30/09/2013

Puro d'Oro "Momentos" Davidoff

Sorti en 2012, ce "Momentos'" appartient à la ligne Puro d’Oro de chez Davidoff. Un module dédié aux pauses cigare de 25 à 30 minutes. Sans rentrer dans la légitimité de ce genre de module, je tenais à vous donner mon impression en toute objectivité.
Ce ‘Momentos' comme tout cigare Davidoff qui se respecte ne déroge pas à la règle, la finition est exemplaire comme toujours. La réplique exacte du "Magnificos'". Avec une cape "Yamasa'" maduro, plus fine que sur les autres.
Un petit examen olfactif permet de déceler des flaveurs de cuir, de salaison, une cape très aromatique mais neutre en goût. Dans mon souvenir la cape "Yamasa'" était plus piquante, plus présente sur le "sublime" par exemple, ici c’est tout le contraire.
Dès l’allumage, dans un premier temps ce "Momentos'" reste très fidèle aux saveurs épicées de cette ligne, sensation bien poivrée, fruits secs et terre rythment l’ensemble de cette dégustation. Étrangement ce petit module comporte 3 parties bien identifiables que je ne qualifierai pas de tiers, pas assez évolutif tout de même. On trouve une première partie très poivrée, une seconde partie plus ronde et moins épicée et un final plus âcre, plus puissant.
Bref, un petit cigare roboratif et onctueux qui démontre encore la précision "Davidoff'" dans le choix de ses feuilles que comporte ce petit corona. Le lien de parenté "Puro d’Oro'" avec ses grands frères est nettement identifiable. Un petit qui a tout d'un grand, enfin presque !
Ceux qui apprécient cette ligne, l’apprécieront sûrement !
Ma note de cœur 12/20Sourire, un bon cigare. Pourquoi pas de temps en temps.

 

  • Origine: tripe : Dominicaine, Sous-cape: Dominicaine, cape: Dominicaine Yamasa
  • Format: petit corona
  • Taille: 102mm x 16mm
  • Bague: 41
  • Prix Suisse: 26€ la boite de 5

momentos davidoff

momentos davidoff


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Davidoff, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

24/09/2013

Camacho Criollo Monarca robusto

Troisième jour de vacance et mon choix cette fois-ci se porte sur un cigare de chez Camacho acheté à Genève, le "Camacho Criollo" cousin du "Camacho Corojo", mais en moins puissant m'a-t-on dit !
Il est 19 h, bien callé dans ma chaise longue au bord de la piscine, personne à l'horizon à part quelques moustiques qui seront vite éloignés par la fumée. Eh oui, à savoir le cigare est un moyen efficace pour se prémunir des piqures de moustiques. Mais, revenons à ce Camacho, comme toujours cette vitole comme toutes celles de la marque sont très soignées, un cigare assez léger en poids, pas trop souple ni trop dure, la bague jaune et grise est très réussie, franchement rien à dire de ce côté-là. Les senteurs d'une belle suavité que je perçois s'avoisinent à un beurre de noisette, très plus rond et plus suave, quelques notes subtiles de fruits secs sur un fond terreux, d'une richesse aromatique moyenne il reste dans l'ensemble agréable en bouche. Le troisième tiers garde plus ou moins les mêmes tonalités, un peu monocorde et trop léger à mon goût. Pour résumé ce cigare est bon et s'en sort plutôt bien par sa légèreté que certains pourront apprécier, aucune amertume, aucune acreté ! un cigare que je conseille pour des fumeurs occasionnels entre copains après un repas bien arrosé ! Ma note de coeur 10/20
 
  • Origine:tripe : Honduras, Sous-cape: Honduras, cape: Honduras
  • Format: robusto
  • Taille: 127mm x 20mm
  • Bague: 50
  • Prix Suisse: 6,45€ ( Davidoff Genève )

 

camacho criollo

camacho criollo

camacho criollo

 
Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20


 

09:20 Écrit par Edmond Dantes dans Camacho, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

18/09/2013

Camacho "triple maduro" Toro

Une grosse friandise affublée de deux grosses bagues argent, cet oscuro triple maduro ne fait pas dans la discrétion. Un cigare sombre et impressionnant par sa taille et son poids. 26 grammes ! À titre de comparaison le 'Behike 52' ne fait que 13 grammes, tout est ostentatoire et dans la démesure dans ce Camacho. Difficile de passer à côté sans l’apercevoir scintiller dans sa boîte, pour preuve chez Davidoff je me suis laissé séduire par son côté festif et gourmand ! Un cigare visuellement magnifique et très attrayant. Pour le premier contact, difficile de faire mieux ! Pour la petite histoire, cette ligne Camacho sorti en 2007, se vantait d'être le premier cigare confectionné avec 100% de tabac maduro. Seulement 300 000 pièces sont disponibles par an, groupant plusieurs formats dont un robusto, un gordo, un torpedo, un perfecto, un toro. Manufacturé dans la fabrique ( Tabacos Rancho Jamastran ) à El Paraiso au Honduras.

Une cape oscuro délivrant des senteurs très singulières et divergentes de notes acidulées et d’animalité comme le cuir, le fumé ou les odeurs d’écurie. Un léger mouillage de la cape, m’informe de sa neutralité ! aucune sensation désagréable détectée.

Dès l’allumage et décapsulage ! Ma première perception qui me vient de suite, c’est celle d’un cigare très ample en bouche, gouleyant, délivrant des saveurs de café noir, de toasté et de cuir mais rien d’agressif ici. D’une longueur moyenne, à l’image de sa rondeur. Pas désagréable dans un premier temps, la suite devient vite asséchante et linéaire, jouant une mélopée sur un seul accord, cuir, café et terre, très justement joué, mais sur lequel on peut vite s’ennuyer ! Manque de corps, de puissance et de rondeur, la suite, n’évolue guère. Le 3e temps n’excelle pas, rien de probant sur ce final à 3 notes, toujours très ample d'une puissance modérée et sans âcreté. D'une très bonne combustion, un tirage de cheminée ce Toro est de très bonne facture. Un cigare séduisant, mais creux pour ma part, dommage que son apparence soit en désaccord total avec son intimité. Pas assez musclé. Ma note de cœur 12/20 à essayer au moins une fois pour impressionner son entourage, un cigare de "rappeur constipé" pour ma note d’humour.

 

  • Origine: tripe: Honduras, sous-cape: Honduras, cape: Honduras
  • Format: double corona
  • Taille: 152mm x 24
  • Bague: 60
  • Prix suisse: 11€

camacho triple maduro

camacho triple maduro

camacho triple maduro


 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

17:48 Écrit par Edmond Dantes dans Camacho, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

11/09/2013

Hoyo de Monterey "double corona" 2001

Parfois, une rencontre éphémère devient très vite inoubliable !

Ce double corona provient de la cave d'un ami grand amateur de bonnes vitoles, ce privilège pour moi de le fumer aujourd'hui, n'existerait pas sans la passion qui m'anime. Eh oui ! C'est grâce à ce blog que je rencontre régulièrement des personnes formidables auquel parfois au détour d'une conversation, l'opportunité de se voir proposer ce genre de cigare devient magique. Un grand merci à cette personne 'Olivier N'. Un Hoyo de Monterey de 2001, 12 ans d’âge, mes amis, ça ne se refuse pas ! 2001 une année difficile à oublier malheureusement symbolisée par les tragiques attentats du 11 septembre, et des choses parfois bien plus légères comme l'arrivée de ‘Shrek’ des studios DreamWorks !

Cette même année, sur une petite île, un cigare prenait place dans sa boîte dans une fabrique de la Havane, en dehors de tous les conflits que la planète devrait faire face jusqu’à nos jours, et c'est bien plus d'une décennie plus tard après un repos salvateur, une attente de 12 années ! Réduit à 2 bonnes heures de dégustation l’instant d’après ! Ça laisse songeur, vous ne trouvez pas !

Laissons place maintenant à mon ressenti. Premier constat, ce serait l'absence de profondeur des arômes que dégage cette cape, complètement hermétique, enfin presque. Tout à fait normal me direz- vous, pour un cigare de cet âge, les senteurs se veulent très discrètes, très gouleyantes, mélange de bois précieux, de boisé, presque imperceptible. Les cigares dit « vintage » ont souvent cette singularité.

Niveau construction et conservation : R.A.S, ce cigare semble avoir été confectionné  il y a quelques mois ! Disons que la cave d'où il provient, celle de Davidoff Genève, cet ‘HDM ‘ ne craignait pas grand-chose sauf d’être choisi pour ma plus grande satisfaction. Passons aux choses plus sérieuses, l’allumage ! Avec tout de même quelques appréhensions, je procède délicatement à la coupe à l'aide de ma fidèle guillotine, pour ensuite immédiatement l’embraser avec ma torche, comme  à mon habitude et bien plus pratique aux allumettes.   

Dès cet instant crucial, sortant de sa torpeur, la bête commence à respirer timidement, doucement le tirage s’éveille, prend de l'envergure, la fumée s'épaissit, s'enrichit, comme ressuscité d’outre- tombe ! Toutes ses molécules organoleptiques reprennent vie, pour vous décocher à la première bouffée une salve de saveurs, une explosion pleine de suavité, exaltant des notes de chocolat praliné, de moka et de boisé avec une aisance et une contenance à faire passer un ‘D4’ au rang de jeune mouflet impertinent et prétentieux. Eh, oui ce double corona joue dans la cour des très grands cigares. La longueur en bouche frise l'insolence et sa rondeur celle de la concupiscence. Dans un 2ème temps, celui-ci toujours plus voluptueux, il prend définitivement son envol, rien ne peut troubler sa vivacité retrouvée, tranquillement ils vous délivrent des saveurs de terre, de fruits secs et de chocolat au lait. Équilibré, précis, la balance des arômes suit un tempo sans hiatus. Une mélodie du bonheur divisée en deux mouvements, d'un côté une force modérée et de l'autre une légèreté rondement exécutée.( La gravité des TwinTowers réduites à néant et la bonhommie d’un ogre vert ). Une analogie franchement tirée par les cheveux, petite pensée en mémoire de ce triste jour.

La suite sur ce 3e temps, ne me surprend pas moins. Les saveurs endémiques évoluent sur des notes plus corpulentes, plus capiteuse. Toujours de bonne mesure, et d’une absence totale d’amertume ce cigare se déguste bien au-delà du 3e tiers, un vrai régal. Ma note de cœur 17/20, un cigare que je conseil vivement d’essayer, même dans sa version la plus récente.

  • Origine: tripe: Cubaine, sous-cape: Cubaine, cape: Cubaine
  • Format: double corona
  • Taille: 194mm x 19.4
  • Bague: 49
  • Prix suisse: 10,9€  ( Gestocigars )

kwak_hoyo de monterey

 

kwak_hoyo de monterey

kwak_hoyo de monterey


 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

17:43 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Hoyo de Monterey | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

06/09/2013

Paul Garmirian ( Symphony 20e anniversaire - robusto )

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Ma rencontre avec Paul Garmirian à domicile, un très bon moment  !


Pour beaucoup, le nom de Paul Garmirian n’évoque rien pour eux ! Eh, pourtant ce monsieur qui vient de fêter ses 70 ans, fait partie des grands ténors du cigare Dominicain. D’origine Arménienne, mais originaire du Liban qu’il quitte dans les années 60/61, il étudie 4 ans en Angleterre, s’envole ensuite en janvier 65 pour les USA où muni d’un doctorat il devient enseignant  au gré de ses envies, puis courtier dans l’immobilier. Grand amateur de cigares depuis sa tendre enfance, une passion sûrement suscitée dès l’âge de 10 ans lorsqu’il humait déjà les boîtes de Havanes de son père. le déclic eut lieu bien plus tard dans les années 80, après 7 années de réflexion acharnée, de recherche poussée, il écrit son livre sur le cigare ‘The Gourmet Guide To Cigars’, traduit uniquement en anglais et en espagnol, le premier du genre aux USA qui divisa nombre de fumeurs d’ Habano et de non-Habano.

 En effet, les livres sur le cigare publiés auparavant glorifiaient uniquement les cigares cubains. Pour la première fois, quelqu’un  écrivait et mettait en lumière les autres terroirs.

Dans les années 1990, encouragé par ses proches, il crée tout naturellement la marque ‘PG'. Aujourd’hui le père et son fils ‘Kevork travaillent ensemble, une relève bien assurée pour le futur de la marque ‘PG'. Ils conçoivent depuis 23 ans avec l’aide de leur fidèle partenaire et ami Hendrik Kelner* une gamme de cigares complexes et savoureux, méticuleusement élaborée par Paul lui-même et les conseils précieux du maitre mélangeur, Eladio Diaz*. Cette production exhaustive se répartit en 9 lignes différentes pour 9 mélanges. ( 1- PG gourmets series, 2- PG maduro, 3- PG réserva exclusiva, 4- PG 15e anniversaire, 5- PG soirée, 6- PG symphonie 20, 7- PG artisan’s passion, 8- PG artisan’s sélection, 9- PG II cousin du PG gourmet )

Des cigares qu’il reçoit un  an avant qu’ils ne soient mis sur le marché, une particularité que Zino vantait aussi de son vivant afin de garantir un meilleur affinage de ses cigares qu'il stockait dans ses entrepôts de Bâle en Suisse. Très soucieux de la qualité, Paul limite volontairement le nombre de magasins susceptibles de les vendre, environ 200 magasins qui représentent à peine 10% du marché.

Il était, je pense nécessaire de vous dépeindre le personnage avant de procéder à une dégustation. Un monsieur d'ailleurs que je risque de rencontrer prochainement à Genève. ( à suivre )

Paul & Kevork Garmirian.

*  Hendrik Kelner : Producteur Dominicain qui produit notamment dans d’autres usines tout le catalogue Davidoff, Griffin et Avo. Considéré comme un des meilleurs fabricants de cigare au monde.

*  Eladio Diaz : Chef mixeur de grand talent qui travaille étroitement avec Hendrik Kelner 

Ce n’est pas sans émotion que je découvre enfin ce cigare qui m’est offert de déguster. Inutile de le chercher, il est malheureusement introuvable en Europe.

Esthétiquement, il présente plutôt bien, ferme, soyeux, lourd, sa construction est sans appel. Quant aux aux senteurs, elles flirtent avec l’animalité, le cuir, la viande fumée ou la salaison. La cape de couleur oscuro a bien des similitudes avec la cape Yamasa, épaisse et légèrement piquante sur le bout de la langue. Dès l’allumage, ce "symphony"annonce rapidement la couleur, aucun faux-semblant, la musique a du corps, de la rondeur et de la force, une puissance maitrisée toute en retenue, comme les cuivres et les cors d’un orchestre. Pourquoi pas cette symphonie n°5 de Beethoven ? Les notes terreuses, de cuir et de café, de poivre demandent une certaine habitude au palais, un cigare rassasiant et réconfortant. D’une bonne présence en bouche, ce démarrage capiteux évolue doucement sur des valeurs plus rondes dans un 2e temps, tout en étant toujours roboratif, cuir, pain grillé, et torréfié se partagent l’essentiel de la partition, reprenant délicieusement le relais sans aucune amertume. L’ensemble force et arôme sont toujours bien contrebalancé, la puissance, pour ceux qui aiment, augmente progressivement mais sans vous assommer pour autant. Pour terminer, le final plus intense et empyreumatique aurait tendance à saturer vos papilles, mieux vaut prévoir un petit verre de rhum ou un bon Whisky comme ce Jack Daniel’s aux saveurs caramélisées. Un duo singulier, et fort appréciable pour ce tête à tête .

Ce cigare élégant et soutenu s’adresse à un public d’amateur averti, un cigare qui demande une certaine expérience et de la mesure pour canaliser ses ardeurs. Ma note de cœur 15/20.

 

  • Origine: tripe: Dominicaine, sous-cape: Dominicaine, cape: Dominicaine
  • Format: robusto extra
  • Taille: 159mm x 20
  • Bague: 52
  • Prix USA: 12€

PG symphony

pg.jpg

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20




08:10 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Paul Garmirian "PG" | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

03/09/2013

Le cigare du débutant !!

Beaucoup d’articles traitent de ce sujet, existe-t-il vraiment un tel cigare ? Et comment le définir ? À quoi ressemble-t-il ? Beaucoup apportent de l’oxygène à leur vitole, en vous citant une liste de cigares parfois longue comme mon bras gauche. Chacun veut aider de sa propre expérience, comme moi d’ailleurs et hop ! un de plus. Je vous présente en quelques lignes mon sentiment : ce que j’appellerais par définition le ‘cigare du débutant’.

L’essentiel, c’est d’orienter votre choix en fonction du temps qu’il est nécessaire pour le déguster ! Un cigare d’un format de 10 à 15 cm se déguste en moyenne entre 40 minutes et 1h30 pour le genre robusto par exemple. Restez là assis seul tout ce temps, n’est pas donné à tout le monde !

Nous sommes tous différents, avec des tempéraments, des caractères qui diffèrent d’un individu à l’autre. Les anxieux, les dépressifs, les obsessionnels, les borderlines, les narcissiques, les paranoïaques, etc… aborderont ce moment avec leur sensibilité, leur vécu. J’avouerai que pour certains, c’est peine perdu ! Inutile de croire au miracle, le cigare n’est pas fait pour vous. Fumer un cigare, c’est avant tout l’apprentissage du temps, ce rapport à ces secondes, ces minutes, ces heures qui nous échappent.

Personne à ce jour n’a pu apprivoiser cet espace, sauf peut-être le fumeur de cigare auquel ses nombreuses heures de fumage lui ont permis une certaine réflexion sur le monde qui l'entoure. Et pourquoi pas une certaine forme de sagesse ? Une formule d’un grand sage ’Zino Davidoff’ qui démontre bien cette communion: « Il y a dans les gestes lents, dignes, mesurés du fumeur de cigare une cérémonie qui permet de retrouver des rythmes oubliés et de rétablir une communication avec soi-même. » Je suis d’accord avec vous, c’est quelque peu « Je me la pète graveeeeeee. » Mais j’aime assez l’idée. 

Ne sommes-nous pas les dignes héritiers des prêtres Inca, des sorciers Maya ou autres divinateurs aux pouvoirs prophétiques, tous tiraient assidûment du bâton. Mais restons dans ce monde rationnel qui nous guide tous les jours. Nul besoin de chercher d’autres mondes ténébreux à explorer, le nôtre est suffisamment perfide à mon goût.         

Pour certains se poser 1 heure sans s’occuper, devient inévitablement ennuyeux, insupportable au bout de 20 minutes. Est-ce de la culpabilité ? ou la peur d’être face à ses doutes ? Pour éviter cet état de conscience ou autres idées dépressives,  loin de réveiller en vous vos vieux démons.

Prenez un joker, « faîtes appel à un ami » la première fois, et si vous ne connaissez pas d’ami ! eh, bien…cherchez sur les réseaux sociaux.

Apprenez aussi à dire non ! à tous ceux qui s’agitent autour de vous qui vous rappelle sans cesse votre paresse du moment ! Dieux un fumeur de Havane, foutaise…!! Les 7 péchés capitaux, vous connaissez ? c’est bien de lui ce truc : L’orgueil, l’avarice, l’envie, la colère, la luxure, la ‘gourmandise’, la ‘paresse’. Eh, oui ! nous ne voilons pas la face, le fumeur de cigare aime l’inaction dans l’avidité, une oisiveté juste et programmée, nuance !! Le repos du guerrier en somme, c’est bien ça. Après le bain des mouflets, les couches, la vaisselle, les biberons, la bouffe. Y a pas mieux comme guerre des tranchées pour mériter son corona, robusto ou autres formats !

Voici un conseil d’amateur, ben quoi ? je peux, c’est mon blog ! Choisissez un gabarit aux dimensions raisonnable, même si les gros cigares vous attirent, pourquoi me direz-vous ? J’en sais foutre rien, cherchez dans le manuel du genre Humanoïde à la lettre G, grosse bagnole, grosse bécane, grosse bouffe, grande maison, grande gueule, gros c…, gros cigare, grand sensible, etc, etc… et grande intelligence bien sûr ! Les mecs, nous aimons les trucs grand et gros, faut pas chercher c’est comme ça !

Un cigare, heu… oui, je disais qui n’excède pas une longueur de 10 cm et un diamètre de 2 cm, ce type de cigare procure environ 45 minutes de fumage, idéal pour faire le grand saut. Vous trouverez un panel de très bonnes choses dans ses tailles ( du short/ half/ petit robusto au petit corona ) aux saveurs très diversifiées qui vous permettrons par la suite de mieux appréhender les formats les plus longs de 15 à 19 cm de 1hs30 à 2 h, voire 3hs pour un Montecristo A. Envie qui viendra très rapidement en fonction de votre soif de découverte. Un petit corona comme un Por Larranaga, un module facile pour apprendre, et très sympa à fumer. Même si on vous conseille un très bon cigare pour démarrer votre initiation avec un robusto extra du type ‘Épicure Especial de chez Hoyo de Monterey' pour ne pas le citer. Patientez un peu ! Vous risqueriez de trouver le temps long. De plus je doute qu’il soit apprécié à sa juste valeur, éviter de gâcher un bon Havane sur une première cartouche. Imaginez, un buveur de soda en tout genre comprendre et apprécier un grand cru classé dès son premier verre de vin.

Apprécier un cigare demande de la méthode qui s’acquière au fil des dégustations, vous comprendrez l’harmonie de certains, et la dissonance pour d’autres en fumant des choses très différentes, multipliez vos dégustations afin d’aiguiser votre palais et votre nez. Aujourd’hui, les plus beaux terroirs s’offrent à nous, pour notre plus grand plaisir, Cuba, Nicaragua, Honduras,République Dominicaine pour les plus accessibles et d’autres un peu moins comme la Colombie, la Jamaïque, les Canaries, le Costa Rica. Un vaste terrain de jeux d’expérimentations pour les plus assidus et les chineurs de bonnes vitoles.

Faîtes-vous plaisir ! c’est l’essentiel. « Le temps révèle toute chose » de Tertullien.

Ce texte d’un ‘Gros donneur de leçon’ est de moi…!

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16:52 Écrit par Edmond Dantes dans Enquéte, Raslebol | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |