30/04/2013

Dalia 8.9.8 Partagas

Qui ne connaît pas encore le Dalia 8.9.8 ? Ce cigare emblématique du catalogue Partagas est apparu milieu, fin de l’année 1970 sauf erreur de ma part !  Un cigare qui ne laisse pas indifférent l’amateur qui recherche la quiétude et la certitude de passer un agréable moment en sa compagnie, il fera là, un choix salutaire. Ce 8.9.8 présente des atouts très séduisants, une cape rugueuse de couleur Colorad, ferme et moelleuse aux embruns de bois précieux, de chocolat qui lui apporte de suite ce côté fin et gourmand, un parfum unique et inimitable, digne des meilleurs cigares cubains. Dès l’allumage, l’onctuosité enrobe et tapisse votre palais d’un gras d’une belle suavité composée de valeur végétale d’écorce, de tourbe, de fruits secs et de café au lait. Simultanément toutes ces notes se reconnaissent et composent ensemble une jolie musique, douce et équilibré avec une bonne présence en bouche. Les arômes se fondent et ne font plus qu’un, une alliance parfaite ! La longueur, ainsi que la rondeur sont aussi excellentes. Une fois rodée, le 2e tiers dévoile un aspect plus rassasiant, avec plus de corps qui s’illustre par des notes champêtres, de terre, de foin brulé et de chocolat, le tout sans vous irriter les yeux et le gosier ! Un fumage savoureux, fidèle à lui-même du début à la fin. Une fin, plus riche encore ! Avec un contre-balancement parfait arôme/ puissance qui ne finit pas de m’étonner ! Plus brioché, plus chocolaté ce Dalia exulte avec élégance sa dernière plaidoirie, avant de s’éteindre dans un tonnerre d’applaudissement. Heu !…désolé, si j’en ai trop fait…Un véritable ‘Happy-end’. Ma note de cœur 17/20 


Au début des années 90, au plus fort de la crise économique cubaine, faute de boîtes (!!!), ce dalia a été commercialisé un temps comme "Selección privada N°1", vendue dans une boîte classique à  l'intérieur de laquelle, un ruban de soie jaune maintenait les cigares et les distinguaient des “Partagás de Partagás".

Les 8-9-8 boîte non vernie étaient des "coronas grandes" ( plus courts, 155 mm contre 170 mm ) et plus minces (cepo 42 contre 43). Leur création était antérieure aux Dalias. Leur production a été arrêtée en 2002 ou 2003.

JM Haedrich

  • Origine: tripe: cubaine, sous-cape: cubaine, cape: cubaine
  • Format: Dalia
  • Taille: 170mm x 17
  • Bague: 43
  • Prix Belgique: 13.9€
  • Prix Cuba: 7.2€

partaga 898

partaga 898


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

 

 

21:20 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Partagas | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

27/04/2013

Opus X robusto

Je reprends avec vous le fil de mes dégustations et de mes découvertes, ce robusto attendait patiemment que je trouve le bon moment pour l’apprivoiser. Ce fut chose faite ce jeudi soir où les températures clémentes étaient propices pour cette nouvelle analyse. Malgré un arrière-goût encore très présent de mes cigares fumés à Cuba, je suis ravi de découvrir ce module le fameux Opus X, un cigare dont j’attends beaucoup.
Ce cigare roulé avec soin par "Arturo Fuente'" présente toujours un aspect irréprochable et soigné comme la majorité des cigares de la marque. Très ferme pour celui-ci, avec un moelleux réciproque vient conforter mes premières impressions. Les arômes sont légèrement boisés et pralinés m'évoquent une cape cubaine, mais en plus timorée et plus subtil qui génère en moi, comme à chaque fois un éternuement de plaisir.
Le mouillage de la tête révèle un léger piquant de la cape dominicaine, sensation déjà rencontrée sur la cape ‘Yamasa' utilisée pour les puros d'oro de Davidoff, la différence des deux se trouve surtout dans la finesse de la cape de l'Opus X plus délicate que son homologue Davidoff. À cru, les notes sont poivrées et suaves avec une flagrance d'alcool étonnante, comme si les feuilles avaient été infusé au préalable dans une soupe, étrange idée ou est-ce l'Havana-Club consommé à la Havane qui vient brouiller mon esprit !
Dès l'allumage, le premier tiers procure une vilaine acidité, un côté tannique plus précisément pas franchement agréable. Les notes sont terreuses et plutôt végétales, noisette fraîche et poivre noir me laissent perplexe sur ce démarrage peu engageant ! Mais continuons…
Le 2ème tiers apporte plus d'onctuosité et moins d'astringence, des arômes surfent sur des notes de réglisse, de foin sec et de terre. Mais l'équilibre semble fragile, son côté acide a tendance à reprendre le dessus par moments. La rondeur est moyenne et ce manque de gras et de suavité assèche temporairement mes muqueuses, mais rien de très méchant ! Cet opus me paraît meilleur. La combustion régulière, s’accompagne d'une cendre très ferme, très minérale et blanche qui tient jusqu'à la moitié du cigare. Vraiment étrange !, en général ce type de cendre, trop fine, ne peut tenir plus d'un centimètre sans tomber !
Le final ( 3ème T) se veut plus équilibré et plus intéressant ce que je présentais depuis le début, le meilleur pour la fin. Les notes de chocolat, de café et de boisé accompagnent avec brio l’épilogue de cette dégustation, mais trop court malheureusement pour en profiter !
Un cigare que je dirai évolutif, même si certains le trouveront déroutant et instable. Ce cigare raconte une belle histoire qu'il faut apprendre à décrypter en raison de la complexité de sa tripe qui peut contenir plus de 9 feuilles différentes au lieu des 3 connues. Qui me laisse un peu dubitatif. N'est-ce pas un peu trop finalement ? En peinture le mélange de plus de 5 couleurs différentes donnes une unique tonalité où toutes les couleurs se perdent dans une teinte marron. Idem en cuisine, trop de condiments peuvent vous ruiner un plat. Alors ?
Ma note de cœur 12/20 Sourire, un bon cigare tout de même mais trop couteux, pour connaisseur avant tout.

  • Origine: tripe: dominicaine, sous-cape: dominicaine, cape:dominicaine
  • Format: robusto
  • Taille: 134mm x 20
  • Bague: 50
  • Prix Belgique: 25€

opus X, arturo fuente

opus X, arturo fuente

opus X, arturo fuente


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20



16:21 Écrit par Edmond Dantes dans Arturo Fuente, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

25/04/2013

Cuba ( épisode 1 )

Difficile de se remettre de pareil voyage, toutes ses émotions vécues à Cuba résonnent encore dans ma tête comme les cloches de Pâques. Une aventure unique que j'essaierai de vous faire partager dans quelques articles si vous m'encouragez à le faire ! Ce périple, je l'ai tant fantasmé et je me devais de le vivre pleinement, bien sûr 3 semaines c'est toujours trop court pour apprendre à connaître tout un pays me direz-vous ?

cuba,voiture américaine

Notre taxi !

Ce voyage que nous avons entrepris moi et ma petite femme se voulait proche des habitants, pour cela nous avons opté pour le logement en casa particolare qu'une amie Cubaine s'est chargée de nous réserver dans différents lieux de l’île. Ceux qui ne connaissent pas les casas particulares sont des chambres quune famille cubaine peut louer aux touristes de manière légale et très réglementée par les services étatiques du pays qui sapparente chez nous au gîte dune manière éloignée. Une chambre pour 2 personnes revient entre 25 cuc et 35 cuc suivant l'endroit pour une nuit ( 1 cuc = 0.8euro). Le cuc pour faire simple est la monnaie locale utilisée par les touristes. Sachez qu'aujourd'hui 2 monnaies coexistent à Cuba, le cuc ( pesos convertibles) et le Cup ( pesos non convertibles) celui-ci est difficilement accessible aux étrangers, utilisé par intrinsèquement par les Cubains dans leur vie courante pour lachat de denrées, marchés, épicerie ( libra), rémunération. ( 1 cuc = 26 Cup). Le salaire moyen représente environ 650 pesos cubain "cup" ou 25 cuc ( 20). Mais attention, détrompez- vous Cuba fait partie des destinations les plus onéreuses au monde malgré le mojito à 1.5 ! Comptez un budget confortable pour une personne denviron 35 à 45 par jour hors logement. Voilà quelques informations utiles, si vous projetez ce voyage un jour prochain.

cuba,voiture américaine

Notre premier contact avec le pays fut celui avec les agents gouvernementaux de l'aéroport, environ 1 bonne heure d'attente debout, je précise ! Sous une chaleur à faire fondre un Daiquiri en 30 secondes. Interminable où il faut s'armer de patience, où chacun doit se présenter muni de son passeport, de sa carte de touriste ( visa cubain) devant une des 15 guérites pour la prise de photo souvenir, des différents tampons administratifs, des vérifications en tous genres dont même l'agent n'en connaît pas toutes les significations, appelez cela le folklore administratif communiste. La représentation est gratuite, mais évitez tout de même dapplaudir ! Enfin nous voilà sorti, nous sommes à la Havane ! La chaleur est humide et pesante, la brillance de votre épiderme vous annonce un séjour sous le signe de la transpiration. Eh oui ! À Cuba il fait très très chaud, sachez-le. Évitez Juillet août, la période la plus chaude qui selon les Cubains est insupportable. En Avril, le thermomètre flirte tout de même avec les 35° ! Voilà pour la petite intro....

cuba,voiture américaine

la havane capitole,cuba

Le capitole en restauration et ses calèches

Première étape après 30 minutes de taxi s'est déroulée pour une semaine à la Havane dans une habitation modeste proche de Malecon ( le grand boulevard qui s'étend sur plus de 7 km sur le front de mer ), proche de la casa del America' aux prémices de l'avenue Los Presidentes' pour ceux qui situent l'endroit. Petite parenthèse sur le taxi, que je voulais en vieille américaine qui fut chose faite grâce à Ély qui nous attendait à l'aéroport José Martí. ( prévoir 25 cuc de l'aéroport au centre-ville, c'est le forfait non négociable en vigueur par tous les taxis, ensuite pour tous les déplacements dans la Havane le tarif syndical est de 5 cuc quelle que soit votre destination dans la ville. Un petit conseil, demander toujours avant d'embarquer cela vous évitera des déconvenues) eh oui les prix peuvent varier selon la tête du client, mais tout peut se négocier facilement avec le sourire.

Après une nuit que je qualifierai de chaude ou de très bruyante, c'est à choix ! Soit vous essayez de vous endormir avec le moteur d'un avion de chasse qui vous sert de climatiseur, soit vous choisissez le silence absolu avec pour compagne la chaleur étouffante et lourde du climat tropical. La majorité optera pour l'air conditionné, malgré le vrombissement incessant du réacteur. À cela ajoutez un petit décalage horaire de 6 heures ainsi qu'un changement à l'heure d'été au départ de Genève pour vous donner le tempo des vacances.

Après un petit déjeuner réconfortant et copieux, non compris dans le prix de la chambre, comptez 4 à 5 cuc ( 3 à 4 euros) composé principalement d'oeufs brouillés, de pseudo pain, d'Apisun ( miel cubain, le petit ourson ), de fruit exotique, de café ou de thé, d'un jus de mangue ou de goyave. Voici le petit déj traditionnel de l'île réalisé pour les touristes en casa particulares, très appréciable pour démarrer la visite de la Havane accompagnés de notre guide francophone "Carmen" et oui ça ne s'invente pas, pour rappel Carmen est une cigarière opérant au XIXe dans les fabriques de cigares de Séville, héroïne dune nouvelle écrit par Prospère Mérimée.

cuba,café de paris

Bar du Café de Paris ( La Havane )

10 minutes de taxi plus tard, nous voici face au Capitole en rénovation depuis quelques mois, centre névralgique de la capitale où le ballet incessant des vieilles guimbardes; Chevrolet, Buick, Bel Air, Ford, Lada vous enivre de leurs senteurs monoxydées où règne une frénésie embruns de nostalgie d'un monde perdu, celui dun temps où l'impérialisme américain sévissait sans partage sur l'île, une époque ou Hemingway dégustait son daiquiri au Floridita et son Mojito à la Bodeguita ou les bars, les casinos tournaientà plein régime, l'argent coulait à flots entre trafics d'alcool de la période faste de la prohibition des années Capone et autres mafieux, et de l'autre l'or blanc de l'industrie sucrière à lorigine des plus belles fortunes de l'île. Toutes ses voitures en sont le témoignage vivant, un patrimoine émouvant sorti dune vieille série B du genre "Des incorruptibles avec Éliot Ness" ou du film "Miss Daisy et son taxi", et plus récemment "LA confidentiel" avec Kim Basinger et Russel Crowe. Toutes ses voitures rutilantes, ronflantes et bardées de chrome ont pour la plupart été empruntées à leurs propriétaires fortunés pour un bail à durée indéterminé, repeintes au pinceau pour certaines, rafistolées, bricolées, retapées, restaurées, à bout de souffle pour d'autres. Elles continuent depuis plus de 60 ans à user leurs gommes jusqu’à la corde sur le bitume brûlant de la ville, dans un va-et-vient fantomatique permanent sur "el paseo de Martí" cette artère principale qui délimite le centre de la ville et celle de la vieille Havane.

cuba, hôtel ambos mundos

Hôtel où séjournait Hemingway

A cet instant, j'en profite pour griller mon premier cigare un joli Cohiba Siglo XVI et de me couvrir du chapeau traditionnel de paille acheté précédemment. Le chapeau de paille est le signe distinctif du touriste en visite dans la capitale, aucun cubain ne le porte hormis dans la région de Pinar del Rio par les campaseno et veguero, sachez-le. Chapeau = touriste lambda.

Le cigare entre les lèvres, je suis aux anges, la visite continue vers la rue Obispo qui nous fait naturellement sourire, un des endroits les plus fréquenté par les quidams comme moi. Inutile de chercher à passer inaperçu dans ce métissage urbain ou se côtoient Havanais et touristes, un courant qui nous mène directement et naturellement dans le centre historique. Le cigare, la chaleur, la marche... un Mojito serait fort appréciable et simpose, petit arrêt sur la terrasse du café de Paris face à lhôtel Ambos Mundos où résidait l’écrivain, pour une petite pause. Premier cocktail, premier cigare d'une très, très longue  série... ( à suivre )

 

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Havana Club ( eau de source locale ) à consommer avec modération

 

11:09 Écrit par Edmond Dantes dans Voyage Cuba 2013 | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |

01/04/2013

Départ pour Cuba...

Du 1er au 19 Avril 2013.

Le grand jour est arrivé, je décolle ce jour à 13h50 de Paris, direction Cuba pour un séjour unique de 3 semaines.
Je vous ferai part de mes aventures à mon retour afin d’essayer de vous faire partager au mieux, ce voyage unique... ce pèlerinage en terre sainte, bénis du dieu ' Habanos'.
Je vous dis, à tout bientôt…

cuba

06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |