23/04/2014

Interview "Paul Garmirian" Avril 2014

Voici quelques mois, je vous ai parlé de ce monsieur devenu un ami depuis ‘Paul Garmirian’. Cette interview est une manière de rendre Hommage à son travail méconnu en France et en Europe, depuis plus de 2 décennies. Eh oui 20 ans, ce n’est pas rien ! Dans ce métier la durée est souvent synonyme de qualité et d’abnégation pour une passion tel le cigare. Mais chez nous, ce nom ne dit pas grand-chose, peu d’entre vous ne le connaissent et pourtant ce monsieur fait partie des grands ténors du cigare aux USA, de la vieille école comme on le dit souvent. Aujourd’hui âgés de 71 ans, son dynamisme et sa capacité de partage ne peuvent qu’évoquer une certaine élégance et respect, si souvent suggérée par la délicate essence de nos cigares. Que cet interview attise votre curiosité et plaisir, bonne lecture à vous tous.

 PG-TV_email.jpg

Paul sur une chaine télé Libanaise.

Edmond :

Bonjour Paul, comment allez vous ? Avant tout, J’aimerais dans cet entretien réaliser un portrait des plus fidèles sur votre savoir, ainsi que sur votre vie. En Europe peu de personnes connaissent les cigares « PG »  Paul Garmirian, ainsi que votre histoire toute singulière. Vous vivez en Virginie aux USA, vous parlez très bien le français, l’anglais, l’espagnol, l’arménien et  le libanais je crois ? Mais de quelle origine êtes-vous au juste ?

Paul :

Je suis d'origine Arménienne, né au Liban en 1943. Mon éducation secondaire était chez les frères du Sacré Cœur et le Lycée Franco- Libanais à Beyrouth. Le Liban est un pays multi- culturel où j'ai appris l'Arménien avec mes parents, et l'Arabe la langue du pays, le Français au collège des frères, et l'Anglais au Lycée en Angleterre. L'espagnol était un vrai défi après avoir commencé à produire des cigares à Santiago en République Dominicaine en 1990.

Edmond :

En quelques mots Paul, quelles sont les différentes étapes de votre vie, jusqu’à la création des cigares ‘PG’ en 1990 ?

Paul :

En 1961, J'ai continué mes études d'économie et de droit en Angleterre jusqu'à la fin de 1964. Entre 1965 et 1975, j'ai fait des études en Sciences Politiques et Relations Internationales à Washington où j'ai obtenu mon Ph.D. (Doctorat D'Etat).Je suis retourné au Liban pour enseigner aux Haigazian University et Beirut University Collège. En 1977, j'ai pris une position à Washington comme directeur adjoint à l'Assemblée arménienne, qui représente toutes les organisations politiques et culturelles aux Etats-Unis.

De 1978 jusqu'en 1990, j'ai travaillé dans l'immobilier (construction de maisons, achats et ventes de terrains). Durant la période 1983-1990, je faisais des recherches sur les cigares pour augmenter mes connaissances que j'avais depuis 1960 et éventuellement pour publier mon livre  ‘The Gourmet Guide to Cigars en 1990’. Une des plus grandes inspirations était une visite à Genève ou j'ai connu Zino Davidoff en 1960.

Depuis 1990 jusqu'à maintenant, je fais fabriquer mes 9 mélanges différents de cigares ‘PG’ chez Tabacos Dominicanos Davidoff sous la direction et avec la collaboration d’ Hendrik Kelner et son équipe.

Edmond :

Un parcours impressionnant et formidable ! Le cigare partage votre vie depuis combien de temps maintenant ? Et quels sont vos meilleurs souvenirs ‘enfant’ qui ont contribué à cette passion. En 1960, vous étiez très jeune lors de votre rencontre avec Zino ! 17 ans...  

Paul :

Le cigare fait partie de ma vie depuis 1959 et même avant. Mon père était un grand connaisseur de cigares. J'étais toujours curieux de l'arôme des cigares Cubains que mon père fumait comme: H.Upman, Partagas, Punch, Montecristo, Romeo y Julieta, Hoyo de Monterey de Jose Gener, Bolivar et d'autres. J'avais une fascination énorme pour les odeurs des cigares de mon père et les parfums de ma mère. A l'âge de dix ans, je mettais le nez

dans les boîtes de cigares de mon père pour profiter de l'arôme des cigares qui m'emmenait dans les îles des Caraïbes d'après les lithographies ( vista ) sur certaines boîtes de cigares Cubaines.

Mon père m'a offert mon premier cigare à l'âge de 16 ans, un H.Upman. Il se réjouissait d'avoir un nouveau compagnon pour partager ses cigares Cubains. J'ai eu aussi le plaisir de connaitre Zino dans sa boutique à Genève en 1960 à l'âge de 17 ans.

Edmond :

A 17 ans, vous étiez tout jeune, Zino aussi d’ailleurs ! Vous ne pouviez pas imaginer ce destin extraordinaire que nous connaissons aujourd’hui, ainsi que votre histoire analogue dans les décennies à suivre. Quelles étaient vos relations avec Zino ?  A-t-il eu un rôle prépondérant dans votre vie ? 

Paul :

Avant de parler de Zino, Je voudrais vous dire que mon intérêt dans la musique était tout aussi important que les cigares. Entre 1959 et 1961 avant mon départ pour l’Angleterre, je  chantais et j’accompagnais à la guitare à la télévision Libanaise, des chansons Françaises, 

Italiennes, Espagnoles et Américaines. Dès le début, j'ai trouvé que les cigares et la musique avaient beaucoup en commun. L'équilibre, la balance des notes identiques à l’harmonie que l’on peut trouver dans le mélange de la tripe d’un cigare.

J'ai maintenu une forte amitié avec Charles Aznavour entre 1965 et 1991. Et je suis apparu à un concert à Washington sur le même programme que Sammy Davis Jr et Louis Armstrong. Je passais du temps avec Aznavour à  chaque fois qu'il donnait des concerts à Washington et à New York, à Londres et au Casino de Beyrouth au Liban. Mais la musique n'était malheureusement pas pour moi.

 

Photograph-002_email.jpgPaul et Charles Aznavour.

D'ailleurs plus tard avec Hendrik Kelner, notre amitié a commencé par la musique durant ma première visite chez Tabadom à Santiago. Ayant fait sa connaissance à New York en novembre 1990 quand les cigares Davidoff Dominicain ont été lancé, Hendrik Kelner m'a  invité à visiter sa plantation dans la vallée de Cibao.

Dès janvier 1991, je recevais déjà mes premiers cigares ‘PG’ par l'intermédiaire d’Avo Uvezian (les cigares AVO) rencontré auparavant quand j'ai commencé à concevoir les cigares ‘PG’ avec Kelner, nous étions arrivés ensemble au dîner organisé à « Camp David » Lui, jouait du piano et m'a demandé de l’accompagner à la guitare. Avo a annoncé à toute l’assemblée que son copain Arménien venait de Washington, et qu’il emmenait dans ses bagages tout son amour de la musique et des cigares. Ce fût une fiesta mémorable !

Davidoff-Launch-NY-1990_email.jpg

Paul et Henky.

Le lendemain à mon entrée chez ‘Tabadom’, avec la présence d’Hendrik Kelner, Eladio Diaz, le bras droit de Kelner, m’a mis son bras autour de mes épaules et m'a annoncé: "Après la fête d’hier soir, vous n'êtes plus un client mais un membre de notre famille". J'avais un sentiment d'honneur et de fierté de savoir que mes cigares allaient être fabriqués par Kelner, choisi aussi par Zino Davidoff pour fabriquer leurs cigares après la coupure avec Cuba. 

photo.JPG

Eladio Diaz et Paul.

J’admirais le travail de Davidoff depuis la publication de son livre "Le Livre du connaisseur de cigare" publié en Français en 1967 et en Anglais en 1969.

Pendant des années, j'ai profité avec mon père des cigares Davidoff de la Havane qui étaient élégants, doux, subtils, avec beaucoup de finesse comme le Dom Pérignon de la série des châteaux.

Durant mes recherches pour mon livre « The Gourmet Guide to Cigars » J’aborde le sujet des problèmes entre Davidoff et Cuba qui avaient commencé à faire du bruit dans la presse Européenne. Le conflit a débuté à la mi-Juillet en 1989 durant la guerre froide entre Davidoff et les autorités Cubaines après un échange de communiqué de presse concernant la décision de produire les cigares Davidoff à Santiago en république Dominicaine, due à la détérioration de la qualité des cigares Cubains. Durant cette période, Santiago de Los Caballeros en Rép Dom devenait un nouveau centre de production pour les cigares de haute qualité.

Photograph-031a_email.jpg

The Gourmet Guide, livre de Paul signé par Zino.

Après beaucoup d'anticipation, les nouveaux cigares Davidoff Dominicains ont été introduits le 13 Novembre 1990 à New York durant une réception très élégante avec la présence de Mme Philippine de Rothschild, Raymond Scheurer, Dr Ernst Schneider et Zino Davidoff qui  déclarait: "J'ai le plaisir de vous annoncer l'introduction de nos nouveaux cigares." Durant un moment privé, j’en profitais pour interviewer Zino pendant 15 minutes et je lui rappelais que j'avais visité sa boutique en 1960. Nous avons chacun signé nos livres respectifs, je lui ai demandé comment les nouveaux cigares Dominicains allaient se comparer face à la grande qualité des Davidoff Cubains. Il y avait un peu d'énervement dans sa voix quand il a répondu: 

« Monsieur, ce n'était pas notre intention de reproduire les mêmes cigares d'avant. L'un n'a rien à faire avec l'autre ! Nous avons établi cette nouvelle ligne de cigares qui ont leur personnalité. Ce sont des cigares légers avec un très bon arôme... Ce sont des cigares de haute qualité qui ne se bagarrent pas avec vous quand vous les fumez. » ( INTERVIEW DE PG ET ZINO DAVIDOFF.THE SKY CLUB LE 13 NOVEMBRE 1990. NEW YORK ) 

Photograph-031b-reverse_email.jpg

Zino et Paul.

En conclusion, je n'avais aucun lien avec Zino Davidoff pour faire fabriquer mes cigares chez Kelner. C'était plutôt l'encouragement de copains comme Avo Uvezian et d'autres amis.

Edmond :

Le cigare, la musique sont indissociables pour vous ! Sa dégustation est toujours analogue à une partition de musique, un morceau choisi. Mais vous, Paul ! Comment définiriez-vous la musicalité de chacun des mélanges ‘PG’ ?     

Pour moi et heureusement pour Henky et Eladio, nous sommes tous les trois des amoureux de la musique. Le choix de la musique qu'on écoute est très subjectif ainsi que les mélanges qu'on fait pour les cigares. Les permutations sont illimitées. Tout dépend de ce qu'on aime, le confort qu'on ressent quand on écoute un morceau particulier d'un compositeur favori et d'un cigare qui satisfait le sens de l'olfactif et la décision de fumer un certain cigare.

Mais on peut tout de même classifier la musique et les cigares objectivement du point de vue de la douceur ou de la force de la musique ou d'un cigare. Moi j'utilise un barème de 1 à 10

pour la puissance du cigare, cela dépend des feuilles de tripe. Un cigare comme le PG Gourmet est moyen de force 5 sur 10 mais un goût ou un arôme de 8 sur 10.

En 2005, durant  une interview jointe de Kelner et moi-même avec Jedd Babbin l'auteur de l'article "Cigar Symphony" dans le magazine Américain Spectator, la question suivante a été posée à nous deux: "Comment donnez-vous satisfaction à un consommateur qui cherche

un cigare Wagnérien et un autre qui veut fumer un Tchaïkovski ?" La réponse de Kelner: Wagner avec ses idées révolutionnaires et nationalistes représentaient une musique forte qui pouvait torturer les oreilles. Un cigare Wagnerien est un cigare fort, intense, excitant qui fatigue le fumeur. Kelner continue: Tchaïkovski a une musique soulageante, harmonieuse et spirituelle avec les complexités d'un génie sans attaquer les sens. Un bon cigare pour la méditation. Comme Zino Davidoff m'a dit en 1990, il ne faut pas qu'un cigare se bagarre avec  le fumeur. 

La musicalité de mes cigares vient de la source des mêmes compositeurs: Henky et Eladio. Durant une visite à Tabadom à Santiago en 1996, Je leur ai fait une remarque à Henky et Eladio

en leur disant : Messieurs, Vous êtes des génies. Moi je vous dis ce que j'aime, je compose la musique et vous l'exécutez à la perfection. La réponse de Kelner: Paul, tu n'écris pas de la musique, tu composes des symphonies. Pour moi c'était un moment rempli d’émotion qui m’a amené les larmes aux yeux. D'ailleurs c'est pour honorer cette phrase de Kelner que j'ai nommé le PG du 20e Anniversaire de la série SYMPHONY.

Et maintenant pour s'amuser un peux je peux vous dire qu'aucun de mes cigares est Wagnérien. J'aime la douceur, l'élégance dans un cigare raffiné.

Pour la série Gourmet et Artisan Sélection, ce sont des cigares confortables à fumer. Pas d'agressivité. Elégants comme la musique de Debussy. Ni voyez aucune présomption dans cette analogie à la grande musique avec ces exemples ci-dessous, dont je suis loin de rivaliser avec leur talent de musicien. 

  • ·         La série Soirée, c'est comme la musique de Bach.
  • ·         Réserva Exclusiva, c'est la musique de Mozart.
  • ·         Série Maduro musique de Franz Liszt.
  • ·         Série15 ème Anniversaire et l'Artisan Passion. Des cigares robustes. Musique de Tchaïkovski et Aaron Copland
  • ·         Finalement, la série Symphony, c'est mon compositeur favori Aram Khatchatourian: « La Danse du Sabre ». 

 

1959226_432169723586362_1714594513079538009_n.jpg

Edmond :

Paul, y a-t-il une symphonie à ce jour inachevée ? Une partition pour laquelle, les instruments n’ont toujours pas trouvé de chef d’orchestre. Aujourd’hui, que vous reste t-il à accomplir après toutes ses intenses années de passion ?

Paul :

Je vais parler du passé avant de parler de l'avenir. Tout ce qu'on fait dans la vie, c'est dérivatif de ce qui nous influence et à quoi on s’expose. Les expériences de la jeunesse, la culture, la musique, l'art, les sciences, les nouvelles et les découvertes dans différents domaines, ça forme nos idées et nous aide à voir comment voir la vie, et ce que nous aimons faire.

Pour moi, les meilleures expériences après mon entrée dans le monde du cigare ont été la reconnaissance de certaines célébrités comme Pierre Salinger, Arnold Schwarzenegger, Rudy Guiliani, ainsi que des gens très ordinaires comme le boucher, le camionneur ou de jeunes étudiants. Ils avaient tous une chose en commun: le plaisir et la joie de fumer un bon cigare.

 Photograph-030c_email.jpg

Pierre Salinger et Paul.

Leur appréciation par des connaisseurs a créé un sens de la camaraderie avec beaucoup de fumeurs dans plusieurs pays sauf l’Europe. A part les cigares, mes seules productions en France sont les briquets PG chez S.T. Dupont, les boîtes (humidors) chez Elie Bleu et les étuis à cigares chez Ducas, les coupes- cigares de haute précision en Angleterre et les cendriers en Belgique qui ont donné une valeur ajoutée à mes cigares.

Malgré le fait que la gamme de mes cigares et des accessoires soi t complète, on ne peut pas se reposer sur ses lauriers. A présent, c'est le moment de travailler sur un nouveau mélange un cigare que j'imagine déjà, et la musique et les sons que j'entends pour célébrer le 25e anniversaire de PG en 2015 et de familiariser les connaisseurs en Europe avec mes cigares. Les instruments jouent dans ma tête pour pouvoir composer une nouvelle création pour le 25e anniversaire. Mais ce n'est pas une finalité. L'avenir présente toujours de nouvelles idées. Celles-ci seront toujours des symphonies inachevées.

Edmond :

Merci Paul pour cette jolie parenthèse, en espérant que ces lignes suggèrent l’envie à mes lecteurs de découvrir tes cigares et ton travail. Malheureusement je dois clore cette entrevue que j’aimerais bien sûr prolonger, mais ce serait abuser de ta gentillesse ! Par contre, si quelqu’un désire poser une question subsidiaire à Mr Paul Garmirian, il se fera un plaisir de vous développer sa réponse.

 

DomEmbOct2006_email.jpg

Kevork Garmirian (fils) à gauche, l"ambassadeur Dominicain à Washington, Paul Garmirian et Hendrik Kelner à droite.

Site internet cigare "PG"

mail: contact@pgcigars.com

07:51 Écrit par Edmond Dantes dans Interview | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/04/2014

Petite Mythologie Du Havane "Jean Claude Perrier"

Un livre indispensable à tout amateur de cigare qui se respecte, toujours possible à dénicher en occasion sur Ebay ou Priceminister pour quelques euros. Une très belle analyse réalisée habilement par Jean Claude Perrier en 1992, déjà 24 ans ! Mais toujours aussi efficace et agréable à lire pour ceux qui ne le connaissent pas. 

( extrait du livre ci-dessous par Jean Claude Perrier )

Le havane ressemble à l’axe d’une mappemonde, sur lequel le globe terrestre pivoterait. Les gens, les idées, les comportements, les habitudes et les modes peuvent être considérés à travers le halo de sa fumée qui, certes permet à l’amateur de prendre un certain recul propice à la réflexion, mais aussi, bien loin de les masquer, en aiguise les contours et relief.

De ce que l’on aime, on ne saurait parler avec tiédeur. Jean Claude Perrier revendique donc dans ce livre le plein droit au plaisir. En revanche, l’auteur ne se pose pas en prosélyte. Peu lui importe de convaincre, plus simplement il désire faire partager une passion, exposer une vision du monde sous un angle très particulier. De l’allumage du cigare à Roland Barthes, de Carmen à Kadhafi, de Kennedy à Tintin, sans oublier le superbe Orson Welles, cette Petite Mythologie du Havane dans un monde trop fade essaie de corser le plaisir de vivre tout en nous offrant une image aiguë de nos contemporains.  

DSC09614.jpg

6a00d834525d3a69e201761780bf3a970c-320wi.jpg

Biographie: Jean-Claude Perrier est en 1957 à Paris. Journaliste littéraire (Livres-Hebdo, Le Figaro, Le Magazine Littéraire), musical (Télé-Obs), art de vivre (L’Amateur de Cigare), il est également l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages. Il dirige la collection « Domaine indien » au Cherche-Midi. 

19:44 Écrit par Edmond Dantes dans Mes lectures | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Arturo Fuente Gran reserva "Rotschild"

Belle personnalité pour cet « Arturo Fuente grand réserva », mais peut-être trop juvénile pour moi ! Comme tout cigare de la marque, la construction est parfaite et soignée. La cape ‘Cameroun Maduro' ombragé et fine cintre un corps très musclé et très ferme, celle-ci offre des flagrances animales de cuir, de butyrique ( acide lactique) très agréable au nez. Dès l’allumage, plus rien de vraiment bestial. Douceur et suavité érigent les premières fondations de ce short robusto, cela durant les 10 premières minutes. Ensuite vient rapidement cette astringence que l’on retrouve communément dans les cigares d'origine dominicain, une forme d’acidité localisée sur les dents et sur le bout de la langue que certains reprochent. Mais dans l’ensemble, ce prélude développe un jolie bouquet automnale fait de fruits secs, de foin séché et d’humus développant une rondeur assez grasse, dont une longueur moyenne qualifiée par une perception dit « verte » !, Comme croquer dans une ‘Granny smith’ au goût acidulé par exemple et d’une puissance légère et équilibrée, appréciée par sa fraicheur des arômes.

Le 2e temps, perd rapidement de son onctuosité et s’affirme dans l’astringence, et le terreux. L’intensité plus corpulente, exalte des notes réconfortantes et croustillantes de baguette sortant du four, vague souvenir d’odeurs de pain se faufilant par les soupiraux d’une boulangerie aux premières lueurs du matin ( je sais, je suis allé la chercher loin cette analogie ! ). Une évolution aromatique intéressante qui diffère complètement de la première partie plus végétale.

Pour conclure, le final vous empoigne avec intensité et force grandissante. Les dernières notes, café noir essentiellement délivrent une d'amertume écrasante et exclue tout raffinement dans cette complainte lourde et capiteuse. En lâchant vainement son dernier soupir, un râle nicotineux ! Même si l’appréciation de sa tessiture reste toujours discutable et très suggestive. Certains en effet n’apprécient pas du tout l’acidité et je les comprends car moi-même, j’avoue avoir un peu de mal ! Mais cet Arturo Fuente dérange et séduit à la fois, un drôle de paradoxe qui s’oppose à l’amateur par une multitude de rictus grimaçants. Douceur, acidité et amertume constituent l’essentiel de cette dégustation. En conclusion, je ne peux que saluer cette pluralité des saveurs, tout en regrettant ce manque de suavité sur l’ensemble qui aurait pu le rendre ainsi plus gracieux et onctueux.

Ma note de cœur : 13/20. Un bon cigare à découvrir dans sa globalité, un cigare évolutif mais péremptoire dans sa composition.    

  • Origine: tripe: Dominicaine, sous-cape: Dominicaine, cape: Cameroun 
  • Format: short robusto
  • Taille: 115mm x 19mm
  • Bague: 48
  • Poids: 13.4gr
  • Prix Suisse: 6,8€ 

 arturo fuente.jpg

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

 Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

 Sourire bon/ de 9 à 12

 Rigolant très bon/ de 13 à 16

 Cool excellent/ de 17 à 20    

10:03 Écrit par Edmond Dantes dans Arturo Fuente, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/04/2014

La Couronne "civette cigare à Nyon"

DSC09557.jpg 

Un endroit vers lequel j’invite tout hédoniste à se rendre un jour, c’est bien la civette de Nyon « La Couronne ».

Une véritable institution comme on en rêverait de voir plus souvent qui abrite la plus grande cave à cigares de Suisse en matière de surface. 

Ce lieu magique, divisé en 2 parties distinctes, d’un côté les cigares (parfaitement humidifiés dans 4 petites salles en alcôve) et de l’autre celle des alcools avec un choix exhaustif des meilleurs crus du moment (Armagnac, Cognac, Rhum, Whisky) aiguise l’appétit du chaland.

Le boss, Alexis Aazam règne en maitre sur son château, secondé par ses fidèles ministres Dominique Boyé et Olivier Leboudec. Tous trois, symbolisent l’élégance et l’humilité de ce métier, malgré leurs visages fermés (je dis ça pour le portrait de famille qui pourrait en impressionner plus d'un). Mais rassurez-vous, une fois que les masques d’une séance photo tombent, Alexi et Dominique vous accueillent avec bienveillance et enchantement en vous invitant à découvrir les lieux, si nécessaire ils se tiendront à disposition pour vous servir de guide et ainsi partager leur savoir sur leur passion du tabac noir, une avidité qui brille au plus profond de leurs yeux. Deux personnages très attachants, qui vous feront vite oublier le temps d’un après-midi femme et enfants !

Sachez qu’Alexis Aazam de par son expérience aiguisée dans le cigare, est aussi coauteur du livre ‘Cigare'. Un ouvrage voulu résolument graphique où dessins, photos, textes s’entremêlent dans une joute verbale de citations et diverses analyses ‘psygaristiques’. Un livre enivrant qui encourage à la rêverie, au plaisir d'une jolie fumée bleue...

( prochainement interview d'Alexis Aazam sur le blog )   

6aa092398b2e8b532ae7c121c82f6ffd.jpg

Alexis Aazam, Olivier Leboudec, et Dominique Boyé sur la droite.

( photo d'Alban Kakulya )

DSC09561_redimensionner.JPG

DSC09562_redimensionner.jpg

DSC09556_redimensionner.JPG

Le livre "Cigare"

DSC09571_redimensionner.jpg

DSC09551_redimensionner.JPG

DSC09570_redimensionner.JPG

moi même et Alexis. 

Rue de Rive 34, 1260 Nyon "Suisse" ‎
+41 22 361 16 53 
La boutique en ligne sur CIGARPASSION‎

20:23 Écrit par Edmond Dantes dans Adresse, Les bonnes civettes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/04/2014

Partagas "Presidentes" perfecto

Le cigare cubain d'Irving Schott inventeur du blouson ‘Perfecto' en 1928, clin d’œil éponyme au module Perfecto ( un format très répandu à cette époque) qu’Irvin arborait fièrement, sûrement comme accessoire fétiche pour négocier, discuter les coûts de production avec ses fournisseurs et revendeurs. Aujourd’hui 86 ans plus tard, rien n’a changé, enfin presque ! Le blouson ‘Perfecto' existe toujours et fait toujours le bonheur de certain ‘jeuns’ désabusé et révolté ! Sans le savoir Irving a aussi inventé le ‘marketing social et intemporel’. Quant au cigare ‘Perfecto', lui a perdu de son faste et de son engouement auprès des amateurs, bien malheureusement ! Quelques formats subsistent encore chez quelques marques dont le ‘Presidentes de chez Partagas' dont je viens tout juste de déguster. Ce format atypique en forme d’obus et un peu ventru, synonyme d’une Amérique ostentatoire et impérialiste. Aujourd’hui détrôné par des formats comme le robusto.

 

Perfecto01.jpg 

 

Après cette petite anecdote, voici mon sentiment concernant ce ‘Presidentes' ( mis en boîte en 2012), je précise ! Il se peut que cette année ne soit pas des plus flatteuses pour ce module. Son parfum boisé très léger contrebalance avec une odeur de poudre ( genre artifice, pétard…) dissimule parfaitement ses aspirations, difficile de savoir de quoi est fait l’animal . Au toucher, la fermeté risque de présenter une gageure pour la suite du fumage ! Je pense à une fâcheuse préservation de son habitat ou d’un défaut de roulage ( trop serré).

Le démarrage agréable suave et onctueux me fait penser au Siglo VI, mais la comparaison s’arrête vite là. De suite une certaine corpulence prend vite le relai, signifié par des arômes plus intenses, meuble verni, réglisse, poivre et café définissent d’emblée ce premier temps dans un bouquet que je trouve assez classique dans l’ensemble, analogue à une bonne cuisine de terroir. Une sensation réconfortante dotée d’une belle puissance mesurée. Le tirage par contre n’est pas très aisé, il faut redoubler d’efforts pour obtenir le bon volume de fumée, ce que je craignais un peu dès le départ. Je décide donc de couper un peu plus haut, au-dessus de la partie plus compacte et ferme de la tête, cela semble rectifier sensiblement la fluidité de la fumée et de résoudre ce problème.

   

À part, ces quelques déconvenues techniques, ce Perfecto trace sa route, onctueuse et intense avec une amélioration de sa rondeur, celle- ci accompagnée d’une longueur copieuse et rassasiante illustrée par des notes de noisette torréfiée, de café et d’épices. Des accords simples et persistants, fredonnant une mélodie efficace et enivrante.

Le 3e temps, offre sans surprise une perception toujours plus riche et puissante. Surfant sur des saveurs lourdes et empyreumatiques. Un final ordinaire sans grande surprise, déséquilibré par une puissance écrasante, suscitant beaucoup d’amertume dans les 15 dernières minutes.

Ma note de cœur 13/20, pour un bon cigare qui manque de subtilité et de finesse à mon goût. ‘Un véritable cigare de motard en perfecto !’ je sais, le jeu de mots était trop tentant, trop facile…

 

  • Origine: tripe: Cubaine, sous-cape: Cubaine, cape: Cubaine 
  • Format: perfecto
  • Année: 2012
  • Taille: 158mm x 18.6mm
  • Bague: 47
  • Poids: 13.9gr
  • Prix Suisse: 7,5€ 

perfecto1_redimensionner.jpg

perfecto2_redimensionner.jpg

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20                   

10:42 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Partagas | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

08/04/2014

Tour gastronomique Davidoff 2014

Couper_8.jpg

cliquez sur la photo pour visualiser le fichier PDF.

Bâle (ots) - Sous la devise « Time Beautifully Filled », le « Davidoff Tour Gastronomique » 2014, cette année en Suisse, vous fera vivre de délicieux moments exclusifs de bonheur. Que ce soit une avant-première de film, une exposition d'art ou la découverte de grandes envolées culinaires - sept expériences uniques attendent d'être explorées et expérimentées.

Le « Davidoff Tour Gastronomique » 2014 vous invite à sa 10è édition, pour un voyage culinaire parsemé d'expériences exceptionnelles. La passion de Zino Davidoff pour le temps - au final le luxe suprême - marque encore cette année. Sa Vision confère à chaque soirée une note individuelle et transmet, à sa manière originale, ce qui lie Davidoff aux hommes dans le monde entier - le plaisir de la beauté et de l'élégance, du bonheur et de la vie. La connaissance des traditions, associée à l'innovation et au sens de l'élégance fonctionnelle sont les clés de la réussite de la marque Davidoff. Elle rassemble ces valeurs au travers des sept étapes somptueuses du « Davidoff Tour Gastronomique » 2014 :

L'inauguration promet d'être synonyme de plaisir à l'état pur, le 28 avril chez Jacky Donatz, au restaurant du club de FIFA Sonnenberg à Zurich. Les spécialités culinaires des légendaires CigarMen de GaultMillau des dix dernières années seront présentées, en leur compagnie.

Une soirée avec musique festive, associée à un menu à 4 plats puis le plaisir d'un bon cigare attendent les invités le 10 mai au restaurant Le Chef de Meta Hiltebrand à Zurich.

Le 11 juillet, Jörg et Regula Slaschek vous surprendront avec une fête estivale et de nombreuses délicieuses surprises au restaurant Attisholz, à Riedholz (SO).

Tanja Grandits, désignée Cuisinière de l'année par GaultMillau, vous invitera le 21 août pour une soirée classique du « Davidoff Tour Gastronomique » dans le restaurant Stucki et vous présentera un vrai défilé d'arômes uniques.

de la soirée du « Davidoff Tour Gastronomique » chez Bernard et Guy Ravet, la tradition se mêlera à la cuisine moderne le 28 août, dans la magnifique ambiance des jardins de l'Ermitage Ravet à Vufflens - Le - Château (VD).

« Culinary Art » sera votre sésame pour le 1er septembre. Cette soirée d'un autre genre sera placée sous le signe de l'art ; vous pourrez philosopher avec Jana Euler en personne à propos de ses oeuvres d'art. Ensuite, André Jäger, Maître de la Haute Cuisine, vous offrira un élégant dîner dans la galerie d'art de Zurich.

« Gourmet Meets Cinema » : telle sera votre devise le 29 septembre. Les gourmets pourront profiter d'un dépaysement total sous le signe du Festival du Film de Zurich. La soirée à bord du MS Davidoff sera parfaitement complétée par l'avant-première d'un film, accompagnée de personnalités issues du septième art. Le célèbre cuisinier Hans-Peter Hussong régalera les invités de toute sa virtuosité en cuisine.

Calendrier du « Davidoff Tour Gastronomique » 2014

  • 28 avril 2014, Début : 19h00, Les 10 ans du Davidoff Tour Gastronomique.Reunion of the GaultMillau « Cigar Men Of The Year » chez Jacky Donatz, restaurant Sonnenberg/ Club de la FIFA à Zurich.  
  •  10 mai 2014, Début : 18h00, « Gourmet Meets Party » Meta Hiltebrand, restaurant le Chef, Zurich.           
  •  11 juillet 2014, Début : 19h00,Fête estivale auprès des « Gault Millau CigarMan 2014.Jörg Slaschek, restaurant Attisholz, Riedholz (SO).                            
  • 21 août 2014, Début : 19h00,  « Le fabuleux spectacle des saveurs » Tanja Grandits, restaurant Stucki, Bâle.
  • 28 août 2014, Début : 19h00, « Le Dîner des Générations » Bernard et Guy Ravet, restaurant L'Ermitage des Ravet, Vufflens-le-Château (VD).
  • 1er septembre 2014, Début : 18h30,  « Culinary Art » Avec André Jäger dans la Galerie d'art de Zurich.
  • 29 septembre 2014, Début : 18h30, « Gourmet Meets Cinema »  Avec Hans-Peter Hussong sur le bateau Davidoff.

Le « Davidoff Tour Gastronomique » 2014 propose une série d'expériences pour les amateurs de haute gastronomie, d'invités passionnants et d'élégants cigares en compagnie d'autres aficionados, pour entre 170 - 300 CHF par personne et par événement. Le nombre de places est limité pour ces soirées.

Vous trouverez de plus amples renseignements sur davidoff.com, par téléphone au 061/279 36 28 ou par mail à gourmet@davidoff.ch

Contact:

Oettinger Davidoff AG			
Corporate Communications				
Hochbergerstrasse 15
4002 Bâle, Suisse
Tél. +41 61 279 36 24
media@oettingerdavidoff.com
oettingerdavidoff.com 	
davidoff.com 

10:35 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

07/04/2014

Cuba "Gardien des trésors des Caraïbes"

Très joli documentaire sur les trésors de Cuba et de sa restauration, diffusé ce dimanche 6 avril 2014 ! Un reportage étonnant sur la volonté de conserver leur patrimoine si fragilisé et le souci permanent du relogement. La solution, faire cohabiter l'archéologie avec ses habitants sans forcément les obliger à partir dans la mesure du possible. Une vision bien différente de la plupart des grandes villes mondiales.

Couper_5.jpg

cliquez sur la photo pour accéder à pluzz vidéo.

08:46 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités, Film | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/04/2014

Davidoff Blend Millénium "Toro"

Riche et puissant ! résume très simplement en 2 mots mon souvenir concernant le robusto Millénium Blend, fumé voici déjà quelques mois maintenant. Loin d’être convaincu par ce format, aux saveurs très capiteuses et épuisantes pour mes délicates papilles.  Je renouvelle cette fois- ci l’expérience, avec un format Toro, un très jolie module aux accents de chocolaté, de café au lait d’une belle suavité olfactive. D’un poids généreux, ferme et moelleux, ce Toro présente les meilleurs atouts de la marque, celle d’une perfection visuelle ! Où, même les détracteurs de Davidoff ne peuvent pas rester insensible au charme d’une jolie cape si finement nervurée et ajustée.  

Après cette analyse plustôt  dithyrambique, je vous le concède mais toutefois objective ! Passons à la mise à feu de cette fusée. Et essayons d’y trouver du réconfort ou de l’inconfort le cas échéant dans sa mise en impesanteur.

Dans un premier temps, après 10 bonnes minutes de fumigène odoriférante et onctueuse,  l’exaltation de notes de fruits secs, de terre, de foin et de café offre un bouquet aromatique de bonne rondeur sous l’égide d’une perception toutefois végétales  dans cette introduction. La longueur en bouche reste correct, mais un peu asséchante. Dans l’ensemble, la puissance/ arôme augure un équilibre relativement bien structuré, une forme de douceur et de force tranquille à la fois.

Pour le moment rien d’analogue dans son humeur avec le format plus roboratif du ‘robusto’.           

Une 2e partie sans réel changement, agréable et rassurante ! Un peu comme une mélopée  monocorde et grave d’une chanson de Johnny Cash pour ceux qui connaissent cet artiste si subjectif. Un cigare bien réglé, ou l’aigreur du végétal  flirte habilement avec les épices, le poivre et le café avec une certaine connivence, sans altercation. Manque un peu de gras en bouche pour la rondeur et de fraîcheur sur la longueur, une perception affable et honnête justement équilibrée dans ce 2² opus bienveillant.

Dans sa 3e partie, je note une augmentation mesurée de sa richesse aromatique. Une sensation lissée ( bien plus jolie que linéaire ! ) moins acrimonieuse pour cette dégustation. Un cigare au caractère timoré qui commence à sortir de son apathie dans ce dernier chapitre offrant plus de corps et de force dans un final plus brioché et torréfié, sans basculer pour autant dans des flagrances cuisantes.

En conclusion, j’ai trouvé ce toro plus appréciable que le robusto ( à mon goût personnel ! ) Un cigare que je qualifierai de très juste, peut- être trop juste !  Très équilibré, mais qui manque surtout d’aromaticité et de surprises. Cela reste un bon cigare, mais trop prévisible pour ma part. Ma note de cœur 14/20.

  • Origine: tripe: Dominicaine, sous-cape: Dominicaine, cape: Equateur
  • Format: toro
  • Année: 
  • Taille: 153mm x 20mm
  • Bague: 50
  • Poids: 17 gr
  • Prix Suisse: 18€ 

millénium blend toro_redimensionner.jpg

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

Langue tirée extase           

16:32 Écrit par Edmond Dantes dans Davidoff, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/04/2014

CUBA THEM ( A. Ramiro Fernández )

 CubaThen-cover-JPEG.jpg

 

Le cigare, c'est aussi ça...

Images rares et classiques de la collection A. Fernández Ramiro ( The Monacelli Press, 2014 ), avec une préface et des poèmes de Richard Blanco*, rassemble des photographies d’une époque fascinante de l'île de Cuba. Par exemple, la photo de la couverture (ci-dessus) montre Joséphine Baker et le chanteur italien Ernesto Bonino à La Havane en 1952. Selon cet article par Lorna Koski, c'est le deuxième livre basé sur la collection de Ramiro A. Fernández d’origine cubaine.

eye-cuba10.jpg

A.Ramiro Fernández

Fernández, qui vit dans le quartier de Chelsea à New York, a quitté Cuba à l’âge de  huit ans en 1960, plus tard  il devient éditeur photo. En 1981, alors qu'il travaillait comme réceptionniste au « Museum of Modern Art » , un homme est venu avec un album sous le bras de gravures à l'albumine* pris par le photographe cubain José Gómez de la Carrera d'origine espagnole, il les a proposé au conservateur John Szarkowski de lui acheter. Le commissaire n'était pas intéressé. Ramiro Fernández décide d'acheter l'album lui-même et le paye en plusieurs versements. Ce fut le début de son travail de collectionneur, qui s'étend maintenant des années 1850 à 1970, de nos jours Ramirez continue encore son travail d’archiviste de la mémoire Cubaine, en achetant parfois des photos de Cuba sur eBay par exemple, ou de simples donateurs. Il s'agit du deuxième livre basé sur sa collection unique au monde, le premier était « I was Cuba ».  

*Photographie albuminé : L'emploi de l'albumine ( ou blanc d' oeuf ) pour la prise de vue avait déjà été suggéré par Niépce de Saint-Victor en 1847, mais il fut rapidement remplacé par l'emploi de gélatine. A la même époque, on utilisa le blanc d'œuf pour l'obtention des tirages positifs sur papier. Ce procédé sera très utilisé jusqu'au début de ce siècle.

*Richard Blanco : 

Ci-dessous quelques photos tirées de l'album "CUBA THEM" en 2014.

cuba-then8.nocrop.w840.h1330.jpg

eye-cuba08.jpg

Cuba-Then-Page-30-Havana-Harbor-1925-2.jpg

page-two.jpg

eye-cuba04.jpg

eye-cuba09.jpg

Couper.jpg

Couper_2.jpg

Cuba-Then-Page-45-Un-Cafecito-1957-2.jpg

Cuba-Then-Page-179-C.Romero-E.deLaCruz-1946-21.jpg

César Romero, né à New York d'un père italien et d'une mère d'origine cubaine. César, dont le grand-père maternel était poète révolutionnaire "José Martí", est vu ici avec l'actrice mexicaine Elena de La Cruz, assis sur le Paseo del Prado, La Havane en 1946.

Ce magnifique livre est actuellement disponible sur le site Amazon au prix de 28$ seulement !

16:05 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités, Livre/ DVD/ Application | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/03/2014

Le saviez- vous ?

Le plus gros cigare réellement fumable était le Koh-i-Noor ( nom donné aussi au célèbre diamant de 186 carats ), un module mis au point par Henry Clay avant la Seconde Guerre mondiale pour un maharadjah. Mais le roi Farouk d'égypte, souverain de 1938 à 1952 et grand amateur de cigare s'en faisait fabriquer aussi un du même acabit sous le nom de "Visible ". Tous deux mesuraient 45,7 cm pour un diamètre de 18.6mm.

Pour la petite anecdote concernant ce personnage si singulier. Farouk était un client de la boutique de Genève du temps où Zino officiait, un jour il commanda 40 000 Havanes, ce qui lui aurait coûté la bagatelle de 500 000£ de l'époque. Zino et le Docteur Schneider insistèrent pour qu'il paie cash sa commande en raison de dettes qu'il avait contracté en Italie !

IL42_Fouad_03.jpg

le roi Farouk et son fils Fouad II.

17:50 Écrit par Edmond Dantes dans Histoire, insolite, Le saviez vous ? | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |