09/03/2013

Un nouveau club de cigare pour la haute-savoie

C’est à la Ferme du Château que se réunissent désormais tous les deux mois, en général le mercredi soir, les membres du Club Cigare du Chablais. Son président et fondateur, Olivier Nehr, en résume ainsi l’ambition : « Essayer de faire comprendre aux gens qu’à travers la fumée on peut découvrir des saveurs. C’est ce que font les grands chefs en cuisine, quand ils identifient les parfums d’un mets ou les arômes d’un vin. L’étape suivante étant de créer une association entre vin et cigare, pour parvenir à une alchimie de saveurs »

L’alchimie, c’est aussi ce qui s’est produit pour le siège de l’association : « Je suis membredu Club 41, qui rassemble les “anciens” de la Table Ronde âgés de plus de 40 ans, et nous nous réunissons déjà chez Norbert à la Ferme du Château : nous y avons fait des repas associant champagnes, portos ou côtes du Rhône au cigare. C’est un endroit parfait, avec des hauteurs de plafond impressionnantes. » Bref, un endroit idéal pour les amateurs car ils peuvent y fumer toute l’année. « Par exemple, l’été, si Norbert a un mariage le lendemain, nous pouvons fumer dehors sur la terrasse. »

M. Nehr rappelle également que ce lieu est un espace privé, « et donc il n’enfreint pas la loi française ». Ce Cervanais professionnel du tabac à Genève se montre d’ailleurs très vigilant sur les questions de législation.

Le Club Cigare est ouvert aux novices comme aux initiés, aux hommes autant qu’aux femmes, et rassemble déjà, après seulement deux soirées, une quinzaine de membres. Le président tient cependant à garder à son association son caractère de petit cercle convivial. « Il s’agit de partager un plaisir entre amis, en petit comité. » l’adhésion (600 euros par an) comprend les repas et les vins, et deux cigares par soirée. C’est là que le professionnel entre en scène : « Pour chaque repas, je choisis de faire déguster deux cigares qui s’accorderont au mieux avec le menu. » Un cigare à l’apéritif, un autre après le dessert ; tabacs choisis pour instants choisis. « Il y a un côté philosophique : trouver la vitole (ndlr : ensemble des caractéristiques définissant un cigare) correspondant au bon moment. » Car un cigare se fume en une fois, rappelle M. Nehr, donc pas n’importe quand. Il entend également faire découvrir aux membres du club des cigares moins connus. « Il faut se laisser surprendre. Nous irons jusqu’à faire des dégustations sans les bagues, pour mieux apprécier les saveurs, en ne sachant pas que l’on fume telle ou telle marque. »

YVAN STRELZYK ( source du Le Messager  du 9 août 2012 )


 

 

 

06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.