25/06/2015

Ramon Allones Extra "Edicion limitada 2011"

Après 4 ans de cave, ce corona attendait sagement le bon moment d’enorgueillir mon attente et mes envies. Tapi timidement dans l’ombre aux côtés de quelques gros bras, du type Grand Épicure, Libertador et Supremos qui le jaugeaient de leur taille avec raillerie, se moquant outrageusement de sa petite taille ! Les quolibets fusaient du style «Tu fais encore régime, regarde-moi ça tu flottes dans ton slip (ta bague) aujourd’hui» ou la fois lorsqu’un gros robusto faillit l’écraser et l’étouffer au fond de ma boîte sans crier garde. Eh oui, l’heure est au format extra large, les coronas n’ont plus qu’à bien se tenir s’ils veulent subsister face au ventripotent cigare au pied lourd, ventru et sans corps pour nombre de gros cepo, un étonnent paradoxe je trouve !

Cette édition limitée de 2011 ne demande qu’à s’exprimer maintenant, passé ces quelques années de repos. Lors de sa sortie beaucoup le trouvait fougueux voire trop excessif en goût, pas assez de cohésion dans son mélange. Une juvénilité pétulante qui s’adoucit, dit-on avec le temps. Pourquoi maintenant et pas dans une année pour le fumer, pour la simple raison que cet Allones m’a été offert à la dégustation récemment lors d’un dîner chez Rhein à Genève, surpris par sa maturité il m’a permis sans risque de déguster celui se trouvant dans l’antichambre de mes convoitises. ( Ma cave personnelle )

Après un examen circonstancié, voici sa brève histoire de 45 minutes environ ! Pour ceux que ça intéressent, cet Allones Extra a la particularité d’être conçu entièrement à partir de feuille de la même région productrice (La vuelta abajo), bien que ce soit un puro cubain tous n’ont pas forcément le même traitement de faveur, certains cigares Cubains par exemple contiennent des feuilles de différents terroirs. Celui de la région de (Partido) juste au nord est de la Semi-Vuelta produit essentiellement des feuilles de cape mais pas de tripe. D’ailleurs, Cuba entretient avec véhémence ce secret des différents cépages qui ordonneront nos futurs puros, de temps en temps une information réussit néanmoins à filtrer. Plus difficiles encore seraient de connaître les numéros des Véga (zone de culture de tabac protégé par l’AOP) concernées.

La cape mate et foncée se heurte à quelques nervures fines et saillantes, le toucher reste très ferme et manque peut-être de souplesse dans son costume 5 pièces ! Son parfum timoré valse quant à lui sur des notes subtiles de cèdre et de sous-bois, assez normal comme sensation après quatre années.

Dès l’allumage (Les 5 premières minutes), je le trouve de suite expressif, vif et onctueux à la fois. Un démarrage un peu gauche, mais souvent des plus convoité sur ce genre de ressenti, analogue au brouhaha de la fosse de l’Opéra- Bastille avant l’arrivée imminente du chef d’orchestre.

Dès le premier temps, passé les 15 minutes tous les acteurs de ce premier acte exécutent leur rôle à la perfection. Les saveurs crémeuses flirtent sur l’écorce de fruit sec, avec un petit goût de praliné pour la suavité, le boisé lui se contente de saveurs plus bucoliques, ainsi qu’un arrangement plus minéral de terre brulé sur la longueur. Sa consistance expose une belle accroche en bouche, un côté charnu très agréable ainsi qu’une puissance moyenne. Un très bel agrément, pour cette première partie qui ne joue pas les indécises et qui sait se montrer de suite captivante et plaisante à la controverse.

Dans un second temps, l’onctuosité toujours présente persiste sur plus de rondeur et de corpulence. Une sensation localisée sur le fond du palais et chamarré de saveurs endémiques très apprécié en début de fumage, mais plus frappées maintenant dans son évolution. Présence de quelques notes irritantes, mais rien de fâcheux où le crémeux domine. Une seconde partie bien maîtrisée, au rancio (rondeur/ puissance idéale) excelle pour ma part.

Le dernier temps ne déroge en rien à sa distinction jusque- là sans disharmonie, une évolution menée tambour battant vers plus de d’intensité et de nervosité. Cet Allones Extra tient bien son cap et sans notes déplaisantes, continue d’exalter, réchauffant ainsi mes papilles de notes d’écorce de pain doré, de brioché et de châtaigne grillée. Bien entendu, l’âcreté n’est pas très loin et achèvera cette séance sur un final cuisant et puissant comme beaucoup d’autres de son espèce. En conclusion, c’est un parcours sans fautes pour ce délicieux corona bien droit dans sa tripe, un cigare pour les véritables amateurs qui détestent somnoler pendant une dégustation. Un très bon Cubain qui s’accorderait très bien avec les arômes de noix et oxydés d’un très vieux Porto. Ma note de cœur 17/20.

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: corona
  • Taille: 143mm x 17mm
  • Bague: 44
  • Poids: 11,4gr
  • Année: EL 2011
  • Prix: 15chf ( Suisse )

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20  

13:42 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Ramon Allones | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

16/06/2015

Habanos & Gin Tonic !!

Un cigare cubain roulé à la main peut-il être associé à un Gin Tonic spécialement sélectionné ? Tony Hoevenaars, le CEO de Cubacigar, et Frédéric Du Bois, connaisseur en spiritueux et propriétaire de MiraFlor, partagent cet avis et ont donc sélectionné trois Habanos et trois Gin Tonic qui se marient parfaitement. Voici trois combinaisons qui offrent une expérience gustative unique, aussi bien aux amateurs d’Habanos relativement doux qu’à ceux qui préfèrent les cigares cubains plus puissants.

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Tony Hoevenaars et Frédéric Du Bois

« Le gin n’est pas immédiatement associé à des cigares, mais les deux s’associent parfaitement pour une expérience gustative unique. Un bon Gin Tonic rafraîchit le palais et ne l’emporte pas sur un Habano en matière de goût », explique Tony Hoevenaars de Cubacigar.

Frédéric Du Bois y ajoute : « Il est à noter que les Habanos et le gin se marient très bien d’un point de vue gustatif. Le goût d’un cigare comme celui du gin peut être décrit comme étant épicé, aromatique, naturel ou avec une touche de citron, etc. »

Cubacigar et MiraFlor vous proposent trois combinaisons :

Combinaison 1 : Rafael Gonzalez Perlas avec Brooklyn Gin et Fentimans Tonic Water
Le « Perla » de Rafael Gonzalez est un Habano relativement petit qui offre une vingtaine de minutes de plaisir. Ce Habano doux a un caractère accessible et relativement discret, avec des touches de café, de cacao et de pain grillé.

Le Brooklyn Gin est un gin au citron traditionnel, produit par deux frères dans une petite distillerie à Brooklyn. Ce gin ne comporte que deux ingrédients : les baies de genévrier traditionnelles et un mélange de jus de citron. Le gin est combiné à un Fentimans Tonic Water. Ce tonic a un arôme épicé avec une présence forte de lemon-grass.

La touche citronnée fraîche du Brooklyn Gin/Fentimans Tonic et le caractère doux du Rafael Gonzalez Perlas se marient parfaitement. Les trois sont rafraîchissants et dégagent un arôme agréablement léger, ce qui en fait une combinaison harmonieuse. Faites de l’apéritif un moment de rêve !

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Combinaison 2 : Romeo y Julieta Short Churchill avec Bobby’s Schiedam Dry Gin et Syndrome Indian RAW Tonic
Le Romeo y Julieta Short Churchill est un « robusto » qui, comme les autres cigares de cette marque mondialement célèbre, est parfaitement situé au milieu de la gamme Habanos en matière d’intensité gustative. Le mélange et le diamètre relativement grand confèrent au cigare un caractère agréablement aromatisé ainsi qu’une sensation fraîche en bouche. Ce Habano évolue bien : avec des touches de bois (de cèdre), de crème et d’épices au début, puis plus de piquant en deuxième et troisième parties, avec des touches de noix, de poivre et de cuir, sans que le cigare ne devienne trop complexe.

Bobby’s Schiedam Dry Gin est un gin épicé réalisé avec neuf ingrédients, dont des baies de genévrier, de la réglisse, du lemon-grass, des graines de coriandre, de l’orange et des clous de girofle. Selon Frédéric Du Bois, la combinaison d’orange et de clous de girofle est « paradisiaque » et confère un goût unique à ce gin. La bouteille renvoie aux racines hollando-indonésiennes du producteur. Sa forme rappelle celle d’une cruche de genièvre traditionnelle, tandis que la décoration à chevrons est typiquement indonésienne.

Le gin est associé au Syndrome Indian RAW Tonic, produit par l’Anversois Serge Buss. Grâce à l’ajout d’un citron exotique rare, ce tonic a un goût fruité surprenant. L’orange du Bobby’s Schiedam Dry Gin et la touche fruitée du tonic se complètement idéalement.

Cette combinaison de Habano et de Gin & Tonic est une merveille. Ni le Habano, ni le Gin Tonic ne sont prédominants ou trop complexes à un quelconque moment, tandis que le caractère doucement épicé du Short Churchill se marie parfaitement aux arômes épicés du Bobby’s Gin et du Tonic. Tout au plus, dans la dernière partie du cigare, les arômes de cuir créent une légère dissonance qui peut être très facilement neutralisée avec la dernière gorgée de Gin Tonic.

Combinaison 3 : Partagas Serie E No. 2 avec BCN Gin et Fever Tree Tonic
La marque Partagas est au sommet de l’assortiment de Habanos en matière de force, grâce à son arôme et son caractère exceptionnellement riches ! Le Partagas Serie E No. 2 n’y fait pas exception. Doté d’un diamètre particulièrement grand (pour les connaisseurs : « CEPO 54 »), il offre une certaine fraîcheur pendant la première partie en raison du refroidissement, et on peut même identifier des touches de citron, puis il relâche toute sa puissance dans la deuxième partie, avec une explosion d’arômes intenses et complexes avec beaucoup de bois, des accents terreux (terroir), du tabac pur, un soupçon de poivre, un peu de crème et d’arômes doux. Dans la troisième partie, le goût est encore plus riche et intense, et les connaisseurs apprécient les arômes de noix, d’orange et de miel.

Le BCN Gin est un gin de terroir, distillé par deux Belges dans les montagnes de Priorat. Ce gin complexe et aromatisé contient huit ingrédients botaniques, dont de la baie de genévrier, du romarin, des pignons, du citron, de la figue et bien sûr le raisin de Priorat. Ce gin a un goût fort et prononcé. Pour cette raison, il faut choisir un tonic neutre de Fever Tree (eau, sucre naturel et quinine).

Aussi bien le Habano que le BCN Gin ont un goût de terroir complexe. Cette combinaison est moins heureuse que les deux précédentes. En effet, elle marie deux caractères uniques qui se laissent difficilement apprivoiser. C’est une lutte difficile mais intéressante entre deux titans. Pour les amateurs, cette combinaison est excellente car le Gin Tonic est rafraîchissant et relève grâce à ses arômes exotiques les arômes doux et crémeux du cigare, qui restent généralement en arrière-plan. L’alchimie peut donc faire défaut en partie, mais tant le cigare que le gin ont un goût délicieux par eux-mêmes, sans ajouter quoi que ce soit à l’autre.

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À propos de Habanos S.A.
Habanos S.A. est le leader mondial sur le marché des cigares premium et vend des Habanos à Cuba et dans le reste du monde. Pour cela, Habanos S.A. utilise un réseau de distribution exclusif et est représenté dans 150 pays à travers le monde. Habanos S.A. distribue une large gamme de produits sous 27 marques, telles Cohiba, Montecristo, Romeo y Julieta, Partagás, Hoyo de Monterrey, H. Upmann, Punch, San Cristóbal de la Habana, Trinidad et Bolivar. Pour plus d’informations www.habanos.com

À propos de Cubacigar Benelux S.A
Cubacigar Benelux S.A., situé à Overijse, est l’importateur et le distributeur exclusif de toutes les marques de cigares cubains au Benelux. L’assortiment complet comprend plus de 100 références différentes. La distribution se fait via les magasins spécialisés en tabac. En plus du marché dit « régulier », Cubacigar Benelux S.A. fournit également les points de vente destinés aux voyageurs internationaux.

Leen Van Parys
Outsource Communications
T: +32 2 451 00 04
leen.van.parys@outsource.be

16:08 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/06/2015

El Septimo Exception Esmeralda "Diamond"

Aujourd’hui, je vous conte ma rencontre gustative avec l’« Exception Esmeralda » un El Septimo né de la collection Série Diamond , fraîche dégustation de ce matin 11h sous les épais nuages du Chablais, il fait gris mais peu importe je suis à l’abri de la pluie et bien décidé à disséquer, déguster ce gros robusto à la peau cuivrée de couleur maduro, analogue à de vieux souliers cirés et lustrés. Ce cigare, très agréable à l’oeil possède un toucher ferme et nervuré, dont sa lourdeur prétend un remplissage de tabac généreux et serré, offrant un module athlétique et bien construit. Son parfum exalte un fumet puissant d’écurie, mélange de cuir et de chocolat, de saveurs grasses et gourmandes. A cru, c’est une dominante de poivre qui frappe mon attention, une sensation gustative nerveuse ciblée sur le bout de la langue.

Les toutes premières minutes sont un peu piquantes, poivrées et rustiques dès l’allumage, rien d’étonnant, mais très vite annihilées dès le début du premier temps, passé les 10/15 minutes environ.

Dans une première mesure, je trouve la perception adipeuse, onctueuse et d’une amplitude assez convaincante sur l’avant du palais et non sur le fond de la gorge. De suite la musique offre un ensemble olfacto-instrumental de suite obligé par une dominante réglissée/chocolatée et d’un arrière-plan terreux  sous forme de tourbe grasse, de cuir et de poivre noir. D’une consistance moyenne et équilibrée, sa fumée présente une bonne présence en bouche, mais cependant je note une sensation étrange et anesthésiante sur l’avant de la bouche, très singulière dont je n’arrive pas à déterminer son origine et son sens ! Comme un engourdissement des muqueuses des lèvres et de la langue, la sensation d’être passé chez un arracheur de dents. Ce n’est en aucun cas un vilain désagrément, mais tout de même une petite gêne des papilles pour argumenter sur d’autres arômes peu perceptibles ! Comme cause, Je pencherai  à cette dominante de réglisse/ mentholé que je perçois depuis le début. Mais je poursuis…

La suite reste endémique et linéaire sur son ensemble. Pas de grande évolution aromatique dans cette seconde partie, le côté réglisse subsiste toujours et bat la mesure avec suffisance jusqu’au 3e temps. La rondeur correcte suffit à le rendre harmonieux, ainsi qu’une persistance qui s’éveille tout doucement sur plus de puissance et d’âcreté, ainsi que plus de corps sur la fin. Je note aussi des rallumages fréquents tout au long de ce fumage, rien de fâcheux si vous possédez un briquet torche. Une belle invention, n’est-ce pas ! Je peux aussi préciser la combustion exceptionnelle et rare de nos jours, sans cratère et ni volcan, une petite précision qui a son importance lorsque l’on voit la piètre qualité de construction de tant de cigare Cubain et Dominicain. Comme quoi, ça existe encore !  

En bref, hormis son prix exorbitant et discutable ! Ce cigare « Exception Esmeralda » se comporte très bien et procure d’entrée un certain plaisir gourmand que j’ai apprécié, une signature olfactive qui ne laisse pas indifférent si on aime ce type de musique, en fait un cigare philosophe et pondéré du début à la fin, malgré un manque notable d’évolution. Un conseil, son harmonie ne sera que meilleur accompagné d’un  whisky Kilchoman Islay Single Malt ou d’un très vieux rhum Agricole ! Ma note de cœur 14/20 pour ce bon cigare.

  • Origine: tripe: Costa Rica, sous-cape: Costa Rica, cape: Costa Rica
  • Format: gros robusto
  • Taille: 130mm x 23mm
  • Bague: 60
  • Poids: 21,8gr
  • Année:
  • Prix Suisse: 44€

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

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18:32 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, El Septimo | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

05/06/2015

Photos de Cuba by Lawrence Quammu "2015"

"Je vous présente régulièrement des artistes de tous horizons sur ce blog, peintres, photographes, sculpteurs, illustrateurs, etc. avec toujours la même motivation, le cigare dans l'art comme dénominateur commun. Je vous présente aujourd'hui mon ami Lawrence dont je fais en quelque sorte la promo, en effet si cela peut l'aider à concrétiser de futures expos en Suisse ou en France, j'en serai très heureux et très fier pour lui, n'hésitez donc pas à le contacter via sa page Facebook. Eh oui, pour un artiste la meilleure récompense vient de nous, la reconnaissance du public.
Lawrence fait partie de ces artistes qui ne laisse pas indifférent dès le premier cliché, ces photos dégagent respect et émotion, restituées entre autre par à une promiscuité étonnante avec la plupart de ses sujets photographiés lors de ses rencontres improvisées. Des photos pleines d'humanité, de vie, touchantes dont je vous invite à découvrir en exclusivité sur ce blog, en commençant par la petite biographie qu'il m'a gentiment préparé, ainsi que le fruit de sa dernière expédition Cubaine de 2015 ci-dessous en partie et la suite sur Pinterest."

Né à Genève en 1971 j’ai navigué entre la Suisse et la France pour mes études. Mon diplôme d’ingénieur en génie civil en poche j’ai travaillé 8 années durant dans le domaine de la construction. En février 2005, un jour de froid de trop, mon épouse Liliana m’a proposé de partir vers d’autres horizons à la recherche de climat plus ensoleillé. De suite j’ai accepté, mais où partir et que faire ?

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(Petite pause d’écriture le temps d’allumer un magnum 46 de H. Upmann, quel plaisir…)

Notre choix s’est porté sur le Maroc et nous envisageâmes de nous y rendre en mai. Mon épouse passionnée de cuisine a proposé que nous nous installions en tant que restaurateurs. D’abord un premier restaurant en 2007 puis un second en 2012. Mon père photographe à ses débuts m’a transmis sa passion et fait germer en moi le désir de flirter avec cet art. Juste avant notre départ définitif au Maroc je me suis instruit, documenté auprès d’un ami, il sortit alors son Hasselblad, ses vieux bouquins de théorie : une nouvelle page dès lors s’ouvrait…
Arrivé au Maroc, Essaouira la charmeuse m’a envoûté par ses couleurs, son authenticité, son âme et ses énergies. Les restaurants n’ouvrant que le soir cela me permettait la journée de déambuler dans les ruelles de la médina appareil photo en main. Autodidacte, au fil des captures photographiques, ma sensibilité en exergue a fait naître en moi le désir d’en faire mon métier. Mes premiers essais basés sur la technique ne me satisfaisaient pas, la photographie est un art ou la magie, la spontanéité sont indispensables pour retranscrire une vérité artistique. J’ai tout d’abord été sollicité dans un but marketing (hôtels, riads, restaurants). Actuellement je privilégie la créativité, les expositions et ma vocation est d’initier la photographie par le biais de cours sur Essaouira.
Après quelques expositions je suis parti à cuba en janvier 2014 et 2015. Ma sensibilité fût accrue face à ce peuple. Cette joie de vivre colorée au milieu de cette pauvreté m’a offert de magnifiques clichés. J’aime Cuba pour toutes ces raisons : son ambiance, son architecture, sa musique et ses cigares…

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 Mes terrains de prédilections sont :
- la Havane tant par ses visages marqués, son centre- ville, ses clubs de jazz, ses vielles américaines et son architecture. J’ai opté de dormir chez l’habitant dans les casas particulars, plus proche du peuple pour mieux le comprendre.
- Pinar del rio, Vinales, pour ses plantations de tabac, la campagne, les mogotes, le calme, la nature verdoyante. De voir ces vegueros, torcedors travailler et allumer un de leur module passé entre leurs mains… Wow quel plaisir d’apprécier, respecter et fumer le fruit de d’un tel savoir-faire. Quelle émotion d’immortaliser ces instants précieux, de les redécouvrir après tirage. Mon sens olfactif a gardé en mémoire ces effluves de tabacs en cours de séchage.

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Bien d’autres villes encore à visiter…
Après ces quelques lignes sur ma passion et une partie de ma vie je vous emmène travers mon objectif à Cuba.
Au passage je remercie toutes les personnes qui m’ont aidé et encouragé dans ma passion, particulièrement à Edmond Dantès pour la publication mon histoire !
Tous mes tirages sont numérotés et limités à 15 exemplaires, livrables en Europe.
Exposition permanente au restaurant d’Orient et d’Ailleurs et à la galerie Empreinte à Essaouira.
Exposition passées :
- Sofitel Golf Essaouira octobre 2013
- Mgallery Essaouira octobre 2014
- Sofitel Golf Essouira mars 2015
Expositions à venir :
Pourquoi pas Cuba en Europe ? Je suis ouvert aux propositions…

Une grande partie de mes photos de Cubas sont sur mon Facebook :
Lawrence Quammu – Photos – Album – Cuba et Cuba 1 et 2.

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Retrouver la suite de son voyage sur Pinterest

11:39 Écrit par Edmond Dantes dans Arts photos/ illustrateurs | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

04/06/2015

Cohiba Supremos "Edicion Limitada 2014"

Le Cohiba Supremos EL 2014 devient le tout premier cigare en cepo de 58 dans l’histoire du Habano. Ce gros joufflu confirme cet engouement croissant des amateurs pour les modules à l’apparence généreuse et gourmande. Nos panatellas et petits coronas n’ont qu’à bien se tenir, terminé les modules fluets et émaciés appréciés par nos aïeux, la mode est aux cigares ventripotents et bien- portants ! A chacun de les apprécier quand bon leur semble. Comment expliquer ce phénomène, du fumé gros, pas forcément bon ? Le phénomène est apparu avec des cigares provenant du Nicaragua, je me souviens encore des premiers ‘Nub’ réalisés par Sam Leccia, ses fameux modules trapus qui ont ouvert la voie à des centaines de fabriques aux USA. Après plus de 3 ans, Cuba a finalement rejoint cet optimisme pour les gros cepo ! Vous verrez, ce n’est pas terminé le prochain sera surement un cepo de 60 doté d’une longueur Churchillienne. ( à suivre )

Mais quoi qu’il en soit, ce Supremos a vraiment de la gueule, un véritable puro de luxe par définition ! Eh oui, à 50€ pièce, peu n’en verront jamais les effluves bleutés chatoyer au dessus de leur tête et exalter leurs sens, et c’est vraiment fort dommage. Un conseil lors de vos prochains achats, sachez qu’en moyenne  4 Partagas D4 = 1 Supremos !

Pour cette dégustation, c’est à l’abri du soleil et de la bise sous la tonnelle qui me semble le mieux pour prendre le pouls et la température de ce Supremos. Bien attablé, un thé Earl Grey comme rince gosier, pas trop bouillant surtout, il serait dommage d’incendier vos papilles à la première gorgée pas faute d’inattention. Eh oui, ça arrive !

Visuellement, rien de dépréciatif ! La cape est luisante et grasse, légèrement moirée de couleur maduro. Celle-ci présente quelques nervures saillantes provenant d’un défaut de sous-cape. Le remplissage quant à lui est dense, régulier sur toute sa portion. Au toucher, la cape vibre sous les doigts de par son aspect rugueux et sélacien. Un jolie gros robusto qui demande qu’à vous séduire.

Son parfum enchante avec persistance sur des flagrances terreuses de cuir, de fumé et de pain beurré, un ensemble olfactif adipeux qui ravit le nez !! Bref, là où il n’y a point de gras, il n’y a pas de plaisir, cela s’applique aussi au cigare. Je pourrai comparer cette ouverture à l’étal gourmand d’un artisan charcutier du Sud Ouest. Dès les 5 premières minutes après sa mise à feu, je note rien d’irritant et rien d’agressif dans les premières salves de fumée, la sensation est étonnamment très onctueuse pour un démarrage.

Dès le premier temps, les saveurs restent inchangées en offrant une belle présence en bouche très moelleuse et grasse, faite de notes de tourbe, de café  (plutôt léger ), ainsi que quelques accents caramélisés de bière brune comme le ferait par exemple une merveilleuse « Kasteel » de Belgique ! Une très belle entrée en matière, harmonieuse et persistante, vraiment très agréable. Beaucoup de douceur, de rondeur et d’amplitude dans cette intro, dont la consistance moyenne d’environ (2/4) reste toutefois suffisante pour ne pas accabler vos fragiles papilles, mais suffisamment pour vous tenir en éveil et vous captivez pour aborder la seconde partie de l’histoire. Niveau combustion, celle-ci demeure régulière et s’illustre par une cendre lourde, ferme et foncée.

Le 2e temps n’offre pas de grands changements, fort heureusement  l’équilibre des saveurs se  prolonge et s’arrondit avec justesse pour mon plus grand plaisir, me suggérant des notes plus rondes et plus crémeuses de chocolat au lait, de cuir, d’épice, ainsi qu’un souvenir confus de moue de café oublié dans son percolateur. Mais à ce stade de la dégustation, la suavité règne toujours sur un fumage élégant et onctueux, avec une montée progressive de son corps à ( 3/4) à l’approche du 3e temps. Pour l’instant, je ne peux que féliciter la maîtrise de cette liga attribué à ce Cohiba Supremos Edition 2014, je lui trouve d’ailleurs quelques ressemblances avec le Cohiba Genios, cigare que j’affectionne aussi beaucoup.

Pendant à peu près 10 minutes, tout va pour le mieux, l’onctuosité continue d’être appréciable. Après cela, très rapidement le passage sur la dernière partie devient nettement plus frappé d’un coup et plus puissant surtout, plus agressif. On ressent de suite une certaine chaleur dans les saveurs, une sensation plus capiteuse qui se manifeste par  l’arrivée de notes plus lourdes, de café torréfié et de pain brioché carboné, dont l’uppercut âcreté vous assomme d’un trait. Afin de profiter encore quelques minutes sans vous anesthésier le palais, espacez vos inspirations en amenuisant votre tirage, vous éviterez ainsi la surchauffe inutile, mais quoi qu’il en soit cette tentative désespérée m’oblige vite à m’en séparer. En conclusion, ce cigare pourra vous sembler très puissant si vous ne mesurez pas vos ardeurs, au contraire si vous le dégustez avec sang-froid il sera fidèle à ma description, du moins je l’espère ! Un très bon cigare, ma note de cœur 17/20.

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: gros robusto
  • Taille: 127mm x 23mm
  • Bague: 58
  • Poids: 18.2gr
  • Année: EL 2014
  • Prix: 51chf ( Suisse )

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

10:19 Écrit par Edmond Dantes dans Cohiba, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

01/06/2015

Where can I find a reliable cigar vendor online ?

Like you, I too have encountered this problem when buying things on the internet. It is very easy today to find an online store offering cigars at rock-bottom prices, but what do we know about them? Are they trustworthy? Personally, I have tested a few and I would like to share with you the experience I have gained and the good deals I’ve managed to find.

These stores are discount-driven and target a specific category of customers looking for money off that they would have trouble finding in their local tobacconists.

But what exactly is the situation? Can we obtain quality when we buy our cigars and at the same time pay the best price? It is difficult to find your way round dozens of sites that promise the earth, with no guarantee of the provenance or traceability of their cigars. Very few mention this information which is, to my mind, essential: what would be the point in buying a box of BHK56 Cohiba with 40% off if the cigars are doubtful or even completely fake? Even with 40% off, it is still a very expensive fake cigar, don’t you think? Like many of you, I once ordered cigars on the web, but there is strangely always an element of doubt! What exactly am I smoking? With experience, I am able, or at least I hope I am, to detect certain subtleties of taste that confirm or refute my convictions! I think of the amateur, the total beginner who wishes to taste and improve their knowledge by tasting like everyone else an excellent product but without breaking the bank, and I admit that it is far from simple in the jungle of the discount cigar. But sometimes it can be done!

My advice is to avoid the stores that do not communicate and never answer your emails when the questions start to become awkward! The most reliable will answer your questions quickly and put your mind at rest. For example, they could provide you on request with the Habanos code on the stamp of the box you are interested in, so that you can check their authenticity on the “Habanos Verify” link. You must therefore be very careful, and not be tempted by purchases of the type “box of Esplendidos for €80” or “one box free for every box purchased”!

One website I can personally recommend, for I happen to know the manager, who is at once both a true cigar lover and a businessman, is CASA DEL PURO. One day our paths crossed by chance, and we talked for a long time about cigars, fervently as always.  And naturally we touched on the subject of the blog “Les cigares selon Edmond” and my determination to one day offer my readers a really good deal in cigars, which I have now done!  Together, we were able to negotiate a considerable additional discount (10%), on all CASA DEL PURO products; the principle is very simple, when placing your order, add the promotion code from the blog: IF48

 

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Shop Casa del Puro.

For information and verification, all the Cuban cigars on this site come exclusively from the official Swiss importer (Intertabak), which represents a real guarantee of quality. In addition, each box is stamped with an extra logo, as shown below.  All orders are shipped within 48 hours to anywhere in the world. What else can we say ?

 

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 Logo on the back.

Maybe there’s one thing – don’t ignore your local tobacconist, that is, if the service and advice are up to scratch, of course.