30/01/2015

CAO America ( Landmark:6 ) Cepo de 60

On peut détester ou adorer ce cigare au look outrageant et racoleur, voire vulgaire pour d'autres ! Quoi qu'il en soit, ce patriotard à la bannière étoilée ne vous laissera pas insensible. Entre allégories du bon vieil oncle Sam "I want smoke you", au super module et fidèle accessoire d'un nouveau type de héros subversif et désinvolte, je vous laisse le choix de votre avatar…

En général un CAO avec ou sans culotte reste un bon cigare ! N'est-ce pas ? Malheureusement vous devez me croire sur parole concernant mes allégations suivantes, en effet ce cigare n'est disponible qu'aux USA, désolé pour vous tous ! Un cigare introuvable dans nos contrées, mis à part les CAO Brasilia, MX2, Sopranos, Traviata, Gold et Flavours pour les deux plus récents. Cette marque forte de son succès outre Atlantique a réussi à séduire bon nombre d'amateur par des mélanges toujours aussi variés et singuliers, à l'instar de ce CAO America ! Voyez sa composition un peu plus bas et vous comprendrez de quoi il retourne. J'espère vraiment trouver dans ce blend ostentatoire, ma foi originale autant de plaisir qu'un "Samba Brasilia" !

Voyons voir, si son fumage se rapporte à son plumage...

Démarrons par une petite analyse visuelle et olfactive, indispensable ! Étonnamment ce cigare lourd, ferme et plutôt musclé développe a contrario un parfum timoré et suret, comme le ferait un lait fermenté ou plus simplement celui des restes de votre bol de fromage blanc oubliés hier soir sur la table du salon, cette petite odeur aigrelette et désagréable qui s'en dégage ! Heureusement pour notre CAO, celui-ci s'enorgueillit de notes plus suaves et subtiles, plus pâtissières. En ce qui concerne la qualité de sa cape d'origine « Connecticut Broadleaf* et Shade pour le petit liseré colorado », celle-ci possède les spécificités organoleptiques d'une véritable feuille maduro sans pourtant en être une ( vu précédemment). Pour le reste peu de chose à signaler, juste un goût assez neutre sur la langue, ainsi qu’une coupe parfaitement cintrée et tendue.

*Cape Connecticut Broadleaf: Semence pour feuille de cape, cultivée en plein soleil dans différents pays d'Amérique centrale, feuille d'allure rustique, sucré et très sombre. Feuille très analogue à une feuille maduro. Rien à voir aussi avec la feuille "Connecticut shade", élevée exclusivement à l'ombre dans la "Connecticut River Valley" près d'Hartford aux USA, principalement de couleur Colorado, rien à voir non plus avec le nom éponyme de l'État de Nouvelle-Angleterre.

Après une petite sensation piquante dès le démarrage d'environ 5 minutes, juste le temps nécessaire à tout cigare pour s’accorder et monter progressivement en température, suffit en général à gommer les petites imperfections. À présent, ce premier temps développe avec douceur un bouquet d'arôme très surprenant, mélange d'épice et de menthe, de fenouil offrant une fraîcheur en bouche. Un démarrage toutefois rassasiant et roboratif non dénué d'intérêt pour ma part, celui-ci accompagné d’un mojito aurait été l’alliance idéale ! Cette empreinte olfactive très singulière laisse présager un fumage éveillé pleine de curiosité. Même si la consistance n'excelle pas, elle se suffit pour le moment, tout en restant dans une moyenne convenable et en s’accrochant ce qu'il faut aux papilles, idem pour sa persistance ! Un cigare qui mérite toute mon attention à l'approche de la seconde partie, à moins que...

En effet, après un premier temps lyrique et volubile, ce 2ème temps devient plus emphatique et mesuré, laissant place à des notes plus grasses de chocolat au lait, de crème et assaisonné de poivre noir, sans oublier ce goût endémique d'une anisette de comptoir comme unique saveur. Sa rondeur homogène est toutefois conforme à mes attentes, agréable. Pour ce qui est de son intensité aromatique, je lui déplore un petit manque de testostérone à ce stade de la dégustation, pas assez de muscle. Pour conclure, je dirai que cette seconde partie surfe sur la bienveillance et la docilité, ratifiant mon sentiment d’un fumage confortable et assez doux.  

Le final se renforce tranquillement sur des saveurs plus lourdes, en même temps onctueuses ! Un peu comme celle d'une crème brûlée à la réglisse, eh oui ça existe ! Ce dernier temps reste chargé dans son ensemble comme tout cigare à ce niveau de combustion. À la différence de celui-ci, il ne vous impose pas son haleine brûlante, piquante et âcre ! Ce CAO sous des airs de gros dure à la peau bi- tannée, ressemble bien plus à une danseuse étoile qu’un super héros en collant bleu du genre ‘Capitaine América'. Un cigare ma foi appréciable et déroutant à la fois, symbole d’une Amérique boulimique et éclatante fondée sur le paraître, ça change de nos cigares politiquement fumables.

Ma note de cœur 15/20 ( Si vous passez par New York, à 6€ le module, ne vous en privez pas…)

  • Origine: tripe:Nicaragua, Dominicaine, Italy, USA, Sous-cape:Brésil, cape:Connecticut Broadleaf/ connecticut Shade
  • Format:double toro
  • Taille: 152mm x 24mm
  • Bague: 60
  • Poids: 23,4gr
  • Année: 2014
  • Prix: 6€ ( prix US )

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

13:50 Écrit par Edmond Dantes dans CAO, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

22/01/2015

Peintre Richard Lithgow

Richard Lithgow est né à Long Island, NY. en 1963. Son introduction aux arts a commencé à son très jeune âge par sa mère, une pianiste et écrivain. La passion de Richard pour l'expression artistique a augmenté rapidement pendant toute son enfance et à l'âge de 14 ans, il était déjà en âge d’exprimer sa sensibilité pour son style artistique à venir.

Dirigée par la passion de son père pour les loisirs de plein air, qui comprenaient la pêche à la mouche, la truite et la pêche au brochet dans les pittoresques montagnes de Catskill et Adirondack. Richard a été fortement influencé par la beauté naturelle qui a entouré toutes ses années de formation. Cette influence se reflète clairement dans ses magnifiques peintures de paysages et de faune. Cependant, ses deux parents sont nés et ont grandi à New York, où Richard a passé beaucoup de son temps. Cette influence se manifeste aussi dans ses peintures satiriques de la vie urbaine, le poids de la pression émotionnelle et cette oppression de la "lumière" inhérente à la disposition humaine. Fortement influencé par les maîtres hollandais, le travail de Richard porte la marque de la lumière et de l'ombre néerlandaise, avec des teintes brunes profondes et des brillantes lueurs de lumière se reflétant sur les visages de ses sujets.

Richard "autre monde" assume tous les sujets, évoquant des sentiments de nostalgie et de chaleur, même face à des conflits il révèle sa profonde sensibilité et sa passion pour la vie. Richard travaille principalement les huiles, en utilisant une méthode traditionnelle de blocage avec un lavage ‘Umber-crimson wash’, établissant une structure de peinture en essuyant les faits saillants, et en ajoutant des nuances sombres. La couleur et le détail sont progressivement ajoutés. Le travail de Richard est représenté dans les galeries à travers les États-Unis.

( biographie traduction )

Vous pouvez retrouver l'ensemble de son travail sur le site 'Richard Lithgow'

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Godfather

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books cigars

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the narcissist

08:15 Écrit par Edmond Dantes dans Arts photos/ illustrateurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/01/2015

Cohiba maduro 5 "Genios"

Certains puristes affirment qu'il faut au minimum déguster deux cigares avant de lui attribuer une sentence ! Eh bien exceptionnellement pour cette dégustation, j'ai pris le soin d’en fumer une boîte complète pour réaliser cette article ! Me voici enfin prêt à vous décrire mon ressenti sur ce cigare que j'affectionne beaucoup. Inutile d'attendre le bas de page pour comprendre que je trouve ce cigare terriblement bon. En effet, me taper 25 Genios à moi seul ne fût pas un exercice trop laborieux !

Ce maduro 5, comme son nom l'indique comporte une feuille de cape prélevé sur le haut du plant de tabac, feuille âgé au minimum de 5 ans après sa récolte d'où cette couleur très sombre provoquée essentiellement par un séchage plus long nécessaire à éliminer son excédent d'eau ( feuille plus épaisse = plus d’eau = séchage adapté ), ce laps de temps supplémentaire ne fait qu'augmenter le temps d’oxydation des polyphénols en passant du vert au jaune, du jaune au marron et du marron au brun très foncé. C'est principalement dans cette première phase de traitement que la couleur de la feuille se fixera définitivement. De manière générale plus la phase de séchage est courte plus la feuille sera de teinte clair !

Qu'apporte gustativement une cape maduro ? Son influence ? Moi qui apprécie ce type de cigare, d'ailleurs hier soir je prenais grand plaisir à fumer un Camacho triple maduro ! Un cigare parfait pour analyser les nuances olfactives d’un maduro. Ce qui revient souvent en bouche, c'est ce goût crémeux, plus rond qui évolue sur des notes de léger réglisse. Des cigares souvent dotés d'une puissance rassasiante et réconfortante qui donnent un plaisir non dissimulé à l’aficionado. Beaucoup de fabricant de tout terroir découvrent aujourd’hui ses bienfaits dans leur mélange.Je ne pense pas à un effet de mode des capes foncées, contrairement à la course aux gros cepo par exemple ! Les maduros à la différence des très gros cigares gratifient leurs arômes d'une singularité très plaisante. C'est qu'un avis très personnel !

Mais encore…

Dans ces préliminaires, cet Genios expose un doux parfum de chocolat au lait à la tessiture boisée bien identifiable d'un bon Cohiba aux flagrances pâtissière. Sur la langue, la cape maduro exsude ce petit goût de fleur de sel analogue à celui d'une amande de mer blanchie par le soleil sur une plage de Normandie.( Ma madeleine de Proust à moi, eh ouai quand j'étais minot je suçais les coquillages ! lol )

Dans un premier temps, la perception exhibe sans aucune pudeur son onctuosité, sa douceur ainsi qu'une rondeur grasse et généreuse comme un tableau de Botero, situé entre animalité pour le cuir et café crème pour la suavité, j'ajouterai aussi un brin de mousse tourbée et caramélisée d'une bonne stout irlandaise ! Sans oublier, le réglisse cette saveur anisée familière et appréciable qui subtilement dosée donne une couleur olfactive intéressante dans cette première partie. Un cigare complexe dont la consistance approuve celle de la persistance dans cet avant-propos bien orchestré.

Aucune dissonance dans cette seconde partie, que je trouve constante et assez analogue. En effet, les saveurs s'uniformisent et s'intensifient sur des notes de tourbe et de café torréfié/ réglissé, consistantes et équilibrés. La puissance s'élève tranquillement sur des touches plus épicés, plus poivré à l'approche du 3ème temps.

Pour terminer, le final devient plus puissant et intense, mais ne déroge en rien aux saveurs crémeuses appréciées tout au long de ce fumage. Dans un dernier râle, cette symphonie Wagnérienne envoie avec fougue son haleine poivrée d'une partition brûlante et hypnotique à se cramer les doigts.

Derrière une certaine placidité assumée se cache en fait un cigare au caractère bien trempé ! Pour moi, ce Genios évoque à lui seul toutes les nuances que j'apprécie dans un cigare, enfin presque toutes ! En somme, une sorte de couteau suisse des saveurs, généreux, onctueux, fougueux et plantureux. Ma note de cœur 18/20, à déguster sans modération, s’il vous plaît.

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba ( maduro de 5 ans )
  • Format: robusto extra/ genios
  • Taille: 140mm x 20,6mm
  • Bague: 52
  • Poids: 14,9 gr
  • Année: DIC13
  • Prix: 25€

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

08:00 Écrit par Edmond Dantes dans Cohiba, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

15/01/2015

Hommage aux dessinateurs de presse...

Petite contribution et hommage aux dessinateurs de presse du monde entier, comme vous le voyez le cigare à toujours été une source d’inspiration inépuisable pour la majorité d’entre eux !! Voici un petit florilège de leurs œuvres.

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09:44 Écrit par Edmond Dantes dans Arts photos/ illustrateurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/01/2015

"L'art de la tripe"

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Bien évidemment je ne vais pas vous parler des tripes à la mode de Caen !! Quoi que, c’est tellement bon avec des frites…euh ! revenons à notre sujet, désolé !

Je parlais évidemment de ce fabuleux mélange de ligero, seco et volado qui confectionne et affectionne la poupée de nos cigares !

Certains amateurs éclairés ne seront peut être pas surpris de le découvrir, ce sera donc aux autres néophytes que je m’adresserais. Saviez vous qu’il existe 3 manières de rouler un "long filler" voir peut être plus ? Pour le moment j’en compte que 3, après de longues recherches, j’ai pu les dénicher et surtout vous les illustrer avec ses 3 vidéos qui confirmeront mes dires, eh oui ! Des preuves, toujours des preuves !      

 

la technique entubado

Cette technique est surtout employée pour les cigares d'Amérique du sud Nicaragua, Costa Rica, l'idée principale est de rouler les feuilles individuellement afin de créer 3 cigares en 1 ! 


 

 La technique de l'accordéon ou retorcido

Cette technique est la plus répandue à Cuba pour les cigares premium, le principe est de plier les feuilles en accordeon afin d'optimiser le passage de l'air entre les feuilles ,l ce qui améliore l'alchimie entre la ligero, seco et volado et l'équilibre de ses arômes, bien sûr la combustion s'en trouvera améliorée.


 

La technique ampalmado

Cette technique concerne les cigares de moindre qualité, les feuilles sont pliées en deux puis empilées les unes sur les autres, la conséquence au moment du roulage c'est que le cigare aura plus de remplissage sur un côté ! s'en suit  un déséquilibre de la combustion  et des arômes ! l'intérêt semble t-il, serait la vitesse d'exécution et la rentabilité de cette fabrication.  

Evitez de faire une recherche sur google image, vous seriez surpris !


 

La technique du short filler

Pour compléter cette article, il manquait la technique du "short filer" confectionnée à partir de chutes de tabac et roulé à l'aide du feuille souple,  le résultat sont des cigares  qui ressemblent plus à une cigarette "gitane maïs roulé" à la main.

Pour les âmes sensibles évitez de regarder cette extrait ! 


11:25 Écrit par Edmond Dantes dans Fabrication | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/01/2015

Le savier vous ?

La cape « Connecticut shade », considérée comme la plus belle cape au monde, oui mais...!


Avec environ 90 feuilles pour un poids de 450 grammes au prix de 20 €, c’est seulement deux cigares par feuille. Le coût moyen d’une cape pour un seul cigare « premium » peut atteindre 50% de son prix de revient. Pour certaines marques exigeantes qui demandent des traitements qualitatifs supplémentaires, tels que Macanudo ou Arturo Fuente, Davidoff, toutes ses manipulations augmentent encore son coût de plus d’un euro par cigare !

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Feuille connecticut

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Macanudo "cape connecticut"

11:48 Écrit par Edmond Dantes dans Le saviez vous ? | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

ArtyA "cigare horloger"

Chez ArtyA, chaque amateur de cigare sera libre de choisir l'origine des feuilles de cigare de son choix (Cuba, Équateur, Brésil, Inde, Nicaragua, etc.) de même que la marque de son choix, comme Cohiba, Trinidad, Vegas Robaina, Montecristo ou encore Cuaba. L'enjeu, derrière, est la personnalisation. C'est le leitmotiv d'ArtyA : créer, innover, être au plus proche des goûts de ses clients. Avec la Tobacco, la marque propose d'utiliser, sur simple demande, les feuilles de tabac directement issues des collections personnelles de ses clients. Quel meilleur vecteur de passion horlogère que de se faire réaliser, sur mesure, son propre garde-temps, pièce unique, à partir des éléments qui nous sont intimement liés ?

"Travailler avec de la matière vivante est toujours un défi", relève Yvan Arpa. "Nous avons dû stabiliser la matière afin qu'elle soit la plus vivante et expressive possible, tout en garantissant sa parfaite tenue dans le temps. Nous avons mené de très nombreux tests qui nous permettent aujourd'hui de garantir que la Tobacco vieillira aussi bien que la passion intemporelle de son propriétaire !"

La Tobacco, disponible en série limitée dans les points de vente ArtyA ainsi que par contact sur le site internet de la marque, est animée par un calibre automatique de facture suisse, doté de 42 heures de réserve de marche. Pour encore plus d'exclusivité et de personnalisation, la boîte Classique peut être réalisée en or sur commande exceptionnelle. Chaque pièce est dûment gravée et numérotée.

Article: Belles montres

Store: Artya

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08:23 Écrit par Edmond Dantes dans Divers/ insolite | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/01/2015

Le calendrier carros de Cuba "DEGLER CALENDAR 2015"

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Degler Calendar est analogue au calendrier Pirelli, mais tout de même centré sur la voiture, un produit destiné aux amateurs et connaisseurs de la culture artistique automobile. C’est une pièce de design unique spécialement conçue dans sa version Collector sur cadre numérotée en aluminium.

Chaque année, le Degler Calendrar présente des enjeux spécifiques dans le monde de l'auto, de prototypes réalisés par les carrossiers à Turin ou des voitures de course italienne en passant par les vieilles voitures abandonnées dans la nature. Cette année pour l'édition 2015, Degler Calendar présente une nouvelle série de photos dédiées aux mythiques et belles américaines Cubaines, baptisée aujourd’hui "Voitures de Cuba". Un hommage aux voitures qui ont survécu plus de la moitié du siècle dernier sur l'île grâce à l'ingéniosité du peuple cubain.

Quand en 1959 le jeune Castro a décrété une loi pour empêcher l'importation de voitures, il ne pouvait pas s’imaginer un instant la grande faveur qu’il nous faisait à tous ceux, passionnés de quatre roues.  Sans le savoir, il nous a légué un véritable joyau pré-révolutionnaire qui forment aujourd'hui une des attractions de l'île pour tous les touristes.

Toutes les infos sur le site DEGLER STUDIO


 

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10:26 Écrit par Edmond Dantes dans Arts photos/ illustrateurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/01/2015

Flor de Selva "tempo maduro gigante" Toro

À ceux qui connaissent déjà les cigares « Flor de Selva » bien identifiables à leurs peaux claires (dorigine Ecuadorian Connecticut from Talanga, semence élevée au Honduras), je vous invite à découvrir ceux aux capes sombres qui s’étoffent aujourdhui dun nouveau module le tempo maduro Gigante, un jolie « toro » qui porte cette ligne à deux formats uniques avec le « robusto maduro ». Personnellement, je regrette de ne pas plus apprécier ces cigares du Honduras, cela vient de cette forme dastringence qui sen dégage, je déplore ce côté agrume fourré à la farce de foin humide ! Désolé pour la formule, jai beau essayer, mais rien ny fait Et pourtant, je demande quàêtre séduit, surtout que lhistoire est belle, je pense à celle de Maya de Selva, ce personnage emblématique dont lopiniâtreté et la ténacité ne peuvent qu’être salué aujourdhui par autant de dévouement ! Porte-drapeau du cigare Hondurien à travers le monde, elle poursuit sa route en se moquant bien des critiques et na que faire de mes élucubrations organoleptiques que voici.

Mais cette semaine, lors d'une visite chez Havana news à Genève, Samir le maître des lieux a su habilement me convaincre, malgré mes doutes et mes réticences, dessayer ce nouveau module ! En me confiant de manière stoïque « Goûte- moi ça, tu verras ! Ça na rien voir avec ceux que tu as fumés jusqu’à présent »

En effet, la cape foncée est plutôt inhabituelle pour un « Flor de Selva », même si un robusto coexiste timidement au catalogue. Javoue être agréablement surpris par cette chaude couleur. Celui-ci est lourd, tout de même 26 gr sur la balance ! Plus ferme que souple, je le trouve plutôt séduisant ! Ce cigare massif à la cape fine et élégante exalte un bouquet darôme silencieux et discret de chocolat et de noisette, révélant au mouillage une cape neutre et végétale, suivit à cru dune perception poivrée un peu acide. Aih ! Jai parlé trop vite, mais soyons magnanime avant de porter un jugement hâtif. Laissons le s'épanouir....

Phase de mise à feu amorcé, les cinq premières minutes poivrées et râpeuses bousculent désagréablement ma perception ! Fort heureusement cela ne dure pas trop longtemps, la clameur se tait rapidement au bien fait dune mélodie plus onctueuse et sourde, très étonnante et tellement loin des a priori que Flor de Selva m'évoquait ! Ce toro développe avec bonne humeur une suavité ronde, ainsi quune consistance pour le moment modérée, mais suffisante pour ébaucher cette dégustation. Les saveurs sont légères et crémeuses. Bizarrement, cest peut-être abusé de percevoir dans cette fumée des notes pralinées dans cet effeuillage olfactif, ce sont bien des notes de chocolat au lait et de fruits secs qui tapissent mes papilles comme un onguent le ferait. La persistance, judicieuse et confortable termine des préliminaires prometteurs.

En seconde mi- temps, l'onctuosité toujours présente se renforce de notes épicées plus loquaces. Loin d'être exubérantes cette musique donne à ce toro une harmonie manifeste aux accents de beurre de cacao ( dermophil indien, vous connaissez ? ). Son intensité linéaire et invariable se prolonge vers un fumage salvateur, fidèle à ses croyances. Ce toro n'exulte pas, il assoit un certain confort de fumage qui pêche d'un manque de consistance et de puissance à ce stade, dommage ! Il en résulte une dégustation longue et apprivoisée, sans trop de surprises ! Cette seconde partie manque de muscle pour tenir l'attention du dégustateur sur une si longue distance. Sans être désagréable, les six derniers centimètres peuvent s'avérer très longs et ennuyeux..

Applaudissons ce final, et ny voyez aucun sarcasme dans mes propos ! En effet, cette 3 e partie nest quen fait une 2e partie bis sans grande évolution, au présage agréable, mais doté d'une absence totale d’éloquence, une sensation analogue à certains films dauteurs dont l'Happy end" vous laisse sur une faim hypothétique. Pour conclure, je trouve ce Flor de Selva vraiment intéressant même si je trouve le format un peu trop long à mon goût et pas suffisamment évolutif. Malgré tout ce cigare se défend très bien pour vous apporter un certain plaisir de fumage, un joli module abordable à moins de 10 , simple à fumer.

Une partition pleine de douceur et de rondeur pour cette valse à deux temps. Ma note de cœur 14,5/20, pour ce nouveau format à découvrir.

  • Origine: tripe: Honduras habano jamastran - ligero azacualpa
    Habano Jamastrán – Ligero Azacualpa
    , Sous-cape: Brésil mata fina, cape: Honduras natural maduro jamastran
  • Format: toro
  • Taille: 151mm x 24mm
  • Bague: 58
  • Poids: 26 gr
  • Année: 2014
  • Prix Suisse: 9,5€

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

17:36 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Flor de Selva | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/01/2015

Hoyo de Monterey "Le San Juan" robusto extra

Hoyo de Monterey se réinvente cette année avec un nouveau module, un format très élégant baptisé  "San Juan", aux dimensions robustes de 54 x 150mm. La singularité de son tabac provient exclusivement de la zone de culture de San Juan y Martinez pour l'intégralité de sa tripe ( ligero, seco, volado ) référence historique de l'appellation d'origine de la marque fondée en 1865 par José Gener. Un retour aux sources, très symbolique en 2014 pour la Vega primera  d'Hoyo de Monterey, un des terroirs les plus exceptionnels au monde situés dans la Vuelta Abajo regroupant dans la même région la production de toutes les feuilles d'un cigare ( cape, sous-cape et tripe ) à  l'Ouest de Cuba.

Malheureusement pour les amateurs, ce cigare devient déjà très difficile à se procurer ! En espérant que cela s'arrange en 2015, juste un petit conseil à nos civettes préférées ou un petit coup de gueule ! a

Afin que le plus grand nombre puisse le déguster, partagez et proposez le aussi à la pièce s'il vous plaît. Un merci à Samir de la civette Havana news du centre Balexert, le seul endroit sur tout Genève où il est possible de l'acheter sans être obligé de le réserver.

Ce San Juan sera sans conteste mon coup de cœur pour clore cette année 2014 ! Un cigare souple et léger, coiffé dune cape colorado fine et osseuse au parfum agréable et léger, mais persistant. Une véritable bénédiction, que dis-je ? Un hymne olfactif boisé et pâtissier, vieux mélange oxydé et nostalgique de café moulu, en provenance de la vieille boîte à clou détournée à cet usage par mon grand-père, souvenir délectable au relent suranné de café suspend ce reniflage grimaçant et prosaïque vers une ascendance admirative et gourmandeSatisfaisantes d'émotions perdues.

Après cette pléthore des sentiments, passons de suite à la mise à feu pour confirmer ou non ses belles ambitions !

En effet, je confirme ! Les premières bouffées aspirent confiance et voluptés, ainsi quune consistance en bouche bien équilibrée. Ce premier temps développe des arômes floraux, d’épice et de bois précieux. Un ensemble magistral de bonne amplitude ou rondeur grasse et longueur pérenne semble fusionner pour le meilleur. Pour la combustion en forme de volcan, no comment ! Comme toujours avec Cuba, les problèmes de construction restent récurrents.

Dans un 2e temps, la dégustation se profile sur son meilleur jour. La fumée suave et grasse continue dembaumer mes papilles sur des notes crémeuses, damande, de noisette et de noix dont la musique persiste et signe sur des accords affables à la puissance légère. Aucune dissonance désagréable à noter dans cette deuxième partie pleine de mutation.

Pour terminer ce final s'appuie sur des saveurs endémiques, onctueuses et plus roboratives, rien d'anormal à ce stade pour ce ressenti dont les saveurs s'intensifient sans pour autant déplaire et sans gravité. Une 3ème partie juste et constante que je trouve confortable à ce niveau de fumage. Un Hoyo bien meilleur qu'un Epicure n°2, un sentiment qui ne tient qu'à moi ! Ce San Juan, malgré sa douceur ne perd en rien de sa personnalité, voici un bel exemple qui illustre très bien cette dualité cordiale entre la seco et la ligero, intensité des arômes et force modérée reste les mamelles d'un cigare vertueux.

Ma note de cœur pour cette première dégustation de l'année, un 18/20 bien mérité pour ce nouveau module.

Comme promis je dédis cette dégustation à mon ami Cédric qui vient de fêter son anniversaire...

  • Origine: tripe: Cuba San Juan, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: Geniales ( robusto extra )
  • Taille: 150mm x 21,4mm
  • Bague: 54
  • Poids: 16,1 gr
  • Année: 2014
  • Prix Suisse: 15€

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

08:00 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Hoyo de Monterey | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |