutique Davidoff fraichement restaurée. La motivation de fumer un bon cigare me permet d’oublier cette besogne, de plus marcher oxygène la pensée, la réflexion à l’analyse d’une belle fumée. 

Arrivé devant les hautes portes de ce ‘temple’, comme le ferait un gamin de 6 ans sa pièce de 5 francs au creux de la main devant la boutique de chasse, de farce et attrape et de bonbon acidulé en tous genres ! Après ces quelques secondes nostalgiques, je reviens vite à moi, lorsque stupidement je reste planté là comme un con à attendre que les portes s’ouvrent toutes seules ! En effet, celle-ci n'est plus automatique, il faut pousser maintenant, dans un dernier effort et pas du moindre, putain qu’elles sont lourdes ces satanés p… ( désolé ! ) Mr Mathys va falloir régler ça, vous risquez de voir bon nombre de vos ainés se démettre l’épaule ! Un petit bonjour à quelques connaissances, Jésus, Arnaud et Yves, ne rigolez pas Jésus est un personnage fort sympathique et remarquable de la boutique, muni de sa légendaire moustache qui rendrait jaloux plus d’un Iznogoud ( Calife à la place du Calife), n’hésitez pas à lui demander conseil ! Pour ma part je connais le chemin du doux parfum qui m’invite ici, la cave bien sûr. Bref, après quelques hésitations sur le choix de mes convoitises, Cubains, Dominicains, peut-être un Cub... ? Comme toujours je tournicote avant de porter mon choix aujourd’hui sur un joli module, un Bolívar Présidente, une édition régionale Suisse de 2013. Bientôt observé, fumé et épinglé à mon bon souvenir dans ma vitrine des saveurs.

Eh, voilà ce que je redoutais arrive, la pluie et m… !!! Heureusement que certaines terrasses sont protégées d’ombrelle géante contre le soleil, tout aussi efficace par mauvais temps. Je décide de m’installer non loin de là, rue Neuve du Molard sur les hauts tabourets du "Mimmo" ( un nouvel établissement, Bar à vins, cocktail et restaurant) et surtout bien à l’abri de ce déluge.

Bien installer à fumer, je décide de l’accompagner d’un petit Moscato ni trop sec, ni trop moelleux, comme simple révélateur rafraichissant si besoin est ! Pour rappelle, le Bolivar est en principe, un cigare puissant aux notes lourdes et graves, très symphonique comme cigare. Pas étonnant de lui prêter alors, certaines de ses compositions comme musique ‘Bolivarienne'. Voyons voir, si celui-ci respecte cette règle !

Pour ce qui est de la petite inspection de routine, le module est soigné, assez ferme, à mémoire de forme pour la souplesse, donc tout à fait correct. Respectant un cahier des charges scrupuleux, relatif à cette marque, habillé d’une cape fine de couleur colorado celui-ci ne jalouse en rien ses autres congénères comme Cohiba, Trinidad ou Montecristo. Son parfum discret s’harmonise de notes boisé, de miel et de chocolat au lait, très subtil, rien de très puissant comme arôme, mais relativement plaisant au nez.

Entre-temps, la pluie redouble d’intensité, obligeant les quelques badauds non équipés de parapluie à raser les murs, comme pour se prémunir de vilaines gouttes tirées d’un sniper embusqué ! Au mouillage, la cape me laisse en bouche une suavité grasse, douce et légère assez neutre en goût, mais rien de formel pour cet effeuillage humide sur pavé glissant. La tête vivement tranchée, le pied embrasé, laisse échappée les premières salves échauffées et vivifiantes, très vite refouler par un petit vent vers quelques audacieux comme moi, bravant les éléments en sirotant leur breuvage.

Les cinq premières minutes me provoquent une sensation déplaisante, un démarrage piquant et râpeux qui ne durera pas très longtemps fort heureusement et rien d’anormal à ce stade. 

Dès le premier temps, j’apprécie cette sensation d’onctuosité et de grasse attitude si je puis dire !  Emplie de légèreté et de distinction. Agréable, oui et non ! Bien loin de la tessiture olfactive d’un Bolivar, c’est ce qui me gène au bout du compte. Je reste très étonné par cette douce ambiance. Tranquillement, patiemment, j’effeuille ! Mais rien ni fait, j’aurai bien plus de chance à éplucher un artichaut que toucher au cœur de ce Bolivar, trop court en bouche, peu persistant. Les saveurs gravitent essentiellement autour d’un noyau dure de sous-bois, de foin et d’écorce de pain ( bien plus poétique que croûte de p.vous ne trouvez pas ! ) Ce n’est pas mauvais dans l’ensemble, mais ça manque surtout de muscle dans cette introduction trop chaste à mon goût. Une première partie pas très entreprenante qui je l’espère, trouvera plus d’impudence en seconde partie. 

Nous y voilà, 2e round ! Après une petite accalmie météo, c’est reparti de plus belle…"Sur ma droite à l’étage, une blondasse à l’allure dépravée ni moche, ni méchante, sirote sa bière au goulot fenêtre ouverte, me jetant quelques regards dédaigneux  par la même occasion…"

2e round ! C’est une sensation asséchante cette foi qui me gène, exempte de rondeur limite râpeux et toujours gouleyant. Sa consistance légère le place bien en dessous de mes attentes, aromatiquement correct, sans grande complexité, je ne peux pas dire qu’il soit franchement détestable, mais rien ne filtre à son avantage sur dans ce deuxième opus. Les saveurs ne soufflent plus grand-chose et souffrent d’une fumée timorée aux accents boulangers, saveur de four à pain. Un Bolivar fantoche, moyennement équilibré dont la combustion exemplaire persiste dans la régularité de sa cendre, tellement rare de nos jours !

A l’approche du 3e tiers, c’est évident de détecter une petite amélioration dans l’intensité des saveurs, sa longueur en bouche plus distinctive s’allonge, un réveil plutôt tardif qui je pense relèvera sa note finale, mais ne suffira pas. 

Dernier instant de bonheur approximatif, la 3e partie s’annonce sur de meilleurs jours. Meilleure consistance et bien moins absent que les 45 premières minutes d’incertitude. Je ne peux qu’apprécier ce dernier sursaut d’environ 10 petites minutes, instant fugace et agréable. Mais au final trop tard. Les notes lourdes et graves viennent rapidement semer le trouble sur cette dégustation trop évasive. Certains l’apprécieront pour sa légèreté, mais d’autres s’y perdront. Un Bolivar trop humble et sans grande complexité, ni très bon, ni très mauvais. Ma note de cœur 12/20.

PS : Oui, je suis rentré tremper jusqu’au os !

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: robusto extra
  • Taille: 150mm x 21,5mm
  • Bague: 54
  • Poids: 17,1gr
  • Année: 2013
  • Prix: 21€ ( Suisse )

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

12:46 Écrit par Edmond Dantes dans Bolivar, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

11/12/2014

Bolivar Super coronas "Edicion Limitada 2014"

Clôturer l'année avec une belle édition limitée 2014 avec ce Bolivar super corona, vraiment super !  Eh bien voilà c'est dit, la dégustation est terminée, passons à la suivante. Un peu courte je sais, mais en soi l'essentiel est dit ! Super bon et quoi d'autre ? Courrez vite l'acheter.

Bien, afin d'aiguiser votre appétit, je devrai être en mesure de vous broder un peu cet article et vous donner l'envie de le déguster pour Noël, mais rien ne vous oblige à poursuivre puisque l'essentiel est dit, souvenez-vous ! Pour ceux qui auraient encore des doutes à mes allégations, je les invite donc à lire la suite de sa terrible histoire ( en conséquence, toute ressemblance ou similitude avec d'autres cigares ne pourrait qu'être fortuite ) Bonne lecture, et désolé pour cette intro pourrie...

Visuellement, ce grand corona offre un corps svelte et musclé ainsi qu'une cape soyeuse, peu nervurée de teinte maduro, une couleur foncée distinctive à toutes les éditions limitées Cubaines. Celle-ci arbore tel un étendard un parfum boisé au subtil mélange de chocolat/ café et dun fumet façon salaison un peu de type saucisse sèche, si vous ressentez ce que je veux dire ! Au mouillage, la cape présente un petit goût diodé, très rapidement exhaussée vers le poivre blanc ! Une incidence qui ne peut laisser indifférente la suite de cette dégustation.

Passé l'allumage et quelques généreuses bouffées, c'est une perception onctueuse et légèrement piquante que je retrouve, surtout localisée sur l'avant de la bouche pour ensuite muter sur le fond du palais, mais cette fois en plus râpeux. Cette introduction hypothétique a quelques faussetés pour le moment, celle-ci analogue à une multitude de musiciens prenant place avant l'arrivée imminente du chef d'orchestre. En effet tout doucement, ce brouhaha bien mieux accordé offre une musique olfactive des plus réconfortantes et rassasiantes. Les saveurs automnales dhumus et de sous-bois humide ressentis en début de fumage sestompent rapidement, laissant place à une résonnance plus briochée et torréfiée, tel le rythme exaltant et roboratif du son sourd dun tambour. Une consistance forte, attribuée à une puissance bien plus téméraire dès les premières cendres tombées ! Une musique très Bolivarienne qui ne déroge pas à la tessiture de la marque. Pour terminer la dissection de ce premier temps, je constate une nouvelle fois une migration des saveurs sur lavant du palais. Javoue rester perplexe, puisque tout est dit ou presque sur ce cigare et ça après seulement 35 minutes de grasses et appétissantes volutes !! Jose espérer que la suite ne tournera pas en sa défaveur.

Dans un second temps, la rondeur sinstalle  vers une longueur intense et apaisante tirant sur le café en grain, plus amer croquez et vous comprendrez ! La perception générale plus lourde et plus pâteuse virevolte sur des notes plus corpulentes, sans qu'à aucun moment l’équilibre puissance/ arôme ne soit rompu. Seul bémol, cette montée de la force a tendance à occulter laromaticité du cigare dans une progression plutôt stable et linéaire pour le moment. Niveau combustion, celui-ci commence à s’éteindre fréquemment, la faute je pense à une charge de tabac très riche en composé plus lourd résultant de sa filtration, mais surtout la nicotine contenue dans la feuille de « ligero » ( petit aparté pour ceux qui ont participéà la dégustation précédente sur le cigare ligero ). Après 45 minutes, ça souffle de plus en plus chaud, comme un vent de fin d’été juste avant lorage, celui qui gronde et sillumine au loin pour finalement s’éloigner. Ce Bolivar, vous laurez compris, est un cigare puissant dune richesse aromatique exaltante et rassasiante, limite enivrante. Le fumer paisiblement sans trop le chauffer peut-être un conseil amical à donner, tout en évitant une remise à feu toute les 30 secs ! En conclusion, toute l'évolution de ce cigare se concentre dès la première partie, le restant ne fait qu'affirmer son caractère colonial et belliqueux.

Cela étant, ce Bolivar reste un cigare de belle facture qui demande qu’à sarrondir. Je pense qu'un repos forcé d'un minimum de 3 ans lui sera plus que bénéfique à condition bien entendue d'être patient.

Ma note de cœur 14/20 malgré ses petits défauts de jeunesse.                 

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: grand corona
  • Taille: 140mm x 19mm
  • Bague: 48
  • Poids: 15,8 gr
  • Année: 2014
  • Prix Suisse: 14,5€

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

08:27 Écrit par Edmond Dantes dans Bolivar, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/01/2014

Bolivar Coronas Gigantes "2008"

Que penser de ce Gigantes de 2008 . Est-ce que ce cigare est forcément meilleur 4 ans plus tard, voire plus ? Une question que beaucoup d'amateurs se posent un jour ou l'autre. Quel cigare peut prétendre à un long ou moyen repos sans risquer de les retrouver un jour vidé de toute essence aromatique. Aucun ne peut effectivement le prédire, car l'alchimie qui s'opère dans un cigare est une science difficile à maîtriser, trop de paramètres ( qualité intrinsèque des feuilles de tabac, séchage des feuilles, fermentations, conservation, etc)) peuvent anoblir ou ruiner un cigare après 5 ans, 10 ans de conservation ! Sachez aussi que le processus de vieillissement en boîte ne sera plus comparable à celui-ci s'opérant dans les différents process dans les fabriques de cigare. Les seuls à pouvoir revendiquer un repos salvateur seront ceux vendus en cabinet ( boîte de 50 cigares essentiellement ) pour les puristes. La synergie entre eux sera plus optimale et positive qu'un seul cigare entreposé parmi d'autres modules différents.

Sachez qu'un cigare est une véritable éponge, absorbant toutes les odeurs des cigares environnants que vous entreposez dans votre cave. Il est toujours conseillé de les isoler par module et marque afin de garantir un meilleur affinage.Je sais, pas toujours évident en pratique !

En vieillissant, un cigare aura tendance à s'arrondir et s''harmoniser pour donner naissance à des dégustations plus subtiles. La règle serait d'opter pour celui dont la richesse et la force, atteint un seuil supérieur à la moyenne en matière d’arôme/ puissance. Un cigare trop léger supportera difficilement le cap des 3 ans, sans perdre tout intérêt gustatif. Mais cette équation ne peut être malheureusement garantie ! Il reste toujours des inconnus dans cette opération, une part de mystère et de magie que nos précieuses vitoles se garderont de nous livrer.

Mais revenons à ce Bolivar, couronné dernièrement de ses 5 bagues dans son ‘éditions 2013’ par l'ADC.

Dès les préliminaires, l'approche olfactive développe habilement une palette riche, de cuir, de café, de chocolat ainsi que d’accents butyriques de beurre rance, des odeurs qui transpirent ostensiblement de ce corps ferme et osseux. La cape Colorado/ Maduro exsude un petit goût de sel comme le ferait votre peau après une sortie en mer, une très belle entrée en matière pour ce Bolivar ! Dès la mise en bouche, les premières bouffées déroulent un tapis soyeux de saveurs onctueuses et évolutives ou la terre, les fruits secs, la crème, et cette touche de poivre vert bien présente dans ce préambule donne à ce Bolivar une touche tonique en bouche bien singulière !

Après seulement une petite demi- heure, c’est une envolée et une véritable explosion de saveur, plus ronde les unes que les autres, ainsi qu'une longueur qui se prolonge avec plaisir jusqu'au seuil de la perception. Un démarrage roboratif surprenant et sans réserve qui me laisse tout de même inquiet, soit cette histoire risque de devenir mémorable ou insignifiante !

Mais des signes m'annoncent déjà la couleur des prochaines volutes, ce Gigantes passe subitement de l’onctuosité à une sécheresse étonnante dès le 2e temps ! Un désert où il sera difficile d'y trouver une oasis ou d’y creuser un puits. Avec regret la suite devient plus linéaire et plus gouleyante, surfant maintenant sur des notes empyreumatiques en demi- teinte et peu convaincante. Ce cigare semble épuisé, essoufflé, vidé de toute sa quintessence. Rien de très mauvais, mais rien de très bon, je dirai ennuyeux sur la fin de ce 2ème chapitre, ainsi qu’un dénouement sans réel plaisir au final léger et plus puissant, sans âcreté, sans piquant, mais insipide et fade pour ma part ! Il me manque l’essentiel, du goût ! Certains y trouveront peut-être le signe d'un excellent cigare si le but recherché est effectivement ce genre de conclusion.

Ma note de cœur 14/20, pour un très bon cigare concentré sur ses 35 premières minutes.

Malheureusement, en 2008 je n'ai pas fumé ce cigare. Est-ce que cette édition aurait su me séduire à l'époque ? Je ne saurai le dire.

  • Origine:tripe: Cubaine, sous-cape: Cubaine, cape: Cubaine
  • Format: churchill
  • Taille: 178mm x 18,6mm
  • Bague: 47
  • année : AGO 2008
  • Poids : 13,8 gr
  • Prix Suisse: 10,2€ ( Gestocigars )

 

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Accompagné d'un rhum Cubain de Mulata 15 ans.

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

Langue tirée extase

17:37 Écrit par Edmond Dantes dans Bolivar, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

08/10/2013

Bolivar petit beliscosos ( Edition limitée 2009 )

Quand Bolivar rime avec excellent cigare ! Je n’ai aucun conseil à vous donner, sauf celui de vous titiller les papilles dans cette présentation.
J’ai découvert ce beliscosos cet été sur une terrasse de Genève, et quelle surprise de voir enfin sortir dans la lumière un cigare porter fièrement les couleurs de Cuba ! Un 2e module m’attendait pour une séance prochaine sur le blog. Voici donc, ce pur moment de plaisir que je partage avec vous aujourd’hui.
Habillé d'une cape maduro finement ajustée, aux senteurs joliment boisées, de chocolat et de cuir, ce bolivar offre à mon nez une mélodie des arômes, de bon présage !
Riche, doux, onctueux voici mes premières impressions une fois cet obus allumé, la suite est une explosion des arômes, procurant un sentiment de satisfaction et de condescendance à tous mes récepteurs olfactifs. Les notes de fruits secs, de terre, de vanille forment une cohésion parfaite, aucune dissonance en coulisses ne vient troubler ce fumage. Tout est parfaitement dosé, un rancio de haute voltige. C’est gras, c’est bon !
Dans un 2e temps, la douceur s’estompe doucement pour laisser place à plus de richesse, et plus de profondeur.
La rondeur et la longueur ne forment plus qu’un, un duo parfaitement homogène et agréable. Le chocolat noir, le poivre, ainsi que des notes de moka ravivent habilement un premier tiers qui se voulait plus doux, tels les cuivres d’une partition symphonique. La justesse de cette musique nous amène sur une 3e partie plus corpulente, vers un final généreux et sans âcreté, devenue si rare de nos jours et je ne pèse pas mes mots ! Plus rassasiant aussi, grâce à une puissance nettement plus présente, mais sans toutefois être écrasante, offre au dégustateur une sapidité étonnante en bouche de saveurs briochées et d’éclair au café. Ce beliscosos flirte avec la perfection. À deux centimètres de me bruler les doigts, j’attends le moment fatidique ou ce cabot finira par cracher son haleine piquante. Eh, bien non ! Ce final magistral illustre très bien l’ensemble de cette dégustation. Un cigare régulier, équilibré, modéré et très goûteux qui se prolongera bien au-delà sur un 4ème tiers fantomatique et nostalgique. Que dire de plus ! Rien du bonheur...
Un bolivar indispensable qui mérite une place de choix dans votre cave.
Mon coup de cœur 17/20

  • Origine: tripe: Cubaine, sous-cape: Cubaine, cape: Cubaine
  • Format:Petit beliscosos
  • Taille: 124mm x 21
  • Bague: 52
  • Prix Suisse: 11,9€

cigare bolivar

bolivar

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

11:30 Écrit par Edmond Dantes dans Bolivar, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

04/12/2012

Bolivar Fabulosos "Edition régionale Benelux"

Le fabulosos fait parti de mes derniers achat à l'étranger, disponible exclusivement au Luxembourg, Belgique et Néerlande. Bolivar est une marque emblématique à Cuba, synonyme d'une époque coloniale, comme l'architecture singulière de la vieille Havane, la guerre d'indépendance contre les espagnols, la salsa. Elle nous fait voyager dans l'histoire de l'amerique latine pour notre plus grand plaisir. Mais aujourd'hui, pour tout vous dire je ne suis pas d'humeur à rêver, car rien de fabuleux dans cette dégustation. Jusqu'à mettre en doute l'origine de ce Bolivar, mais impossible là ou je me le suis procuré, il n'y pas plus sérieux ! 
Les éfluves préssentaient du bon et rien que du bon, des senteurs butyriques et de bois précieux pour mettre en appétit, suivi des premières bouffées enveloppantes et généreuses, un peu de suavité valorisé par des notes de café crème et de cèdre. Tous les ingrédients étaient pourtant là pour passer un agréable moment. Malheureusement, j'ai vite désenchanté, toutes ses saveurs se sont vite évaporées sur le premier quart d'heure, un véritable mirage. La persistance arômatique, ainsi que la rondeur est plus que moyenne avec une sensation lègère et irritante, déplaisante au fond de la gorge. Le 2e tiers s'est pourtant amélioré, mais sur une courte distance, un peu plus rond, un peu moins désséchant, mais cruellement monocorde. Un manque d'évolution suivi d'une combustion irrégulière et scandaleuse pour un Bolivar devient rapidement agaçant !

Ce fumage se poursuit tant bien que mal sur les mêmes valeurs, jusqu'au 3e tiers qui sonne le glas, d'un nauffrage programmé. Ce final sur fond d'ammoniac prédomine ce 3e tiers, est franchement intolérable.
Vous l'aurez compris, ce fabulosos est sans intêret ! ma note de coeur 8/20 Déçu, et pour ceux qui pensent ce pamphlet insultant, je suis au regret de vous dire que je ne suis pas le seul à éprouver ce sentiment de déception. 

  • Origine: tripe: Cuba, sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Taille: 135mm x 20mm
  • Format: grand robusto
  • Bague: 52
  • Prix Belgique: 11,6€

 

bolivar_fabulosos

bolivar_fabulosos02.JPG

bolivar_fabulosos

 

  

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Bolivar, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |