08/12/2016

Cave à cigare "IZAMBAR"

A passionate lover of fine cigars for many years and long-time graphic and interior designer, it was simply a matter of course that, one day, two years ago now, I don't know why, after 20 years of drawing for others and designing all kinds of furniture for them, the idea of creating my cigar humidor, one that truly reflects me, began to take root. Between projects, I allowed my pencil to drift across the surface of my notebook, ebbing and flowing wherever the mood or fancy took me. At first, various shapes without any real meaning. The kind scribbled instinctively while talking on the phone and which could one day become Cu'Bic Art! You know, that habit of erratically doodling here and there. But gradually my doodles began to show promise; my sketches became more specific, more realistic, until they were eventually put into my AutoCAD in 3D. At last I could see it on screen in all its detail, its size, its colours and its different materials. It was all finally becoming tangible. It was at that point I think that the somewhat crazy idea of sharing it continued this marketing process. But of course the hardest part was to come: creating prototypes with the resources at my disposal, and studying all the aspects of its primary use: 'preserving cigars'. Subsequently, producing other models to create a small collection became essential to me. My love of beautiful cigar wrappers blended with my art, and this lengthy work took on the unique brand name IZAMBAR.

Why IZAMBAR? Apart from the fact that it rhymes perfectly with cigar...

The name was inspired by a distinctive 19th century figure in a hat, a renowned London engineer well ahead of his time, a pioneer of modern engineering that would come to be known as the golden age of the industrial revolution. Brunel was particularly instrumental in the drilling of the Thames Tunnel (London), the first tunnel constructed under a river, along with many other successful projects such as the design of the first propeller-driven iron-hulled ship. Isambard Kingdom Brunel – his full name – was a true workaholic, only sleeping four hours a night so that he could achieve all these new challenges. Another of his qualities or faults was that he was a heavy cigar smoker, but that was nothing extraordinary at that time as smoking was a fashion among Victorian gentleman. By all accounts, Brunel smoked as many as 40 cigars a day! Unfortunately, his death came too soon, on Thursday 15 September 1859, at the age of 53, from kidney disease and a subsequent stroke.

Edmond.

Website: IZAMBAR

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Humidor WELLES.

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Humidor WELLES.

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13:38 Écrit par Edmond Dantes dans Cave à cigare | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Cave à cigare "Döttling"

La fabricant allemand Döttling, connu pour ses prestigieux coffre-forts de luxe, a récemment présenté sa première boîte à cigares. L'entreprise qui a commencée en tant que serrurerie à Sindelfingen en 1919 a parcouru un long chemin, elle s'est bâtie un savoir faire et une réputation d'excellence qu'elle a décidé de mettre au service des amateurs de cigares.

Après de nombreuses requêtes, la marque germanique propose une cave à cigare de table hautement qualitative. Le modèle innove et s'ouvre comme un tiroir, contrairement aux boîtes classiques avec des couvercles rabattables à charnières, qui propose 5 plateaux amovibles pour stocker jusqu'à 50 cigares.

Une magnifique cave à cigare de table pour 12.000 euros

La boîte arbore un extérieur en cuir de veau haute qualité qui peut-être complété ou remplacé par du vernis brillant ou du bois à la demande. L'intérieur est fait de bois de cèdre espagnol avec une attention particulière aux détails et des lumières LED pour mettre en valeur vos havanes les plus précieux.

Bien plus qu'un objet de décoration elle propose un mécanisme Cigarspa de haute qualité pour assurer la fraîcheur des cigares, facilement contrôlé via les thermomètre, baromètre et hygromètre faits d'acier inoxydables et parfaitement intégrés dans le tiroir.

Source: LUXURYTRENDS "Thomas Ulmer"

Döttling cigars, humidor Döttling

Humidor Döttling.

Döttling cigars, humidor Döttling

13:25 Écrit par Edmond Dantes dans Cave à cigare | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/11/2016

Quiz aficionado expert 2016

Voici un petit quiz sur le cigare pour vous mettre la tête à l'envers ! J'espère ne pas avoir été trop dur avec vous, n'hésitez pas à commenter ?

quiz cigare selon edmond


Service offert par Quizz.biz

12:12 Écrit par Edmond Dantes dans Quizz | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

18/11/2016

Brève de cigare avec "Pierre Salinger"

Pierre Salinger,

Pierre Salinger, journaliste et conseiller en communication politique américain, est né le 14 juin 1925 à San Francisco et mort le 16 octobre 2004 à Cavaillon.  

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Pierre Salinger

Les cigares ont été une grande partie de ma vie. Mon habitude de fumer a commencé dans ma jeunesse, ça m'a aidé à écrire ma propre histoire, et maintenant, les cigares sont présents dans mes rêves. Même si le monde s'élève contre le tabagisme, et particulièrement contre les cigares, je pense toujours qu'ils font partie de mon quotidien et sans aucune incitation à cesser de fumer.

J’ai commencé quand j'étais jeune lorsque je suis entré dans la marine des États-Unis dans les premiers jours de la Seconde Guerre mondiale, puis quand j'ai atteint l'âge de 19 ans et que je suis devenu commandant d'un chasseur sous-marin dans l'océan Pacifique. Mais pour diriger un navire qui avait 25 marins et deux autres officiers, tous plus âgés que moi, posait un profond problème psychologique. Comment pourrais-je les convaincre que j'étais un homme d'autorité ? Même si la qualité de ces gros cigares que je fumais, était médiocre, ils ont fini par  atteindre leur but. Ils ont fait de moi, un garçon de 19 ans qui ressembler vraiment à un commandant de navire.

Quand je suis retourné à San Francisco après la guerre, je suis retourné  travailler dans un journal quotidien où j'avais travaillé brièvement avant d'entrer dans la Marine. J'ai continué à fumer mes cigares pendant que j'écrivais mes articles. Malheureusement les cigares que je fumais, étaient décidément encore très mauvais. Je me souviens qu’il y avait une femme, une merveilleuse journaliste travaillant pour le journal qui détestait cette odeur. Un jour, elle a décidé de résoudre ce problème à sa manière, en consultant quelques mateurs parmi mes collègues ouvriers pour une quête. Puis, elle m'a donné les 19,32 $ récoltés et m'a dit que c'était sa contribution pour que j’achète des cigares de meilleure qualité. Bons cigares, une meilleure odeur.

Malgré la grande générosité de mes collègues, je n'avais pas vraiment avancé dans mon apprentissage de fumer mieux, faute à ceux disponibles à cette époque, notamment les cigares en provenance de Cuba. En fait, je devrais attendre jusqu'à ce que j'aie presque 35 ans avant de commencer à travailler pour un jeune politicien américain nommé John Kennedy, qui aimait fumer de petits cigares cubains, des Petit Upmann. Travaillant avec lui, j’ai senti que je n'avais pas d'autre choix que d'améliorer ma fumée, en choisissant de fumer du Cubain. Ce que j’ai fait !

Peu de temps après mon entrée à la Maison-Blanche en 1961, une série d'événements dramatiques se sont produite. Notamment, celui d’avril 1961, lorsque les États-Unis ont subi cette terrible et désastreuse défaite, celle de la Baie des Cochons, où les exilés cubains, avec l'aide du gouvernement des États-Unis, ont tenté de renverser le gouvernement de Fidel Castro. Quelques mois plus tard, le président m'a appelé dans son bureau en début de soirée.

JFK- « Pierre, j'ai besoin d'aide, dit-il solennellement. »

PS- « Je serai heureux de faire tout ce que je peux, Monsieur le Président, répondis-je. »

JFK- « J'ai besoin de beaucoup de cigares. »

PS- « Combien, Monsieur le Président? »

JFK- «  Environ 1 000 Petit Upmanns. »

Je frémis un peu, bien que je garde ma réaction à moi-même.

PS- « Et quand en avez-vous besoin, Monsieur le Président ? »

JFK- « Demain matin ! »

Je sortis du bureau et me demandais si j'allais réussir. Mais depuis que j'étais maintenant un solide fumeur de cigares cubains, je connaissais beaucoup de magasins, et j'ai travaillé sur le problème toute la soirée.

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Salinger & Kennedy

Le lendemain matin, je suis entré dans mon bureau de la Maison-Blanche vers 8 heures du matin, la ligne directe du bureau du président était déjà en train de sonner. Il m'a demandé de venir tout de suite.

JFK- « Comment avez-vous fait Pierre ? » Demanda-t-il en passant devant la porte.

En fait, j'avais obtenu 1 200 cigares. Kennedy sourit et ouvrit son bureau. Il sortit un long papier qu'il signa immédiatement. C'était le décret interdisant tous les produits cubains d’être importé aux États-Unis. Les cigares cubains étaient maintenant devenus illégaux dans notre pays.

L'embargo compliquait ma vie. La seule fois où je pouvais obtenir quelques cigares cubains, c'était quand je voyageais à l'étranger avec le président dans des pays comme la France, l'Autriche et la Grande-Bretagne. Mais vers la fin de mai 1962, je suis allé seul à Moscou pour la première fois. Je me suis retrouvé pendant deux jours avec le président russe Nikita Khrouchtchev. Alors que notre rencontre tenait à sa fin, Khrouchtchev se tourna vers moi.

NK- « Gospodin Salinger, je vois que tu aimes beaucoup les cigares, normalement je ne le fais pas, mais hier j'ai reçu un merveilleux cadeau de Fidel Castro, et je vais te le donner. »

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Salinger à Moscou

Il a fait signe à un assistant qui a apporté immédiatement une énorme boîte en bois vernis avec le drapeau cubain incrusté sur le haut, à l'intérieur se trouvait 250  des plus beaux cigares cubains.Ma première pensée était que je ne pouvais pas les emmener aux États-Unis parce que c'était illégal.Mais le fait que je voyageais avec un passeport diplomatique spécial, je ne voyais aucun problème avec la douane des États-Unis dès mon retour.J'ai décidé alors de les ramener chez nous à la maison blanche et ainsi les partager avec le Président JFK.

Quand je suis arrivé devant le bureau ovale, le président a immédiatement voulu connaître ce qu’il retournait de mes réunions avec Khrouchtchev. A un moment de la discussion, je l'ai interrompu de manière très solennelle.   

PS- « Monsieur le Président, à Moscou j'ai commis un manquement, j'ai obtenu 250 cigares cubains de la main de Khrouchtchev. »

Le président semblait choqué.

JFK-  « Est-ce que tu as une idée du scandale que cela créera si quelqu'un découvre que tu as introduit illégalement ces cigares dans notre pays, d'autant plus que je les ai interdits ? »

PS – «  Ce n'est pas un problème, Monsieur le Président, il n'y a que trois  personnes qui connaissent l’existence de ces cigares, vous, moi et Khrouchtchev. »

JFK- «  Je veux, que ces cigares retournent auprès du chef des douanes, et que vous reveniez avec reçu, preuve que vous ne les avez pas gardé pour vous, parce que je ne vous fais pas confiance en ce qui concerne ces cigares ! »

Accablé de tristesse, je suis allé à la douane et lui ai remis. Après que le chef m'ait remis un reçu, je lui demandai ce qu'il allait faire des cigares.

- « Je vais les détruire. » dit-il sans aucun sentiment.

PS- « Oui, je sais, vous allez les détruire un par un. » dis-je en sortant de son bureau.

Il y a environ six mois, près de 30 ans après ma triste rencontre avec les douanes américaines, j'ai atterri à l'aéroport Kennedy à New York.J'ai traversé les douanes et j'ai vu un agent de douane fumer un cigare cubain Davidoff et j’ai repensé aux évènements passés, et me suis dit « Lui aussi, a évidemment détruit un lot confisqué ! »

Depuis 1968, je travaille en Europe. Donc, mon accès aux cigares cubains n'est plus un problème. Ils sont disponibles partout, même si le prix reste élevé. Mais mon apprentissage du cigare n'a pas cessé au fil des ans. Par exemple, en 1974, je suis finalement allé à Cuba où j'ai fini par rencontrer Castro. Il me tendit ce jour-là, mon premier cigare Cohiba qui, à l'époque, n'était toujours pas disponible pour le grand public.

Ainsi ces trois grands hommes, Kennedy, Khrouchtchev et Castro avaient tous la même passion pour le Havane.

 

12:22 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités, Histoire | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

15/11/2016

Le havane "fruit défendu pendant plus de 50 ans...!"

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Cuba a été un fruit défendu pendant plus de 50 ans - fermé au tourisme et au commerce, l'imaginaire collectif américain s'appuyait sur des photos des années 60 avec toutes ces belles américaines, les gens assis sur les porches soufflant sur les cigares avec une certaine insouciance en écoutant leur vieux transistor.

Maintenant, les Américains peuvent satisfaire leur fascination pour la nostalgie de Cuba, après que le président Obama a annoncé à la fin de 2014 qu'il ouvrirait les frontières au tourisme, et aussi récemment qu'en octobre, le gouvernement américain a annoncé qu'il éliminait les limites sur combien de cigares pouvaient rapporter les touristes à leur retour de Cuba.

Les lignes directrices valent 100 $ par personne et par mois; Quoi que ce soit qui exige une taxe d'accise de 40 cents par cigare et quelques rigmaroles avec les douanes. C'est la même politique que l'importation de cigares de n'importe quel autre pays.

Alors que l'importation à des fins personnelles est maintenant légale, l'importation à des fins de revente est toujours interdite dans ce pays, ce qui a conduit à certains malentendus dans le domaine du détail. Marco Cavazos, propriétaire de Cigar Art à Oak Cliff, affirme qu'il compte près de 10 personnes chaque jour pour acheter des cigares cubains.

Je pense qu'il ya une sorte de Renaissance dans l'intérêt du cigare. Les gens qui ne sont pas intéressés par les cigares veulent essayer les cigares cubains », dit-il.

Mais la hausse de la demande est surtout une nouveauté. «Il s'agit de l'interdiction, vous ne pouviez pas l'avoir, si vous le vouliez», dit Willie Martinez, qui possède House of Cigars. Martinez dit qu'il se félicite de la levée de l'interdiction parce que «le mythe derrière le cigare cubain sera enfin sur le marché américain. Ils vont se rendre compte qu'il n'y a vraiment rien de spécial dans ce cigare, il y a des fumées égales et bien meilleures sur le marché.

C'est un sentiment partagé par de nombreux propriétaires et fabricants de magasins de cigares ici.

L'omniprésente compagnie cubaine de cigares, Habanos, a eu un véritable monopole sur le marché. C'est le seul fabricant de cigares cubains - détenu à 50% par le gouvernement cubain et à 50% par une entreprise espagnole, Altadis. Et c'est le fournisseur de choix pour de nombreux pays européens, même si Cavazos et Martinez disent que le produit de l'entreprise est inférieur par rapport aux cigares d'Amérique centrale.

"En Europe où les Habanos sont roi, la plus grande plainte est que si vous achetez une boîte, quatre ou cinq dans celle-ci ne seront pas bons. Ils acceptent cela dans le cadre du processus de fabrication de cigares faits à la main », dit Cavazos. «Mais aux États-Unis, il faut être beaucoup plus compétitif. Les cigares qui sortent du Nicaragua, du Honduras, de la République Dominicaine, ont très rarement ses problèmes de contrôle de qualité, c'est plutôt comme si, un cigare sur 500 aurait un problème !

Malgré le fait que la vente de cigares cubains n'est pas encore légale aux États-Unis, Habanos a déjà acheté des magasins de détail dans le pays en prévision de l'interdiction commerciale levée.

Il y a beaucoup d'anxiété dans l'industrie en ce moment", explique Cavazos. Si l'embargo est levé entièrement, la grande crainte ... est que les magasins de cigares existants ne pourront toujours pas acheter et vendre de cigares cubains parce que « Habanos » auront le monopole de la distribution et le vendront par leurs propres points de vente.

Il y a un autre hoquet dans le plan pour que les cigares cubains soient vendus légalement. La FDA est maintenant impliquée dans la réglementation des cigares après l'adoption de la Family Smoking Prevention Act en 2009.

Ils essaient de ramener l’équation aux seuls cigares qui étaient sur le marché aux États-Unis avant 2007, explique Eliot Suied qui possède Cigar Warehouse à Dallas et Plano. Puisque aucun cigare cubain n'a été vendu aux États-Unis en 2007, la probabilité que les cigares cubains soient disponibles pour les consommateurs américains est nulle en vertu de ces nouvelles règles de jeu, à moins d'accorder une exemption à Cuba.

Suied affirme que l'octroi d'une exemption à Cuba causerait une foule d'autres problèmes. Cela ouvrirait les vannes pour tous les autres pays manufacturiers qui n'étaient pas sur le marché à cette époque non plus.

L'autre façon de vendre légalement sans une exemption ou « grandfathering » serait de répondre à la nouvelle règle de la FDA qui exige des inspections coûteuses et des tests pour tous les cigares entrant sur le marché après 2007. Cependant, les consommateurs pour leur usage personnel ne sont pas soumis au dépistage de la FDA.

S’il n’y a pas de limite, cela signifie que je pourrais aller à Cuba et acheter pour 50000$ de cigare, dit Martinez, qui, avec Cavazos, soupçonne que cela mènera à une augmentation du marché noir. Et Mettrait également les magasins de cigares en déficit.

Le marché noir va être beaucoup plus important parce que maintenant n'importe qui peut aller acheter des cigares cubains à l'étranger et les revendre. Il n'y a pas de moyen légal de rivaliser, dit Cavazos.

Le revers des cigares cubains de marché noir est une augmentation des « knock-offs » prétendant être des cigares d’origine cubaine, en proie au manque de connaissance de beaucoup d’amateurs.

C'est aujourd’hui le produit le plus contrefait au monde, ajoute Martinez. Bien que ce fait ne soit pas vérifiable, il est encore à noter qu'il est très contrefait et tous les deux de dire que si quelqu'un vend un cigare cubain aux États-Unis, ce ne sera probablement pas un vrai, malheureusement !

Le marché de la contrefaçon va exploser. Ma perception, c’est que maintenant  les cigares cubains vont être faciles à obtenir, donc je pense que nous allons avoir beaucoup de gens en profiter, dit Cavazos.

"A titre de précaution, je serais prudent d'acheter quoi que ce soit qui prétend être des cigares cubains aux USA, avant que l’embargo ne soient réellement levé, ajoute-t-il. Avec tous les cigares contrefaits, il faut être très prudent et vous méfier des cigares que l’on vous propose.

Traduction de l’article du « Dallas Osberver », par Alaena Hostetter. 14/11/2016

 

19:21 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

03/11/2016

La "CASA NUEVA" Geneva

Bonjour à tous,

Aujourd’hui j’aimerai vous présenter  mon dernier projet, la « CASA NUEVA » de Genève, réalisé par mes soins,  sous le nom de « L’idée sous le chapeau ». Ma petite entreprise spécialisée dans la conception, le design et la fabrication d’agencement professionnel sur mesure.

Ce long travail, entamé en juillet est le fruit d’une étroite collaboration avec Mr Olivier Nehr l’initiateur de cette nouvelle civette en vieille ville de Genève, Mr Eric Mossaz le coordinateur de travaux et Mr Firas le décorateur/ designer.

Je pense que le résultat est bien au-dessus de nos espérances, cet écrin dédié aux cigares est une véritable invitation à tous les amateurs. Nichée au 36 place du Bourg de Four, cette caverne des mille et une nuits aspire de suite au feu sacré du cigare, prodigué de par les matériaux utilisés, comme les murs cuivrés, l’acier brut, les meubles à la finition oxydée, ainsi que les lustres « Tom Dixon » donne à cet ensemble un effet oriental et discret à ce lieu, sans oublier les angelots du plafond  qui survole avec espièglerie dans les nuages de ce ciel bleu, une petite note renaissance pour l’éclosion de ce nouvel endroit.

Sans oublier sur l’entrée, un humidor « Welles d’IZAMBAR » sentinelle avancée, veille en silence sur un petit salon design, offrant  à l’ensemble un mélange des genres étonnant qui fonctionne visuellement très bien.  

Pour conclure, sachez que chaque fois que vous voyez une entreprise se créer, dites-vous que c’est parce qu’un jour quelqu’un a pris une décision courageuse. ‘citation de Peter Drucker théoricien du marketing américain’.

Bonne chance à Mr Olivier Nehr. 

"CASA NUEVA" ( google map )

place du Bourg-de-Four 36
1204 Genève

+33 (0)22 810 86 82

 

casa nueva, l'idée sous le chapeau, les cigares selon Edmond

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15/08/2016

Gran perfecto "Escurio" de Davidoff

Ce ‘gran perfecto’ avec le ‘corona gorda’ fait partie des deux derniers modules de la ligne Escurio au blend brésilien et dominicain, ayant vu le jour cette année, deux nouveaux formats désuets qui s’ajoute aux trois autres. Personnellement je trouve audacieux pour le coup, en effet je trouve intéressant qu’une marque comme Davidoff, réussisse encore à nous surprendre, voire nous séduire avec ce genre de format peu répandu, à contresens de nos habitudes de fumage.

Notamment, avec ce ‘gran perfecto’ à la Groucho, ou préférez-vous, cet obus maintes fois dessiné dans les Tex Avery, les Tom & Jerry, ainsi que dans beaucoup de Disney comme l’éternel Baby Herman dans ‘Qui veut la peau de Roger Rabbit’, en passant par Pinocchio, à Edgard dans les aristochats, sans oublier Ratigan dans Basil détective, même une gargouille dans le Bossu de notre dame joue du cigare, ainsi que Walrus dans Alice au pays des merveilles, en passant par Hadès le dieux des enfers dans Hercule, tous ces personnages l’ont tous adopté et caricaturé comme accessoire à la bouffonnerie, ou le plus souvent pour marquer le côté obscur et vil de nos semblables, un module gonflé d’orgueil prêt à exploser de concupiscence et d’arrogance !

Quand on y regarde de plus près, moi comme vous, sommes vraiment de sales types ou de véritables clowns, non ?

La dégustation, tout de même…!

Visuellement, rien à signaler  ce ‘gran perfecto’ présente ses meilleurs atouts, une construction parfaite, huilé par une belle cape  maduro/ oscuro luisante en provenance d’Equateur, lissé sur un corps ferme et souple à la fois qui vous délivre des nuances profondes de chocolat en poudre, de café du ‘brésil’ et de terre.  Au mouillage, la cape délivre une légère acidité, suivit à cru d’une saveur fruitée très singulière et prometteuse.

Dès l’allumage, le démarrage se démarque sur le registre de la bienveillance et de la douceur, mais un cigare qui brille par son absence dès les premières aspirations, ou ses arômes dilués sur les dix premières minutes cèderont leur place à une perception, plus grasse en bouche, plus collante et pâteuse. L’ensemble développe une rondeur tropicale, faite de notes humides, plus centré sur le végétal, sur l’humus et le champignon. Un climat agréable, mais lourd qui pourrait paraître d’aphasique par ce manque de puissance sur ce premier temps. La persistance reste moyenne et volatile sur ce terrain fertile à la rondeur féconde qui ne demande qu’à éclore, mais non, il faut encore attendre ! Une introduction que je trouve pour le moment, fatiguée, trop humble à mon goût, pas assez accrocheur je dirai.

Le 2e temps commence vraiment à se révéler, après 40 minutes sur la moitié du fumage, trop tardivement. Rapidement, les doutes font place à plus de générosité et d’impétuosité, le café crème ‘réglissé’ évolue sur une forme plus grave, plus corpulente et épicé. Ou le fumé de la tourbe, et quelques amertumes viennent conforter un caractère plus vif et ténébreux, sur une longueur grandement améliorée, limite corrosif à l’approche du 3e temps. Je trouve ce cigare très tranché pour ma part, une partie sourde et une partie prépondérante qui a tendance à trop vite s’enflammer. Un cigare qui sous ses airs cajoleurs renferme un tempérament très puissant et soutenu. Etrangement, je lui trouve une évolution proche à certains cigares cubains, ceux des plus impétueux qui deviennent très cuisants sur le final et qui vous rassasie pour plusieurs jours en général.

Dans l’ensemble, ce cigare est une petite bombe à retardement dont il faut se méfier, à déguster avec une eau forte, tel qu’un bon whisky tourbé et iodé comme un vieux Bowmore, au pire avec une cachaça du Brésil.   

Ma note de cœur, 16/20 un bon cigare auquel quelques chapitres lui ont été injustement arrachés.

  • Origine: tripe: brésilienne matafina/ Dominicaine piloto, sous-cape: brésilienne, cape: Equateur habana
  • Format: gran perfecto
  • Taille: 127mm x 24mm
  • Bague: 61/50
  • Poids: 17gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 13chf

escurio gran perfecto davidoff

Gran perfecto "Escurio" Davidoff.

escurio gran perfecto davidoff

Walus.gif

Walrus dans Alice au pays des merveilles !

 

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20 

    

16:16 Écrit par Edmond Dantes dans Davidoff, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/08/2016

Mort de Carlos Fuente sénior, ce vendredi à l'âge de 81 ans

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Carlos Fuente sénior.

Carlos Fuente Sr, le patriarche et de longue date président de Tabacalera A. Fuente y Cia est décédé vendredi soir à Tampa, en Floride, après une bataille contre le cancer de l'estomac. Il était âgé de 81 ans, et était entouré par sa famille au moment de sa mort.
Fuente a fondé une des plus grandes entreprises de cigares au monde, qui préside des marques légendaires comme Arturo Fuente et Fuente OpusX, ainsi que de nombreuses marques pour d'autres, parmi eux Ashtons et Diamond Crown. Il a travaillé aux côtés de son fils, Carlos Fuente Junior, qui est président de la société et sa fille Cynthia Fuente-Suarez. Les deux sont activement impliqués dans la société d'aujourd'hui, poursuivant la tradition familiale de la fabrication des cigares premium.
De ses humbles débuts à Ybor City, en Floride, la fabrication des cigares dans la maison de ses parents, Fuente Senior construit une puissance internationale, avec des cigares connus et vénérés dans le monde entier. Son entreprise produit aujourd'hui plus de 30 millions de cigares par an à Santiago, République dominicaine.
«Je ne me souciais d'être le plus grand fabricant de cigares," a-t-il dit une fois à Cigar Aficionado. "Je me suis toujours soucié d'être le meilleur." Les cigares Fuente ont souvent marqué de nombreuses notes élevées dans le magazine « Cigar Aficionado », y compris d'être nommé le cigare de l'année en 2005. Il a été intronisé dans la classe inaugurale du « Cigar Aficionado Hall of Fame » en 1997, et a été le dernier membre survivant de ce groupe.
"Senior était un géant qui faisait partie d'une race de pionniers qui ont contribué à faire de l'industrie du cigare roulé à la main ce qu'il est devenu», a déclaré Marvin R. Shanken, rédacteur en chef et éditeur du magazine « Cigar Aficionado ». "Un homme humble, dont sa mémoire restera à jamais dans nos coeurs."

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Carlos sénior, Cynthia et Carlos junior Fuente.


"Il est la fin d'une époque», a déclaré Robert Levin, propriétaire de « Ashton Distributors Inc », qui connaissait Fuente Sr depuis des décennies. "Il était un gars unique, une personne incroyable. Il était un résolveur de problèmes, et examinait toutes les situations pour trouver une solution dont personne d’autre ne pensait."
"Il était un grand homme, le plus grand homme que je connaisse», a déclaré Wayne Suarez, son ancien gendre et un ancien dirigeant Fuente. "Il n'y aura jamais un autre Carlos Fuente Sr."

Fuente Sr. était connu comme l'un des hommes les plus travailleurs dans l'industrie du cigare. «Je travaille depuis l'âge de huit ans. De la vente de fruits dans la rue, cireurs de chaussures, j’ai fait tout ce que vous pouvez penser," dit-il à « Cigar Aficionado en 2012 ». "Quand j'avais 14, 15 ans, il m’arrivait de cumuler deux emplois. Je me levais pour aller à l'école, et le soir je travaillais dans une pharmacie jusqu'à 11 heures du soir dans une pharmacie. J’ai toujours aimé travailler. "

Fuente Sr. était aussi un combattant qui a surmonté les obstacles. Il a contracté la polio à l'âge de 11 ans, et quelques-un a dit qu'il ne marcherait plus jamais. Il a fallu plusieurs années, mais Fuente Sr. a retrouvé la capacité de marcher normalement.
La marque Arturo Fuente a été créée par le père de Fuente, Arturo Fuente, qui a commencé la fabrication des cigares à West Tampa, en Floride, en 1912. Dans les années 1920 l'entreprise avait suffisamment grandi pour incorporer plus de 500 employés, mais en 1924 la fabrique de cigares a brûlé. Arturo, qui était sous-assuré, a dû arrêter la production. En 1946, Arturo mise une fois de plus pour refaire des cigares, cette fois-ci sur le porche de sa maison à Ybor City. Carlos Fuente Sr. avait 11 ans à l'époque, et il a grandi en travaillant dans l'entreprise en aidant son père, il a commencé par le balayage des étages, puis en apprenant à rouler. Il devait faire ses 50 cigares tous les jours quand il rentrait de l'école.

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Arturo Fuente et Carlos Fuente sénior.


Fuente était une entreprise locale dans les années 1950. Son activité de cigares n'a pas été assez forte pour soutenir Fuente Sr. avec un maigre salaire dans les premiers temps, pour faire face il prend un emploi comme boulanger. Quand il a quitté la boulangerie pour travailler à temps plein chez Fuente, il était seulement payé 40 $ par semaine.
En 1958 Fuente Sr, rachete la société de son père pour 1 $. Il avait un actif de 1161 $ avec un endettement nul et une production de quelques milliers de cigares par an.

Fuente Sr, mise sur son esprit  d’expansion, ce qui signifie la vente de cigares sur le crédit. Il a commencé par étendre à d'autres parties de la Floride, puis à New York City, en se concentrant sur les marchés avec une forte communauté latino. Comme les ventes ont augmenté, il a ajouté des employés, mais les temps étaient encore très maigres. Il vivait dans la maison de ses parents, qui servait toujours d'usine. Comme il a grandi, le business des cigares se développa dans d'autres pièces de la maison, ce qui oblige les Fuentes à déplacer leurs meubles un peu chaque jour pour créer des espaces de travail temporaires.

Les temps sont restés difficiles pour les affaires. Fuente Sr ouvre enfin son usine en République dominicaine en 1980, avec son fils, Carlos Fuente Junior. Ils ont travaillé 18 heures par jour, en réinvestissant les bénéfices dans le tabac, la construction d'un stock massif de fines feuilles. "Quand j'ai commencé en République Dominicaine, tousnos profits, nous nous contentions de peu, tout notre profit a toujours été investi dans le tabac. Et le tabac est la chose la plus importante que vous pouvez avoir. Nous avons toujours eu beaucoup de tabac. C’est après que nous avons commencé le vieillissement de nos feuilles, et nous avons commencé à faire mieux, de mieux en mieux. "
Les affaires de Fuente a véritablement commencé à monter en flèche pendant le boom de cigare des années 1990, l’ Arturo Fuente 8-5-8, la série Hemingway des perfectos et plus tard, le riche et robuste  Fuente Opus X. L'entreprise se trouve aujourd'hui comme le plus grand producteur familial de cigares premium.


Fuente Sr a été précédée dans la tombe par son épouse, Anna Louisa Lopez Fuente, qui est mort en Décembre. Ils ont été mariés pendant 62 ans.
Il laisse dans le deuil ses fils Carlos Fuente Jr et Richard Fuente, sa fille Cynthia Fuente-Suarez, son frère Arturo Fuente Jr, ses  petits-enfants Liana Fuente, Rosana Fuente, Christina Suarez, Lidiana Fuente, Bianca Suarez, Sofia Fuente et Carlos Fuente III, ses petits-fils Alvaro Valerio Jr. et Arturo Valerio et arrière petite-fille Anna Valentina Valerio.

source traduction by Edmond: Cigars Aficionados

14:12 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/07/2016

IZAMBAR CIGARS "Kingdom" double robusto

« Le cigare est art de suggestion et de divination, mais aussi un véritable art de vivre, intemporel et spirituel. » by Edmond.

C’est une dégustation assez particulière que je vous propose de partager dans ces quelques lignes !  Ce cigare très précieux à mes yeux, tire son histoire de ma propre vie et de mon expérience, celle de la ferveur que je porte au cigare, ses parfums qui continuent jour après jour à exalter mes sens de douces volutes, magiques et enivrantes.  C’est avec force et déraison aujourd’hui, que cette passion se concentre et se matérialise au travers, de cette nouvelle marque et module, baptisé IZAMBAR « Kingdom ». Un double robusto de 21 grammes, aux dimensions gourmandes de 158 par 54 de cepo. Un cigare ambitieux, né d’une synergie étroite avec notre master blender au Nicaragua, de moi-même (Edmond) et de mon partenaire Antonio, aussi grand amateur.

En effet, il nous aura fallu plus d’une année de travail, entremêlée de dissections olfactives et gustatives, incertaines parfois, d’évidences au fil des mois, pour concrétiser ce projet en toute probité, afin de  vous offrir un cigare digne d’être dégusté maintenant.

Je compte sur vous pour nous remettre votre analyse, une fois que vous aurez dégusté ce « Kingdom » dans les prochains mois.

 En attendant, voici la mienne ! J’avoue que l’exercice est loin d’être facile.

Visuellement ce double robusto ne laisse pas indifférent, ses mensurations harmonieuses et musclées courtisent l’appétence dès le premier coup d’œil. D’une constitution assez ferme, ce grand corps rigide développe de belles douceurs, comme le café au lait, ou celle de la chicorée  par exemple, jusqu’aux senteurs voisines de sous bois et d’herbe odorante, présage une mise en bouche, profonde et très prometteuse.

Dès son allumage, mes premières aspirations exposent de suite un goût harmonieux, doux et crémeux, une sorte de flou olfactif et ample en bouche, régenté de saveurs plus puissantes et sécurisantes en arrière- plan, un contraste analogue à ces volcans endormis dominant de sublimes paysages placides. Petit conseil, ce cigare au tirage excellent, oblige à la prudence en imposant la règle des gestes lents pour en tirer la meilleure « liqueur » . Vos fréquences  d’expiration seront très vite déterminantes dans cette dégustation, alors ne soyez pas trop preste ! Cela n’engage que moi.  D’une persistance confortable et plaisante, je trouve cette première partie rigoureusement attachante, confortable et de suite  plaisante en bouche. Soufflant  aux papilles un tempérament d’une rigueur intéressante et pondérée,  éveillant avec subtilité ses notes de café crème, de noisette, de biscuits secs ou cookies, aux saveurs épicées et mielleuses.

Le 2e temps évolue sur une forme plus soutenue dès à présent, avec  l’apparition d’un poivre plus persistant, ressenti sur le bout de la langue, sans faire l’impasse sur son agrément crémeux et rassasiant à la fois. Cela, sans altercation licencieuse avec les papilles. D’une évolution relative à son terroir, ce « Kingdom » s’écoute fumer, en arrivant tout de même à me séduire par ce juste équilibre, goût/ puissance, tout à fait honorable. A ce stade de cette partition, ses arômes plus fortifiés diffusent dès à présent, des notes de doux toffee, de crème de café et d’écorce de pain chaud, celui dont l’odeur de boulange vous réconforte au petit matin. D’une longueur aimable et suave, ce cigare trouve son véritable rythme de croisière après une  heure de fumage, un passage obligé que vous apprécierez, tout dépend si vous aimez la quiétude et le confort feutré des gros paquebots ou le côté plus récréatif des petits voiliers !

Dans ce 3e temps, cette dernière partie marque cette transition de la forme crémeuse/ épicée avec celle d’une cuisine de terroir, riche et opulente de saveurs réconfortantes et nostalgiques. En somme ce « Kingdom » sait se montrer impérieux dans sa suffisance sans rien perdre de sa bienveillance dès qu’on le pousse dans ses retranchements dès qu’on le tête un peu trop fort. Un cigare que je trouve étonnant, pour ne pas dire singulier ! Cet « IZAMBAR » est bien plus poivré et coloré dans ce dernier opus qu’en première partie, celui-ci orienté vers une richesse plus expressive, il se déguste jusqu’à la dernière bouffée sans jamais transgresser son équilibre.

En analysant ce cigare sur sa globalité, on peut remarquer une certaine régularité dès le démarrage, puis tout doucement et sans précipitation prendre plus d’aisance et d’assurance, pour finir par se qualifier après 1h30 de délectation, sans fausse note, sans aucune lourdeur ni âcreté, pouvant nuire à ce final enjoué et stimulant.

Je sais ce que vous pensez, que mon analyse n’est peut-être pas très objective et vous avez surement raison !  Mais sincèrement, nous sommes satisfaits du résultat, de cette réalisation qui rend grâce à nos passions communes pour le cigare.

Plus qu’une dégustation, j’ai essayé dans ce récit de partager avec vous un moment, ceux-là même qu’il me plaît de dépeindre dans mes modestes écrits, que certains connaissent déjà.

j’espère avoir excité votre bulbe olfactif, ainsi que votre curiosité.  Ma note de cœur …/20, non pas cette fois ! 

J’ajouterai ceci, « Ce « Kingdom » au royaume des cigares, IZAMBAR a la modestie des grands hommes. » 

Mes remerciements à la fabrique en Estelli au Nicaragua et son génial master blender qui a eu la patience de nous écouter durant tous ces mois dans l’élaboration des mélanges, sans oublier mon ami et associé Antonio Urech, co-fondateur de la société Suisse « IZAMBAR CIGARS ».

 

  • Origine: tripe: Nicaragua, sous-cape: Nicaragua, cape: Equateur
  • Format: double robusto
  • Taille: 158mm x 21,4mm
  • Bague: 54
  • Poids: 22gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 15,9chf

 

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IZAMBAR CIGARS "Kingdom"

 

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"IZAMBAR CIGARS"

Antonio & Edmond

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Tél/ 0041 79  872 87 96 ( Suisse ) & 0033 (0)6 69 18 24 49 ( France )

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17:17 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Izambar | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook |

IZAMBAR CIGARS "Kingdom" double robusto (deutsh )

« Die Zigarre ist eine Art der Einflüsterung und der Voraussagung, aber auch eine wahre Lebensart – zeitlos und spirituell.» von Edmond.

Es ist eine sehr spezielle Degustation welche ich mit Ihnen in den folgenden paar Zeilen teilen möchte! Diese, in meinen Augen sehr wertvolle Zigarre, zieht seine Geschichte von meinem eigenen Leben und meiner Erfahrungen, jenes Eifers, welchen ich den Zigarren zutrage, seiner Düfte, die Tag für Tag meine Sinne mit süssem Zigarrenrauch magisch und berauschend anregen. Heute ist es die Kraft und Unvernunft, welche die Passion konzentriert und materialisiert und die neue Marke, getauft IZAMBAR « Kingdom », hervorgerufen hat. Ein Double Robusto von 21 Gramm, mit den schlemmerhaften Dimensionen von 158 auf 54 Cepo. Eine ambitionierte Zigarre, geboren aus einer tiefen Synergie mit unserem Master Blender aus Nicaragua, mir selbst (Edmond) und meinem Partner Antonio, selbst ebenfalls ein grosser Liebhaber.

In Tat und Wahrheit brauchten wir mehr als ein Jahr Arbeit, vermischt mit zum Teil unsicheren Geruchs- und Kostproben, um dieses Projekt während Monaten ehrlich zu konkretisieren und Ihnen eine Zigarre anzubieten, die es heute verdient gekostet zu werden.

Ich zähle auf Sie um uns Ihre Analyse einzureichen, nachdem Sie diese « Kingdom » in den nächsten Monaten gekostet haben.

In dieser Zeit haben Sie hier die Meine! Ich gebe zu, dass es bei weitem keine leichte Aufgabe ist.

Äusserlich lässt dieser Double Robusto niemanden kalt, seine harmonischen und muskulösen Masse stärken das Verlangen auf den ersten Blick. Aus einer standhaften Verfassung entwickelt dieser grosse Körper eine gute Milde, wie ein Milchkaffe oder die der Endivie zum Beispiel, mit benachbarten Düften von Unterholz und wohlriechendem Gras – ein Vorzeichen für einen tiefen und sehr vielversprechenden ersten Zug.

Von der Anzündung an wurden meine ersten Züge einem harmonischen, sanften und cremigen Geschmack ausgesetzt, einer Art olfaktorischer Unschärfe und intensiv im Gaumen, geführt von stärkeren und beruhigenden Geschmäckern im Hintergrund, ein analoger Kontrast an die schlafenden Vulkane, welche die ruhigen Landschaften dominieren. Ein kleiner Tipp, diese exzellente Zigarre unterliegt der Bedächtigkeit, welche eine Regel einführt, die langsame Gesten auferlegt um den besten Geschmack daraus zu ziehen. Ihre Atmungsfrequenz wird sehr schnell massgebend in dieser Degustation, also seien Sie nicht zu rasch! Dies war zu Beginn ein Problem für mich. Von einer komfortablen und angenehmen Dauer, finde ich diesen ersten Teil sehr anziehend, komfortabel und gleichzeitig wohltuend im Gaumen. Eine, aus dem Gaumen geblasene, interessante und besonnene Strenge erweckt feinsinnig seine Noten nach Kaffee, Nüssen, Biskuits oder Cookies, mit würzigen und süsslichen Geschmäckern.

Der zweite Teil entwickelt sich kräftiger als zuvor mit dem Auftreten eines beständigen Pfeffers auf der Zungenspitze, ohne die cremige und sättigende Annehmlichkeit zu verlieren. Dies ohne einen speziellen Konflikt auf dem Gaumen hervorzubringen. Aus seiner Entwicklung heraus, verführt mich dieser « Kingdom » durch sein gutes Verhältnis von Geschmack und Stärke. In diesem Stadium verbreitet er seine stärkeren Aromen mit Noten von Toffee, Kaffee und der Rinde von frisch gebackenem Brot, welches Sie am frühen Morgen aufmuntert. Mit seiner freundlichen und lieblichen Länge findet diese Zigarre ihren optimalen Rhythmus nach einem « Segen » des Rauchens, ein wichtiger Durchgang den Sie schätzen werden, ganz egal ob Sie die Ruhe und den Komfort der grossen Kreuzer mögen oder die erholende Seite eines kleinen Segelschiffes vorziehen!

Der dritte Teil markiert den Übergang von der cremigen/würzigen Form zur bürgerlichen Küche, reich und opulent von herzerwärmenden und nostalgischen Geschmäckern. In der Summe weiss dieser « Kingdom » sich in seiner Gesamtheit imperial zu zeigen ohne von seinem Wohlwollen zu verlieren, sobald man ein wenig zu fest drückt. Eine Zigarre, welche ich erstaunlich finde, um nicht zu sagen einzigartig! Diese « IZAMBAR » ist viel würziger und farbiger in seinen letzten Zügen als im ersten Teil und orientiert sich nach einem expressiveren Reichtum, sie lässt sich bis zum letzten Zug geniessen ohne je einmal ihr Gleichgewicht zu verlieren.

Bei der Betrachtung dieser Zigarre in ihrer Gesamtheit kann man von Beginn an eine gewisse Ordnung erkennen, welche langsam und ohne Hast mehr Leichtigkeit und Sicherheit gewinnt um nach 1h30 des Genusses ohne falsche Note, ohne Schwere noch Bitterkeit zu charakterisieren und am Ende heiter und stimulierend ist.

Ich weiss, was Sie nun denken, dass meine Analyse nicht sehr objektiv sein kann und Sie haben mit Bestimmtheit Recht! Aber ehrlich, wir sind zufrieden mit dem Resultat dieser Realisierung welche nur dank unserer gemeinsamen Passion für die Zigarre zustande kam.

Mehr als eine Degustation habe ich in diesem Bericht versucht einen Moment mit Ihnen zu teilen, den ich gerne mit meinen bescheidenen Worten beschreibe, die einige bereits kennen.

Ich hoffe Ihre olfaktorischen Nerven, wie auch Ihre Neugier gereizt zu haben. Meine Note von Herzen …/20, nein, nicht dieses Mal!

 

  • Origine: tripe: Nicaragua, sous-cape: Nicaragua, cape: Equateur
  • Format: double robusto
  • Taille: 158mm x 21,4mm
  • Bague: 54
  • Poids: 22gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 15,9chf

 

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IZAMBAR CIGARS "Kingdom"

 

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"IZAMBAR CIGARS"

Antonio & Edmond

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17:16 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Izambar | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

IZAMBAR CIGARS "Kingdom" double robusto (español )

El puro es el arte de sugestión y de lo que es divino, es también un verdadero arte de vivir espiritualmente sin preocuparse con el tiempo.” By Edmond.

¡Es una degustación especial que les propongo compartir en las próximas líneas! Este puro, muy valioso a mis ojos, trae su historia de me propia vida y experiencia, resultado de mi admiración por los puros, cuyos perfumes siguen exaltando día tras día mi noción de dulces volutas, mágicas y arrebatadores.

Hoy, es con fuerza e intrepidez que esta pasión se concentra y se materializa a través de esta nueva marca y modelo, bautizado IZAMBAR “Kingdom”. Un doble robusto de 21 gramos, con dimensiones de 158 par 54 de cepo. Un puro ambicioso, nascido de una estrecha sinergia con nuestro master blender en Nicaragua, de mí mismo (Edmond) y de mi socio Antonio, también un grande aficionado.

En verdad, fue necesario más de un año, intercambiando comparaciones olfativas y de sabor, a veces incertas, evidencias durante meses para concretizar este proyecto en toda probidad, a fin de ofrecer un puro pronto para su degustación. Cuento con sus análisis después de saborear este “Kingdom” dentro de los próximos meses. Mientras espero, ¡aquí está la mía! Reconozco que no es un ejercicio fácil.

Visiblemente este doble robusto no nos deja indiferentes, sus medidas harmoniosas y vigorosas cortejan el apetito a primera vista. Con una constitución firme, su grand cuerpo rígido desarrolla bellos aromas dulces como el café con la leche, o la achicoria, por ejemplo, hasta olores cercanos a la madera y la hierba fragante, presagio de un aperitivo profundo y muy prometedor.

Después de encenderlo, mis primeras aspiraciones exponen inmediatamente un sabor harmonioso, dulce y cremoso, un tipo de borrón olfativo y amplio en la boca, controlado por un gusto más fuerte y tranquilizador en el fondo, un contraste similar a estos volcanes inactivos que dominan los sublimes paisajes apacibles. Pequeño consejo: este puro de excelente inhalación, pide prudencia e impone como regla gestos lentos para asegurar la extracción de su mejor “licor”. La frecuencia de la aspiración será determinante para esta degustación. ¡Por eso, no sean tan listos!  Es lo que pienso yo. De una largura confortable creo que esta primera parte es absolutamente acogedora y agradable en la boca. Dejando en el paladar el temperamento de rigor interesante et ponderado, despertando con sutilidad notas de café con crema, de avellana, de galletas secas o cookies, en conjunto con sabores picantes y melosos.

El 2° tiempo evoluciona de manera más durable, con la aparición de una pimienta más persistente, sentida en la punta de la lengua, sin comprometer su sabor cremoso y de agradable saciedad. De une evolución relativa a su región, este “Kindom” se escucha fumar, y llega hasta a seducirme por este justo equilibrio, sabor/fuerza evidentemente honorable. En esta etapa de la degustación, sus aromas más fortificados difunden inmediatamente notas de dulce caramelizado, de crema de café y cáscara de pan caliente, este olor de panadería que reconforta en las mañanas. De una extensión amable y suave, este puro encuentra su verdadero ritmo de crucero después de un “fumo feliz”, un pasaje obligatorio que ustedes aprovecharán, dependiendo de si ustedes aman la quietud y el conforto acolchado de los grandes barcos o el lado divertido de los veleros pequeños.

El 3° tiempo, marca la transición entre la forma cremosa/picante y la de una cocina de la región, rica et llena de sabores reconfortantes y nostálgicos. En resumen, este “kingdom” sabe mostrarse dominante en su suficiencia sin perder su compasión cuando le empujamos a la solitud al aspirarlo un poco más fuerte. ¡Un puro que mi parece sorprendente no por decir singular!  Este “Izambar” es mucho más picante y colorido en este último opus que en la primera parte, orientado hacia una dirección de una riqueza más expresiva y se puede degustarlo hasta el final sin jamás transgredir su equilibrio.

Al analizar globalmente este puro, podemos observar una regularidad desde el principio, y calmamente sin precipitarse, tener más tranquilidad y seguridad para finalmente clasificarlo después de 1h30 de delectación, sin notas falsas, sin ninguna pesadez o acritud que pueda dañar este final alegre y estimulante.

¡Yo sé que ustedes piensan que mi análisis talvez no sea objetivo y seguramente tienen razón! Pero sinceramente, nosotros estamos satisfechos del resultado de esta aventura, fruto de nuestra pasión común por los puros.

Más allá de una simple degustación, he intentado en este relato compartir con ustedes un momento, tal como me gusta describir en mis escritos modestos que algunos de ustedes ya conocen. Espero tener despertado vuestro “bulbo” olfativo y vuestra curiosidad. ¡Mi nota de corazón …/20, no, no de esta vez!

Deseo finalmente acrecentar, “este “Kingdom” al reino de los puros, IZAMBAR a la modestia de los grandes hombres”

Mis agradecimientos a la fábrica de Estelli en Nicaragua y su genial master blender que tuvo la paciencia de escucharnos durante todos estos meses de elaboración de la mezcla, sin olvidar mi amigo y socio Antonio Urech, fundador de la sociedad Suiza “IZAMBAR CIGARS”.

 

  • Origine: tripe: Nicaragua, sous-cape: Nicaragua, cape: Equateur
  • Format: double robusto
  • Taille: 158mm x 21,4mm
  • Bague: 54
  • Poids: 22gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 15,9chf

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IZAMBAR CIGARS "Kingdom"

 

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"IZAMBAR CIGARS"

Antonio & Edmond

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17:16 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Izambar | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

IZAMBAR CIGARS "Kingdom" double robusto ( english )

« The cigar is an art of suggestion and divination, but also a true art of living – timeless and spiritual. » by Edmond.

It is a very particular tasting, which I propose you in this brief paragraphs!  This cigar, very precious in my eyes, takes its story from my own life and my experience, from the enthusiasm which I give to cigars, its flavours which continue day after day to exalt my senses of mild swirls – magic and intoxicating. It is with force and folly that this passion is concentrating and materialising through this new brand and modulus, baptized IZAMBAR « Kingdom ». A Double Robusto of 21 gram, with greedy dimensions of 158 per 54 de cepo. An ambitious cigar, born through a large synergy with our master blender in Nicaragua, myself (Edmond) and my partner Antonio, a big enthusiast too.

In fact, it has taken us more than a year of work, entwined by, sometimes uncertain, odours and tasting dissections to concretise this project with the utmost probity to offer you a cigar good enough to be tasted now.

I count on you to give us your analysis after having tasted « Kingdom » in the next few months.

Meanwhile, here is mine! I admit that the exercise is far by being easy.

Visually, this double robusto leaves no one indifferent; its harmonious and muscled measurements are courting appetite from the first sight on. From a quite strong constitution, this big rigid body develops good gentleness, like the milk coffee or the one of the chicory for example, up until undergrowth woods and fragrant grasses, omen of a profound and very promising appetizer.

From its lighting on, my first aspirations where exposed by a harmonious, gentle and creamy odour, olfactory soft and ample in the mouth, dictated by powerful and secure background flavours, an analogous contrast between the dormant volcanoes of wonderful landscapes. A little advice, this excellent cigar requires prudence by imposing the rule of slow moves to take the best « liquor » out of it. Your breathing frequency will be determining in this degustation, so do not be too hurried! This was my personal problem. Of a comfortable and pleasant persistence, I find this first part rigorously endearing, comfortable and pleasant. Blowing an interesting and pondered temperament, awakening with subtlety its notes of coffee, hazelnut, biscuits and cookies, spicy and honey tones.

The 2nd part comes with a more sustained form than before with the apparition of a more persistent pepper, perceived at the tip of the tongue, without sidestepping its creamy and satiating approvals. This, without indecent altercation with the taste buds. From a relative evolution of its homelands, this « Kingdom » is able to satisfy me very honourable through the good equilibrium of taste/strength. At this stage of this partition, its strengthened aromas are up to now diffusing notes of mild toffee, coffee and crusts of warm bread, which odour comforts you in the morning. With its pleasant and suave length, this cigar finds its veritable cruising speed after a « joy » of smoking, an essential phase that you will appreciate, where everything depends if you like the tranquillity and comfort of big liners or the more recreational side of sailing boats!

In this third stage, this last part marks its transition of the creamy/spicy form with those of a traditional cuisine, rich and opulent of comforting and nostalgic flavours. In sum, this « Kingdom » knows how to show itself imperial in its adequacy without losing anything of its caring as soon as you push it to the limits. A cigar, which I find astonishing, if not unique! This « IZAMBAR » is far more peppery and coloured in this last opus than in its first stage. This is oriented by a more expressive richness, which tastes itself until the last puff without infringing its balance at any time.

By analysing this cigar in its totality, one can remark a certain regularity from the beginning on, then very slightly and without precipitation taking more ease and confidence, to finish by qualifying itself after 1h30 of delectation without wrong note, without any heaviness nor acridity, to be able to finalise cheerfully and stimulating.

I know what you think, that my analysis cannot be very objective and you are surely right!  However, sincerely, we are satisfied by the result of this realisation that only came out thanks to our common passion for cigars.

More than a tasting, I tried in this recital to share with you a moment, which I am pleased to depict in my modest writings, which some already know.

I hope having excited your olfactory corm as well as your curiosity. My heart note …/20, not this time! 

 

  • Origine: tripe: Nicaragua, sous-cape: Nicaragua, cape: Equateur
  • Format: double robusto
  • Taille: 158mm x 21,4mm
  • Bague: 54
  • Poids: 22gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 15,9chf

 

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IZAMBAR CIGARS "Kingdom"

 

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"IZAMBAR CIGARS"

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12:56 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Izambar | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

IZAMBAR CIGARS "Kingdom" double robusto (italian )

“Il sigaro è arte di soggezione e di divinazione, ma anche un’arte di vivere vera e propria, intramontabile e spirituale.” by Edmond.

È una degustazione abbastanza particolare quella che vi propongo di condividere in queste poche righe! Questo sigaro, molto prezioso ai miei occhi, trae la sua storia dalla mia stessa vita e dalla mia esperienza, quella del fervore che porto al sigaro, i suoi profumi che continuano giorno dopo giorno ad esaltare i miei sensi con dolci volute, magiche e inebrianti. Oggi, è con forza ed irragionevolezza che questa passione si concentra e si materializza attraverso una nuova marca e modulo battezzato IZAMBAR “Kingdom”. Un doppio robusto di 21 grammi, dalle dimensioni golose di 158 per 54 cepo. Un sigaro ambizioso, nato da una sinergia stretta con il nostro master blender in Nicaragua, da me stesso (Edmond) e dal mio partener Antonio, anche lui grande amatore.

In fatti, ci è voluto più di un anno di lavoro, intrecciato di dissezioni olfattive e gustative, a volte incerte, di evidenze emerse nel corso di mesi, per concretizzare questo progetto nella sua integrità, così da offrirvi un sigaro degno di essere degustato.

Conto su di voi per trasmetterci la vostra analisi una volta che avrete degustato il nostro “Kingdom” nei prossimi mesi.

Nel frattempo, ecco la mia! Ammetto che l’esercizio non è affatto facile.

Visivamente, questo doppio robusto non lascia indifferenti, le sue misure armoniose e muscolose stuzzicano l’appetito fin dal primo sguardo.  Con una costituzione abbastanza soda, il suo grande corpo rigido sviluppa delle belle dolcezze, come il caffelatte, o quella della cicoria per esempio, fino agli aromi che ricordano il sotto bosco e di erba profumata, facendo presagire un assaggio profondo e molto promettente.

Fin dalla sua accensione, le mie prime boccate espongono immediatamente un gusto armonioso, dolce e cremoso, una sorta di sfuocato olfattivo e ampio in bocca, controllato da sapori più potenti e rassicuranti in sottofondo, un contrasto analogo a quello dei vulcani addormentati che dominano i loro paesaggi sublimi e placidi. Piccolo consiglio, questo sigaro dal tiro eccellente richiede una certa prudenza, imponendo la regola dei gesti lenti per trarne il miglior “liquore”.  Le vostre frequenze di espirazione saranno molto presto determinanti in questa degustazione, quindi non abbiate fretta!   Ma questa è solo la mia opinione. Con una persistenza confortevole e piacevole, trovo questa prima parte assolutamente accattivante, confortevole e fin da subito piacevole in bocca.  Soffiando alle papille un temperamento dotato di un rigore interessante e ponderato, risvegliando con sottigliezza le sue note di crema di caffè, di nocciola, di biscotti secchi o cookies, dai sapori speziati e mielosi.

Il 2° tempo evolve su una forma più sostenuta adesso, con l’apparizione di un pepe più persistente, percepito sulla punta della lingua, senza trascurare al tempo stesso il fascino cremoso e saziante.  E tutto ciò, senza alterco licenzioso con le papille. Con un’evoluzione relativa alla sua terra, questo “Kingdom” si ascolta fumare, riuscendo comunque a sedurmi grazie al suo giusto equilibrio, gusto/potenza, assolutamente onorevole. A questo stadio dello spartito, si diffondono gli aromi più forti, delle note di dolce toffee, di crema di caffè e di scorza di pane caldo, il cui profumo di forno vi conforta di prima mattina. Con una lunghezza soave e gradevole, questo sigaro trova il suo giusto ritmo di crociera dopo un'ora di fumare, un passaggio obbligato che apprezzerete, tutto dipende se amate la quiete e il conforto felpato dei grandi transatlantici oppure il lato più ricreativo dei piccoli velieri !

Durante questo 3° tempo, quest’ultima parte marca una transizione della forma cremosa/speziata con quella di una cucina legata alla terra, ricca e opulente di sapori riconfortanti e nostalgici.  Insomma, questo “Kingdom” sa mostrarsi imperioso nella sua sufficienza senza perdere nulla della sua benevolenza non appena lo si mette con le spalle contro il muro aspirandolo un po’ troppo forte. Un sigaro che trovo sorprendente, per non dire singolare! Questo “IZAMBAR” è ben più pepato e colorato in questo ultimo atto che nella prima parte, orientandosi verso una ricchezza più espressiva, si degusta fino all’ultima boccata senza mai trasgredire il suo equilibrio.

Analizzando questo sigaro nella sua globalità, si può notare una certa regolarità fin dall’inizio, poi pian piano e senza precipitazione assume più spigliatezza e sicurezza, finendo col qualificarsi dopo 1h30 di diletto, senza false note, senza alcuna pesantezza né alcuna asprezza, suscettibili di rovinare questo finale allegro e stimolante.

So quello che state pensando, che la mia analisi forse non è molto oggettiva, e avete probabilmente ragione! Ma sinceramente, siamo soddisfatti del risultato, di questa realizzazione che appaga la nostra passione comune per il sigaro.

Più che una degustazione, in questo racconto ho provato a condividere con voi un momento, di quelli stessi che amo descrivere nei miei modesti scritti, che alcuni di voi già conoscono.

Spero aver eccitato il vostro olfatto, così come la vostra curiosità. Il mio voto di cuore…./20, non questa volta !  

 

  • Origine: tripe: Nicaragua, sous-cape: Nicaragua, cape: Equateur
  • Format: double robusto
  • Taille: 158mm x 21,4mm
  • Bague: 54
  • Poids: 22gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 15,9chf

 

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IZAMBAR CIGARS "Kingdom"

 

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09/07/2016

Davidoff "Art Edition Limited" 2016

Davidoff partenaire d’Art Basel dans le soutien de l’art contemporain en République Dominicaine, revient  avec un nouveau cigare appelé « Art Edition limited » marque d’une certaine façon son engagement auprès des artistes insulaires des Caraïbes. Pour cette seconde édition 2016, celui-ci offre un mélange étonnant de tabacs  avec une cape épicée d’origine Habano Equateur , ainsi qu’une tripe constituée de viso Piloto, de San Vicente Mejorado Seco, d’une seco Yamasa et San Vicente Mejorado,  provenant de deux régions différentes de République dominicaine. La sous-cape quant à elle est un piloto.

Pour cette deuxième édition, les  visuels  visibles sur les boîtes sont uniques, un travail de titan réalisé en collaboration avec l’artiste française jamaïquaine et vidéaste « Olivia McGilchrist », une commande représentant tout de même 7000 clichés/ vidéo ! Cette production d’œuvre originale contribue à promouvoir l’art émergent sur ces îles, tous les revenus issus de ces ventes de coffret seront consacrés à des programmes d’actions en faveur de l’art.

Pour cette analyse, laissons son prix entre parenthèses pour une fois ! Connaissant la petite histoire, son prix n’est plus qu’accessoire ! J’aime assez ce genre de module, pas vous ? Ce format des plus singuliers pour ma part et des plus difficiles à rouler, répond à une et seule exigence, l’ « esthétisme » avant tout, bien vu pour cet ambassadeur de l’« Art ». Perfecto rime avec perfection, avant même de l’avoir dégusté, j’en apprécie ses formes, ses nuances, sa texture et son parfum, toutes ses choses anodines que certains trouveront oiseuses, contribuent à fonder une dégustation qui sera sans nul doute bien mieux valorisée par la suite. N’oubliez jamais, prenez toujours votre temps avant de vous engager, un peu comme si vous faisiez la cour à une charmante demoiselle, laissez-vous séduire, vous enivrez de son parfum, sachez apprécier chaque instant ! Respirer, humer, renifler, laisser vous transporter par tous ses effluves suaves et bucoliques, entremêlées d’odeur de cuir, de champignon, de foin fraîchement séché un soir d’été quand la terre exulte sa douceur . (Petit rappel, l’odeur de foin n’est pas une note déplaisante dans un cigare, bien au contraire, celui-ci est gras et très aromatique, grâce au « mille fleurs » qui le compose, ne la confondez pas avec l’odeur de paille bien plus stérile que le foin nourrissant.)    

Dès sa mise en bouche, c’est à cet aspect gras que je pense, dont cette fois-ci je l’attribue au gras des fruits secs à coque ou celui d’un avocat par exemple, cette longueur en bouche définissable et suave qui tapisse généreusement vos muqueuses, vous laissant cette sensation confortable et rassurante, sous la forme d’une onctuosité aimable et douce. Ce préambule offre une large amplitude, dont sa consistance ferme assoit un pouvoir péremptoire et bien équilibré. Ses arômes oscillent avantageusement sur des notes de fruits secs bien sûr, de beurre de cacao, d’épices et de poivre blanc. La rondeur, ainsi que sa persistance approuve un démarrage harmonieux, d’une belle puissance et d’une sociable indolence.  

La suite ne diffère pas à ce préambule bienveillant, fait de saveurs onctueuses et consistantes, ce fameux goût de bois, diraient nos anciens pour exprimer leur ferveur d’une sensation opiniâtre et retrouvée. L’évolution dans cette seconde partie ne suscite pas une grande éloquence, mais s’est se distinguer d’un rancio tout à fait remarquable ( puissance/ arôme).

Le 3e temps propose un engagement plus nerveux dans sa forme jusqu’à présent très constante, les saveurs semblent plus contrariées et empâtées dans cette dernière scène. Cette évolution renforce ses arômes sur un contraste corpulent et avenant à la fois, un final tout en consonance de ses origines.  Une partition champêtre qui se gratifie d’un final plus terreux dans l’ensemble, jalonné de quelques notes de champignon et de saveurs davantage épicées. Dans l’ensemble, ce Davidoff « Art edition» s’en sort plutôt bien. Un cigare que je qualifierai d’engager dès les premières aspirations, doué ainsi d’une musicalité suave et décidée qui ne m’a pas laissé de marbre pour une fois. Ma note de cœur 16/20, un très bon cigare.  

  • Origine: tripe: Dominicaine, sous-cape: Dominicaine, cape: Equateur
  • Format: perfecto
  • Taille: 152mm x 21,5mm
  • Bague: 54
  • Poids: 16,1gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 38chf ( 35€ ) 

perfecto_art edition limited_2016

Davidoff Perfecto "Art Edition Limited"

Olivia McGilchrist_davidoff

Olivia McGilchrist

 

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20        

09:19 Écrit par Edmond Dantes dans Davidoff, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/06/2016

Un cubain pas comme les autres, ce cigare "Virtuoso" !

Paul Verlaine aurait très bien pu dire,  « Dans la vie j’aime deux choses, le cigare et toi. Le cigare, pour maintenant et toi pour la vie » Malheureusement non, Verlaine l’argoteur parlait peu, il observait et fumait plutôt la pipe, buvait l’absinthe comme du p’tit lait, comme tant d’autres poètes de son époque, habitués d'endroit comme le « Polidor », rue Monsieur le Prince à St Germain des Près, non loin de la Sorbonne.

« V » comme Verlaine et non comme Vendetta, « Or » comme Polidor et rêverie de fumeur, buveur de " fée verte", voici peut-être les liens d’affinité passée, du génie français à celui de la poésie émanant  d’un cigare, comme le « Virtuoso ».

L’histoire de ce projet est toujours très semblable aux autres, celle avant tout de la passion d’un homme ou d’une femme, qui sans elle ne pourrait enfanter, le « cigare » tant fantasmé par son auteur, Mr Firas ! Ce jeune amateur, doté d’un sens créatif du fait de son métier d’architecte d’intérieur, reconnu vraisemblablement de bon goût par nombre de ses clients, baptise tout simplement sa marque de «Virtuoso», là ou certains y verraient de l’arrogance, détrompez-vous, « Firas » de son prénom, n’a rien d’un garçon présomptueux et abus de sa personne, bien au contraire c’est la passion qui l’anime et qui brille dans ses yeux. Toujours à l’écoute, et réceptif aux moindres remarques que nous pourrions lui faire pour l’aider.

Ce cigare cubain produit à Cuba en quantité très limitée et finalisée en Suisse, ne me demandait pas « comment est-ce possible ? », mais pour l’avoir dégusté à plusieurs reprises, je vous confirme sans hésitation son affiliation à ce terroir. Loin de faire de l’ombre aux marques du catalogue « Habanos », ce cigare reste une curiosité gustative intéressante et innovante, qui ne sera jamais produite pour le moment à grande échelle, ce qui en fait tout son intérêt et son charme aujourd’hui. Déguster ce cigare reste un privilège des rois, comme disait Cocteau, « on ne vit que pour ces quelques instants, intenses et privilégiés, le reste du temps, on attend ces moments-là », la vie de l’amateur se résume avec beaucoup de pertinence, à ces quelques mots, « … le reste du temps, on attend ces moments-là. »  Tellement vrai, ne trouvez-vous pas ?

Autre détail d’élégance et d’ostentation qui ne laissera pas insensible l’amateur, c’est bien sûr cette rose d’or prédécoupé en guise de bague, celle-ci délicatement posée par de véritables doigts de fée, sur cette cape fine et soyeuse de couleur caramel.

Ce robusto choisit pour cette dégustation, offre un corps assez ferme, ainsi qu’une souplesse relative, que je perçois très éloigné des cigares cubains officieux que je connaisse, souvent très mous, du moins une grande partie, cela change pour une fois ! Son parfum timoré de feuille morte, délicatement boisé, évoque quant à lui, une partition automnale plaisante au nez qui ne demande qu’à s’exprimer maintenant.

Dès l’allumage, les saveurs onctueuses se montrent conciliantes, tout en faisant preuve d’une nature éclairée et épicée dans ses premières aspirations. Ainsi qu’une consistance moyenne, adoptant une forme assez grasse et confortable en bouche vers une musique gustative, très accessible dès son démarrage. Sa rondeur flirte l’insolence,  sur des notes animales et végétales, de jeunes cuirs, de poivre noir, de boisé et de fourrage riche et gras (façon foin d’alpage), un ensemble d’une complexité équilibrée et de richesse moyenne, peu corpulente dans sa forme.

Dès le 2e temps, sa forme légère reste posée et constante, sur une évolution plutôt engagée dans la bonne fluidité des saveurs et non sur l’éloquence d’une ponctuation trop dithyrambique et hasardeuse. Un cigare qui pourrait presque provenir d’un métissage entre un «Epicure n°2 »et un « Specially Selected » par exemple. Toujours de consistance moyenne, rien ne vient troubler ce ronronnement de plaisirs gustatifs. Dont personnellement, j’aurais aimé un peu plus de profondeur à ce stade, mais je lui pardonne, car l’ensemble s’enorgueillit d’un bon « rancio » dans sa globalité.

Sur le 3e temps, je note une prononciation des saveurs, légitime à ce stade du fumage. Rien de puissant, juste une progression sans heurt des saveurs rencontrées jusque-là. Pour ceux, désireux d’en découdre, il  faudra attendre le final pour obtenir plus de relief en bouche ou choisir un autre module, plus puissant la prochaine fois. Vous l’aurez compris, ce « Virtuoso » n’a pas pour vocation de vous gifler dès la première bouffée, ni de vous intimider ou de vous insulter.

Ce mélange voulu par Firas, s’adresse avant tout à des amateurs attentifs et exigeants, friands de cigares délicats et plus spirituels qu’assommants.

Ma note de cœur, 16,5/20, pour ce très bon cigare.

  • Origine: tripe: Cuba, sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: gros robusto
  • Taille: 130mm x 22mm
  • Bague: 56
  • Poids: 17,1gr
  • Année: 2015
  • Prix Suisse: non communiqué

Renseignements supplémentaires: info@virtuosocigars.com - Mr Firas Balboul.

 

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Cigare "Virtuoso"

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Cigare "Virtuoso" (détail de la tête, façon coiffe médiévale)

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Cigare "Virtuoso" (déstressé !)

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20                       

 

17:12 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Virtuoso | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/06/2016

IZAMBAR "Caves à cigares/ Humidors"

IZAMBAR, cave cigare, humidors cigars

 

WELLES HUMIDOR "IZAMBAR"

-The Welles humidor is more than just a simple humidor – it is a decorative piece with an ultra-contemporary shape and materials. Some may think it looks like a safe, or perhaps a spaceship that has fallen out of the sky, or a Jules Verne submersible, while others may see a 'cyborg' temple guardian perched on his three stainless steel legs. I wanted this piece to be more fun-looking than a simple cigar container, and above all less austere than the all-familiar traditional 'cigar box'. To achieve this we sought a design more in keeping with the times, while including the features required to preserve our precious cigars at the right humidity using quality materials.

-The Welles can contain up to 300 cigars in three racks made from 6-mm Perspex, designed to hold the main formats available on the market, and an empty space below where a few boxes can be stored.

-The wood used for the inner lining is Okoumé, an African species with qualities equivalent to those of Spanish cedar. 20 mm solid wood. (Note that nowadays true Spanish cedar is a protected species from Central America. Use of this designation, which is unfortunately not monitored, is obsolete and often false.

Many humidors are indeed made from cedar, but from China (Chinese cedar) which is passed off as Spanish cedar. For all of our pieces, we have used Okoumé for ecological and environmental reasons.)

-The bottom of the humidor lights up when the door is opened. More than just a fanciful touch, this cold ambient light shows off your wrappers to beautiful effect and is practical for making your selection.

-The outer casing is made from MDF spray lacquered with an ultra-matt white finish. 40-mm solid wood.

-The piece is supported by three square-cut polished stainless steel bases (60x60) fixed to the body of the humidor by three 5-mm thick plates and four polished titanium screws.

-The door sports a chrome porthole, a hygrometer, a precision thermometer and a mechanical lock.

-The humidor is equipped with a top-end electronic humidification system: the 'CigarSpa', well known for its reliability and its ease of use.

Interior dimensions: H 520 mm x L 320 mm x D 230 mm                 

Exterior dimensions: H 640 mm x L 440 mm x D 360 mm

Exterior dimensions on feet: H 1600 mm x L 760 mm x D 540 mm 

Total weight: 45 kg

Options:

  1. Selection of colours according to the customer's sample.
  2. Engraving and interior or exterior 'graphic' personalisation on quotation only.
  3. artisticcustomization

www.izambar.com / edmond@izambar.com*

11:00 Écrit par Edmond Dantes dans Cave à cigare | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/06/2016

Por Larrañaga "exclusivo Grande-Bretagne" 2014

S’il y a bien un ambassadeur des éditions régionales, je pense bien entendu  à « Por Larranaga », en effet, son insatiabilité à en produire ne compte pas moins de 16 éditions à ce jour ! Dont ce « Sobresalientes » un robusto extra, sortie en 2014 pour la Grande-Bretagne en seulement 5000 boîtes de 10 pièces. Pour l’anecdote, son format 153 x 53 reprend les mensurations exactes du « 681 » de Bolivar, sorti en 2011 pour la Bulgarie, pour ceux qui s'en souviennent ( une information d'importance qui méritait d'être signalé !! )

Un cigare au toucher d’une fermeté moyenne, beaucoup de souplesse et très léger pour sa taille, à peine 16 grammes à la pesée. A part cela, ce robusto extra propose un visuel soigné, cintré d'un costume trois-pièces à la teinte chaude et charnelle de couleur cuivrée. Du côté du nez, ce cigare diffuse une suggestion légère au parfum évanescent de boisé et de chocolat au lait qui manquerait pour ma part d’un peu plus d’assises. Rien de grave, je chipote comme toujours !

Dès l’allumage, les premiers instants perçus, vous amènent sur un parquet lustré, celui sur lequel vous chausseriez les patins pour éviter de contrarier « Madame », le tout accompagné justement, d’une musique feutrée en arrière-plan, qui vous envelopperez de sa bienveillance à la chaleur plaisante et courtoise. (soi environ, les 5 premières minutes seulement… )

Etonnement, les saveurs qui vous endormaient jusque là,  se révèlent bien plus malicieuses, rapidement l’intensité s’ajuste sur une forme plus rythmée, que je préfère à l’ennui d’un cigare que je croyais très léger, comme quoi les a priori ! Au goût, ce cigare nous fait voyager sur des notes épicées, de café crème et de pain frais qui s’accentuent sur la longueur vers un poivré plus râpeux. L’ensemble d’un bon équilibre ne s’offusque en rien, l’harmonie des sens reste toutefois respectée, dans une valse des arômes, agréable et zélatrice. Localisé sur le haut et l’avant du palais à cet instant.

Dans un 2e temps, sa forme onctueuse et épicée ronronne affectueusement et "roborativement" sur des notes de chocolat milka, de poivre et d’écorce de pain plus cuite. Une évolution sans fanfare qui maintient ce « Sobresalientes » sur une consistance posée et satisfaisante à mon bon plaisir. Un cigare cubain pour ma part, très standard en bouche, d’une richesse moyenne dans son évocation et qui maintient toutefois, une musique agréable et non rébarbative dans cette seconde partie.

La 3e et dernière partie, offre un opus plus chargé, tout en gardant une certaine harmonie dans son mouvement, garante d’une onctuosité prévenante. Peu de changements sur cette partition, juste un renforcement des cuivres sur le refrain final. Une conséquence qui rend ce cigare bien plus rassasiant sur la fin, sans pour autant perdre de sa contenance en prenant une tournure vilipendée. En conclusion, ce « Por Larranaga » sans être la meilleure édition régionale qui n’ait jamais existé, m’a procuré un plaisir non dissimulé. Ma note de cœur 16/20, un cigare élégant, de puissance moyenne à découvrir, parfait à déguster en terrasse le dimanche matin après le petit déjeuner.  

  • Origine: tripe: Cuba, sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: grand corona
  • Taille: 153mm x 21mm
  • Bague: 53
  • Poids: 16,1gr
  • Année: 2014
  • Prix UK: 22£ ( 28€ ) 

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Por Larranaga "Sobresalientes" 2014

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Por Larranaga "Sobresalientes" 2014

 

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20        

 

12:22 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Por Larranaga | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

08/06/2016

Black Market "Filthy Hooligan"

Petit rappel : La couleur de cape verte que l’on appelle, double claro, candela, AMS (American Market Selection) ou verde, provient d’un processus de séchage prématuré, qui consiste à fixer le pigment vert de la chlorophylle par une augmentation progressive de la chaleur jusqu’à 100°, à l’aide de brûleurs au gaz aujourd’hui, autrefois à l’aide de braises et cela pendant une durée d’environ 48 heures, à cela ajouter une douzaine d’heures supplémentaires pour sécher définitivement le limbe (nervure centrale), et voilà, le séchage est terminé ! Ensuite, les feuilles devenues craquantes et trop fragiles pour être libérées des perches, devront entamer une cure de réhumidification pour être travaillé. Malheureusement, cette méthode très courte ne permet pas un murissement efficace de la feuille par l’oxydation et hydrolyse naturelle provoquée par un séchage traditionnel et contrôlé de 45 jours en moyenne ! Une feuille de tabac est comme un fruit, une fois celle-ci cueillit, elle murît comme le ferait une pomme ou une banane, en produisant des sucres et des acides aminés, une transformation indispensable pour un bon développement du goût, de ses arômes.

« Filthy Hooligan » drôle de nom pour un cigare, enfin passons !

Ce qui est formidable dans le monde du cigare, c’est incontestablement sa diversité, que l’on aime ou pas, on trouve de tout, du meilleur au pire parfois. Même dans un « Black Market », à première vue conçue pour nous faire tirer la langue en le voyant, peu nous amuser gustativement parlant ! Si vous voulez développer votre sens de l’analyse, misez sur l’éclectisme du goût en façonnant votre perception, à tirer parti de chacune de vos dégustations bonnes ou mauvaises.

Voici un cigare qui interpelle par ses couleurs et du fait de son mélange (Honduras/ Panama/ Nicaragua et Equateur), ma foi, une salade composée digne des meilleurs bars à tapas de l’hexagone ! Visuellement, l’effet poteau de barbier verde/ maduro et sa bague, dont le sens m’échappe encore, sont d’un très bel effet mercantile. Un module au toucher, de bonne tension et d’une souplesse toute relative, un cigare très bien confectionné.

Sur cet autre point, son parfum, vous allez me prendre, certainement pour un fou, si je vous dis melon vert et feuille de tilleul, vous rigolez, n’est-ce pas ! Eh bien, voici l’étrangeté de cette cape candela, ici pas de senteurs boisées, ni de chocolat au lait ou de pain chaud fariné. En effet, son odeur si particulière profane quelque peu notre perception, bien établit au cigare et à sa couleur. Au mouillage, c’est  sans surprise que son goût est neutre.

Dès les premiers coups de torche, le démarrage développe d’emblée une saveur plutôt douce dans sa forme, suivit d’un fond futilement poivré. Les notes proposent un profil aromatique cohésif à sa pigmentation, que je perçois d’herbacé comme le foin sec chauffé par le soleil, de tilleul pour l’absence de goût prononcée et de poivre blanc. Sa consistance offre une partition gustative très aérienne, avec un manque notable de profondeur et de contraste sur son agrément. Un duo rondeur, longueur que je trouve effacés et moyens, offrant un fumage facile et passable pour ce 1er tiers !

Le 2e temps se poursuit discrètement sans faire de vagues, soufflant un vent chaud et doux, laissant une sensation de sécheresse en bouche. Dommage que cette partition manque de rythme, de notes plus fortes et plus grasses aussi. Aucunement irritant, ce « Black Market »  se distingue sur un « easy to smoke », un cigare aux notes vertes de foin, d’aneth, de tisane  dont l’assaisonnement épicé relève d’un sauvetage opportun et désespéré ! D’une consistance toujours en dessous de mon seuil de tolérance, ce module prend au fil de son évolution une désagréable décoloration olfactive, confirmant son côté fade et ennuyeux.

Sur ce 3e temps tout aussi empâté et inconsistant, finalise cette dégustation avec la sensation d’avoir dégusté un cigare, qui serait peut-être meilleur en infusion, va-savoir !

Ma note de cœur, toutefois généreuse 12/20, résulte d’avoir éveillé en moi des parfums insoupçonnés dans un cigare, mais malheureusement cela ne suffit pas ! En conclusion, un véritable cigare de camouflage, conçut pour disparaître au nez de tous et sans regret ! Au fait, je n’ai toujours rien compris à la symbolique de cette édition, sale hooligan et l’enseigne de barbier !!

  • Origine: tripe: Honduras/ Panama, sous-cape: Equateur, cape: Honduras/Nicaragua
  • Format: toro
  • Taille: 152mm x 20mm
  • Bague: 50
  • Poids: 14,8gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 10chf

black market, filthy hooligan

Black Market "filthy hooligan"

black market, filthy hooligan

Black Market "filthy hooligan"

 

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20        

08:35 Écrit par Edmond Dantes dans Alec Bradley, Black Market, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/05/2016

Partagas Anejados "grand corona"

Si je devais résumer très simplement ce cigare en deux adjectifs, sans hésitation, c’est à profond et à rassasiant  qui résumerait le mieux ce grand corona « Anejados ». Profond dans ses arômes, et rassasiant dans sa perception. Voilà, tout est dit ! C’est assez court, je sais…

Cet « Anejados Partagas » emprunte un format intéressant et très appréciable pour les amateurs en quêtent d’authenticité, pas vraiment un robusto, pas vraiment un corona, le corona gorda ou grand corona pourrait être une sorte de métissage des deux, bien entendu hypothèse fausse, puisque le robusto reste contemporain à ces 2 modules.

Quelque part, Cuba a très vite compris que le pluralisme des formats, des marques, était vital à la pérennité de leur entreprise, drôle de paradoxe pour un état communiste à Parti unique ! Voyez-vous ça, le cigare a la faculté de vous conduire ou de vous éconduire sur des analogies de comptoir ou il est interdit de fumer !

Mais revenons, à ce « Partagas » ! Dans un premier temps, un cigare s’expose pour créer l’envie avant d’être dégusté. Celui-ci, de nature assez rustique (nervures saillantes et cape matée) ne revêt pas l’uniforme de la convoitise, mais plutôt l’habit du roturier aux frusques fripées, bénit de musc boisées, de vieux cuirs, de cacao et de relent d’arabica. D’une prestance assez souple, ce cigare s’émaille de quelques imperfections, duretés attribuées à des défauts de roulage principalement et à quelques branches prêtent à percer son enveloppe fragile. Difficile, d’être magnanime pour un cigare à ce prix, un « Partagas » tout de même !!

Passons maintenant à l’essentiel de cette analyse, d’un allumage aisé, les toutes premières voluptés s’inscrivent d’entrée sur une forme gustative assez onctueuse, assez ronde en bouche, mais en rien satirique dans ses premières minutes de connexion.

Passez ce moment de chauffe, la première partie démontre un caractère démonstratif, consistant en bouche et très rassasiant, limite empâtée par ses valeurs assez sourdes au palais, un peu comme si vous écoutiez un concert d’AC/DC avec un casque intégral, saisissez-vous cette tonalité profonde et grave ?  Non non, inutile de déguster votre cigare avec un casque sur la tête… Après 20 minutes, les notes deviennent plus piquantes, il faut redoubler de prudence pour éviter les couacs, en diminuant les fréquences d’inspirations, apprivoisez-le en canalisant au mieux ces excès. Gustativement, ses notes se concentrent sur un goût de vieux cuir, d’épice et de saveurs tourbées, un cigare riche en saveur, mais au relief trop érodé dans celui-ci. Dans cette symphonie pastorale, il lui manque l’essentiel, le piaillement des moineaux des champs et des étourneaux pour obtenir l’éclat vif d’un bel équilibre.

Dans un 2e temps, son arrogance étouffe les papilles et ne permet plus d’éveiller cette poésie que l’on attend de tout cigare, trop caverneux et lourd malheureusement. Cet « Anejados » envoie avec trop d’orgueil et d’impudeur son souffle chaud et pressant, qui finit fatalement par épuiser l’arrière et le haut du palais. Sa puissance couplée à une richesse aromatique intense, me fait penser à certaines bières à fermentation haute, comme les « Barley Wine » appelé vin d’orge, des bières fortes situées entre 8 et 12° et au goût très prononcé, souvent très amer, très analogue au cigare. Ici, notre grand corona flirte sur des notes plus bitumeuses et collantes, jusqu’au café noir de l’avant-veille. Toujours d’une puissance enivrante et rassasiante, cet « Anejados » bouillonne en bouche, tout en délivrant un certain réconfort dans son agrément, comme si ce mal nécessaire devait me consoler.

A l’aube de sa fin, rien de très surprenant pour ce 3e temps, qui, gouverné par une intolérable répression des saveurs, sombre inexorablement vers les hauts-fonds de la corpulence. Pour ma part, je le conseillerai pour des amateurs avertis, friands des cigares à la consistance bien assise du début à la fin, préférant les cors de chasse, aux violons et à la flûte enchantée ! Personnellement, je reste un peu partagé sur son côté  harmonieux, ma note de cœur 15/20 pour un cigare captivant et tonitruant comme j’aime. Bonne dégustation à vous tous.

  • Origine: tripe: Cuba, sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: grand corona
  • Taille: 143mm x 18mm
  • Bague: 46
  • Poids: 12,2gr
  • Année: 2007
  • Prix Suisse: 18chf

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Partagas Anejados "grand corona"

partagas_anejados_grand corona_2016

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20        

18:05 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Partagas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Un havane authentique...

La Havane. Vendredi 1 avril 2016. CCN. Le Héros national cubain, José Marti, disait que le tabac est « feuille indienne, réconfort des méditatifs, délice des rêveurs, architectes de l’air, sein parfumé de l’opale-aile… ». Ce fut à Cuba, en 1492, que l’expédition espagnole conduite par Christophe Colomb découvrit pour la première fois le tabac sur la terre du Nouveau Monde. Selon les historiens, les Tainos (aborigènes cubains) enroulaient et allumaient des feuilles mystérieuses qu’ils appelaient « Cohiba », au cours de cérémonies qui étonnèrent les colonisateurs.

La nature du sol et le climat de Cuba, un don qui les rend uniques !

Depuis cette découverte à Cuba, il y a plus de 500 ans, le tabac a été planté et commercialisé sur toute la planète. Toutefois, depuis les débuts de cette découverte, le tabac noir cubain a été considéré le meilleur du monde en raison des conditions uniques rencontrées dans certaines parties de l’Île pour sa culture, une distinction qu’il détient sans aucun doute depuis plus de 5 siècles.

Quatre facteurs définissent un havane authentique : le climat (soleil, pluie peu abondante, température de 25˚C et 79% environ d’humidité relative), compte tenu du fait que la culture et la cueillette ont lieu pendant les mois les moins pluvieux ; le sol approprié pour cultiver les meilleures variétés et obtenir les feuilles qui complètent le mélange ; le facteur humain, autrement dit la sagesse des paysans et des torcedores (rouleurs) cubains, héritiers de cette tradition et la sélection soigneuse et la proportion adéquate des variétés de tabac brun.

Même si sur d’autres terres on peut avoir acquis certaines aptitudes et y compris des semences cubaines, jamais il ne sera possible de posséder la nature du sol et le climat de Cuba. C’est un don de la nature qui les rend uniques.

On ne trouvera pas non plus cette connaissance et cette culture du tabac accumulées pendant des siècles par le pays.

Les cultivateurs de tabac réalisent un travail extraordinaire. Des années de sagesse et d’attente patiente pour obtenir une feuille prête à confectionner un cigare Habano calibré.

Concernant l’actuelle période d’ensemencement du tabac et d’autres aspects de cette production qui revêt une importance particulière pour l’économie et l’identité du pays, Granma International a interviewé Miguel Vladimir Rodriguez Gonzalez, premier vice-président du Groupe d’entreprises de tabac Tabacuba et spécialiste en la matière.

Depuis l’année dernière, et également pour l’année 2016, l’Île a subi un comportement irrégulier du climat, suite aux sécheresses, aux pluies intenses, à la chaleur accablante et au froid tardif, dus à la présence du phénomène climatique connu sous le nom de El Niño-Oscillation australe, un véritable casse-tête pour l’agriculture cubaine.

 

Comment se déroule l’ensemencement du tabac pendant cette période de froid 2015-2016 ? Les irrégularités climatiques ont-elles eu un impact ?

La période hivernale a bien commencé, malgré le temps et les changements climatiques, non seulement pour le tabac, mais aussi pour toutes les cultures. L’ensemencement a commencé le 10 octobre et, jusqu’à aujourd’hui, nous avons pu ensemencer les hectares prévus. Plus de 25 000 hectares dans tout le pays ont été ensemencés.

Nous avons d’abord eu un début de saison très sec, et maintenant nous avons beaucoup de pluie. Nous devons apprendre ‘a vivre avec ces changements. Nous n’avons pas d’autre alternative et nos agriculteurs ont assumé ce défi avec beaucoup de sérieux.

Nous avons perfectionné la formation de notre main-d’œuvre et renforcé les structures d’irrigation, en acquérant et en installant des systèmes d’irrigation plus efficaces et performants, permettant également d’ensemencer des zones moins sèches. Nous avons construit et garanti l’entretien des sources d’approvisionnement en eau, des canaux d’irrigation, des puits et de tout ce qui nous permet d’atténuer ces effets négatifs.


Comment garantissez-vous matériellement la saison ?

Tous les produits phytosanitaires et les engrais ont été fournis opportunément pour assurer une bonne campagne d’ensemencement. Beaucoup de ressources ont été également mobilisées pour garantir les pièces du matériel agricole. Les aléas climatiques nous touchent comme les autres, mais nous estimons avoir créé toutes les conditions permettant d’obtenir une bonne récolte.

Le tabac est-il ensemencé sur l’ensemble du territoire ? Quelle est la meilleure région dans l’actuelle campagne et le plus grand producteur de cette plante de la famille des solanacées, originaire de l’Amérique du Sud, laquelle a été ensuite étendue aux Antilles et d’autres régions du continent avant la rencontre entre les deux cultures ?

Nous semons du tabac dans toutes les provinces du pays, excepté dans les zones proches de la capitale. Cependant, la meilleure zone de production reste Pinar del Rio, avec plus de 16 000 hectares qui assurent pratiquement 70 % de la production de tabac du pays.

Il est très difficile de préciser les meilleures régions pour la production de tabac, car tout notre système d’entreprises et les bases productives du pays ont acquis une expérience dans le développement de la culture du tabac. Nous obtenons de très bons résultats dans des régions où il y a encore quelques années il n’y avait aucune ou très peu d’expérience. Je ne vais pas mentionner de noms pour ne pas blesser les susceptibilités.


Quelle est l’importance de la science et de la technique dans ce secteur ?

Je crois qu’il n’existe actuellement aucune activité au monde qui puisse se passer de la recherche et de l’introduction de nouvelles technologies.

Le groupe dispose d’un Institut de recherches de très grande expérience situé à San Antonio de los Baños, dans la province d’Artemisa, créé en 1964 et avec les stations expérimentales de Pinar del Rio, créées en 1937, et deux autres dans le centre du pays, celle de Cabagüan, inaugurée en 1940 et l’autre à Manicaragua, dans la province de Villa Clara, ainsi qu’un groupe de diffusion technologique dans la province de Granma, mis en fonctionnement en 2003 afin de prêter une assistance technique dans l’est du pays où la production du tabac s’est également développée ces dernières années et affiche de bon résultats.

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Comme vous pouvez le constater, nous avons accumulé beaucoup d’expérience dans la recherche scientifique liée au développement de l’industrie du tabac, de l’agriculture à l’industrie.

L’objectif principal de cet institut et de tous ses centres associés est de mettre la science et l’innovation technologique au service du développement du tabac cubain. Une de ses principales activités concerne l’introduction de nouvelles variétés de tabac résistantes aux maladies ou qui assurent de meilleurs rendements, et la lutte contre les fléaux et les maladies qui affectent la culture à Cuba et partout dans le monde.


Qu’est-ce que Tabacuba ?

Le Groupe d’entreprises de tabac de Cuba, Tabacuba, a été créé en juillet 2000. Il est placé sous la juridiction du ministère de l’Agriculture, en tant que seule organisation économique cubaine qui dirige intégralement l’activité du tabac dans toutes les phases de sa chaîne de production, depuis l’agriculture jusqu’à la commercialisation sur le marché international et cubain.

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Sa mission actuelle est d’augmenter de façon soutenue la contribution du secteur du tabac à l’équilibre de l’économie nationale avec la présence du tabac et de ses produits sur le marché mondial, tout en maintenant le leadership du Habano, par le biais d’un fonctionnement efficace, compétitif et durable.

Le Groupe est composé de 45 entreprises dont 15 agricoles, 6 agro-industrielles, 9 de tabac torcido (tabac fait à la main ou Premium), 4 de cigarettes et 6 de services de commercialisation. Tabacuba possède également 3 entreprises mixtes, une société commerciale et un institut de recherches composé de 3

Au total, le Groupe dirige 96 fabriques de tabac fait main (y compris les 9 entreprises citées ci-dessus), 46 d’entre elles sont consacrées exclusivement au tabac d’exportation, une fabrique de tabac fait à la machine destiné à l’exportation et au marché intérieur ainsi que 4 pour une consommation exclusivement nationale.

Nous disposons également de plus de 250 centres de choix, plus de 40 centres de traitement de la feuille de tabac et plus de 60 d’écôtage (des centres où on retire la moitié de la veine centrale aux feuilles de tabac réservées pour la tripe et un quart de celles destinées à la cape, tandis que pour celles qui sont choisies pour la cape, on retire entièrement la veine, en formant deux bandes). C’est donc un Groupe très vaste, divers et complexe par les nombreuses activités productives.

Plus de 600 entités participent à la partie purement agricole, dont quelques 20 entreprises étatiques et les autres dans des formes de propriété coopérative ou privée, dans lesquelles travaillent pour chaque saison autour de 200 000 personnes.




À l’heure actuelle le Groupe se perfectionne et se transforme en une organisation supérieure de direction, avec de plus larges facultés dans le secteur d’entreprises, faisant partie de la mise en œuvre de la politique du Parti communiste, adoptée lors de son 6e Congrès, ce qui nous apportera de meilleures conditions pour le développement de l’industrie du tabac en correspondance avec notre époque.


Quels sont les principaux résultats et perspectives de l’industrie ?

Notre industrie produit aujourd’hui pratiquement 300 millions de cigares faits main, dont 100 millions sont destinés à l’exportation et le reste à la consommation nationale. De plus, nous produisons environ 130 millions de cigares fabriqués industriellement, environ 90 % sont destinés à l’exportation, ainsi qu’environ 15 milliards de cigarettes.

L’industrie cubaine du tabac a de nombreuses possibilités d’expansion avec, par exemple, le projet qui s’organise dans la Zone spéciale de développement Mariel, notamment la construction d’une nouvelle fabrique de cigarettes avec notre partenaire commercial brésilien Souza Cruz, qui sera en fonctionnement en 2018 avec une capacité annuelle de fabrication d’environ 8 milliards d’unités.JPEG - 9.2 ko

Notre fabrique de cigarettes d’Holguin, la plus moderne du pays, prévoit également un projet ambitieux d’investissement pour élargir et moderniser ses productions. C’est un défi pour le Groupe, car nous prévoyons d’homologuer les standards de qualité et la présentation du produit destiné à la consommation nationale à ceux existants aujourd’hui dans le monde.

Un programme d’agrandissement et de modernisation de notre fabrique de production mécanisée de tabac est également en phase d’approbation. Une affaire que nous avons eu pendant 15 ans avec l’entreprise espagnole Altadis, puis avec un partenaire anglais Imperial Tobacco Group.


Selon vous, que représente le tabac pour notre pays ?

Le tabac fait partie de notre culture et de notre identité nationale. Les historiens affirment que lorsque les colons espagnols sont arrivés, les autochtones avaient déjà l’habitude de fumer un bon tabac qu’ils associaient à leurs rites et cérémonies religieuses.

Ensuite, avec la colonisation, les Espagnols ont introduit le tabac en Europe et c’est là-bas qu’a commencé l’histoire de son universalisation jusqu’à nos jours. Beaucoup de choses se sont passées depuis, mais il n’y a aucun doute sur le fait que le tabac cubain soit reconnu pour être le meilleur au monde par les fumeurs les plus exigeants.

Je pense que plus de 500 années d’histoire pèsent beaucoup dans la culture d’un peuple, et le tabac cubain reste encore l’un de nos produits les plus emblématiques sur le marché international. Pour cette raison, nous continuerons à parier sur le développement de l’industrie du tabac en relevant tous les défis qui s’imposent à nous avec l’ouverture de nouveaux marchés, dont nous avons été absents pendant de nombreuses années, ceci bien malgré nous. À bon entendeur... ces quelques mots suffisent, n’est-ce pas ?


COHIBA

Cohiba est considérée comme le fer de lance et la principale marque de l’industrie du cigare cubain. Elle a été créée en 1966 et, pendant de nombreuses années, elle a été uniquement destinée aux personnalités cubaines et étrangères, ainsi que pour les relations internationales.

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Depuis 1982, année où elle est présente dans différents pays, Cohiba est disponible pour le plaisir des fumeurs les plus exigeants du monde, dans des quantités limitées.

En 1966, ce cigare reçut un nom : Cohiba, le mot qu’utilisaient les Taïnos à l’arrivée de Christophe Colomb pour désigner le tabac. Une manufacture et créée en 1970 et Cohiba devient une marque à part entière, peu commercialisée, jusqu’à son lancement international en 1982

Des feuilles spécialement sélectionnées parmi la production de 5 Vegas Finas (bien précises) de Vuelta Abajo entrent dans la composition de ses vitoles, notamment dans les zones de San Juan y Martinez et San Luis.

C’est la seule marque de havanes dans laquelle 3 des 4 types de feuilles sont utilisés dans son élaboration, sec, léger et temps moyen, qui sont soumises à une fermentation supplémentaire en tonneaux. Ce processus tellement spécial se traduit par un arôme et une saveur uniques.

Cohiba compte 4 lignes : la ligne classique, composée de 6 vitoles et développée entre 1966 et de 1989. La ligne 1 492 a été lancée en 1992 avec 5 vitoles pour commémorer le 5e Centenaire de l’arrivée de Christophe Colomb à Cuba. En 2002, 10 ans après, a vu le jour la vitole Siglo VI, une référence dans le monde du tabac.

La ligne Maduro 5 a été présentée en 2007 avec 3 nouvelles vitoles qui incorporent une cape mûre vieillie pendant 5 ans. Cohiba Behike, la ligne la plus exclusive de la marque, est née en 2010. Leur production est extrêmement limitée pour l’unique raison qu’elle incorpore dans son mélange et ce, pour la première fois, la feuille appelée « medio tiempo » qui garantit une saveur et des arômes exceptionnels.

Grâce à cette innovation constante, Cohiba est toujours la marque d’avant-garde qui devance toutes les tendances dans le monde du havane, étant la première qui a introduit une Réserve durant l’année 2002, et une Grande Réserve en 2009, élaborées à base de feuilles vieillies au minimum durant 3 et 5 ans, respectivement.

Source : Juan Diego Nusa Peñalver-

17:59 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |