24/05/2013
Partagas serie D n°1 ( Edicion limitada 2004 )
Pour la petite histoire, ce cigare provient de la cave personnelle de Johan D'hondt ( La civette de Tournai en Belgique ), que je remercie grandement de me l’avoir offert à la vente, je précise ! Sa philanthropie s’arrête au tiroir caisse, faut- pas rêver tout de même. Merci encore pour ce cigare, mon cher Johan.
Le premier Partagas D1-EL2004 et sûrement le premier et le dernier que je fumerai de ma vie. A part quelques chanceux qui en possèdent encore au fond de leur humidor. Eh oui, ce cigare est devenu introuvable dans le commerce, inutile de vous rendre chez votre débitant de tabac. Assurément, certains d'entre vous le connaisse déjà et pourront me donner leur point de vue ? Fumez un cigare de 10 ans, procure toujours de l'excitation et pas mal de questions. Tiraillé par « je le fume ou je ne le fume pas et puis non, quoique ? » Qu’auriez-vous fait à ma place, vous? Vous savez très bien qu'une fois dégustée, ce sera irrémédiablement terminé, nul espoir d’en retrouver ! Et si je passe complètement à côté sans l'apprécier comme il le faudrait ? Je pourrai aussi le garder comme cigare ‘collector’, momifié pour l'éternité dans un tube à essai, voire épinglé comme un papillon, pas terrible je sais...sérieux dilemme !
En toute logique, un cigare se doit de mourir un jour, afin d’être fumé et savouré avec respect. Et ce jour, enfin arrivé n’attend plus que son grand inquisiteur dégustateur pour le juger, et lui soutirer par la torture du tison le meilleur comme la pire vérité ?
Première approche visuelle, ses nervures saillantes, sa cape sèche et mate, de couleur maduro et colorado ombragé comme un vieux cuir vintage, fait de ce dernier un cigare à l’aspect assez rustique. Par contre les arômes de belles suavités s'apparentent à celui d'un petit déjeuner bucolique, aux notes mielleuses et chocolatées sur fond butyrique et brioché qui flattent à merveille mon odorat et mes espérances.
Dès l'allumage ce D1, vous entraîne sur une marche pédestre aux accents végétals d’herbe grasse. Accompagné d’un soupçon de chocolat au lait, de fruits secs et de café, le tout soutenu par une belle rondeur en bouche.
Sur le second tiers, ce Partagas devient plus dominant et corpulent, je dirai plus paysan, un poil desséchant à la limite d’être irritant. L'équilibre puissance/ arôme quant à elle, bien charpenté, se tient avec justesse. Un cigare que j’apprécie pour son évolution car dès à présent des saveurs plus épicées, de café et de cuir occultent mes premières sensations. D’une très bonne persistance, ce D1 continu sa route, toujours avec plus de corps. Pour atteindre dans le 3ème tiers, une dernière mutation ! Plus acre et plus amer, saveurs dont je ne suis pas client qui l’emmène inexorablement sur les sentiers de la perdition. Pain grillé, notes torréfiées et viande brûlé annexe malheureusement ce final trop pauvre et empyreumatique. Mais rien de rédhibitoire puisque je préfère stopper cette dégustation de suite avant d'aller trop loin et ainsi éviter de saturer mes papilles.
Pour conclure ce D1 fût une belle découverte, je m'attendais à un cigare d'une sapidité plus dilué et sclérosé par toutes ses années, eh bien non ! Celui-ci à tout au contraire su garder sa légitimité, celle d'un cigare charismatique et complexe à l’image de la marque. Ma note de cœur 16/20, un très bon cigare. Mon seul regret, celui d’ un ‘happy-end’, toute en volupté.
- Origine: tripe: Cubaine, sous-cape: Cubaine, cape: Cubaine
- Format: double robusto
- Taille: 170mm x 20
- Bague: 50



très mauvais/ de 1 à 4
sans intérêt/ de 5 à 8
bon/ de 9 à 12
très bon/ de 13 à 16
excellent/ de 17 à 20
17:07 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Partagas | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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19/05/2013
Cuba ( épisode 3 )
Continuons mes pérégrinations par un passage obligé à la fabrique ‘Partagas’, ce haut lieu touristique du cigare Cubain se dresse à l'ombre derrière le Capitole, à deux enjambées des vieilles vapeurs. Ces machines échouées loin des hauts fonds comme de vieux monstres marins, lourdes et agonisantes. Ces locomotives d'acier et de fonte rongées et figées par la rouille finissent de rôtir sous le soleil cuisant de la Havane, exsudant leurs dernières sueurs d’huiles de leurs carcasses hurlantes, vestiges fossilisés d'une époque oubliée.

Derrière le capitole.
La ‘Real Fabrica de Tabaco Partagas’ se dresse là, au n°520 de la rue Industria depuis maintenant 168 ans. Malheureusement, le bâtiment a beaucoup souffert et n'abrite plus aujourd'hui, pour raison de sécurité, l’essentiel de la fabrication des cigares, transféré dans d'autres fabriques officielles de la ville. Difficile de ne pas être ému à l'approche de ce monument , ce temple du tabac noir qui fût pendant toutes ces décennies, l’unique ‘Fabriqua‘ voulue à l’image de son inventeur Jaimes Partagas. Des générations de Torcédors s’y sont retrouvées et succédées au rythme des galères, ces derniers y ont passé des vies entières à confectionner jour après jour des milliers de cigares, sous des chaleurs moites et étouffantes, la perle au front entre le brouhaha des ateliers comme unique chanson et les lectures d’Alexandre Dumas comme unique visa. Là, où la misère du corps et de l’âme pourrait en oublier le ciel et l’horizon, afin de satisfaire, bon nombre d’Aficionados à travers le monde.

Cimetière des vieilles vapeurs.
Aujourd'hui j’ai cette chance d’y être ! Le rez de chaussée s’ouvre sur un vaste porche qui mène aux différents étages, fermés au public et rigoureusement gardés par trois fonctionnaires. Le seul accès autorisé se cache derrière cette porte anodine sur votre droite, là se trouve une des plus atypiques 'Casa del Habano'. Dès le seuil franchi, une sensation de fraîcheur vous glace un instant, puis les pupilles se dilatent pour découvrir une pièce plus sombre et bien climatisée ! A l'intérieur une fois acclimaté à ce milieu, les odeurs subtiles de bois provenant des vieilles vitrines fusionnent avec les boîtes de cèdre et de tabac, se mêlant à la fois aux arômes de café d’un client servi au bar. L'espace ne fait guère plus de 40m2, mais compensé par une très belle hauteur sous plafond et soutenu par de solides voûtes. L’ensemble a des allures de chapelle ! muni d’un petit escalier, analogue à celui de la chaire que l’on peut trouver dans certaine de nos églises. Quelques humidors destinés à la vente, disposés comme des reliquaires. On s’attendrait presque à voir apparaître un pasteur scander son homélie aux fidèles ! « Mes biens chers frères, mes bien chères sœurs, reprenez avec moi tous en cœur…Dieux est un fumeur de havane suivi de ‘Have a cigar’ des Pink Floyd », vous connaissez bien sùr toutes ces chansons ?

Tout de suite en entrant sur votre gauche en guise d’harmonium, ‘Big Mama’ ( ancienne Torcedor ) assise à sa table, joue de la feuille pour quelques curieux en quête d’authenticité moyennant une petite pièce ! Impassible, de ses mains expertes elle vous roule un corona en 3 minutes.

Big mama. ( je ne sais plus son nom ! )
Contrairement à la France, le choix des cigares à la pièce dans les civettes cubaines est très restreint, vous ne trouverez pas tout le catalogue Habano. Le choix se porte seulement sur une trentaine de modules différents, une sélection judicieuse des meilleures ventes du moment.

Hamlet.
Mon choix aujourd’hui se porte sur un Sir Winston de H.Hupmann qu’on m’invite cordialement à déguster dans la sacristie, euh… excusez-moi je voulais parler du salon privé ‘VIP’, inscrit sur la porte et situé dans le prolongement du grand comptoir destiné aux ventes de boîtes. Un peu suspicieux, je demande tout de même ‘ It’s free ?’ On ne sait jamais, vieux reflex du continent où tout se paye avant même de poser la question.

H.Hupmann ' Sir Winston'
Le salon ‘VIP’ Partagas s’offre à moi, enfin presque, nous sommes deux fumeurs, un Allemand, un senior cigare en bouche en grande conversation avec ce qui paraît être sa compagne, les deux installés dans le premier boudoir sur la gauche en entrant. Sur la droite derrière de grandes vitres, la réserve de la boutique avec toutes ses boîtes soigneusement empilées, celles-ci attendent patiemment de trouver acheteur. Je décide de m’installer, moi et ma ‘chère et tendre’ au fond du local, confortablement assis dans les fauteuils de cuir de couleur fauve pour une dégustation dans le sacro-saint du cigare pour environ 1h45 de fumage. (Merci à ma femme pour sa patience et son amour, car ces séances se reproduiront à divers endroits de l’île !)

Et moi !
J’en profite pour faire connaissance avec Hamlet, le gardien des lieux, un charmant gaillard tiré à quatre épingles et passionné par son métier. En effet Hamlet a commencé à travailler dès l’âge de 19 ans dans la fabrique. Aujourd’hui figure incontournable de la boutique, son expérience et sa disponibilité envers les visiteurs contribuent à la convivialité de cette casa. Nous échangeons un instant quelques points de vue, notamment sur les cigares vendus aux abords de la boutique. Faux ! bien entendu, malgré les tentations et la curiosité de certains et au risque de vous attirer de gros ennuis, fuyez-les ! sans vous énervez. ( conseil avisé d’Hamlet ) Leurs méthodes douteuses vous attirent, le plus souvent chez eux dans un appartement, dans le but de vous présenter des Cohiba ou autres cigares garantis 100% vrais : 8€ l’Esplendido ou 5€ si vous en prenez un lot de cent pièces. Le risque dans l’histoire, ce n’est pas de les acheter et de vous faire gruger de quelques centaines d’euros, mais de ne rien prendre au contraire, certains pourraient se montrer agressifs et faire preuve d’intimidation pour vous inciter à les acheter.

La sacristie ( porte de droite )
En France avant de partir, comme tout bon aficionado qui se respecte, j’ai pris le temps de composer une petite liste de cigares à me procurer, devenus introuvables ou trop coûteux : Magnum 50 de 2005, Gold Medal Bolivar, Partagas série D1 de 2004 ou toutes éditions limitées antérieures à 2009, avec l’ambitieuse illusion de dénicher une boîte oubliée dans une vieille cave, cette boîte poussiéreuse à laquelle, nous rêvons tous qui renfermerait ce jolie trésor.
Hamlet me confirme cette réalité, ces cigares n’existent plus à Cuba !! Ou peut être réservés à une certaine clientèle privilégiée et reconnue dont je ne fais malheureusement pas partie, pas encore ! Où peut-être n’existent -ils ‘plus’, comme le dit simplement, Hamlet.
Mais ma déception n’égale pas mon plaisir du moment. La dégustation de ce ‘Sir Winston’, accompagné d’un bon rhum (Havana club 7 anejo), n'est qu'enchantement. Dans l’ambiance feutrée et voluptueuse, madame souhaite jouer le jeu, le temps des vacances : ‘fumer un cigare avec moi’, c’est avec bonheur circonspect que je lui propose hésitant , un ‘Half Corona H.Hupmann’ acheté précédemment, qu’elle accepte.
Nous nous éternisons là pendant plus de 2 heures entre regard complice et amusé, écoutant les discutions animées et bruyantes de cet Allemand auprès duquel s'affaire avec déférence notre ami Hamlet, qui d'ailleurs nous retrouve entre deux clients, et en bon vendeur ! me propose d’acquérir le coffret exclusif de 10 grands corona ‘San Cristobal’ édité spécialement pour le XVe festival Habano de mars 2013. Création réalisée, suite à une demande des participants frustrés de ne jamais profiter des nouveautés, Habano anticipe ce souhait et c'est chose faite cette année avec ce coffret en cuir à bandoulière qui fût proposé aux festivaliers pour la somme de 100cuc/ 80€. Uniquement disponible dans les casa de la Havane et non à l'export. Certains jugeront ce cigare trop marketing, je leur répondrai ; sûrement. Et je m’en fiche. Je vous dirai cela lors d'une prochaine dégustation sur mon ressenti. En tous les cas il dégage une odeur très avenante et sympathique.

San Cristobal XVe Festival Habano. ( grand corona )
Eh oui, toutes les éditions limitées, nouveaux modules arrivent presque toujours 4 à 6 mois plus tard sur le marché international. C'est même pire pour Cuba, puisque les premières boîtes disponibles seront destinées uniquement au marché extérieur, pour finalement les trouver dans une année à Cuba, le dernier servi.

Coco taxi.
Après cette pose salvatrice, nous reprenons notre route vers de nouveaux desseins. Du Capitole, nous regagnons à pied 'Parque Centrale' (où se trouve l’arrêt de bus pour se rendre aux plages à l’Est de la Havane) où nous rejoignons l'avenue de 'Paseo de Marti' en direction de la Malecon. Sur ce trajet d'environ une bonne quinzaine de minutes, nous serons interpellés au minimum par 12 taxis cubains, 5 cocos taxi et 3 bici-taxi ! Les Cubains très soucieux de votre santé et de votre confort n'hésitent pas à vous proposer leur service toutes les deux minutes ! Mieux vaut interpréter cela comme un excès d’amour, sinon c'est le ‘ pétage’ de plomb assuré ! Souvenez-vous en le jour où vous débarquerez à Cuba, restez zen en toutes circonstances. (à suivre )
14:21 Écrit par Edmond Dantes dans Cuba | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note |
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15/05/2013
Davidoff Belicoso Supremo "White Edtion 2011"
Les Davidoff ‘White Edition’ symbolisent le succès des éditions limitées à la Dominicaine. Très identifiable par cette bague blanche et singulière posée au niveau du pied. Un cigare séduisant au premier abord par une nomenclature atypique : Un tabac de tripe provenant de 3 zones de culture différentes Dominicaines (San Vicente Ligero, Piloto Ligero, San Vicente Visus ), d’une sous cape Péruvienne et d’une cape Dominicaine criollo. Suivi d’un long vieillissement pour les feuilles de ligero de 5 ans au minimum, ce qui caractérise également cette ligne ‘White Edition’.
Pour cette dégustation, j’ai choisi de confondre ce Beliscoso Supremo à mon goût et mes attentes, et en toute objectivité !
Mes premières impressions concernent ces arômes, que je qualifierais de suave et de boisé ! Assez troublant, car plus proche des senteurs d’un cigare Cubain. La cape épaisse laisse deviner au toucher toute son ossature, comme le ferait un animal amaigri. Un cigare visuellement rustique qui mériterait un remplissage plus dense et régulier, je pense. La cape présente aussi un léger piquant et salé à la fois, déjà perçu sur les cigares de la marque, genre ( puro d’oro ).
Dès l’allumage, la sensation onctueuse et roborative donne de suite le rythme à cette intro, la musique s’exécute sur des notes de café, poivre noir, et de pain toasté. Un Jolie trio qui peine malgré tout à s’équilibrer, un peu asséchant sur ce démarrage ! Mais laissons-lui le temps de se positionner et de laisser ses feuilles fusionner. Effectivement au bout d’une bonne vingtaine de minutes, les arômes s’uniformisent sur une très bonne persistance et d’une rondeur très agréable et gouleyante . Un 2e tiers plus corpulent se profile à l’horizon composé de notes plus mielleuses et plus suaves, contrebalancé par des notes de café et de caramel, vraiment intéressant. Une belle évolution qui ne cesse de me surprendre ! Ce Beliscoso semble tout donner, peut-être un peu trop, et trop vite surtout ! humm…
Inévitablement cette belle surprise n’est que de courte durée. Car l’arrivée au galop de monsieur ‘Muscle ’ interrompt progressivement cette douce mélodie. Dans un premier temps, c’est du coude à coude, le cigare s’équilibre un court instant, mais ensuite l’aromaticité cède pour laisser place à cette force écrasante qui envoie tout voler sur son passage dès le prélude du 3e tiers. Une véritable pétulance suicidaire sur fond de paysage lunaire où les velléités impuissantes n’ont fait qu’accélérer sa mort. Sans cette puissance, ce cigare était sur le point d’accéder à la grandeur, et ainsi devenir un de mes plus beaux coups de cœur de l’année 2013 ! Très frustrant de s’imaginer que l’on tient quelque chose de bon, et que la minute suivante tout se voit ruiné. Vraiment dommage. Ma note de cœur 12/20
- Origine: tripe: Dominicaine, sous-cape: Péruvienne, cape: Dominicaine
- Format: belicoso
- Taille: 140mm x 20
- Bague: 52
- Prix Suisse: 15/16€


très mauvais/ de 1 à 4
sans intérêt/ de 5 à 8
bon/ de 9 à 12
très bon/ de 13 à 16
excellent/ de 17 à 20
08:12 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Diplomaticos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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11/05/2013
Macanudo 1968 ( Gigantes )
Enfin, un gros module avec de la personnalité ! Cela faisait quelques mois que je ne fumais plus ce genre de cigare, car souvent déçu par ce manque de charisme que procure ce type de cigare, trop dilué, trop effacé et d'une linéarité mortellement ennuyeuse.
Aujourd'hui avec ce Gigantes, oublié depuis une année dans le cul de basse fosse de mon humidor, eh oui il y a des cigares comme ça, que j'appellerai les "cigares en transit" des cigares qu'on renifle de temps à autre, qu'on observe comme le ferait un entomologiste en épinglant des mouches, des cigares qu'on ne fume plus ! Que l'on remet à plus tard, pourquoi ? Va savoir, À force de les voir trôner parmi les autres vitoles, leurs présences deviennent rassurantes et ne sont plus perçus comme entité fumable. On en oublierait même leurs noms. Heureusement la bague est là pour nous le rappeler, merci Gustave Bock.( inventeur de la bague à cigare)
Bref, voici l'histoire très courte de feu "Macanudo1968 Gigantes".
Une première approche olfactive que je qualifierai de discrete et de gouleyante, aux notes terreuses et boisées. La cape sombre maduro habille un cigare moelleux et très bien charpenté, agréable au toucher. Dès les premières volutes, la sensation généreuse l'emporte sur de jolies notes de café, de chocolat et de pain toasté. Une bonne présence en bouche fait de lui un cigare corpulent, d'une persistance relative où la rondeur l'emporte sur la force. La linéarité de sa palette aromatique, lui suffit à tenir son cap celui de l'équilibre et de la régularité. Loin d'être ennuyeux, le 2e tiers se veut toujours gourmand et onctueux, sur un background semblable au 1er tiers mais agrémenté d'un supplément léger de poivre noir et de saveurs rassasiantes torréfiés. Le final, bien maitrisé d'une sapidité sans âcreté fomente l'ostensible désir, celui de prolonger ce moment.
Un cigare ample, de bonne puissance, très plaisant qui me réconcilie un temps avec ce genre de module. Du moins, pour celui-là ! ( Un cigare adoubé par l'amateur de cigare parmi les meilleurs du monde en 2013 )
Ma note de cœur 15/20 
- Origine: tripe: Dominicaine, Nicaragua, sous-cape: Habano connecticut, cape: Honduras
- Format: half corona
- Taille: 152mm x 24
- Bague: 60
- Prix Belgique: 9.9€

Cocktail de café rhum/ banane 'caliente'
8 cl de café
1.5 cl de rhum blanc
1.5 cl de Pisang Ambon
sirop de canne
crème fouettée ( bombe )

très mauvais/ de 1 à 4
sans intérêt/ de 5 à 8
bon/ de 9 à 12
très bon/ de 13 à 16
excellent/ de 17 à 20
18:47 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Macanudo 1968 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |
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08/05/2013
H.Hupmann ( Half Corona )
À Cuba, beaucoup ne comprennent pas, pourquoi nous aimons tant ce petit cigare ! Trop court, trop petit, trop rapide à fumer vous diront certains. Cela va à l'encontre des valeurs fondamentales d'une bonne dégustation. Un fumage se doit de durer pour s’exprimer pleinement, parenthèse salutaire dont le seul bénéficiaire n’est autre que vous. Conscient que ce half-corona peut dérouter plus d'un amateur. Surtout ceux qui viennent de la vieille école, qui ont appris l’art de la volute sur les bancs de l’école avec un Lusitania, un Dalia 898, Siglo VI ou Sir Winston qui demandent des temps de fumage d'une heure trente à plus de 2 heures en moyenne ! Je comprends tout à fait leur scepticisme et leur réserve. Ce n'est pas ça un cigare, vous diront-ils ? Alors pourquoi ? Comment expliquer un tel succès ? Je vous laisse méditer à cette question et me donner vos arguments qui seraient intéressants d'analyser. Mise à part que ce soit par manque de temps ! Trop facile.
Pendant mon séjour dans ce merveilleux pays, j'en ai profité pour acheter quelques boîtes, devenus rare et difficile à trouver en France et en Suisse. Ma première boite, je l’ai fumé à différents moments de la journée pendant mes balades et apprécié différemment à chaque fois. Et ma conclusion est sans appel, ce cigare me convient parfaitement très bien le matin lorsque votre bouche semble pâteuse et endormie. C'est tout naturellement que je l'apprécie aujourd'hui entre le petit déjeuner et le déjeuner comme une petite mise en bouche, un peu comme une mignardise !
Évitons de parler de 3 tiers ! n'exagérons rien. Nous sommes sur un cigare du genre ‘minuto’. Après le moteur à 2T, voici le cigare en 2 temps, un première temps très gras, très enveloppant où les papilles se voilent d’une sapidité végétales de cèdre, de fruits secs et de café crèmeux et d'un second temps plus brioché, un cigare qui s’ouvre pour permettre l’évacuation des gaz brûlés, guidé par un équilibrage parfait puissance/ arôme. Suivit d’un second mouvement plus roboratif et corpulent met un terme à ce cigare que je qualifierai d’orgasmique. En voilà, un raisonnement intéressant que nous pourrions développer, si ce ‘Half Corona H.Hupmann’ n’était juste qu’un ‘cigare de branleur’ pour notre plus grand plaisir, solitaire et éphémère. Se hissant au rang de très bons coups dans sa catégorie. Désolé pour cet écart de language.
Étrangement, je l’ai trouvé exécrable en soirée et dans l'après-midi, où celui-ci devient plus piquant et desséchant, un cigare sans grand intérêt dès la première bouffée. N’hésitez-pas à l’essayer, un dimanche matin juste avant la messe par exemple sur le coup des 10-11h et vous obtiendrez un cigare très onctueux et plein de suavité, plus appréciable et agréable pour démarrer la journée, accompagné pourquoi pas ? d’un petit Monbazillac.Un facteur souvent négligé et très important que je préciserai dans toutes mes dégustations futures et qui peut-être parfois rédhibitoire pour certains cigares.( L’heure de sa dégustation. )
Ma note de cœur 16/20
le matin et 8/20
l'après-midi et soirée.
- Origine: tripe: cubaine, sous-cape: cubaine, cape: cubaine
- Format: half corona
- Taille: 90mm x 17
- Bague: 43
- Prix Suisse: 3,5€
- Prix Cuba: 2.4€


très mauvais/ de 1 à 4
sans intérêt/ de 5 à 8
bon/ de 9 à 12
très bon/ de 13 à 16
excellent/ de 17 à 20
06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, H.Hupmann | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note |
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03/05/2013
Cuba ( épisode 2 )

Cuba est pour beaucoup d'entre nous un Eldorado, une terre sainte, la Mecque du cigare. Un terroir unique au monde jalousement protégé par l'Etat cubain, mais il y a un paradoxe à cette histoire qui étonnera plus d'un. À ma grande surprise, peu de Cubains fument le cigare à la Havane, vous trouverez plus de vendeurs de faux Cohiba que de fumeurs dans la capitale ! Pas si étrange que ça, les Habanos sont inaccessibles pour la majorité d'entre eux, même si les prix sont plus intéressants que dans l'hexagone, un Partagas D4 revient à 5€ ( 6,15 cuc ) 1/5e du salaire d'un simple ouvrier. Beaucoup préfèrent se tourner vers la cigarette meilleur marché ( Popular, Hollywood pour les plus connus se partagent le marché cubain ). Pour ceux amateurs de tabac noir, ils peuvent trouver dans les épiceries locales ( Libra ) pour quelques pesos cubains un cigare correct de type Corona, reconnaissable par sa petite bague bleu, fréquemment retrouvée dans les caniveaux.( un cigare produit uniquement pour le marché intérieur, plus communément appelé cigare paysan )
Par contre, pour moi ce ne sera pas un frein à ma consommation. Je ferai en sorte de fumer égoistement 2 à 3 cigares par jour dans les plus beaux endroits de la ville, hôtel, patio, bar...exactement 40 dégustations en tout et pour tout !

Retournons à la vieille Havane où les glaçons de mon Mojito finissent de fondre et de reprendre ainsi notre visite avec notre charmante guide Carmen. Nous atteignons maintenant La basilique San Francisco ( Saint François D'assise ) avec sa statue éponyme située non loin des quais, s’ensuit la cathédrale de la vierge Marie à deux pas de la Bodeguita del Medio située dans la petite rue Empedrado. Ce bar rendu célèbre par ‘Ernest H’ abonde de touristes en tous genres, chacun pose pour la photo souvenir devant la façade paraphée de centaines de pensées griffonnées au feutre par des fans du monde entier. Étonnant pour un écrivain, plus de 40 ans après sa mort, son empreinte reste indissociable des années Batista, malgré une rencontre furtive par la suite avec Fidel Castro lors d'une poignée de main fallacieuse entre les deux hommes, maintenant immortalisée pour la postérité sur de nombreuses cartes postales.

Faîtes un tour sur le marché permanent sur la place des Armes, face au palais des Capitaines Généraux. Un lieu singulier pour ramener une part plus authentique de la Havane à la différence des breloques à souvenir. Un endroit parfait pour le chineur que je suis, et quelle découverte ? un exemplaire du 'Club Cigare' n° 33 de 2006 avec son magnifique reportage sur Zino Davidoff et sur l'histoire de Cohiba. Les étalages regorgent de livres sur la vie du 'Che', ‘Jose Marti’et sur Fidel, prosélytisme d'une révolution passée mais toujours présente à Cuba, ces livres côtoient aujourd'hui l’ennemi de toujours, dans des face à face improbables, parmi les héros de western immortalisés sur des romans photos et de vieux magazines américains, très à la mode dans les années 60. Des bagues de cigare pour les vitolphilistes, vieille montre à gousset, pièces de monnaie et décapsuleur coca vintage offrent aux flâneurs, d'innombrables tentations d’objets inutiles et hétéroclites. Pourtant un énorme livre attire ma convoitise, une encyclopédie qui n'est autre qu'un exemplaire unique, un recueil répertoriant tous les cigares du catalogue Habano antérieurs à 1959 ! Véritable trésor vendu pour 250€, trois kilos de papier que je préfère vite oublier afin de ne pas exploser mon budget dès les premiers jours, mais quel dommage !!

Nous terminons par un petit repas dans le patio de l’hôtel Conde de Villanueva dans la rue Mercaderes n°202 en compagnie des paons qui se pavanent avec insouciance parmi les flâneurs. Ce lieu abrite aussi un lieu prisé des amateurs, la célèbre petite ‘Casa del Habano’ se trouvant à l’étage, accès par l’escalier de vert vêtu tout de suite sur votre droite, vous mène directement à ce repaire authentique et chimérique des vieux comptoirs du 17e siècle.

J’espérais y déguster un cigare, mais malheureusement impossible !, cette casa est très fréquentée par les groupes de touristes en provenance direct de Varedero ( station balnéaire située à 150km à l’ouest de la Havane ) pour la visite éclair de la ville, pas forcément experts de bonnes volutes. Dès le seuil franchi se bousculent des grappes de 10 à 20 personnes où les femmes à leur grand désespoir sortent leurs mouchoirs pour se prémunir de l’odeur manifeste de cigare, certaines plus écoeurées finiront par quitter les lieux ! Accompagnées de maris dociles qui ne trouvent rien à y redire. Certaines oseront lâcher que «ça pue ! » vraiment lamentable me direz-vous ? Je suis de tout cœur avec vous. Préférez le matin vers 9h à l’ouverture ou vers la fin d’après-midi vers 17h, les vendeurs seront plus disposés à vous conseiller et vous pourrez avec quiétude vous relaxer dans le petit salon au fond à droite. A défaut, je me suis contenté du patio pour un tête à tête avec un ‘Cohiba maduro 5’ réputé injustement très fort, accompagné d’un café aromatisé d’un peu de rhum qui s’est associé à merveille aux notes corpulentes et onctueuses de ce module exceptionnel. ( à suivre… )

20:09 Écrit par Edmond Dantes dans Cuba | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note |
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30/04/2013
Dalia 8.9.8 Partagas
Qui ne connaît pas encore le Dalia 8.9.8 ? Ce cigare emblématique du catalogue Partagas est apparu milieu, fin de l’année 1970 sauf erreur de ma part ! Un cigare qui ne laisse pas indifférent l’amateur qui recherche la quiétude et la certitude de passer un agréable moment en sa compagnie, il fera là, un choix salutaire. Ce 8.9.8 présente des atouts très séduisants, une cape rugueuse de couleur Colorad, ferme et moelleuse aux embruns de bois précieux, de chocolat qui lui apporte de suite ce côté fin et gourmand, un parfum unique et inimitable, digne des meilleurs cigares cubains. Dès l’allumage, l’onctuosité enrobe et tapisse votre palais d’un gras d’une belle suavité composée de valeur végétale d’écorce, de tourbe, de fruits secs et de café au lait. Simultanément toutes ces notes se reconnaissent et composent ensemble une jolie musique, douce et équilibré avec une bonne présence en bouche. Les arômes se fondent et ne font plus qu’un, une alliance parfaite ! La longueur, ainsi que la rondeur sont aussi excellentes. Une fois rodée, le 2e tiers dévoile un aspect plus rassasiant, avec plus de corps qui s’illustre par des notes champêtres, de terre, de foin brulé et de chocolat, le tout sans vous irriter les yeux et le gosier ! Un fumage savoureux, fidèle à lui-même du début à la fin. Une fin, plus riche encore ! Avec un contre-balancement parfait arôme/ puissance qui ne finit pas de m’étonner ! Plus brioché, plus chocolaté ce Dalia exulte avec élégance sa dernière plaidoirie, avant de s’éteindre dans un tonnerre d’applaudissement. Heu !…désolé, si j’en ai trop fait…Un véritable ‘Happy-end’. Ma note de cœur 17/20
Au début des années 90, au plus fort de la crise économique cubaine, faute de boîtes (!!!), ce dalia a été commercialisé un temps comme "Selección privada N°1", vendue dans une boîte classique à l'intérieur de laquelle, un ruban de soie jaune maintenait les cigares et les distinguaient des “Partagás de Partagás".
Les 8-9-8 boîte non vernie étaient des "coronas grandes" ( plus courts, 155 mm contre 170 mm ) et plus minces (cepo 42 contre 43). Leur création était antérieure aux Dalias. Leur production a été arrêtée en 2002 ou 2003.
JM Haedrich
- Origine: tripe: cubaine, sous-cape: cubaine, cape: cubaine
- Format: Dalia
- Taille: 170mm x 17
- Bague: 43
- Prix Belgique: 13.9€
- Prix Cuba: 7.2€


très mauvais/ de 1 à 4
sans intérêt/ de 5 à 8
bon/ de 9 à 12
très bon/ de 13 à 16
excellent/ de 17 à 20
21:20 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Partagas | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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27/04/2013
Opus X robusto
Je reprends avec vous le fil de mes dégustations et de mes découvertes, ce robusto attendait patiemment que je trouve le bon moment pour l’apprivoiser. Ce fut chose faite ce jeudi soir où les températures clémentes étaient propices pour cette nouvelle analyse. Malgré un arrière-goût encore très présent de mes cigares fumés à Cuba, je suis ravi de découvrir ce module le fameux Opus X, un cigare dont j’attends beaucoup.
Ce cigare roulé avec soin par "Arturo Fuente'" présente toujours un aspect irréprochable et soigné comme la majorité des cigares de la marque. Très ferme pour celui-ci, avec un moelleux réciproque vient conforter mes premières impressions. Les arômes sont légèrement boisés et pralinés m'évoquent une cape cubaine, mais en plus timorée et plus subtil qui génère en moi, comme à chaque fois un éternuement de plaisir.
Le mouillage de la tête révèle un léger piquant de la cape dominicaine, sensation déjà rencontrée sur la cape ‘Yamasa' utilisée pour les puros d'oro de Davidoff, la différence des deux se trouve surtout dans la finesse de la cape de l'Opus X plus délicate que son homologue Davidoff. À cru, les notes sont poivrées et suaves avec une flagrance d'alcool étonnante, comme si les feuilles avaient été infusé au préalable dans une soupe, étrange idée ou est-ce l'Havana-Club consommé à la Havane qui vient brouiller mon esprit !
Dès l'allumage, le premier tiers procure une vilaine acidité, un côté tannique plus précisément pas franchement agréable. Les notes sont terreuses et plutôt végétales, noisette fraîche et poivre noir me laissent perplexe sur ce démarrage peu engageant ! Mais continuons…
Le 2ème tiers apporte plus d'onctuosité et moins d'astringence, des arômes surfent sur des notes de réglisse, de foin sec et de terre. Mais l'équilibre semble fragile, son côté acide a tendance à reprendre le dessus par moments. La rondeur est moyenne et ce manque de gras et de suavité assèche temporairement mes muqueuses, mais rien de très méchant ! Cet opus me paraît meilleur. La combustion régulière, s’accompagne d'une cendre très ferme, très minérale et blanche qui tient jusqu'à la moitié du cigare. Vraiment étrange !, en général ce type de cendre, trop fine, ne peut tenir plus d'un centimètre sans tomber !
Le final ( 3ème T) se veut plus équilibré et plus intéressant ce que je présentais depuis le début, le meilleur pour la fin. Les notes de chocolat, de café et de boisé accompagnent avec brio l’épilogue de cette dégustation, mais trop court malheureusement pour en profiter !
Un cigare que je dirai évolutif, même si certains le trouveront déroutant et instable. Ce cigare raconte une belle histoire qu'il faut apprendre à décrypter en raison de la complexité de sa tripe qui peut contenir plus de 9 feuilles différentes au lieu des 3 connues. Qui me laisse un peu dubitatif. N'est-ce pas un peu trop finalement ? En peinture le mélange de plus de 5 couleurs différentes donnes une unique tonalité où toutes les couleurs se perdent dans une teinte marron. Idem en cuisine, trop de condiments peuvent vous ruiner un plat. Alors ?
Ma note de cœur 12/20
, un bon cigare tout de même mais trop couteux, pour connaisseur avant tout.
- Origine: tripe: dominicaine, sous-cape: dominicaine, cape:dominicaine
- Format: robusto
- Taille: 134mm x 20
- Bague: 50
- Prix Belgique: 25€


très mauvais/ de 1 à 4
sans intérêt/ de 5 à 8
bon/ de 9 à 12
très bon/ de 13 à 16
excellent/ de 17 à 20
16:21 Écrit par Edmond Dantes dans Arturo Fuente, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |
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25/04/2013
Cuba ( épisode 1 )
Difficile de se remettre de pareil voyage, toutes ses émotions vécues à Cuba résonnent encore dans ma tête comme les cloches de Pâques. Une aventure unique que j'essaierai de vous faire partager dans quelques articles si vous m'encouragez à le faire ! Ce périple, je l'ai tant fantasmé et je me devais de le vivre pleinement, bien sûr 3 semaines c'est toujours trop court pour apprendre à connaître tout un pays me direz-vous ?

Notre taxi !
Ce voyage que nous avons entrepris moi et ma petite femme se voulait proche des habitants, pour cela nous avons opté pour le logement en ‘casa particolare ‘ qu'une amie Cubaine s'est chargée de nous réserver dans différents lieux de l’île. Ceux qui ne connaissent pas les ‘casas particulares’ sont des chambres qu’une famille cubaine peut louer aux touristes de manière légale et très réglementée par les services étatiques du pays qui s’apparente chez nous au gîte d’une manière éloignée. Une chambre pour 2 personnes revient entre 25 cuc et 35 cuc suivant l'endroit pour une nuit ( 1 cuc = 0.8euro). Le ‘cuc’ pour faire simple est la monnaie locale utilisée par les touristes. Sachez qu'aujourd'hui 2 monnaies coexistent à Cuba, le cuc ( pesos convertibles) et le Cup ( pesos non convertibles) celui-ci est difficilement accessible aux étrangers, utilisé par intrinsèquement par les Cubains dans leur vie courante pour l’achat de denrées, marchés, épicerie ( libra), rémunération. ( 1 cuc = 26 Cup). Le salaire moyen représente environ 650 pesos cubain "cup" ou 25 cuc ( 20€). Mais attention, détrompez- vous Cuba fait partie des destinations les plus onéreuses au monde malgré le mojito à 1.5€ ! Comptez un budget confortable pour une personne d’environ 35 à 45€ par jour hors logement. Voilà quelques informations utiles, si vous projetez ce voyage un jour prochain.

Notre premier contact avec le pays fut celui avec les agents gouvernementaux de l'aéroport, environ 1 bonne heure d'attente debout, je précise ! Sous une chaleur à faire fondre un ‘Daiquiri’ en 30 secondes. Interminable où il faut s'armer de patience, où chacun doit se présenter muni de son passeport, de sa carte de touriste ( visa cubain) devant une des 15 guérites pour la prise de photo souvenir, des différents tampons administratifs, des vérifications en tous genres dont même l'agent n'en connaît pas toutes les significations, appelez cela le folklore administratif communiste. La représentation est gratuite, mais évitez tout de même d’applaudir ! Enfin nous voilà sorti, nous sommes à la Havane ! La chaleur est humide et pesante, la brillance de votre épiderme vous annonce un séjour sous le signe de la transpiration. Eh oui ! À Cuba il fait très très chaud, sachez-le. Évitez Juillet août, la période la plus chaude qui selon les Cubains est insupportable. En Avril, le thermomètre flirte tout de même avec les 35° ! Voilà pour la petite intro....


Le capitole en restauration et ses calèches
Première étape après 30 minutes de taxi s'est déroulée pour une semaine à la Havane dans une habitation modeste proche de Malecon ( le grand boulevard qui s'étend sur plus de 7 km sur le front de mer ), proche de la ‘casa del America' aux prémices de l'avenue ‘Los Presidentes' pour ceux qui situent l'endroit. Petite parenthèse sur le taxi, que je voulais en vieille américaine qui fut chose faite grâce à Ély qui nous attendait à l'aéroport José Martí. ( prévoir 25 cuc de l'aéroport au centre-ville, c'est le forfait non négociable en vigueur par tous les taxis, ensuite pour tous les déplacements dans la Havane le tarif syndical est de 5 cuc quelle que soit votre destination dans la ville. Un petit conseil, demander toujours avant d'embarquer cela vous évitera des déconvenues) eh oui les prix peuvent varier selon la tête du client, mais tout peut se négocier facilement avec le sourire.
Après une nuit que je qualifierai de chaude ou de très bruyante, c'est à choix ! Soit vous essayez de vous endormir avec le moteur d'un avion de chasse qui vous sert de climatiseur, soit vous choisissez le silence absolu avec pour compagne la chaleur étouffante et lourde du climat tropical. La majorité optera pour l'air conditionné, malgré le vrombissement incessant du réacteur. À cela ajoutez un petit décalage horaire de 6 heures ainsi qu'un changement à l'heure d'été au départ de Genève pour vous donner le tempo des vacances.
Après un petit déjeuner réconfortant et copieux, non compris dans le prix de la chambre, comptez 4 à 5 cuc ( 3 à 4 euros) composé principalement d'oeufs brouillés, de pseudo pain, d'Apisun ( miel cubain, le petit ourson ), de fruit exotique, de café ou de thé, d'un jus de mangue ou de goyave. Voici le petit déj traditionnel de l'île réalisé pour les touristes en ‘casa particulares’, très appréciable pour démarrer la visite de la Havane accompagnés de notre guide francophone "Carmen" et oui ça ne s'invente pas, pour rappel Carmen est une cigarière opérant au XIXe dans les fabriques de cigares de Séville, héroïne d’une nouvelle écrit par Prospère Mérimée.

Bar du Café de Paris ( La Havane )
10 minutes de taxi plus tard, nous voici face au Capitole en rénovation depuis quelques mois, centre névralgique de la capitale où le ballet incessant des vieilles guimbardes; Chevrolet, Buick, Bel Air, Ford, Lada vous enivre de leurs senteurs monoxydées où règne une frénésie embruns de nostalgie d'un monde perdu, celui d’un temps où l'impérialisme américain sévissait sans partage sur l'île, une époque ou Hemingway dégustait son daiquiri au Floridita et son Mojito à la Bodeguita ou les bars, les casinos tournaientà plein régime, l'argent coulait à flots entre trafics d'alcool de la période faste de la prohibition des années Capone et autres mafieux, et de l'autre l'or blanc de l'industrie sucrière à l’origine des plus belles fortunes de l'île. Toutes ses voitures en sont le témoignage vivant, un patrimoine émouvant sorti d’une vieille série B du genre "Des incorruptibles avec Éliot Ness" ou du film "Miss Daisy et son taxi", et plus récemment "LA confidentiel" avec Kim Basinger et Russel Crowe. Toutes ses voitures rutilantes, ronflantes et bardées de chrome ont pour la plupart été empruntées à leurs propriétaires fortunés pour un bail à durée indéterminé, repeintes au pinceau pour certaines, rafistolées, bricolées, retapées, restaurées, à bout de souffle pour d'autres. Elles continuent depuis plus de 60 ans à user leurs gommes jusqu’à la corde sur le bitume brûlant de la ville, dans un va-et-vient fantomatique permanent sur "el paseo de Martí" cette artère principale qui délimite le centre de la ville et celle de la vieille Havane.

Hôtel où séjournait Hemingway
A cet instant, j'en profite pour griller mon premier cigare un joli ‘Cohiba Siglo XVI’ et de me couvrir du chapeau traditionnel de paille acheté précédemment. Le chapeau de paille est le signe distinctif du touriste en visite dans la capitale, aucun cubain ne le porte hormis dans la région de Pinar del Rio par les ‘campaseno’ et ‘veguero’, sachez-le. Chapeau = touriste lambda.
Le cigare entre les lèvres, je suis aux anges, la visite continue vers la rue Obispo qui nous fait naturellement sourire, un des endroits les plus fréquenté par les quidams comme moi. Inutile de chercher à passer inaperçu dans ce métissage urbain ou se côtoient Havanais et touristes, un courant qui nous mène directement et naturellement dans le centre historique. Le cigare, la chaleur, la marche... un Mojito serait fort appréciable et s’impose, petit arrêt sur la terrasse du ‘café de Paris’ face à l’hôtel Ambos Mundos où résidait l’écrivain, pour une petite pause. Premier cocktail, premier cigare d'une très, très longue série... ( à suivre )

Havana Club ( eau de source locale ) à consommer avec modération
11:09 Écrit par Edmond Dantes dans Cuba | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note |
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01/04/2013
Départ pour Cuba...
Du 1er au 19 Avril 2013.
Le grand jour est arrivé, je décolle ce jour à 13h50 de Paris, direction Cuba pour un séjour unique de 3 semaines.
Je vous ferai part de mes aventures à mon retour afin d’essayer de vous faire partager au mieux, ce voyage unique... ce pèlerinage en terre sainte, bénis du dieu ' Habanos'.
Je vous dis, à tout bientôt…

06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note |
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31/03/2013
Cuban sandwich cigar



source photos: cakeheadlovesevil
06:00 Écrit par Edmond Dantes dans insolite | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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30/03/2013
Jean Paul Belmondo ( cigare )








06:32 Écrit par Edmond Dantes dans Personnalité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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29/03/2013
Histoire de cape...
Exercice difficile pour de s'y retrouver dans toutes ses capes, dans ce billet je me suis amusé à répertorier les différentes capes disponibles sur le marché mondial du cigare. Malheureusement j'ai dû me limiter aux semences les plus connues dont j'ai pu trouver les informations sur le net. Il est possible qu'il y ait des erreurs, ne vous gênez donc pas pour les corriger ! Personne n'est infaillible.
Je pensais tout connaitre sur les capes, eh bien non ! je suis allé de surprise en découverte, certaines de mes certitudes se sont effondrées et d'autres confirmées.
Comme moi, j'espère que cela vous sera utile dans votre approche gustative de vos cigares.
- Cape Indonésienne ( Sumatra/ Java )
Sumatra est une sous-espèce du "Tabac Noir", Mais il y a différents types de cape cultivée en Indonésie ; Java / Sumatra et selon le fabricant, la description «Sumatra» peut signifier une feuille de Sumatra ou cela peut signifier une cape de la région de Sumatra qui inclût l’île de Java ( TBN*, VBN*, FIN*, FIK*, DELI* ).
TBN* : croisement de semence connecticut et Besuki de Jember/ cultivée à l’est de l’île de Java en ‘shade grown’, ne pas confondre avec l’exécrable cape indonésienne cultivé pendant le ‘Cigar Boom Era’ dans les années 90 à 2000
VBN* : cape naturel ( NW) Vorstenlanden de Klaten/ cultivée dans le milieu de l’île de Java, ‘shade grown’ ( tabac poussant à l'abri de serres de voile )
FIN* : cape naturel ( NW) de Sumatra de Jember/ cultivée à l’Est de l’île de Java en ‘shade grown’ ( tabac poussant à l'abri de serres de voile )
FIK* : cape naturel ( NW) de type Connecticut de klaten/ cultivée dans le milieu de l’île de Java en ‘ shade grown’ ( tabac poussant à l'abri de serres de voile )
DELI* : cape de Sumatra Zandblad ( produit essentiellement pour les cigarios )

Tatuaje 7th Capa Especial
- Cape USA ( Connecticut )
La ‘shade connecticut’ ou ‘connecticut’ est sûrement la plus soyeuse et la plus fine des capes, de couleur d’un brun doré ( colarado ) Elle est cultivé en ‘shade grown’ ( sous tapado). La feuille est très élastique et le veinage très fin lui permet d’habiller les plus grands cigares. Une des capes les plus chères à produire au monde de par ses qualités aromatique et physique. Pour la petite anecdote au 18e siècle, les premières semences provenaient d’une feuille de tabac appelée ‘ Shoestring’ ainsi que des semences de la Havane. Mais depuis la fin du 19e, c’est une semence à grains fins d’origine de Sumatra qui fût importé pour remplacer la précédente, elle produit aujourd’hui la ‘shade connecticut’ connu de tous.

cigare Zino platinium
- Cape Connecticut ( Broadleaf ) ou cape Brodleaf Maduro/ CT Broadleaf
Cette feuille de cape est aussi cultivé dans le Connecticut, mais pas seulement ! On peut la retrouver au Honduras, en Equateur, au Costa Rica, au Nicaragua et au Brésil. Comme on pouvait s’y attendre avec la méthode Maduro*. Celle-ci est très sombre et riche de saveurs sucrées. La cape est plus épaisse, le veinage plus saillant d’une texture assez velouté.
Maduro* : fermentation des feuilles plus longues ( environ 4 ans ) à une température plus élevée environ 51°, alors que la normalité se trouve autour de 43° pour la plupart des feuilles de cape produites par Cuba par exemple. Mais attention tous les cigares de couleur maduro ne signifie pas qu’ils sont tous enveloppés d’une ‘Brodleaf Maduro’. Voici par exemple d’autres capes maduro : Penn Broadleaf, San Andreas Negra, Costa Rican Morron, Brazilian Matafina, Arapicara, etc…
La CT* Broadleaf est une feuille éléphant très grande et très douce qui ne se travaille pas de la même manière qu’une feuille traditionnelle, elle se manipule sur une table en métal et non sur une table en bois, une fois roulée elle exige aussi un temps de séchage particulier avant de passer à ‘Escaparate’. Une autre caractéristique unique des Maduro est leur capacité à perdre plusieurs tailles pendant leur phase de vieillissement. Par exemple pour réaliser un cigare de 52 de cepo, ils utiliseront un moule de 54 !

Ashton Aged Maduro
CT* : Connecticut
On peut aussi retrouver d’autres déclinaisons de la ‘CT Broadleaf’ ( CT1DW Tobacco Leaf, CTMED Wrapper, Premium Shade Leaf ). Les feuilles proviennent principalement du milieu du plant entre le ‘libre de pie’ au ‘centro gordo’ sauf pour la CT1DW qui utilise les feuilles de ‘corona’, ainsi que celles de la ‘CT Broadleaf ‘ proviennent de la partie la plus basse du plant de la ‘mananita’ au ‘centro fino’ ( les feuilles les plus larges )
Petite astuce à retenir ; ( Cape = Connecticut Equateur ), le premier nom veut dire que la semence provient du Connecticut et le 2e qu’elle est cultivée en Equateur.
Il y a aussi la cape ‘Candela’ qui a eu ses heures de gloire sur le marché américain dans les années 60 à 70 a toujours aujourd’hui ses adeptes outre-atlantique. Les cigares ‘Hulk’ ou Double claro sont devenus très rares en Europe. Leur couleur verte est obtenue en accélérant le processus de séchage des feuilles de manière artificielle le plus souvent par des feux, afin de garantir une teneur maximum en chlorophylle d’où cette couleur verte atypique.

- Cape USA ( Pennylvanie ) ou PA Oscuro Wrapper
Cette cape très foncée ‘chocolat noir a grandi en Pennsylvanie. Leur spécificité est d’utiliser uniquement les feuilles de ( Corona ) les plus hautes du plant de tabac. Ainsi qu’une fermentation plus longue afin d’éliminer l’excédent de nicotine propre à ces feuilles. Des feuilles aux saveurs légères et chocolatées.

Diesel shorty
- Cape Brésilienne de Bahia ( Arapicara et Mata Fina )
Les deux principaux types de tabacs cultivés au Brésil sont la feuille de Bahia et celle Arapicara. La feuille de Bahia est décrite comme étant une feuille de cape corsé qui a une qualité aromatique corsée et forte. L’Arapicara d’une couleur brun foncé maduro quant à elle, se veut plus subtil et n’a pas le même arôme puissant. L’enveloppe maduro est lisse et douce. Elle peut ajouter de la complexité à un cigare sans compromettre sa force.
La cape ‘Mata Fina’ est la plus prisée au Brésil cultivé dans en ‘sun grown’ à partir de semence ‘Bahia’ c’est une cape aux arômes terreux et sucré, différente du profil typique des capes Maduro. A l’origine cette feuille était utilisée comme tripe au lieu de cape. Elle était très rare et utilisées sur les cigares premium.
La cape d’Arapicara est cultivé dans le centre Est du Brésil dans l’Etat d’Alagoas à partir de semence Bahia. Cette feuille est souvent considéré comme une Maduro Brésilienne, en moins sucré. La cape Arapicara tire son nom de la commune voisine où elle est cultivée.
Malheureusement il est rare d’avoir des précisions sur l’une ou l’autre de ces 2 capes, le plus souvent la provenance est juste : cape = Brésil !!

Dona Flora Mata Fina

CAO Carioca ( cape arapicara )
- Cape Cameroon/ cape africaine
L’Afrique centrale produit aussi une cape de très grande qualité, un tabac introduit par les ingénieurs agronomes de la Seita après la Seconde guerre mondiale dans les années 50 issu de semence de Sumatra introduite par le monopole français. Malheureusement, à l’époque la Seita choisit de vendre ses récoltes sous forme d’appel d’offres par lot de feuilles, une méthode aveugle et néfaste pour les fabricants de cigares car cela ne leur permettaient pas de choisir le meilleur produit. La seita a été accusé aussi d’avoir intentionnellement fait grimper les prix. A la fin des années 70 et début 80, les cigariers abandonnèrent cette cape Cameroon. Et dès 1993, la Seita arrêta sa production de tabac en disant que l’entreprise ne pouvait répondre à ses objectifs. Et c’est le magnat du tabac Richard Meerapfel décédé en 2003 qui repris et sauva cette production de feuille de cape du Cameroon pour lui donner un second souffle. Aujourd’hui la qualité n’est plus contestée. Des capes qui développent des saveurs épicées et sucrées, d’une couleur brun foncé ( colorado maduro ).
Le Cameroun est l'endroit idéal pour cultiver le tabac de cape. Son sol est riche et nécessite peu d'engrais, la température et l'humidité sont très favorables à cette culture et offre des conditions optimales de croissance, un environnement très proche de la Vuelta Abajo. Pour rappel ; les capes de cigares les plus délicates sont «cultivé à l'ombre/ shade grown*»: c'est-à-dire cultivés sous des toiles qui filtre la lumière du soleil. Au Cameroun, la couverture nuageuse quasi permanente agit comme un filtre naturel moins agressive pour les feuilles, éliminant le besoin de tentes, la culture est donc en ‘sun Grown*’.
* les toiles ou les nuages permettent une production de feuille plus délicate et plus fine, parfaitement adapté pour la couche externe d’un cigare )

NUB Cameroon
- Cape Cubaine ( corojo 99 )
La variété hybride, corojo 99, est l’hybride la plus récent de la semence cubaine pour les capes, cultivée essentiellement à Cuba. Résistante à la moisissure bleue, elle fût développée à Cuba pour remplacer l'hybride habano 2000 antérieur à celle-ci, quoique l’année soit plus récente. Aujourd’hui la semence Habano 2000 est cultivée au Nicaragua, Honduras, Equateur en tant que feuille de cape et feuille de tripe.
Pour faire simple, les toutes premières souches du tabac noir développaient dans les années 1920/1930 s’appelait ‘criollo’ ( tripe ) et ‘corojo’ ( cape ), au fil des décennies elles ont subi des mutations génétiques pour accroitre leur résistance au divers maladies, pour donner le Criollo 98 et le Corojo 99 ( Les toutes dernières semences Cubaine ), mais la graine légendaire et ancestrale qui est à l’origine des tout premiers cigares cubains se nommait ’Le Pelo de Oro’, cette graine partiellement disparue serait encore cultivé dans les montagnes du Costa Rica.

Cohiba
Une des capes les plus rares serait la ‘Rosado' qui signifie ‘rosé en espagnol. Cette cape a eu teinte rougeâtre très distincte, très difficile à cultiver en dehors de Cuba. Une petite poignée d’entreprise a la chance d’avoir un approvisionnement de cette feuille. Cela rend la Rosado très rare et très chère. On peut aussi la retrouver en République Dominicaine chez l’opus X d’Arturo Fuente, mais est-ce vraiment une cape ‘Rosado' ?

Bobalu’s Rosado Limitado
- Cape Nicaragua
Le Nicaragua produit aussi de belles feuilles de cape principalement à partir de semence Cubaine ‘Corojo’ introduit par les émigrants cubains lors de la révolution castriste dans les années 60, on retrouve même aujourd’hui plus récemment l’hybride ‘Habano 2000’ des graines qui ont mystérieusement migré vers ce pays ?, d’autres semences sont aussi présentes; Sumatra, Connecticut, Cameroon, Equateur. Grace à des sols riches et fertiles, la vallée de Jalapa dans le nord du pays produit essentiellement des feuilles de cape plus aux saveurs plus douces que le tabac cultivé en Estelli réputé plus fort et moins approprié pour l’emballage.

Casa Magna Colorado
- Cape d'Equateur
Aimez-vous les cigares Arturo Fuente? Que diriez-vous d’un Bahia ou d’un Punch, ou un Joya de Monterrey? Ils utilisent tous des capes équatoriennes dans au moins une de leurs lignes de cigares, comme beaucoup d'autres fabricants de cigares de la République dominicaine, du Honduras et du Nicaragua.
L'Équateur est situé sur la côte nord-ouest de l'Amérique du Sud et a connu une croissance exponentielle sur les capes de ‘cigares premium’ depuis les années 1960. Le climat tropical chaud et humide rend son environnement idéal à la culture du tabac, notamment le tabac de cape. La plupart du tabac est cultivé en Equateur, au pied de la cordillère des Andes dans le sol volcanique et fertile, un autre volcan, le Tungurahua, fait la même chose en crachant ses cendres vers le ciel, pour ensemencer naturellement cette terre unique au monde. Cette cendre se retrouve à toutes les étapes de la production de ses feuilles car très fine elle s’insinue partout, se dépose sur les feuilles pour temporairement bloquer la photosynthèse, mais heureusement emportée par la brumisation des pluies douce équatorienne, elle s’infiltre aussi dans les maisons de séchage et entrave le processus de durcissement. C’est peut-être là le secret de ses qualités physico-chimique des feuilles de cape d’ Equateur.
Avec son emplacement, L'Equateur est très tempérée ( plus que vous ne pensez ) et presque toujours couvert de nuages légers qui diffusent naturellement la lumière du soleil ( sun grown ) et donne des capes soyeuses à la texture fine de couleur d’un vert uniforme.
Les producteurs utilisent ici des semences de tabac à la fois de la vallée du Connecticut et de Sumatra. Dans chaque cas, le tabac semble plus doux et moins fort lorsqu'elles sont cultivées en Equateur. Ce qui est probablement dû à l'opacité du ciel et de la qualité du sol très différent.

AVO Heritage short robusto
- Cape Dominicaine
La République dominicaine est surtout connue pour ses feuilles de tripe et de sous cape contrairement à la Vuelta Abajo à Cuba, la République dominicaine n'a pas une grande histoire de tabac de cape en raison de la topographie et le vent qui souffle abondamment en dans la République dominicaine, ce qui rend presque impossible au tabac de cape de croître. La plupart des usines dépendent des importations pour les capes du Cameroun, du Nicaragua, du Brésil, d'Équateur et du Connecticut.
Il a fallu attendre les années 1990 lorsque Carlos Fuente Jr. de Arturo Fuente Cigares ambitionne une mission pour essayer de cultiver avec succès un tabac de cape en République dominicaine. Avec des millions investis et l'utilisation de tentes ombre ( shade grown ), les premières feuilles de cape furent récoltées avec un franc succès en 1992 et le premier puro dominicain fût créé, plus connu sous le nom ‘Opus X’.
Plus récemment en 2006, la firme Davidoff a réussi l’exploit de créer eux aussi une feuille de cape baptisée ‘Yamasa’.
En 1996, M. Kelner ( producteur des tabacs Davidoff ) a commencé à développer des tabacs expérimentaux dans le but de créer un jour une cape pour de futurs puros dominicains. Après l’échec des premières tentatives, il a commencé à expérimenter des semences créoles, méticuleusement croisées avec des semences hybrides et spécialement sélectionnées. En 2003, M. Kelner plante pour la première fois dans la région de Yamasa, une région propice à cette culture. Poussé par la passion et de la patience d'un scientifique, Hendrik Kelner connaissait très bien le sol riche rouge et argileux de cette région, elle offrirait une cape vraiment unique aux saveurs et à l'arôme alléchant qui satisferait la norme incomparable des cigares Davidoff. Ce n’est que 3 plus tard, pendant l’été 2006 qu’il a finalement atteint le résultat souhaité. Sa persévérance a payé après 17 ans de labeur, aujourd’hui cette nouvelle cape habille dignement la nouvelle ligne exclusive des cigares premium ‘Puro d’Oro’ le premier puro Davidoff.

Opux X Arturo Fuente

Puro d'oro gorditos Davidoff
- Cape Honduras
Cultivées entre l’Équateur et le Nicaragua, les feuilles de cape d'origine hondurienne ont une force et une saveur bien distincte truculente et épicée. Camacho et Puros Indios sont les deux fabricants bien connus dans ce pays. Général Cigar fabrique aussi beaucoup de leurs lignes au Honduras.
Les feuilles de tabac pour cigares premium sont cultivés dans tout le Honduras, mais la région la plus importante est située juste au nord de la frontière du pays avec le Nicaragua dans la région sud-est du Honduras dans une province appelée El Paraiso. Il y a deux domaines où les feuilles de cape sont ici depuis longtemps cultivées: la vallée Jamastran avec son sol fertile et la zone de la ville de Danli. La province porte bien son nom d'El Paraiso' se traduit par "paradis", comme vous pouvez le deviner. Quelle que soit l'origine du nom, la région est un véritable paradis pour les fabricants de cigares.
Un certain nombre de types différents de feuilles de tabac sont cultivées dans les domaines d'El Paraiso, dont chacun possède des caractéristiques distinctives. Ceux-ci incluent la shade grown Connecticut, shade grown corojo ou corojo maduro, shade Talanga ( hybride Connecticut ).

Villiger Talanga robusto
08:44 Écrit par Edmond Dantes dans Enquéte, Histoire | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note |
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Cave à cigare 1865
Un magnifique objet qui aurait pu sortir tout droit d'un roman de Tolkien ! ne trouvez- vous pas ? Je trouve très étonnant que cette cave soit antérieure de 90 ans aux premiers livres parus en 1954 et 1955 !
Coffret à cigares, Circa 1865 Exceptionnel coffret en acajou blond, à sculptures en bronze et métal argenté, couvercle abattant, angles saillants et arrondis, plaqués de quatre éléments à motifs ouvragés. Riche ornementation sur les quatre faces de salamandres couronnées crachant des flammes qui les entourent et de serpents entrelacés. Couvercle mouluré surmonté d'ornements croisés et dentelés, orné au centre de quatre têtes et pattes d'animaux fantastiques en haut relief, formant prises. H: 28 cm, L: 39 cm, P: 27 cm Bibliographie: Jules MESNARD, "les merveilles de l'Exposition Universelle de 1867", Paris, Imprimerie générale de Ch. LALURE. L'extravagance de l'ornementation de ce coffret est dûe à Emmanuel Frémiet, sculpteur français, neveu et élève de François Rude, notamment reconnu comme sculpteur animalier mais également pour l'intérêt qu'il porta à la vie des animaux et des hommes de la préhistoire, qui firent l'objet de nombreuses réalisations. Cette oeuvre, réalisée en collaboration avec Charles Guillaume Diehl, éminent ébéniste à la production luxueuse et extrémement soignée, met en scène de façon rigoureuse les différents symboles de son inspiration.
Emmanuel FREMIET (1824-1910) et Charles Guillaume DIEHL (1811-1885)
source catalogue Drouot

06:00 Écrit par Edmond Dantes dans objets | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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28/03/2013
Benjamin Rabier
Benjamin Rabier né le 30 décembre 1864 à la Roche sur Yon, mort le 10 octobre 1939 à Faverolles, est un illustrateur et auteur de bande dessinée français, qui s'est notamment rendu célèbre pour le dessin de la vache qui rit et pour le personnage du canard Gédéon. Ci dessous une des ses planches sur "les mémoires d'un cigare".
06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Art, Personnalité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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26/03/2013
Cigare et BD
Avant d’être montrée du doigt, honnie puis pratiquement prohibée, le cigare avait une place importante dans l’imaginaire : de l’homme viril et héroïque ou de la femme élégante, libre et rebelle à la fois. C’est donc fort logiquement que de nombreux personnages de bande dessinée ont participé à cette symbolique en grillant quelques cigares.











06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Livre/ DVD/ Application | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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25/03/2013
Table cigars box
Fabriqué par Pavel Perina, un designer de mobilier contemporain spécialisé dans l'art des beaux meubles, la table à café Habana est quelque chose que tous les connaisseurs de cigares aimeraient posséder. Une véritable œuvre d'art et une pièce de collection, la table à café Habana est fabriqué à partir de différentes tailles de boîtes en bois des plus beaux cigares Habana. Bien que certaines des boîtes étaient de rester fonctionnelles, la longueur de ces diverses boîtes devait imiter le paysage de la ville de Shanghai, qui était l'inspiration initiale pour la création de cette table basse. Simple en acier inoxydable, elle offre la rigidité nécessaire tout en décrivant les caractéristiques simples d'une table à café. La table basse revient à 15.000 RMB (2200 USD.
Pavel Perina


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24/03/2013
Les cigares et la Hollande
P.G.C. Hajenius Amsterdam, le paradis des fumeurs de cigares
Parlez-leur de cigares et les gens penseront, pour la plupart, à Cuba, terre natale des célèbres marques Montecristo et Cohiba. La République Dominicaine constitue un autre fabricant majeur, aux côtés de pays d'Amérique Centrale comme le Honduras, le Mexique ou le Nicaragua. Mais peu savent que les Pays-Bas ont longtemps été un marché de cigares privilégié, réputé pour abriter les connaisseurs les plus avertis. En fait, il existe même un cigare néerlandais. Une situation ironique quand on sait que le pays ne produit pas son propre tabac.
source: businesstravel


Tous ceux qui souhaitent approvisionner leur cave à cigares ou qui voudraient simplement en apprendre plus sur l'histoire des cigares aux Pays-Bas devraient faire escale à PGC Hajenius, au centre d'Amsterdam. Nommée d'après son fondateur, un homme répondant au doux nom de Pantaléon Gerhard Coenraad Hajenius, la boutique vaut le coup d'oeil, ne serait-ce que pour son magnifique intérieur Art déco. Par crainte d'altérer la qualité des cigares, les murs de marbre ont échappé à une couche de peinture au moment où la mode le dictait. Lors de votre entrée dans le hall principal, vous remarquerez peut-être une symétrie intentionnelle du décor.
Mais ce qui fait de PGC Hajenius un lieu à visiter, ce sont bien sûr les innombrables rangées supportant d'innombrables boîtes à cigares du monde entier. Citez une marque de cigares, et il y a des chances qu'elle se trouve parmi les Romeo y Julieta de Cuba et les Davidoff de République Dominicaine. Les cigares Davidoff sont d'ailleurs les plus chers du magasin, ils sont vendus 31 € - bien que le gestionnaire assure qu'ils durent au moins deux heures.

Le personnel, très bien documenté, est là pour répondre à toutes vos questions. Les cigares sont constitués de trois composants : la tripe (les feuilles qui composent le centre du cigare), la sous-cape (enroulée autour de la tripe pour maintenir les feuilles ensemble) et la cape (la feuille extérieure).

PGC Hajenius
Contrairement au cigare cubain qui comprend deux ou trois feuilles entières, le cigare néerlandais utilise en guise de tripe un mélange de feuilles hachées. Cela lui confère un "tirage" plus facile (la force de souffle nécessaire pour faire passer la fumée dans le cigare), une caractéristique qui en fait un cigare idéal pour les débutants. Et comme il s'agit d'une variété sèche, ils n'ont pas besoin d'être conservés dans une cave prévue à cet effet. Au contraire, les cigares des Caraïbes doivent être conservés à une humidité constante de 75 à 80% et à une température de 20 à 21°C, c'est pourquoi PGC Hajenius leur a consacré une cave entière et propose à la vente une grande variétés de caves à cigares portables.

Ajoutez à cela une gamme de plus de 600 pipes, un salon bibliothèque dans lequel les clients peuvent s'asseoir et "déguster" leur achat, et un musée présentant des exemples de vieux cigares ainsi que des coupe-cigares à l'air menaçant, et vous comprendrez pourquoi le magasin est fréquenté par de célèbres Néerlandais, stars de la cuisine ou producteurs de films. Plusieurs d'entre eux possèdent même leur propre cave sur place. PGC Hajenius, ce n'est pas seulement une boutique, c'est aussi et surtout une véritable expérience qui vaut le détour.
PGC Hajenius, Rokin 92-96, 1012 KZ Amsterdam ; tel +31 20 623 74 94 ; HAJENIUS.
06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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23/03/2013
Don luis "Secreto del Maestro" churchill ( VDS )
Ces derniers temps j'aime à essayer des cigares dont personne ne parle ce qui est souvent regrettable, aujourd'hui ma dégustation s'est posé sur un cigare de " Vegas Santiago " cette finca du Costa Rica qui produit notamment le " D8 ", ce cigare est un Churchill " Secreto del maestro " en français " le secret du maître ", effectivement celui-ci a été crée en hommage à un maitre Cubain Don Luis Satana Lamas exilé au Costa Rica et semble-t-il a beaucoup donné de ses conseils pour cette fabrique. Bref ce cigare que je découvre avec vous n'est pas un puro, il est composé d'une tripe du Nicaragua et Costa Rica, d'une sous-cape Costa Rica Habano 2000, et d'une très belle cape Connecticut Colorado/ maduro, la construction soignée présage de bonne chose, effectivement dès l'allumage les saveurs se tournent sur des notes légèrement épicées et de saveur boisée, la combustion et le tirage sans failles nous mènent sur un 2e tiers légèrement plus affirmé sur des essences de chêne et de muscade, aucune amertume, aucune acidité viennent troubler ce cigare qui vogue fièrement vers le 3e tiers, 1h 30 tous de même ! un 3e tiers qui indubitablement sera centré sur des saveurs empyreum assez communes. En résumé nous sommes face à un cigare un peu court en bouche, très agréable à fumer, je dirais un cigare droit, au goût un peu linéaire ma foi ! Ma note de coeur pour cette découverte et cette surprise. 14,5/ 20 
- Origine: tripe : Nicaragua/ Costa Rica, Sous-cape: Costa Rica Habano 2000, cape: Connecticut
- Format: churchill
- Taille: 177mm x 19
- Bague: 48
- Prix France:
- Prix Suisse: 6€ ( Vegas de Santiago )


très mauvais/ de 1 à 4
sans intérêt/ de 5 à 8
bon/ de 9 à 12
très bon/ de 13 à 16
excellent/ de 17 à 20
06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Vegas Santiago | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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22/03/2013
El Septimo Amarillo ( Exception )
El Septimo, idée marketing ou véritable imposteur, voici l’idée assez réductrice que je me faisais de cette marque au look tape à l’œil ! On aime ou on déteste cette bague ostentatoire, un peu bling-bling tout de même. Un cigare qui ne passe pas inaperçu avec bague jaune canari ! Cette marque créée en 2005 joue la carte du secret, on ne sait pas grand-chose des assemblages, des différents crus qu’utilisent cette maison, je sais uniquement qu’une part de tabac du Costa Rica en fait partie, rien de plus ! Une politique qui paye, car la marque semble bien se porter, d’ailleurs une boutique El septimo a ouvert ses portes à Genève pour les inconditionnels de cette marque. Mais comme tout aficionado qui se respecte, je ne pouvais pas en rester qu’aux apparences car trop souvent trompeuses. Ce cigare m’a été offert par ‘El Septimo' que je remercie du cadeau, ni voyez n'aucune complaisance dans cette dégustation, je resterai objectif et honnête avec vous sur ma perception. L’aspect visuel est plustôt soigné, le module ne présente pas de gros défaut, un corps moelleux habillé d’une cape de couleur Colorado/ maduro bien grasse et brillante, aux nervures fines et saillantes. L’odeur me plaît beaucoup, un cigare qui sent bon la campagne, note d’étable, d’écurie et de salaison cadrent bien ce parfum si singulier et laisse présager un tempérament fort, à cru le poivre est aussi très présent, très épicé ! Dès l’allumage, la bestiole s’enflamme avec aisance pour délivrer des arômes très roboratifs et poivrés, de cuir, de terre et de café, le tout dans une cacophonie déconcertante « putain, ça déménage, ça promet…! » la fumée est épaisse et abondante tel un feu de paille de foin humide. Passez l’orage et les turbulences du premier tiers, ce El septimo Amarillo laisse place à plus de douceur avec une puissance bien maitrisée, timide éclaicie car je sens tout de même monter les tours à chaque bouffée ! Fin du 2e et 3e, les chevaux sont de nouveaux lâchés, la puissance est crescendo, on ne peut plus rien retenir. Un cigare loin d’être ennuyeux et amorphe pour ceux qui recherche ce genre de cigare, un véritable pur sang. Malgré une fin tout en puissance, ce cigare détonne par . Malgré une fin tout en puissance, ce cigare détonne par son impétuosité et sa singularité saveur/ puissance,fait de lui un cigare de bouilleur de cru, à ne pas laisser à la porter des grands enfants comme vous et moi. J’avouerai sans embarras qu’il m’a mis Ko au 3e round. Ma note de cœur 15/20
pour son tempérament fougueux. Point négatif son prix !!
- Origine: tripe : Costa Rica,.... Sous-cape:....., cape:....
- Format: triple robusto ( entre le gordo et le robusto )
- Taille: 133mm x 24
- Bague: 60
- Prix France:
- Prix Suisse: 28€


Dégustation hier soir devant un film sympa sur youtube
"Des hommes sans loi"
très mauvais/ de 1 à 4
sans intérêt/ de 5 à 8
bon/ de 9 à 12
très bon/ de 13 à 16
excellent/ de 17 à 20
06:00 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, El Setimo | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
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