24/03/2014

Arturo Fuente "Rosado" Toro

L'Opus X, le fer de lance de la marque ! Symbolise la réussite exemplaire d’Arturo Fuente dans sa quête de l’excellence avec la naissance du premier puro Dominicain en 1992. Oui, mais encore ! Déjà plutôt pas mal me direz-vous, en effet. Mais connaissez-vous la ligne ‘Rosado' d’Arturo Fuente présentée officiellement en décembre 2009 ? Pourquoi ‘Rosado', la singularité de ce cigare provient de sa cape sungrown d'equator d’une nuance très rare, la couleur ‘Rosado' un brun rougeâtre très rare, feuille provenant des étages foliaires inférieurs de la plante pour un goût plus doux, moins ostentatoire, vieilli entre 8 à 10 ans, the flavour ‘old school’ en anglais. Une signature olfactive des plus singulière, à la manière d’un onguent à base de miel, très crémeux très loin d’un Carlos Fuente au tempérament plus impétueux et poivré. Cette ligne se décline entre 4 modules de grande taille d’où l’appellation Magnum : ( R52-robusto, R54-toro, R56-gordo, R58-torpédos).

Pour cette dégustation,  le ‘Toro’ me semblait approprié, parfaitement en adéquation  avec  son époque. Un beau format ‘tendance’ ! sans être vulgaire.

Au nez, les senteurs, véritable ‘madeleine de Proust', difficile à percevoir dans un premier temps car tellement différent d’un Cubain ou d’un Nicaraguayen, mais tout doucement la perception d’un souvenir lointain rejoint le présent avec douceur, sous forme d’une chantilly ‘maison’ parfumée d’un soupçon de miel, ainsi que l’odeur d’un gâteau finissant de refroidir. Rien de sirupeux pour autant, voire même écoeurant comme certain blend trop sucré parfois ( Je pense à un Villa Zamorano par exemple ). Ici, la suavité manifeste le désir certain de vous séduire simplement, sans démesure avec bienséance et sans prosélytisme.

Dès les premières aspirations, c’est un élan de générosité qui afflue divinement en direction de mon épithélium olfactif ( Zone se situant 3 cm derrière votre pif, en gros la carte PCI qui gère les bonnes et les mauvaises odeurs ). Une perception aigre-douce entre suavité et acidité écume agréablement mes papilles, la rondeur manifeste s’illustre par des notes de miel, de pruneau et d’agrume subtilement réprimer. Quant à la longueur, celle-ci s’éternise avec brio sur des notes plus grasses et agréables. Une introduction gouleyante et sans aspérité qui insuffle une ferveur aromatique très fertile, après tout justes 20 minutes.

Le 2e temps, n’évolue guère dans l’amplitude de ses notes ! Les saveurs deviennent plus confondues, tout en gardant cette onctuosité qui perdure depuis le début. Mais rien d’ennuyeux pour autant, les notes évoluent modérément vers le poivre noir, les fruits secs, le foin gras d’alpage offrant un regain d’intérêt dans la suite de cette dégustation. Celle-ci offrant un bouquet d’une belle amplitude, d’une force moyenne lui offrant plus de corps. Un cigare parfaitement équilibré, d’une longueur avide de convoitise qui se consume avec aisance et élégance pour mon plus grand plaisir.  

Ce 3e temps, gras, tourbé n’en finit pas de me régaler avec ses notes poivrées et de briochées. Une onctuosité endémique maîtrisée d’un bout à l’autre qui ne peut laisser indifférent l’amateur. La rondeur, la longueur s’unissent avec intelligence comme le ferait un duo instrumental, telle une guitare basse pour la rondeur et le souffle continu d’un accordéon pour la longueur ! Une harmonie sans hiatus gratifié d’une perception rassasiante ou ‘final’ règne avec satisfaction.  Je le trouve même meilleur qu’un opus X, moins acide dans son intégralité. La seule chose que je pourrai lui ajouter pour obtenir une certaine perfection, ce serait juste un soupçon d’amertume afin d’obtenir un échantillon exhaustif des saveurs dans un unique cigare. Ma note de cœur 17/20, pour une qualité/prix/ plaisir. ( pour tous les amateurs )

  • Origine: tripe: Dominicaine, sous-cape: Dominicaine, cape: Equateur
  • Format: toro
  • Année: 
  • Taille: 158mm x 22mm
  • Bague: 55
  • Poids: 17,9gr
  • Prix France: 10,9€

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

Langue tirée extase          

15:03 Écrit par Edmond Dantes dans Arturo Fuente, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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