31/03/2015

Paul Kooiker "photographe conceptuel"

Paul Kooiker est l’un des plus intéressants photographes conceptuels qui travaille actuellement aux Pays-Bas. Bien que son travail se concentre uniquement sur des images photographiques, c’est plus un sculpteur et un artiste réalisant des installations qu’un photographe. Sa fascination pour les thèmes intrigants tels le voyeurisme, l’innocence et les clichés le conduit à construire des collections fictives d’images qui sont d’une origine, d’un sujet et d’une signification d’origines extrêmement incertaines.

Dans sa dernière installation, Nude Animal Cigar, créée sur l’invitation du Musée de photographie La Haye, Kooiker revient sur ses vingt ans de carrière dans les arts visuels. Le résultat est un ensemble étonnant de 200 œuvres photographiques, dans lesquelles des images de nus et d’animaux s’entrecroisent avec des gros plans du nombre infini de cigares qu’il a fumés dans son studio au fil des ans.

Paul Kooiker (né en 1964) ne s’intéresse pas à la création de la photographie parfaite. La valeur de son travail ne repose pas dans ses photographies individuelles (qui sont parfois surexposées, rendues floues par le mouvement de la caméra ou granuleuses), mais dans ce qu’il en fait en post-production – le processus de sélection et de manipulation. Dans la phase initiale de son processus créatif, c’est délibérément un “mauvais” photographe, produisant une masse de matériau d’exploration qui s’élève souvent à des centaines d’images. Il approche ensuite ce matériau en tant qu’artiste visuel, créant des “collections” sous la forme d’installation en trois dimensions et des livres de photo. Ces collections fictives semblent avoir été trouvées quelque part ou être apparues dans une vieille valise abandonnée depuis des années dans un grenier. Pour garantir leur crédibilité, Kooiker prête une attention méticuleuse à la cohérence interne de la forme et du style. Ceci est en contraste avec les contenus de ses séries, qui sont souvent énigmatiques et vaguement dérangeantes.

source: loeildelaphotographie

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09:25 Écrit par Edmond Dantes dans Arts photos/ illustrateurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/03/2015

Le 24 mars, Réouverture du flagship Davidoff à Genève

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Ce mardi 24 mars 17h, 2 rue de Rive à Genève allait être le théâtre d'un évènement rare et chargé d'histoire pour de nombreux amateurs du monde entier, celle de la réouverture du Flagship Davidoff of Geneva qui marquait le 140e anniversaire d’Oettinger Davidoff AG. Ce lieu emblématique où Zino sévissait encore voilà maintenant plus de 20 ans déjà, se métamorphose aujourd'hui de sa nouvelle mouture. Une transformation voulu en totale adéquation avec son époque et son devoir de mémoire en vers son fondateur Zino. Après ses 3 mois de fermeture pendant lesquels la boutique n'a jamais vraiment cessée son activité, puisqu'un ‘Algeco’ officiait sur le trottoir, spécialement aménagé en cave à cigares de chantier. Pendant ce temps les menuisiers derrière les hauts vitrages opaques oeuvraient dans la discrétion à sublimer ce projet longuement mené par les décorateurs et architectes, sous l’égide de Mr Mathys ( responsable actuel de la boutique ), de Mr Hoejsgarrd ( son président ) et divers responsables de Davidoff Bâle. Tous ont contribué à la renaissance de ce lieu si symbolique aux yeux des amateurs, même si le nouveau concept avait été dévoilé bien plus tôt sur le Flagship de Bruxelles en 2014, l’émotion en n’était pas moins grande pour autant.

C’est en 1970 que Zino cédait sa boutique à l’administration du Doc Schneider et ami ( la ste Oettinger ) afin d’entreprendre son repositionnement comme marque internationale.

A 18h précise, Mr Hoejsgarrd coupait le ruban dans un tonnerre d’applaudissements sous les regards des badauds amusés et  déconcertés par tant d’agitation un jour de semaine !

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Mr Mathys, Mr Randolph Churchill et Mr Hoejsgarrd.

Nous attendions tous, ce moment avec impatience, en effet le résultat est d'une élégance sobre et chaleureuse sans égal, le désordre d’antan laisse place aujourd’hui à beaucoup plus de pragmatisme, l’espace semble plus aéré, plus lumineux en quelque sorte ! Terminé cette collection de Chicha qui ornait et polluait les rayonnages d'autrefois ! Il faut avouer que tout est fait aujourd'hui pour une mise en valeur des divers accessoires de la marque, à l'image des plus beaux écrins de  Genève.

Pour ceux qui connaissaient l'avant, ils ne seront pas déstabilisés et déçu par l'après, puisque l'implantation reste la même dans l'ensemble. En effet, il était difficile de faire mieux au vu de la surface donnée, environ 100 m²  dont 30 m² dédiés à la cave à cigares, le tout réparti sur un seul niveau et faisant face à une baie vitrée d'environ 20 ml, un véritable casse-tête pour ses concepteurs ! Finalement, le choix de garder la même organisation de travail fût évident à tout l’audit Davidoff.

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Mr Hoejsgarrd et moi même.

Pour cette occasion, une tente avait été dressé sur le trottoir pour accueillir les nombreux festoyeurs et amateurs pour ce grand jour !  Journalistes, blogueurs, professionnel du cigare  ainsi que beaucoup d'anonymes s’étaient donné rendez-vous pour honorer cette inauguration, profitant ainsi dans la même occasion de déguster un cigare "Winston Churchill" en présence de son arrière petit- fils Randolph Churchill, venu tout exprès de Londres en présence de Mr Hoejsgarrd pour promouvoir cette toute nouvelle "liga" ( Dominicaine et Nicaraguayenne pour la tripe, une sous cape mexicaine et une cape Équateur ).

 Ce cigare éponyme du nom de ce personnage aimé et controversé, surnommé le ‘Lion’ pour ses partisans et détracteurs semblait puiser sa force dans ses volutes émanant de ses éternels barreaux de chaise vissés en permanence à la commissure des lèvres.

Le bonhomme, c’est éteint à l'âge de 91 ans en 1965, après 150 000 cigares consumés !  Ci-joint quelques photos pour illustrer cette soirée. 

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Mr Henke Kelner, méditatif face à cette effervescence !

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Mon ami Yves au commande !

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Cigare Winston Churchill.

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Davidoff,  2 rue de Rive à Genève.

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Le comptoir au fond à gauche.

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Les 30 m² de cave à cigares surmontés d'un lustre végétal fait de plusieurs centaines de feuilles de tabacs.

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Vue face à l'entrée, chaleureuse et accueillante.

14:53 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/03/2015

Montecristo A ( Giant Corona )

Voilà un moment que ce grand "A" reposait dans ma cave tel un cercueil dans son caveau, analogie morbide du sacré d'un cigare qu'on n'ose plus fumer passé quelques mois. Gisant comme une poupée dans sa petite boîte vernie à l'estampage Or. Il intimide et impressionne le débutant dans sa quête d'absolu à celui du plus endurant des ‘havanophobes’. Mais l'oubli finit par sceller définitivement le couvercle de nos envies, convaincu qu'une occasion singulière pourrait briser un jour ce sortilège, révélant enfin à l'amateur tous ses charmes encenseurs d'un module d'exception.

Celui-ci provient de ma dernière escapade Cubaine de 2013, un cigare sûrement acheté dans la boutique Partagas si mes souvenirs sont intacts, quoique ! Mais quelle importance cela fait de connaître cet endroit, c'était à la Havane voilà tout. Ce module élégant fait partie aujourd'hui des curiosités "cigaristiques" pour touriste avide et trivial en quête de l’objet souvenir et peu encombrant à s'offrir de cet autre monde, "Cuba", dont le destin incertain ne prendra pas fin dans un cendrier, malheureusement pour lui.

Très peu garde le souvenir de l'avoir fumé un jour sauf quelques rares irréductibles de la vieille école qui ont pu le découvrir dès l'année 71 dans son coffret verni de 25 pièces, à cette même époque sortait au cinéma "La folie des grandeurs", Jim Morrison s’éteignait et mon père s'offrait sa première Peugeot, une 204 de couleur blanche, la classe ! Tandis que moi je soufflais ma première bougie.

Il faut dire que le format en découragerait plus d'un ! La preuve, déjà 2 ans. Même la revue "l'amateur de cigare" a renoncé depuis longtemps à en parler, ce format serait devenu obsolète, désuet, périmé et démodé diront certains. Aujourd'hui nombre d'amateur délaissent ces longs modules au profit de formats plus courts, plus en adéquation avec nos vies de fou, ce plaisir se concentre maintenant dans des formats plus courts entre 12 et 15 cm, cette formule vous fait sourire, mais pourquoi donc ? Heureusement pour moi, je ne fume pas la pipe. Le monde change et entre nous, qui a dégusté un "Montecristo A" ces 6 derniers mois ? En effet, l'exercice n'est pas moindre et je vous garantis que les plus fainéants y trouveront l'absolution et enfin la paix dans ces 2h30 d'oisiveté, assumées ou pas !

Mais qu'en est-il vraiment ? Y a- t-il un réel intérêt gustatif à déguster un tel module ? Au vu des ventes relativement faibles, serait-il abusé de penser que les torcedores produisant ce module puissent être désabusés par le manque d'intérêt des amateurs pour ce cigare, je pense que oui tout en gardant l'espoir de me tromper. Mon seul souci pour cette dégustation concerne son ascendance gustative, comment mesurer objectivement son volume olfactif sans connaitre la partition originale. Comment ce cigare a- t-il été conçu à l'origine, capiteux et doux, intense et consistant ? Exercice difficile, mais combien futile d'écouter sans comprendre cette musique écrite voilà 37 ans..

En somme, je dois essayer seul de comprendre son histoire en prenant enfin le risque de coulisser ce couvercle avant que ce Montecristo ne disparaisse à jamais de nos civettes et fasse prochainement son entrée au panthéon des "cigares disparus" comme tant d'autres avant lui. La survie d'un cigare ne tient qu'à une simple équation, celle de la rentabilité et de la profitabilité dont nous sommes tous étroitement responsables en tant que consommateur. Car ce sont bien nos habitudes qui donneront naissance à de futurs modules et non le contraire ! Et si ma modeste contribution vous enflamme, suscitant ainsi un achat coup de cœur dès demain, biaisant ainsi toutes les statistiques de production chez Habano. Je sais, je peux toujours rêver !!

Ce module emblématique est une petite merveille de construction qu'il faut savoir apprécier, d’une telle rectitude qu'on en oublierait les petites mains habiles du torcedore qui derrière sa table avec sa chaveta s'est appliqué à le confectionner pour nous. Ce module d'une rare élégance à la cape Colorado légèrement terreuse délivre un doux parfum, étrangement timide pour un cigare confiné depuis tout ce temps dans son écrin "varnished", mais malgré cette absence olfactive, il émoustille tout de même le nez de jolies notes fugitives, de boisé et de praliné. Des accords heureux et délicats pour ce prélude tout en réserve ! Côté goût de la cape, aucune amertume, aucun piquant n’en découle, plutôt neutre  je dirais.

L'allumage demande une certaine habileté de conviction pour réussir à faire rougir ce grand timide et capter ainsi son attention dès les premières effluves filtrés au travers de ce corps longiligne. Une fois capté, la perception plutôt agréable est en totale adéquation avec son plumage, onctueux et très doux à la fois, dont l'agrément aromatique se confond de notes de pain beurré, de café crème, de foin et de fruits secs dont l'amplitude généreuse en bouche apporte rondeur et fondu. La consistance dans ce premier temps, pêche d'un manque d'aplomb et de muscle ! Est-ce un parti pris audacieux au profit des arômes ou est-ce un trait de caractère préjudiciable pour la suite, je ne saurais le dire pour le moment ?

Sur la fin de cette première partie après 40 minutes de fumage tout de même, la rondeur douce et fluide s'installe sur une amplitude en bouche généreuse, comme le feraient les couleurs fluides et fondues d'une aquarelle de Marie Laurencin.

Des saveurs diluées de chocolat au lait, de sous-bois et d'épice, légèrement émaillées de relent tannique viennent dépeindre subtilement ce lavis olfactif de faible corpulence. Ce manque de ténacité n'enlève rien à sa distinction, mais certain regretteront ce manque d'affirmation. Un cigare à la forme bien distant du "qualia" Montecristo.

Sur la seconde partie, rien ne vient troubler cette dégustation sans véritable changement où les acteurs de cette pièce en 3 actes semblent avoir trouvé leurs places respectives. Toujours de belle amplitude en bouche, les notes onctueuses et plus marquées se partagent subtilement ce 2ème temps, fait d'accords plus graves comme l'apparition de poivre noir, de saveurs de sous-bois humide et de beurre frais. Cette intensification reste malgré tout très fugace et toujours très peu consistante, laissant la place à un cigare de goût à la forme aromatique légère et suave et dotée d'une rondeur agréable mais d'une longueur moyenne dans l'ensemble. En effet, comme pour une boisson alcoolisée ce sont ses degrés d'alcool qui offrent au dégustateur cette persistance, ce corollaire dans le cigare est intimement liée à sa composition foliaire ( seco, ligero et medio tempo ) pour rappel.

Dans un 3ème temps, après une bonne heure et demie d'encensement rien ne vient bousculer ce grand timide au cœur léger à poursuivre sa route comme il a commencé. Quelques soubresauts aromatiques viendront ici et là réveiller votre qualité de perception, comme la saveur improbable de levure par exemple ! Cette dernière partie, plus lourde mais sans grande corpulence se charge de composés dommageables, provoquant une sensation empâtée et asséchante. Normal, après plus de 2 heures, cependant mes papilles se maintiennent toujours éveillées, mais mon attention mentale fatigue un peu. Vous rigolez, mais fumer un tel cigare avec la concentration qui s’en impose,  est un exercice fatiguant.

Encore deux choses à signaler avant de clore ce chapitre.

Malgré un tirage aisé, le volume de  fumée reste parcimonieux sur l’ensemble de cette dégustation. L’amplitude en bouche se concentre principalement sur l'avant du palais et non sur l'arrière comme la majeure partie des cigares cubains, évitant ainsi toutes saveurs urticantes et irritantes sur le final.

En conclusion, ce ‘Montecristo A’ reste pour ma part un bon cigare assez évolutif, avec un manque de personnalité et de consistance. Certains le trouveront bien en dessous d’un Gran Edmundo par exemple et trouveront ce « A » pas assez musclé, trop discret ! Et je suis tout à fait d’accord avec eux, en même temps le format ne s’y prête pas vraiment. Je pense que ce parti pris est un choix raisonné de la marque, en offrant ainsi un cigare facile et savoureux aux plus grands nombres. Ma note de cœur 15/20, il lui manque  un petit truc pour atteindre l’excellence.

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: giant corona
  • Taille: 235mm x 18.6mm
  • Bague: 47
  • Poids: 19.5gr
  • Année: 2013
  • Prix: entre 40 et 50€ ( difficile à trouver aujourd'hui ! ) vendu à l'unité ou en boîte de 5 coffrets. Le conditionnement de 25, c'est arrêté en 2010.

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

11:43 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Montecristo | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

18/03/2015

Le parfum "Edmond Roudnistska"

Edmond Roudnitska (1905-1996) est un maître parfumeur français né à Nice. Il crée au cours de sa carrière plusieurs parfums à la renommée internationale. En 1946, il fonde avec son épouse Thérèse, le laboratoire de création "Art et Parfum" et s'installe à Cabris prés de Grasse en 1949. Son fils Michel Roudnistska, également créateur de parfum a pris sa succession et s'est également attaché à introduire l'olfaction dans de nombreux spectacles. source wikipédia

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Extrait du livre "Le parfum", rien à voir avec l'auteur du roman "Le Parfum" de Patrick Süskind et de son adaptation cinématographique.

( Plus la formule d'un parfum est encombrée, ce qui est facile et tentant, moins la composition ( en supposant que c'en soit encore une ) a des chances d'être originale, car plus elle court le risque de provoquer des accords déjà exploités. A la limite, en effet, si plusieurs compositeurs élaboraient, chacun de son côté, une formule contenant, m^me en proportions très variables, les deux ou trois cents produits odorants les plus courants, ils ne pourraient s'empêcher d'obtenir tous le même résultat, c'est-à-dire non des compositions mais des mélanges qui évoqueraient tous ce "mille fleurs"----cimetière des espoirs déçus----dans lequel s'accumulent les essais ratés. C'est l'inévitable teinte gris sale qui fait le désespoir de l'enfant barbouilleur lorqu'il mélange trop de couleurs différentes.

Une formule "trop riche", c'est-à-dire chargée en produits capiteux ou chers sans que leur présence et leurs proportions soient dictées par des considérations esthétiques et techniques, risquera fort d'être "pauvre" en valeur esthétique. )

Je trouve amusant qu'un cigare porte le nom de "Mille fleurs", je pense au petit corona de Partagas ! Bref, cet ouvrage est une petite merveille pour éveiller les sens et l'esprit, une véritable bible sur l''art olfactif et philosophique du parfum, tellement analogue à celui du cigare. Il suffit de remplacer le vocable "parfum" par celui de cigare, vous n'y verrez aucune différence ! 

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Edmond Roudnistska

21:08 Écrit par Edmond Dantes dans Livre/ DVD/ Application | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le tabac/ presse " 135 rue Sommeiller à Chambéry " civette à cigare

Voici une adresse découverte cette semaine lors d'un déplacement où vous pourrez vous dépanner lors d'un séjour en Savoie, la cave correctement humidifiée présente un choix partiel de cigare cubain, dominicain et nicaraguayen, avec notamment les "Black Market" ( voir l'article sur le blog )  

Le Brazza, 135 rue Sommeiller, 73000 Chambéry. Tél/ 04 79 69 34 24

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20:33 Écrit par Edmond Dantes dans Les bonnes civettes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/03/2015

Aromaster "Coffret des Arômes du Cigare"

Une belle idée de cadeau pour les avides de la compréhension "cigaristique".

Très utile lors de vos dégustations, ce coffret Aromaster complet comprend 24 notes olfactives présentes dans le cigare. Au prix de 135€

Source: Aromaster
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1. herbe coupée, 2. foin, 3. mousse d’arbre, 4. champignon, 5. terre, 6. thé noir, 7. chêne, 8. cèdre, 9. réglisse, 10. poivre, 11. vanille, 12. cannelle, 13. clou de girofle, 14. noix de muscade, 15. noisette, 16. amande, 17. musc
18. cuire, 19. toast, 20. chocolat, 21. café, 22. caramel, 23. iode, 24. goudronaromaster_002.jpg

 

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20:16 Écrit par Edmond Dantes dans outils | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le tabac/presse le Temps de Vivre à "Toulouse" civette à cigare

Voici une belle adresse à connaître sur Toulouse, la civette " 8 rue du Poids de l'huile " tenu par Pascal Herrada et Olivier Fau.

"Si le rez-de-chaussée du tabac/journaux, le Temps de Vivre, 8, rue du Poids-de-l'Huile, demeure un des lieux des plus fréquentés du centre de Toulouse, Pascal Herrada et Olivier Fau, l'ancien propriétaire de la Licorne, ont souhaité répondre à une demande toujours plus forte des amateurs de cigares. «Nous avons aménagé les sous-sols, les faisant passer de 15 m² à 160 m², précisent-ils. Deux mois de travaux… il a fallu creuser le sol sur 80 cm pour pouvoir aménager cet espace cosy consacré au fait main, aux accessoires, cigares, pipes, champagnes et whiskys parmi les meilleurs.» C'est désormais dans ce «walk-in-humidor» équipé de clayettes en cèdre d'Espagne naturel que Pascal et Olivier, reçoivent les passionnés pour un choix des plus qualitatifs, mais également des plus larges. Le rez-de-chaussée n'a pas été délaissé pour autant. On y trouve toujours un très large éventail de quotidiens, magazines et autres."

Article paru dans "la dépêche de Th. Gausserand", le 19/12/2014

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Pascal Herrada.

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09:33 Écrit par Edmond Dantes dans Les bonnes civettes | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |

04/03/2015

Arturo Fuente "Opus X Perfection n°2"

Une dégustation ne simprovise pas, surtout lorsque vous vous apprêtez à fumer un Opus X ! Un conseil, évitez de lattaquer la langue trop chargée en vin, en alcool fort et en boustifaille en tous genres. Vous risquez de passer à côté de toute sa subtilité et de sa complexité aromatique. Pour cela, il est indispensable douvrir vos papilles, de les dilater un maximum en évitant de les agresser, un thé légèrement acidulé ou une simple eau gazeuse fera très bien laffaire ! Le café pourquoi pas, mais du light sil vous plaît. À quel moment le fumer. Préférez-le comme cigare du matin, dun avant repas si le service du midi vous laisse le temps de l'apprécier. Comme cigare dapéritif, oui mais sans les chips, les pistaches et autres sont à proscrire bien évidemment. Je précise des fois que....

Ensuite vient celle de la petite cérémonie, dont je laisse le soin à chacun d'exprimer sa sensibilité. Si certains désirent prier, chanter, danser, siffler peut-être ?  Oui, je plaisante, cest  sérieux un cigare ça se respecte non de Dieu, un peu de tenu !! Ma cérémonie à moi s'apparente à celle du reniflage compulsif à la manière d'un épagneul breton un jour de chasse. Eh là bien entendu, la piste flairée fleure vraiment bon ! Ce parfum subtil et gouleyant qui émane de cet Opus, encense délicatement les narines vers du boisé, de la châtaigne torréfiée, du miel et le fruité, gainant ce joli bouquet d'arôme d'une jolie cape caramel aux nervures fines du plus bel effet. Visuellement, rien à dire.

Dès le démarrage, les sensations en bouche sont de suites onctueuses et grasses, des saveurs analogues à celle du beurre de cacahuète et celle de fruits secs d'un côté et de l'autre des saveurs minérales de terre acide et tanniques comme arôme persistant. Cela donne à ce prélude une très belle complexité que je qualifierai d'explosif, d’équilibré et de chaotique à la fois. J'adore ce moment lorsque les arômes virevoltent tel des atomes se combinant pour donner naissance à des chaînes de molécules. Vous comprenez maintenant pourquoi toutes ces recommandations ! Il vous faut un palais aguerri et non meurtri par quoi que ce soit pour soumettre votre bouche à ce type de perception dès les cinq premières minutes. Du thé ou de l'eau, pensez-y les amis.

Dans un premier temps, après avoir capté l'essentiel de son karma. La rondeur s'installe sur une phase crémeuse sur l'avant de la bouche et de la langue. Suivi d'une longueur bonifiée par une sensation plus grasse  et de consistance moyenne, qui ne veut pas dire mauvaise, mais de corpulence convenable ! Ainsi quune persistance illustrée de notes suaves façon "p'tit beurre", de fruits secs et de café crème exalte à merveille cette première partie azurée au rancio triomphant.

Après 40 minutes de fumage, la suite s'annonce toujours aussi agréable, même si quelques changements  peuvent venir troubler la bonhomie de ce 2ème "opus" ! En effet à ce stade et suite à lapparition  de saveur roborative comme le poivre, je le perçois plus sec et moins confortable qu’à ses prémices. Une transition évolutive certes, mais vers des saveurs plus piquantes, corpulentes et acides à la fois qui marque amèrement  la fin de cette  2e partie. Pour mémoire, dans la plupart des cigares, je pense notamment à quelques Cubains, leur évolution agonise souvent sur un dernier souffle  torréfié, de réglisse très acre en fin de fumage = ( saveurs lourdes ). Ici, cest bien différent, cet Opus ondule sur un registre plus puissant en bouche sur de lamertume et  de lastringence localisée avant tout sur les lèvres. Bref, cette musicalité olfactive si je peux mexprimer ainsi insuffle à la partition un vent de notes aiguës et fortes, et non de notes sourdes et graves = ( saveurs lourdes ). Comme le ferait entre autres un « Gran Edmundo » ou un « Magnum 46 » ! Et comme pour toutes les musiques, les aigus procurent une dissonance désagréable en bouche.

Hormis le prix ce torpedo reste une valeur sure, un cigare élégant et harmonieux dès le démarrage et gratifié dune belle complexité aromatique. Même si la fin satrophie à juste raison, sur la durée ce passage représente à peine 20% du temps consacré à le fumer ! Donc ne vous privez pas, ma note de coeur  17/20.      

  • Origine: tripe:Dominicaine Sous-cape:Dominicaine cape:Dominicaine
  • Format: torpedo
  • Taille: 162mm x 20mm
  • Bague: 52
  • Poids: 19.1gr
  • Année:
  • Prix: 32€ ( Europe )

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20        

11:08 Écrit par Edmond Dantes dans Arturo Fuente, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |