17/06/2013

H.Upmann ( Sir Winston )

Parfois, vaut mieux la fermer ! quand c’est bon, c’est bon… inutile d’en faire des caisses ou autres discours dithyrambiques. « Le m’sieur te dit que c’est un pu...de bon cigare, donc tu te la fermes ! »

Que dire sur ce cigare qui n’a pas encore été dit ou fait ? Ce SW est sans aucun doute un des plus beaux joyaux de la marque Hupmann. Le Sir Winston est de ceux qui vous apporte toute la noblesse et la richesse que l’on attend d’un cigare. Un nom évocateur qu’on n’oublie pas.  Ce format Churchill appartient à un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas… Stop, stop ! Je sais j’en fais trop…

L’invitation ne peut se refuser, d’entrée les senteurs de bois précieux, de meuble ciré et de chocolat enveloppe délicatement votre nez de cet emballage soyeux aux nuances terreuses de noyer et de café.

Dès la mise en bouche, les sensations se veulent onctueuses et surettes, plus végétales que boisées. Notes de noix, noisette fraîche et poivre participent aux premiers ébats, en ses nobles préliminaires. Peu volubile dans un premier temps, il vous faudra attendre une bonne trentaine de minutes, pour qu’il soit plus salutaire et avenant. Laissez-lui le temps de prendre la température, et ensuite vous délivrer avec parcimonie tous ses arômes et de s’épanouir avec toute sa légitimité.L’histoire perdure sur une perception plus roboratif et harmonieuse, plus rond et plus suave qui évolue sur des notes de moka, de brioché et de café avec une teneur en bouche puissance et saveur habilement équilibrée. Un cigare toujours à la limite de passer du côté obscure de la force, sans jamais la franchir ! Quand tu me fumeras, ainsi tu comprendras...

Le 3e temps, toujours plus riche et généreux modifie son sillage vers des parfums plus toastés, de cacao, café, pain grillé et gingembre. Qui n’outrepasse jamais celui de l’âcreté. Avec avidité ce sir Winston tient ses promesses jusqu’à la brulure de mes doigts.D’une persistance agréable et évolutive, mais sans réelle complexité ce Sir Winston a su distiller ses molécules jusqu’à la dernière dans un ultime souffle moribond. Un cigare a consommé sans modération si ce n’est pas déjà fait. Comptez 2 bonnes heures en sa  grâce compagnie. Ok, j’ai terminé ! ma note de cœur 17/20Cool pour un p…de très bon cigare.

  • Origine:tripe : Cubaine, Sous-cape: Cubaine, cape: Cubaine
  • Format: churchill
  • Taille: 178mm x 19
  • Bague: 50
  • Prix Belgique: 20€
  • Prix Suisse: 13€

sir winston h.hupmann

sir winston h.hupmann

sir winston h.hupmann
Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

            

16:34 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, H.Upmann | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

13/06/2013

El Sueno ( Beliscoso )

Connaissez-vous les cigares El Sueno ? El Sueno est une marque créée durant les années 2000, dont l’initiateur Mirko Giotto un hédoniste passionné parvint à rendre réalité ses rêves, et ainsi lancer sa propre ligne de cigare. El Sueno en espagnol, évoque la béatitude dans lequel l’aficionado se plonge lors d’une dégustation. D’une Liga dominicaine plutôt légère, la gamme se décline en 5 modules ( short robusto, robusto, corona, beliscoso et Churchill), ainsi que 2 autres modules en préparation qui verront le jour prochainement destinés à un public plus ‘Biker', des amateurs qui attendent d’un cigare plus de charismes et de puissance.(Pour la petite anecdote, Stefano du blog http://stefanoaprile.net/ fait partie aujourd’hui de l’équipe d'El Sueno. Stefano et moi, nous sommes rencontrés lors d’une dégustation à Genève et depuis sommes, pourrait-on dire ‘frère de cigare’ locution que je destine à tous ceux qui partagent la passion du cigare. Voilà pour la petite histoire )

Voici mon ressenti sur ce cigare Dominicain. Pour  commencer mon choix s'est porté sur un joli et long module le ‘Beliscoso'. D'une construction soignée, cette fusée délivre des senteurs subtilement boisées, mêlé à des notes de chocolat noisette. Habillé d’une cape, soyeuse de couleur Caramel, et d'un moelleux à faire pâlir les meilleurs cigares Cubains, ce Dominicain gratifie habilement tous mes sens. Pour l'aspect visuel, je ne trouve rien à redire.

Dans un premier temps, dès la mise à feu les saveurs herbacées annoncent clairement la musique, sur des notes de foin sec, sur fond de retour des moissons. Café et noisette y trouve leur place dans cette campagne de fin d'été. La rondeur généreuse se trouve fortifiée par une bonne persistance. Un peu d'acidité peut être à déplorer par ce côté végétal assidu. Mais toutefois l'introduction reste prometteuse et engageante.

Dès le 2ème temps, après environ plus de 30 minutes ! La sensation végétale toujours présente se révèle moins grasse, mais plus terreuse, posé sur un lit d'amande amer et de café suscite une mise en bouche avec plus de corps.

D'une saveur/ puissance assez légère et équilibrée, ce beliscoso poursuit son petit bonhomme de chemin sur ce registre aromatique minéral. Le dernier opus chargé d'amertume aux saveurs triviales et d’une force relative m'engourdit les papilles sur un dernier tiers trop long sur lequel je ne m'attarde pas plus. Pour ainsi dire ce ‘Beliscoso' a de bons atouts, puisqu'il réunit à lui seul une palette aromatique presque complète !, où amertume et acidité se fait face. Je regrette un manque de suavité, peut-être la grande absente de cette dégustation.

Mon cœur balance, mais je lui attribue tout de même un 12/20 Sourire, pour un bon cigare de bonne facture, un bon cigare de compagnie à la puissance moyenne accessible à un large public.
http://www.el-sueno.net/fr/welcome.html

  •  Origine: tripe : Dominicaine, Sous-cape: Dominicaine, cape: Equateur connecticut broadleaf
  • Format: beliscoso
  • Taille: 164mm x 20
  • Bague: 50
  • Prix Suisse: 11/12€

beliscoso el sueno

beliscoso el sueno

beliscoso el sueno


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

 

 

10:27 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/06/2013

Cohiba Robusto

Cohiba et bière, une alliance magique où les saveurs boisées et butyriques du cigare se mêlent à merveille à la suavité de cette bière blonde aromatisée à la liqueur de miel. Une bière brassée en Savoie à la brasserie des cimes. La Mousse d'Aix-les-Bains.

Dès les premières bouffées, la douceur et l'onctuosité tapissent votre palais d'un substrat gras ensemencé de note de chocolat/ moka, d'épices et de bois précieux. Cette opulence de saveur s’accompagne d’une persistance harmonieuse et plaisante.

Dans un deuxième temps, l'alliance cigare/ bière ne fait plus qu'un. Le cigare perd peu à peu de sa rondeur, et se veut plus astringent, en rejoignant les tanins, le houblon de la bière. Surfant avec brio sur des notes de noisette fraîche, de foin et de terre. Une belle évolution et une cohésion intéressante entre cigare et bière qui démontre tout son intérêt, moins capiteuse comme pourrait le faire un alcool trop fort, trop offensif qui détruirait les molécules subtiles de ses huiles et résine. Ici, la bière lui donne un second souffle, qui s'enrichit sans détruire sa propre sapidité. L'alliance moins agressive devient une évidence, une fusion angélique.

Choisissez de préférence une bière riche et onctueuse avec un cigare rond et voluptueux ! Par exemple une Guinness fusionnera à merveille avec un Padron ou un Casa Magna, le mariage se verra moins évident avec la douceur d’un Hoyo. Certains préféreront l’antagonisme des saveurs, à condition que la musique soit jouée sans fausses notes ! Une bière très amère avec un cigare très acide ne produira qu’une vilaine grimace !

 Comme ici dans ce dernier tempo, où l'onctuosité revient modestement et finit par reprendre ses droits définitivement, appuyé et secondé par une belle puissance, bien réglé et équilibré. Ce robusto s'enrichit avec plus de corps, sur des notes plus riches, de café, cacao et brioché, mais justement contre balancé par le miel de la bière, apaisant ce final avec bonheur.  ( voici une divergence complémentaire, sucré et amertume )

Ma note de cœur 15/20.Rigolant

  • Origine: tripe: Cubaine, sous-cape: Cubaine, cape: Cubaine
  • Format: robusto
  • Taille: 124mm x 20
  • Bague: 50

cohiba robusto

cohiba robusto

cohiba robusto


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

09:53 Écrit par Edmond Dantes dans Cohiba, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

04/06/2013

Nicarao Especial 'double toro'

Hier soir, décidé à fumer autre chose qu’un Cubain pour changer ! Mon choix s’est naturellement tourné vers ce magnifique et robuste ‘ Especial double toro’. A l’aspect soyeux, ferme et tendu sans réel défaut de fabrication, ce module bien lissé appartient sans aucun doute à cette lignée des fameux barreaux de chaise souvent décriée dans les films et autres médias. Un cigare viril qui en impose par son diamètre et par sa grandeur. J’ai beau chercher, je ne trouve rien à y redire sur ce premier examen, un sans faute pour le moment !

Niveau senteurs à cru, celui-ci exhale de franche odeur de boisé très proche de celui d’un Cubain, mais enrichit d’une pointe subtile d’agrume, genre citron et d’une pincée de cumin qui fait la différence, un mélange très séduisant et appétissant pour cette analyse très personnelle et suggestive.

Dans un premier temps, dès l’ouverture ce Nicarao s’installe sur une perception gouleyante et bienveillante, le poivre blanc, la terre et le café domine ce joli bouquet. Des notes qui prédomineront bien au-delà du second tiers, sans pour autant être une insuffisance puisque ce Nicarao pourvu d’un équilibre à toute épreuve se suffit amplement à cette palette aromatique. D’une rondeur et d’une persistance agréables, il continue sa route sans faillir, mais sans grande surprise.   

Le 2e temps démarre très tardivement, pratiquement au niveau du 3e tiers du cigare. Les saveurs sont semblables au démarrage, tout en devenant   plus brioché, plus torréfié mais toujours sur une perception discrète et légère.

Pour conclure, comme je m’en doutais un peu, le 3e temps plus corpulent apparaît très tardivement bien après le 3e tiers. Un drôle de cigare que cet ‘Especial double toro’, qui me laisse perplexe, ai-je été séduit ?, j’en sais fichtre rien.

En toute sincérité, ce cigare est plutôt bon dans l’ensemble, sans grande complexité il a su se défendre par une harmonie des plus justes. Certains le trouveront ennuyeux, car il manque de punch pour un cigare nicaraguayen ( pour les inconditionnels des Tatuajes, Padron et Casa Magna ) . C’est justement là  ! Le point fort de ce Nicarao c’est qu’il ne s’apparente à aucun autre cigare du Nicaragua.

Je félicite Didier H pour son opiniâtreté à nous fournir des cigares toujours surprenants et plaisants !

Ma note de cœur 12/20Sourire, pour ce bon moment passé en sa compagnie.

  • Origine: tripe: Nicaragua, sous-cape: Nicaragua, cape: Nicaragua
  • Format: double toro
  • Taille: 152mm x 23mm
  • Bague: 58

nicarao especial

nicarao especial

nicarao especial


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

14:25 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Nicarao | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

03/06/2013

Hoyo de Monterey "short pyramide EL 2011"

Ce short pyramide est sans conteste une de mes dernières plus belles trouvailles, acquis lors de mon voyage à Cuba. Un cigare que je ne connaissais pas auparavant, mais parfois il faut avoir du nez et prendre quelques risques pour découvrir de nouvelles choses, un achat dont je ne regrette pas.Ce pyramide effilé  de couleur maduro, déploie à cru de belles senteurs boisées et suaves, mélange de fruits secs et de café crémeux .

Dans un premier temps, les premières sensations crémeuses vous ouvrent les portes d'une palette aromatique commune aux meilleurs des Havanes, bois précieux, chocolats et léger poivré enrobe votre palais avec une rondeur grasse et d’une persistance agréable et excellente.

Dès le 2ème temps, ce cigare surprend par sa régularité de ses arômes, fidèle à ses notes boisées, de fruits secs torréfiés et de chocolat. Malgré sa légèreté, cet Hoyo démontre  qu’il n’est nullement nécessaire d’être trop puissant pour avoir de la personnalité, mais simplement développer le bon accord au bon moment. Un cigare attachant que j’apprécie par son évolution, ainsi qu’une volonté à tenir son cap sans faiblir. D’une belle rondeur il  tapisse, enrobe votre palais à merveille comme le ferait un bon plat en sauce.

Le 3ème tiers plus roboratif, plus capiteux exhale quand à lui, des notes de café, de brioché, de réglisse, un ensemble juste et harmonieux sans aucune altération des saveurs. Un véritable tiercé gagnant, si je peux dire.

Ce short pyramide aurait mérité largement de figurer dans les 130 meilleurs cigares de l'ADC !  Un oubli injuste et inqualifiable, difficile à comprendre. Peut-être sanctionné par un manque de créativité de ses deux dernières années ! Pour moi cette marque fait partie du ‘top ten’, des meilleurs cigares au monde.

Ma note de cœur 16/20 Rigolant, pour une édition Limitée 2011 que je recommande à tous.

  • Origine: tripe: Cubaine, sous-cape: Cubaine, cape: Cubaine
  • Format: short pyramide
  • Taille: 135mm x 18
  • Bague: 46

hoyo de monterey

hoyo de monterey


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

10:42 Écrit par Edmond Dantes dans Hoyo de Monterey | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

24/05/2013

Partagas serie D n°1 ( Edicion limitada 2004 )

Pour la petite histoire, ce cigare provient de la cave personnelle de Johan D'hondt ( La civette de Tournai en Belgique ), que je remercie grandement de me l’avoir offert à la vente, je précise ! Sa philanthropie s’arrête au tiroir caisse, faut- pas rêver tout de même. Merci encore pour ce cigare, mon cher Johan.

Le premier Partagas D1-EL2004 et sûrement le premier et le dernier que je fumerai de ma vie. A part quelques chanceux qui en possèdent encore au fond de leur humidor. Eh oui, ce cigare est devenu introuvable dans le commerce, inutile de vous rendre chez votre débitant de tabac. Assurément, certains d'entre vous le connaisse déjà et pourront me donner leur point de vue ? Fumez un cigare de 10 ans, procure toujours de l'excitation et pas mal de questions. Tiraillé par « je le fume ou je ne le fume pas et puis non, quoique ? » Qu’auriez-vous fait à ma place, vous?  Vous savez très bien qu'une fois dégustée, ce sera irrémédiablement terminé, nul espoir d’en retrouver ! Et si je passe complètement à côté sans l'apprécier comme il le faudrait ? Je pourrai aussi le garder comme cigare ‘collector’, momifié pour l'éternité dans un tube à essai,  voire épinglé comme un papillon, pas terrible je sais...sérieux dilemme !

En toute logique, un cigare se doit de mourir un jour, afin d’être fumé et savouré avec respect. Et ce jour, enfin arrivé n’attend plus que son grand inquisiteur dégustateur pour le juger, et lui soutirer par la torture du tison le meilleur comme la pire vérité ? 

Première approche visuelle, ses nervures saillantes, sa cape sèche et mate, de couleur maduro et colorado ombragé comme un vieux cuir vintage, fait de ce dernier un cigare à l’aspect assez rustique. Par contre les arômes de belles suavités s'apparentent à celui d'un petit déjeuner bucolique, aux notes mielleuses et chocolatées sur fond butyrique et brioché qui flattent à merveille mon odorat et mes espérances.

Dès l'allumage ce D1, vous entraîne sur une marche pédestre aux accents végétals d’herbe grasse. Accompagné d’un soupçon de chocolat au lait, de fruits secs et de café, le tout soutenu par une belle rondeur en bouche. 

Sur le second tiers, ce Partagas devient plus dominant et corpulent, je dirai plus paysan, un poil desséchant  à la limite d’être irritant. L'équilibre puissance/ arôme quant à elle, bien charpenté, se tient avec justesse. Un cigare que j’apprécie pour son évolution car dès  à présent des saveurs plus épicées, de café et de cuir occultent mes premières sensations. D’une très bonne persistance, ce D1 continu sa route, toujours avec plus de corps. Pour atteindre dans le 3ème tiers, une dernière mutation ! Plus acre et plus amer, saveurs dont je ne suis pas client qui l’emmène inexorablement sur les sentiers de la perdition. Pain grillé, notes torréfiées et viande brûlé annexe malheureusement ce final trop pauvre et empyreumatique. Mais rien de rédhibitoire puisque je préfère stopper cette dégustation de suite avant d'aller trop loin et ainsi éviter de saturer mes papilles.

Pour conclure ce D1 fût une belle découverte, je m'attendais à un cigare d'une sapidité plus dilué et sclérosé par toutes ses années, eh bien non ! Celui-ci à tout au contraire su garder sa légitimité, celle d'un cigare charismatique et complexe à l’image de la marque. Ma note de cœur 16/20, un très bon cigare. Mon seul regret, celui d’ un ‘happy-end’ sans volupté.

 

  • Origine: tripe: Cubaine, sous-cape: Cubaine, cape: Cubaine
  • Format: double robusto
  • Taille: 170mm x 20
  • Bague: 50

partagas D1 2004

partagas D1 2004

 

partagas D1 2004

 

 
Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

17:07 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Partagas | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

15/05/2013

Davidoff Belicoso Supremo "White Edtion 2011"

Les Davidoff ‘White Edition’ symbolisent le succès des éditions limitées à la Dominicaine. Très identifiable par cette bague blanche et singulière posée au niveau du pied. Un cigare séduisant au premier abord par une nomenclature atypique : Un tabac de tripe provenant de 3 zones de culture différentes Dominicaines (San Vicente Ligero, Piloto Ligero, San Vicente Visus ), d’une sous cape Péruvienne et d’une cape Dominicaine criollo. Suivi d’un long vieillissement pour les feuilles de ligero de 5 ans au minimum, ce qui caractérise également cette ligne ‘White Edition’.

Pour cette dégustation, j’ai choisi de confondre ce Beliscoso Supremo à mon goût et mes attentes, et en toute objectivité !

Mes premières impressions concernent ces arômes, que je qualifierais de suave et de boisé ! Assez troublant, car plus proche des senteurs d’un cigare Cubain. La cape épaisse laisse deviner au toucher toute son ossature, comme le ferait un animal amaigri. Un cigare visuellement rustique qui mériterait un remplissage plus dense et régulier, je pense. La cape présente aussi un léger piquant et salé à la fois, déjà perçu sur les cigares de la marque, genre ( puro d’oro ).

Dès l’allumage, la sensation onctueuse et roborative donne de suite le rythme à cette intro, la musique s’exécute sur des notes de café, poivre noir, et de pain toasté. Un Jolie trio qui peine malgré tout à s’équilibrer, un peu asséchant sur ce démarrage ! Mais laissons-lui le temps de se positionner et de laisser ses feuilles fusionner. Effectivement au bout d’une bonne vingtaine de minutes, les arômes s’uniformisent sur une très bonne persistance et d’une rondeur très agréable et gouleyante . Un 2e tiers plus corpulent se profile à l’horizon composé de notes plus mielleuses et plus suaves, contrebalancé par des notes de café et de caramel, vraiment intéressant. Une belle évolution qui ne cesse de me surprendre !  Ce Beliscoso semble tout donner, peut-être un peu trop, et trop vite surtout ! humm…

Inévitablement cette belle surprise n’est que de courte durée. Car l’arrivée au galop de monsieur ‘Muscle ’ interrompt progressivement cette douce mélodie. Dans un premier temps, c’est du coude à coude, le cigare s’équilibre un court instant, mais ensuite l’aromaticité cède pour laisser place à cette force écrasante qui envoie tout voler sur son passage dès le prélude du 3e tiers. Une véritable pétulance suicidaire sur fond de paysage lunaire où les velléités impuissantes n’ont fait qu’accélérer sa mort. Sans cette puissance, ce cigare était sur le point d’accéder à la grandeur,  et ainsi devenir un de mes plus beaux coups de cœur de l’année 2013 ! Très frustrant de s’imaginer que l’on tient quelque chose de bon, et que la minute suivante tout se voit  ruiné. Vraiment dommage. Ma note de cœur 12/20 Sourire    

 

  • Origine: tripe: Dominicaine, sous-cape: Péruvienne, cape: Dominicaine
  • Format: belicoso
  • Taille: 140mm x 20
  • Bague: 52
  • Prix Suisse: 15/16€

white edition 2011 davidoff

white edition 2011 davidoff

 
Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

       

08:12 Écrit par Edmond Dantes dans Davidoff, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/05/2013

Macanudo 1968 ( Gigantes )

Enfin, un gros module avec de la personnalité ! Cela faisait quelques mois que je ne fumais plus ce genre de cigare, car souvent déçu par ce manque de charisme que procure ce type de cigare, trop dilué, trop effacé et d'une linéarité mortellement ennuyeuse.

Aujourd'hui avec ce Gigantes, oublié depuis une année dans le cul de basse fosse de mon humidor, eh oui il y a des cigares comme ça, que j'appellerai les "cigares en transit" des cigares qu'on renifle de temps à autre, qu'on observe comme le ferait un entomologiste en épinglant des mouches, des cigares qu'on ne fume plus ! Que l'on remet à plus tard, pourquoi ? Va savoir, À force de les voir trôner parmi les autres vitoles, leurs présences deviennent rassurantes et ne sont plus perçus comme entité fumable. On en oublierait même leurs noms. Heureusement la bague est là pour nous le rappeler, merci Gustave Bock.( inventeur de la bague à cigare)

Bref, voici l'histoire très courte de feu "Macanudo1968 Gigantes".
Une première approche olfactive que je qualifierai de discrete et de gouleyante, aux notes terreuses et boisées. La cape sombre maduro habille un cigare moelleux et très bien charpenté, agréable au toucher. Dès les premières volutes, la sensation généreuse l'emporte sur de jolies notes de café, de chocolat et de pain toasté. Une bonne présence en bouche fait de lui un cigare corpulent, d'une persistance relative où la rondeur l'emporte sur la force. La linéarité de sa palette aromatique, lui suffit à tenir son cap celui de l'équilibre et de la régularité. Loin d'être ennuyeux, le 2e tiers se veut toujours gourmand et onctueux, sur un background semblable au 1er tiers mais agrémenté d'un supplément léger de poivre noir et de saveurs rassasiantes torréfiés. Le final, bien maitrisé d'une sapidité sans âcreté fomente l'ostensible désir, celui de prolonger ce moment.
Un cigare ample, de bonne puissance, très plaisant qui me réconcilie un temps avec ce genre de module. Du moins, pour celui-là ! ( Un cigare adoubé par l'amateur de cigare parmi les meilleurs du monde en 2013 )

Ma note de cœur 15/20 Rigolant

 

  • Origine: tripe: Dominicaine, Nicaragua, sous-cape: Habano connecticut, cape: Honduras
  • Format: half corona
  • Taille: 152mm x 24
  • Bague: 60
  • Prix Belgique: 9.9€

macanudo 1968 gigantes

Cocktail de café rhum/ banane 'caliente'

8 cl de café

1.5 cl de rhum blanc

1.5 cl de Pisang Ambon

sirop de canne

crème fouettée ( bombe )

macanudo 1968 gigantes

 
Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

18:47 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Macanudo | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

08/05/2013

H.Upmann ( Half Corona )

À Cuba, beaucoup ne comprennent pas, pourquoi nous aimons tant ce petit cigare ! Trop court, trop petit, trop rapide à fumer vous diront certains. Cela va à l'encontre des valeurs fondamentales d'une bonne dégustation. Un fumage se doit de durer pour s’exprimer pleinement, parenthèse salutaire dont le seul bénéficiaire n’est autre que vous. Conscient que ce half-corona peut dérouter plus d'un amateur. Surtout ceux qui viennent de la vieille école, qui ont appris l’art de la volute sur les bancs de l’école avec un Lusitania, un Dalia 898, Siglo VI ou Sir Winston qui demandent des temps de fumage d'une heure trente à plus de 2 heures en moyenne ! Je comprends tout à fait leur scepticisme et leur réserve. Ce n'est pas ça un cigare, vous diront-ils ? Alors pourquoi ? Comment expliquer un tel succès ? Je vous laisse méditer à cette question et me donner vos arguments qui seraient intéressants d'analyser. Mise à part que ce soit par manque de temps ! Trop facile.

Pendant mon séjour dans ce merveilleux pays, j'en ai profité pour acheter quelques boîtes, devenus rare et difficile à trouver en France et en Suisse. Ma première boite, je l’ai fumé à différents moments de la journée pendant mes balades et apprécié différemment à chaque fois. Et ma conclusion est sans appel, ce cigare me convient parfaitement  très bien le matin lorsque votre bouche semble pâteuse et endormie. C'est tout naturellement que je l'apprécie aujourd'hui entre le petit déjeuner et le déjeuner comme une petite mise en bouche, un peu comme une mignardise !

 Évitons de parler de 3 tiers ! n'exagérons rien. Nous sommes sur un cigare du genre ‘minuto’. Après le moteur à 2T, voici le cigare en 2 temps, un première temps très gras, très enveloppant où les papilles se voilent d’une sapidité végétales de cèdre, de fruits secs et de café crèmeux et d'un second temps plus brioché, un cigare qui s’ouvre pour permettre l’évacuation des gaz brûlés, guidé par un équilibrage parfait puissance/ arôme. Suivit d’un second mouvement plus roboratif et corpulent met un terme à ce cigare que je qualifierai d’orgasmique. En voilà, un raisonnement intéressant que nous pourrions développer, si ce ‘Half  Corona H.Hupmann’ n’était juste qu’un ‘cigare de branleur’ pour notre plus grand plaisir, solitaire et éphémère. Se hissant au rang de très bons coups dans sa catégorie. Désolé pour cet écart de language.

Étrangement, je l’ai trouvé exécrable en soirée et dans l'après-midi, où celui-ci devient plus piquant et desséchant, un cigare sans grand intérêt dès la première bouffée. N’hésitez-pas à l’essayer, un dimanche matin juste avant la messe par exemple sur le coup des 10-11h et vous obtiendrez un cigare très onctueux et plein de suavité, plus appréciable et agréable pour démarrer la journée, accompagné pourquoi pas ? d’un petit Monbazillac.Un facteur souvent négligé et très important que je préciserai dans toutes mes dégustations futures et qui peut-être parfois rédhibitoire pour certains cigares.( L’heure de sa dégustation. )

Ma note de cœur 16/20Rigolant le matin et 8/20Déçu l'après-midi et soirée.

 

  • Origine:tripe: cubaine, sous-cape: cubaine, cape: cubaine
  • Format: half corona
  • Taille: 90mm x 17
  • Bague: 43
  • Prix Suisse: 3,5€
  • Prix Cuba: 2.4€

half corona, h.hupmann

half corona, h.hupmann

 
Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, H.Upmann | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

30/04/2013

Dalia 8.9.8 Partagas

Qui ne connaît pas encore le Dalia 8.9.8 ? Ce cigare emblématique du catalogue Partagas est apparu milieu, fin de l’année 1970 sauf erreur de ma part !  Un cigare qui ne laisse pas indifférent l’amateur qui recherche la quiétude et la certitude de passer un agréable moment en sa compagnie, il fera là, un choix salutaire. Ce 8.9.8 présente des atouts très séduisants, une cape rugueuse de couleur Colorad, ferme et moelleuse aux embruns de bois précieux, de chocolat qui lui apporte de suite ce côté fin et gourmand, un parfum unique et inimitable, digne des meilleurs cigares cubains. Dès l’allumage, l’onctuosité enrobe et tapisse votre palais d’un gras d’une belle suavité composée de valeur végétale d’écorce, de tourbe, de fruits secs et de café au lait. Simultanément toutes ces notes se reconnaissent et composent ensemble une jolie musique, douce et équilibré avec une bonne présence en bouche. Les arômes se fondent et ne font plus qu’un, une alliance parfaite ! La longueur, ainsi que la rondeur sont aussi excellentes. Une fois rodée, le 2e tiers dévoile un aspect plus rassasiant, avec plus de corps qui s’illustre par des notes champêtres, de terre, de foin brulé et de chocolat, le tout sans vous irriter les yeux et le gosier ! Un fumage savoureux, fidèle à lui-même du début à la fin. Une fin, plus riche encore ! Avec un contre-balancement parfait arôme/ puissance qui ne finit pas de m’étonner ! Plus brioché, plus chocolaté ce Dalia exulte avec élégance sa dernière plaidoirie, avant de s’éteindre dans un tonnerre d’applaudissement. Heu !…désolé, si j’en ai trop fait…Un véritable ‘Happy-end’. Ma note de cœur 17/20 


Au début des années 90, au plus fort de la crise économique cubaine, faute de boîtes (!!!), ce dalia a été commercialisé un temps comme "Selección privada N°1", vendue dans une boîte classique à  l'intérieur de laquelle, un ruban de soie jaune maintenait les cigares et les distinguaient des “Partagás de Partagás".

Les 8-9-8 boîte non vernie étaient des "coronas grandes" ( plus courts, 155 mm contre 170 mm ) et plus minces (cepo 42 contre 43). Leur création était antérieure aux Dalias. Leur production a été arrêtée en 2002 ou 2003.

JM Haedrich

  • Origine: tripe: cubaine, sous-cape: cubaine, cape: cubaine
  • Format: Dalia
  • Taille: 170mm x 17
  • Bague: 43
  • Prix Belgique: 13.9€
  • Prix Cuba: 7.2€

partaga 898

partaga 898


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

 

 

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27/04/2013

Opus X robusto

Je reprends avec vous le fil de mes dégustations et de mes découvertes, ce robusto attendait patiemment que je trouve le bon moment pour l’apprivoiser. Ce fut chose faite ce jeudi soir où les températures clémentes étaient propices pour cette nouvelle analyse. Malgré un arrière-goût encore très présent de mes cigares fumés à Cuba, je suis ravi de découvrir ce module le fameux Opus X, un cigare dont j’attends beaucoup.
Ce cigare roulé avec soin par "Arturo Fuente'" présente toujours un aspect irréprochable et soigné comme la majorité des cigares de la marque. Très ferme pour celui-ci, avec un moelleux réciproque vient conforter mes premières impressions. Les arômes sont légèrement boisés et pralinés m'évoquent une cape cubaine, mais en plus timorée et plus subtil qui génère en moi, comme à chaque fois un éternuement de plaisir.
Le mouillage de la tête révèle un léger piquant de la cape dominicaine, sensation déjà rencontrée sur la cape ‘Yamasa' utilisée pour les puros d'oro de Davidoff, la différence des deux se trouve surtout dans la finesse de la cape de l'Opus X plus délicate que son homologue Davidoff. À cru, les notes sont poivrées et suaves avec une flagrance d'alcool étonnante, comme si les feuilles avaient été infusé au préalable dans une soupe, étrange idée ou est-ce l'Havana-Club consommé à la Havane qui vient brouiller mon esprit !
Dès l'allumage, le premier tiers procure une vilaine acidité, un côté tannique plus précisément pas franchement agréable. Les notes sont terreuses et plutôt végétales, noisette fraîche et poivre noir me laissent perplexe sur ce démarrage peu engageant ! Mais continuons…
Le 2ème tiers apporte plus d'onctuosité et moins d'astringence, des arômes surfent sur des notes de réglisse, de foin sec et de terre. Mais l'équilibre semble fragile, son côté acide a tendance à reprendre le dessus par moments. La rondeur est moyenne et ce manque de gras et de suavité assèche temporairement mes muqueuses, mais rien de très méchant ! Cet opus me paraît meilleur. La combustion régulière, s’accompagne d'une cendre très ferme, très minérale et blanche qui tient jusqu'à la moitié du cigare. Vraiment étrange !, en général ce type de cendre, trop fine, ne peut tenir plus d'un centimètre sans tomber !
Le final ( 3ème T) se veut plus équilibré et plus intéressant ce que je présentais depuis le début, le meilleur pour la fin. Les notes de chocolat, de café et de boisé accompagnent avec brio l’épilogue de cette dégustation, mais trop court malheureusement pour en profiter !
Un cigare que je dirai évolutif, même si certains le trouveront déroutant et instable. Ce cigare raconte une belle histoire qu'il faut apprendre à décrypter en raison de la complexité de sa tripe qui peut contenir plus de 9 feuilles différentes au lieu des 3 connues. Qui me laisse un peu dubitatif. N'est-ce pas un peu trop finalement ? En peinture le mélange de plus de 5 couleurs différentes donnes une unique tonalité où toutes les couleurs se perdent dans une teinte marron. Idem en cuisine, trop de condiments peuvent vous ruiner un plat. Alors ?
Ma note de cœur 12/20 Sourire, un bon cigare tout de même mais trop couteux, pour connaisseur avant tout.

  • Origine: tripe: dominicaine, sous-cape: dominicaine, cape:dominicaine
  • Format: robusto
  • Taille: 134mm x 20
  • Bague: 50
  • Prix Belgique: 25€

opus X, arturo fuente

opus X, arturo fuente

opus X, arturo fuente


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20



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23/03/2013

Don luis "Secreto del Maestro" churchill ( VDS )

Ces derniers temps j'aime à essayer des cigares dont personne  ne parle ce qui est souvent regrettable, aujourd'hui ma dégustation s'est posé sur un cigare de " Vegas Santiago " cette finca du Costa Rica qui produit notamment le " D8 ", ce cigare est un Churchill " Secreto del maestro " en français " le secret du maître ", effectivement celui-ci a été crée en hommage à un maitre Cubain Don Luis Satana Lamas exilé au Costa Rica et semble-t-il a beaucoup donné de ses conseils pour cette fabrique. Bref ce cigare que je découvre avec vous n'est pas un puro, il est composé d'une tripe du Nicaragua et Costa Rica, d'une sous-cape Costa Rica Habano 2000, et d'une très belle cape Connecticut Colorado/ maduro, la construction soignée présage de bonne chose, effectivement dès l'allumage les saveurs se tournent sur des notes légèrement épicées et de saveur boisée, la combustion et le tirage sans failles nous mènent sur un 2e tiers légèrement plus affirmé sur des essences de chêne et de muscade, aucune amertume, aucune acidité viennent troubler ce cigare qui vogue fièrement vers le 3e tiers, 1h 30 tous de même ! un 3e tiers qui indubitablement sera centré sur des saveurs empyreum assez communes. En résumé nous sommes face à un cigare un peu court en bouche, très agréable à fumer, je dirais un cigare droit, au goût un peu linéaire ma foi ! Ma note de coeur pour cette découverte et cette surprise. 14,5/ 20 Rigolant
 

  • Origine: tripe : Nicaragua/ Costa Rica, Sous-cape: Costa Rica Habano 2000, cape: Connecticut
  • Format: churchill
  • Taille: 177mm x 19
  • Bague: 48
  • Prix France:
  • Prix Suisse: 6€ ( Vegas de Santiago )

secreto del maestro,cigare

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

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22/03/2013

El Septimo Amarillo ( Exception )

El Septimo, idée marketing ou véritable imposteur, voici l’idée assez réductrice que je me faisais de cette marque au look tape à l’œil ! On aime ou on déteste cette bague ostentatoire, un peu bling-bling tout de même. Un cigare qui ne passe pas inaperçu avec bague jaune canari ! Cette marque créée en 2005 joue la carte du secret, on ne sait pas grand-chose des assemblages, des différents crus qu’utilisent cette maison, je sais uniquement qu’une part de tabac du Costa Rica en fait partie, rien de plus ! Une politique qui paye, car la marque semble bien se porter, d’ailleurs une boutique El septimo a ouvert ses portes à Genève pour les inconditionnels de cette marque. Mais comme tout aficionado qui se respecte, je ne pouvais pas en rester qu’aux apparences car trop souvent trompeuses. Ce cigare m’a été offert par ‘El Septimo' que je remercie du cadeau, ni voyez n'aucune complaisance dans cette dégustation, je resterai objectif et honnête avec vous sur ma perception. L’aspect visuel est plustôt soigné, le module ne présente pas de gros défaut, un corps moelleux habillé d’une cape de couleur Colorado/ maduro bien grasse et brillante, aux nervures fines et saillantes. L’odeur me plaît beaucoup, un cigare qui sent bon la campagne, note d’étable, d’écurie et de salaison cadrent bien ce parfum si singulier et laisse présager un tempérament fort, à cru le poivre est aussi très présent, très épicé ! Dès l’allumage, la bestiole s’enflamme avec aisance pour délivrer des arômes très roboratifs et poivrés, de cuir, de terre et de café, le tout dans une cacophonie déconcertante « putain, ça déménage, ça promet…! » la fumée est épaisse et abondante tel un feu de paille de foin humide. Passez l’orage et les turbulences du premier tiers, ce El septimo Amarillo laisse place à plus de douceur avec une puissance bien maitrisée, timide éclaicie car je sens tout de même monter les tours à chaque bouffée ! Fin du 2e et 3e, les chevaux sont de nouveaux lâchés, la puissance est crescendo, on ne peut plus rien retenir. Un cigare loin d’être ennuyeux et amorphe pour ceux qui recherche ce genre de cigare, un véritable pur sang. Malgré une fin tout en puissance, ce cigare détonne par  . Malgré une fin tout en puissance, ce cigare détonne par son impétuosité et sa singularité saveur/ puissance,fait de lui un cigare de bouilleur de cru, à ne pas laisser à la porter des grands enfants comme vous et moi. J’avouerai sans embarras qu’il m’a mis Ko au 3e round. Ma note de cœur 15/20 Rigolant pour son tempérament fougueux. Point négatif son prix !!

 

  • Origine: tripe : Costa Rica,.... Sous-cape:....., cape:....
  • Format: triple robusto ( entre le gordo et le robusto )
  • Taille: 133mm x 24
  • Bague: 60
  • Prix France:
  • Prix Suisse: 28€

el septimo amarillo exception

el septimo amarillo exception

Dégustation hier soir devant un film sympa sur youtube

"Des hommes sans loi"

el septimo amarillo exception

 


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

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15/03/2013

Flor de Oliva robusto

Connaissez-vous la "Flor de Oliva", non, non rien à voir avec un petit producteur d'huile d'olive situé non loin des Baux de provence ! La "Flor de Oliva" appartient au terroir Nicaraguayen, cela faisait maintenant 9 mois qu'il patientait au fond de ma cave pour connaitre enfin le grand jour, une destinée sans retour, une belle gestation ne trouvez-vous pas ? Pourquoi avoir attendu si longtemps me direz-vous ? La peur d'être déçu je pense ! Chaque fumeur de cigare se trouve un jour confronté à ce dilemme, que vais je goûter aujourd'hui ? celui-là, non celui-ci où pourquoi pas, quoique celui-là à l'air pas mal, en fin de compte je prends, heu non ! Et l'on reste planter là, devant sa cave à attendre, écouter cette petite voix divine qui vous aidera à faire le choix crucial de ce jour.
Hier soir, après une grande hésitation je l'avoue, le nominé fut ce robusto de "Flor de Oliva". Un peu circonspect, mon premier contact avec lui fut avec la langue, car j'humidifie toujours un peu la tête avant de la trancher, pour une coupe sans bavure ! étrangement ce contact m'apporte de suite une satisfaction peu commune, la cape s'avère sucrée et pas qu'un peu, vraiment très surprenant. Je continue mes investigations par un allumage en bonne et due forme, ses premières bouffées emplissent mon palais d'un goût toujours très suave, mélange de pains d'épice et de pruneau et d'une belle rondeur, vraiment très agréable pour le moment. L'évolution vers le 2e tiers n'est pas inintéressante mais sans surprise, cette vitole surffe sur des souvenirs de fêtes foraine, de pomme d'amour, de barbe à papa, de nougat qui commence à faire beaucoup je trouve, le 3e tiers toujours plus collant et monocorde devient un peu lassant à la longue, un cigare à déconseiller à ceux qui souffrent de diabète. On ne peut pas dire que ce cigare soit désagréable, mais sa richesse aromatique est cruellement très courte, trop rose bonbon pour ma part. Est ce à ces 9 mois d'affinage que je dois cette dégustation, il faudra tout de même que je re-tente l'expérience une prochaine fois. Ma note de coeur 12/20 Sourire


  • Origine: tripe : Nicaragua, Sous-cape: Nicaragua, cape: Sumatra
  • Format: robusto
  • Taille: 127mm x 19.8mm
  • Bague: 50
  • Prix Suisse: 3€ ( Gestocigars )

 

 

 
Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

 

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13/03/2013

Romeo & Julieta Churchill

Long et ennuyeux, c’est le triste constat de cette dégustation ! Un joli parfum boisé et butyrique émane de ce long module, apanage des meilleurs habanos. La cape est lisse et bien tendue de tonalité Colorado laissant deviner une ossature saillante prête à déchirer cette fragile peau. L'introduction discrète, aux perceptions boisées et légèrement poivrées ouvrent ce fumage à la bienveillance. Un cigare discret, mais trop timoré à mon goût. Les 30 premières minutes sont lassantes, une intensité bridée se dégage de ce premier tiers qui peine à s’extérioriser avec brio ! Trop long.

D’une richesse aromatique fugace, je peine à prendre du plaisir ! Douceur et lassitude cadencent ses deux premiers opus. D’une puissance moyenne et pondérée, mon ressenti demeure mitigé par ce tempérament indolent qui pourrait se qualifier de "force tranquille". Peut-être une grande qualité pour certain, mais qui ne m’émeut pas, difficile de concevoir sa note de 4 bagues ( ADC) ! Mais bon. Le 3e tiers, plus roboratif aspire à plus de corps, mais les notes torréfiées restent monocordes et linéaires. Curieusement, la rondeur ainsi que la longueur s’exprime avec élégance. Difficile de lui coller une étiquette, je pense tout simplement qu’il ne me correspond pas. À défaut d’être lumineux, il est tout de même nourrissant !  Ma note de cœur 12/20 Sourire


Origine: tripe : Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: churchill
  • Taille: 178mm x 19mm
  • Bague: 48
  • Prix Suisse: 10€

churchill_romeo&julieta

 

Crianttrès mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

 

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08/03/2013

Tatuaje Regios cazador

Le "Tatuaje Reggio" est un puro du Nicaragua roulé à la main dans le "Little Havana" à Miami, dans les ateliers de José Pépin Garcia à l'initiative de Pete Johnson, la rigueur de JPG dans le processus de fabrication en fait aujourd'hui une légende vivante dans l'univers du cigare issu de tabac Nicaraguayen.
Pour être honnête avec vous, c'est mon tout premier cigare "Tatuaje" que je déguste !
Première approche olfactive, les sensations sont plutôt animales et rustiques, avec des notes de salaison, de jambon fumé, qui permet d'imaginer sans trop de difficulté la suite, nous sommes sur un goût bien typé et reconnaissable de ce type de terroir.
Dès la mise à feu, les premières bouffées sont réconfortantes et rassasiantes, avec des notes de vieux cuirs, de poivre et de café noir. L'amertume n'est pas trop acerbe, mais tout de même bienveillante en arrière-plan comme une bonne bière Alsacienne. La rondeur ainsi que la persistance aromatique est négligeable avec une force relative qui ne lui permet pas de se révéler pleinement sur le 1er tiers et début 2ème. Finalement, la fin du second tiers et du 3ème deviendra plus intéressante, mieux équilibrée et plus ronde. Ce cigare s'est pour moi amendé à partir de ce moment-là. Les saveurs empyreumatiques sont malgré tout endémiques à ce genre de cigare. Note de brûlé, de café torréfié, de réglisse et légère âcreté en est les principaux marqueurs, des saveurs très singulières qui peuvent décourager les plus motivés. Ma note de cœur 13/20Rigolant pour un bon cigare Nicaraguayen, pour être parfait il lui manquerait surtout de la subtilité.


  • Origine: tripe: Nicaragua, sous-cape: Nicaragua, cape: Nicaragua
  • Taille: 139mm x 20mm
  • Format: robusto
  • Bague: 50
  • Prix Belgique: 11,9€

 

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

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06/03/2013

H.Upmann ( magnum 50 )

Je n’ai pas eu cette chance de goûter à cette fameuse version (édition limitée de 2005) dont nombreux ont eu cette chance d’apprécier. Je ne pourrai malheureusement pas les comparer. Je n’ai pas pensé à demander l’année pour celui-ci chez gesto, dommage ! Je pense qu’il se situe normalement entre 2009 et 2012 en fonction des dates affichées sur leur site. À voir certaines critiques sur divers blogs, je reste circonspect et timoré sur cette dégustation, presque honteux d’avoir apprécié ce cigare ! désolé d’y avoir pris du plaisir.

Après consultation de l’havanoscope 2013, belle surprise pour moi et mon ego de constater une notre de 5 bagues !, ma perception dithyrambique se trouvait être la bonne, comme quoi. Mais l’havanoscope ne précise pas l’année, est-ce réellement un 2012 ? Je suppose que oui.

Ce dimanche ensoleillé fût parfait pour cet exercice, au vu de la taille de ce module, j’hésite toujours « aurai-je le temps de le finir dans de bonnes conditions ? », on ne sait jamais avec la météo, surtout en cette saison ! Bref malgré des températures relativement fraîches et endémiques, le soleil a su se rendre radieux, le temps de ce fumage.

Après un examen minutieux de ce magnum 50, il en résulte des flagrances d’épice ( de cumin…) de la suavité ( miel, vanille). Sans être devin, il serait de mauvaise augure de prédire le contraire, c'est-à-dire une mauvaise pioche ! Je sais tout pourrait basculer par la suite, mais je reste confiant. Eh oui, la suite ne fût que meilleur, dès le premier tiers les notes de bois précieux et de terre prennent le relais, poivre léger, de café crémeux enveloppe mon palais avec bonheur, les arômes gouleyants et onctueux embaument tout mon espace. Non loin de là, à une trentaine de mètres, j’observe mon voisin du coin de l’œil avec interrogation, « est-ce que lui aussi sent ce doux parfum ? » ou est-il en train de me maudire ! « Encore lui, avec ses satanés cigares ! » Mais franchement, « rien n’a pété ! », sur mon petit nuage de fumé, je prends mon pied.

Un cigare plein de rondeur et de douceur, aucune agressivité. L’accord parfait, puissante/ saveur me donne le ‘La' du 2e tiers en me procurant de belle notes grasses de cacao, de crème et d’épice. La longueur en bouche ainsi que la perception aromatique est excellente, agréable sans amertume et sans astringence atteignent des niveaux rarement égalés. Un cigare qui réveille les sens en toute discrétion et légèreté. Pour ma part ce cigare est loin d’être trop corsé. Bien au contraire, la puissance bien maitrisée, le 3e tiers se fume avec aisance à m’en brûler les doigts. Le temps passe si vite avec un bon cigare, que ma chère et tendre après avoir fait son jogging, me retrouve au même endroit, 1h30 plus tard en toute passivité ! là, je l’interpelle « Pas trop froid, Pas trop épuisé ma chérie ?, pour moi c’est déjà terminé je rentre maintenant  » ma note de cœur 17/20
 
Origine:tripe : Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: grand robusto
  • Taille: 161mm x 20mm
  • Poids: 10,8gr
  • Année: NOV 2012
  • Bague: 50
  • Prix Suisse: 10€

h.hupmann magnum 50, cigare magnum 50

h.hupmann magnum 50, cigare magnum 50

h.hupmann magnum 50, cigare magnum 50

 

 

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28/02/2013

Macanudo maduro crystal

Un petit cigare sympathique sans grande prétention fumé ce dimanche en extérieur lors d'une petite marche dans la campagne neigeuse.

Je me suis procuré ce cigare lors d’un séjour dans le nord de la France ( la civette de Béthune), cela faisait quelques mois que j’attendais patiemment de le déguster, avec toutefois une certaine appréhension ! Ce macanudo maduro à la cape très sombre, plus proche entre nous de l’oscuro me laissait présager une dégustation corsée et puissante sur des saveurs empyreumatiques. Mais j’ai tout faux comme quoi, il ne faut jamais être influencé par la couleur de la cape et de son parfum aux notes de brioché, de chocolat noir et butyrique. Et bien grande surprise, ce macanudo maduro est tout le contraire, il développe de belles saveurs très douces et crémeuses, sur des notes de moka et de chocolat noir. La puissance reste moyenne tout au long de ce fumage jusqu’au 3e tiers, sans amertume, sans piquant. Malgré une complexité aromatique assez minime, qui n’est aucunement rédhibitoire, ce cigare se défend très bien sur ce registre équilibré ‘puissante/ saveur’, très simple et sans surprise qui en fait un compagnon de balade idéale pour une balade en forêt ou une sortie rackette ! ma note de coeur 12/20

Origine: tripe : dominicaine, mexicaine, Sous-cape: mexico san andrean, cape:  connecticut broadleaf
  • Format: robusto
  • Taille: 140mm x 19mm
  • Bague: 50
  • Prix France: 4/5€

 

macanudo maduro crystal, cigare macanudo

macanudo maduro crystal, cigare macanudo

 

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27/02/2013

Padron classic 2000 "robusto"

Ce cigare trainait au fond de ma cave depuis novembre 2011, un peu oublié, bousculé de droite à gauche au fil des remaniements de mon humidor, ce padron avait perdu de mon intérêt ! Voyez déjà cette bague marron que je trouve d'un bof et pas très avenante, d'ailleur très proche de celles des Montecristo. Pour moi, une jolie bague est toujours flateuse à mes yeux, je trouve dommage que certaines marques ne l'ont toujours pas compris. Passons ce détail, que dire visuellement, la cape est assez rustique, un peu rugeuse et dégageant des arômes de feuille morte, de sous bois. Dès le premier tiers, une sensations onctueuse et nerveuse s'en dégage avec un côté très rassasiant et d'une bonne puissance, la combustion est régulière avec une cendre très fine et blanche. Les saveurs sont terreuses et boisés avec quelques notes de café crème qui nous ammène sur un 2e tiers toujours plus rond, mais peu évolutif agrémenté de notes subtils de noisette grillé, fin du 2e tiers un bouchon m'oblige à le couper d'un bon centimètre ( défault de construction ). Le derniers tiers devient plus empyreumatique et moins agréable, note de bois brulé, de café noir, trop d'amertume qui n'est pas du tout ma tasse de thé. Ce cigare est pour ma part un bon cigare, rien d'exceptionnel ! mais il se défend bien grace à cette équilibre puissance/ rondeur avec une bonne présence en bouche. Ma note de coeur 13/20 Sourire
 

Origine:tripe : Nicaragua, Sous-cape: Nicaragua, cape:  Nicaragua
  • Format: robusto
  • Taille: 127mm x 19mm
  • Bague: 48
  • Prix Belgique: 8,60€ 

 

padron2000

padron2000

 

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24/02/2013

Cigare El Gordito du club "Cubaneria"

Un cigare, une découverte que j’aimerais partager avec vous. L’originalité de sa création par le club cigare ‘Cubaneria' de Monthey en Suisse, c’est l’histoire simple de 13 potes, 13 copains, tous amateurs de bonnes choses et épicurien dans l'âme, dont l’ambition folle un jour à germer dans leurs têtes, de créer et de vendre leur propre création. Ce rêve est devenu une réalité en 2009, ce parcours atypique, vous pouvez le retrouver en détail dans un article du site ( 24 heures ). Cette histoire peu commune m’obligeait à déguster cette ‘el gordito’, et c’est chose faite grâce à Juan Luis, un membre de ce club que je remercie.
El Gordito signifie en Espagnol ‘le gros’, ce qualitatif est une marque d’affection dont personne ne s'offusque en Amérique latine pour désigner une personne qu’on affectionne avec tendresse. Cette dénomination lui va comme un gant avec ses 10 cm pour ses 60 de cepo, ce joli trapu bien gras aux allures de petite ‘saucisse fumé’ lui confère un visuel gourmand et très appétissant, et ni voit voyez rien de péjoratif dans cette description personnel et populiste, car la revendication des membres du ‘Cubaneria' se voulait de « casser l’image snob qui colle aux fumeurs de havanes souvent rédhibitoires. » ( pas tous bien sûr ! )
La double nuance Colorado/ maduro lui procure une petite touche distinguée et raffinée, très séduisante et peu commune. Son parfum léger évoque le cuir, ainsi que l’odeur d’un grenier aux souvenirs passés de vieux objets. Dès l’allumage, une fumée très enveloppante et généreuse enivre l’espace d’une fumée blanche aux notes torréfiées de café et de cuir. La rondeur, ainsi que la longueur en bouche est tout à fait satisfaisante et gouleyante. Aucune agressivité ne vient troubler cette dégustation. Je le fume très facilement, au contraire de certains cigares nicaraguayens qui parfois devienne trop corsé et acre à partir du 2/3e tiers. Doté d’une puissance légère qui n’est pas pour me déplaire rend cet ‘El Gordito' très agréable et fort sympathique. Un cigare que je termine à m’en bruler les doigts. Ma note de coeur 15/20

Un cigare disponible à la vente sur le site ( Lecigare ) ou sur le site du club ( Cubaneria Cigar Club )

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Article du 16.04/2011 paru dans ( journal.24heures )

Il s’appelle El Gordito. «Le petit gros», en espagnol. Un cigare de 10?cm de long pour 2,4?cm de diamètre, fabriqué au Nicaragua mais entièrement conçu à Monthey. «Nous avons reçu les premières pièces il y a une semaine. Il est très ferme, opulent. Juste le caractère que nous recherchions», s’émerveille Nicolas Bontems, membre du Cubaneria Cigar Club de Monthey.

Ce cercle a été fondé en 2009 par treize copains, tous amateurs de bons cigares et «épicuriens dans l’âme». Ouvriers pour la plupart, ils veulent casser le cliché du chef d’entreprise plein aux as et fumeur de havanes. «Beaucoup de gens autour de nous, notamment des jeunes, apprécient les cigares. Mais ils ont honte d’en fumer en public, à cause de cette image un peu snob», constate Michel Vanay, président du Cubaneria. D’où l’idée de mettre sur pied de soirées de dégustation, de s’échanger des conseils concernant les meilleurs achats à faire et d’aller à la rencontre de la population – par exemple en tenant un stand au marché montheysan.
Nicolas, Olivier et les autres fument relativement peu. Un cigare par jour, deux par semaine, ce plaisir-là n’a rien de compulsif. Il suppose, en outre, de ne pas avaler la fumée. «En hiver, à cause du froid, je ne fume presque pas. Pas question de le faire à l’intérieur», ajoute Michel, ouvrier d’usine. Sur les treize membres de la bande, seuls trois s’adonnent aussi à la cigarette.

Proche du monde du vin
Tous les deux ou trois mois, les fondateurs du Cubaneria se réunissent pour goûter de nouveaux «modules». Objectif: découvrir et nommer les divers arômes et subtilités du tabac. En lisant leur «table des saveurs», on trouve des termes tout droit sortis d’un manuel d’œnologie: agrumes, tanin, noisette, pain d’épices, gouleyant, etc.

«Le monde du vin et celui du cigare sont très proches, confirme Philippe Gex, vigneron-encaveur à Yvorne et fin connaisseur des havanes. Le langage y est très riche. C’est qu’on a le temps de parler en buvant ou en fumant!»

C’est lors d’une de ces soirées privées qu’est né le rêve de créer un cigare exclusif. Entre les amateurs valaisans et le représentant d’une maison nicaraguayenne, le courant passe. Il leur fait goûter plusieurs modules. Les Chablaisiens votent. «Nous avons sélectionné trois feuilles de tabac, cultivées dans trois régions du pays, explique Manuel Valero. Mais seul le fabricant connaît les proportions exactes.» Ils choisissent aussi la taille et l’épaisseur de leur cigare, qu’ils espèrent à la fois «passe-partout» et goûteux. Première commande: 40?boîtes de 25?cigares. Quant à la bague noire aux couleurs du Cubaneria, elle sera imprimée aux Etats-Unis.
«L’investissement de départ est assez important», admet Olivier Sierro. Mais en évoquant le côté «terreux, animal, torréfié et vieux grenier» de El Gordito, le caissier du club se dit heureux d’avoir tenté ce pari. Compte tenu des frais de douane, le cigare local sera vendu au prix de 12?fr.?80 aux membres sympathisants. Et peut-être le trouvera-t-on bientôt dans quelques magasins spécialisés de la région.


06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |