21/03/2015

Montecristo A ( Giant Corona )

Voilà un moment que ce grand "A" reposait dans ma cave tel un cercueil dans son caveau, analogie morbide du sacré d'un cigare qu'on n'ose plus fumer passé quelques mois. Gisant comme une poupée dans sa petite boîte vernie à l'estampage Or. Il intimide et impressionne le débutant dans sa quête d'absolu à celui du plus endurant des ‘havanophobes’. Mais l'oubli finit par sceller définitivement le couvercle de nos envies, convaincu qu'une occasion singulière pourrait briser un jour ce sortilège, révélant enfin à l'amateur tous ses charmes encenseurs d'un module d'exception.

Celui-ci provient de ma dernière escapade Cubaine de 2013, un cigare sûrement acheté dans la boutique Partagas si mes souvenirs sont intacts, quoique ! Mais quelle importance cela fait de connaître cet endroit, c'était à la Havane voilà tout. Ce module élégant fait partie aujourd'hui des curiosités "cigaristiques" pour touriste avide et trivial en quête de l’objet souvenir et peu encombrant à s'offrir de cet autre monde, "Cuba", dont le destin incertain ne prendra pas fin dans un cendrier, malheureusement pour lui.

Très peu garde le souvenir de l'avoir fumé un jour sauf quelques rares irréductibles de la vieille école qui ont pu le découvrir dès l'année 71 dans son coffret verni de 25 pièces, à cette même époque sortait au cinéma "La folie des grandeurs", Jim Morrison s’éteignait et mon père s'offrait sa première Peugeot, une 204 de couleur blanche, la classe ! Tandis que moi je soufflais ma première bougie.

Il faut dire que le format en découragerait plus d'un ! La preuve, déjà 2 ans. Même la revue "l'amateur de cigare" a renoncé depuis longtemps à en parler, ce format serait devenu obsolète, désuet, périmé et démodé diront certains. Aujourd'hui nombre d'amateur délaissent ces longs modules au profit de formats plus courts, plus en adéquation avec nos vies de fou, ce plaisir se concentre maintenant dans des formats plus courts entre 12 et 15 cm, cette formule vous fait sourire, mais pourquoi donc ? Heureusement pour moi, je ne fume pas la pipe. Le monde change et entre nous, qui a dégusté un "Montecristo A" ces 6 derniers mois ? En effet, l'exercice n'est pas moindre et je vous garantis que les plus fainéants y trouveront l'absolution et enfin la paix dans ces 2h30 d'oisiveté, assumées ou pas !

Mais qu'en est-il vraiment ? Y a- t-il un réel intérêt gustatif à déguster un tel module ? Au vu des ventes relativement faibles, serait-il abusé de penser que les torcedores produisant ce module puissent être désabusés par le manque d'intérêt des amateurs pour ce cigare, je pense que oui tout en gardant l'espoir de me tromper. Mon seul souci pour cette dégustation concerne son ascendance gustative, comment mesurer objectivement son volume olfactif sans connaitre la partition originale. Comment ce cigare a- t-il été conçu à l'origine, capiteux et doux, intense et consistant ? Exercice difficile, mais combien futile d'écouter sans comprendre cette musique écrite voilà 37 ans..

En somme, je dois essayer seul de comprendre son histoire en prenant enfin le risque de coulisser ce couvercle avant que ce Montecristo ne disparaisse à jamais de nos civettes et fasse prochainement son entrée au panthéon des "cigares disparus" comme tant d'autres avant lui. La survie d'un cigare ne tient qu'à une simple équation, celle de la rentabilité et de la profitabilité dont nous sommes tous étroitement responsables en tant que consommateur. Car ce sont bien nos habitudes qui donneront naissance à de futurs modules et non le contraire ! Et si ma modeste contribution vous enflamme, suscitant ainsi un achat coup de cœur dès demain, biaisant ainsi toutes les statistiques de production chez Habano. Je sais, je peux toujours rêver !!

Ce module emblématique est une petite merveille de construction qu'il faut savoir apprécier, d’une telle rectitude qu'on en oublierait les petites mains habiles du torcedore qui derrière sa table avec sa chaveta s'est appliqué à le confectionner pour nous. Ce module d'une rare élégance à la cape Colorado légèrement terreuse délivre un doux parfum, étrangement timide pour un cigare confiné depuis tout ce temps dans son écrin "varnished", mais malgré cette absence olfactive, il émoustille tout de même le nez de jolies notes fugitives, de boisé et de praliné. Des accords heureux et délicats pour ce prélude tout en réserve ! Côté goût de la cape, aucune amertume, aucun piquant n’en découle, plutôt neutre  je dirais.

L'allumage demande une certaine habileté de conviction pour réussir à faire rougir ce grand timide et capter ainsi son attention dès les premières effluves filtrés au travers de ce corps longiligne. Une fois capté, la perception plutôt agréable est en totale adéquation avec son plumage, onctueux et très doux à la fois, dont l'agrément aromatique se confond de notes de pain beurré, de café crème, de foin et de fruits secs dont l'amplitude généreuse en bouche apporte rondeur et fondu. La consistance dans ce premier temps, pêche d'un manque d'aplomb et de muscle ! Est-ce un parti pris audacieux au profit des arômes ou est-ce un trait de caractère préjudiciable pour la suite, je ne saurais le dire pour le moment ?

Sur la fin de cette première partie après 40 minutes de fumage tout de même, la rondeur douce et fluide s'installe sur une amplitude en bouche généreuse, comme le feraient les couleurs fluides et fondues d'une aquarelle de Marie Laurencin.

Des saveurs diluées de chocolat au lait, de sous-bois et d'épice, légèrement émaillées de relent tannique viennent dépeindre subtilement ce lavis olfactif de faible corpulence. Ce manque de ténacité n'enlève rien à sa distinction, mais certain regretteront ce manque d'affirmation. Un cigare à la forme bien distant du "qualia" Montecristo.

Sur la seconde partie, rien ne vient troubler cette dégustation sans véritable changement où les acteurs de cette pièce en 3 actes semblent avoir trouvé leurs places respectives. Toujours de belle amplitude en bouche, les notes onctueuses et plus marquées se partagent subtilement ce 2ème temps, fait d'accords plus graves comme l'apparition de poivre noir, de saveurs de sous-bois humide et de beurre frais. Cette intensification reste malgré tout très fugace et toujours très peu consistante, laissant la place à un cigare de goût à la forme aromatique légère et suave et dotée d'une rondeur agréable mais d'une longueur moyenne dans l'ensemble. En effet, comme pour une boisson alcoolisée ce sont ses degrés d'alcool qui offrent au dégustateur cette persistance, ce corollaire dans le cigare est intimement liée à sa composition foliaire ( seco, ligero et medio tempo ) pour rappel.

Dans un 3ème temps, après une bonne heure et demie d'encensement rien ne vient bousculer ce grand timide au cœur léger à poursuivre sa route comme il a commencé. Quelques soubresauts aromatiques viendront ici et là réveiller votre qualité de perception, comme la saveur improbable de levure par exemple ! Cette dernière partie, plus lourde mais sans grande corpulence se charge de composés dommageables, provoquant une sensation empâtée et asséchante. Normal, après plus de 2 heures, cependant mes papilles se maintiennent toujours éveillées, mais mon attention mentale fatigue un peu. Vous rigolez, mais fumer un tel cigare avec la concentration qui s’en impose,  est un exercice fatiguant.

Encore deux choses à signaler avant de clore ce chapitre.

Malgré un tirage aisé, le volume de  fumée reste parcimonieux sur l’ensemble de cette dégustation. L’amplitude en bouche se concentre principalement sur l'avant du palais et non sur l'arrière comme la majeure partie des cigares cubains, évitant ainsi toutes saveurs urticantes et irritantes sur le final.

En conclusion, ce ‘Montecristo A’ reste pour ma part un bon cigare assez évolutif, avec un manque de personnalité et de consistance. Certains le trouveront bien en dessous d’un Gran Edmundo par exemple et trouveront ce « A » pas assez musclé, trop discret ! Et je suis tout à fait d’accord avec eux, en même temps le format ne s’y prête pas vraiment. Je pense que ce parti pris est un choix raisonné de la marque, en offrant ainsi un cigare facile et savoureux aux plus grands nombres. Ma note de cœur 15/20, il lui manque  un petit truc pour atteindre l’excellence.

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: giant corona
  • Taille: 235mm x 18.6mm
  • Bague: 47
  • Poids: 19.5gr
  • Année: 2013
  • Prix: entre 40 et 50€ ( difficile à trouver aujourd'hui ! ) vendu à l'unité ou en boîte de 5 coffrets. Le conditionnement de 25, c'est arrêté en 2010.

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

11:43 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Montecristo | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

18/03/2015

Le parfum "Edmond Roudnistska"

Edmond Roudnitska (1905-1996) est un maître parfumeur français né à Nice. Il crée au cours de sa carrière plusieurs parfums à la renommée internationale. En 1946, il fonde avec son épouse Thérèse, le laboratoire de création "Art et Parfum" et s'installe à Cabris prés de Grasse en 1949. Son fils Michel Roudnistska, également créateur de parfum a pris sa succession et s'est également attaché à introduire l'olfaction dans de nombreux spectacles. source wikipédia

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Extrait du livre "Le parfum", rien à voir avec l'auteur du roman "Le Parfum" de Patrick Süskind et de son adaptation cinématographique.

( Plus la formule d'un parfum est encombrée, ce qui est facile et tentant, moins la composition ( en supposant que c'en soit encore une ) a des chances d'être originale, car plus elle court le risque de provoquer des accords déjà exploités. A la limite, en effet, si plusieurs compositeurs élaboraient, chacun de son côté, une formule contenant, m^me en proportions très variables, les deux ou trois cents produits odorants les plus courants, ils ne pourraient s'empêcher d'obtenir tous le même résultat, c'est-à-dire non des compositions mais des mélanges qui évoqueraient tous ce "mille fleurs"----cimetière des espoirs déçus----dans lequel s'accumulent les essais ratés. C'est l'inévitable teinte gris sale qui fait le désespoir de l'enfant barbouilleur lorqu'il mélange trop de couleurs différentes.

Une formule "trop riche", c'est-à-dire chargée en produits capiteux ou chers sans que leur présence et leurs proportions soient dictées par des considérations esthétiques et techniques, risquera fort d'être "pauvre" en valeur esthétique. )

Je trouve amusant qu'un cigare porte le nom de "Mille fleurs", je pense au petit corona de Partagas ! Bref, cet ouvrage est une petite merveille pour éveiller les sens et l'esprit, une véritable bible sur l''art olfactif et philosophique du parfum, tellement analogue à celui du cigare. Il suffit de remplacer le vocable "parfum" par celui de cigare, vous n'y verrez aucune différence ! 

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Edmond Roudnistska

21:08 Écrit par Edmond Dantes dans Mes lectures | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le tabac/ presse " 135 rue Sommeiller à Chambéry " civette à cigare

Voici une adresse découverte cette semaine lors d'un déplacement où vous pourrez vous dépanner lors d'un séjour en Savoie, la cave correctement humidifiée présente un choix partiel de cigare cubain, dominicain et nicaraguayen, avec notamment les "Black Market" ( voir l'article sur le blog )  

Le Brazza, 135 rue Sommeiller, 73000 Chambéry. Tél/ 04 79 69 34 24

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Google map

20:33 Écrit par Edmond Dantes dans Les bonnes civettes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/03/2015

Aromaster "Coffret des Arômes du Cigare"

Une belle idée de cadeau pour les avides de la compréhension "cigaristique".

Très utile lors de vos dégustations, ce coffret Aromaster complet comprend 24 notes olfactives présentes dans le cigare. Au prix de 135€

Source: Aromaster
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1. herbe coupée, 2. foin, 3. mousse d’arbre, 4. champignon, 5. terre, 6. thé noir, 7. chêne, 8. cèdre, 9. réglisse, 10. poivre, 11. vanille, 12. cannelle, 13. clou de girofle, 14. noix de muscade, 15. noisette, 16. amande, 17. musc
18. cuire, 19. toast, 20. chocolat, 21. café, 22. caramel, 23. iode, 24. goudronaromaster_002.jpg

 

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20:16 Écrit par Edmond Dantes dans outils | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/03/2015

Arturo Fuente "Opus X Perfection n°2"

Une dégustation ne simprovise pas, surtout lorsque vous vous apprêtez à fumer un Opus X ! Un conseil, évitez de lattaquer la langue trop chargée en vin, en alcool fort et en boustifaille en tous genres. Vous risquez de passer à côté de toute sa subtilité et de sa complexité aromatique. Pour cela, il est indispensable douvrir vos papilles, de les dilater un maximum en évitant de les agresser, un thé légèrement acidulé ou une simple eau gazeuse fera très bien laffaire ! Le café pourquoi pas, mais du light sil vous plaît. À quel moment le fumer. Préférez-le comme cigare du matin, dun avant repas si le service du midi vous laisse le temps de l'apprécier. Comme cigare dapéritif, oui mais sans les chips, les pistaches et autres sont à proscrire bien évidemment. Je précise des fois que....

Ensuite vient celle de la petite cérémonie, dont je laisse le soin à chacun d'exprimer sa sensibilité. Si certains désirent prier, chanter, danser, siffler peut-être ?  Oui, je plaisante, cest  sérieux un cigare ça se respecte non de Dieu, un peu de tenu !! Ma cérémonie à moi s'apparente à celle du reniflage compulsif à la manière d'un épagneul breton un jour de chasse. Eh là bien entendu, la piste flairée fleure vraiment bon ! Ce parfum subtil et gouleyant qui émane de cet Opus, encense délicatement les narines vers du boisé, de la châtaigne torréfiée, du miel et le fruité, gainant ce joli bouquet d'arôme d'une jolie cape caramel aux nervures fines du plus bel effet. Visuellement, rien à dire.

Dès le démarrage, les sensations en bouche sont de suites onctueuses et grasses, des saveurs analogues à celle du beurre de cacahuète et celle de fruits secs d'un côté et de l'autre des saveurs minérales de terre acide et tanniques comme arôme persistant. Cela donne à ce prélude une très belle complexité que je qualifierai d'explosif, d’équilibré et de chaotique à la fois. J'adore ce moment lorsque les arômes virevoltent tel des atomes se combinant pour donner naissance à des chaînes de molécules. Vous comprenez maintenant pourquoi toutes ces recommandations ! Il vous faut un palais aguerri et non meurtri par quoi que ce soit pour soumettre votre bouche à ce type de perception dès les cinq premières minutes. Du thé ou de l'eau, pensez-y les amis.

Dans un premier temps, après avoir capté l'essentiel de son karma. La rondeur s'installe sur une phase crémeuse sur l'avant de la bouche et de la langue. Suivi d'une longueur bonifiée par une sensation plus grasse  et de consistance moyenne, qui ne veut pas dire mauvaise, mais de corpulence convenable ! Ainsi quune persistance illustrée de notes suaves façon "p'tit beurre", de fruits secs et de café crème exalte à merveille cette première partie azurée au rancio triomphant.

Après 40 minutes de fumage, la suite s'annonce toujours aussi agréable, même si quelques changements  peuvent venir troubler la bonhomie de ce 2ème "opus" ! En effet à ce stade et suite à lapparition  de saveur roborative comme le poivre, je le perçois plus sec et moins confortable qu’à ses prémices. Une transition évolutive certes, mais vers des saveurs plus piquantes, corpulentes et acides à la fois qui marque amèrement  la fin de cette  2e partie. Pour mémoire, dans la plupart des cigares, je pense notamment à quelques Cubains, leur évolution agonise souvent sur un dernier souffle  torréfié, de réglisse très acre en fin de fumage = ( saveurs lourdes ). Ici, cest bien différent, cet Opus ondule sur un registre plus puissant en bouche sur de lamertume et  de lastringence localisée avant tout sur les lèvres. Bref, cette musicalité olfactive si je peux mexprimer ainsi insuffle à la partition un vent de notes aiguës et fortes, et non de notes sourdes et graves = ( saveurs lourdes ). Comme le ferait entre autres un « Gran Edmundo » ou un « Magnum 46 » ! Et comme pour toutes les musiques, les aigus procurent une dissonance désagréable en bouche.

Hormis le prix ce torpedo reste une valeur sure, un cigare élégant et harmonieux dès le démarrage et gratifié dune belle complexité aromatique. Même si la fin satrophie à juste raison, sur la durée ce passage représente à peine 20% du temps consacré à le fumer ! Donc ne vous privez pas, ma note de coeur  17/20.      

  • Origine: tripe:Dominicaine Sous-cape:Dominicaine cape:Dominicaine
  • Format: torpedo
  • Taille: 162mm x 20mm
  • Bague: 52
  • Poids: 19.1gr
  • Année:
  • Prix: 32€ ( Europe )

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20        

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24/02/2015

Belicoso N°15 de "Flor de Selva" ( 2014 )

Difficile de rester insensible à ses effluves ! Ce Selva n° 15, un "Belicoso maduro" au fumet délicieux a de suite captivé mon attention dès la première seconde à le renifler sous toutes les coutures ! Ce premier contact olfactif fait partie d'une gestuelle séculaire et coutumière du parfait amateur et en même temps tellement ubuesque quand on y pense ! Malheureusement cette pantomime est rarement salutaire, ne garantissant en rien les qualités aromatiques du cigare, mais les amateurs tout comme moi dailleurs s'y complaît avec forte conviction. Quoi qu'on en dise, mon nez reste toujours plus loquace à détecter de bonnes senteurs que celles venant d'un cigare aphasique et poussiéreux. Le parfum de ce n°15 exsude avec ardeur des notes grasses de cacao, de café torréfié, de cuir et de faisander, un véritable menu chasseur avec son chevreuil nappé à la sauce vin chocolat. Une évocation gourmande, toutefois très personnelle afin de vous mettre en émoi devant les flagrances de ce "Flor de Selva", cintré d'une cape huileuse au reflet marbré façon stucco ( le stucco est un enduit teinté dans la masse, une fois ciré il se nuance de reflet brillant et mat). Cette texture de feuille offre à l'oeil une patine qui accroche joliment la lumière, digne d'une belle feuille de cape. Agréablement surpris par ce prélude, j'ose espérer que l'entrée, le plat et le dessert accompagneront mon appétence tout au long de cette dégustation.

Dès l'allumage, c'est une véritable explosion de poivre sur l'arrière du palais, une sensation plutôt confuse dans un premier temps ! Après avoir gentiment meurtri mes papilles, ce prélude roboratif succède à une consistance plus rassasiante et onctueuse où les notes de chocolats amers se mêlent divinement à la tourbe, à celle du café torréfié, au bois fumé et lingrédient essentiel, la réglisse ! Mais attention cette saveur atypique d'un cigare "maduro" ne doit pas l'emporter au détriment des autres arômes, au risque de rendre la dégustation fâcheuse et linéaire. Les débuts restent prometteurs et pour une fois en totale adéquation à son plumage ! Une première partie très agréable et confortable.

Dans un second temps, les saveurs s'harmonisent vers plus de rondeur et d'intensité, ne bousculant en rien le profil aromatique tant apprécié en première partie. Cette force en constante augmentation distille son bouquet de notes empyreumatiques toujours plus persistantes et crémeuses qui malheureusement s'enorgueillit d'un léger ammoniac au passage ! Rien de très grave en soi, car cette sensation ne peut être complètement éliminé et reste souvent tributaire des composés plus lourds de la feuille de "maduro" ( feuille de ligero). Ce goût toxique peut provenir aussi d'une filtration difficile à travers le corps du cigare, trop humide, trop gras par exemple, il peut provoquer ce type de sensation. À regret, je constate effectivement un tirage moins aisé à l'approche du 3ème tiers, la tripe plus compacte sest resserrée et filtre difficilement la fumée. Je sais, vous trouvez que « je pinaille, comme d'habitude ! » À côté de ça, son rancio demeure bien équilibré et maintient mon attention sans perturber mon plaisir. Malgré cette perversion analytique et subjective, je passe un très bon moment. 

Dans cette dernière partie, les saveurs reconnaissables du second tiers continuent généreusement à diluer ses arômes corpulents et crémeux à la fois. Mais doucement ce final devient plus lourd, au point de saturer mes papilles de notes intenses de réglisse, de café robusta et de caramel brûlé comme unique liant à ce goût âcre et piquant !! Mais inutile de se formaliser, rien danormal à ce stade de l'examen. Car dans lensemble, ce cigare vaut bien le détour, une très belle réalisation pleine de rondeur et de longueur au caractère attachant, il serait dommage de passer à côté de ce n°15. Ma note de cœur 16/20, pour un rapport/ prix plaisir, vraiment excellent.

  • Origine: tripe:habano jamastran, ligero azacualpa Sous-cape:Brésil mata fina cape:maduro jamastran
  • Format: piramide
  • Taille: 125mm x 22mm
  • Bague: 54
  • Poids: 20gr
  • Année:
  • Prix: 8,5€ ( Europe )

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20      

15:22 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Flor de Selva | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

23/02/2015

Liste Habano des nouveautés 2015

Voici la liste exhaustive des nouveautés 2015 du XVII festival Habano, celle-ci provient de la Casa del Habano de Knokke en Belgique. Liste divulguée sur le site Halfwheel en avant première, serait semble t-il très proche de la réalité à 95% ! Affaire à suivre dans quelques semaines.

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Standard Premium Products:

  • Montecristo Media Corona in 5 & 25: Ring 44 x 90mm
  • Romeo y Julieta Club Kings in 5 & 25: Ring 42 x 129mm
  • Montecristo 80 Aniversario in 20: Ring 55 x 165mm
 
LCDH only products:
  • Partagás Maduro N°1 in 25: Ring 52 x 130 mm
  • La Gloria Cubana 25 Aniversario LCDH in 30: Combinaciones Piramides: Ring 52 x 156mm and Robusto Extra: Ring 48 x 170mm
 
Edicion Limitadas:
  • H. Upmann Magnum 56 EL 2015 in 25: Ring 56 x 150mm
  • Ramón Allones Club Allones EL 2015 in 10: Ring 47 x 135mm
  • Hoyo de Monterrey Maravillas EL 2015 in 20: Ring 55 x 230mm
 
Special Edition:
  • Partagás 170 Aniversario in 50: Ring 56 x 170mm
 
Travel Retail:
  • Partagás E2 in 10: Ring 54 x 140mm
 
Gran Reserva:
  • Romeo y Julieta Wide Churchills Gran Reserva Cosecha 2009 in 15: Ring 55 x 130mm
 
Regional Editions:
  • La Gloria Cubana Glorias in 10: Ring 54 x 180mm
  • La Escepción Don José in 25: Ring 48 x 127mm
  • Bolívar Belgravia in 10: Ring 55 x 130mm
  • La Gloria Cubana Revolution in 20: Ring 55 x 130mm
  • Ramón Allones Phoenicios in 25: Ring 55 x 130mm
  • Ramón Allones Robusto XXL in 10: Ring 54 x 150mm
  • Diplomáticos El Ambajador in 10: Ring 52 x 135mm
  • Punch Supremos in 10: Ring 53 x 153mm
  • Bolívar Emarati in 25: Ring 52 x 135mm
  • Juan Lopez Malecon in 20: Ring 55 x 130mm
  • Rey Del Mundo Petit Robustos in 10: Ring 50 x 102mm
  • Quai d’Orsay Robusto Diplomatico in 10: Ring 48 x 127mm
  • Por Larránaga Opera in 10: Ring 52 x 115mm
  • Diplomáticos Excelencia in 10: Ring 50 x 124mm

11:08 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

20/02/2015

17e Festival Habano 2015

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Du lundi 23 Février au vendredi 27 Février 2015, Cuba sera de nouveau le lieu de la plus grande concentration internationale pour les passionnés des meilleurs cigares du monde: "le Habano". A cette occasion, l'événement rendra hommage à quatre des marques les plus prestigieuses Habanos: Romeo y Julieta et Montecristo.

La dernière édition 2014 du Festival Habanos a réuni plus de 1300 délégués de 60 pays et 250 journalistes.

La foire commerciale sera de nouveau célébrée durant la semaine du Festival. En 2014, la foire a réuni 60 exposants de sept pays et a reçu plus de 2200 visiteurs du monde du cigare, les produits de luxe et les entreprises.

Au cours de cette 17e édition du Festival Habanos, les agents  qui comprennent toujours le premier rang des personnalités internationales auront le plaisir de déguster en exclusivité les nouvelles vitoles qui seront lancés sur le marché en 2015 par Habanos SA, et auront la possibilité de découvrir les racines et les secrets d'une tradition séculaire de la culture du cigare à Cuba. Habanos, SA vous invite à profiter d'une semaine agréable entre amis qui ont une chose en commun: la passion pour Habanos.

Le programme du Festival Habanos propose à ses activités traditionnelles au cours de cette semaine inoubliable, tels que:

  • Nuit de bienvenue (Cocktail)
  • Visites des meilleures plantations de tabac de Vuelta Abajo, Pinar del Rio
  • Visites d'usines emblématiques Habanos
  • Foire commerciale
  • Soirée de gala (dîner)
  • Séminaires
  • Concours International Habanosommelier
  • Soirée pour célébrer le 25e Anniversaire de la casa del Habano (dîner)

L'ouverture de l'événement aura lieu du Lundi 23 Février 2015 et l'inauguration de la Foire Commerciale à l'International Convention Center Palacio de Convenciones. La Foire continuera à être le moment idéal pour les échanges techniques et commerciaux entre les hommes d'affaires, les producteurs et les fournisseurs du monde de cigare.

La journée se terminera par la soirée de bienvenue à l'entrepôt de bois et tabac situé dans le port de La Havane, où les participants auront le privilège d'assister à la fois au lancement du Romeo y Julieta Gran Reserva Cosecha 2009 et à la performance exclusive des artistes prestigieux cubains national et international. Ainsi que les candidatures au Prix Habanos de l'année dans les différentes catégories seront annoncés lors de la soirée.

Le Séminaire international présentera une fois de plus des conférences intéressantes sur divers sujets liés au monde des Habanos, y compris des alliances et de nouvelles alliances de Habanos avec des boissons et des produits d'excellence de la gastronomie, ainsi que les vins de la prestigieuse appellation d'origine du Chianti en Italie, des classes de maître, des dégustations de cigares et pour la deuxième fois le concours pour obtenir la plus longue cendres qui sera accueilli avec enthousiasme comme dans sa première édition en 2014 entre autres thèmes d'intérêt pour tous les amateurs inconditionnels Habanos.

Le 25 Février un dîner très spécial sera organisé pour célébrer le 25e anniversaire de la franchise «La Casa del Habano" et ses plus de 146 points de vente exclusifs et prestigieux Habanos à travers le monde.

Et enfin, le 27 Février, avec le dîner de gala, la cloture du festival rendra hommage cette année à l'une des marques Habanos bien connus: Montecristo avec un cigare spécial pour fêter ses 80 bougies, se terminant ensuite par la vente aux enchères des caves traditionnelles, dont le produit des ventes est chaque année destiné au système de santé publique cubaine.

Habanos SA et le Groupe Entrepreneurial TABACUBA seront honorés par votre présence.

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12:06 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités, Cuba | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/02/2015

Cave à cigare "Kostia"

Kostia, né en 1974, est un créateur de meubles d’art, connu des collectionneurs et des décorateurs. Le travail du bois l’a toujours attiré. Goût inné qui s’inscrit sans doute dans une tradition familiale, le talent d’un grand-père. 

Pourquoi le meuble ? Parce qu’il implique pour lui l’alliance du fonctionnel et de l’audace, de l’utile et de l’imaginaire. D’autre part le bois, toutes sortes de bois, est la matière naturelle, noble et vivante, qu’il privilégie. Il aime le marier avec le bronze qu’il cisèle et polit ou avec des laques. Il ne cesse d’approfondir sa réflexion sur les matériaux qu’il affectionne et n’hésite pas à s’affranchir des contraintes du mobilier classique en utilisant des matériaux très contemporains.

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C’est un autodidacte, se fiant à ses intuitions, même s’il a acquis les connaissances techniques dans un atelier, auprès d’un Compagnon du Tour de France, un maître. Pendant quatre ans, il réalise des copies d’ancien et des meubles dessinés par les grands décorateurs. De longs voyages ont aussi affiné sa sensibilité artistique, en Asie, en Amérique latine. Il a beaucoup vu, beaucoup regardé. C’est dans les Arts asiatiques qu’il trouve souvent l’inspiration, même s’il n’oublie jamais la grande tradition française d’ébénisterie.

En 2011, il reprend un atelier qui a une longue histoire avec le mobilier d’art, dans le quartier du Faubourg Saint Antoine. Kostia s’est d’abord fait connaître par des meubles élégants à mécanisme subtil.  Comme Gepetto, c’est un artisan ingénieux qui fait subir à la matière d’étranges métamorphoses. Originalité, raffinement, et complexité technique, évoquent son travail. La fonctionnalité, la créativité et l’humour de ces meubles ont séduit plus d’un collectionneur.

Kostia cherche à élargir le champ jusqu’alors assigné à l’expression du mobilier d’art. Quand il crée des formes, il réfléchit à leur signification et s’intéresse particulièrement aux concepts qui fondent notre société. Avec lui, il s’agit toujours de petites productions, de pièces uniques  ou de séries limitées. Il ne s’intéresse pas au mobilier « reproductible ». On pense à Jean Royère, à Marcel Coard, et Paul Evans, ébénistes et créateurs si prisés du siècle dernier. Les collections de Kostia sont conçues dans son atelier et exposées, face à celui-ci, dans sa galerie à Paris, 5 Cité de la Roquette, 75011.

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Kostia aime les ambiances chaleureuses et feutrées qu’inspirent les lieux tels que les cabinets de curiosité ou les fumoirs.

En créant ce coffret à cigares il voulait associer ces deux fortes ambiances, le feutré et la chaleureux du fumoir en utilisant du cedero odorata, et éveiller la curiosité par un mécanisme d‘ouverture décalé.

 

L’amateur de cigares se trouve face à un bloc incrusté de bronze dont l’ouverture surprenante est indétectable à première vue. Le sentiment de curiosité l’emporte sur la préciosité de l’objet.

Une fois que l’amateur y touche il s’approprie l’objet, et peut enfin découvrir son contenu sans que celui-ci perde son mystère.

Kostia a créé pour le cabinet de curiosité de Thomas Erber un modèle unique de ce coffret à cigares avec une incrustation de bronze travaillé et un vernis noir mat. Celui-ci a été présenté à Bangkok dans le concept store de Siwilai lors du Cabinet de curiosités de Thomas Erber.

Hauteur: 22,5 cm

Largeur: 27,1 cm

Longueur: 44,6 cm

Renseignement lecteurs Kostia : http://www.artkostia.com/

08:17 Écrit par Edmond Dantes dans Art, Cave à cigare, objets | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/02/2015

Macanudo Inspirado "Gigante"

Un petit prologue pour vous situer ce nouveau cigare le "Macanudo Inspirado". Un cigare développé pour notre bon vieux continent en 4 modules ( minutos, petit piramide, robusto et Gigante), dont l'initiateur n'est autre que Benjamin Menéndez, le responsable de production de tous les cigares premium de la marque. Ceux-ci sont bien sûr entièrement roulés à la main par "General cigar" dans une de leurs 3 fabriques d'Amérique centrale, dont celle-ci situé dans la ville de Danli à 100 km de la capitale du Honduras Tegucigalpa pour l’Inspirado (Tout le monde connaissait, la capitale du H…! ). Son tabac de tripe provient du Honduras, du Nicaragua ( Ometepe) et de République dominicaine ( piloto cubano), ainsi qu'une sous-cape hondurienne de la vallée de Jamastram et d'une cape élevée dans la vallée de San Agustín, toujours au Honduras. Cet Inspirado pourrait connaître quelques similitudes au cigare ‘OSA de CAO’ dont le mélange reste analogue, pour ceux qui le connaissent. ( Pour rappel, le groupe "General cigar" produit déjà la gamme des CAO, Macanudo et les marques Partagas, Montecristo, Hoyo de Monterey, Cohiba, non Cubaines)

Après ces quelques généralités, voyons maintenant ce que m'inspire cet "Inspirado" à mes papilles d'Européen .

Visuellement R.A.S, ce module choisi pour cette dégustation un ‘Gigante' ne peut que séduire le plus réfractaire, tant le module est séduisant, d’une fermeté et d’une souplesse adéquates. Sa cape de couleur Colorado aux veines quasiment absentes démontre encore une fois la rigueur du processus de fabrication dans le choix de la feuille de cape. Contrairement à un torcedore Cubain qui produit une moyenne d’environ 100 cigares/ jour de A à Z, ici la méthode est quelque peu différente, les phases de conception d’un module s’apparenteraient plus à celle d’une chaine d’assemblage automobile, le but étant de produire plus de 200 cigares/ jour par torcedore. Nous sommes bien loin de l’image d’Épinal véhiculée dans les livres !

Pour le parfum ce n'est pas trop ça ! Les flagrances végétales et légères ne galvanisent en rien mon appétit. Peu d’arôme s’en échappe, je reste sur ma faim à moins que tout soit gardé précieusement à l’intérieur !

Dès les premières minutes après sa mise à feu d’une facilité déconcertante, je trouve la perception assez légère, dont l’onctuosité affable contrebalance avec une certaine tannicité de ces arômes.

Pour le moment, difficile de projeter quelques desseins dans cette mélodie aphasique. Rien de vraiment excitant pour le moment, hormis un tirage exemplaire qui embaume la pièce d’un volume de fumée, tel le foin dans une cheminée ! Ce premier temps d’une faible consistance, et d’une longueur un peu courte s’enivre d’un léger goût d’ammoniac qui apparaît dans les premières secondes de chaque nouvelle bouffée, celle-ci s’estompe rapidement en laissant place à des notes plus terreuses et acides qui ne m’enchantent guère dans ce début de fumage...

En seconde partie, après des prolongations endémiques et anémiques, enfin une petite éclaircie semble timidement germer dans ce néant d’incertitude, une improbable fleur sur la banquise vite figée par le froid. ( Petit formule du poète qui sommeille en moi ! MDR…) en effet, la sensation plus grasse et crémeuse éclipse brièvement son absence d’arôme et de consistance, un sursis qui reste assez moyen dans l’ensemble.

Après 40 minutes d’un ennuie total, le poivre fait son apparition sur le fond de la gorge lui apportant un second souffle un poil plus roboratif. Une fois passé ces 2 premières étapes, le 3e temps ne peut qu’être meilleur, si, si je vous assure ! D’ailleurs un conseil, pensez à le fumer par l’autre bout, vous y gagnerez du temps. Lol

Mis à part mes propos outrageux et sarcastique, cette dégustation s’éveille enfin de sa léthargie dans un final plus musclé, plus piquant aussi ( bref, une fin sans équivoque analogue à tout autre cigare)

En conclusion, l’appréciation de ce Gigante m’appartient et j’assume ce jugement. Déçu ! Oui je le suis par tant de rien ! Un Macanudo for Europe, dont son seul but était de me séduire, merci encore pour cette délicate attention Mr Menendez.

À mon avis, cela provient aussi du format. Je pense que le robusto doit mieux se comporter au point de vue intensité et aromaticité. Celui-ci je préfère le laisser aux fumeurs compulsifs du nouvel an et aux fumeuses occasionnelles, n’est qu’euphémisme pour un Macanudo au reflet complaisant et sans âme, « Cigare mon beau cigare, dis-moi qui est le meilleur ? »

Ma note de cœur pour ce Gigante, un 8/20. Maintenant à vous d’essayer et de vous en faire votre propre idée.    

  • Origine: tripe:Nicaragua,Honduras,Dominicaine Sous-cape:Honduras cape:Honduras
  • Format: toro
  • Taille: 152mm x 24mm
  • Bague: 60
  • Poids: 19.7gr
  • Année: 2014
  • Prix: 9,2€ ( Europe )

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20      

18:07 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Macanudo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/02/2015

Perdomo Habano Maduro "Toro"

La ligne "Habano" de Perdomo a été créé en 2007, disponible en deux variétés; Perdomo Habano Maduro et Perdomo Habano Corojo. Deux lignes de cigare élevées au Nicaragua à partir de semence cubaine. Pour ajouter à la confusion, depuis 2008 Perdomo réalise aussi un Habano Connecticut, ben voyons ! Cela devient compliqué à suivre cette valse des noms, dénominations et appellations, n'importe quel amateur confirmé ou pas en perdrait son latin ! En réalité, ce Perdomo Habano Maduro n'est autre qu'un cigare du Nicaragua dont l'origine ne tient qu'à sa semence Cubaine, le plus souvent une variété de "criollo" emportée pendant la révolution castriste par certains exilés Cubains, fuyant l'île après que leur terre fut confisquée et nationalisée par les cocos ! Bref, un conseil ne vous fiez jamais aux bagues qui ne sont malheureusement pas une garantie de traçabilité de vos cigares mais tout simplement un marketing accommodant pour certaines marques afin de vous embrouiller, mis à part les véritables "Habanos d'origine cubaine" un pléonasme amusant je trouve !

Les feuilles de ce Perdomo de semence cubaine proviennent de trois principales régions productrices de tabac, celle de Condega, d'Esteli et de la vallée de Jalapa. Trois qualités de tabac bien distinctes. Manque une 4e variété connue des aficionados, celle de l'île volcanique d'Ometepe qui ne fait pas partie du voyage pour cette fois.

Visuellement, les faveurs de ce cigare ne me sont pas insensibles ! Belle cape maduro finement nervuré, lisse et mat certifiée de deux bagues ostensibles aux graphismes expressifs du plus bel effet. Un cigare à la construction soignée, lourd, gourmand comme je les aime...

Côté flagrance, les saveurs animales de cuir et de salaison, plus vulgairement celle de viande fumée galvanise mes sens avec un enthousiasme.  Étonnamment, la cape maduro dont j'espérai plus de fumet ne développe aucun goût particulier au moment du mouillage, une cape plutôt neutre et végétale ! Je m'attendais à une signature gustative bien plus marquée à la nature de sa feuille.

Dès l'allumage, le démarrage souffle un vent fort, roboratif et piquant sur le fond de gorge, pas très agréable et surprenant les cinq premières minutes. Mais rassurez-vous, cela ne dure que très peu de temps, une fois l’orage éloigné, il laisse place à une sensation prolixe plus homogène, limite rustique. Je le trouve de bonne compagnie à ce moment, d'une mâche confortable, exhibant des arômes de terre, de forestier et de poivre vert. Aromatiquement trop faible dans cette première partie, ce Perdomo se défend bien par l'équilibre de son rancio qui le maintient suffisamment éveillé, mais pas suffisamment riche pour sublimer mes papilles. D’une persistance moyenne, il s'accompagne d'une rondeur relative à sa douceur, dans premier temps sans grands éclats.

Dans la seconde partie, c'est toujours une sensation mitigée et rustique qui s'enorgueillit maintenant d'une meilleure consistance, tout en étant plus asséchant à la fois. Le terreux s'agrémente de saveurs plus sèches, de noix, de noisettes et de café du type (caffè lungo). À ce stade de la dégustation, il est plaisant de noter cette nette amélioration de son homogénéité, ainsi qu'un meilleur fondu des arômes et d'une longueur perceptible sur fond de liqueur anisée. En conclusion, ce 2ème temps a su révéler une personnalité attachante, même si je lui trouve une certaine absence, trop timoré en mon sens. Ce Perdomo pèche par omission ! On espère, on se dit qu'il pourrait s'il le voulait, mais ça ne vient pas au moment où on aimerait qu'il soit. Ça, c'est pour mon petit côté légiste, dans l'ensemble ce Perdomo reste un bon cigare de très bonne facture, je tiens à le préciser. Un bon Nicaraguayen, bien moins intense qu'un CAO Brasilia Samba ou d'un Nicarao exclusivo.

Le final triomphe sur une sensation roborative et corpulente, mais toutefois équilibrée ! Mais malheureusement vite rattrapé d'une lourdeur toxique et irritante. Inutile d'y chercher quelconques plaisirs, si ce n'est prolonger l'espoir qu'il pourrait encore évoluer vers du bon !

Cette dernière partie qu'on qualifie "Purin" n'est pas exagéré, pour la petite anecdote Winston Churchill qui fumait en moyenne 8 à 10 cigares par jour, les appréciait seulement que sur une bonne moitié en évitant soigneusement d'atteindre le dernier tiers ! En réalité, il ne fumait que 5 cigares au quotidien. Aujourd'hui les habitudes ont bien changé et il n'est pas rare de les déguster jusqu'à s'en brûler les doigts…

Lien vers le site Perdomo Cigars

Ma note de cœur 14/20, à découvrir même si cette nouveauté date de 2007...

  • Origine: tripe:Nicaragua, Sous-cape:Nicaragua, cape:connecticut maduro ( connecticut broadleaf )
  • Format: toro
  • Taille: 139mm x 22mm
  • Bague: 54
  • Poids: 19.9gr
  • Année: 2014
  • Prix: 8-10€ ( Europe )

 

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20      

11:31 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Perdomo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/02/2015

R&D "Tabaconist University"

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Après quelques recherches sur internet voici un article que je tenais à vous faire partager et devrait susciter l’intérêt et la curiosité de certain d’entre vous !

‘The Tobacconist University’ situé dans New Jersey dans la ville de Hopewell, est une organisation indépendante
qui fournit des informations éducatives et gratuites pour les consommateurs et professionnels du tabac aux USA.
 

Ils ont récemment créés ce qu’ils appellent un programme de recherche expérimental et développement dont le but est de chercher à créer des produits éducatifs et pédagogiques d’avant-garde pour enseigner, éclairer les consommateurs et les buralistes. Leur premier produit est le ‘Cigares R&D Lab’ issu de cette réflexion. Ces cigares sont produis par Jésus Fuego de J.Fuego Cigares* au Brésil. Voici ci-dessous un peu plus de détail sur le contenu de ce kit. Je trouve cette idée inovatrice et vraiment intéressante qui pourrait intéresser bon nombre de club cigare en France, Belgique, Suisse et Luxembourg ! Le kit comprend 5 cigares ( cape, sous- cape et tripe séparée ) + 1 cigare réalisé à partir de ces 5 feuilles différentes, le coût approximatif est de 30$ prix US.

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C’est ici que nous publions le contenu des résultats qui émane de nos recherches ainsi que les produits éducatifs que nous développons. Chaque cigare R&D est crée afin d’éduquer et éveiller votre palais et votre esprit, c’est pourquoi nous vous encourageons à savourer les produits que nous créons tout en les découvrant.

Les cigares R&D sont certifiés par l’Université des buralistes, ce qui signifie que nous déclarons leur date de création (DDC), la quantité produite (QP), mais nous déclarons aussi nos ingrédients, nous donnons l’accès et les informations des procédés agricoles et des techniques de fabrication. De plus, ils sont exclusivement vendus par l’ Université des buralistes Certifiées. Tout ceci est effectué afin d’assurer une qualité qui soit la plus haute possible, ainsi qu’authenticité et professionnalisme au sein de l’industrie du tabac de luxe.

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La philosophie du mariage

En utilisant 3 tripes du Honduras et du Nicaragua (Hondu Nica) nous créons un profile de saveur typiquement d'Amérique Centrale. Si vous avez déjà fumez des cigares de cette région, vous serez relativement familier avec ces saveurs. Il n’y a rien d’incroyable ou de fou dans ces mélanges; pas de goût Péruvien ou Colombien pour déconcerter votre palais ! Cela étant dit, nous avons simplement utilisé des feuilles de Volado et évité les feuilles de Ligero afin de ne pas écraser le goût des arômes. Les feuilles de tripe sont bien distinctes, même si elle reste classique dans son ensemble, mais nous y avons ajouté un peu d’Ometepe, car nous adorons ce goût riche de ce sol. Finalement, cette série "R&D" est conçu autour de cette feuille et c’était notre objectif de le sublimer dans d'un mariage équilibré.

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Cape : semence Corojo Brésilien

Le  Corojo est la feuilles de cigare la plus connue en terme de variété de semence dans le monde. Originaire de Cuba dans les années 1930, des pionniers de l'or noir l'ont cultivé pendant des années dans la fabrication de cigare dans toute l'Amérique Centrale, jusqu'en dans les années 90 à aujourd'hui et intégré dans cette industrie sous différentes formes. A ce jour, de nombreuses marques de cigare utilisent le Corojo dans leur mélange ainsi que dans leur nom de marque.

Pourquoi le Corojo brésilien ?

La réponse est simple, le brésil est le seul endroit où la plante Corojo n'est pas sensible à la moisissure bleu et aux tiges noires. Mais la raison pour "R&D" corojo brésilien est encore plus profonde que cela. En fait, comme Jesus et Jose Fuego ( deux figures emblématiques du cigares au Brésil ), cette feuille est l’une des plus sous-estimé bien que ces éléments soient impressionnants dans l’industrie du cigare. Il est humble en ce sens qu’il n’écrase et ne submerge pas ses compagnons. Il pousse sous le soleil, il est attractif, foncé et gras mais aucunement extrème en goût. Il est sucré, un petit salé et possède un fort caractère afin de vous éveiller et de vous divertir, pour vous satisfaire. Le Corojo brésilien est une feuille incroyable ! Et l’histoire ainsi que les caractéristiques de cette graine sont aussi incroyable que les gens qui l'ont travaillé et se sont sacrifiés pour la cultiver. Terminer cette lecture de "R&D" lab, tester nos mélanges suivre notre pédagogie et nous pensons que vous serez d'accord avec nous que la feuille de Corojo est vraiment spécial !

Sous-cape : Semence Habano brésilien

La sous- cape Habano brésilienne est vraiment similaire en terme de goût au feuille de corojo brésilienne bien qu’elle soit élevé au soleil. L'une des différences principales est sa texture. Nous choisissons cette feuille qui affecte et met en valeur l' apparence extérieur du cigare tout en restant similaire en terme de goût avec l’objectif initial de notre mélange.

Tripe I

Ometepe est le nom d'une île reculée d'un lac du Nicaragua, au sud de la région de Jalapa, Condega et Esteli. Elle est entouré de deux grands volcans et indubitablement l’un des tabac de cigare qui pousse dans une région des plus unique au monde. L'agriculture du tabac premium a été découverte et développer ici par la famille "Plasencia" dans les années 1990 en s’associant à des fermiers locaux. Le sol d’Ometepe est riche, très minéral d'un brun foncé et argileux. Cela crée un tabac dont le corps est moyen, peu fort et très terreux bien moins fort que ceux que l’on trouve à Esteli par exemple. Bien que la terre arable autour des volcans ne soit pas familière à d'autres régions, l’eau fraiche autour de l’île lui apporte une condensation et une humidité délicate, ainsi qu'un microclimat toujours constant.

Tripe II

La vallée de Jalapa est située au centre nord du Nicaragua, juste à une rangée de montagne à l’est de la vallée de Jamastran au Honduras. Le sol d’argile rouge de Jalapa est réputé pour produire une feuille soyeuse et riche. Ces feuilles qui ne suivent pas exactement ses critères vont devenir des composants de corps moyen avec un caractère propre au cigare nicaraguayen, bien différent mais aussi fort et riche que le tabac qui pousse à Esteli et à Condega.

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Tripe III

Azacualpa est une petite vallée située au nord de la vallée de Jamastran au Honduras.

Son micro climat unique et son sol alluvial orange clair produit un tabac équilibré et terreux qui est bien distinct des autres provenant du Honduras, Talagan et Jamastran. Bien que cette feuille soit cultivé à l’ombre à Azacualpa, le rendement des feuilles de tripe cultivées au soleil est bien plus important dans cette vallée.

Cette notre signature et notre contribution d'éveiller vote esprit et votre palais.

Après avoir retirer cette feuille vous réaliserez sa contribution à la dégustation, mais vous ne pourrez pas comprendre à 100% un cigare premium sans en détecter chaque ingrédient. Les cigares "Puro Components" sont des cigares fait entièrement de feuille longue et pleine, mais composé d’un seul ingrédient. Chaque cigare est fabriqué afin que vous puissiez faire l'expérience individuellement de chaqu'un de ses ingrédients en dehors de leur mariage, pour approfondir votre apprentissage des mariages des différents tabacs.

Source: Tabaconist University ( traduction Edmond )

13:12 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités, Enquéte | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/02/2015

Cohiba "Anti-contrefaçon"

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Téléchargez le pdf sur ce lien.

Une petite fiche qui vous sera utile à l'avenir lors de vos déplacements à l'étranger. Celle-ci est valable pour tous les cigares "Cohiba" de 2003 à nos jours. Seul le Piramide extra et les nouvelles éditions limitées à partir de 2014 se voient attribuer un filigrane argenté sur la bordure haute et basse de la bague. Dans les prochaines années cette nouvelle bague sera légion pour tous les "Cohiba".

Petite contribution et bel exemple de contrefaçon envoyée par notre ami Aston !

  • cape qui se décolle au niveau de la tête.
  • Mauvaise typo du 'H' de Havana.
  • Le liseré or touche les carreaux blanc de la première rangée.
  • Le 'B' et le 'A' de Cuba se touche.
  • Nervure grossière, défaut de la cape.

09:59 Écrit par Edmond Dantes dans Enquéte | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

30/01/2015

CAO America ( Landmark:6 ) Cepo de 60

On peut détester ou adorer ce cigare au look outrageant et racoleur, voire vulgaire pour d'autres ! Quoi qu'il en soit, ce patriotard à la bannière étoilée ne vous laissera pas insensible. Entre allégories du bon vieil oncle Sam "I want smoke you", au super module et fidèle accessoire d'un nouveau type de héros subversif et désinvolte, je vous laisse le choix de votre avatar…

En général un CAO avec ou sans culotte reste un bon cigare ! N'est-ce pas ? Malheureusement vous devez me croire sur parole concernant mes allégations suivantes, en effet ce cigare n'est disponible qu'aux USA, désolé pour vous tous ! Un cigare introuvable dans nos contrées, mis à part les CAO Brasilia, MX2, Sopranos, Traviata, Gold et Flavours pour les deux plus récents. Cette marque forte de son succès outre Atlantique a réussi à séduire bon nombre d'amateur par des mélanges toujours aussi variés et singuliers, à l'instar de ce CAO America ! Voyez sa composition un peu plus bas et vous comprendrez de quoi il retourne. J'espère vraiment trouver dans ce blend ostentatoire, ma foi originale autant de plaisir qu'un "Samba Brasilia" !

Voyons voir, si son fumage se rapporte à son plumage...

Démarrons par une petite analyse visuelle et olfactive, indispensable ! Étonnamment ce cigare lourd, ferme et plutôt musclé développe a contrario un parfum timoré et suret, comme le ferait un lait fermenté ou plus simplement celui des restes de votre bol de fromage blanc oubliés hier soir sur la table du salon, cette petite odeur aigrelette et désagréable qui s'en dégage ! Heureusement pour notre CAO, celui-ci s'enorgueillit de notes plus suaves et subtiles, plus pâtissières. En ce qui concerne la qualité de sa cape d'origine « Connecticut Broadleaf* et Shade pour le petit liseré colorado », celle-ci possède les spécificités organoleptiques d'une véritable feuille maduro sans pourtant en être une ( vu précédemment). Pour le reste peu de chose à signaler, juste un goût assez neutre sur la langue, ainsi qu’une coupe parfaitement cintrée et tendue.

*Cape Connecticut Broadleaf: Semence pour feuille de cape, cultivée en plein soleil dans différents pays d'Amérique centrale, feuille d'allure rustique, sucré et très sombre. Feuille très analogue à une feuille maduro. Rien à voir aussi avec la feuille "Connecticut shade", élevée exclusivement à l'ombre dans la "Connecticut River Valley" près d'Hartford aux USA, principalement de couleur Colorado, rien à voir non plus avec le nom éponyme de l'État de Nouvelle-Angleterre.

Après une petite sensation piquante dès le démarrage d'environ 5 minutes, juste le temps nécessaire à tout cigare pour s’accorder et monter progressivement en température, suffit en général à gommer les petites imperfections. À présent, ce premier temps développe avec douceur un bouquet d'arôme très surprenant, mélange d'épice et de menthe, de fenouil offrant une fraîcheur en bouche. Un démarrage toutefois rassasiant et roboratif non dénué d'intérêt pour ma part, celui-ci accompagné d’un mojito aurait été l’alliance idéale ! Cette empreinte olfactive très singulière laisse présager un fumage éveillé pleine de curiosité. Même si la consistance n'excelle pas, elle se suffit pour le moment, tout en restant dans une moyenne convenable et en s’accrochant ce qu'il faut aux papilles, idem pour sa persistance ! Un cigare qui mérite toute mon attention à l'approche de la seconde partie, à moins que...

En effet, après un premier temps lyrique et volubile, ce 2ème temps devient plus emphatique et mesuré, laissant place à des notes plus grasses de chocolat au lait, de crème et assaisonné de poivre noir, sans oublier ce goût endémique d'une anisette de comptoir comme unique saveur. Sa rondeur homogène est toutefois conforme à mes attentes, agréable. Pour ce qui est de son intensité aromatique, je lui déplore un petit manque de testostérone à ce stade de la dégustation, pas assez de muscle. Pour conclure, je dirai que cette seconde partie surfe sur la bienveillance et la docilité, ratifiant mon sentiment d’un fumage confortable et assez doux.  

Le final se renforce tranquillement sur des saveurs plus lourdes, en même temps onctueuses ! Un peu comme celle d'une crème brûlée à la réglisse, eh oui ça existe ! Ce dernier temps reste chargé dans son ensemble comme tout cigare à ce niveau de combustion. À la différence de celui-ci, il ne vous impose pas son haleine brûlante, piquante et âcre ! Ce CAO sous des airs de gros dure à la peau bi- tannée, ressemble bien plus à une danseuse étoile qu’un super héros en collant bleu du genre ‘Capitaine América'. Un cigare ma foi appréciable et déroutant à la fois, symbole d’une Amérique boulimique et éclatante fondée sur le paraître, ça change de nos cigares politiquement fumables.

Ma note de cœur 15/20 ( Si vous passez par New York, à 6€ le module, ne vous en privez pas…)

  • Origine: tripe:Nicaragua, Dominicaine, Italy, USA, Sous-cape:Brésil, cape:Connecticut Broadleaf/ connecticut Shade
  • Format:double toro
  • Taille: 152mm x 24mm
  • Bague: 60
  • Poids: 23,4gr
  • Année: 2014
  • Prix: 6€ ( prix US )

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CAO AMERICA.jpg

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

13:50 Écrit par Edmond Dantes dans CAO, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

22/01/2015

Peintre Richard Lithgow

Richard Lithgow est né à Long Island, NY. en 1963. Son introduction aux arts a commencé à son très jeune âge par sa mère, une pianiste et écrivain. La passion de Richard pour l'expression artistique a augmenté rapidement pendant toute son enfance et à l'âge de 14 ans, il était déjà en âge d’exprimer sa sensibilité pour son style artistique à venir.

Dirigée par la passion de son père pour les loisirs de plein air, qui comprenaient la pêche à la mouche, la truite et la pêche au brochet dans les pittoresques montagnes de Catskill et Adirondack. Richard a été fortement influencé par la beauté naturelle qui a entouré toutes ses années de formation. Cette influence se reflète clairement dans ses magnifiques peintures de paysages et de faune. Cependant, ses deux parents sont nés et ont grandi à New York, où Richard a passé beaucoup de son temps. Cette influence se manifeste aussi dans ses peintures satiriques de la vie urbaine, le poids de la pression émotionnelle et cette oppression de la "lumière" inhérente à la disposition humaine. Fortement influencé par les maîtres hollandais, le travail de Richard porte la marque de la lumière et de l'ombre néerlandaise, avec des teintes brunes profondes et des brillantes lueurs de lumière se reflétant sur les visages de ses sujets.

Richard "autre monde" assume tous les sujets, évoquant des sentiments de nostalgie et de chaleur, même face à des conflits il révèle sa profonde sensibilité et sa passion pour la vie. Richard travaille principalement les huiles, en utilisant une méthode traditionnelle de blocage avec un lavage ‘Umber-crimson wash’, établissant une structure de peinture en essuyant les faits saillants, et en ajoutant des nuances sombres. La couleur et le détail sont progressivement ajoutés. Le travail de Richard est représenté dans les galeries à travers les États-Unis.

( biographie traduction )

Vous pouvez retrouver l'ensemble de son travail sur le site 'Richard Lithgow'

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Godfather

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books cigars

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the narcissist

08:15 Écrit par Edmond Dantes dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/01/2015

Cohiba maduro 5 "Genios"

Certains puristes affirment qu'il faut au minimum déguster deux cigares avant de lui attribuer une sentence ! Eh bien exceptionnellement pour cette dégustation, j'ai pris le soin d’en fumer une boîte complète pour réaliser cette article ! Me voici enfin prêt à vous décrire mon ressenti sur ce cigare que j'affectionne beaucoup. Inutile d'attendre le bas de page pour comprendre que je trouve ce cigare terriblement bon. En effet, me taper 25 Genios à moi seul ne fût pas un exercice trop laborieux !

Ce maduro 5, comme son nom l'indique comporte une feuille de cape prélevé sur le haut du plant de tabac, feuille âgé au minimum de 5 ans après sa récolte d'où cette couleur très sombre provoquée essentiellement par un séchage plus long nécessaire à éliminer son excédent d'eau ( feuille plus épaisse = plus d’eau = séchage adapté ), ce laps de temps supplémentaire ne fait qu'augmenter le temps d’oxydation des polyphénols en passant du vert au jaune, du jaune au marron et du marron au brun très foncé. C'est principalement dans cette première phase de traitement que la couleur de la feuille se fixera définitivement. De manière générale plus la phase de séchage est courte plus la feuille sera de teinte clair !

Qu'apporte gustativement une cape maduro ? Son influence ? Moi qui apprécie ce type de cigare, d'ailleurs hier soir je prenais grand plaisir à fumer un Camacho triple maduro ! Un cigare parfait pour analyser les nuances olfactives d’un maduro. Ce qui revient souvent en bouche, c'est ce goût crémeux, plus rond qui évolue sur des notes de léger réglisse. Des cigares souvent dotés d'une puissance rassasiante et réconfortante qui donnent un plaisir non dissimulé à l’aficionado. Beaucoup de fabricant de tout terroir découvrent aujourd’hui ses bienfaits dans leur mélange.Je ne pense pas à un effet de mode des capes foncées, contrairement à la course aux gros cepo par exemple ! Les maduros à la différence des très gros cigares gratifient leurs arômes d'une singularité très plaisante. C'est qu'un avis très personnel !

Mais encore…

Dans ces préliminaires, cet Genios expose un doux parfum de chocolat au lait à la tessiture boisée bien identifiable d'un bon Cohiba aux flagrances pâtissière. Sur la langue, la cape maduro exsude ce petit goût de fleur de sel analogue à celui d'une amande de mer blanchie par le soleil sur une plage de Normandie.( Ma madeleine de Proust à moi, eh ouai quand j'étais minot je suçais les coquillages ! lol )

Dans un premier temps, la perception exhibe sans aucune pudeur son onctuosité, sa douceur ainsi qu'une rondeur grasse et généreuse comme un tableau de Botero, situé entre animalité pour le cuir et café crème pour la suavité, j'ajouterai aussi un brin de mousse tourbée et caramélisée d'une bonne stout irlandaise ! Sans oublier, le réglisse cette saveur anisée familière et appréciable qui subtilement dosée donne une couleur olfactive intéressante dans cette première partie. Un cigare complexe dont la consistance approuve celle de la persistance dans cet avant-propos bien orchestré.

Aucune dissonance dans cette seconde partie, que je trouve constante et assez analogue. En effet, les saveurs s'uniformisent et s'intensifient sur des notes de tourbe et de café torréfié/ réglissé, consistantes et équilibrés. La puissance s'élève tranquillement sur des touches plus épicés, plus poivré à l'approche du 3ème temps.

Pour terminer, le final devient plus puissant et intense, mais ne déroge en rien aux saveurs crémeuses appréciées tout au long de ce fumage. Dans un dernier râle, cette symphonie Wagnérienne envoie avec fougue son haleine poivrée d'une partition brûlante et hypnotique à se cramer les doigts.

Derrière une certaine placidité assumée se cache en fait un cigare au caractère bien trempé ! Pour moi, ce Genios évoque à lui seul toutes les nuances que j'apprécie dans un cigare, enfin presque toutes ! En somme, une sorte de couteau suisse des saveurs, généreux, onctueux, fougueux et plantureux. Ma note de cœur 18/20, à déguster sans modération, s’il vous plaît.

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba ( maduro de 5 ans )
  • Format: robusto extra/ genios
  • Taille: 140mm x 20,6mm
  • Bague: 52
  • Poids: 14,9 gr
  • Année: DIC13
  • Prix: 25€

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

08:00 Écrit par Edmond Dantes dans Cohiba, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

15/01/2015

Hommage aux dessinateurs de presse...

Petite contribution et hommage aux dessinateurs de presse du monde entier, comme vous le voyez le cigare à toujours été une source d’inspiration inépuisable pour la majorité d’entre eux !! Voici un petit florilège de leurs œuvres.

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09:44 Écrit par Edmond Dantes dans Art, insolite | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/01/2015

"L'art de la tripe"

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Bien évidemment je ne vais pas vous parler des tripes à la mode de Caen !! Quoi que, c’est tellement bon avec des frites…euh ! revenons à notre sujet, désolé !

Je parlais évidemment de ce fabuleux mélange de ligero, seco et volado qui confectionne et affectionne la poupée de nos cigares !

Certains amateurs éclairés ne seront peut être pas surpris de le découvrir, ce sera donc aux autres néophytes que je m’adresserais. Saviez vous qu’il existe 3 manières de rouler un "long filler" voir peut être plus ? Pour le moment j’en compte que 3, après de longues recherches, j’ai pu les dénicher et surtout vous les illustrer avec ses 3 vidéos qui confirmeront mes dires, eh oui ! Des preuves, toujours des preuves !      

 

la technique entubado

Cette technique est surtout employée pour les cigares d'Amérique du sud Nicaragua, Costa Rica, l'idée principale est de rouler les feuilles individuellement afin de créer 3 cigares en 1 ! 


 

 La technique de l'accordéon ou retorcido

Cette technique est la plus répandue à Cuba pour les cigares premium, le principe est de plier les feuilles en accordeon afin d'optimiser le passage de l'air entre les feuilles ,l ce qui améliore l'alchimie entre la ligero, seco et volado et l'équilibre de ses arômes, bien sûr la combustion s'en trouvera améliorée.


 

La technique ampalmado

Cette technique concerne les cigares de moindre qualité, les feuilles sont pliées en deux puis empilées les unes sur les autres, la conséquence au moment du roulage c'est que le cigare aura plus de remplissage sur un côté ! s'en suit  un déséquilibre de la combustion  et des arômes ! l'intérêt semble t-il, serait la vitesse d'exécution et la rentabilité de cette fabrication.  

Evitez de faire une recherche sur google image, vous seriez surpris !


 

La technique du short filler

Pour compléter cette article, il manquait la technique du "short filer" confectionnée à partir de chutes de tabac et roulé à l'aide du feuille souple,  le résultat sont des cigares  qui ressemblent plus à une cigarette "gitane maïs roulé" à la main.

Pour les âmes sensibles évitez de regarder cette extrait ! 


11:25 Écrit par Edmond Dantes dans Fabrication | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/01/2015

Le savier vous ?

La cape « Connecticut shade », considérée comme la plus belle cape au monde, oui mais...!


Avec environ 90 feuilles pour un poids de 450 grammes au prix de 20 €, c’est seulement deux cigares par feuille. Le coût moyen d’une cape pour un seul cigare « premium » peut atteindre 50% de son prix de revient. Pour certaines marques exigeantes qui demandent des traitements qualitatifs supplémentaires, tels que Macanudo ou Arturo Fuente, Davidoff, toutes ses manipulations augmentent encore son coût de plus d’un euro par cigare !

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Feuille connecticut

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Macanudo "cape connecticut"

11:48 Écrit par Edmond Dantes dans Le saviez vous ? | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

ArtyA "cigare horloger"

Chez ArtyA, chaque amateur de cigare sera libre de choisir l'origine des feuilles de cigare de son choix (Cuba, Équateur, Brésil, Inde, Nicaragua, etc.) de même que la marque de son choix, comme Cohiba, Trinidad, Vegas Robaina, Montecristo ou encore Cuaba. L'enjeu, derrière, est la personnalisation. C'est le leitmotiv d'ArtyA : créer, innover, être au plus proche des goûts de ses clients. Avec la Tobacco, la marque propose d'utiliser, sur simple demande, les feuilles de tabac directement issues des collections personnelles de ses clients. Quel meilleur vecteur de passion horlogère que de se faire réaliser, sur mesure, son propre garde-temps, pièce unique, à partir des éléments qui nous sont intimement liés ?

"Travailler avec de la matière vivante est toujours un défi", relève Yvan Arpa. "Nous avons dû stabiliser la matière afin qu'elle soit la plus vivante et expressive possible, tout en garantissant sa parfaite tenue dans le temps. Nous avons mené de très nombreux tests qui nous permettent aujourd'hui de garantir que la Tobacco vieillira aussi bien que la passion intemporelle de son propriétaire !"

La Tobacco, disponible en série limitée dans les points de vente ArtyA ainsi que par contact sur le site internet de la marque, est animée par un calibre automatique de facture suisse, doté de 42 heures de réserve de marche. Pour encore plus d'exclusivité et de personnalisation, la boîte Classique peut être réalisée en or sur commande exceptionnelle. Chaque pièce est dûment gravée et numérotée.

Article: Belles montres

Store: Artya

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08:23 Écrit par Edmond Dantes dans Art, insolite | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |