31/05/2016

Partagas Anejados "grand corona"

Si je devais résumer très simplement ce cigare en deux adjectifs, sans hésitation, c’est à profond et à rassasiant  qui résumerait le mieux ce grand corona « Anejados ». Profond dans ses arômes, et rassasiant dans sa perception. Voilà, tout est dit ! C’est assez court, je sais…

Cet « Anejados Partagas » emprunte un format intéressant et très appréciable pour les amateurs en quêtent d’authenticité, pas vraiment un robusto, pas vraiment un corona, le corona gorda ou grand corona pourrait être une sorte de métissage des deux, bien entendu hypothèse fausse, puisque le robusto reste contemporain à ces 2 modules.

Quelque part, Cuba a très vite compris que le pluralisme des formats, des marques, était vital à la pérennité de leur entreprise, drôle de paradoxe pour un état communiste à Parti unique ! Voyez-vous ça, le cigare a la faculté de vous conduire ou de vous éconduire sur des analogies de comptoir ou il est interdit de fumer !

Mais revenons, à ce « Partagas » ! Dans un premier temps, un cigare s’expose pour créer l’envie avant d’être dégusté. Celui-ci, de nature assez rustique (nervures saillantes et cape matée) ne revêt pas l’uniforme de la convoitise, mais plutôt l’habit du roturier aux frusques fripées, bénit de musc boisées, de vieux cuirs, de cacao et de relent d’arabica. D’une prestance assez souple, ce cigare s’émaille de quelques imperfections, duretés attribuées à des défauts de roulage principalement et à quelques branches prêtent à percer son enveloppe fragile. Difficile, d’être magnanime pour un cigare à ce prix, un « Partagas » tout de même !!

Passons maintenant à l’essentiel de cette analyse, d’un allumage aisé, les toutes premières voluptés s’inscrivent d’entrée sur une forme gustative assez onctueuse, assez ronde en bouche, mais en rien satirique dans ses premières minutes de connexion.

Passez ce moment de chauffe, la première partie démontre un caractère démonstratif, consistant en bouche et très rassasiant, limite empâtée par ses valeurs assez sourdes au palais, un peu comme si vous écoutiez un concert d’AC/DC avec un casque intégral, saisissez-vous cette tonalité profonde et grave ?  Non non, inutile de déguster votre cigare avec un casque sur la tête… Après 20 minutes, les notes deviennent plus piquantes, il faut redoubler de prudence pour éviter les couacs, en diminuant les fréquences d’inspirations, apprivoisez-le en canalisant au mieux ces excès. Gustativement, ses notes se concentrent sur un goût de vieux cuir, d’épice et de saveurs tourbées, un cigare riche en saveur, mais au relief trop érodé dans celui-ci. Dans cette symphonie pastorale, il lui manque l’essentiel, le piaillement des moineaux des champs et des étourneaux pour obtenir l’éclat vif d’un bel équilibre.

Dans un 2e temps, son arrogance étouffe les papilles et ne permet plus d’éveiller cette poésie que l’on attend de tout cigare, trop caverneux et lourd malheureusement. Cet « Anejados » envoie avec trop d’orgueil et d’impudeur son souffle chaud et pressant, qui finit fatalement par épuiser l’arrière et le haut du palais. Sa puissance couplée à une richesse aromatique intense, me fait penser à certaines bières à fermentation haute, comme les « Barley Wine » appelé vin d’orge, des bières fortes situées entre 8 et 12° et au goût très prononcé, souvent très amer, très analogue au cigare. Ici, notre grand corona flirte sur des notes plus bitumeuses et collantes, jusqu’au café noir de l’avant-veille. Toujours d’une puissance enivrante et rassasiante, cet « Anejados » bouillonne en bouche, tout en délivrant un certain réconfort dans son agrément, comme si ce mal nécessaire devait me consoler.

A l’aube de sa fin, rien de très surprenant pour ce 3e temps, qui, gouverné par une intolérable répression des saveurs, sombre inexorablement vers les hauts-fonds de la corpulence. Pour ma part, je le conseillerai pour des amateurs avertis, friands des cigares à la consistance bien assise du début à la fin, préférant les cors de chasse, aux violons et à la flûte enchantée ! Personnellement, je reste un peu partagé sur son côté  harmonieux, ma note de cœur 15/20 pour un cigare captivant et tonitruant comme j’aime. Bonne dégustation à vous tous.

  • Origine: tripe: Cuba, sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: grand corona
  • Taille: 143mm x 18mm
  • Bague: 46
  • Poids: 12,2gr
  • Année: 2007
  • Prix Suisse: 18chf

partagas_anejados_grand corona_2016

Partagas Anejados "grand corona"

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 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20        

18:05 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Partagas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Un havane authentique...

La Havane. Vendredi 1 avril 2016. CCN. Le Héros national cubain, José Marti, disait que le tabac est « feuille indienne, réconfort des méditatifs, délice des rêveurs, architectes de l’air, sein parfumé de l’opale-aile… ». Ce fut à Cuba, en 1492, que l’expédition espagnole conduite par Christophe Colomb découvrit pour la première fois le tabac sur la terre du Nouveau Monde. Selon les historiens, les Tainos (aborigènes cubains) enroulaient et allumaient des feuilles mystérieuses qu’ils appelaient « Cohiba », au cours de cérémonies qui étonnèrent les colonisateurs.

La nature du sol et le climat de Cuba, un don qui les rend uniques !

Depuis cette découverte à Cuba, il y a plus de 500 ans, le tabac a été planté et commercialisé sur toute la planète. Toutefois, depuis les débuts de cette découverte, le tabac noir cubain a été considéré le meilleur du monde en raison des conditions uniques rencontrées dans certaines parties de l’Île pour sa culture, une distinction qu’il détient sans aucun doute depuis plus de 5 siècles.

Quatre facteurs définissent un havane authentique : le climat (soleil, pluie peu abondante, température de 25˚C et 79% environ d’humidité relative), compte tenu du fait que la culture et la cueillette ont lieu pendant les mois les moins pluvieux ; le sol approprié pour cultiver les meilleures variétés et obtenir les feuilles qui complètent le mélange ; le facteur humain, autrement dit la sagesse des paysans et des torcedores (rouleurs) cubains, héritiers de cette tradition et la sélection soigneuse et la proportion adéquate des variétés de tabac brun.

Même si sur d’autres terres on peut avoir acquis certaines aptitudes et y compris des semences cubaines, jamais il ne sera possible de posséder la nature du sol et le climat de Cuba. C’est un don de la nature qui les rend uniques.

On ne trouvera pas non plus cette connaissance et cette culture du tabac accumulées pendant des siècles par le pays.

Les cultivateurs de tabac réalisent un travail extraordinaire. Des années de sagesse et d’attente patiente pour obtenir une feuille prête à confectionner un cigare Habano calibré.

Concernant l’actuelle période d’ensemencement du tabac et d’autres aspects de cette production qui revêt une importance particulière pour l’économie et l’identité du pays, Granma International a interviewé Miguel Vladimir Rodriguez Gonzalez, premier vice-président du Groupe d’entreprises de tabac Tabacuba et spécialiste en la matière.

Depuis l’année dernière, et également pour l’année 2016, l’Île a subi un comportement irrégulier du climat, suite aux sécheresses, aux pluies intenses, à la chaleur accablante et au froid tardif, dus à la présence du phénomène climatique connu sous le nom de El Niño-Oscillation australe, un véritable casse-tête pour l’agriculture cubaine.

 

Comment se déroule l’ensemencement du tabac pendant cette période de froid 2015-2016 ? Les irrégularités climatiques ont-elles eu un impact ?

La période hivernale a bien commencé, malgré le temps et les changements climatiques, non seulement pour le tabac, mais aussi pour toutes les cultures. L’ensemencement a commencé le 10 octobre et, jusqu’à aujourd’hui, nous avons pu ensemencer les hectares prévus. Plus de 25 000 hectares dans tout le pays ont été ensemencés.

Nous avons d’abord eu un début de saison très sec, et maintenant nous avons beaucoup de pluie. Nous devons apprendre ‘a vivre avec ces changements. Nous n’avons pas d’autre alternative et nos agriculteurs ont assumé ce défi avec beaucoup de sérieux.

Nous avons perfectionné la formation de notre main-d’œuvre et renforcé les structures d’irrigation, en acquérant et en installant des systèmes d’irrigation plus efficaces et performants, permettant également d’ensemencer des zones moins sèches. Nous avons construit et garanti l’entretien des sources d’approvisionnement en eau, des canaux d’irrigation, des puits et de tout ce qui nous permet d’atténuer ces effets négatifs.


Comment garantissez-vous matériellement la saison ?

Tous les produits phytosanitaires et les engrais ont été fournis opportunément pour assurer une bonne campagne d’ensemencement. Beaucoup de ressources ont été également mobilisées pour garantir les pièces du matériel agricole. Les aléas climatiques nous touchent comme les autres, mais nous estimons avoir créé toutes les conditions permettant d’obtenir une bonne récolte.

Le tabac est-il ensemencé sur l’ensemble du territoire ? Quelle est la meilleure région dans l’actuelle campagne et le plus grand producteur de cette plante de la famille des solanacées, originaire de l’Amérique du Sud, laquelle a été ensuite étendue aux Antilles et d’autres régions du continent avant la rencontre entre les deux cultures ?

Nous semons du tabac dans toutes les provinces du pays, excepté dans les zones proches de la capitale. Cependant, la meilleure zone de production reste Pinar del Rio, avec plus de 16 000 hectares qui assurent pratiquement 70 % de la production de tabac du pays.

Il est très difficile de préciser les meilleures régions pour la production de tabac, car tout notre système d’entreprises et les bases productives du pays ont acquis une expérience dans le développement de la culture du tabac. Nous obtenons de très bons résultats dans des régions où il y a encore quelques années il n’y avait aucune ou très peu d’expérience. Je ne vais pas mentionner de noms pour ne pas blesser les susceptibilités.


Quelle est l’importance de la science et de la technique dans ce secteur ?

Je crois qu’il n’existe actuellement aucune activité au monde qui puisse se passer de la recherche et de l’introduction de nouvelles technologies.

Le groupe dispose d’un Institut de recherches de très grande expérience situé à San Antonio de los Baños, dans la province d’Artemisa, créé en 1964 et avec les stations expérimentales de Pinar del Rio, créées en 1937, et deux autres dans le centre du pays, celle de Cabagüan, inaugurée en 1940 et l’autre à Manicaragua, dans la province de Villa Clara, ainsi qu’un groupe de diffusion technologique dans la province de Granma, mis en fonctionnement en 2003 afin de prêter une assistance technique dans l’est du pays où la production du tabac s’est également développée ces dernières années et affiche de bon résultats.

Pinar del Rio_cuba_vinales_cigare

Comme vous pouvez le constater, nous avons accumulé beaucoup d’expérience dans la recherche scientifique liée au développement de l’industrie du tabac, de l’agriculture à l’industrie.

L’objectif principal de cet institut et de tous ses centres associés est de mettre la science et l’innovation technologique au service du développement du tabac cubain. Une de ses principales activités concerne l’introduction de nouvelles variétés de tabac résistantes aux maladies ou qui assurent de meilleurs rendements, et la lutte contre les fléaux et les maladies qui affectent la culture à Cuba et partout dans le monde.


Qu’est-ce que Tabacuba ?

Le Groupe d’entreprises de tabac de Cuba, Tabacuba, a été créé en juillet 2000. Il est placé sous la juridiction du ministère de l’Agriculture, en tant que seule organisation économique cubaine qui dirige intégralement l’activité du tabac dans toutes les phases de sa chaîne de production, depuis l’agriculture jusqu’à la commercialisation sur le marché international et cubain.

Pinar del Rio_cuba_vinales_cigare

Sa mission actuelle est d’augmenter de façon soutenue la contribution du secteur du tabac à l’équilibre de l’économie nationale avec la présence du tabac et de ses produits sur le marché mondial, tout en maintenant le leadership du Habano, par le biais d’un fonctionnement efficace, compétitif et durable.

Le Groupe est composé de 45 entreprises dont 15 agricoles, 6 agro-industrielles, 9 de tabac torcido (tabac fait à la main ou Premium), 4 de cigarettes et 6 de services de commercialisation. Tabacuba possède également 3 entreprises mixtes, une société commerciale et un institut de recherches composé de 3

Au total, le Groupe dirige 96 fabriques de tabac fait main (y compris les 9 entreprises citées ci-dessus), 46 d’entre elles sont consacrées exclusivement au tabac d’exportation, une fabrique de tabac fait à la machine destiné à l’exportation et au marché intérieur ainsi que 4 pour une consommation exclusivement nationale.

Nous disposons également de plus de 250 centres de choix, plus de 40 centres de traitement de la feuille de tabac et plus de 60 d’écôtage (des centres où on retire la moitié de la veine centrale aux feuilles de tabac réservées pour la tripe et un quart de celles destinées à la cape, tandis que pour celles qui sont choisies pour la cape, on retire entièrement la veine, en formant deux bandes). C’est donc un Groupe très vaste, divers et complexe par les nombreuses activités productives.

Plus de 600 entités participent à la partie purement agricole, dont quelques 20 entreprises étatiques et les autres dans des formes de propriété coopérative ou privée, dans lesquelles travaillent pour chaque saison autour de 200 000 personnes.




À l’heure actuelle le Groupe se perfectionne et se transforme en une organisation supérieure de direction, avec de plus larges facultés dans le secteur d’entreprises, faisant partie de la mise en œuvre de la politique du Parti communiste, adoptée lors de son 6e Congrès, ce qui nous apportera de meilleures conditions pour le développement de l’industrie du tabac en correspondance avec notre époque.


Quels sont les principaux résultats et perspectives de l’industrie ?

Notre industrie produit aujourd’hui pratiquement 300 millions de cigares faits main, dont 100 millions sont destinés à l’exportation et le reste à la consommation nationale. De plus, nous produisons environ 130 millions de cigares fabriqués industriellement, environ 90 % sont destinés à l’exportation, ainsi qu’environ 15 milliards de cigarettes.

L’industrie cubaine du tabac a de nombreuses possibilités d’expansion avec, par exemple, le projet qui s’organise dans la Zone spéciale de développement Mariel, notamment la construction d’une nouvelle fabrique de cigarettes avec notre partenaire commercial brésilien Souza Cruz, qui sera en fonctionnement en 2018 avec une capacité annuelle de fabrication d’environ 8 milliards d’unités.JPEG - 9.2 ko

Notre fabrique de cigarettes d’Holguin, la plus moderne du pays, prévoit également un projet ambitieux d’investissement pour élargir et moderniser ses productions. C’est un défi pour le Groupe, car nous prévoyons d’homologuer les standards de qualité et la présentation du produit destiné à la consommation nationale à ceux existants aujourd’hui dans le monde.

Un programme d’agrandissement et de modernisation de notre fabrique de production mécanisée de tabac est également en phase d’approbation. Une affaire que nous avons eu pendant 15 ans avec l’entreprise espagnole Altadis, puis avec un partenaire anglais Imperial Tobacco Group.


Selon vous, que représente le tabac pour notre pays ?

Le tabac fait partie de notre culture et de notre identité nationale. Les historiens affirment que lorsque les colons espagnols sont arrivés, les autochtones avaient déjà l’habitude de fumer un bon tabac qu’ils associaient à leurs rites et cérémonies religieuses.

Ensuite, avec la colonisation, les Espagnols ont introduit le tabac en Europe et c’est là-bas qu’a commencé l’histoire de son universalisation jusqu’à nos jours. Beaucoup de choses se sont passées depuis, mais il n’y a aucun doute sur le fait que le tabac cubain soit reconnu pour être le meilleur au monde par les fumeurs les plus exigeants.

Je pense que plus de 500 années d’histoire pèsent beaucoup dans la culture d’un peuple, et le tabac cubain reste encore l’un de nos produits les plus emblématiques sur le marché international. Pour cette raison, nous continuerons à parier sur le développement de l’industrie du tabac en relevant tous les défis qui s’imposent à nous avec l’ouverture de nouveaux marchés, dont nous avons été absents pendant de nombreuses années, ceci bien malgré nous. À bon entendeur... ces quelques mots suffisent, n’est-ce pas ?


COHIBA

Cohiba est considérée comme le fer de lance et la principale marque de l’industrie du cigare cubain. Elle a été créée en 1966 et, pendant de nombreuses années, elle a été uniquement destinée aux personnalités cubaines et étrangères, ainsi que pour les relations internationales.

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Depuis 1982, année où elle est présente dans différents pays, Cohiba est disponible pour le plaisir des fumeurs les plus exigeants du monde, dans des quantités limitées.

En 1966, ce cigare reçut un nom : Cohiba, le mot qu’utilisaient les Taïnos à l’arrivée de Christophe Colomb pour désigner le tabac. Une manufacture et créée en 1970 et Cohiba devient une marque à part entière, peu commercialisée, jusqu’à son lancement international en 1982

Des feuilles spécialement sélectionnées parmi la production de 5 Vegas Finas (bien précises) de Vuelta Abajo entrent dans la composition de ses vitoles, notamment dans les zones de San Juan y Martinez et San Luis.

C’est la seule marque de havanes dans laquelle 3 des 4 types de feuilles sont utilisés dans son élaboration, sec, léger et temps moyen, qui sont soumises à une fermentation supplémentaire en tonneaux. Ce processus tellement spécial se traduit par un arôme et une saveur uniques.

Cohiba compte 4 lignes : la ligne classique, composée de 6 vitoles et développée entre 1966 et de 1989. La ligne 1 492 a été lancée en 1992 avec 5 vitoles pour commémorer le 5e Centenaire de l’arrivée de Christophe Colomb à Cuba. En 2002, 10 ans après, a vu le jour la vitole Siglo VI, une référence dans le monde du tabac.

La ligne Maduro 5 a été présentée en 2007 avec 3 nouvelles vitoles qui incorporent une cape mûre vieillie pendant 5 ans. Cohiba Behike, la ligne la plus exclusive de la marque, est née en 2010. Leur production est extrêmement limitée pour l’unique raison qu’elle incorpore dans son mélange et ce, pour la première fois, la feuille appelée « medio tiempo » qui garantit une saveur et des arômes exceptionnels.

Grâce à cette innovation constante, Cohiba est toujours la marque d’avant-garde qui devance toutes les tendances dans le monde du havane, étant la première qui a introduit une Réserve durant l’année 2002, et une Grande Réserve en 2009, élaborées à base de feuilles vieillies au minimum durant 3 et 5 ans, respectivement.

Source : Juan Diego Nusa Peñalver-

17:59 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/05/2016

Gentlemen 1919 "Paris-Barber-shop" et fumoir à l'anglaise

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Un lieu unique à Paris…

Nul doute que l’attention des gentlemen parisiens va bientôt se porter à quelques foulées des Champs Elysées, au 11 de la rue Mermoz pour être précis. C’est en effet là que vient de s’ouvrir le lieu que tant d’hommes de la Capitale appelaient de leurs voeux, un lieu unique en son genre, un lieu fait pour eux. Imaginez vous ça : un barbier-coiffeur au chic intemporel, ayant pignon sur rue, déployant toute la gamme des soins que l’homme moderne peut attendre pour prendre soin de son apparence. Mais au fond du salon, se cache l’inattendu. Une porte dérobée s’ouvre aux connaisseurs vers un autre univers, un bar à cocktails en mode speakeasy que complète un fumoir aux accents Chesterfield digne des meilleurs clubs anglais. Un univers original, très masculin, où l’homme de goût pourra, après avoir livré sa barbe et/ou sa coiffure à des mains expertes, boire un verre, grignoter quelques planches ou fumer en toute quiétude un beau havane. Que demander de plus ?

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Sébastien Paucod & Frédéric Lafleur.

Gentlemen 1919, avant tout une aventure humaine

Pour remonter le fil de la genèse de ce lieu hors du commun, il faut se reporter quelques années en arrière. À la rencontre de deux hommes, de deux parcours et de deux univers. Frédéric Lafleur vient du monde de la restauration et de l’hôtellerie de luxe. Ce passionné de bonne chère, qui ne manque jamais une occasion de déguster un bon cigare, a fait ses armes dans le sud de la France, chez Edouard Loubet, Alain Ducasse et au Mas des Herbes Blanches dans le Lubéron. Epicurien dans l’âme, il se passionne pour les bons produits, les alcools d’exception et aime partager ses plaisirs.

Sébastien Paucod est l’un des barbiers les plus en vue de Paris. Initié par Alain, maître barbier, il officie à Montmartre dans son salon « l’Atelier Gentlemen » bien avant que la mode de la barbe de hipster ne déferle sur Paris. C’est de la rencontre de ces deux parcours de monomaniaques passionnés que va jaillir l’idée de Gentlemen 1919, sur la base d’une idée simple : « pourquoi ne pas créer à Paris un lieu qui nous ressemble ? qui soit l’endroit même où nous aimerions sortir ? celui où nous partagerions avec tout le monde nos passions et nos plaisirs ? »

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Sébastien Paucod

Pour mener à bien cet ambitieux projet le duo se mue en quatuor et sollicite Maxime Simonneau (Directeur de la restauration) et Fiona Lang (Directrice de l’Atelier Gentlemen qui apportera sa touche jeune et féminine – elle n’a que 23 ans). 150 m2 et après 3 ans de réflexion, d’étude, de recherche de locaux et 2 mois et demi de travaux, Gentlemen 1919 peut ouvrir ses portes.

Pourquoi 1919 ?

C’est le 29 janvier 1919 que la constitution des Etats-Unis entérine l’établissement de la prohibition à l’échelle nationale. S’en suivra l’établissement, dans de très nombreuses villes des Etats-Unis, de bars clandestins (ou speakeasy), masqués à la vue du public et servant aux initiés de l’alcool de contrebande.

Le bar planqué derrière la porte du fond…

Pas très courant dans un barber-shop (c’est même une première parisienne), les habitués du Gentlemen 1919 peuvent pousser une porte au fond du salon et retrouver dans l’arrière salle planquée un vaste bar à cocktails. Fauteuils aussi profonds que la cave, ambiance détendue et très masculine, cuirs et bois, lumière naturelle de la cour privée, tout y est conçu pour passer un bon moment. On y retrouve ses amis pour quelques verres et de bons grignotages soigneusement sélectionnés par Frédéric et son équipe.

La carte des cocktails évite les clichés de l’époque et les dérives de la mixologie à tout crin pour se concentrer sur les meilleurs classiques du cocktail qu’il sera possible de commander pour 12 à 19 !. Autre fait notable : plus d’une cinquantaine de références de whiskies attendent les amateurs derrière le bar. Des trouvailles et des introuvables, à l’image de ce whisky Mac Malden qui n’est autre que… bourguignon !

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Un fumoir à l’anglaise

Ils sont peu nombreux les lieux parisiens où déguster entre amis un bon cigare. Souvent trop exigus, mal ventilés ou décorés sommairement, les fumoirs parisiens désespèrent les amateurs de convivialité et d’esthétisme. C’est à eux que Gentlemen 1919 s’adresse avec son fumoir raffiné. Douze gentlemen (ou gentlewomen) peuvent y prendre place dans de grands canapés de cuir pour se livrer à leur plaisir favori : la dégustation d’un beau module cubain (ou pas). Si les convives peuvent y fumer leurs propres munitions, on trouvera néanmoins chez Gentlemen 1919 une belle cave à cigares où s’approvisionner.

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Frédéric Lafleur & cigare Pitbull.

Une atmosphère chic et chaleureuse

Chez Gentlemen 1919 tout est affaire de plaisir. Celui que l’on prend, celui que l’on donne. Très attachés aux valeurs de convivialité et d’authenticité, Frédéric et Sébastien ont conçu un lieu de vie qui respire le bonheur de vivre, la joie d’être ensemble autour d’un verre ou d’un beau havane. Et c’est dans un décor que l’on croirait descendu d’un écran de cinéma, mêlant métal industriel, boiseries, cuir, carreaux de ciment, lumières tamisées, objets chinés et dessins vintages aux murs que les gentlemen parisiens pourront désormais se retrouver en toute discrétion. Dans un endroit qui leur ressemble.

 

Quels services y trouver ?

Coiffeur (coupes à 39 ! et 41 !)

Barber Shop (taille de barbe 22 !, rasage 41 !)

Et pour les initiés : Cocktail Bar et Fumoir derrière la porte…

 

Informations pratiques

11 rue Jean Mermoz 75008 Paris

Téléphone : 01 42 89 42 59

Fermé le dimanche et le lundi

Horaires : du mardi au samedi de 11h à 22h

Réservation conseillée à partir de 22h

contact@gentlemen1919.com

http://www.gentlemen1919.com

09:10 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/05/2016

Hajenius & Diplomaticos El Ambajador "ER Pais Bajos"

De passage dans une des cités lacustres les plus romantiques d’Europe, j’en ai profité bien sûr pour faire un saut chez « Hajenius », la plus emblématique civette à cigare d’Europe et en profiter pour faire quelques emplettes, dont une édition régionale des Pays Bas, le Diplomaticos "El Ambajador" !

En effet, le charme opère dès que vous débarquez de la gare centrale, comme poussé sur une l’immense scène d’un amphitheâtre romain, vous faites immédiatement face au centre historique, de là, la vieille Amsterdam s’offre à vous, rayonnant de ses multitudes ruelles alambiquées, venant tour à tour se briser sur un vaste réseau ondulatoire de canaux, offre une coexistence vitale entre terre et haut à tous ses habitants, une nature domptée et véritable poumon économique depuis le XVIIe siècle qui a fait la fortune d’Amsterdam, rien ou presque semble avoir changé !

C’est d’un pas, empressé, que je me dirige maintenant vers une des artères principales, l’avenue Damrak, face à la gare reliant la place du Dam, puis dans son prolongement sur l’avenue Rokin ou je me dirige au 96 exactement, comptez environ 15 bonnes minutes de marche. Sur le trajet, vous croiserez inévitablement la maison « Tussaud », qui était à l’origine la toute première adresse de « P.G.C Hajenius » en 1826, aujourd’hui déplacée au 96 Rokin, seul les deux lustres majestueux proviennent de cet endroit et trônent fièrement depuis 1915 dans l’entrée de la boutique. Dès que vous franchirez le seuil de cette civette, vous serez saisi comme je l’ai été par ses proportions et le style Art Déco qui subsiste encore 100 ans après sa construction, chaque recoin de ce lieu invite le client à une forme de recueillement, une certaine solennité que l’on éprouve le plus souvent dans une église et non dans une boutique de cigares ! On se surprend même à chuchoter, comme si les écrasants parements de marbre et de bois pouvaient en faire écho, même le plafond fait de cuir, vous invite à lever la tête ! Dernier vestige luxuriant et fortune faite de l’âge d’or du commerce de tabac entre le XVIII et XIXe siècle, provenant des comptoirs de l’Empire néerlandais, comme les Indes orientales, le Suriname, les Antilles d’où provenait l’essentiel de la production de tabac, destiné à être prisé ou fumé sous toutes ses formes, de la pipe au cigare. Aujourd’hui détenu par le groupe Scandinavian Tobacco Group depuis son rachat en 2010 par la compagnie de tabac « Swedish Match », il continue de faire le bonheur des aficionados du monde entier.

Si vous êtes, comme moi, peu coutumier de la langue de Shakespeare, demandez Ernest, le taulier francophone de ce lieu magique, profitez aussi de déguster un bon cigare en aparté avec ce fumoir, surement hanté des innombrables amateurs qui l’ont fréquenté un jour ! Une pause salvatrice aux allures Cubaine, qui m’a rappelé de bons souvenirs lorsque je flânais dans les patios de la Habana Vieja, me manquait juste un Daikiri pour parfaire l’illusion.

Petit passage par la cave pour quelques achats, qui me permet d’acheter pour l’occasion, une des dernières éditions régionales « Paises Bajos » sortie en 2015, le Diplomaticos « El Embajador », toujours disponible à la pièce pour le moment. (Une ER roulée à seulement 50000 exemplaires en coffret de 10 pcs)

Un choix judicieux ou pas, malheureusement pas ! Je préfère de suite vous annoncer la couleur, ce cigare n’a pas suffi à nourrir mon bon plaisir, une infortune gustative bien regrettable qui ne va pas au-delà d’un 12/20.

En résumé, ce Diplomaticos semblait posséder à l’œil et au flaire, des atouts très séduisants, d’abord une cape luisante de couleur caramel, un toucher moelleux, très élastique, suivit d’arômes timorés de boisé et de mie de pain paraissaient l’essentiel à la vertu de ce cigare.

D’une consistance équilibrée, très éclairée, sa mise en bouche développe de suite un sentiment de vivacité et de nervosité, une amplitude caustique sur les premières minutes, ciblée sur palais. Bénit d’un tirage excellent, voire trop, en effet, ce module tire drôlement bien et à tendance à chauffer rapidement, il faut donc mesurer, lever le pied à ses aspirations pour éviter la formation néfastes de gaz irritant, malgré mes efforts, beaucoup d’amertume exalte en bouche, comme la sensation de croquer dans une pelure d’orange, un côté acrimonieux assez désagréable, je sais la comparaison, peut paraître excessif, mais la plus proche !

Je persiste tout de même à cet effort, pensant que cela s’arrangerait dans un 2e temps, mais rien n’y fait, ce Diplomaticos reste très volubile et rustique, son manque de rondeur et d’onctuosité ne suffit pas à obtenir une fumée plus distinguée. Cette profondeur inadéquate dans la résonance de ses arômes, rend ce Diplomaticos assez creux d’une certaine manière, comme soustrait de ses notes les plus graves et faussement jouée d’une voix de tête, devant un auditoire, déconfit, nerveux, amère et piquant à la fois. Une interprétation excessif qui peine à se distinguer sur ce registre peu accrocheur et criard.

Résultat, une insuffisance de corps et de force l’empêchent de s’exprimer dans son évolution et dans sa persistance, toutes ces carences  rendent ce Diplomaticos aphasique et inexpressif en goût, malheureusement bien en dessous, à ce que j’en espérais...

Pour conclure, un cigare peu évolutif, humilié par une amertume insoumise et croissante pour une perception plutôt vivifiante, mais trop ventilée en bouche par ce tirage exagérée.  Ma foi, ce robusto peine à se révéler vers une forme aromatique attachante et plaisante. Un cigare rustique et sans grand relief qui me laisse, tout de même sur ma faim. Ma note de cœur 12/20, bon mais sans plus !

  • Origine: tripe: Cuba, sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: robusto
  • Taille: 135mm x 20mm
  • Bague: 52
  • Poids: 11,6gr
  • Année: 2015
  • Prix Pays Bas: 13,4 €

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Hajenius humidor.

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Diplomaticos El Ambajador.

hajenius_cigares

P.G.C Hajenius

hajenius_cigares

P.G.C Hajenius

 

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20 

 

11:05 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Diplomaticos | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |