01/08/2015

Sculpteur Stéphanie Gerbaud "Découpe-moi un Zino Davidoff !"

“Un livre est une fenêtre par laquelle on s’évade.” Julien Green

Voici une petite pépite qui vaut son pesant d’or !  Stéphanie Gerbaud, artiste talentueuse Annemassienne manie l’art du scalpel de la même manière que certains exécutent des numéros de marionnettiste. Cette conteuse d’histoire nous invite à plonger dans son univers de papier où soudainement les livres reprennent vie dans un lyrisme je trouve, très analogue à celui d'un Tim Burton ou d’un Lewis Carroll, géniaux inventeurs de tous ces mondes chimériques créés au préambule de nos existences.

« Stéphanie aux mains d’argent » ou « Stéphanie au pays des merveilles » à vous de choisir, ouvre ses portes à la rêverie au travers de livres anciens, chinés et donnés pour la plupart d'entre eux. Je vous laisse apprécier son travail sur son site à cette adresse: Stéphanie Gerbaud

Ci-dessous un exemple au travers d'un bouquin que vous reconnaitrez certainement entre tous "Le livre du connaisseur de cigares" de Zino Davidoff devenu une sorte d'ersatz que Zino aurait, je pense apprécié !

 

10527305_619112638185740_8931477277707207832_n.jpg

"Le livre du connaisseur de cigares" de Zino Davidoff.

10440675_619112698185734_4762613282305355978_n.jpg

 

"Le livre parle en silence"

Clins d’œil astucieux, dentelles de pages, méandres littéraires. Découpages et pliages font émerger des sculptures inattendues des livres qui passent entre mes mains. Le mouvement et la fluidité prennent le pas sur la rigidité du livre d'ordinaire si angulaire.

Portée par mon amour du livre en tant qu'objet, je pose le récit au centre des sculptures littérales et le processus de déconstruction opère comme un révélateur du contenu. Chacune des sculptures est accompagnée d'un court texte explicatif, l 'idée participant au plaisir esthétique.

Afin d'accentuer les lettres de noblesses de l'objet, les livres choisis sont anciens, usés par les mains qui les ont explorées. Un jeu de contraste se produit alors entre le classicisme des livres recueillis et le caractère contemporain du message mis en relief.

Les sculptures littérales proposent l'idée qu'une fois leur mission de transmission des savoirs accomplie, les livres peuvent délivrer un message sans en lire les pages.

Stéphanie Gerbaud 

12:55 Écrit par Edmond Dantes dans Arts photos/ illustrateurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/07/2015

Cuaba Piramides "Edicion limitada 2008"

Voici une édition limitée injustement boudée en son temps, celle du Piramide Cuaba de 2008, d’ailleurs le seul format de la marque à ne pas être un perfecto comme le reste de son catalogue actuel ( Diadema, Divinos, Distinguosn Salomones ), mise à part un double perfecto de 1999 conçu spécialement pour le festival Habanos.

Ce jeudi 23 juillet,  après un petit passage chez Gesto à Genève pour effectuer quelques provisions, Mr Rio (Jean-Charles de son prénom) le cicérone de ce lieu incontournable m’a gentiment conseillé sur mes achats avec notamment ce Cuaba que je ne connaissais pas, alors pourquoi ne pas me laisser tenter ?  Je précise qu’après 7 ans, les stocks arrivent à échéance, mais quelques-uns sont encore disponibles pour les amateurs avides de curiosité ‘cigaristique’, bien entendu disponibles chez notre cher Mr Rio (Gesto), dont je vais suivre perplexe sa recommandation. ça tombe très bien, je cherchais un nouveau sujet pour une prochaine dégustation. Une petite chose (Je ne le propose jamais en général, mais si vous êtes comme moi curieux de ce cigare, je peux exceptionnellement vous le faire envoyer au prix Gesto + le port).

Quelques heures plus tard, le soir même en terrasse à la fraicheur du crépuscule, c’est là à cet endroit que je vous invite, bien installer dans mon transat à découvrir ce Piramides Cuaba.

Pour son aspect, ce cigare offre une patine joliment cuivrée, chocolaté venant des ferveurs de sa cape maduro dont le toucher souple fait frémir le veinage saillant en sous-cape de ce corps musclé et léthargique. Celui-ci exalte sa sueur encenseuse de bois de cèdre, de chocolat au lait, de vieux grenier et d’un soupçon de viande fumée subtilement délivrée. A crudo, en absence de noter trébuchante et dissonante je perçois en toute simplicité, une certaine forme de légèreté, dégustation à suivre…

Dès l’allumage sur environ 5 minutes ; Je retrouve ce sentiment d’inconstance et de douceur, le tout dompter par une onctuosité attentionnée.

Dès le premier temps, le chef d’orchestre ouvre sa partition sur une mélodie telle « Le lac des cygnes » de Tchaikovski. Une entrée en matière anxieuse pour commencer, voire très légère et dotée d’une excellente longueur, très agréable de surcroît ! Mais d’une consistance soupçonneuse qui ne demanderai qu’à éclore. Malgré cette petite absence je le trouve tout de même assez distingué, riche de ses arômes, de crème, de café lungo, de beurrée façon pâte brisée et de poivre noir comme sagacité. Cette première partie joue le jeu d’une symphonie ouatée dans ses premiers accords, mais après 20 minutes et progressivement celle-ci se charge sans lourdeur vers plus de consistance. Les saveurs devenues plus homogènes évoluent maintenant sur celle du café poivré, de terre aride et de fruits secs. Des notes, dont je dirai d’empâtée qui assèche sa distinction d’un manque de gras. Rien de très fâcheux, mais prévoyez un verre d’eau à proximité ! (Petit détail de perception, cette introduction sollicite avant tout l’avant de la bouche, plutôt rare dans un cigare cubain)

En seconde partie, je confirme le côté sec en bouche, la sensation de respirer la poussière d’un tapis ! Par contre, la longueur des arômes reste indéniablement très bonne, plus fondus aussi elle renforce automatiquement sa rondeur. Comme accord majeur, celui-ci  se voit récompensé de notes toujours plus évolutives, de café épicé et de boisé. Après 50 minutes, je constate une levée de son intensité (consistance), le cigare devient plus roboratif, plus puissant et cuisant sur l’avant et l’arrière du palais. Toutefois maîtrisé, il n’anesthésie pas votre sens gustatif à condition bien sûre de bien gérer l’inflation de chacune de vos bouffées.

Je trouve le 3e temps assez prématuré, en effet je sens une rupture très frappée, plus lourde sur les sept derniers centimètres. La consistance en net hausse s’envole sur de sombres notes, plus torréfiées, pain brûlé et  plus d’ardeur ‘alcaloïdée’ comme fatalité. Rien de très alambiqué dans cette dernière partie qui présente un fumage puissant et précis, dont le bon équilibre étonne jusqu’à son dernier souffle. Pour conclure, ce Cuaba EL 2008 s’est amendé au fil des années pour nous exposer aujourd’hui  après sept années une forme  liturgique d’un joli qualia cubain. Ma note de cœur 16/20, un cigare pour amateur avisé.  

  • Origine: tripe: Cuba, sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: Pyramid
  • Taille: 156mm x 20mm
  • Bague: 52
  • Poids: 15,7gr
  • Année: 2008
  • Prix Suisse: 23€

92bf46defaa1445b8014544efcb8250a.jpg

b37ef3ca060e47ea97fb2495c9b0ac3e.jpg

 

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20    

08:06 Écrit par Edmond Dantes dans Cuaba, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

20/07/2015

Paradiso Révélation "Odyssey"

Genève, 27 juin 2015. Brève de cigare…

Encore une belle journée qui s’annonce, le ciel est radieux, mais très chaud tout de même avec ses températures qui oscillent entre 35°et 28° à l’ombre des arbres séculaires du parc des Eaux Vives. Sur les taches de gazon certaines recherchent l’effet cuisant du soleil, quand d’autres préfèrent se fatiguer ou ruser du ballon pour convoiter ces ingénues, d’abord timidement par quelques regards coïncidant pour ces drôles de gazelles ! Un peu plus loin je croise un vieux couple de ‘Pékinnois’, le konica en bandouillère, les sandalettes à chaussettes de couleur peau en quête d’un endroit, manifestement  un besoin pressant les conduit droit vers la sanisette du parc installée là prestement pour les besoins des fêtes de la musique, malheureusement fermé à cette heure, pas de chance pour eux ! Je passe devant le bar de l’orangerie lui aussi fermé et d’un pas lourd je traverse les allées ornementées en direction de l’une des sorties, celles-ci érigées de hauts portails d’aciers forgés rappelant le passé historique de ce domaine constitué dès le XVIe siècle. Trouver une terrasse convenable pour cet exercice, un endroit non assiégé par les hordes d’Aborigènes assoiffés et près à vous écorcher  à la moindre fumée mal odorante n’est pas chose facile ! Comme je le dis « Mieux vaut être prudent lorsqu’il fait beau temps, car l’amateur heureux devient vite l‘’enfumeux’ de ces braves gens dont l’intolérance n’a égard que le mépris dont prône la bouffonnerie. »  Je préfère les éviter en choisissant un lieu plus discret pour pêché tranquille dans la gourmandise et ma paresse.

Bien décidé, je file droit sur la rue Montchoisy en direction du centre en quête de ce havre de paix ! Plusieurs établissements pourraient répondre à mes exigences, mais non ça ne va pas, trop ensoleillé, mal exposé, trop vulgaire et pas assez désuet à mon goût, je cherche un parfum de vieille ville à l’extérieur de celle-ci. Vous me trouvez  trop compliqué, moi aussi d’ailleurs. Et tout ça pourquoi, pour un cigare que j’aimerai peut-être pas. Mais soyons patient ! Un peu plus loin je croise plusieurs rues adjacentes dont celle de la rue Maunoir qui file vers le lac, et là à quelques pas, quelles bonnes surprises, des tables en fer rondes et orphelines s’offrent à moi de toute leur insolence, placées devant les hauts vitrages anciens qui semblent être un bar, ‘Le Coup de Girafe’ quel drôle de nom, on le croirait sorti tout droit d’un livre pour enfants !! Après quelques pas indiscrets pour guigner, je découvre avec curiosité ce café entre brocante et salon de thé, véritable patchwork du temps passé où se mêle tout de sorte d’objets singuliers  comme cette vieille caisse enregistreuse en bois ou la caméra super-8 d’un Zapruder égaré, un fauteuil style cocktail des années 50 côtoyant l’austérité d’une chaise Louis XV, sous les regards hypnotisant de quatre garçons ‘pop artisé’ accrochés comme des trophées sur le mur du fond, John, Ringo, Georges et Paul, ici tout est à vendre ou presque !

Voilà ce que je recherchais pour me poser…Un lieu peu fréquenté à cette heure de la journée. De plus avec cette chaleur il était temps, ma carcasse ne demande qu’à s’hydrater ! Je passe commande d’un thé froid maison gentiment proposé par, ce qui semble être la taulière de ce zoo, blonde, cheveu court, 1m65, 50kg environ 30/35 ans, une nana décontractée bien dans ses baskets, aimable sans être mielleuse, simple et efficace. N’ayant pas eu le temps de déjeuner, je me laisse aller à la gourmandise et l’accompagne, mon thé bien sûr, d’une part de tarte Tatin présentée parmi d’autres pâtisseries. Cette ambiance conviviale me convient très bien, et sans risque de trop dérangé !

La ligne ‘Révélation’ comporte 3 modules, le Leviathan ( 165 x 64 ), l’Odyssey ( 146 x 60 ), le Legend ( 158 x 52 ), le Mystic ( 142 x 48 ) et son Prophet ( 127 x 54 ), une nouvelle ligne qui complète les trois précédentes, le Supremo, le Clasico et le Papagayo dégusté en 2012 sur ce blog dont la note de 16/20 laisse à penser qu’il me plaisait à l’époque! Aujourd’hui, c’est au tour de l’Odyssey de me donner  l’inspiration, dont je espère de tout cœur. Ce 60 de cepo, est une limite que je me donne, plus gros je ne peux vraiment pas. Visuellement, le cigare est soigné malgré quelques petites taches blanches comme une sorte de décoloration de la cape ! Celle-ci peu nervuré présente un toucher plutôt dense et trop ferme. Les flagrances de la cape colorado de semence Sumatra/ Equateur offre un doux parfum de boisé, de pain chaud et de léger vanillé. A crudo, je le trouve assez herbeux de type foin frais. Le problème le plus fréquent que je rencontre avec ces gros modules concerne l’utilisation de la guillotine, en effet une fois sur trois j’explose la cape et la sous-cape souvent trop sèche ! En effet, la lame fait subir une énorme pression au cigare, je me résigne maintenant à utiliser mon emporte-pièce en réalisant un poinçonnage adapté en trèfle pour créer une ouverture maximale.

Dès l’allumage, les premières minutes sont suffisamment onctueuses, puis viennent dans la longueur une sensation râpeuse et piquante.

Dans un premier temps, cette sensation d’onctuosité et de générosité persiste avec une consistance toutefois mesurée, mais suffisante pour espérer une suite plaisante. Quelques notes d’amertumes viennent cependant distraire le palais par une aversion végétale terreuse d’humus ou voir de terreau, je ne saurais dire avec précision de quoi est fait ce petit arrière-goût. L’ensemble est soutenu d’un soupçon de poivre noir qui exhausse un temps soient peu mes papilles. Mais sur le fond, je retrouve cette astringence légère et obséquieuse qui me gène, un peu comme un thé à la bergamote par exemple.En bref, rien de dissonant sur ce préambule qui sied à merveille les aromes acidulés de mon thé avec ma pomme confite et caramélisée, au moins je lui ai trouvé quelques affinités !  

Dans la seconde partie,  je découvre un cigare moins désordonné, plus fondu et ample en bouche. Son onctuosité, plus de rondeur absoute cette acidité dont l’effet rédhibitoire pouvait contrarier son évolution. Maintenant plus suave en goût, je découvre un cigare plus pertinent dans son tempo fait de notes de sous- bois, de foin, de noisette décortiquée et de poivre timoré. cette 2e partie à la consistance légère  et à l’intensité aromatique relative séduira les plus frileux, illustrant un fumage accessible au plus grand nombre, un cigare convenable et sans grande complexité.

Etrangement sur ce 3e temps, le côté acide végétal  pourtant corrigé précédemment reprend doucement de la vigueur. Les saveurs endémiques persistent sans vraiment subjuguer, porté par une linéarité monotone qui professe une longueur râpeuse et nocive qu’il m’est difficile de taire! Un final moyen dont la consistance se sous-estime sans vraiment convaincre, un manque de conviction dans presque tout anéantisse tout espoir d’y trouver un antidote efficace à cette pantomime. Même, le reste de ma tarte n’y suffit plus à rendre cet Odyssey moins méprisable. Vraiment peu de rien dans cette 3e partie dont beaucoup de choses ne sont plus à dire.

En conclusion, cette dégustation que je trouve mitigée m’a offert d’agréable dessein mais sur un seul tiers ! Malheureusement, les deux autres tuent l’envie d’avoir envie. Un cigare trop herbeux pour ma part. Une révélation qui m’ordonne une note de cœur de 14/20 !    

  • Origine: tripe: Nicaragua, sous-cape: Nicaragua, cape: Sumatra/ Equateur
  • Format: gros toro
  • Taille: 146mm x 23mm
  • Bague: 60
  • Poids: 22gr
  • Année: 2014
  • Prix Suisse: 9,5€

868c042d734e47eeb0ec83393126d21a.jpg

03adf4b95e8643d8bbe54939eb171fc7.jpg

93bc3618d8464b7e9b0c4b25a55cf39b.jpg

‘Le Coup de Girafe’ Genève, ( google map ), 10chf le thé + la part de gâteau !

 

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20  

 

08:50 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Paradiso | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

11/07/2015

Comment aborder la dégustation ?

hero_freudadvertising09.jpg

Comment aborder la dégustation d’un cigare ? J’entends souvent de la part d’amis amateurs s’exclamer, « Moi j’sens rien !! » ou bien s’interroger «comment fais-tu pour ressentir tout ça ? Autant de questions que de sensations possibles, faudrait-il être chaman pour décrypter nos  volutes ou posséder quelques dons de divination appropriés à la dégustation, je ne pense pas ! Vous comme moi, possédons tous la faculté d’apprécier ou  de dévaloriser les choses que nous côtoyons chaque jour, architecture, peinture, musique, danse, dessin, sculpture, les bienfaits de la nature et la gastronomie, correspondent au fondement de la morale, une forme d’eudémonisme impérialiste. Inconsciemment ou consciemment, notre analyse constante de notre monde nous apprend à discerner le beau du laid, le bon du mauvais, et cela en va de même pour un simple cigare, un vin ou une simple tranche de foie gras ! Une expression que nous connaissons tous, lorsque les avis divergent dans une discussion  « Oui mais, les goûts et les couleurs, tu sais…!! » Une expression paradoxale qui ne veut pas dire grand-chose, prenez là au sens propre, pensez-vous que la couleur jaune puisse être perçue verte ou bleue, voire rouge suivant le type de personne. Pensez-vous que le goût de l’agneau peut se rapprocher de la saveur du bœuf ? Bien entendu, tous ceux qui souffrent de problèmes de daltonisme ou de dysosmie seront des exceptions qui ne rentrent pas dans ce schéma. Le problème vient plus généralement d’un vocabulaire inadéquat dans certaines observations pour définir nos émotions. Une couleur au cœur de nombreuses discussions est sans aucun doute celle de la couleur verte et bleue ! La couleur verte est produite à part égale, ou pas, de jaune dans le bleu suivant la quantité de l’un ou de l’autre le vert sera plus jaune ou plus bleu, mais beaucoup affirmeront avec conviction que le vert est bleu ou le bleu est vert !! Rien de physiologique dans tout cela, mais plutôt un vocable mal adapté dans la manière d’aborder notre environnement avec rigueur.

D’ailleurs, heureusement que la nature nous a armés des mêmes aptitudes de perception : la vision, l’ouïe, le goût et l’odorat afin que l’homme puisse rester en harmonie avec son environnement ainsi qu’avec  ses congénères. Toujours à propos de cette expression, je suis d’accord avec vous et je devine votre réflexion, comme quoi la perception d’un individu à un autre peut différer « Moi, je n’aime pas les huîtres ! » ou « Moi, je déteste les cigares Dominicains », ce n’est pas un problème physique, mais plutôt d’ordre de la psychanalyse, je pense, les raisons sont bien plus complexes qu’il n’y paraît, qu’une simple affaire de goût. Tout cela pour vous expliquer avec mes mots que nous sommes tous armés de la même façon et égaux face à cette appétence qui anime notre vie de tous les jours. Bien que nous ayons les mêmes outils pour interpréter le monde, nous ne possédons pas forcément les mêmes acuités pour chacun de nos sens, certains ont une vision extraordinaire de loin et d’autres portent des lunettes !   

Prenons le cas d’une œuvre picturale, vous contemplez un tableau dans un musée comme le radeau de la Méduse d’Eugène Delacroix exposé au Louvre, facile tout le monde le connaît. Face à sa contemplation votre œil produit d’infimes signaux chimiques à votre cerveau qui déclencheront une émotion agréable ou pas en fonction de vos souvenirs, cela peut déclencher des larmes, de la joie suivant certaines personnes ! Malgré tout cette représentation d’Eugène Delacroix restera identique à tout le monde. Hormis votre sensibilité unique en fonction de votre passé, le responsable analytique de ce travail provient des capacités innées de notre cerveau à associer les formes et les couleurs dans le juste équilibre d’une composition ainsi que ses proportions à devenir  harmonieuses à notre œil. Comment fait-on ? Il faudrait remonter très loin dans le temps pour trouver l’ébauche d’une réponse, de manière empirique il semblerait que la nature possède un don avéré pour les proportions. Je pense notamment au fameux nombre d’or ( 1,618 ), dont le nautile ce merveilleux coquillage semble tirer sa beauté en ‘spiralique’.

Couper_45.jpg

Le radeau de La Méduse.

Et si le bon goût en bouche produit par la fumée d’un cigare possédait lui aussi ses proportions universelles pour être appréciées. Comme l’utilisation du nombre d’or par de nombreux artistes, « La naissance de Venus » peint par Botticelli par exemple et certaines œuvres musicales, même des instruments de musique comme le violon respecte ce calcul magique emprunté à la nature !  Et pourquoi pas l’olfactif ? 

L’appréciation de tous ces tableaux attribués à la période romantique des grands peintres du XVIIIe siècle, idem pour le classicisme, donne à nos émotions un sentiment de sécurité, d’ailleurs il est rare de ne pas les trouver plaisants à regarder malgré les sujets mis en scène. Mais que penser d’une œuvre de Braque ou de Kandinsky ? Deux maîtres dans leur domaine, l’un excelle dans le cubisme et l’autre dans l’Art moderne ou l’inverse, difficile pour les néophytes que nous sommes de s’y retrouver dans ce monde plus indistinct. Un œil non averti y trouvera de la sottise, de la lourdeur, de l’inexpérience dans le trait. Pour en déceler la quintessence il faudra nécessairement ouvrir les pores de notre cerveau et sans délecter ! L’exercice demandera du temps, plus de subjectivité sous cette forme d’Art et moins d’objectivité surtout. Laissez votre cerveau interpréter toutes ces distorsions de formes et de couleurs en puisant plus profondément dans notre inconscient aura pour effet de produire de nouvelles visions de ce chaos. Etrangement dans cette forme représentatif, chaque tableau donnera libre court à notre inspiration du moment, aucune personne ne le percevra tel que le nous voyons réellement !! Le cigare a parfois cette magie et oscille entre fantasme et réalité, mais là nous entrons dans le domaine secret et ésotérique de la feuille de tabac noir, un monde où tout béotien se verra condamner à une errance sans retour possible dans sa quête chimérique et "cigaristique". Ce châtiment précieux dont je vous parle, j’en jouis encore aujourd’hui avec grand bonheur !! Mais revenons à nos cigares.

Un cigare s’écoute et vous murmure bien des choses à qui sait l’entendre, si vous êtes suffisamment attentif à ses humeurs, vous percevrez l’idiome de ses arômes. Pour le comprendre dans un premier temps, aiguisez vos sens en les travaillant régulièrement, plus vous serez réprobateur envers vos dégustations, plus vous en apprendrez. Le critique gastronomique devient un maître dans son domaine à force de goûter des plats, il sait reconnaitre la qualité des matériaux utilisés ainsi que le travail accompli pour produire une recette. Un petit conseil, dégustez le plus souvent seul et au calme. Tout dépend si vous fumez ou si vous dégustez !

 Prenez le temps de prendre des notes afin de les interpréter plus tard pour en recréer une petite histoire, un déroulement significatif de votre ressenti. Evitez les mélanges dissonants et trébuchants, sauf si le but recherché comprend bien sûr des associations adéquates. Préférez la neutralité avec un thé tiède et peu sucré ou simplement un verre d’eau, cela évitera de souiller les arômes délicats de votre module à expertiser.     

Si vous suivez parfois des émissions culinaires comme ‘top chef’ ou ‘Master chef’,  il y a une chose primordiale à ne jamais oublier lorsque vous cuisinez, l’assaisonnement ! La dégustation d’un cigare rejoint ce même principe, les premières sensations que nous ressentons face aux premières bouffées concernent cette consistance, cet équilibre en bouche que j’attribue toujours à l’assaisonnement d’un plat. Prenez par exemple le meilleur des mets et le plus cher de la carte d’une des plus belle table étoilée française, si le chef a omis de saler son plat, son insipidité deviendra de suite palpable et insupportable, nul besoin d’être une lumière en gastronomie pour crier haut et fort « S’il vous plaît le sel, merci ! » même si son ajout tardif n’aura qu’un effet illusoire sur le travail accompli et ne pourra pas être savouré à sa juste valeur. Par habitude de goûter différents cigares de terroirs quel qu’il soit, ce sentiment se détecte assez rapidement dès les 20 premières minutes, voire même avant. Ne jamais oublier "qu’une fumée se mange", mâchez là par petite bouffée pour qu’elle circule librement dans toute votre bouche pour en expertiser chaque molécule (un précepte de mon ami  JMH que j’applique souvent lors de mes analyses). Vous comprenez maintenant une des raisons de la dégustation en solo,  car toutes ses mimiques buccales et autres cocasseries s’efforceront de vous ridiculiser avec  lyrisme !     

Chaque cigare possède une composition expressive différente suivant son environnement ( son terroir et son climat ) dont il provient, ainsi que son ADN ( son patrimoine génétique ), sans oublier le travail des hommes ( l’agriculture pour le produire ). Dans un sens certaines feuilles (matériaux) possèderont de meilleures qualités gustatives que d’autres c’est une évidence, prenez une tomate achetée chez votre petit maraîcher dans votre village et celle vendue en grande distribution, elle aura bien meilleur goût. Et bien chaque mélange (liga) contiendra une qualité aromatique en fonction de tous ses facteurs évoqués un peu plus haut.  Mais comment reconnaître la qualité de toutes ces feuilles dans les cigares que nous fumons, tout simplement l’abnégation dans  la dégustation dans toute sa complexité en affutant chaque jour un peu plus votre perception.  

Le pire qu’il puisse arriver serait la disparition d’un terroir et de tout son savoir- faire, l’effacement total d’une identité olfactive et gustative, cela est de notre responsabilité, nous amateur. Prenez le cervantes Molinos de Sancho Panza, un excellent cigare Cubain dont la production vient d’être arrêtée, faute de public aujourd’hui pour l’écouter !   

b4a46e71ec7947328f421f1cae1bc878.jpg

Sancho Panza "Molinos de 2001" offert par mon ami Yann.

Comme pour la cuisine, une fois votre plat correctement assaisonné, il faut ensuite en apprécier la qualité des aliments qui le composent, ceux qui détermineront sa complexité aromatique ! Un bon steak purée, son volcan et sa sauce même très bien salée et poivrée sera effectivement très bon, mais de là à vous extasier ! Nous sommes bien d’accord. Pour certains cigares, c’est à peu près la même chose, rien de très complexe dans la recette en soi, mais d’une bonne consistance, ce qui leur permet de se maintenir à flot dans une moyenne acceptable, je dirai que ces cigares représentent en moyenne 90% du marché et puis il y a les autres…

Comme pour les arts en général, lorsque vous déguster un cigare, celui-ci doit vous suggérer une émotion, une histoire parfois, un frisson pour certain (très rare je vous rassure), selon votre sensibilité et le moment, votre humeur et le lieu où vous vous situez.

La persistance ou longueur en bouche s’apparenterait d’une certaine façon à celle de tenir la note le plus longtemps possible comme le ferait un musicien ou un ténor, voici un autre facteur intéressant et prédominant dans la dégustation d’un cigare, à condition que celle-ci, cette note soit agréable gustativement et non dissonante. Comme vous pouvez le ressentir, une dégustation peut aussi de manière suggestive se mimer à un orchestre symphonique ou un opéra, évoquant une évolution rythmique, une sorte de tempo organoleptique capable de maîtriser l’équilibre du cigare, de la pièce, tout au long de sa combustion. Avec de l’entrainement vous entendrez aussi un jour les cordes, les cuivres et les bois vibrer dans les volutes bleutées de votre double co "Lusitania "par exemple.

Sachez que toute représentation olfactive stockée dans notre cerveau suscite des images souvenirs de celle-ci, on se souvient dans un premier temps de l’aspect et non de son odeur. En effet nous ne stockons pas les odeurs de manière physique mais uniquement par des associations d’images, sans cela il nous serait impossible de se comprendre et d’en apprécier leur originalité. Prenez un exemple, vous sentez l’odeur d’essence de citron dans une pièce, automatiquement votre cerveau  vous sortira la fiche d’un citron. Plus votre cerveau stockera de fiches, plus vous serez capable de les reconnaitre plus tard lorsque vous serez confronté un jour à cette odeur. D’ordre plus philosophique, vous connaissez cette expression « Ma madeleine de Proust » tiré du livre ‘Du côté de chez Swann’, dans le texte cela signifie manger une madeleine et en percevoir une brève et vive émotion, faisant ressurgir des profondeurs un souvenir agréable lié à cette odeur, celui par exemple de votre mère ou de votre grand-mère préparant une pâtisserie lorsque vous étiez enfant, exaltant des flagrances magiques et gourmandes dans l’instant présent, une sorte de film souvenir souvent déstabilisant lorsque cela nous frappe ! En dégustant votre cigare, certaines formes aromatiques vous portent parfois à replonger dans la grâce de vos souvenirs.

91295029.png

Marcel Proust.

Chaque nouvelle dégustation en appelle une autre, une terrible malédiction associée à quelques feuilles de tabac roulées...

Edmond.            

13:37 Écrit par Edmond Dantes dans Cigare, Enquéte | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

01/07/2015

La nouvelle gamme "Davidoff Escurio"

La nouvelle gamme Davidoff Escurio a été officiellement dévoilée lors d’une flamboyante réception de pré-lancement à Miami.

 

Bâle/Miami, juin 2015. C’est dans un cadre spectaculaire que Davidoff Cigars a dévoilé sa nouvelle ligne de cigares Escurio lors d’un événement de pré-lancement à Miami, le 25 juin 2015. Davidoff Escurio s’inscrit dans la foulée de la fameuse gamme Davidoff Nicaragua – troisième au classement 2013 de Cigar Aficionado – afin d’offrir des expériences variées et innovantes aux amateurs du monde entier. « Davidoff Escurio a été élaboré pour tous ceux qui souhaitent découvrir des expériences aussi vibrantes qu’envoutantes dans l’esprit de notre devise « time beautifully filled ». Si le temps est l’un des principaux luxes de la vie, ce cigare le remplira d’émotion » a déclaré Hans-Kristian Hoejsgaard, CEO d’Oettinger Davidoff AG.

 

Rythme. Fascination. Originalité. 

 

Inspiré par l’esprit pionnier de Zino Davidoff et sa passion pour les expériences inédites, Davidoff Cigars s’est donné comme mission de proposer à l’amateur de cigares d’aujourd’hui des découvertes aussi variées qu’innovantes. 

Cette mission a conduit les maîtres assembleurs de Davidoff à se fixer un nouveau défi : élaborer un passionnant cigare brésilien capable de procurer une stimulation intense du palais, à la fois épicée et suave, avec toute la fougue et la sophistication raffinée que les aficionados attendent de Davidoff. L’équipe a trouvé son inspiration à Rio de Janeiro, l’âme du Brésil, ainsi que dans les rythmes, la magie et les riches expériences qui animent ses nuits. Chaque cigare Escurio associe des feuilles de Cubra – sublimant le feu du Criollo cubain – aux sombres feuilles du Mata Fina brésilien qui vibrent au cœur de cet assemblage original de tabacs. Les tabacs dominicains de la tripe ainsi qu’une cape équatorienne de semences Habano confèrent un bel équilibre à ce cigare d’exception. 

« Préparez-vous à vivre une passionnante aventure gustative ! Les nuits fascinantes de Rio et leurs rythmes lancinants ont très largement inspiré nos maîtres assembleurs dans l’élaboration d’un superbe mélange aux origines multiples, créé autour de l’âme des meilleurs tabacs brésiliens. Davidoff Escurio entraînera les aficionados dans une exploration gustative enrichissante où les tonalités suaves se marient aux notes épicées tout au long d’un voyage ponctué d’étapes inattendues », a expliqué Charles Awad, Senior Vice President Global Marketing & Innovation chez Oettinger Davidoff AG.

Le cigare Escurio Robusto s’est vu décerner la meilleure note lors de la dégustation à l’aveugle organisée au printemps par le réputé Cigar Journal, obtenant un rare 93 avant son lancement sur les marchés : « Une véritable douceur suave rencontre une expérience épicée dans une explosion de notes diverses, sorte d’encyclopédie des saveurs », commente le journal.

Qui plus est, les panels de dégustation quantitative à l’aveugle réalisés en Allemagne et aux Etats-Unis avec la nouvelle gamme Escurio ont régulièrement noté ce cigare comme l’un des meilleurs jamais testés parmi ceux composés de tabacs cubains, dominicains, nicaraguayens et d’autres origines. 

La fascinante expérience Davidoff Escurio.

D’emblée, le mélange surprend par la rencontre de saveurs épicées et sucrées, le piment rouge jouant avec des notes plus douces et crémeuses. A cette impression s’ajoutent bientôt – au deuxième tiers – des arômes de chêne, de réglisse, de fruit, de sel et de cuir, avant que ne se dégagent des notes de café et de chocolat pimenté sur un final d’une séduisante complexité. Véritable kaléidoscope d’arômes, ce cigare incite à une expérience gustative inédite, pleine de détours et de surprises. Chacune des feuilles de tabac soigneusement sélectionnées qui composant cet amusant assemblage de couches superposées y imprime sa personnalité propre :

Cape Habano Ecuador – la belle cape sombre, brillante et huileuse, avec ses veines à peine visibles, se distingue par une douceur crémeuse, un équilibre de notes terreuses et un aspect séduisant.

Sous-cape et tripe brésiliennes Cubra – les feuilles Cubra, mûries au soleil, intenses et épicées, un tabac Criollo cubain d'origine, cultivé au Brésil, soulignent les notes épicées du mélange. Grâce à sa texture fine à moyenne, la feuille de sous-cape brésilienne Cubra garantit une combustion uniforme.

Tripe Mata Fina brésilienne – la feuille Mata Fina de la tripe, élevée au soleil, développe de passionnantes saveurs sucrées. Cette douceur suave est le fruit de l’interaction parfaite entre pluie et soleil qui permet aux feuilles de se gorger de sucre durant la saison de croissance. 

Tripe dominicaine – les tabacs brésiliens sont ensuite enrichis de trois tabacs dominicains Seco qui équilibrent le mélange, lui conférant la sophistication qui est la signature de Davidoff.

La gamme Davidoff Escurio se présente sous trois formats :

  • Petit Robusto : 50 x 31/4
  • Robusto : 54 x 41/2
  • Gran Toro : 58 x 51/2
  • Cape : Ecuador Habana
  • Sous-cape : Cubra brésilien
  • Tripe : Tabacs brésiliens Mata Fina et Cubra; tabacs dominicains San Vicente, Piloto et Olor/Piloto Seco.

 

Davidoff_Escurio.jpg

 

La gamme est présentée dans un coffret à cigares Davidoff Escurio en bois noir de belle facture, rehaussé d’éléments métalliques, contenant 12 cigares ainsi qu’un luxueux étui pour quatre cigares, tous deux arborant l’emblème Escurio en demi-lune, reconnaissable entre tous. Elle sera disponible chez les revendeurs Davidoff agréés à partir du mois de juillet 2015 aux Etats-Unis. 

Afin de compléter sa gamme de cigares, Davidoff proposera des accessoires innovants : un élégant allume-cigare jet flamme, un poinçon de cigare et deux boîtes à cigares en cuir.

 

Lancement et disponibilité.

Le lancement officiel du Davidoff Escurio aura lieu pendant l’IPCPR (Etats-Unis) en juillet 2015, puis en Europe (pendant l’Inter-tabac, Dortmund, Allemagne) et dans les enseignes internationales de vente aux voyageurs en septembre 2015, enfin en Asie en octobre 2015.

 

Communiqué de presse :  Oettinger Davidoff AG "Corporate Communications"

Davidoff_Escurio_Packaging.jpg

 

20:38 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/06/2015

Ramon Allones Extra "Edicion limitada 2011"

Après 4 ans de cave, ce corona attendait sagement le bon moment d’enorgueillir mon attente et mes envies. Tapi timidement dans l’ombre aux côtés de quelques gros bras, du type Grand Épicure, Libertador et Supremos qui le jaugeaient de leur taille avec raillerie, se moquant outrageusement de sa petite taille ! Les quolibets fusaient du style «Tu fais encore régime, regarde-moi ça tu flottes dans ton slip (ta bague) aujourd’hui» ou la fois lorsqu’un gros robusto faillit l’écraser et l’étouffer au fond de ma boîte sans crier garde. Eh oui, l’heure est au format extra large, les coronas n’ont plus qu’à bien se tenir s’ils veulent subsister face au ventripotent cigare au pied lourd, ventru et sans corps pour nombre de gros cepo, un étonnent paradoxe je trouve !

Cette édition limitée de 2011 ne demande qu’à s’exprimer maintenant, passé ces quelques années de repos. Lors de sa sortie beaucoup le trouvait fougueux voire trop excessif en goût, pas assez de cohésion dans son mélange. Une juvénilité pétulante qui s’adoucit, dit-on avec le temps. Pourquoi maintenant et pas dans une année pour le fumer, pour la simple raison que cet Allones m’a été offert à la dégustation récemment lors d’un dîner chez Rhein à Genève, surpris par sa maturité il m’a permis sans risque de déguster celui se trouvant dans l’antichambre de mes convoitises. ( Ma cave personnelle )

Après un examen circonstancié, voici sa brève histoire de 45 minutes environ ! Pour ceux que ça intéressent, cet Allones Extra a la particularité d’être conçu entièrement à partir de feuille de la même région productrice (La vuelta abajo), bien que ce soit un puro cubain tous n’ont pas forcément le même traitement de faveur, certains cigares Cubains par exemple contiennent des feuilles de différents terroirs. Celui de la région de (Partido) juste au nord est de la Semi-Vuelta produit essentiellement des feuilles de cape mais pas de tripe. D’ailleurs, Cuba entretient avec véhémence ce secret des différents cépages qui ordonneront nos futurs puros, de temps en temps une information réussit néanmoins à filtrer. Plus difficiles encore seraient de connaître les numéros des Véga (zone de culture de tabac protégé par l’AOP) concernées.

La cape mate et foncée se heurte à quelques nervures fines et saillantes, le toucher reste très ferme et manque peut-être de souplesse dans son costume 5 pièces ! Son parfum timoré valse quant à lui sur des notes subtiles de cèdre et de sous-bois, assez normal comme sensation après quatre années.

Dès l’allumage (Les 5 premières minutes), je le trouve de suite expressif, vif et onctueux à la fois. Un démarrage un peu gauche, mais souvent des plus convoité sur ce genre de ressenti, analogue au brouhaha de la fosse de l’Opéra- Bastille avant l’arrivée imminente du chef d’orchestre.

Dès le premier temps, passé les 15 minutes tous les acteurs de ce premier acte exécutent leur rôle à la perfection. Les saveurs crémeuses flirtent sur l’écorce de fruit sec, avec un petit goût de praliné pour la suavité, le boisé lui se contente de saveurs plus bucoliques, ainsi qu’un arrangement plus minéral de terre brulé sur la longueur. Sa consistance expose une belle accroche en bouche, un côté charnu très agréable ainsi qu’une puissance moyenne. Un très bel agrément, pour cette première partie qui ne joue pas les indécises et qui sait se montrer de suite captivante et plaisante à la controverse.

Dans un second temps, l’onctuosité toujours présente persiste sur plus de rondeur et de corpulence. Une sensation localisée sur le fond du palais et chamarré de saveurs endémiques très apprécié en début de fumage, mais plus frappées maintenant dans son évolution. Présence de quelques notes irritantes, mais rien de fâcheux où le crémeux domine. Une seconde partie bien maîtrisée, au rancio (rondeur/ puissance idéale) excelle pour ma part.

Le dernier temps ne déroge en rien à sa distinction jusque- là sans disharmonie, une évolution menée tambour battant vers plus de d’intensité et de nervosité. Cet Allones Extra tient bien son cap et sans notes déplaisantes, continue d’exalter, réchauffant ainsi mes papilles de notes d’écorce de pain doré, de brioché et de châtaigne grillée. Bien entendu, l’âcreté n’est pas très loin et achèvera cette séance sur un final cuisant et puissant comme beaucoup d’autres de son espèce. En conclusion, c’est un parcours sans fautes pour ce délicieux corona bien droit dans sa tripe, un cigare pour les véritables amateurs qui détestent somnoler pendant une dégustation. Un très bon Cubain qui s’accorderait très bien avec les arômes de noix et oxydés d’un très vieux Porto. Ma note de cœur 17/20.

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: corona
  • Taille: 143mm x 17mm
  • Bague: 44
  • Poids: 11,4gr
  • Année: EL 2011
  • Prix: 15chf ( Suisse )

ramon alones_2011.jpg

DSC01016.JPG


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20  

13:42 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Ramon Allones | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

16/06/2015

Habanos & Gin Tonic !!

Un cigare cubain roulé à la main peut-il être associé à un Gin Tonic spécialement sélectionné ? Tony Hoevenaars, le CEO de Cubacigar, et Frédéric Du Bois, connaisseur en spiritueux et propriétaire de MiraFlor, partagent cet avis et ont donc sélectionné trois Habanos et trois Gin Tonic qui se marient parfaitement. Voici trois combinaisons qui offrent une expérience gustative unique, aussi bien aux amateurs d’Habanos relativement doux qu’à ceux qui préfèrent les cigares cubains plus puissants.

9488_258_Dann_Mid.jpg

Tony Hoevenaars et Frédéric Du Bois

« Le gin n’est pas immédiatement associé à des cigares, mais les deux s’associent parfaitement pour une expérience gustative unique. Un bon Gin Tonic rafraîchit le palais et ne l’emporte pas sur un Habano en matière de goût », explique Tony Hoevenaars de Cubacigar.

Frédéric Du Bois y ajoute : « Il est à noter que les Habanos et le gin se marient très bien d’un point de vue gustatif. Le goût d’un cigare comme celui du gin peut être décrit comme étant épicé, aromatique, naturel ou avec une touche de citron, etc. »

Cubacigar et MiraFlor vous proposent trois combinaisons :

Combinaison 1 : Rafael Gonzalez Perlas avec Brooklyn Gin et Fentimans Tonic Water
Le « Perla » de Rafael Gonzalez est un Habano relativement petit qui offre une vingtaine de minutes de plaisir. Ce Habano doux a un caractère accessible et relativement discret, avec des touches de café, de cacao et de pain grillé.

Le Brooklyn Gin est un gin au citron traditionnel, produit par deux frères dans une petite distillerie à Brooklyn. Ce gin ne comporte que deux ingrédients : les baies de genévrier traditionnelles et un mélange de jus de citron. Le gin est combiné à un Fentimans Tonic Water. Ce tonic a un arôme épicé avec une présence forte de lemon-grass.

La touche citronnée fraîche du Brooklyn Gin/Fentimans Tonic et le caractère doux du Rafael Gonzalez Perlas se marient parfaitement. Les trois sont rafraîchissants et dégagent un arôme agréablement léger, ce qui en fait une combinaison harmonieuse. Faites de l’apéritif un moment de rêve !

9488_106_Dann_Mid.jpg

Combinaison 2 : Romeo y Julieta Short Churchill avec Bobby’s Schiedam Dry Gin et Syndrome Indian RAW Tonic
Le Romeo y Julieta Short Churchill est un « robusto » qui, comme les autres cigares de cette marque mondialement célèbre, est parfaitement situé au milieu de la gamme Habanos en matière d’intensité gustative. Le mélange et le diamètre relativement grand confèrent au cigare un caractère agréablement aromatisé ainsi qu’une sensation fraîche en bouche. Ce Habano évolue bien : avec des touches de bois (de cèdre), de crème et d’épices au début, puis plus de piquant en deuxième et troisième parties, avec des touches de noix, de poivre et de cuir, sans que le cigare ne devienne trop complexe.

Bobby’s Schiedam Dry Gin est un gin épicé réalisé avec neuf ingrédients, dont des baies de genévrier, de la réglisse, du lemon-grass, des graines de coriandre, de l’orange et des clous de girofle. Selon Frédéric Du Bois, la combinaison d’orange et de clous de girofle est « paradisiaque » et confère un goût unique à ce gin. La bouteille renvoie aux racines hollando-indonésiennes du producteur. Sa forme rappelle celle d’une cruche de genièvre traditionnelle, tandis que la décoration à chevrons est typiquement indonésienne.

Le gin est associé au Syndrome Indian RAW Tonic, produit par l’Anversois Serge Buss. Grâce à l’ajout d’un citron exotique rare, ce tonic a un goût fruité surprenant. L’orange du Bobby’s Schiedam Dry Gin et la touche fruitée du tonic se complètement idéalement.

Cette combinaison de Habano et de Gin & Tonic est une merveille. Ni le Habano, ni le Gin Tonic ne sont prédominants ou trop complexes à un quelconque moment, tandis que le caractère doucement épicé du Short Churchill se marie parfaitement aux arômes épicés du Bobby’s Gin et du Tonic. Tout au plus, dans la dernière partie du cigare, les arômes de cuir créent une légère dissonance qui peut être très facilement neutralisée avec la dernière gorgée de Gin Tonic.

Combinaison 3 : Partagas Serie E No. 2 avec BCN Gin et Fever Tree Tonic
La marque Partagas est au sommet de l’assortiment de Habanos en matière de force, grâce à son arôme et son caractère exceptionnellement riches ! Le Partagas Serie E No. 2 n’y fait pas exception. Doté d’un diamètre particulièrement grand (pour les connaisseurs : « CEPO 54 »), il offre une certaine fraîcheur pendant la première partie en raison du refroidissement, et on peut même identifier des touches de citron, puis il relâche toute sa puissance dans la deuxième partie, avec une explosion d’arômes intenses et complexes avec beaucoup de bois, des accents terreux (terroir), du tabac pur, un soupçon de poivre, un peu de crème et d’arômes doux. Dans la troisième partie, le goût est encore plus riche et intense, et les connaisseurs apprécient les arômes de noix, d’orange et de miel.

Le BCN Gin est un gin de terroir, distillé par deux Belges dans les montagnes de Priorat. Ce gin complexe et aromatisé contient huit ingrédients botaniques, dont de la baie de genévrier, du romarin, des pignons, du citron, de la figue et bien sûr le raisin de Priorat. Ce gin a un goût fort et prononcé. Pour cette raison, il faut choisir un tonic neutre de Fever Tree (eau, sucre naturel et quinine).

Aussi bien le Habano que le BCN Gin ont un goût de terroir complexe. Cette combinaison est moins heureuse que les deux précédentes. En effet, elle marie deux caractères uniques qui se laissent difficilement apprivoiser. C’est une lutte difficile mais intéressante entre deux titans. Pour les amateurs, cette combinaison est excellente car le Gin Tonic est rafraîchissant et relève grâce à ses arômes exotiques les arômes doux et crémeux du cigare, qui restent généralement en arrière-plan. L’alchimie peut donc faire défaut en partie, mais tant le cigare que le gin ont un goût délicieux par eux-mêmes, sans ajouter quoi que ce soit à l’autre.

9488_115_Dann_Mid.jpg

À propos de Habanos S.A.
Habanos S.A. est le leader mondial sur le marché des cigares premium et vend des Habanos à Cuba et dans le reste du monde. Pour cela, Habanos S.A. utilise un réseau de distribution exclusif et est représenté dans 150 pays à travers le monde. Habanos S.A. distribue une large gamme de produits sous 27 marques, telles Cohiba, Montecristo, Romeo y Julieta, Partagás, Hoyo de Monterrey, H. Upmann, Punch, San Cristóbal de la Habana, Trinidad et Bolivar. Pour plus d’informations www.habanos.com

À propos de Cubacigar Benelux S.A
Cubacigar Benelux S.A., situé à Overijse, est l’importateur et le distributeur exclusif de toutes les marques de cigares cubains au Benelux. L’assortiment complet comprend plus de 100 références différentes. La distribution se fait via les magasins spécialisés en tabac. En plus du marché dit « régulier », Cubacigar Benelux S.A. fournit également les points de vente destinés aux voyageurs internationaux.

Leen Van Parys
Outsource Communications
T: +32 2 451 00 04
leen.van.parys@outsource.be

16:08 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/06/2015

El Septimo Exception Esmeralda "Diamond"

Aujourd’hui, je vous conte ma rencontre gustative avec l’« Exception Esmeralda » un El Septimo né de la collection Série Diamond , fraîche dégustation de ce matin 11h sous les épais nuages du Chablais, il fait gris mais peu importe je suis à l’abri de la pluie et bien décidé à disséquer, déguster ce gros robusto à la peau cuivrée de couleur maduro, analogue à de vieux souliers cirés et lustrés. Ce cigare, très agréable à l’oeil possède un toucher ferme et nervuré, dont sa lourdeur prétend un remplissage de tabac généreux et serré, offrant un module athlétique et bien construit. Son parfum exalte un fumet puissant d’écurie, mélange de cuir et de chocolat, de saveurs grasses et gourmandes. A cru, c’est une dominante de poivre qui frappe mon attention, une sensation gustative nerveuse ciblée sur le bout de la langue.

Les toutes premières minutes sont un peu piquantes, poivrées et rustiques dès l’allumage, rien d’étonnant, mais très vite annihilées dès le début du premier temps, passé les 10/15 minutes environ.

Dans une première mesure, je trouve la perception adipeuse, onctueuse et d’une amplitude assez convaincante sur l’avant du palais et non sur le fond de la gorge. De suite la musique offre un ensemble olfacto-instrumental de suite obligé par une dominante réglissée/chocolatée et d’un arrière-plan terreux  sous forme de tourbe grasse, de cuir et de poivre noir. D’une consistance moyenne et équilibrée, sa fumée présente une bonne présence en bouche, mais cependant je note une sensation étrange et anesthésiante sur l’avant de la bouche, très singulière dont je n’arrive pas à déterminer son origine et son sens ! Comme un engourdissement des muqueuses des lèvres et de la langue, la sensation d’être passé chez un arracheur de dents. Ce n’est en aucun cas un vilain désagrément, mais tout de même une petite gêne des papilles pour argumenter sur d’autres arômes peu perceptibles ! Comme cause, Je pencherai  à cette dominante de réglisse/ mentholé que je perçois depuis le début. Mais je poursuis…

La suite reste endémique et linéaire sur son ensemble. Pas de grande évolution aromatique dans cette seconde partie, le côté réglisse subsiste toujours et bat la mesure avec suffisance jusqu’au 3e temps. La rondeur correcte suffit à le rendre harmonieux, ainsi qu’une persistance qui s’éveille tout doucement sur plus de puissance et d’âcreté, ainsi que plus de corps sur la fin. Je note aussi des rallumages fréquents tout au long de ce fumage, rien de fâcheux si vous possédez un briquet torche. Une belle invention, n’est-ce pas ! Je peux aussi préciser la combustion exceptionnelle et rare de nos jours, sans cratère et ni volcan, une petite précision qui a son importance lorsque l’on voit la piètre qualité de construction de tant de cigare Cubain et Dominicain. Comme quoi, ça existe encore !  

En bref, hormis son prix exorbitant et discutable ! Ce cigare « Exception Esmeralda » se comporte très bien et procure d’entrée un certain plaisir gourmand que j’ai apprécié, une signature olfactive qui ne laisse pas indifférent si on aime ce type de musique, en fait un cigare philosophe et pondéré du début à la fin, malgré un manque notable d’évolution. Un conseil, son harmonie ne sera que meilleur accompagné d’un  whisky Kilchoman Islay Single Malt ou d’un très vieux rhum Agricole ! Ma note de cœur 14/20 pour ce bon cigare.

  • Origine: tripe: Costa Rica, sous-cape: Costa Rica, cape: Costa Rica
  • Format: gros robusto
  • Taille: 130mm x 23mm
  • Bague: 60
  • Poids: 21,8gr
  • Année:
  • Prix Suisse: 44€

b3c860a4460b4aa693cc460701dd5fb9.jpg


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20  

18:32 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, El Septimo | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

05/06/2015

Photos de Cuba by Lawrence Quammu "2015"

"Je vous présente régulièrement des artistes de tous horizons sur ce blog, peintres, photographes, sculpteurs, illustrateurs, etc. avec toujours la même motivation, le cigare dans l'art comme dénominateur commun. Je vous présente aujourd'hui mon ami Lawrence dont je fais en quelque sorte la promo, en effet si cela peut l'aider à concrétiser de futures expos en Suisse ou en France, j'en serai très heureux et très fier pour lui, n'hésitez donc pas à le contacter via sa page Facebook. Eh oui, pour un artiste la meilleure récompense vient de nous, la reconnaissance du public.
Lawrence fait partie de ces artistes qui ne laisse pas indifférent dès le premier cliché, ces photos dégagent respect et émotion, restituées entre autre par à une promiscuité étonnante avec la plupart de ses sujets photographiés lors de ses rencontres improvisées. Des photos pleines d'humanité, de vie, touchantes dont je vous invite à découvrir en exclusivité sur ce blog, en commençant par la petite biographie qu'il m'a gentiment préparé, ainsi que le fruit de sa dernière expédition Cubaine de 2015 ci-dessous en partie et la suite sur Pinterest."

Né à Genève en 1971 j’ai navigué entre la Suisse et la France pour mes études. Mon diplôme d’ingénieur en génie civil en poche j’ai travaillé 8 années durant dans le domaine de la construction. En février 2005, un jour de froid de trop, mon épouse Liliana m’a proposé de partir vers d’autres horizons à la recherche de climat plus ensoleillé. De suite j’ai accepté, mais où partir et que faire ?

Lawrence Quammu_003.jpg

(Petite pause d’écriture le temps d’allumer un magnum 46 de H. Upmann, quel plaisir…)

Notre choix s’est porté sur le Maroc et nous envisageâmes de nous y rendre en mai. Mon épouse passionnée de cuisine a proposé que nous nous installions en tant que restaurateurs. D’abord un premier restaurant en 2007 puis un second en 2012. Mon père photographe à ses débuts m’a transmis sa passion et fait germer en moi le désir de flirter avec cet art. Juste avant notre départ définitif au Maroc je me suis instruit, documenté auprès d’un ami, il sortit alors son Hasselblad, ses vieux bouquins de théorie : une nouvelle page dès lors s’ouvrait…
Arrivé au Maroc, Essaouira la charmeuse m’a envoûté par ses couleurs, son authenticité, son âme et ses énergies. Les restaurants n’ouvrant que le soir cela me permettait la journée de déambuler dans les ruelles de la médina appareil photo en main. Autodidacte, au fil des captures photographiques, ma sensibilité en exergue a fait naître en moi le désir d’en faire mon métier. Mes premiers essais basés sur la technique ne me satisfaisaient pas, la photographie est un art ou la magie, la spontanéité sont indispensables pour retranscrire une vérité artistique. J’ai tout d’abord été sollicité dans un but marketing (hôtels, riads, restaurants). Actuellement je privilégie la créativité, les expositions et ma vocation est d’initier la photographie par le biais de cours sur Essaouira.
Après quelques expositions je suis parti à cuba en janvier 2014 et 2015. Ma sensibilité fût accrue face à ce peuple. Cette joie de vivre colorée au milieu de cette pauvreté m’a offert de magnifiques clichés. J’aime Cuba pour toutes ces raisons : son ambiance, son architecture, sa musique et ses cigares…

Lawrence Quammu_012.jpg

 Mes terrains de prédilections sont :
- la Havane tant par ses visages marqués, son centre- ville, ses clubs de jazz, ses vielles américaines et son architecture. J’ai opté de dormir chez l’habitant dans les casas particulars, plus proche du peuple pour mieux le comprendre.
- Pinar del rio, Vinales, pour ses plantations de tabac, la campagne, les mogotes, le calme, la nature verdoyante. De voir ces vegueros, torcedors travailler et allumer un de leur module passé entre leurs mains… Wow quel plaisir d’apprécier, respecter et fumer le fruit de d’un tel savoir-faire. Quelle émotion d’immortaliser ces instants précieux, de les redécouvrir après tirage. Mon sens olfactif a gardé en mémoire ces effluves de tabacs en cours de séchage.

Lawrence Quammu_001.jpg


Bien d’autres villes encore à visiter…
Après ces quelques lignes sur ma passion et une partie de ma vie je vous emmène travers mon objectif à Cuba.
Au passage je remercie toutes les personnes qui m’ont aidé et encouragé dans ma passion, particulièrement à Edmond Dantès pour la publication mon histoire !
Tous mes tirages sont numérotés et limités à 15 exemplaires, livrables en Europe.
Exposition permanente au restaurant d’Orient et d’Ailleurs et à la galerie Empreinte à Essaouira.
Exposition passées :
- Sofitel Golf Essaouira octobre 2013
- Mgallery Essaouira octobre 2014
- Sofitel Golf Essouira mars 2015
Expositions à venir :
Pourquoi pas Cuba en Europe ? Je suis ouvert aux propositions…

Une grande partie de mes photos de Cubas sont sur mon Facebook :
Lawrence Quammu – Photos – Album – Cuba et Cuba 1 et 2.

Lawrence Quammu_002.jpg

Retrouver la suite de son voyage sur Pinterest

11:39 Écrit par Edmond Dantes dans Arts photos/ illustrateurs | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

04/06/2015

Cohiba Supremos "Edicion Limitada 2014"

Le Cohiba Supremos EL 2014 devient le tout premier cigare en cepo de 58 dans l’histoire du Habano. Ce gros joufflu confirme cet engouement croissant des amateurs pour les modules à l’apparence généreuse et gourmande. Nos panatellas et petits coronas n’ont qu’à bien se tenir, terminé les modules fluets et émaciés appréciés par nos aïeux, la mode est aux cigares ventripotents et bien- portants ! A chacun de les apprécier quand bon leur semble. Comment expliquer ce phénomène, du fumé gros, pas forcément bon ? Le phénomène est apparu avec des cigares provenant du Nicaragua, je me souviens encore des premiers ‘Nub’ réalisés par Sam Leccia, ses fameux modules trapus qui ont ouvert la voie à des centaines de fabriques aux USA. Après plus de 3 ans, Cuba a finalement rejoint cet optimisme pour les gros cepo ! Vous verrez, ce n’est pas terminé le prochain sera surement un cepo de 60 doté d’une longueur Churchillienne. ( à suivre )

Mais quoi qu’il en soit, ce Supremos a vraiment de la gueule, un véritable puro de luxe par définition ! Eh oui, à 50€ pièce, peu n’en verront jamais les effluves bleutés chatoyer au dessus de leur tête et exalter leurs sens, et c’est vraiment fort dommage. Un conseil lors de vos prochains achats, sachez qu’en moyenne  4 Partagas D4 = 1 Supremos !

Pour cette dégustation, c’est à l’abri du soleil et de la bise sous la tonnelle qui me semble le mieux pour prendre le pouls et la température de ce Supremos. Bien attablé, un thé Earl Grey comme rince gosier, pas trop bouillant surtout, il serait dommage d’incendier vos papilles à la première gorgée pas faute d’inattention. Eh oui, ça arrive !

Visuellement, rien de dépréciatif ! La cape est luisante et grasse, légèrement moirée de couleur maduro. Celle-ci présente quelques nervures saillantes provenant d’un défaut de sous-cape. Le remplissage quant à lui est dense, régulier sur toute sa portion. Au toucher, la cape vibre sous les doigts de par son aspect rugueux et sélacien. Un jolie gros robusto qui demande qu’à vous séduire.

Son parfum enchante avec persistance sur des flagrances terreuses de cuir, de fumé et de pain beurré, un ensemble olfactif adipeux qui ravit le nez !! Bref, là où il n’y a point de gras, il n’y a pas de plaisir, cela s’applique aussi au cigare. Je pourrai comparer cette ouverture à l’étal gourmand d’un artisan charcutier du Sud Ouest. Dès les 5 premières minutes après sa mise à feu, je note rien d’irritant et rien d’agressif dans les premières salves de fumée, la sensation est étonnamment très onctueuse pour un démarrage.

Dès le premier temps, les saveurs restent inchangées en offrant une belle présence en bouche très moelleuse et grasse, faite de notes de tourbe, de café  (plutôt léger ), ainsi que quelques accents caramélisés de bière brune comme le ferait par exemple une merveilleuse « Kasteel » de Belgique ! Une très belle entrée en matière, harmonieuse et persistante, vraiment très agréable. Beaucoup de douceur, de rondeur et d’amplitude dans cette intro, dont la consistance moyenne d’environ (2/4) reste toutefois suffisante pour ne pas accabler vos fragiles papilles, mais suffisamment pour vous tenir en éveil et vous captivez pour aborder la seconde partie de l’histoire. Niveau combustion, celle-ci demeure régulière et s’illustre par une cendre lourde, ferme et foncée.

Le 2e temps n’offre pas de grands changements, fort heureusement  l’équilibre des saveurs se  prolonge et s’arrondit avec justesse pour mon plus grand plaisir, me suggérant des notes plus rondes et plus crémeuses de chocolat au lait, de cuir, d’épice, ainsi qu’un souvenir confus de moue de café oublié dans son percolateur. Mais à ce stade de la dégustation, la suavité règne toujours sur un fumage élégant et onctueux, avec une montée progressive de son corps à ( 3/4) à l’approche du 3e temps. Pour l’instant, je ne peux que féliciter la maîtrise de cette liga attribué à ce Cohiba Supremos Edition 2014, je lui trouve d’ailleurs quelques ressemblances avec le Cohiba Genios, cigare que j’affectionne aussi beaucoup.

Pendant à peu près 10 minutes, tout va pour le mieux, l’onctuosité continue d’être appréciable. Après cela, très rapidement le passage sur la dernière partie devient nettement plus frappé d’un coup et plus puissant surtout, plus agressif. On ressent de suite une certaine chaleur dans les saveurs, une sensation plus capiteuse qui se manifeste par  l’arrivée de notes plus lourdes, de café torréfié et de pain brioché carboné, dont l’uppercut âcreté vous assomme d’un trait. Afin de profiter encore quelques minutes sans vous anesthésier le palais, espacez vos inspirations en amenuisant votre tirage, vous éviterez ainsi la surchauffe inutile, mais quoi qu’il en soit cette tentative désespérée m’oblige vite à m’en séparer. En conclusion, ce cigare pourra vous sembler très puissant si vous ne mesurez pas vos ardeurs, au contraire si vous le dégustez avec sang-froid il sera fidèle à ma description, du moins je l’espère ! Un très bon cigare, ma note de cœur 17/20.

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: gros robusto
  • Taille: 127mm x 23mm
  • Bague: 58
  • Poids: 18.2gr
  • Année: EL 2014
  • Prix: 51chf ( Suisse )

supremos_06.jpg

supremos_07.jpg


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

10:19 Écrit par Edmond Dantes dans Cohiba, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

23/05/2015

Le saviez vous ?

Elegua est un mythe intéressant, car il associe l'Afrique (Nigeria et le Bénin) et le peuple afro-cubains d’Amérique latine à ce Dieu païen, connu aussi sous le nom de "The Trickster" portte son histoire à très loin.
Il est habillé de noir et de rouge, et peut-être décrit comme un enfant ou un vieillard. Il représente le début et la fin de la vie, et de tous les carrefours de votre vie. Elegua est aussi le dieu de la chance et de la deuxième chance, alors quand les choses ne vont pas à trop bien, il pourrait bien vous accorder une nouvelle chance de faire les choses autrement.
Ses adeptes à ces croyances font des offrandes à Elegua tous les lundis (son jour préféré de la semaine), et cette aumône se composent généralement de choses qu'il aime. Cela comprend: trois boules de semoule de maïs cuits, quelques graines à canaris, une bouteille de rhum, des cerfs-volants, des sifflets, des jouets, des bonbons et du poisson fumé, sans oublier un cigare !


Ci-dessous une représentation primitive d’Elegua réalisé en feuille de tabac, que l’on peut apercevoir dans certaines fabriques dont celle-ci provenant de ‘La Corona'

Couper_10.jpg

photo: REUTERS/Enrique De La Osa

11:12 Écrit par Edmond Dantes dans Le saviez vous ? | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/05/2015

Cigare Pitbull Maestro "grand toro"

Chez Art Tabac, on touche les cigares avec les yeux ! Ne vous risquez pas à ouvrir une vitrine sans y avoir été invité, au risque d’être mordu par le « Pitbull ». Cyril Pelletier, véritable passionné n’apprécie guère que l’on vienne tripoter ses jolies capes, un cigare n’est pas une soubrette aguicheuse sortie tout droit d’un ‘sexodrome’ sur laquelle, les mains invitent et grasses, boudinées, décharnées viennent palper, caresser et sentir avec trivialité leur douce intimité. Un point de vue légitime et respectable qui ancre l’histoire singulière de ce nom le « Pitbull », à l’image d’une fable que l’on raconterait le soir à nos bambins. Mais rassurez-vous, malgré ce surnom peut-être injuste, cette civette fait partie des plus accueillantes de Paris, les Pelletier Père & fils perpétuent fièrement leur passion de l’or noir à qui veut bien l’écouter et la déguster bien entendu. Aujourd’hui cette passion transpire dans chacune de leurs nouvelles créations, après le ‘Carlito', le ‘Muchacha' voici le grand toro ‘Maestro', un authentique puro du Nicaragua toujours réalisé par Abdel Fernandez dans la région d’Esteli, un terroir réputé pour produire des feuilles épaisses de très grandes intensités. Malheureusement, la recette exacte de ce cigare met complètement inconnu, hormis que les tabacs proviennent exclusivement du Nicaragua. Sachez que 4 terroirs se partagent la production nationale de cigare dans ce pays, avec celle de la région d’Esteli, de Condega, de Jalapa et de l’île volcanique d’Omotepe.

Bref, après ce petit aparté, revenons à l’essentiel par une petite inspection d’usage. Au premier contact, j’avoue que ce module me plaît plutôt bien, lourd, robuste, on ressent de suite la générosité de sa conception, voir une forme de gourmandise de la part de son inventeur. D’une cape lisse de couleur maduro, celle-ci se pare de quelques traces saillantes et nervurées sur une surface cireuse et satinée. Ce ‘Maestro' porte très bien le complet cinq pièces, le tout avec fermeté, élégance et souplesse. Au nez, son parfum oscille entre minéralité terreuse et saveur chocolatée un brin épicé, divinant un assemblage d’un subtil et séduisant bouquet.

D’emblée, dès l’allumage  les premiers ronds de fumée vaporisés par notre ‘Maestro’ alimentent  copieusement l’avidité de l’amateur dans un confort de fumage très agréable, aucune contrariété à déplorer pour les prémices de cette dégustation, dont je trouve de suite ample et généreuse.

Après 10 bonnes minutes, la dégustation s’installe tranquillement dans la prudence et la constance. Une première partie chatoyante, illustrée par des notes crayeuses de terre, ainsi que de fruits gras et secs, ajoutant à cela un soupçon de café, mais plutôt celui du grain à moudre. D’intensité aromatique  légère, son juste équilibre olfactif lui confère un agrément salutaire et une prise en bouche très docile pour l’amateur occasionnel. Ce premier temps est juste et sans dissonance, bien qu’un peu trop arachnéen pour ma part. Une complaisance agréable au profit du plus grand nombre, tel est la tendance du moment.

Dans un 2e temps, les saveurs deviennent plus fondues et grasses, ainsi qu’une meilleure homogénéité dans leur perception, flirtant sur des arômes suaves de tourbe, de crémeux et de torréfié. Ce profil gustatif assez linéaire semble se gratifier d’une seconde partie très onctueuse, très plaisante, après environ 45 minutes de fumage. D’une complexité moyenne, ce Maestro fait amende honorable et s’enorgueillit d’un rancio attachant et flatteur. Aucune exaltation ou d’empressement de la part de sa consistance, cette dégustation persiste dans un registre de douceur et de placidité. Ce ‘Maestro' maintient son cap sans faiblir et sans déroger à sa mission de nous offrir un fumage inaltérable, du moins pour l’instant !

Sur le 3e temps, petit à petit poussé dans ses retranchements, les sensations demeurent  toujours inchangées et rien ne vient vraiment troubler cette dernière partie. Un peu plus de corps, mais la puissance reste tout de même affable sans vraiment vous assommer. Ce ‘toro’ imperturbable, file droit comme une locomotive à vapeur, lancé fièrement au travers des plaines d’Esteli ! Ce n’est qu’une fois en gare et épuisé que notre ‘Maestro’ au souffle chaud, envoie ses dernières salves de fumée grave et réglissé, de café nicotiné et d’âcreté. Eh oui, quand sonne le glas, le puro trépasse !

Pour les amateurs de cigare Nicaraguayen, je préfère le préciser, allez-y ! Malgré ses dimensions généreuses, lesquelles pourraient en inquiéter plus d’un, ce ‘Maestro’ a contrario, a su jouer la carte de la bonhomie et de l’onctuosité, en sachant très bien vous apprivoiser. Une belle réalisation accessible à tous, même certaines dames peuvent s’y risquer sans problème. ( Juste un petit bémol en ce qui me concerne, ce cigare demanderait un peu plus de corps à mon goût )     

Ma note de cœur 17/20, un très bon cigare dans l’ensemble.

  • Origine: tripe: Nicaragua, Sous-cape: Nicaragua, cape: Nicaragua
  • Format: grand robusto
  • Taille: 165mm x 23mm
  • Bague: 58
  • Poids: 23,7gr
  • Année: 2015
  • Prix: 15,5€ ( Suisse )

db3c553f3c6a4524bfe125cbaaaa04c2.jpg


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20  

14:19 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Pitbull | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/05/2015

L' Autre Cuba - Film documentaire indépendant à voir et à revoir

Un documentaire sur Cuba. Cuba c'est le soleil, la mer, la plage, les vacances! Mais Cuba c'est aussi un régime socialiste sur lequel il est souvent difficile d'avoir l'heure juste. Le réalisateur Christian Bouchard, marié à une Cubaine depuis plus de 10 ans, ouvre une porte privilégiée sur la réalité de l'autre Cuba. Une réalité qui certes a ses difficultés économiques et politiques mais de laquelle il y a plusieurs leçons a tirer. En compagnie de Cubains qui racontent leur histoire et leur quotidien, faites un voyage à travers le temps au pays ou l'architecture coloniale et les voitures américaines des années 50 sont à l'honneur. Voyez à quel point les besoins et le manque de ressources les ont poussés à innover et à se dépasser mais surtout à profiter de la vie aussi difficile soit-elle. Découvrez un document touchant, des sujets jamais traités auparavant, des témoignages privilégiés de Cubains. Vous pourriez changer votre façon de voir la vie.

source: L'Autre Cuba

réalisé par Christian Bouchard


15:12 Écrit par Edmond Dantes dans vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/05/2015

Cuba Absolutely XIIe Biennale de la Havane du 22 mai au 22 juin 2015

Soyez les bienvenus à l’édition de mai de What’s On La Havane, dédiée à la douzième Biennale de La Havane qui aura lieu du 22 mai au 21 juin 2015. Le sujet de la Biennale (Entre l’idée et l’expérience), pourrait évoquer le célèbre livre du poète espagnol Luis Cernuda, La réalité et le Désir, compte tenu du fait que 119 artistes de 44 pays auront l’occasion d’interagir avec les habitants de la ville et de mesurer les satisfactions, les carences et les aspirations par rapport à leur environnement et aux possibilités réelles d’action de l’art dans la quotidienneté et les micro-espaces de socialisation.Bref, une occasion idéale pour apprécier non seulement l’œuvre des meilleurs artistes de Cuba, qui ont travaillé d’arrache-pied pour préparer leurs propositions, mais aussi des artistes du monde entier qui transformeront La Havane en une galerie d’idées, d’images et d’idiosyncrasies. Les activités se dérouleront depuis la pittoresque localité de Casablanca, de l’autre côté de la baie, jusqu’au populaire parc Trillo, dans la municipalité de Centro Habana ; depuis le quartier périphérique de Romerillo jusqu’au Pabellón Cuba, au cœur même du quartier du Vedado ; depuis la majestueuse forteresse de la Cabaña jusqu’à un appartement du bâtiment Focsa. Dans cette livraison, le lecteur trouvera des articles sur cinq artistes cubains de renom qui prendront part à la douzième Biennale de La Havane.

De même, ce numéro comprend l’article Idania del Río : inauguration de Clandestina, en reconnaissance de cette designer et de son œuvre vraiment exceptionnelle.L’art n’est pas le seul sujet du mois de mai. Il propose aussi d’autres événements importants, dont les huitièmes journées cubaines de lutte contre l’homophobie et la transphobie. Cette singulière révolution en faveur de la communauté LGBT est commandée par Mariela Castro Espín. Les activités liées aux journées cubaines s’inscrivent dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, qui sera célébrée le 17 mai.

source: Cuba Absolutely

Ci-dessous le dernier numéro de mai 2015 consacré à l'évènement "téléchargeable". 

Couper_43.jpg

 

HumbertoDiaz.jpg

Humberto Diaz

Yornel.jpg

Yornel

CarlosQuintana.jpg

Carlos Quintana

 

BesiegedArt.jpg

Besiege d'Art

15/05/2015

Bolivar Sublimes "Libertador" LCDH exclusivo 2013

Le Sublimes ‘Libertador’ devient la seconde édition  (LCDH) de la marque, après le Bolivar Cervantes ‘Gold Medal ‘sortie en 2007 puis finalement interrompu en 2011. Seule différence notable pour celui-ci, ce cigare est une série exclusive, un millésime de 2013 disponible jusqu’à épuisement des stocks,  contrairement aux autres éditions (LCDH ) non exclusives ! Pour les Béotiens des appellations, cette abréviation signifie un cigare vendu exclusivement dans les franchises Habano ‘La Casa Del Habano’ bien reconnaissable par l’ajout d’une petite bague supplémentaire logotyper or, de couleur bordeaux très identifiable entre toutes.

Après une petite déception la semaine dernière concernant le Geniales ‘Presidente’ ( édition Suiza ), mon ami Fabrizio au vu de ma critique acerbe, m’a généreusement offert un ‘Libertador’ pour passer le goût de l’autre ! « Bien meilleur ! » m’a-t-il affirmé.  Eh bien soit, passons le au banc d’essais pour  une petite autopsie.

Visuellement, l’aspect soigné révèle un cigare très élégant, cintré d’une cape finement ajustée et nervuré, d’une belle résonance de forme pour son toucher. Celui-ci  exalte de jolies  flagrances subtiles de chocolat au lait, de foin printanier et de boisé. Un bouquet  de bon augure qui chatouille le nez avec miséricorde. Atchoum ! Désolé, surement le rhume des foins. A crudo, je note un fond lourd de type « benzène/ pétrole » même si le terme semble extrême et peu poétique, je le trouve assez  juste comme perception et non dégradant. Dans le vin cette dénomination est une dominante minérale que l’on trouve dans les vins jeunes par exemple comme le Riesling de la vallée du Rhin. Ne soyez  donc pas outré par cette désignation !

Dès l’allumage, les cinq premières minutes offrent de suite un sentiment agréable et rond d’un équilibre substantiel et sans hiatus. Une belle entrée sur scène sans se prendre les pieds dans le tapis.

Dans un premier temps, après environ 15 minutes de redondance onctueuse et soumise. C’est maintenant une sensation de puissance tout en retenue qui semble asseoir cette dégustation. Sa consistance moyenne est toutefois suffisante pour le moment dans cette mise en bouche harmonieuse, sans trop intensité mais suffisamment présente pour en attendre plus encore. Mes notes évocatrices partitionnent cette musique entre terre et cèdre, poivre, chocolat au lait et miel apportent une suavité de fumage d’un bel agrément. D’ailleurs la cendre foncée conforte bien mon sentiment, celle d’une complexité aromatique plaisante et évolutive. Cette première partie ne fait pas une entrée fracassante, mais elle distille savamment avec  bienveillance son caractère frugal.

Dans cette seconde partie, la scénographie gustative de ce Sublimes reste fidèle au scénario initial, l’histoire rondement menée se prolonge grassement et onctueusement vers des saveurs terreuses, de crème brulé, poivre noir et  de fourrage d’été.  Une constance agréable qui très progressivement évolue vers une sensation plus consistante après  45 minutes ! Ce Bolivar, tel le Léviathan dans les profondeurs obscures des océans évite de faire des vagues et  prend tout son temps pour refaire surface de manière intelligible. Un deuxième temps plutôt endémique au niveau des saveurs  mais transitoire pour ce qui est de sa corpulence, délivré par une puissance plus présente et maîtrisée vers une évolution plus grave, plus symphonique.

En effet, cette 3e partie s’annonce bien plus  capiteuse et roborative ! Sous forme d’avertissement, ce ‘Libertador’ dégaine  l’épée du fourreau, maugréant à qui veut l’entendre « attention la suite risque de secouer les plus fragiles d’entre vous ! » Les arômes s’assombrissent vers des notes graves d’espresso, de clou de girofle et de terre brûlé. Très intense mais toutefois agréable sur la longueur, ne soyez pas trop vif sur le tirage au risque de vous anesthésier le gosier définitivement ! Un final puissant et saisissant de contraste, fidèle à son rang ce Sublimes embrasse fougueusement les papilles. Personnes sensibles s’abstenir ou arrêtez-vous à la moitié, mais quel dommage !

Dans l’ensemble, ce Bolivar est un excellent premier choix, de manière crescendo il sait se montrer docile dans une première phase, puis tout doucement au fil des transitions il prend confiance en lui, offrant un trait de caractère plus affirmé sur la fin. Ma note de cœur 17/20.   

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: double robusto
  • Taille: 164mm x 21,5mm
  • Bague: 54
  • Poids: 19.3gr
  • Année: 2013
  • Prix: 25€ environ ( Suisse )

bolivar_sublimes.jpg


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20  

               

16:52 Écrit par Edmond Dantes dans Bolivar, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/05/2015

Série 1495 robusto "La Aurora"

Aujourd'hui, je vous présente ce robusto de la série 1495 de la marque Aurora, un blend assez atypique par son mélange. En effet, ce cigare roulé en République Dominicaine se compose d'une cape d'équateur, d'une sous- cape du Brésil et d'une tripe originale Nicaraguayenne/  Péruvienne/ Brésilienne et Dominicaine. Pourquoi 1495 me direz- vous ? Pour la petite histoire, cette date commémore tout simplement la fondation d'un petit village en bordure du fleuve Yague, baptisé à l’époque "Santiago de los Cabelleros", petit hommage aux premiers collons Espagnol débarqués sur l'île d'Espagniola ( République Dominicaine ).

Esthétiquement, ce cigare présente un aspect assez rugueux, cape irrégulière, défauts de roulage le classant irrémédiablement de « pas très jolie ! »  Quant au toucher, celui-ci est relativement souple et de bonne construction offre un remplissage homogène sur toute sa longueur, exaltant un doux parfum aux flagrances légères et timorées, fait de subtiles notes de boisées, de terre et de chocolat au lait. A "crudo", rien de très marquant, je le trouve assez insipide et neutre en goût.

Pour le moment, je suis face à un cigare fidèle aux standards pour ce type de module et de prix ! 7,5€ ne pas l'oublier.

Dès les 5 premières minutes, ce cigare n'encourage rien de fort appétissant, sensation râpeuse et tannique qui me laisse inquiet, voyons la suite après cet échauffement peu plaisant.

Dans un premier temps, après 10 bonnes minutes la perception hésitante et irritante ne s’est pas vraiment arrangée, celui-ci toujours aussi astringent, manque de gras et devient vite asséchante. Un manque cruel de rondeur bien évidemment qui se poursuit  sur une longueur à l’aromaticité indigente faite de notes végétales humides et de terre acide loin d'être séduisantes. Malheureusement ce ressenti n’appartient qu’à moi. Mais malgré ces points négatifs, ce cigare possède une certaine consistance équilibrée qui contre balance ses carences gustatives. Un cigare à l’image d’un plat de cantoche, de type jambon/ purée et son cratère saucé, un cigare justement salé et poivré !  

Dans la seconde partie, on peut parler d'amélioration si le faire de perdre un peu de son d'acidité en est une ! Un cigare que je trouve toujours sec en bouche, sans grande rondeur, mais doté d'une persistance améliorée. Le goût reste le même dans l'ensemble, semé à charge de quelques  pointes d'ammoniac comme unique élément nouveau à cette audience désoeuvrée, une évolution peu convaincante pour le moment. Ce 2ème temps plutôt âpre et rustique soutenu par une bonne corpulence arrive à se maintenir la tête hors de l'eau. Mais à l’approche du 3e temps, sa turpitude semble maintenant se diriger vers un abonnissement, une distinction illustrée par un fondu plus agréable, plus déterminant. 

Après un réveil tardif, cette 3ème et dernière partie se dévoile timidement !  Une rondeur que je trouve nettement meilleur à ce stade, faite de notes grasses tourbées, de réglisse et de café. Certes rien de très complexe, mais après des débuts difficiles je me devais de le souligner. En effet un robusto à 7,5€ ne peut pas être un cigare de grande volée, mais un simple cigare de compagnie dont l’histoire n’ira pas au-delà de la table des matières, d'une intensité et d’une complexité moyennes. Ma note de cœur 13/20, ni très bon, ni très mauvais, à vous de le juger par vous- même. Un cigare vite oublié, je pense !

  • Origine: tripe: Pérou, Brésil, Nicaragua, Dominicaine, Sous-cape: Brésil, cape: Ecuador
  • Format: robusto
  • Taille: 150mm x127mm
  • Bague: 50
  • Poids: 14,8gr
  • Année:
  • Prix: 7,5€

f58b9b4f44414133a21a24f2daab0d4b.jpg


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20  

11:33 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, La Aurora | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

03/05/2015

Illustrateur Michael Elliot Bryan

Michael Elliot Bryan est né en 1947, à Chicago dans l’Illinois. Il a étudié à l'Université de Southern Illinois à Carbondale et au Amonson Collège de Chicago, ainsi que le Mayfair Collège et l’Art Institut de Chicago. Il a ensuite travaillé à l'Institut de Northwood et fait ses études supérieures à Elgin Collège en Illinois. Après son service dans l'armée américaine en 1969-71 dans les services spéciaux, il continue de développer son art en exposant dans d'innombrables collections et musées importants, y compris celui du Musée du Derby dans le Kentucky, ainsi que le Musée BMW à Munich en Allemagne. Il a été aussi l'artiste officiel de nombreux événements, dont le festival de Newport Beach Film, le festival de Jazz d'Atlanta et le Marathon de Los Angeles.

Ci-dessous quelques toiles choisis, ainsi que le reste de son travail sur ce lien.

 

michael_001.jpg

michael_002.jpg

michael_003.jpg

Michael Elliot Bryan

michael_004.jpg


08:00 Écrit par Edmond Dantes dans Arts photos/ illustrateurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/04/2015

Bolivar Geniales "Presidente" "Edition régionale 2013"

Brève de cigare…

Samedi 15h30, je scrute le ciel avec discernement, du moins j’essaie ! Comme toujours la météo annonçait pluie pour tout le week-end, mais ça a l’air de tenir pour le moment. Est-il bien raisonnable de monter sur Genève, tout de même 45 minutes ! J’hésite, je tourne en rond, je lève le nez en direction du ciel, espérant un signe qui ne vient pas, après tout il n’est pas très tard et il ne pleut pas ‘encore’, et ce malgré quelques hauts et sombres nuages parsemés de rares éclaircies. Me faire dicter mes envies par la bonne fée nature, c’est pas trop mon dessein ! Le temps d’enfiler mes groles et ma veste de cuir élimées, sans oublier mon « pork pie » sur la tête bien sûr, mon sac en bandoulière et son contenu indispensable à toutes bonnes dégustations, carnet de note, roue des saveurs, un vulgaire crayon papier, un appareil photo, une guillotine, sans oublier mon fidèle chalumeau pour crème brulé d’une efficacité redoutable, ( 10€ à Super U ) voilà tout y est ! Je suis paré pour la vieille cité de Calvin et ses humidors.

16h15, stationné à l’extérieur du centre, je m’offre maintenant une marche forcée de 20 minutes pour rallier le terrain de foot des Eaux Vives ( le parking tout là-haut derrière le parc ! ) à la rue de Rives où se situe la boutique Davidoff fraichement restaurée. La motivation de fumer un bon cigare me permet d’oublier cette besogne, de plus marcher oxygène la pensée, la réflexion à l’analyse d’une belle fumée. 

Arrivé devant les hautes portes de ce ‘temple’, comme le ferait un gamin de 6 ans sa pièce de 5 francs au creux de la main devant la boutique de chasse, de farce et attrape et de bonbon acidulé en tous genres ! Après ces quelques secondes nostalgiques, je reviens vite à moi, lorsque stupidement je reste planté là comme un con à attendre que les portes s’ouvrent toutes seules ! En effet, celle-ci n'est plus automatique, il faut pousser maintenant, dans un dernier effort et pas du moindre, putain qu’elles sont lourdes ces satanés p… ( désolé ! ) Mr Mathys va falloir régler ça, vous risquez de voir bon nombre de vos ainés se démettre l’épaule ! Un petit bonjour à quelques connaissances, Jésus, Arnaud et Yves, ne rigolez pas Jésus est un personnage fort sympathique et remarquable de la boutique, muni de sa légendaire moustache qui rendrait jaloux plus d’un Iznogoud ( Calife à la place du Calife), n’hésitez pas à lui demander conseil ! Pour ma part je connais le chemin du doux parfum qui m’invite ici, la cave bien sûr. Bref, après quelques hésitations sur le choix de mes convoitises, Cubains, Dominicains, peut-être un Cub... ? Comme toujours je tournicote avant de porter mon choix aujourd’hui sur un joli module, un Bolívar Présidente, une édition régionale Suisse de 2013. Bientôt observé, fumé et épinglé à mon bon souvenir dans ma vitrine des saveurs.

Eh, voilà ce que je redoutais arrive, la pluie et m… !!! Heureusement que certaines terrasses sont protégées d’ombrelle géante contre le soleil, tout aussi efficace par mauvais temps. Je décide de m’installer non loin de là, rue Neuve du Molard sur les hauts tabourets du "Mimmo" ( un nouvel établissement, Bar à vins, cocktail et restaurant) et surtout bien à l’abri de ce déluge.

Bien installer à fumer, je décide de l’accompagner d’un petit Moscato ni trop sec, ni trop moelleux, comme simple révélateur rafraichissant si besoin est ! Pour rappelle, le Bolivar est en principe, un cigare puissant aux notes lourdes et graves, très symphonique comme cigare. Pas étonnant de lui prêter alors, certaines de ses compositions comme musique ‘Bolivarienne'. Voyons voir, si celui-ci respecte cette règle !

Pour ce qui est de la petite inspection de routine, le module est soigné, assez ferme, à mémoire de forme pour la souplesse, donc tout à fait correct. Respectant un cahier des charges scrupuleux, relatif à cette marque, habillé d’une cape fine de couleur colorado celui-ci ne jalouse en rien ses autres congénères comme Cohiba, Trinidad ou Montecristo. Son parfum discret s’harmonise de notes boisé, de miel et de chocolat au lait, très subtil, rien de très puissant comme arôme, mais relativement plaisant au nez.

Entre-temps, la pluie redouble d’intensité, obligeant les quelques badauds non équipés de parapluie à raser les murs, comme pour se prémunir de vilaines gouttes tirées d’un sniper embusqué ! Au mouillage, la cape me laisse en bouche une suavité grasse, douce et légère assez neutre en goût, mais rien de formel pour cet effeuillage humide sur pavé glissant. La tête vivement tranchée, le pied embrasé, laisse échappée les premières salves échauffées et vivifiantes, très vite refouler par un petit vent vers quelques audacieux comme moi, bravant les éléments en sirotant leur breuvage.

Les cinq premières minutes me provoquent une sensation déplaisante, un démarrage piquant et râpeux qui ne durera pas très longtemps fort heureusement et rien d’anormal à ce stade. 

Dès le premier temps, j’apprécie cette sensation d’onctuosité et de grasse attitude si je puis dire !  Emplie de légèreté et de distinction. Agréable, oui et non ! Bien loin de la tessiture olfactive d’un Bolivar, c’est ce qui me gène au bout du compte. Je reste très étonné par cette douce ambiance. Tranquillement, patiemment, j’effeuille ! Mais rien ni fait, j’aurai bien plus de chance à éplucher un artichaut que toucher au cœur de ce Bolivar, trop court en bouche, peu persistant. Les saveurs gravitent essentiellement autour d’un noyau dure de sous-bois, de foin et d’écorce de pain ( bien plus poétique que croûte de p.vous ne trouvez pas ! ) Ce n’est pas mauvais dans l’ensemble, mais ça manque surtout de muscle dans cette introduction trop chaste à mon goût. Une première partie pas très entreprenante qui je l’espère, trouvera plus d’impudence en seconde partie. 

Nous y voilà, 2e round ! Après une petite accalmie météo, c’est reparti de plus belle…"Sur ma droite à l’étage, une blondasse à l’allure dépravée ni moche, ni méchante, sirote sa bière au goulot fenêtre ouverte, me jetant quelques regards dédaigneux  par la même occasion…"

2e round ! C’est une sensation asséchante cette foi qui me gène, exempte de rondeur limite râpeux et toujours gouleyant. Sa consistance légère le place bien en dessous de mes attentes, aromatiquement correct, sans grande complexité, je ne peux pas dire qu’il soit franchement détestable, mais rien ne filtre à son avantage sur dans ce deuxième opus. Les saveurs ne soufflent plus grand-chose et souffrent d’une fumée timorée aux accents boulangers, saveur de four à pain. Un Bolivar fantoche, moyennement équilibré dont la combustion exemplaire persiste dans la régularité de sa cendre, tellement rare de nos jours !

A l’approche du 3e tiers, c’est évident de détecter une petite amélioration dans l’intensité des saveurs, sa longueur en bouche plus distinctive s’allonge, un réveil plutôt tardif qui je pense relèvera sa note finale, mais ne suffira pas. 

Dernier instant de bonheur approximatif, la 3e partie s’annonce sur de meilleurs jours. Meilleure consistance et bien moins absent que les 45 premières minutes d’incertitude. Je ne peux qu’apprécier ce dernier sursaut d’environ 10 petites minutes, instant fugace et agréable. Mais au final trop tard. Les notes lourdes et graves viennent rapidement semer le trouble sur cette dégustation trop évasive. Certains l’apprécieront pour sa légèreté, mais d’autres s’y perdront. Un Bolivar trop humble et sans grande complexité, ni très bon, ni très mauvais. Ma note de cœur 12/20.

PS : Oui, je suis rentré tremper jusqu’au os !

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: robusto extra
  • Taille: 150mm x 21,5mm
  • Bague: 54
  • Poids: 17,1gr
  • Année: 2013
  • Prix: 21€ ( Suisse )

photo_0151200827ftfhgs.jpg

2aaf8a63b01542fead384ac9ae0ac3fe.jpg


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

12:46 Écrit par Edmond Dantes dans Bolivar, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

22/04/2015

Nicarao Exclusivo "robusto"

Connaissez-vous la ligne "Exclusivo" de Nicarao" ? Pour ceux à qui ce nom n'évoque rien, et fort heureusement ils sont de moins en moins nombreux. Je parle d'amateurs qui aiment voyager dans différents terroirs. En effet le succès croissant des cigares Nicarao n'est pas un hasard ! Son inventeur Didier Houvenaghel (ingénieur agronome de renom dans le domaine du tabac et auteur d'un livre extraordinaire ‘Le cigare de la culture à l'art’, un ouvrage qui ne quitte plus ma table de chevet) s'efforce voilà plusieurs années à ravir nos papilles d'excellents puros du Nicaragua avec la complicité de son ami Abel Fernandez. Ma dernière dégustation de ce module remonte environ à deux ans maintenant, à l’époque cette ligne venait d’arriver en Belgique. Mon ressenti pour ce dernier était resté assez mitigé, quand je relis mes notes, faiblesse de la cape et un goût que je trouvais trop âcre, intense dès l’arrivée du second tiers, me confortait sur un déséquilibre de ce module. Etait-il trop jeune, suis-je tombé sur le mauvais numéro ?  En bref, la sensation tout de même d’être passé à côté de quelque chose au vu des commentaires d’amis amateurs. Il me tardait donc de le retrouver, et de reprendre cette dégustation que voici !

Je pense qu'elle fera plaisir à "Thierry" ( Thierry et ses cigares ), ami blogueur que je respecte et fidèle amateur des "Nicarao" de Didier. Entre Belges, on se sert les coudes !

En résumé, l'histoire de ce cigare se situe exclusivement au Nicaragua, c'est un véritable puro réalisé à partir de tabacs âgés de 5 à 9 années minimums pour la tripe et 2 ans pour la cape. Autre particularité intéressante tient dans l'élaboration de cette ligne, en effet les "Nicarao Exclusivo" ne sont pas roulés par des torcedores payés à la tâche ( au cigare roulé ) comme dans la majeure des fabriques Caraïbes, mais cas rarissime, ceux-là sont roulés uniquement par des ouvriers expérimentés, rémunérés par un salaire journalier et fixe, afin de garantir une qualité de fabrication homogène. Qu'ils produisent 50 ou 100 cigares par jour, leur rémunération reste toujours la même ! D'où une incidence sur les coûts de production, avec un prix de revient plus élevé que la moyenne mais nécessaire pour obtenir le meilleur du Nicaragua.

  • Aspect: Cape sombre maduro/ oscuro, plutôt épaisse et graîneuse. Une cape rustique et organique façon chrysalide.
  • Toucher: Corps très ferme, peu de souplesse
  • Mouillage: Goût très neutre
  • Parfum: léger, végétal/ forestier/ cuir jeune
  • À cru: poivre noir/ épicé ( localisé sur l'arrière du palais )

Dès la première bouffée, pendant un laps de temps d’environ 8 à 10 minutes cet ‘Exclusivo’ offrent un tempo soutenu, à la consistance poivrée plutôt rustique. J’apprécie d'entrée ce caractère franc, de suite attachant et équilibré.

Passé ce prélude vif et roboratif, je suis surpris, je me serais attendu à une montée assez rapide dans son intensité, mais pas du tout ! Bien au contraire, la rondeur s'installe, celui-ci devient plus docile sur une perception plus confortable pleine de douceur, les notes de tourbe, d'étable s’installent grassement, distillant judicieusement des notes de chocolat réglissé, ou le poivre très présent dès le départ, finit maintenant par s’effacer, laissant place à une sensation plus voluptueux dans l’ensemble. Ce robusto à la consistance moyenne préfère jouer sa partition en oubliant les percussions, préférant celle des instruments à cordes et celle à vent comme uniques interprètes. Cette aubade de salon offre une amplitude gustative large, harmonieuse, doté d’un agrément subtil de saveur sagement diluée. Bien loin de mes souvenirs, tellement différent ! Mais qu’ai-je donc fumer en 2012 ?   

Un point positif quil faut souligner concerne sa combustion, malgré une grande fermeté  ‘à faire pâlir un amateur pro Cubain, je peux qu'être admiratif par le tirage exemplaire de cet Exclusivo. Comme quoi, la fermeté ne rime pas forcément avec cigare sec et bouché !

Progressivement, à l'approche du second tiers les arômes s'uniformisent vers un goût façon "café réchauffé" celui de grand-mère, laissé sur son poêle dans sa cafetière émaillée moucheté bleu et blanc. Certes pas le meilleur des ‘Kawa’, mais celui qu’on se souvient 30 plus tard ! Bien plus romantique qu’une vulgaire capsule ‘Nespresso’. L'évolution est équilibrée, sans grande complexité, mais elle sonne juste !

Dès la seconde partie, on retrouve ce « Qualia » très identitaire du Nicaragua, un cigare terreux à la consistance modeste qui sait pourtant s’agrémenter de café, de cacao et de note plus réglissé à ce stade de l’examen, je sais que certains n’apprécient guère ce genre de musique, propre aux feuilles de maduro. Il est vrai que parfois le réglisse peut vite devenir ennuyeux et éliminatoire sur certains cigares. Là, ce n’est pas dérangeant, puisque celui-ci reste tourné vers la douceur, évitant ainsi de trop vite saturer les papilles, laissant la place à d’autres parfums s'imbriquer. Une chose aussi qui m’interpelle dans ce cigare, c’est le fait que cet ‘Exclusivo’ évolue étrangement à contresens ! Plus j’approche de sa fin annoncée, plus celui-ci semble se décourager en perdant progressivement de sa force et de son intensité, alors que de manière générale c’est tout l’inverse !

Cette 3e partie joue agréablement les prolongations, sans fautes darbitrage et sans joueurs sur le banc de touche ! Un troisième temps toujours très onctueux et doux qui perdure sur un final empyreumatique relativement suave et légèrement mentholé. Malgré une consistance plutôt effacée que je perçois, celui-ci offre un confort de fumage très avenant, facile. Puisquil faut vraiment aller le chercher dans les cordes et se brûler les doigts pour le rendre plus combatif, plus amer et piquant !! Pour conclure, ce Nicaraguayen a su me convaincre et mérite de s'y attarder. Un cigare ma foi qui peut inquiéter au premier abord par son côté rugueux et sombre, mais finalement très accessible, subtil et plaisant surtout. Ma note de cœur 16/20.                 

 

  • Origine: tripe: Nicaraguayenne, Sous-cape: Nicaraguayenne, cape: Nicaraguayenne
  • Format: robusto
  • Taille: 140mm x 23mm
  • Bague: 58
  • Poids: 19,3 gr
  • Année: ?
  • Prix: 14,5€ Suisse

photo_0151121437ufedll.jpg

433205acd60c4a08af2cc66fdf14b1f4.jpg

 

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

09:21 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Nicarao | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/04/2015

Résultats "Un cigare, une main et une paire de pompe" Jeux photo Facebook Edmond.

Sans titre-2.jpg

Voici le résultat d'un petit concours photo lancé sur ma page "Facebook" ce vendredi 17 avril. Le thème était très simple, se photographier sans visage avec; 1 cigare, 1 main et vos 2 pieds de préférence. Un jeu bon enfant dont le taux de participation à dépasser toutes mes espérances avec un total de 46 photos ! Merci donc à tous pour votre participation. Ci-dessous votre choix, les 5 plus belles photos qui ont reçu le plus de vote avec bien entendu l'idée géniale d'Antonio avec une photo d'anthologie qui nous a tous faits bien rire, qui remporte de très loin la 1er place, suivi de Yann, de Philippe, de Thomas et de Brigitte notre candidate féminine qui mérite le prix de la réactivité loin devant les mecs, sa photo a été posté en moins de 20 minutes sur ma page ! Clin d'œil

Merci à Alexis de la civette de Nyon "La Couronne" et à Marc des cigares "Vegas de Santiago" qui offrent un de leur cigare au vainqueur.

1_antonio.jpg

1er Antonio avec un score de 105

"cigare au lèvre un dimanche matin !"

2_yann.jpg

2e Yann avec un score de 48

3_philippe.jpg

3e Philippe avec un score de 39

4_thomas.jpg

4e Thomas avec un score de 37

5_brigitte.jpg

5e Brigitte avec un score de 27

Toutes les autres photos sur cette page.

272430794.2.jpg

19:42 Écrit par Edmond Dantes dans Concours photo 2013/ 2015 | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |