29/11/2013

La Gloria Cubana "Triunfos" Edition Suiza

Rien de très glorieux dans ce Gloria Cubana, expression d’un ami ( JMH ) qui résume très bien mon sentiment sur cette dégustation !

Pour être sincère, cette marque ne m’a jamais vraiment procuré de joie intense. Même la série des médailles d’Or que je trouve sans éclats pour la pluspart, après c’est juste un avis personnel qui n'engage que moi.

Pourtant, les débuts se voulaient assez prometteurs comme trop souvent. L’aspect le plus séduisant de ‘Triunfos’ provient sans nul doute par cette cape boisé et suave, aux jolis accents de moka. Senteurs pâtissières, très séduisantes à rendre nerveux tout diabétique en manque de sucre. A ce demander parfois, si la feuille de cape de certains cigares ne subissent pas un traitement particulier pour piéger votre nez.

Bref, ce cigare suppose d’emblée que la suite vous apportera entière satisfaction. En effet dès l’allumage, l’onctuosité, la rondeur  accompagnée d’une pointe d’acidité vous assiège pendant une bonne vingtaine de minutes et ravie vos papilles. Les notes de noisette, d’agrumes et de poivre blanc flattent agréablement mon discernement, mais rapidement le vent tourne pour dissiper tout malentendu…  

D’une richesse aromatique moyenne mais équilibré, je reste malgré tout sur ma faim sur ce premier tempo. Un sentiment d’absence dans des arômes que je trouve ma foi intéressantes, mais qui n’éveille rien en moi  de très excitant ! Un cigare difficile à cerner, comme un rendez-vous manqué entre deux personnes qui n’ont rien à se dire.

La suite évolue rapidement, sur des saveurs plus roboratives. Mais au détriment de ses arômes, vite substitué par le café noir, le vieux cuir, la réglisse qui enterre de manière implacable ses notes premières. La puissance augmente aussi, le rendant plus asséchant et rassasiant à la fois, mais sans le côté désagréable aucun piquant ni âcreté à déplorer, voilà au moins un point positif qui ne suffira pas à me convaincre.

Dès le 3e temps, une saveur latente de tabac froid rend ce final insipide et sans grand intérêt. Je préfère m’abstenir, et m'arrêter là ! 

Ce cigare brille de ses carences, manque de longueur, de rondeur et d’évolution. Une sensation étrange de neutralité, au fumage incertain qui ne procure rien de plaisant.

Ma note de cœur 10/20, juste la moyenne pour un ‘Triunfos' sans grand triomphe.

  • Origine: tripe: Cubaine, sous-cape: Cubaine, cape: Cubaine
  • Format: double robusto
  • Taille: 160mm x 20
  • Bague: 50
  • Prix Suisse: 15€  Gestocigars

 

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16:48 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, La Gloria Cubana | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

24/11/2013

Puro d'Oro Gordito

Une dégustation malheureusement mitigée ! Ce Gordito, malgré un embonpoint appétissant, une cape grasse, parfumée de flaveurs de cuir et de salaison ne réussit pas à me séduire. Je ne retrouve pas l'identité bien singulière d’un puro d'Oro Un premier indice, cette cape Yamasa ne possède pas le même apanage au niveau de sa texture. Celle-ci, beaucoup moins épaisse, moins piquante sur les lèvres n'a plus les caractéristiques des autres modules que j'ai pu tester de cette gamme. J'aimerais comprendre le pourquoi ? Est-ce une nouvelle évolution de cette cape dominicaine développé par Hendrick Kelner ? Je poserai la question prochainement chez Davidoff.
Passons à l’allumage maintenant, le goût qu'en est-il ? Dès les premières bouffées, la sensation en bouche procure une belle amplitude, de la générosité en bouche, une palette qui surfe sur des notes de poivre, sur laquelle se superpose des notes de fruits secs sur un fond végétal discret. Ce gordito donne une impression très ventilée, très différente d'un Magnificios par exemple, où la richesse aromatique plus affirmée et plus corpulente apporte une présence charismatique au cigare.
Une longueur plutôt assez courte, bien accompagné d’une rondeur appréciable lui évite de sombrer définitivement.
Ce démarrage gouleyant après ses 20 minutes de fumage, tout en demi-teinte peine à me convaincre, à s’affirmer.
Dès le 2ème temps, le poivre si distinct à ses débuts disparaît quasiment de cette dégustation pour laisser place à une sensation plus nivelée, monocorde et peu évolutif dans cette deuxième partie. Ce Gordito manque cruellement de goût, et de corps. Seuls points positifs ! Une puissance légère, équilibré et sans âcreté jusqu’à ses derniers retranchements, mais tout aussi ennuyeux ! Vraiment dommage. Les amateurs du Puro d'Oro resteront sur leur faim. Comme moi, je pense.
Ma note de cœur 13/20
Rigolant un bon cigare !

  • Origine:tripe: Dominicaine, sous-cape: Dominicaine, cape: Dominicaine
  • Format: short toro
  • Taille: 94mm x 23
  • Bague: 58
  • Prix Suisse: 12€

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

14:16 Écrit par Edmond Dantes dans Davidoff, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/11/2013

Davidoff Nicaragua robusto ( news 2013 )

De la dynamite ce robusto du nicaragua ! Ce cigare fraichement roulé samedi dernier chez Davidoff Genève ne pouvait pas attendre trop longtemps avant d’être dégusté. C’est chose faite hier soir, voici en quelques lignes sa brève histoire. Comme à son habitude, ce cigare ressemble beaucoup à s'y méprendre aux autres vitoles de la marque par son allure et sa construction. Un corps ferme et soyeux, peu de moelleux qui s’illustre par une cape finement ajustée et nervurée, épousant  comme un gant ce jolie robusto. Un cigare qui ne déroge pas à la réputation des cigares Davidoff.

Une cape ombragée toute en demi-teinte, maduro/ Colorado développe des senteurs très singulières et affirmées sûrement en raison de sa fraicheur ! Une animalité mêlée de cuir, de suint voire même de crottin de cheval, vous extrait un instant de votre fauteuil pour vous expédier à dos de canasson au sein même de la campagne Landaise. Des senteurs très agréables pour celui qui sait les apprécier !  

A cru, la présence de poivres et l’amertume de la cape laissent présager un cigare de caractère. En effet dès l’allumage, c’est une véritable explosion ! ça démarre très fort, le poivre, la tourbe grasse et le chocolat noir exalte des arômes roboratifs et très riches dans ce préambule.

Très vite, dans un 2e temps la bête semble devenir plus maitrisable et raisonnable. Les saveurs s’arrondissent, s’harmonisent pour ainsi délivrer des notes  briochées, de terre et de café, moins poivrées aussi. La puissance, la richesse sont toujours très présentes et rassasiantes, un cigare qui ne peut laisser indifférent et qui ne vous laisse aucun répit. Le final se révèle difficile, puissant et éprouvant pour les papilles ! rien d’attachant dans ce 3e opus que je préfère vite abandonner, une fin trop attendue dès la première bouffée. Pour la petite conclusion, ce cigare demande beaucoup de maitrise pour dompter ses ardeurs. D’une combustion excellente, évitez d’activer inutilement sa braise, soyez souple dans votre dégustation, afin qu’il ne chauffe de trop ! Un robusto, du moins celui-ci ( cigare fraichement roulé ), ne peut être entièrement représentatif de ce module, je vous le concède.

Un cigare étonnant de vitalité et de présence, accompagné d’une longueur en bouche relativement agréable dans un 4e temps, malgré un final plutôt cuisant. Je pense que je renouvellerai l’expérience prochainement avec un robusto « plus posé »

Ma note de cœur pour son impétuosité 14/20Rigolant , un cigare différent à découvrir.


  • Origine: tripe: Nicaragua esteli viso, condegas ligero, ometepe viso de ligero esteli, sous-cape: Nicaragua habano jalapa, cape: Nicaragua habano
  • Format: robusto
  • Taille: 129mm x 20
  • Bague: 50
  • Prix Suisse: 14€ en version tubo

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

15:58 Écrit par Edmond Dantes dans Davidoff, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

07/11/2013

Benchmade "Toro"

Benchmade est une marque du Nicaragua produite par Ashton et orchestrée par le non moins célèbre des torcedore, l’illustre ‘Don Pepin Garcia’. Son idée : produire un cigare long filler de grande qualité à un prix très attractif. Un cigare disponible en 5 tailles traditionnelles. (gordo, robusto, cazadores, toro, churchill) Seul le gordo, le robusto et le toro vendus pour moins de 5€ sont disponibles en France. Pour ce test d’aujourd’hui et en tant qu’amateur de gros module, mon choix c’est tout naturellement porté  vers le toro.La grande question qu’on est en droit de se poser : « Est-il possible de fumer pas cher et bon, en y prenant du plaisir ? Que peut-on attendre d’un cigare à 4€ ? »

Ce cigare déniché cette Eté à la civette, place des armes à Rodez chez Mr Murat, a mis du temps pour trouver le chemin de mes lèvres. En effet, après avoir lu le récit de Thierry (Thierry et ses cigares) sur le benchmade robusto, assez critique et ma foi déçu par cette marque, je pensais donc avoir acquis un cigare de très moindre qualité, voilà pourquoi j’ai pris le temps. Malgré mon incrédulité, je me suis finalement décidé à fumer ce cigare, voici en quelques lignes mon ressenti.

Au premier abord, difficile de lui trouver quelques défauts, la cape maduro/ oscuro finement veinée et bien tendue épouse parfaitement ce corps souple et moelleux en se terminant par ce petit appendice (façon petite saucisse). Les effluves de la cape, se révèlent éloquents  par des notes de cuir, de terre et de feuille morte, rien de déterminant pour l’instant ! Mais j’apprécie toujours ces préliminaires, ce rituel. Par contre au mouillage, la cape plus distinctive, offre une sapidité plus épicée, gorgée d’amertume à la texture grasse. A cet instant, rien ne présage la suite…

Passons maintenant à l’allumage,  suivi de 10 bonnes minutes, je perçois très vite des saveurs très onctueuses, et gouleyantes. Vraiment surprenant, je ne m’attendais pas à cela ! Ainsi qu’une suavité de bon aloi qui couronne agréablement les prémices de cette rencontre. Les notes oscillent entre datte et banane, c’est bien la première fois que j’associe ce genre de saveurs à un cigare. D’une rondeur excellente, grasse et onctueuse, j’apprécie sincèrement ces premiers moments. La persistance aromatique quand à elle, joue très bien les prolongations, rien à dire. Un premier temps, plutôt prometteur et engageant.

Pour la suite, ne changeons rien ! Toujours cette suavité très douce et mielleuse. Aucune dissonance, un refrain exécuté à la perfection comme une jolie romance de notre ami Joe Dassin, un très bon cigare de ‘variété’, rien de très rock’n roll ! Un cigare agréable, mais trop linéaire sans véritable surprise qui semble fredonner la même chanson, limite collant et nauséeux. Pourtant nous sommes face à un cigare du Nicaragua mais qui n’a rien de Nicaraguayen ! Je ne retrouve pas les accords si expressifs, les repères habituels de ce terroir.

Dernier tiers, la recette est analogue ! Imaginez- vous au restaurant, où les 3 plats se succéderaient les uns après les autres sans distinction. Même le final est gras et suave, comment l’expliquer ? Je soupçonnerai bien un plat saucé dans sa phase de fermentation, mouillage des feuilles à base de miel, de tabac fermenté par exemple, ça ne serait pas la première fois. Pour moi, le final est anormalement sucré, et  son absence totale d’âcreté et d’amertume ne fait qu’augmenter ma suspicion.

Un cigare que je qualifierai de bon et d’agréable ! Mais qui joue malheureusement dans un registre très vite ennuyeux, rien de très évolutif et de riche dans tout ça.

Parfaitement inutile pour ceux qui désirent voyager sans connaitre leur destination finale. Celui-ci, s’apparente assez à un voyage ‘Paris/Trouville’ en bus climatisé avec pique-nique compris sur l’aire  de repos’ Beauchesne Nord sur l’autoroute A13’.

Ma note de cœur 8/20 ou 15/20, tout dépend du moment ou vous le fumerez.    

  • Origine: tripe: Nicaragua, sous-cape: Nicaragua, cape: Nicaragua
  • Format: toro
  • Taille: 140mm x 20
  • Bague: 50
  • Prix France: 4,5€

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08:14 Écrit par Edmond Dantes dans Benchmade, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |