04/03/2015

Arturo Fuente "Opus X Perfection n°2"

Une dégustation ne simprovise pas, surtout lorsque vous vous apprêtez à fumer un Opus X ! Un conseil, évitez de lattaquer la langue trop chargée en vin, en alcool fort et en boustifaille en tous genres. Vous risquez de passer à côté de toute sa subtilité et de sa complexité aromatique. Pour cela, il est indispensable douvrir vos papilles, de les dilater un maximum en évitant de les agresser, un thé légèrement acidulé ou une simple eau gazeuse fera très bien laffaire ! Le café pourquoi pas, mais du light sil vous plaît. À quel moment le fumer. Préférez-le comme cigare du matin, dun avant repas si le service du midi vous laisse le temps de l'apprécier. Comme cigare dapéritif, oui mais sans les chips, les pistaches et autres sont à proscrire bien évidemment. Je précise des fois que....

Ensuite vient celle de la petite cérémonie, dont je laisse le soin à chacun d'exprimer sa sensibilité. Si certains désirent prier, chanter, danser, siffler peut-être ?  Oui, je plaisante, cest  sérieux un cigare ça se respecte non de Dieu, un peu de tenu !! Ma cérémonie à moi s'apparente à celle du reniflage compulsif à la manière d'un épagneul breton un jour de chasse. Eh là bien entendu, la piste flairée fleure vraiment bon ! Ce parfum subtil et gouleyant qui émane de cet Opus, encense délicatement les narines vers du boisé, de la châtaigne torréfiée, du miel et le fruité, gainant ce joli bouquet d'arôme d'une jolie cape caramel aux nervures fines du plus bel effet. Visuellement, rien à dire.

Dès le démarrage, les sensations en bouche sont de suites onctueuses et grasses, des saveurs analogues à celle du beurre de cacahuète et celle de fruits secs d'un côté et de l'autre des saveurs minérales de terre acide et tanniques comme arôme persistant. Cela donne à ce prélude une très belle complexité que je qualifierai d'explosif, d’équilibré et de chaotique à la fois. J'adore ce moment lorsque les arômes virevoltent tel des atomes se combinant pour donner naissance à des chaînes de molécules. Vous comprenez maintenant pourquoi toutes ces recommandations ! Il vous faut un palais aguerri et non meurtri par quoi que ce soit pour soumettre votre bouche à ce type de perception dès les cinq premières minutes. Du thé ou de l'eau, pensez-y les amis.

Dans un premier temps, après avoir capté l'essentiel de son karma. La rondeur s'installe sur une phase crémeuse sur l'avant de la bouche et de la langue. Suivi d'une longueur bonifiée par une sensation plus grasse  et de consistance moyenne, qui ne veut pas dire mauvaise, mais de corpulence convenable ! Ainsi quune persistance illustrée de notes suaves façon "p'tit beurre", de fruits secs et de café crème exalte à merveille cette première partie azurée au rancio triomphant.

Après 40 minutes de fumage, la suite s'annonce toujours aussi agréable, même si quelques changements  peuvent venir troubler la bonhomie de ce 2ème "opus" ! En effet à ce stade et suite à lapparition  de saveur roborative comme le poivre, je le perçois plus sec et moins confortable qu’à ses prémices. Une transition évolutive certes, mais vers des saveurs plus piquantes, corpulentes et acides à la fois qui marque amèrement  la fin de cette  2e partie. Pour mémoire, dans la plupart des cigares, je pense notamment à quelques Cubains, leur évolution agonise souvent sur un dernier souffle  torréfié, de réglisse très acre en fin de fumage = ( saveurs lourdes ). Ici, cest bien différent, cet Opus ondule sur un registre plus puissant en bouche sur de lamertume et  de lastringence localisée avant tout sur les lèvres. Bref, cette musicalité olfactive si je peux mexprimer ainsi insuffle à la partition un vent de notes aiguës et fortes, et non de notes sourdes et graves = ( saveurs lourdes ). Comme le ferait entre autres un « Gran Edmundo » ou un « Magnum 46 » ! Et comme pour toutes les musiques, les aigus procurent une dissonance désagréable en bouche.

Hormis le prix ce torpedo reste une valeur sure, un cigare élégant et harmonieux dès le démarrage et gratifié dune belle complexité aromatique. Même si la fin satrophie à juste raison, sur la durée ce passage représente à peine 20% du temps consacré à le fumer ! Donc ne vous privez pas, ma note de coeur  17/20.      

  • Origine: tripe:Dominicaine Sous-cape:Dominicaine cape:Dominicaine
  • Format: torpedo
  • Taille: 162mm x 20mm
  • Bague: 52
  • Poids: 19.1gr
  • Année:
  • Prix: 32€ ( Europe )

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20        

11:08 Écrit par Edmond Dantes dans Arturo Fuente, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/05/2014

A. Fuente anejo n°77 ( Shark )

En septembre 1998, l'ouragan ‘Georges’ est passé au-dessus des Caraïbes provoquant un véritable chaos sur une grande partie des îles de cette région, y compris le domaine du célèbre château de la Fuente en République dominicaine, là où précisément les feuilles de cape pour le célèbre cigare ‘Fuente Opus X' sont cultivées et récoltées . Deux ans plus tard, cette destruction a entraîné une pénurie de feuille pour les ‘Fuente Opus X' . Mais plutôt que de mettre un terme à cette production, Carlos Fuente Jr a simplement ordonné l'utilisation d’une nouvelle enveloppe bien différente, une dicotylédone Connecticut âgé. Une fois de plus, la famille Fuente triomphe de la tragédie et donne naissance aux ‘Arturo Fuente Añejo'. L'un des cigares les plus rares au monde, le cigare Añejo est roulé avec les meilleures feuilles de tabac dominicain du château de la Fuente, à cela s’ajoute une cape Connecticut de 5 ans vieilli dans des fûts de Cognac. Cette fusion singulière, riche , épicé et fumée, légèrement sucré donne une saveur très particulière à cette ligne. Généralement disponible pour la période de Noël, ce cigare est l'un des cigares les plus exclusifs au monde . Bien que cette ligne comporte plusieurs tailles différentes, l’une des formes la plus emblématique n'est que le ‘n° 77’ ou ‘Shark' comme il est le plus communément appelé. Le ‘Shark’ ( Requin ) est la première forme de cigare torpedo jamais roulé qui s’évase progressivement d'une forme conique arrondie ( la tête ) vers un corps carré ( le pied ). Voici pour la petite préface dithyrambique de cette dégustation, une bien belle histoire vous ne trouvez pas ?

Olfactivement gourmand ! Résume bien les balbutiements de ce prologue pâtissier où notes de chocolat noir et d’arabica colorent les sens, envoûtent suavement et  insidieusement  votre nez. Un parfum des plus perfides qui ne laisse pas indifférent, dépeint par une cape mate de couleur fève de cacao sur un corps ferme et pesant. ( 19,2 grammes, 3 de plus qu’un Siglo VI pour environ la même taille ! )

 A cru, les saveurs déconcertent par tant de rondeur et de suavité ! Après quelques minutes à chercher au plus profond de mes souvenirs,  je reconnais ce goût ! Mais impossible de mettre un nom dessus. En l’associant à autre chose pour activer ma mémoire olfactive, comme par exemple un souvenir de fête, je pense à  ‘foie gras’, ce qui m’amène sur de la confiture, eh oui ! c’est de la figue, c’est bien cela !! Vraiment étonnant et rare comme perception, est-ce cet affinage des feuilles en fût de cognac qui caractérise ces flagrances si singulières ? Surement. Je ne sais quoi penser de cet aspect, limite nauséeux. Un goût  vraiment étrange et trop présent pour un cigare.

À l’allumage, les premiers instants procurent une onctuosité d’une intensité aromatique moyennement soutenu, légèrement poivré dans sa longueur. L’ensemble harmonieux présente une légère amertume provenant des notes de cacao, relevé d’une pointe de sucré reconnu dans ma première analyse. Rappel de la figue, très peu perceptible et équilibré qui permet de ne pas le confondre avec une vulgaire friandise où le sirupeux l’emporterait, c’est bien ce que je pouvais redouter au départ. Mais finalement non ! Les saveurs dans ce premier temps exaltent habilement des arômes bien discernables, avec la sensation agréable à déguster un plat justement assaisonné.

Sur ce second temps, faut-il déplorer cette orientation plus terreuse, et moins onctueuse quand première partie ? Un tantinet asséchant et moins rond, je trouve. Ou notes primaires de tourbe, de cacao et de café, reflètent un tempérament plus intense et doux à la fois comme le ferait un moteur 6 cylindres, confortable et puissant. Rien ne vient troubler cette conduite assistée ! La combustion lente et précise déroule une partition mesurée, sans hiatus qui dépassionne quelque peu cette dégustation. Je ne le considère en aucun cas, comme mauvais, loin de là ! C’est juste que je le trouve trop attendu, il lui manque ce panache détecté et apprécié dans sa genèse. Malgré toute la musique déploie une forme de conformisme rassurant, très bien instrumentée par le travail des maîtres mélangeurs dont je ne peux que féliciter cet assemblage.

Pour la 3e partie, je la qualifierai simplement d’une confirmation des saveurs, endémiques à la seconde partie. Un final stabilisé, sans âcreté dont puissance et corpulence prodiguent avec brio des notes torréfiées, de briochées et de fumés.

En conclusion cette psychanalyse cigaristique peut sembler indécise et tiraillée. Entre volontés de suivre un verdict élogieux consenti et un ressenti personnel le plus critique possible. Un exercice toujours périlleux de se concentrer sur le goût et uniquement le goût en essayant d’occulter la ferveur de certains amateurs pour ce cigare ‘rare et exclusif’ !                                   

Ma note de cœur 15/20, pour un cigare paradoxalement et subjectivement très bon. Bref, essayez-le sans vous torturer comme je l'ai fait.      

  • Origine:tripe : Dom. Ch de la Fuente, Sous-cape: Dom. Ch de la Fuente, cape: Connecticut Broadleaf
  • Format: patte d'éléphant/ figurado 
  • Taille: 147 mm x 20/22 mm
  • Bague: 50/56
  • Prix Suisse: 19€ ( La Couronne à Nyon )

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20     

11:01 Écrit par Edmond Dantes dans Arturo Fuente, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

19/04/2014

Arturo Fuente Gran reserva "Rotschild"

Belle personnalité pour cet « Arturo Fuente grand réserva », mais peut-être trop juvénile pour moi ! Comme tout cigare de la marque, la construction est parfaite et soignée. La cape ‘Cameroun Maduro' ombragé et fine cintre un corps très musclé et très ferme, celle-ci offre des flagrances animales de cuir, de butyrique ( acide lactique) très agréable au nez. Dès l’allumage, plus rien de vraiment bestial. Douceur et suavité érigent les premières fondations de ce short robusto, cela durant les 10 premières minutes. Ensuite vient rapidement cette astringence que l’on retrouve communément dans les cigares d'origine dominicain, une forme d’acidité localisée sur les dents et sur le bout de la langue que certains reprochent. Mais dans l’ensemble, ce prélude développe un jolie bouquet automnale fait de fruits secs, de foin séché et d’humus développant une rondeur assez grasse, dont une longueur moyenne qualifiée par une perception dit « verte » !, Comme croquer dans une ‘Granny smith’ au goût acidulé par exemple et d’une puissance légère et équilibrée, appréciée par sa fraicheur des arômes.

Le 2e temps, perd rapidement de son onctuosité et s’affirme dans l’astringence, et le terreux. L’intensité plus corpulente, exalte des notes réconfortantes et croustillantes de baguette sortant du four, vague souvenir d’odeurs de pain se faufilant par les soupiraux d’une boulangerie aux premières lueurs du matin ( je sais, je suis allé la chercher loin cette analogie ! ). Une évolution aromatique intéressante qui diffère complètement de la première partie plus végétale.

Pour conclure, le final vous empoigne avec intensité et force grandissante. Les dernières notes, café noir essentiellement délivrent une d'amertume écrasante et exclue tout raffinement dans cette complainte lourde et capiteuse. En lâchant vainement son dernier soupir, un râle nicotineux ! Même si l’appréciation de sa tessiture reste toujours discutable et très suggestive. Certains en effet n’apprécient pas du tout l’acidité et je les comprends car moi-même, j’avoue avoir un peu de mal ! Mais cet Arturo Fuente dérange et séduit à la fois, un drôle de paradoxe qui s’oppose à l’amateur par une multitude de rictus grimaçants. Douceur, acidité et amertume constituent l’essentiel de cette dégustation. En conclusion, je ne peux que saluer cette pluralité des saveurs, tout en regrettant ce manque de suavité sur l’ensemble qui aurait pu le rendre ainsi plus gracieux et onctueux.

Ma note de cœur : 13/20. Un bon cigare à découvrir dans sa globalité, un cigare évolutif mais péremptoire dans sa composition.    

  • Origine: tripe: Dominicaine, sous-cape: Dominicaine, cape: Cameroun 
  • Format: short robusto
  • Taille: 115mm x 19mm
  • Bague: 48
  • Poids: 13.4gr
  • Prix Suisse: 6,8€ 

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 Criant très mauvais/ de 1 à 4

 Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

 Sourire bon/ de 9 à 12

 Rigolant très bon/ de 13 à 16

 Cool excellent/ de 17 à 20    

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24/03/2014

Arturo Fuente "Rosado" Toro

L'Opus X, le fer de lance de la marque ! Symbolise la réussite exemplaire d’Arturo Fuente dans sa quête de l’excellence avec la naissance du premier puro Dominicain en 1992. Oui, mais encore ! Déjà plutôt pas mal me direz-vous, en effet. Mais connaissez-vous la ligne ‘Rosado' d’Arturo Fuente présentée officiellement en décembre 2009 ? Pourquoi ‘Rosado', la singularité de ce cigare provient de sa cape sungrown d'equator d’une nuance très rare, la couleur ‘Rosado' un brun rougeâtre très rare, feuille provenant des étages foliaires inférieurs de la plante pour un goût plus doux, moins ostentatoire, vieilli entre 8 à 10 ans, the flavour ‘old school’ en anglais. Une signature olfactive des plus singulière, à la manière d’un onguent à base de miel, très crémeux très loin d’un Carlos Fuente au tempérament plus impétueux et poivré. Cette ligne se décline entre 4 modules de grande taille d’où l’appellation Magnum : ( R52-robusto, R54-toro, R56-gordo, R58-torpédos).

Pour cette dégustation,  le ‘Toro’ me semblait approprié, parfaitement en adéquation  avec  son époque. Un beau format ‘tendance’ ! sans être vulgaire.

Au nez, les senteurs, véritable ‘madeleine de Proust', difficile à percevoir dans un premier temps car tellement différent d’un Cubain ou d’un Nicaraguayen, mais tout doucement la perception d’un souvenir lointain rejoint le présent avec douceur, sous forme d’une chantilly ‘maison’ parfumée d’un soupçon de miel, ainsi que l’odeur d’un gâteau finissant de refroidir. Rien de sirupeux pour autant, voire même écoeurant comme certain blend trop sucré parfois ( Je pense à un Villa Zamorano par exemple ). Ici, la suavité manifeste le désir certain de vous séduire simplement, sans démesure avec bienséance et sans prosélytisme.

Dès les premières aspirations, c’est un élan de générosité qui afflue divinement en direction de mon épithélium olfactif ( Zone se situant 3 cm derrière votre pif, en gros la carte PCI qui gère les bonnes et les mauvaises odeurs ). Une perception aigre-douce entre suavité et acidité écume agréablement mes papilles, la rondeur manifeste s’illustre par des notes de miel, de pruneau et d’agrume subtilement réprimer. Quant à la longueur, celle-ci s’éternise avec brio sur des notes plus grasses et agréables. Une introduction gouleyante et sans aspérité qui insuffle une ferveur aromatique très fertile, après tout justes 20 minutes.

Le 2e temps, n’évolue guère dans l’amplitude de ses notes ! Les saveurs deviennent plus confondues, tout en gardant cette onctuosité qui perdure depuis le début. Mais rien d’ennuyeux pour autant, les notes évoluent modérément vers le poivre noir, les fruits secs, le foin gras d’alpage offrant un regain d’intérêt dans la suite de cette dégustation. Celle-ci offrant un bouquet d’une belle amplitude, d’une force moyenne lui offrant plus de corps. Un cigare parfaitement équilibré, d’une longueur avide de convoitise qui se consume avec aisance et élégance pour mon plus grand plaisir.  

Ce 3e temps, gras, tourbé n’en finit pas de me régaler avec ses notes poivrées et de briochées. Une onctuosité endémique maîtrisée d’un bout à l’autre qui ne peut laisser indifférent l’amateur. La rondeur, la longueur s’unissent avec intelligence comme le ferait un duo instrumental, telle une guitare basse pour la rondeur et le souffle continu d’un accordéon pour la longueur ! Une harmonie sans hiatus gratifié d’une perception rassasiante ou ‘final’ règne avec satisfaction.  Je le trouve même meilleur qu’un opus X, moins acide dans son intégralité. La seule chose que je pourrai lui ajouter pour obtenir une certaine perfection, ce serait juste un soupçon d’amertume afin d’obtenir un échantillon exhaustif des saveurs dans un unique cigare. Ma note de cœur 17/20, pour une qualité/prix/ plaisir. ( pour tous les amateurs )

  • Origine: tripe: Dominicaine, sous-cape: Dominicaine, cape: Equateur
  • Format: toro
  • Année: 
  • Taille: 158mm x 22mm
  • Bague: 55
  • Poids: 17,9gr
  • Prix France: 10,9€

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

Langue tirée extase          

15:03 Écrit par Edmond Dantes dans Arturo Fuente, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/04/2013

Opus X robusto

Je reprends avec vous le fil de mes dégustations et de mes découvertes, ce robusto attendait patiemment que je trouve le bon moment pour l’apprivoiser. Ce fut chose faite ce jeudi soir où les températures clémentes étaient propices pour cette nouvelle analyse. Malgré un arrière-goût encore très présent de mes cigares fumés à Cuba, je suis ravi de découvrir ce module le fameux Opus X, un cigare dont j’attends beaucoup.
Ce cigare roulé avec soin par "Arturo Fuente'" présente toujours un aspect irréprochable et soigné comme la majorité des cigares de la marque. Très ferme pour celui-ci, avec un moelleux réciproque vient conforter mes premières impressions. Les arômes sont légèrement boisés et pralinés m'évoquent une cape cubaine, mais en plus timorée et plus subtil qui génère en moi, comme à chaque fois un éternuement de plaisir.
Le mouillage de la tête révèle un léger piquant de la cape dominicaine, sensation déjà rencontrée sur la cape ‘Yamasa' utilisée pour les puros d'oro de Davidoff, la différence des deux se trouve surtout dans la finesse de la cape de l'Opus X plus délicate que son homologue Davidoff. À cru, les notes sont poivrées et suaves avec une flagrance d'alcool étonnante, comme si les feuilles avaient été infusé au préalable dans une soupe, étrange idée ou est-ce l'Havana-Club consommé à la Havane qui vient brouiller mon esprit !
Dès l'allumage, le premier tiers procure une vilaine acidité, un côté tannique plus précisément pas franchement agréable. Les notes sont terreuses et plutôt végétales, noisette fraîche et poivre noir me laissent perplexe sur ce démarrage peu engageant ! Mais continuons…
Le 2ème tiers apporte plus d'onctuosité et moins d'astringence, des arômes surfent sur des notes de réglisse, de foin sec et de terre. Mais l'équilibre semble fragile, son côté acide a tendance à reprendre le dessus par moments. La rondeur est moyenne et ce manque de gras et de suavité assèche temporairement mes muqueuses, mais rien de très méchant ! Cet opus me paraît meilleur. La combustion régulière, s’accompagne d'une cendre très ferme, très minérale et blanche qui tient jusqu'à la moitié du cigare. Vraiment étrange !, en général ce type de cendre, trop fine, ne peut tenir plus d'un centimètre sans tomber !
Le final ( 3ème T) se veut plus équilibré et plus intéressant ce que je présentais depuis le début, le meilleur pour la fin. Les notes de chocolat, de café et de boisé accompagnent avec brio l’épilogue de cette dégustation, mais trop court malheureusement pour en profiter !
Un cigare que je dirai évolutif, même si certains le trouveront déroutant et instable. Ce cigare raconte une belle histoire qu'il faut apprendre à décrypter en raison de la complexité de sa tripe qui peut contenir plus de 9 feuilles différentes au lieu des 3 connues. Qui me laisse un peu dubitatif. N'est-ce pas un peu trop finalement ? En peinture le mélange de plus de 5 couleurs différentes donnes une unique tonalité où toutes les couleurs se perdent dans une teinte marron. Idem en cuisine, trop de condiments peuvent vous ruiner un plat. Alors ?
Ma note de cœur 12/20 Sourire, un bon cigare tout de même mais trop couteux, pour connaisseur avant tout.

  • Origine: tripe: dominicaine, sous-cape: dominicaine, cape:dominicaine
  • Format: robusto
  • Taille: 134mm x 20
  • Bague: 50
  • Prix Belgique: 25€

opus X, arturo fuente

opus X, arturo fuente

opus X, arturo fuente


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

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16:21 Écrit par Edmond Dantes dans Arturo Fuente, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

22/11/2012

Arturo Fuente "Don Carlos" gran reserva

La particularité de cette ligne 'Arturo Fuente Don Carlos' se situe au niveau de la maturation, beaucoup plus longue que d'ordinaire, 3 ans minimums pour la tripe ( Dominicaine ) et 28 ans pour la cape issue d'un tabac noir du ( Cameroun ). Oui, oui ! les feuilles de cape proviennent bien d'une vieille récolte de 1984, cas très unique, je ne crois pas en connaitre d'autres avec une telle singularité. 
Je vous laisse apprécier mon ressenti sur cette dégustation. Au toucher et au nez, ce jolie robusto est ferme, les senteurs sont boisées et pâtissière proche d'un cubain, genre Punch, Ramone allones. Petit détail qui a son importance, la cape est légérement sucré, pour info cette suavité est propre aux capes du Cameroun. Dès les premières bouffées, la perception est suave et crémeuse d'une belle rondeur et longueur en bouche, l'ensemble surfe sur des notes de fruits secs, d'abricot et de café latté. La combustion sans failles s'immortalise par une belle cendre qui tombe lourdement, dans un bruit sourd . Ce robusto jouit d'une bonne puissance avec un bon équilibre des saveurs, un cigare qui a du corps et une bonne présence en bouche. La sensation très agréable évolue sur des saveurs de cuir et de brioché. Le 3e tiers quand à lui devient plus roboratif au détriment de ses arômes, mais n'entame rien à son côté très attachant et plaisant. Bref, le contrat est rempli, j'ai passé un agréable moment en sa compagnie ! Que du bonheur.
Ma note de coeur 15/20
Rigolant, un cigare puissant et complexe, pour les amateurs avertis, merci à Johan dhondt pour cette belle découverte.

 

  • Origine: tripe: Dominicaine, sous-cape: Dominicaine, cape: Cameroun
  • Taille: 128mm x 18mm
  • Format: robusto
  • Bague: 45
  • Prix Belgique: 12,4€

 

 

 

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

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