20/04/2015

Résultats "Un cigare, une main et une paire de pompe" Jeux photo Facebook Edmond.

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Voici le résultat d'un petit concours photo lancé sur ma page "Facebook" ce vendredi 17 avril. Le thème était très simple, se photographier sans visage avec; 1 cigare, 1 main et vos 2 pieds de préférence. Un jeu bon enfant dont le taux de participation à dépasser toutes mes espérances avec un total de 46 photos ! Merci donc à tous pour votre participation. Ci-dessous votre choix, les 5 plus belles photos qui ont reçu le plus de vote avec bien entendu l'idée géniale d'Antonio avec une photo d'anthologie qui nous a tous faits bien rire, qui remporte de très loin la 1er place, suivi de Yann, de Philippe, de Thomas et de Brigitte notre candidate féminine qui mérite le prix de la réactivité loin devant les mecs, sa photo a été posté en moins de 20 minutes sur ma page ! Clin d'œil

Merci à Alexis de la civette de Nyon "La Couronne" et à Marc des cigares "Vegas de Santiago" qui offrent un de leur cigare au vainqueur.

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1er Antonio avec un score de 105

"cigare au lèvre un dimanche matin !"

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2e Yann avec un score de 48

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3e Philippe avec un score de 39

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4e Thomas avec un score de 37

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5e Brigitte avec un score de 27

Toutes les autres photos sur cette page.

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19:42 Écrit par Edmond Dantes dans Concours photo 2013/ 2015 | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Le saviez vous ?

Voici une petite anecdote qui concerne l'origine du nom de la marque Cubaine "San Luis Rey". Eh oui chaque nom à son histoire, et pour celle-ci elle ne déroge pas à la règle parfois singulière. Ce sont deux importateurs britanniques Michael de Keyser et Nathan Silverstone qui s'inspirèrent du film "The Bridge of San Luis Rey", le Pont du Roi Saint-Louis ! Un premier long métrage sort en 1949 et plus récemment en 2004 avec Robert de Niro. Un film tiré d'un roman historique de Thornton Wilder paru en 1927. L'histoire nous dit pas le pourquoi de ce choix ? Lorsque vous dégusterez votre Regios ou votre double corona, vous y penserez peut-être !

L'ouvrage explore le problème du mal, et cherche la raison du malheur de personnes "innocentes" ou estimées telles. 

Résumé:

"Situé au début du XVIIIe siècle, le récit met en scène plusieurs voyageurs, issus de toutes les classes sociales, et sans relations entre eux, qui meurent dans l'effondrement d'un pont inca de corde au Pérou. Un religieux, témoin de la scène, s'enquiert de la vie des victimes, cherche la raison de la mort de chacune, veut croire que ce drame correspond à un plan divin. Le récit s'attache dès lors à décrire les événements qui ont amené chacune des personnes à être présentes sur le pont au moment tragique."

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13:48 Écrit par Edmond Dantes dans Le saviez vous ? | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/04/2015

Cohiba’s origins "JM Haedrich" Club Cigare n°33

Cet article dont je ne suis pas l’auteur, je précise ! -- provient de la revue « Club Cigare » de 2006 ( n°33 ), rédigé par un amateur et ami « Jean Michel Haedrich » auteur de plusieurs ouvrages sur le cigare. En effet, je trouvais vraiment dommage et injuste que tout ce travail soit perdu au fond d’une remise et ne puisse plus profiter  à personne. C’est donc  bien entendu avec son autorisation et un immense plaisir que je le partage aujourd’hui sur ce blog. Un grand merci à ce monsieur du cigare qui m’avait accordé entre autres une petite aparté en 2013 que vous retrouverez sur ce lien. N’hésitez pas à lui laisser quelques commentaires, comme simple merci ! Bonne lecture à tous.

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Cohiba, la marque cubaine la plus prestigieuse. On connaît—grâce au livre d’Ardargelio Garrido,…& nous l’appellerons Cohiba ( Premium Publicity éditeur )—son histoire. A l’origine, il y a la fuma ( le cigare que confectionne, pour lui, le torcedor ) d’Eduardo Rivera, que ce dernier offre à son oncle par alliance, Bienvenido Pérez Salazar, dit Chicho, un jour de janvier 1963. Chicho ? Un curieux personnage. Son père possédait une manufacture de cigares à Palma Soriano, en Oriente, et, très jeune, il s’était lui-même révélé excellent torcedor. Mais…Chicho n’appréciait pas les méthodes que son papa employait à l’égard des employés. Il quitta la fabrique paternelle et, d’emploi en emploi, arriva à la Havane, où il créa sa propre marque, El Faraon. Militant convaincu, il sacrifia ses affaires pour, sur l’ordre de son parti ( le parti socialiste populaire ), se faire admettre ( après concours ) chez Por Larranaga, « la » manufacture, si cotée qu’on la surnommait « l’académie ». Là où, quelques années plus tard, le rejoignit son neveu Eduardo. A la révolution, Chicho abandonna le cigare pour devenir le chef des gardes du corps de Fidel. Riviera ( que ses amis surnommaient  Picadillo ), après un passage au ministère de l’intérieur, trouva un emploi à la Corona.

 

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En offrant quelques-unes des ses fumas à son oncle, Eduardo ne se doute pas de ce qui va s’en suivre. Car Fidel goûte l’une d’elles. Et l’apprécie. Au point d’en commander d’autres. Picadillo se met à l’ouvrage, sans savoir, au début, à qui ces cigares sont destinés. Quand le secret est levé, on le fait sans cesse changer de manufactures pour assurer cette production hors normes. Il roule chez lui, chez Partagas, chez H.Upmann…Un projet de tuer Fidel à l’aide de cigare empoisonné a été déjoué. Les cigares du Comandante sont « secret défense ». Cet habano agreement dure près de deux ans, jusqu’à la fin de 1964, précise Adargelio Garrido, quand Fidel confie à Chicho le soin de créer une école pour torcedoras. Si des femmes travaillaient dans les manufactures, pratiquement aucune ne roulait les cigares ( aujourd’hui, elles sont majoritaires ). C’est ainsi que naît cet institut, qui deviendra la manufacture El Laguito, actuellement la plus secrète des fabriques havanaises. Celle qui ne se visite pas.

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El Laguito, ex-demeure de la famille Fowler.

Car El Laguito a d’abord été une école. Certes, ce n’est pas à El Laguito mais dans une autre résidence du Country Club que débutent les cours. Le 19 octobre 1965, à 8 heures et demie du matin. Avec, ce jour- là, deux élèves : Josefina Hernandez et Margarita Delgado ! Deux autres, Nélida Hernandez et Maria Cristina Oviedo viendront les rejoindre sis jours plus tard. Toutes les quatre sont parentes d’un membre de la garde de Fidel. Aucune n’a la moindre expérience du cigare, mais elles bénéficient de professeurs hors pairs : outre Riviera, trois autres anciens torcedors de chez Por Larranaga, auxquels s’ajoute un technicien du tabac, Manuel Barrial. Grâce à ces hommes, elles apprennent rapidement, de l’écotage des feuilles de cape au roulage, les différentes phases de l’élaboration d’un habano. Un apprentissage, très confidentiel donc, débute. Il ne dispense pas ces élèves de satisfaire aux règles édictées par la révolution. Comme tous les Cubains, elles effectuent leurs nuits de garde et leurs périodes de travail volontaire aux champs. Malgré ces charges, le nombre d’élèves croît rapidement. Les voici dix-huit, quelques mois plus tard. Trop nombreuses pour rester dans leur école, elles déménagent une première fois, puis une seconde, pour s’installer ( elles sont alors plus de 100 ), en 1967, dans un ancien hôtel particulier qui deviendra le siège actuel de la manufacture Cohiba.

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Galère d'El Laguito.

Si, à l’exception de La Corona—qui a été édifiée précisément  pour devenir une fabrique de cigares--, les manufactures havanaises se sont toute implantées dans des bâtiment non conçus pour cette activité, El Laguito peut revendiquer le pompom des lieux les moins appropriés à l’élaboration des cigares. Ici pas une galère, mais plusieurs petites ( 7 en 2006 ). L’école s’installe, dans un hôtel particulier qui se dresse au plus haut du Gran Bulevar, au cœur de l’ancien Country Club. Une légende, raconte Garrido, attribue dans les années 1930 ce palais aux Carbajal, comtes de Pinard el Rio. Une belle légende…fausse. Il appartenait à la famille Alberto Casimiro Fowler possédait, à Cienfuagos, une manufacture de sucre. Pour ses séjours à la Havane, il l’avait acquis, en 1924, et en avait fait un joyau digne de ces demeures qu’aimaient les milliardaires cubains de ces années-là. Une imposante bâtisse à deux niveaux, de style néogrec, avec colonnes et moulures, dressée au milieu d’un grand jardin planté de palmiers royaux. Les gazettes havanaises de l’époque ne manquaient pas de rapporter les fêtes qui se donnaient dans ces salons. En 1952, les Fowler feront faillite. Leur demeure sera vendue en 1957 à une société immobilière. Elle abritera les bureaux de la Marine de Guerre révolutionnaire, avant d’accueillir cette école pour torcedoras.

1348744429_281137_1348753743_sumario_normal.jpg Dans cet hôtel particulier, aux murs et aux plafonds ornés de panneaux, fresques et moulures, s’installent donc les élèves de Rivera qui transforme les salons et la bibliothèque en mini-galères. Témoignage de Nélida Hernandez, rapporté par Garrido : « L’apprentissage débutait par la fabrication du Laguito n°1. Quand une fille se révélait incapable de réussir cette vitole, elle s’essayait sur les autres. Et si elle ne réussissait pas mieux, elle se retrouvait affectée à d’autres opérations, comme l’écotage ou la pose des bagues. » Car, à la fin de 1966, ces cigares reçoivent un nom : Cohiba. Nom trouvé par Célia Sanchez Manduley, héroïne de la guérilla et conseillère écoutée de Fidel. On élabore alors trois vitoles ( aujourd’hui dites « historiques » ) aux formats inédits : le Lancero n°1, le Corona Especiale n°2, le Panetela n°3, un tout petit module dont on prétend qu’il aurait été conçu pour plaire aux Françaises. Ces habanos ne se vendent pas. Ils sont réservés au Commandante qui, hormis ceux qu’il fume, les offre aux personnages qu’il veut honorer ( le premier chef d’Etat à les recevoir sera le général de Gaulle, en 1965.) Bien vite, dès 1969, outre les Cohiba, les torcedoras roulent les Davidoff n°1, n°2 , et les Ambassadrices ! Une réalité qui permettra à Zino Davidoff de présenter El Laguito comme « la manufacture Davidoff ». Exagération que les Cubains apprécieront peu.

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Célia Sanchez Manduley et le Ché. 

Qui étaient ces jeunes femmes ? Une autre légende les désigne comme d’anciennes prostituées en quête de reconversion. Si quelques-unes d’entre elles ont pu connaître une jeunesse tumultueuse, ce n’était assurément pas le cas de la plupart. Nous l’avons dit, les premières élèves étaient vraiment « triées sur le volet ». Encore une fois, le fait que l’école avait la responsabilité du « cigare de Fidel » devait imposer une sélection dès l’admission ! En 1970, nouvelle ( et logique ) étape : l’école est élevée au d’entreprise d’Etat. Une consécration qui s’accompagne d’un mini drame : Eduardo Rivera, le créateur—qui a formé toutes ces torcedoras, qui a lui-même sélectionné les vegas finas de primera habilitées à approvisionner El Laguito, qui a mis au point cette troisième fermentation des feuilles de seco et de ligero utilisées dans la composition des seuls Cohiba—n’en est pas nommé directeur. Cet honneur échoit à Avelino Lara, qui restera à la tête de la manufacture jusqu’à sa démission, en 1994.

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Eduardo Rivera.

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Avelino Lara.

Devenue manufacture à pars entière, El Laguito voit ses Cohiba, peu à peu, sortir de l’ombre. Le vrai nom des « cigares de Fidel » commence à être connu. Du moins des initiés. Mieux, quelques boîtes ( recouvertes de vistas blanches et ornées d’une tête d’indien stylisée ) se commercialisent dans les rares échoppes réservées, à la Havane, aux diplomates. A partir de 1979, elles sont vendues dans une boutique du Palais des conventions. Hélas, souvent fermée ! J’en ai fait l’expérience lors mon premier voyage à Cuba, en septembre 1981 ( j’aurai plus de chance l’année suivante ). En septembre 1980, un Cohiba roulé par Lara, ira dans l’espace, emporté par le cosmonaute cubain Arnaldo Tamayo Mendez.

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Arnaldo Tamayo Mendez le cosmonaute Cubain.

C’est en 1982, à l’hôtel Ritz de Madrid, que s’effectue le lancement mondial de la marque ( les Français attendront près de sept ans avant de pouvoir trouver ces vitoles de prestige dans leurs civettes ). Et c’est le succès. Enfin est disponible le fameux cigare de Fidel ! Les emballages changent. Aux boîtes classiques succèdent des coffrets en bois vernis. Six ans plus tard, trois autres vitoles viennent enrichir le catalogue Cohiba. Leurs formats répondent à la nouvelle tendance du marché : l’attrait pour les « gros modules ». Ainsi naissent l’Esplendidos, un julieta 2 ( format churchill ), le Robusto ( un robusto ) et l’Exquisito, un seoane, légèrement plus gros et grand que le panetela. En 1989, aux lendemains du « divorce Davidoff », Cohiba lance cinq nouvelles vitoles ( correspondant aux « châteaux » popularisés par le Genevois ). Cette même année marque le 500e anniversaire de la découverte de Cuba par Christophe Colomb. Ces nouveautés, pour lesquelles a été conçue une ligada plus douce, prennent le nom de Siglo I, Siglo II, Siglo III…Hélas, 1989 est aussi le début de cette « période spéciale » qui frappe l’Iles, non préparée à cette infortune. Le tabac cubain doit, en outre, subir un double fléau ( le second étant lié au premier ) : deux années de suite, des cyclones balaient la Vuelta Abajo aux plus mauvais moments ; et moho azul ( le mildiou du tabac ) s’installe. Un premier dérivé du criollo ( le plant roi, dont les feuilles composent la tripe des habanos ), le Habano 92, est mis au point. Si ce dernier se révèle résistant au moho azul, il est difficile à travailler. C’est ainsi que nous arrivent des habanos tirant mal. Et parmi ces derniers, les Cohiba, les plus prestigieux d’entre eux, se montrent trop fréquemment, indignes de leur réputation. « On doit le reconnaître, El Laguito était devenue la pire manufacture de la Havane. Je ne supportais pas de la voir péricliter lentement, alors qu’y travaillaient les meilleurs tabaqueros et qu’elle recevait les meilleurs tabac de l’Iles. » Ce constat ? Celui d’Emilia Tamayo. Une femme surprenante. Des cheveux courts et gris coiffés à la hâte, toujours habillée de tailleurs trop sages, démodés, un visage rond et un sourire d’une douceur de grand-mère…mais un caractère fort. Une authentique dame de fer ou, pour reprendre l’expression cubaine, una mujer de pelo en pecho ( une femme qui a du poil sur la poitrine, autrement dit, une femme qui en a ! ). C’est elle que les responsables d’Habanos S.A. vont nommer—en 1994, après la « démission » de Lara—à la tête d’El Laguito. La première femme directrice d’une manufacture de Habanos ! 

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Emilia Tamayo.

Si son époux, Jorge, est né dans le tabac, rien ne la prédispose, elle, à assumer une telle tâche. Aux lendemains de son mariage, Emilia se contente de multiplier les petits boulots, avant de cesser toute activité professionnelle à la naissance de son fils, en 1970. Cinq ans plus tard, elle postule pour un emploi d’aide-comptable chez El Laguito, où elle suit des cours du soir. La voici comptable à part entière, l’année du lancement internantional de Cohiba. Quelques années plus tard, elle devient directrice des relations humaines. Un rôle qu’elle assume avec passion et bonheur. « j’ai appris à connaître tous les gens qui travaillent ici, Quand je dis connaître, je veux dire être au courant de leurs problèmes. Et de travail, et familiaux. » Très vite, elle acquiert l’estime de tous. D’autant plus qu’elle n’hésite pas à critiquer Lara qui fait des mondanités, multiplie les voyages ou se fait porter pâle. « Avelino préférait se servir du prestige de sa manufacture au lieu de la servir. Je ne me suis pas privée de le lui reprocher. » Le syndicat s’en mêle. Avelino Lara finit par donner sa démission. Qui pour la remplacer ? « Le parti, informé par le syndicat et après avoir sondé les travailleurs, m’a choisie. Depuis le début de cette année 1994, Avelino étant malade, j’assurais sa fonction. Je savais que j’étais capable d’assumer ces responsabilités. Mais je ne pensais pas être celle que le parti choisirait. » Si elle ne se rappelle pas la date de sa nomination—« Je sais seulement que cela se passait en juillet », elle n’a rien oublié des semaines qui ont suivi. « En trois mois, nous avons rattrapé notre retard et satisfait aux normes fixées par le Plan. » Trois mois de folie. « Nous avons travaillé sept jours sur sept, souvent jusqu’à onze heures du soir. Les companeros m’ont toujours vue présente parmi eux. Je leur apportais des sandwiches, à boire. C’était extraordinaire. Après des journées de quatorze heures, les travailleurs partaient joyeux, comme au sortir d’une fête. » Pour redonner à El Laguito tout son lustre, Emilia impose une discipline de fer. Parmi les mesures prises, l’interdiction de la fuma. Un paradoxe pour cette manufacture précisément née grâce à celle d’Eduardo Rivera. « Je ne veux pas qu’ils perdent du temps et encore moins qu’ils profitent de cette tradition pour rouler en douce des cigares qu’ils vendront ensuite. Une fois par semaine ; à la sortie du travail, je leur fais remettre 20 à 25 cigares. Une mesure qu’ils ont tous comprise et acceptée. » Rigueur d’autant mieux admise que, dans le même temps, Emilia se bat pour agrandir et moderniser l’établissement. Sous son règne, l’ancienne école pour torcedoras devient la plus moderne des manufactures. L’une des premières à utiliser ces machines qui testent le bon tirage des poupées, et l’éclairage individuel pour chaque torcedor et torcedoras. Et après avoir ouvert une septième galère, Emilia installe une machine très sophistiquée, la toute première, qui assure mécaniquement, la parfaite réhydratation des feuilles de cape, puis leur séchage, un procédé unique et quasi scientifique souligneront certains !

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Machine pour tester le tirage des poupées.

Fin 2004, Emilia décidait de passer la main en prenant sa retraite. Le temps de former son successeur. « Osmar est comme mon fils », affirmera-t-elle. ( malheureusement celui-ci ne tiendra qu'une seule année à la tête de la manufacture ! ) Un départ annoncé. Déjà, au lendemain de son élection Hombre del Habano, en 2001, elle assurait : « J’ai 51 ans. Dans quatre ans, je partirai à la retraite. Avec l’âge, l’enthousiasme s’étiole. Je ne veux pas faire l’année de trop. Je tiens à ce que mes tabaqueros conservent une bonne image de moi. » Elle est partie, fière du travail accompli. Non sans raison. Alors qu’à sa prise de pouvoir, El Laguito se cantonnait pratiquement aux seules vitoles historiques, le Siglo VI serait aujourd’hui l’unique module qui échapperait à ses torcedores. Mieux, sa manufacture ( qui a abandonné la production des Trinidad ) produit près de la moitié des habanos bagués Cohiba ( un peu de 3 millions, si l’on en croit les estimations, la production de Cohiba s’établissant légèrement au-dessus de la barre des six millions de pièce en 2006 ). Plus de deux fois la production de 1994. Plus que ce premier succès, c’est sa victoire dans la bataille pour la qualité qui fait sa fierté. « Depuis 2000, Habanos S.A ne refuse pas une seules des boîtes qui sortent de El Laguito », soulignait-elle lors de son départ ( avant d’être expédiés aux quatre coins du monde, les habanos sont soumis à un ultime contrôle de qualité ). L’ex-école s’impose, aujourd’hui, comme « la » manufacture cubaine modèle.

Auteur: Jean Michel Haedrich, avec tous mes remerciements.

21:26 Écrit par Edmond Dantes dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

08/04/2015

Illustrateur Mark Fredrickson

Mark A. Fredrickson vit à Tucson, en Arizona. Il étudie le dessin et la photographie au Tennessee Temple Collège de Chattanooga. Il poursuit ensuite ses études à l'Université de l'Arizona. Dans cette dernière année, l'intérêt de Mark passe par une carrière de beaux-arts dans l'illustration commerciale. Après avoir quitté l'école, Fredrickson travaillé pour The Arizona Daily Star en tant qu'artiste éditoriale pendant quatre années. Quand il quitte le journal, il poursuit son travail en free-lance, à ce moment là il est déjà sur le bon chemin pour devenir un talent significatif des expositions et des compétitions nationales. Le style intensément dramatique est distinctement déformé mais réaliste de Mark lui a valu de nombreux prix et a été primé dans de nombreuses publications, y compris Communication arts Illustrations Annuels, Société des illustrateurs annuels, Imprimeur, graphiste, aérographe, directeurs artistiques.

Site: Mark Fredrickson

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Mark Fredrickson.

16:58 Écrit par Edmond Dantes dans Arts illustrateurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/04/2015

La Bouffarde "1 rue Clemenceau 13100 à aix en Provence" civette à cigare

Encore une adresse à retenir pour les amateurs de cette région, la Bouffarde semble être un passage obligé pour se ravitailler, avant de flâner dans le dédale de ruelles historiques qu'offre cette merveilleuse ville d'Aix.  

"La Bouffarde", 1 rue Clemenceau 13100, Aix en Provence 

Tél/ 0442260619, Mr Visage.

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La Bouffarde se trouve à 50 mètres à peine de la "fontaine moussue" sur le Cours Mirabeau, perpendiculaire à celle-ci. A droite sur la photo. Quelques terrasses accueillantes feront l'objet d'une attention particulière pour déguster tranquillement votre module !

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La cave bien achalandé !

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Google map

16:23 Écrit par Edmond Dantes dans Les bonnes civettes | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

04/04/2015

Winston Churchill "Toro" The commander

Après avoir goûté au petit corona, au Churchill et au robusto, c'est bien ‘ The Commander’ le format  toro, le seul qui ai suscité et éveillé en moi un intérêt dans cette nouvelle liga fraichement attribuée à cette ligne "Winston Churchill". Ligne élaborée par Henke Kelner ( maître mélangeur chez Davidoff ) à partir de quatre terroirs différents ( voir plus bas le détail ). Je ne dis pas que les autres soient mauvais, loin de là ! Mais je trouve ce toro plus abouti, plus équilibré et plus aromatique que ces homologues. Certains y verront encore une certaine complaisance de ma part  vis- à- vis de la marque, qu’ils pensent ce qu’ils veulent, cela m’est complètement égal !

Malgré quelques réticences, en effet les 3 autres ne m’avaient pas vraiment séduit, me restait le toro à mettre en selle !  

En effet, après avoir goûté au Churchill le jour de cette fameuse inauguration du 24 mars ( voir l'article ), ce nouveau mélange m’était apparu très ordinaire et superficiel, il est vrai que le contexte ne s’y prêtait guère pour réellement l’apprécier. En même temps le petit corona et le robusto ne m’ont pas emballé dans de meilleures conditions. Bref il me restait un toro, et quelle surprise ! Celui-là contrairement aux autres, m’a vraiment séduit et m'étonne encore aujourd'hui.Voici sa brève histoire, un cigare fumé dans des conditions plus adaptées et plus posées qu'une arène festoyant à son corps défendant les vertus d'un cigare encore méconnu et plébiscité  . Une dégustation en règle demande toujours une certaine concentration dans son analyse, on imagine mal lire le dernier roman de James Ellroy, un 14 juillet au bal traditionnel des pompiers, un gobelet de mousseux dans une main et le livre dans l’autre, quoi que ! Une analogie improbable et trivial, mais forte de sens.

Ce toro présente de très belles caractéristiques, d'un ratio poids/ dimension correct, 16 grammes pour une taille de 152mm. Il reste toutefois assez ferme et sans grande souplesse, ce signe distinctif se retrouve souvent dans les cigares de cette marque. Certains amateurs restent souvent perplexes face à cette fermeté, plus habitué pour la plupart  à des modules très souples comme ceux dont l’origine est Cubaine par exemple. Il est important de signaler que la souplesse nest pas forcément garant dune qualité, dune bonne combustion ou dun bon tirage. Un module choisi très souple peu savérer désastreux au tirage.La cape d'Equateur Colorado est soyeuse et très peu marquée par son veinage, qui s’apparente plus à un léger filigrane quasi invisible, attestant d’une feuille de qualité. Son parfum léger et doux développe avec subtilité des senteurs de cuir, de muscade et de poivre vert, olfactivement  très agréables. Dès son mouillage celui-ci persiste sur des notes épicées et suaves à la fois. Un Davidoff très soigné dans sa construction, comme à son accoutumé.

Dès les 5 premières minutes, la sensation de piquant n'est pas très heureuse ! Voir même un peu irritant. Rien d'anormal à ce stade, à condition bien sûr que ce ne soit pas récurrent pour la suite.

Passez cet intermède nerveux, le premier temps offre tout de même une certaine rusticité et d'acidité butyrique sous-jacente. À un moment, je retrouve même une sensation amusante, très fugace de la moutarde qui me monte dans le nez ! Les notes virevoltent insidieusement sur le terreux, le sous bois, d'amande amère et d'aubépine à la dominance florale. Un cigare plutôt sec en bouche, dôté d’une amertume chronique très distinctive. Un premier temps relativement aigu dans sa musicalité. D'une longueur assez correcte, celle-ci se complaît dans un jolie volume de fumée, mais d'une consistance toutefois moyenne et agitée à ce stade du fumage. Cette introduction peut paraître incertaine dans cette naissance des sensations, y percevoir quelque chose de prometteur serait évidemment qu'illusion et très instinctif !

Après environ 35 minutes, la seconde partie se révèle enfin avec circonspection et efficacité ! Une évolution radicale pour un agrément en bouche des plus onctueux. Doucement ce toro exsude son acidité et son amertume pour laisser place à un meilleur fondu des plus amples. Ce que j'appelle "amplitude", c’est la capacité des molécules aromatiques à activer les différentes zones (acidité, amertume, sucré, salé) situées sur votre langue. Certains cigares offre une amplitude plus étroite, concentré sur l'avant ou l'arrière du palais par exemple. Un bon cigare se doit d'être d’une amplitude large, cette qualité apporte une sensation de confortable en bouche. Pour couronner cette 2e partie, les saveurs crémeuses de beurre apportent une longueur efficace et harmonieuse, contrebalancé par un soupçon d’épice.  Pour conclure, sa corpulence toujours dans la moyenne ne cherche aucunement à rivaliser à sa bonne persistance. Ce 2e temps habile et équilibré force le respect, en apportant une évolution non dénuée d'intérêt à condition de savoir lire dans ses feuilles, à défaut de lire entre les lignes.

Un 3ème et dernier opus toujours savoureux et onctueux qui reste immuable dans son évolution. Tout doucement les notes deviennent un peu plus graves, exprimant avec ferveur  des saveurs de terre et de menthe poivrée dans un final non cuisant à la consistance indolente. Il faudra encore patienter une dizaine de minutes pour subir un concentré coutumier et hostile de volutes d'âcretés, se déplaçant belliqueusement sur le fond de la gorge !

En conclusion, ce ‘Commander’ demanderait  plus de corps pour être fidèle à  la représentation de ce personnage si exclusif qu’était Sir Winston. Mais dans son ensemble, je l'ai trouvé équilibré et éveillé malgré ce manque sensible de muscle. Pour ceux qui aiment les cigares plutôt frappés, ce toro risque peut-être de les engourdir ! A conseiller comme cigare du matin, avec un thé peu sucré comme un Earl Grey bien évidemment.

Pour ma part, son engagement de me tenir en haleine sans faiblir est très satisfaisant. Ma note de coeur 16/20, un très bon cigare, que cela n'en déplaise à ses détracteurs.

  • Origine: tripe: Dominicaine/ Nicaraguayenne, Sous-cape: Mexique, cape: Ecuador
  • Format: toro
  • Taille: 152mm x 21.4mm
  • Bague: 54
  • Poids: 16gr
  • Année: 2015
  • Prix: 21€ Suisse
  • Détail Tripe:

    Piloto Mejorado Seco (Dominican Republic)         
    Piloto Seco (Dominican Republic)              
    Hybrid Olor/Piloto Seco (Dominican Republic)               
    Esteli Seco (Nicaragua)                 
    Condegas Seco (Nicaragua)    

  • Détail Sous-cape:         
    Negro San Andres (Mexico)
  • Détail Cape:               
    Ecuador Rojiza (Ecuador)

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The commander.

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Les 4 formats disponibles.

 

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

21:19 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Winston Churchill | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/04/2015

Comment se confectionne un cigare ?

Une petite vidéo que j'ai dénichée sur youtube et très explicite sur la fabrication du cigare. Même si celle-ci est en anglais, je la trouve très bien réalisée. Je vous laisse apprécier.


12:06 Écrit par Edmond Dantes dans Fabrication | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/04/2015

Le saviez vous ?

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Au soir de la bataille de Solferino (1859), Henri Dunant et fondateur de la croix rouge, bouleversé par le spectacle des blessés, fit de son mieux pour secourir ces malheureux avec des moyens de fortune. La morphine disponible une fois épuisée, Dunant finit par distribuer "des cigares" aux invalides dans l'espoir d'atténuer leurs souffrances.

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"La bataille de Solférino a eu lieu le 24 juin 1859 durant la campagne d'Italie. Elle s'est déroulée en Lombardie, dans la province de Mantoue. Il s'agit d'une victoire de l'armée française de Napoléon III alliée à l'armée sarde sur l'armée autrichienne de l'empereur François-Joseph.

Plus de 330 000 soldats ont combattu dans cette bataille qui voit l'utilisation de techniques nouvelles comme le transport des troupes françaises en train, qui mettront seulement quatre jours pour aller de Lyon jusqu'au Piémont, les canons et fusils à canon rayé (plus précis et puissants). L'artillerie joue un grand rôle, peu de combats ayant lieu corps à corps. Contrairement à la légende, le taux de victimes (morts et blessés) à cette bataille est d'environ 12,5 % (10 % chez les forces franco-sardes et 14 % chez les Autrichiens), contre 20% à la bataille de Marengo, 25 à 30 % à bataille de la Moskova, 21 % à la bataille d'Eylau, 25 % à la bataille de Leipzig et jusqu'à 32,4 % dans les rangs confédérés à la bataille de Gettysburg en 18631."

Source: Wikipédia

09:21 Écrit par Edmond Dantes dans Le saviez vous ? | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/03/2015

Paul Kooiker "photographe conceptuel"

Paul Kooiker est l’un des plus intéressants photographes conceptuels qui travaille actuellement aux Pays-Bas. Bien que son travail se concentre uniquement sur des images photographiques, c’est plus un sculpteur et un artiste réalisant des installations qu’un photographe. Sa fascination pour les thèmes intrigants tels le voyeurisme, l’innocence et les clichés le conduit à construire des collections fictives d’images qui sont d’une origine, d’un sujet et d’une signification d’origines extrêmement incertaines.

Dans sa dernière installation, Nude Animal Cigar, créée sur l’invitation du Musée de photographie La Haye, Kooiker revient sur ses vingt ans de carrière dans les arts visuels. Le résultat est un ensemble étonnant de 200 œuvres photographiques, dans lesquelles des images de nus et d’animaux s’entrecroisent avec des gros plans du nombre infini de cigares qu’il a fumés dans son studio au fil des ans.

Paul Kooiker (né en 1964) ne s’intéresse pas à la création de la photographie parfaite. La valeur de son travail ne repose pas dans ses photographies individuelles (qui sont parfois surexposées, rendues floues par le mouvement de la caméra ou granuleuses), mais dans ce qu’il en fait en post-production – le processus de sélection et de manipulation. Dans la phase initiale de son processus créatif, c’est délibérément un “mauvais” photographe, produisant une masse de matériau d’exploration qui s’élève souvent à des centaines d’images. Il approche ensuite ce matériau en tant qu’artiste visuel, créant des “collections” sous la forme d’installation en trois dimensions et des livres de photo. Ces collections fictives semblent avoir été trouvées quelque part ou être apparues dans une vieille valise abandonnée depuis des années dans un grenier. Pour garantir leur crédibilité, Kooiker prête une attention méticuleuse à la cohérence interne de la forme et du style. Ceci est en contraste avec les contenus de ses séries, qui sont souvent énigmatiques et vaguement dérangeantes.

source: loeildelaphotographie

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09:25 Écrit par Edmond Dantes dans Arts photos | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/03/2015

Le 24 mars, Réouverture du flagship Davidoff à Genève

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Ce mardi 24 mars 17h, 2 rue de Rive à Genève allait être le théâtre d'un évènement rare et chargé d'histoire pour de nombreux amateurs du monde entier, celle de la réouverture du Flagship Davidoff of Geneva qui marquait le 140e anniversaire d’Oettinger Davidoff AG. Ce lieu emblématique où Zino sévissait encore voilà maintenant plus de 20 ans déjà, se métamorphose aujourd'hui de sa nouvelle mouture. Une transformation voulu en totale adéquation avec son époque et son devoir de mémoire en vers son fondateur Zino. Après ses 3 mois de fermeture pendant lesquels la boutique n'a jamais vraiment cessée son activité, puisqu'un ‘Algeco’ officiait sur le trottoir, spécialement aménagé en cave à cigares de chantier. Pendant ce temps les menuisiers derrière les hauts vitrages opaques oeuvraient dans la discrétion à sublimer ce projet longuement mené par les décorateurs et architectes, sous l’égide de Mr Mathys ( responsable actuel de la boutique ), de Mr Hoejsgarrd ( son président ) et divers responsables de Davidoff Bâle. Tous ont contribué à la renaissance de ce lieu si symbolique aux yeux des amateurs, même si le nouveau concept avait été dévoilé bien plus tôt sur le Flagship de Bruxelles en 2014, l’émotion en n’était pas moins grande pour autant.

C’est en 1970 que Zino cédait sa boutique à l’administration du Doc Schneider et ami ( la ste Oettinger ) afin d’entreprendre son repositionnement comme marque internationale.

A 18h précise, Mr Hoejsgarrd coupait le ruban dans un tonnerre d’applaudissements sous les regards des badauds amusés et  déconcertés par tant d’agitation un jour de semaine !

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Mr Mathys, Mr Randolph Churchill et Mr Hoejsgarrd.

Nous attendions tous, ce moment avec impatience, en effet le résultat est d'une élégance sobre et chaleureuse sans égal, le désordre d’antan laisse place aujourd’hui à beaucoup plus de pragmatisme, l’espace semble plus aéré, plus lumineux en quelque sorte ! Terminé cette collection de Chicha qui ornait et polluait les rayonnages d'autrefois ! Il faut avouer que tout est fait aujourd'hui pour une mise en valeur des divers accessoires de la marque, à l'image des plus beaux écrins de  Genève.

Pour ceux qui connaissaient l'avant, ils ne seront pas déstabilisés et déçu par l'après, puisque l'implantation reste la même dans l'ensemble. En effet, il était difficile de faire mieux au vu de la surface donnée, environ 100 m²  dont 30 m² dédiés à la cave à cigares, le tout réparti sur un seul niveau et faisant face à une baie vitrée d'environ 20 ml, un véritable casse-tête pour ses concepteurs ! Finalement, le choix de garder la même organisation de travail fût évident à tout l’audit Davidoff.

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Mr Hoejsgarrd et moi même.

Pour cette occasion, une tente avait été dressé sur le trottoir pour accueillir les nombreux festoyeurs et amateurs pour ce grand jour !  Journalistes, blogueurs, professionnel du cigare  ainsi que beaucoup d'anonymes s’étaient donné rendez-vous pour honorer cette inauguration, profitant ainsi dans la même occasion de déguster un cigare "Winston Churchill" en présence de son arrière petit- fils Randolph Churchill, venu tout exprès de Londres en présence de Mr Hoejsgarrd pour promouvoir cette toute nouvelle "liga" ( Dominicaine et Nicaraguayenne pour la tripe, une sous cape mexicaine et une cape Équateur ).

 Ce cigare éponyme du nom de ce personnage aimé et controversé, surnommé le ‘Lion’ pour ses partisans et détracteurs semblait puiser sa force dans ses volutes émanant de ses éternels barreaux de chaise vissés en permanence à la commissure des lèvres.

Le bonhomme, c’est éteint à l'âge de 91 ans en 1965, après 150 000 cigares consumés !  Ci-joint quelques photos pour illustrer cette soirée. 

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Mr Henke Kelner, méditatif face à cette effervescence !

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Mon ami Yves au commande !

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Cigare Winston Churchill.

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Davidoff,  2 rue de Rive à Genève.

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Le comptoir au fond à gauche.

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Les 30 m² de cave à cigares surmontés d'un lustre végétal fait de plusieurs centaines de feuilles de tabacs.

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Vue face à l'entrée, chaleureuse et accueillante.

14:53 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/03/2015

Montecristo A ( Giant Corona )

Voilà un moment que ce grand "A" reposait dans ma cave tel un cercueil dans son caveau, analogie morbide du sacré d'un cigare qu'on n'ose plus fumer passé quelques mois. Gisant comme une poupée dans sa petite boîte vernie à l'estampage Or. Il intimide et impressionne le débutant dans sa quête d'absolu à celui du plus endurant des ‘havanophobes’. Mais l'oubli finit par sceller définitivement le couvercle de nos envies, convaincu qu'une occasion singulière pourrait briser un jour ce sortilège, révélant enfin à l'amateur tous ses charmes encenseurs d'un module d'exception.

Celui-ci provient de ma dernière escapade Cubaine de 2013, un cigare sûrement acheté dans la boutique Partagas si mes souvenirs sont intacts, quoique ! Mais quelle importance cela fait de connaître cet endroit, c'était à la Havane voilà tout. Ce module élégant fait partie aujourd'hui des curiosités "cigaristiques" pour touriste avide et trivial en quête de l’objet souvenir et peu encombrant à s'offrir de cet autre monde, "Cuba", dont le destin incertain ne prendra pas fin dans un cendrier, malheureusement pour lui.

Très peu garde le souvenir de l'avoir fumé un jour sauf quelques rares irréductibles de la vieille école qui ont pu le découvrir dès l'année 71 dans son coffret verni de 25 pièces, à cette même époque sortait au cinéma "La folie des grandeurs", Jim Morrison s’éteignait et mon père s'offrait sa première Peugeot, une 204 de couleur blanche, la classe ! Tandis que moi je soufflais ma première bougie.

Il faut dire que le format en découragerait plus d'un ! La preuve, déjà 2 ans. Même la revue "l'amateur de cigare" a renoncé depuis longtemps à en parler, ce format serait devenu obsolète, désuet, périmé et démodé diront certains. Aujourd'hui nombre d'amateur délaissent ces longs modules au profit de formats plus courts, plus en adéquation avec nos vies de fou, ce plaisir se concentre maintenant dans des formats plus courts entre 12 et 15 cm, cette formule vous fait sourire, mais pourquoi donc ? Heureusement pour moi, je ne fume pas la pipe. Le monde change et entre nous, qui a dégusté un "Montecristo A" ces 6 derniers mois ? En effet, l'exercice n'est pas moindre et je vous garantis que les plus fainéants y trouveront l'absolution et enfin la paix dans ces 2h30 d'oisiveté, assumées ou pas !

Mais qu'en est-il vraiment ? Y a- t-il un réel intérêt gustatif à déguster un tel module ? Au vu des ventes relativement faibles, serait-il abusé de penser que les torcedores produisant ce module puissent être désabusés par le manque d'intérêt des amateurs pour ce cigare, je pense que oui tout en gardant l'espoir de me tromper. Mon seul souci pour cette dégustation concerne son ascendance gustative, comment mesurer objectivement son volume olfactif sans connaitre la partition originale. Comment ce cigare a- t-il été conçu à l'origine, capiteux et doux, intense et consistant ? Exercice difficile, mais combien futile d'écouter sans comprendre cette musique écrite voilà 37 ans..

En somme, je dois essayer seul de comprendre son histoire en prenant enfin le risque de coulisser ce couvercle avant que ce Montecristo ne disparaisse à jamais de nos civettes et fasse prochainement son entrée au panthéon des "cigares disparus" comme tant d'autres avant lui. La survie d'un cigare ne tient qu'à une simple équation, celle de la rentabilité et de la profitabilité dont nous sommes tous étroitement responsables en tant que consommateur. Car ce sont bien nos habitudes qui donneront naissance à de futurs modules et non le contraire ! Et si ma modeste contribution vous enflamme, suscitant ainsi un achat coup de cœur dès demain, biaisant ainsi toutes les statistiques de production chez Habano. Je sais, je peux toujours rêver !!

Ce module emblématique est une petite merveille de construction qu'il faut savoir apprécier, d’une telle rectitude qu'on en oublierait les petites mains habiles du torcedore qui derrière sa table avec sa chaveta s'est appliqué à le confectionner pour nous. Ce module d'une rare élégance à la cape Colorado légèrement terreuse délivre un doux parfum, étrangement timide pour un cigare confiné depuis tout ce temps dans son écrin "varnished", mais malgré cette absence olfactive, il émoustille tout de même le nez de jolies notes fugitives, de boisé et de praliné. Des accords heureux et délicats pour ce prélude tout en réserve ! Côté goût de la cape, aucune amertume, aucun piquant n’en découle, plutôt neutre  je dirais.

L'allumage demande une certaine habileté de conviction pour réussir à faire rougir ce grand timide et capter ainsi son attention dès les premières effluves filtrés au travers de ce corps longiligne. Une fois capté, la perception plutôt agréable est en totale adéquation avec son plumage, onctueux et très doux à la fois, dont l'agrément aromatique se confond de notes de pain beurré, de café crème, de foin et de fruits secs dont l'amplitude généreuse en bouche apporte rondeur et fondu. La consistance dans ce premier temps, pêche d'un manque d'aplomb et de muscle ! Est-ce un parti pris audacieux au profit des arômes ou est-ce un trait de caractère préjudiciable pour la suite, je ne saurais le dire pour le moment ?

Sur la fin de cette première partie après 40 minutes de fumage tout de même, la rondeur douce et fluide s'installe sur une amplitude en bouche généreuse, comme le feraient les couleurs fluides et fondues d'une aquarelle de Marie Laurencin.

Des saveurs diluées de chocolat au lait, de sous-bois et d'épice, légèrement émaillées de relent tannique viennent dépeindre subtilement ce lavis olfactif de faible corpulence. Ce manque de ténacité n'enlève rien à sa distinction, mais certain regretteront ce manque d'affirmation. Un cigare à la forme bien distant du "qualia" Montecristo.

Sur la seconde partie, rien ne vient troubler cette dégustation sans véritable changement où les acteurs de cette pièce en 3 actes semblent avoir trouvé leurs places respectives. Toujours de belle amplitude en bouche, les notes onctueuses et plus marquées se partagent subtilement ce 2ème temps, fait d'accords plus graves comme l'apparition de poivre noir, de saveurs de sous-bois humide et de beurre frais. Cette intensification reste malgré tout très fugace et toujours très peu consistante, laissant la place à un cigare de goût à la forme aromatique légère et suave et dotée d'une rondeur agréable mais d'une longueur moyenne dans l'ensemble. En effet, comme pour une boisson alcoolisée ce sont ses degrés d'alcool qui offrent au dégustateur cette persistance, ce corollaire dans le cigare est intimement liée à sa composition foliaire ( seco, ligero et medio tempo ) pour rappel.

Dans un 3ème temps, après une bonne heure et demie d'encensement rien ne vient bousculer ce grand timide au cœur léger à poursuivre sa route comme il a commencé. Quelques soubresauts aromatiques viendront ici et là réveiller votre qualité de perception, comme la saveur improbable de levure par exemple ! Cette dernière partie, plus lourde mais sans grande corpulence se charge de composés dommageables, provoquant une sensation empâtée et asséchante. Normal, après plus de 2 heures, cependant mes papilles se maintiennent toujours éveillées, mais mon attention mentale fatigue un peu. Vous rigolez, mais fumer un tel cigare avec la concentration qui s’en impose,  est un exercice fatiguant.

Encore deux choses à signaler avant de clore ce chapitre.

Malgré un tirage aisé, le volume de  fumée reste parcimonieux sur l’ensemble de cette dégustation. L’amplitude en bouche se concentre principalement sur l'avant du palais et non sur l'arrière comme la majeure partie des cigares cubains, évitant ainsi toutes saveurs urticantes et irritantes sur le final.

En conclusion, ce ‘Montecristo A’ reste pour ma part un bon cigare assez évolutif, avec un manque de personnalité et de consistance. Certains le trouveront bien en dessous d’un Gran Edmundo par exemple et trouveront ce « A » pas assez musclé, trop discret ! Et je suis tout à fait d’accord avec eux, en même temps le format ne s’y prête pas vraiment. Je pense que ce parti pris est un choix raisonné de la marque, en offrant ainsi un cigare facile et savoureux aux plus grands nombres. Ma note de cœur 15/20, il lui manque  un petit truc pour atteindre l’excellence.

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: giant corona
  • Taille: 235mm x 18.6mm
  • Bague: 47
  • Poids: 19.5gr
  • Année: 2013
  • Prix: entre 40 et 50€ ( difficile à trouver aujourd'hui ! ) vendu à l'unité ou en boîte de 5 coffrets. Le conditionnement de 25, c'est arrêté en 2010.

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

11:43 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Montecristo | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

18/03/2015

Le parfum "Edmond Roudnistska"

Edmond Roudnitska (1905-1996) est un maître parfumeur français né à Nice. Il crée au cours de sa carrière plusieurs parfums à la renommée internationale. En 1946, il fonde avec son épouse Thérèse, le laboratoire de création "Art et Parfum" et s'installe à Cabris prés de Grasse en 1949. Son fils Michel Roudnistska, également créateur de parfum a pris sa succession et s'est également attaché à introduire l'olfaction dans de nombreux spectacles. source wikipédia

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Extrait du livre "Le parfum", rien à voir avec l'auteur du roman "Le Parfum" de Patrick Süskind et de son adaptation cinématographique.

( Plus la formule d'un parfum est encombrée, ce qui est facile et tentant, moins la composition ( en supposant que c'en soit encore une ) a des chances d'être originale, car plus elle court le risque de provoquer des accords déjà exploités. A la limite, en effet, si plusieurs compositeurs élaboraient, chacun de son côté, une formule contenant, m^me en proportions très variables, les deux ou trois cents produits odorants les plus courants, ils ne pourraient s'empêcher d'obtenir tous le même résultat, c'est-à-dire non des compositions mais des mélanges qui évoqueraient tous ce "mille fleurs"----cimetière des espoirs déçus----dans lequel s'accumulent les essais ratés. C'est l'inévitable teinte gris sale qui fait le désespoir de l'enfant barbouilleur lorqu'il mélange trop de couleurs différentes.

Une formule "trop riche", c'est-à-dire chargée en produits capiteux ou chers sans que leur présence et leurs proportions soient dictées par des considérations esthétiques et techniques, risquera fort d'être "pauvre" en valeur esthétique. )

Je trouve amusant qu'un cigare porte le nom de "Mille fleurs", je pense au petit corona de Partagas ! Bref, cet ouvrage est une petite merveille pour éveiller les sens et l'esprit, une véritable bible sur l''art olfactif et philosophique du parfum, tellement analogue à celui du cigare. Il suffit de remplacer le vocable "parfum" par celui de cigare, vous n'y verrez aucune différence ! 

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Edmond Roudnistska

21:08 Écrit par Edmond Dantes dans Mes lectures | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le tabac/ presse " 135 rue Sommeiller à Chambéry " civette à cigare

Voici une adresse découverte cette semaine lors d'un déplacement où vous pourrez vous dépanner lors d'un séjour en Savoie, la cave correctement humidifiée présente un choix partiel de cigare cubain, dominicain et nicaraguayen, avec notamment les "Black Market" ( voir l'article sur le blog )  

Le Brazza, 135 rue Sommeiller, 73000 Chambéry. Tél/ 04 79 69 34 24

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20:33 Écrit par Edmond Dantes dans Les bonnes civettes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/03/2015

Aromaster "Coffret des Arômes du Cigare"

Une belle idée de cadeau pour les avides de la compréhension "cigaristique".

Très utile lors de vos dégustations, ce coffret Aromaster complet comprend 24 notes olfactives présentes dans le cigare. Au prix de 135€

Source: Aromaster
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1. herbe coupée, 2. foin, 3. mousse d’arbre, 4. champignon, 5. terre, 6. thé noir, 7. chêne, 8. cèdre, 9. réglisse, 10. poivre, 11. vanille, 12. cannelle, 13. clou de girofle, 14. noix de muscade, 15. noisette, 16. amande, 17. musc
18. cuire, 19. toast, 20. chocolat, 21. café, 22. caramel, 23. iode, 24. goudronaromaster_002.jpg

 

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20:16 Écrit par Edmond Dantes dans outils | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le tabac/presse le Temps de Vivre à "Toulouse" civette à cigare

Voici une belle adresse à connaître sur Toulouse, la civette " 8 rue du Poids de l'huile " tenu par Pascal Herrada et Olivier Fau.

"Si le rez-de-chaussée du tabac/journaux, le Temps de Vivre, 8, rue du Poids-de-l'Huile, demeure un des lieux des plus fréquentés du centre de Toulouse, Pascal Herrada et Olivier Fau, l'ancien propriétaire de la Licorne, ont souhaité répondre à une demande toujours plus forte des amateurs de cigares. «Nous avons aménagé les sous-sols, les faisant passer de 15 m² à 160 m², précisent-ils. Deux mois de travaux… il a fallu creuser le sol sur 80 cm pour pouvoir aménager cet espace cosy consacré au fait main, aux accessoires, cigares, pipes, champagnes et whiskys parmi les meilleurs.» C'est désormais dans ce «walk-in-humidor» équipé de clayettes en cèdre d'Espagne naturel que Pascal et Olivier, reçoivent les passionnés pour un choix des plus qualitatifs, mais également des plus larges. Le rez-de-chaussée n'a pas été délaissé pour autant. On y trouve toujours un très large éventail de quotidiens, magazines et autres."

Article paru dans "la dépêche de Th. Gausserand", le 19/12/2014

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Pascal Herrada.

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09:33 Écrit par Edmond Dantes dans Les bonnes civettes | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

04/03/2015

Arturo Fuente "Opus X Perfection n°2"

Une dégustation ne simprovise pas, surtout lorsque vous vous apprêtez à fumer un Opus X ! Un conseil, évitez de lattaquer la langue trop chargée en vin, en alcool fort et en boustifaille en tous genres. Vous risquez de passer à côté de toute sa subtilité et de sa complexité aromatique. Pour cela, il est indispensable douvrir vos papilles, de les dilater un maximum en évitant de les agresser, un thé légèrement acidulé ou une simple eau gazeuse fera très bien laffaire ! Le café pourquoi pas, mais du light sil vous plaît. À quel moment le fumer. Préférez-le comme cigare du matin, dun avant repas si le service du midi vous laisse le temps de l'apprécier. Comme cigare dapéritif, oui mais sans les chips, les pistaches et autres sont à proscrire bien évidemment. Je précise des fois que....

Ensuite vient celle de la petite cérémonie, dont je laisse le soin à chacun d'exprimer sa sensibilité. Si certains désirent prier, chanter, danser, siffler peut-être ?  Oui, je plaisante, cest  sérieux un cigare ça se respecte non de Dieu, un peu de tenu !! Ma cérémonie à moi s'apparente à celle du reniflage compulsif à la manière d'un épagneul breton un jour de chasse. Eh là bien entendu, la piste flairée fleure vraiment bon ! Ce parfum subtil et gouleyant qui émane de cet Opus, encense délicatement les narines vers du boisé, de la châtaigne torréfiée, du miel et le fruité, gainant ce joli bouquet d'arôme d'une jolie cape caramel aux nervures fines du plus bel effet. Visuellement, rien à dire.

Dès le démarrage, les sensations en bouche sont de suites onctueuses et grasses, des saveurs analogues à celle du beurre de cacahuète et celle de fruits secs d'un côté et de l'autre des saveurs minérales de terre acide et tanniques comme arôme persistant. Cela donne à ce prélude une très belle complexité que je qualifierai d'explosif, d’équilibré et de chaotique à la fois. J'adore ce moment lorsque les arômes virevoltent tel des atomes se combinant pour donner naissance à des chaînes de molécules. Vous comprenez maintenant pourquoi toutes ces recommandations ! Il vous faut un palais aguerri et non meurtri par quoi que ce soit pour soumettre votre bouche à ce type de perception dès les cinq premières minutes. Du thé ou de l'eau, pensez-y les amis.

Dans un premier temps, après avoir capté l'essentiel de son karma. La rondeur s'installe sur une phase crémeuse sur l'avant de la bouche et de la langue. Suivi d'une longueur bonifiée par une sensation plus grasse  et de consistance moyenne, qui ne veut pas dire mauvaise, mais de corpulence convenable ! Ainsi quune persistance illustrée de notes suaves façon "p'tit beurre", de fruits secs et de café crème exalte à merveille cette première partie azurée au rancio triomphant.

Après 40 minutes de fumage, la suite s'annonce toujours aussi agréable, même si quelques changements  peuvent venir troubler la bonhomie de ce 2ème "opus" ! En effet à ce stade et suite à lapparition  de saveur roborative comme le poivre, je le perçois plus sec et moins confortable qu’à ses prémices. Une transition évolutive certes, mais vers des saveurs plus piquantes, corpulentes et acides à la fois qui marque amèrement  la fin de cette  2e partie. Pour mémoire, dans la plupart des cigares, je pense notamment à quelques Cubains, leur évolution agonise souvent sur un dernier souffle  torréfié, de réglisse très acre en fin de fumage = ( saveurs lourdes ). Ici, cest bien différent, cet Opus ondule sur un registre plus puissant en bouche sur de lamertume et  de lastringence localisée avant tout sur les lèvres. Bref, cette musicalité olfactive si je peux mexprimer ainsi insuffle à la partition un vent de notes aiguës et fortes, et non de notes sourdes et graves = ( saveurs lourdes ). Comme le ferait entre autres un « Gran Edmundo » ou un « Magnum 46 » ! Et comme pour toutes les musiques, les aigus procurent une dissonance désagréable en bouche.

Hormis le prix ce torpedo reste une valeur sure, un cigare élégant et harmonieux dès le démarrage et gratifié dune belle complexité aromatique. Même si la fin satrophie à juste raison, sur la durée ce passage représente à peine 20% du temps consacré à le fumer ! Donc ne vous privez pas, ma note de coeur  17/20.      

  • Origine: tripe:Dominicaine Sous-cape:Dominicaine cape:Dominicaine
  • Format: torpedo
  • Taille: 162mm x 20mm
  • Bague: 52
  • Poids: 19.1gr
  • Année:
  • Prix: 32€ ( Europe )

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20        

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24/02/2015

Belicoso N°15 de "Flor de Selva" ( 2014 )

Difficile de rester insensible à ses effluves ! Ce Selva n° 15, un "Belicoso maduro" au fumet délicieux a de suite captivé mon attention dès la première seconde à le renifler sous toutes les coutures ! Ce premier contact olfactif fait partie d'une gestuelle séculaire et coutumière du parfait amateur et en même temps tellement ubuesque quand on y pense ! Malheureusement cette pantomime est rarement salutaire, ne garantissant en rien les qualités aromatiques du cigare, mais les amateurs tout comme moi dailleurs s'y complaît avec forte conviction. Quoi qu'on en dise, mon nez reste toujours plus loquace à détecter de bonnes senteurs que celles venant d'un cigare aphasique et poussiéreux. Le parfum de ce n°15 exsude avec ardeur des notes grasses de cacao, de café torréfié, de cuir et de faisander, un véritable menu chasseur avec son chevreuil nappé à la sauce vin chocolat. Une évocation gourmande, toutefois très personnelle afin de vous mettre en émoi devant les flagrances de ce "Flor de Selva", cintré d'une cape huileuse au reflet marbré façon stucco ( le stucco est un enduit teinté dans la masse, une fois ciré il se nuance de reflet brillant et mat). Cette texture de feuille offre à l'oeil une patine qui accroche joliment la lumière, digne d'une belle feuille de cape. Agréablement surpris par ce prélude, j'ose espérer que l'entrée, le plat et le dessert accompagneront mon appétence tout au long de cette dégustation.

Dès l'allumage, c'est une véritable explosion de poivre sur l'arrière du palais, une sensation plutôt confuse dans un premier temps ! Après avoir gentiment meurtri mes papilles, ce prélude roboratif succède à une consistance plus rassasiante et onctueuse où les notes de chocolats amers se mêlent divinement à la tourbe, à celle du café torréfié, au bois fumé et lingrédient essentiel, la réglisse ! Mais attention cette saveur atypique d'un cigare "maduro" ne doit pas l'emporter au détriment des autres arômes, au risque de rendre la dégustation fâcheuse et linéaire. Les débuts restent prometteurs et pour une fois en totale adéquation à son plumage ! Une première partie très agréable et confortable.

Dans un second temps, les saveurs s'harmonisent vers plus de rondeur et d'intensité, ne bousculant en rien le profil aromatique tant apprécié en première partie. Cette force en constante augmentation distille son bouquet de notes empyreumatiques toujours plus persistantes et crémeuses qui malheureusement s'enorgueillit d'un léger ammoniac au passage ! Rien de très grave en soi, car cette sensation ne peut être complètement éliminé et reste souvent tributaire des composés plus lourds de la feuille de "maduro" ( feuille de ligero). Ce goût toxique peut provenir aussi d'une filtration difficile à travers le corps du cigare, trop humide, trop gras par exemple, il peut provoquer ce type de sensation. À regret, je constate effectivement un tirage moins aisé à l'approche du 3ème tiers, la tripe plus compacte sest resserrée et filtre difficilement la fumée. Je sais, vous trouvez que « je pinaille, comme d'habitude ! » À côté de ça, son rancio demeure bien équilibré et maintient mon attention sans perturber mon plaisir. Malgré cette perversion analytique et subjective, je passe un très bon moment. 

Dans cette dernière partie, les saveurs reconnaissables du second tiers continuent généreusement à diluer ses arômes corpulents et crémeux à la fois. Mais doucement ce final devient plus lourd, au point de saturer mes papilles de notes intenses de réglisse, de café robusta et de caramel brûlé comme unique liant à ce goût âcre et piquant !! Mais inutile de se formaliser, rien danormal à ce stade de l'examen. Car dans lensemble, ce cigare vaut bien le détour, une très belle réalisation pleine de rondeur et de longueur au caractère attachant, il serait dommage de passer à côté de ce n°15. Ma note de cœur 16/20, pour un rapport/ prix plaisir, vraiment excellent.

  • Origine: tripe:habano jamastran, ligero azacualpa Sous-cape:Brésil mata fina cape:maduro jamastran
  • Format: piramide
  • Taille: 125mm x 22mm
  • Bague: 54
  • Poids: 20gr
  • Année:
  • Prix: 8,5€ ( Europe )

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20      

15:22 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Flor de Selva | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

23/02/2015

Liste Habano des nouveautés 2015

Voici la liste exhaustive des nouveautés 2015 du XVII festival Habano, celle-ci provient de la Casa del Habano de Knokke en Belgique. Liste divulguée sur le site Halfwheel en avant première, serait semble t-il très proche de la réalité à 95% ! Affaire à suivre dans quelques semaines.

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Standard Premium Products:

  • Montecristo Media Corona in 5 & 25: Ring 44 x 90mm
  • Romeo y Julieta Club Kings in 5 & 25: Ring 42 x 129mm
  • Montecristo 80 Aniversario in 20: Ring 55 x 165mm
 
LCDH only products:
  • Partagás Maduro N°1 in 25: Ring 52 x 130 mm
  • La Gloria Cubana 25 Aniversario LCDH in 30: Combinaciones Piramides: Ring 52 x 156mm and Robusto Extra: Ring 48 x 170mm
 
Edicion Limitadas:
  • H. Upmann Magnum 56 EL 2015 in 25: Ring 56 x 150mm
  • Ramón Allones Club Allones EL 2015 in 10: Ring 47 x 135mm
  • Hoyo de Monterrey Maravillas EL 2015 in 20: Ring 55 x 230mm
 
Special Edition:
  • Partagás 170 Aniversario in 50: Ring 56 x 170mm
 
Travel Retail:
  • Partagás E2 in 10: Ring 54 x 140mm
 
Gran Reserva:
  • Romeo y Julieta Wide Churchills Gran Reserva Cosecha 2009 in 15: Ring 55 x 130mm
 
Regional Editions:
  • La Gloria Cubana Glorias in 10: Ring 54 x 180mm
  • La Escepción Don José in 25: Ring 48 x 127mm
  • Bolívar Belgravia in 10: Ring 55 x 130mm
  • La Gloria Cubana Revolution in 20: Ring 55 x 130mm
  • Ramón Allones Phoenicios in 25: Ring 55 x 130mm
  • Ramón Allones Robusto XXL in 10: Ring 54 x 150mm
  • Diplomáticos El Ambajador in 10: Ring 52 x 135mm
  • Punch Supremos in 10: Ring 53 x 153mm
  • Bolívar Emarati in 25: Ring 52 x 135mm
  • Juan Lopez Malecon in 20: Ring 55 x 130mm
  • Rey Del Mundo Petit Robustos in 10: Ring 50 x 102mm
  • Quai d’Orsay Robusto Diplomatico in 10: Ring 48 x 127mm
  • Por Larránaga Opera in 10: Ring 52 x 115mm
  • Diplomáticos Excelencia in 10: Ring 50 x 124mm

11:08 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

20/02/2015

17e Festival Habano 2015

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Du lundi 23 Février au vendredi 27 Février 2015, Cuba sera de nouveau le lieu de la plus grande concentration internationale pour les passionnés des meilleurs cigares du monde: "le Habano". A cette occasion, l'événement rendra hommage à quatre des marques les plus prestigieuses Habanos: Romeo y Julieta et Montecristo.

La dernière édition 2014 du Festival Habanos a réuni plus de 1300 délégués de 60 pays et 250 journalistes.

La foire commerciale sera de nouveau célébrée durant la semaine du Festival. En 2014, la foire a réuni 60 exposants de sept pays et a reçu plus de 2200 visiteurs du monde du cigare, les produits de luxe et les entreprises.

Au cours de cette 17e édition du Festival Habanos, les agents  qui comprennent toujours le premier rang des personnalités internationales auront le plaisir de déguster en exclusivité les nouvelles vitoles qui seront lancés sur le marché en 2015 par Habanos SA, et auront la possibilité de découvrir les racines et les secrets d'une tradition séculaire de la culture du cigare à Cuba. Habanos, SA vous invite à profiter d'une semaine agréable entre amis qui ont une chose en commun: la passion pour Habanos.

Le programme du Festival Habanos propose à ses activités traditionnelles au cours de cette semaine inoubliable, tels que:

  • Nuit de bienvenue (Cocktail)
  • Visites des meilleures plantations de tabac de Vuelta Abajo, Pinar del Rio
  • Visites d'usines emblématiques Habanos
  • Foire commerciale
  • Soirée de gala (dîner)
  • Séminaires
  • Concours International Habanosommelier
  • Soirée pour célébrer le 25e Anniversaire de la casa del Habano (dîner)

L'ouverture de l'événement aura lieu du Lundi 23 Février 2015 et l'inauguration de la Foire Commerciale à l'International Convention Center Palacio de Convenciones. La Foire continuera à être le moment idéal pour les échanges techniques et commerciaux entre les hommes d'affaires, les producteurs et les fournisseurs du monde de cigare.

La journée se terminera par la soirée de bienvenue à l'entrepôt de bois et tabac situé dans le port de La Havane, où les participants auront le privilège d'assister à la fois au lancement du Romeo y Julieta Gran Reserva Cosecha 2009 et à la performance exclusive des artistes prestigieux cubains national et international. Ainsi que les candidatures au Prix Habanos de l'année dans les différentes catégories seront annoncés lors de la soirée.

Le Séminaire international présentera une fois de plus des conférences intéressantes sur divers sujets liés au monde des Habanos, y compris des alliances et de nouvelles alliances de Habanos avec des boissons et des produits d'excellence de la gastronomie, ainsi que les vins de la prestigieuse appellation d'origine du Chianti en Italie, des classes de maître, des dégustations de cigares et pour la deuxième fois le concours pour obtenir la plus longue cendres qui sera accueilli avec enthousiasme comme dans sa première édition en 2014 entre autres thèmes d'intérêt pour tous les amateurs inconditionnels Habanos.

Le 25 Février un dîner très spécial sera organisé pour célébrer le 25e anniversaire de la franchise «La Casa del Habano" et ses plus de 146 points de vente exclusifs et prestigieux Habanos à travers le monde.

Et enfin, le 27 Février, avec le dîner de gala, la cloture du festival rendra hommage cette année à l'une des marques Habanos bien connus: Montecristo avec un cigare spécial pour fêter ses 80 bougies, se terminant ensuite par la vente aux enchères des caves traditionnelles, dont le produit des ventes est chaque année destiné au système de santé publique cubaine.

Habanos SA et le Groupe Entrepreneurial TABACUBA seront honorés par votre présence.

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12:06 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités, Cuba | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/02/2015

Cave à cigare "Kostia"

Kostia, né en 1974, est un créateur de meubles d’art, connu des collectionneurs et des décorateurs. Le travail du bois l’a toujours attiré. Goût inné qui s’inscrit sans doute dans une tradition familiale, le talent d’un grand-père. 

Pourquoi le meuble ? Parce qu’il implique pour lui l’alliance du fonctionnel et de l’audace, de l’utile et de l’imaginaire. D’autre part le bois, toutes sortes de bois, est la matière naturelle, noble et vivante, qu’il privilégie. Il aime le marier avec le bronze qu’il cisèle et polit ou avec des laques. Il ne cesse d’approfondir sa réflexion sur les matériaux qu’il affectionne et n’hésite pas à s’affranchir des contraintes du mobilier classique en utilisant des matériaux très contemporains.

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C’est un autodidacte, se fiant à ses intuitions, même s’il a acquis les connaissances techniques dans un atelier, auprès d’un Compagnon du Tour de France, un maître. Pendant quatre ans, il réalise des copies d’ancien et des meubles dessinés par les grands décorateurs. De longs voyages ont aussi affiné sa sensibilité artistique, en Asie, en Amérique latine. Il a beaucoup vu, beaucoup regardé. C’est dans les Arts asiatiques qu’il trouve souvent l’inspiration, même s’il n’oublie jamais la grande tradition française d’ébénisterie.

En 2011, il reprend un atelier qui a une longue histoire avec le mobilier d’art, dans le quartier du Faubourg Saint Antoine. Kostia s’est d’abord fait connaître par des meubles élégants à mécanisme subtil.  Comme Gepetto, c’est un artisan ingénieux qui fait subir à la matière d’étranges métamorphoses. Originalité, raffinement, et complexité technique, évoquent son travail. La fonctionnalité, la créativité et l’humour de ces meubles ont séduit plus d’un collectionneur.

Kostia cherche à élargir le champ jusqu’alors assigné à l’expression du mobilier d’art. Quand il crée des formes, il réfléchit à leur signification et s’intéresse particulièrement aux concepts qui fondent notre société. Avec lui, il s’agit toujours de petites productions, de pièces uniques  ou de séries limitées. Il ne s’intéresse pas au mobilier « reproductible ». On pense à Jean Royère, à Marcel Coard, et Paul Evans, ébénistes et créateurs si prisés du siècle dernier. Les collections de Kostia sont conçues dans son atelier et exposées, face à celui-ci, dans sa galerie à Paris, 5 Cité de la Roquette, 75011.

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Kostia aime les ambiances chaleureuses et feutrées qu’inspirent les lieux tels que les cabinets de curiosité ou les fumoirs.

En créant ce coffret à cigares il voulait associer ces deux fortes ambiances, le feutré et la chaleureux du fumoir en utilisant du cedero odorata, et éveiller la curiosité par un mécanisme d‘ouverture décalé.

 

L’amateur de cigares se trouve face à un bloc incrusté de bronze dont l’ouverture surprenante est indétectable à première vue. Le sentiment de curiosité l’emporte sur la préciosité de l’objet.

Une fois que l’amateur y touche il s’approprie l’objet, et peut enfin découvrir son contenu sans que celui-ci perde son mystère.

Kostia a créé pour le cabinet de curiosité de Thomas Erber un modèle unique de ce coffret à cigares avec une incrustation de bronze travaillé et un vernis noir mat. Celui-ci a été présenté à Bangkok dans le concept store de Siwilai lors du Cabinet de curiosités de Thomas Erber.

Hauteur: 22,5 cm

Largeur: 27,1 cm

Longueur: 44,6 cm

Renseignement lecteurs Kostia : http://www.artkostia.com/

08:17 Écrit par Edmond Dantes dans Cave à cigare, objets | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |