26/06/2017

Salomon "Alma Fuerte" de Plasensia

Voilà longtemps qu'un cigare ne m'avait pas autant enthousiasmé, un véritable coup de cœur pour ce magnifique "Salomon" box pressed produit par la maison "Plasencia". Un cigare d'une rare finesse qui joue sur une complexité ample et gourmande malheureusement si rare pour ce terroir et injustement remisé comme cigare de 3èmes zones après Cuba et la République Dominicaine. Mais les temps changent, voici un cigare qui démontre à lui seul toute la richesse de ce pays, sa diversité, ses ambitions à produire les meilleurs tabacs. (Le Nicaragua est à mon sens bien plus prometteur aujourd'hui qu'il y a 10 ans, grâce à des producteurs intelligents qui à force de travail ont pris conscience qu'il n'avait plus rien à envier au triangle d'or de la "Vuelta Abajo" dont la surface de jeu, certes unique au monde, reste bien inférieure à celle des régions d'Esteli, de Jalapa, de Condega et d'Ometepe au Nicaragua.)

Mais fermons cette parenthèse et voici en quelques lignes mon sentiment sur la dégustation de cette "Alma fuerte" nom donné à cette nouvelle ligne "Plasensia", cigare pour les âmes fortes. Au premier abord, ce module étonne par son aspect quadrangulaire "box pressed" attribué à un format de type "Salomon", plutôt fantasque et élégant à la fois. Sa cape maduro/oscuro légèrement moiré et mat ne laisse pas indifférent non plus par son uniformité.

Au nez, c'est une appréciation toutefois légère et éteinte, je dirais "peu démonstratif" dans ses senteurs. « Quelle frustration pour mon pif de presque rien sentir ! »

À cru, exercice toujours difficile pour l'amateur que je suis, m'amène sur un goût timoré de sous bois, des dernières feuilles d'automne qui finissent de s'empiler comme un millefeuille pâtissier aux pieds de troncs séculaires et figés dans l'air humide du petit matin. Je sais, j'en fais trop comme d'habitude ! Je me calme…

Dès la mise à feu, c'est une attaque franche, puissante et épicée qui me laisse perplexe sur une sensation de déjà fumé. Cette entrée en matière sec en bouche confesse des saveurs principalement orientées sur l'avant du palais et offrant une mise en bouche peu convaincante, mais conforme dans sa forme. Alors doit-on exiger plus de rhétorique aromatique et gustative dans un cigare à 24 qu'un autre à 12chf ? Je pense que non, malheureusement.

Passez 15 minutes environ, ce premier temps s'harmonise entre consistance aisée et puissance éclairée, le tout sur des arrangements de saveur "fumée/ torréfiée" très agréable à la complexité affable à cet instant. Un cigare doué d'un tirage excellent qui progresse dans sa normalité.

Mais tout vient à point à qui sait attendre, en effet c'est à partir d'une bonne demi- heure que ce "Salomon" se révèle dans ce 2ème temps. Une évolution surprenante toute en rondeur et en suavité qui ravit les papilles de notes délicates, au foin d'alpage fait de mille fleurs, à la floralité subtile et de café latté. Moins puissant à présent, celui- ci s'équilibre sur une forme crémeuse et biscuité tout à fait marginale. Un cigare bluffant si on prend la peine de le déguster et non le fumer !

« C'est à ce moment- là que toute la suggestivité de l'amateur prend tout son sens et exalte sa propre perception des arômes dans une complexité très personnelle et toujours étonnante ». Voilà, ma définition d'un bon cigare, une parmi tant d'autres vous me direz !

Dans le dernier temps, son évolution est désormais établi et plus méthodique (plus linéaire). Par contre, il continue avec émotion d'exposer et d'exploser religieusement en bouche ses notes fugaces de thé Earl Grey, de cannelle et d'empyreume léger soigneusement torréfié. Le final toujours très plaisant se renforce d'une richesse aromatique toujours bienveillante et rassasiante, vous donnant ce sentiment rare de déguster un cigare de gourmet. Un souvenir intact même après un mois l'avoir dégusté, le 26 avril dernier. Un cigare peut-être cher, mais très efficace pour ceux où celles qui recherchent un module d'une aromaticité intéressante et captivante. Ma note de cœur, 17/20 un excellent module pour cette nouvelle ligne "Alma fuerte" de Plasensia.   

crédit photo: Mourade Hendor 

  • Origine: tripe: Nicaragua, Sous-cape: Nicaragua, cape: Nicaragua (shade-grown Jalapa)
  • Format: Salomon
  • Taille: 178mm x 23mm
  • Bague: 58
  • Poids: 20.8 gr
  • Année: 2016
  • Prix: 24chf ( Casa Nueva Genève )

 

alma fuerte plascensia

Salomon "Alma Fuerte" Plasensia.

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20    

 

En savoir plus:

La famille Plasencia produit du tabac depuis cinq générations et est largement considérée dans l'ensemble de l'industrie comme l'un des plus grands producteurs de cigare au Nicaragua. Ils contrôlent également trois usines majeures et fabriquent des marques sous contrat pour de nombreuses sociétés de cigare. Mais le cigare « Alma Fuerte » représente la première poussée majeure de Plasencia pour obtenir leur propre marque (et leur propre nom) sur le marché.

"Toutes ces années, nous produisions du tabac et des cigares, mais nous manquions la meilleure partie", le consommateur final. Nous n'avions aucun lien avec eux. Et nous n'avions pas une marque majeure avec notre nom. Maintenant, nous pouvons nous connecter avec les détaillants et les fumeurs.

Plasencia a tiré de sa vaste bibliothèque de tabac vieilli et nous proposer ce mélange final d'Alma Fuerte, fabriqué entièrement à partir de tabac nicaraguayen. Le composant principal est le Criollo '98, mais les Plasencia ont planté cette graine sur tout le Nicaragua. Alma Fuerte est un mélange de tabac de quatre régions: Estelí, Condega, Jalapa et Ometepe.  Source: Cigaraficionado

             

10:06 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Plasensia | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

02/06/2017

HUMIDOR IZAMBAR "Le livre du connaisseur de cigare"

izambar humidor, le livre du connaisseur de cigare, zino davidoff

Tout amateur qui se respecte se doit de posséder sur le recoin d’une étagère ce livre écrit par Zino Davidoff  « Le livre du connaisseur de cigare » et parut pour la première fois en 1967 dans sa version initiale imprimée par les éditions Robert Laffont.

Ce petit livre d’environ 180 pages exprime avec élégance et romantisme les sens communs que tout amateur se devrait d’honorer pendant son initiation au  « savoir-fumer » et pas seulement pendant, mais toujours. Même si l’époque a changé, ce recueil reste un petit bijou d’humilité et de savoir-vivre, toujours d’actualité aujourd’hui et qu’il serait bon de relire parfois. Sacralisé pour bon nombre de « fan » de l’homme au cigare qu’était le bienveillant Zino. Celui qui roulait les « R » de son accent russe inimitable derrière le comptoir de sa boutique « rue de Rive » à Genève,  Zino nous a laissé un héritage immuable sur les fondements même du cigare que nous gardons tous une part au fond de notre inconscience lorsque nous aspirons la délicieuse fumée de chacune de nos dégustations.

izambar humidor, le livre du connaisseur de cigare, zino davidoff

C’est pour cela, en hommage à ce livre culte, « IZAMBAR » a pris quelques libertés dans la manière de feuilleter ce livre en réalisant une cave à cigares unique en son genre à partir des feuilles de cet ouvrage. (les feuilles, les pages analogues aux feuilles de tabac pour ceux qui ne savent pas lire ou fumer)

izambar humidor, le livre du connaisseur de cigare, zino davidoff

On y retrouve avec philosophie une des citations de ZINO gravée au laser (voir photo), ainsi que la bague à cigare de la première édition qui sanglait le livre, uniquement sur celle de 1967 devenue la plus rare et devenu l’édition la plus recherchée, une sorte de saint Graal !

izambar humidor, le livre du connaisseur de cigare, zino davidoff

Cette humidor reste une œuvre artistique en soi, ce n’est en aucun cas un humidor signé « Davidoff », mais s’apparente à un clin d’œil  à toute une époque que je n’ai malheureusement pas connue et raviveront beaucoup de souvenirs à ceux qui en furent témoins.

izambar humidor, le livre du connaisseur de cigare, zino davidoff

Pour plus d’informations, merci de me contacter en message privé sur edmond@izambar.com

14:36 Écrit par Edmond Dantes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/05/2017

IZAMBAR CIGARS "Sovereign" by "Le petit aficionado & Co"

Question : Y a-t-il conflit d’intérêt lorsque qu’un blogger cigare produit son propre cigare ?

Je répondrai, oui certainement ! En même temps je suis chez moi et je n’oblige personne à me lire et apprécier mes écrits. Chacun est toujours libre de se faire sa propre opinion.

C’est pour cela qu’aujourd’hui avec son accord, je partage la dernière publication du blog « Le petit aficionado » qui concerne justement la dégustation de notre dernier module, le « Sovereign ».

izambar cigars, cigare sovereign

IZAMBAR SOVEREIGN

"Sovereign", voici un nom parfaitement choisi pour la troisième création d'Antonio et Edmond (le "Monarch" étant à ma connaissance la deuxième), qui n'a pas été sans me rappeler la fameuse Jaguar du même nom, que possédait le père de mon meilleur ami. Hormis cette allusion qui n'a aucun lien avec le nom de ce robusto (22.20mm x 127mm), je dois avouer que la véritable histoire derrière cette appellation est assez curieuse et pousse à la documentation. Sans rentrer dans les détails, vous découvrirez après avoir effectué les recherches qui vont bien, l'anecdote de monsieur Isambard Kingdom Brunel et de l'incident où il avala par inadvertence une pièce d'un demi-souverain, je n'en dirais pas plus.

Annoncé comme possédant une liga plus puissante par rapport au "Kingdom", je dois dire qu'il a été bien pensé de le différencier de ce dernier en apposant une bague de couleur noire. Est-ce un choix voulu de ses créateurs en jouant sur la psychologie des couleurs pour annoncer un cigare plus costaud que son grand frère ? Je ne peux répondre à leur place, mais si c'est le cas, c'est une très bonne idée qu'ils ont eue là. Une autre chose que j'apprécie dans ce cigare et dans la marque en général, c'est le fait de proposer des produits qui incarnent le luxe et l'élégance, sans forcément tomber dans les travers de certaines marques comme El Septimo. Là où cette dernière se targue de vendre des tabacs exceptionnels à prix élevé (sans que le plaisir soit au rendez-vous en ce qui me concerne ...), Izambar a fait le choix de produire des modules de grande classe et de qualité mais qui restent accessibles à tous (je parle du tarif) ; le plaisir à prix honnête !!! Mais qu'est-ce qui change par rapport au "Kingdom" ?

La composition de la tripe tout simplement. Contrairement à son aîné, notre "Sovereign" se voit privé de son tabac en provenance de la région de Jalapa, pour être remplacé par des feuilles cultivées dans la région d'Ometepe, toujours couplées à du tabac d'Estelli cependant. J'aime ces cigares qui vous font voyager quand vous effectuez quelques recherches, à savoir que l'île d'Ometepe se trouve sur le lac Nicaragua et a la particularité d'abriter deux stratovolcans nommés Concepción et Maderas.

Place maintenant à la dégustation, laquelle s'est faite longuement désirer dès lors que j'ai reçu comme présent deux "Sovereign", entreposés dans un joli écrin. La cape luisante aux reflets chocolatés ne laisse pas indifférent, ni la construction exemplaire d'ailleurs. Pour ce qui est des senteurs perceptibles, je mentirais en disant qu'il n'est pas difficile de ne pas être charmé par ces notes épicées, boisées et timidement terreuses. Les premières bouffées se montrent très rapidement onctueuses et finement poivrées, rejointes après quelques centimètres par la terre humide et l'herbe fraichement coupée.

De discrètes saveurs torréfiées (café en grains et pain grillé) restent en arrière-plan, comme si elles attendaient le moment opportun pour se manifester. Voici un excellent premier tiers où se mêlent saveurs copieuses et onctuosité certaine, soutenues par une puissance parfaitement maîtrisée. De plus, je fais le constat agréable que la cape luisante laisse une légère sensation grasse sur le bord de mes lèvres, ce qui n'est pas pour me déplaire.

Pour sa deuxième partie, notre "Sovereign" prend un tournant plus délicat et pâtissier, où les notes torréfiées jusqu'ici discrètes, s'affirment pleinement. Les sensations sont quant à elles plus crémeuses en bouche, avec des pointes d'épices légères (muscade et cannelle) et de grillé. Les arômes sont plus fondants, sans oublier de faire preuve d'une extrême profondeur. C'est dans un registre plus animal et minéral, que le troisième et dernier tiers démarre sa prestation, sans pour autant délaisser cette onctuosité si persistante.

Un final assez simple finalement en ce qui concerne ses saveurs, mais qui suit un schéma logique quant au déroulement de la dégustation. À noter que la puissance, aussi présente soit-elle, n'a pas alterné entre montées et descentes, mais a su faire preuve d'une régularité constante fortement appréciable. C'est ravi que je termine la dégustation de ce nouveau module, qui n'est ni meilleur ni moins bon que le "Kingdom", mais qui réussit le pari de se distinguer parfaitement de ce dernier, pour affirmer ainsi pleinement sa propre personnalité.

À Antonio et Edmond je vous dis merci, déjà pour ce présent auquel je ne m'attendais pas, mais surtout pour nous avoir pondu un robusto de choix dans le monde des Nicaraguayens.

Blog: "Le petit Aficionado & Co"

09:33 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Izambar | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/05/2017

Quand Facebook accouche d’un cigare ! "l'amateur de cigare"

izambar cigars, edmond dantes, les cigares selon edmond

Sans bouger de leur Suisse natale, deux amateurs ont lancé Izambar, un cigare qu’ils ont créé de A à Z et fait rouler au Nicaragua.
Par Laurent Mimouni.
 
C’est l’histoire de deux Suisses amateurs de cigare à l’heure d’Internet. En découvrant les cigares Izambar, lancés il y a quelques mois, on s’attendait à l’un de ces habituels récits ponctués de nombreux allers-retours entre les Caraïbes et l’Europe, de souvenirs de longues heures passées dans les ateliers de roulage et de discussions avec les maîtres-assembleurs pour trouver le blend parfait.
 
En fait, l’histoire d’Edmond (il ne se fait appeler que par son prénom) et d’Antonio Urecht est la démonstration qu’on peut désormais faire fabriquer des cigares personnalisés – et destinés à être commercialisés – sans bouger de son fauteuil.
 
De la passion commune aux projets
La rencontre entre les deux hommes donne le ton : ils font d’abord connaissance sur Facebook… avant de découvrir qu’ils habitent à quelques kilomètres l’un de l’autre, sur les bords du lac Léman. Au fil de discussions sur leur passion commune, Edmond, designer d’intérieur, auteur du blog “Les cigares selon Edmond”, et Antonio, qui travaille dans la finance à Genève, décident de tenter une aventure dans le monde du cigare, mais sans savoir encore laquelle. Ils étudient d’abord la possibilité de lancer un site Internet de vente – ce qui est autorisé en Suisse, contrairement à la France. Mais le projet est abandonné et les deux hommes se reportent sur un autre, pas forcément plus aisé : lancer leur propre cigare, créer une vitole de A à Z et la commercialiser.
 
Trouver une fabrique
“Nous avons d’abord identifié le Nicaragua comme le terroir le plus conforme à nos goûts, raconte Antonio. Puis nous avons contacté par mail une dizaine de fabriques. Cinq nous ont répondu – la plupart négativement – et une seule nous a fait une proposition conforme à notre cahier des charges.” Il s’agit d’une toute petite fabrique de dix salariés qui ne produit que 100 000 cigares par an. Antonio et Edmond n’en diront pas plus… si ce n’est qu’elle est dirigée par des Franco-Suisses – ce qui va grandement faciliter la suite des aventures de nos deux hommes qui ne parlent pas un mot d’espagnol.
Skype, WhatsApp et Facebook
 
La suite, ce sont de multiples discussions par Skype et WhatsApp (messagerie en ligne), et des envois d’échantillons par la poste. “La fabrique nous a fait parvenir plusieurs échantillons, qu’il fallait aller dédouaner au port franc de Genève”, se souvient Antonio. Les deux hommes font part de leurs remarques – le premier mélange était par exemple trop poivré à leur goût – puis la fabrique envoie de nouvelles vitoles-tests. Après un an d’allers-retours, les deux hommes et leur fabrique trouvent le bon assemblage : une tripe Estelí Jalapa recouverte d’une sous-cape Jalapa et d’une cape Équateur. Pour la taille, ils optent pour un module à la mode, le toro ou gros robusto (21,4 × 158 mm). Les boîtes sont fabriquées au Nicaragua mais les bagues sont faites en Suisse puis expédiées sur place.

izambar cigars, edmond dantes, les cigares selon edmond

Edmond & Antonio.

 
“Plus besoin d’aller passer trois ans dans les Caraïbes”
 
“Aujourd’hui, plus besoin d’aller passer trois ans dans les Caraïbes comme l’avait fait Zino Davidoff à son époque, note Edmond. Le fait de ne pas partir sur place nous a aussi permis de fumer les échantillons ici, dans les conditions proches de celles que connaîtront nos futurs clients. Quand on arrive là-bas, surtout la première fois, tous les cigares peuvent paraître splendides, exceptionnels… puis une fois rapportés en Europe, on se rend compte qu’ils sont quelconques.” La première commande porte sur environ cinq mille vitoles, réceptionnées en Suisse par Antonio qui les sort de leurs boîtes pour les faire vieillir plusieurs mois en cave, avant de les remettre en boîtes pour les commercialiser.
 
Les règles pour la vente de tabac étant beaucoup moins strictes dans leur pays qu’en France, les deux hommes démarchent ensuite les civettes suisses une par une jusqu’à constituer, aujourd’hui, un réseau de plus d’une quinzaine de revendeurs. Ils envisagent aussi une commercialisation en France, mais la réglementation ne leur facilite pas la tâche. Et ils travaillent déjà à un deuxième module, plus petit et avec une liga différente. Mais pour celui-là, disent-ils en chœur, ils prévoient “d’aller sur place”.

20:31 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

22/04/2017

Trinidad "Topes" EL 2016

"Un bon cigare, c'est aussi savoir apprécier ses différences"

Malgré un prix prohibitif comme bon nombre d'edicion Limitada cubaine, ma curiosité de déguster un nouveau "Trinidad" l'a emporté sur la raison. Cette convoitise qui anime tout amateur de découvrir de nouveaux accords, de nouvelles frontières olfactives parmi les méandres aromatiques et inattendus, provenant de l'union de quelques feuilles de tabac. En somme le cigare n'est qu'un amour oblatif, un consentement mutuel entre le cigare et soi-même durant un temps compté, dont le seul but est de nous offrir le meilleur.

Ce "Topes", par ses différences m'a vraiment surpris, un peu comme si vous vous attendiez à écouter un morceau de la "Buena Vista Social Club" et qu'au final, c'est une version remixée des Chariots de feu de Vangelis et de Chan Chan qui vous inspire dès les premières bouffées. Le mot juste est déconcertant, un cigare au antipodes d'un "Vigia"par exemple que j'apprécie aussi. Ce "Topes" mérite toute mon attention et bien plus encore.

Vêtu d'un cape mat, très peu grasse et nervurée, on ne peut pas dire que ce "Trinidad" joue la carte de la séduction sur son apparence. Ce module généreux dans ces formes, offre un toucher ferme et musclé, dont la construction sans équivoque laisse présager un tirage sans failles !  La mise en nez m'évoque une persistance riche et butyrique, faite de chocolat noir, d'épices et de sous-bois, déjà très rassasiante et plaisante dans cet avant-propos !

Après un embrasement formel mais efficace au briquet torche, la perception en bouche se révèle de suite riche en goût et de bonne corpulence. Ce "Topes" ambitionne dès le premier temps une forme gustative très empyreumatique, des notes qui vous emmène rapidement sur des accords puissants et riches, ou l'amertume du cacao, le vieux cuir, le bois charbonné et le poivre noir s'harmonisent avec véhémence dans une symphonie pastorale et de saveurs torréfiées.

Dans un second temps, ce "Topes" évolue de manière très linéaire, gardant une forme d'opulence en bouche très rassasiante et conforme dans sa forme. Peu d'évolution dans l'amplitude de ses arômes, qui ne laisse guère de place à la subtilité sur ce registre de terre brûlés et de cacao épicé. Mais ce module trouve sa part de confort en bouche et de complaisance à la fois. A noter aussi, qu'aucune agressivité gustative ne vient violer mes papilles à ce stade de la dégustation, environ 45 minutes je pense et cela, malgré une richesse toujours croissante et attendue dès son approche sur le dernier temps.

Un final qui évolue surtout dans sa consistance et non sur sa complexité, offrant un joli profil aromatique savoureux et harmonieux d'une ardeur puissante et non cuisante. J'avoue avoir un véritable coup de cœur, le premier de l'année  pour ce  "Trinidad" de par sa singularité et ses différences. Seul bémol son prix, mais qu'importe quand on aime, on ne compte pas ! Un cigare à suivre, un très bon limitada...ma note de cœur 17/20

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: robusto gordo
  • Taille: 125mm x 22mm
  • Bague: 56
  • Poids: 13,6gr
  • Année: 2016
  • Prix: 29chf

trinidad, topes cigare trinidad

Trinidad "Topes"

 

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

10:15 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Trinidad | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

15/04/2017

Imaginons ensemble ce qu'il adviendra du cigare dans 50 ans !

Et Le cigare, demain !

Une question qui me taraude depuis quelque temps et je ne pense pas être le seul à me la poser. Pourrions-nous envisager dans nos pires cauchemars, un monde sans cigare, du moins dans celui où nous vivons ?  Projetez- vous dans un monde dont les seuls endroits où nous pourrions exercer notre avidité au cigare, seraient non pas les paradis fiscaux, quoi que.., mais celui de paradis enfumés, un genre de Disneyworld à la gloire de la volute encensé, avec des attractions comme celle « Du triangle noir », où,  à bord d’une embarcation en forme de cig…, vous arpenterez de fausses plantations peintes au pistolet, pour enfin terminer votre périple par celles des fabriques animées de vrais torcedores (bien moins coûteux qu’un automate) et sans oublier, celle de la boutique. Des parcs à thèmes implantés et développés sur deux, trois, îles connues pour leur bienveillance en vers les amateurs. Le paradis, quoi !

cigars robot, cigars izambar

Des endroits décriés comme des lieux de perdition à toute cette humanité fumante qui ne comprend toujours pas que le tabac est un poison ! Imaginez des cohortes d’amateur réservant deux ans à l’avance leur billet, et attendre ensuite d’être tiré au sort pour passer une semaine dans un lounge cigare de 2000m², en « all inclusif ». Ça semble utopique aujourd’hui de l’imaginer, voire de le cauchemarder, mais au vu des pressions gouvernementales, organisation mondiale de la Santé ainsi que diverses associations contre le tabagisme toujours plus présent à ce jour, l’étau de la félicité du « c’est pour votre bien à tous ! » se resserre encore et encore sur nos libertés. Désolé pour ma vision apocalyptique !

Je me suis donc permis de poser la question à différents acteurs du cigare en Suisse et en France, en leur posant cette simple question.

« Comment imaginez-vous le monde du cigare dans 50 ans dans votre pire cauchemar ou dans votre plus beau rêve ?

Réponse de Jean-Charles Rios (directeur chez Gestocigars Genève )

Jean-Charles Rios_gestocigars

…dans mes pires cauchemars.

Nous vivons dans un monde qui est de plus en plus réglementé ou nos libertés reculent, et en lieu et place de la croissance. Par conséquent ce qui pourrait arriver c’est une interdiction pure et simple de fumer le cigare. Ainsi cela deviendra un délit de les importer ,de les vendre et de les fumer.  Nos vies et notre environnement seront clos, et nos désirs infinis.

…dans mes rêves

Des cigares correctement mélangés, bien fermenté bien roulés sans toute la précipitation que nous vivons depuis quelques années déjà, le fait de fumer un cigare qui a un peu de cave le rend meilleur à mon sens. De pouvoir les fumer dans la désinvolture sans cela crée un incident avec l’entourage. Comme par exemple dans les vieux films des années 70’s, ou les émissions tv avec les plateaux enfumés. « c’était, il n’y a pas si longtemps que ça ».

Réponse de Thomas Mathys ( directeur Davidoff Geneva )

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Serge Gainsbourg a dit :“ Dieu est un amateur de Havane“. Je n’ai donc aucune inquiétude pour l’avenir et il saura nous orienter dans la bonne direction. Il n’y aura pas de cauchemar mais seulement un beau rêve.

Réponse de Jean-Michel Haedrich (éditorialiste pour la revue « Club Cigare », aujourd’hui retraité).

jean michel haedrich cigare

Comment je vois le monde du cigare dans 50 ans? Je ne vois pas si loin. Dans 50 ans, je ne serai plus que cendres, à l'image du Robusto que je fume.

Soyons réalistes. Si en Europe, nous arrivent tant de puros venus du Honduras, de Saint Domingue et du Nicaragua, c'est parce que le marché américain s'essouffle. Outre-Atlantique aussi, le hobby anti-tabac grignote des parts de marché. Et nous, fumeurs de cigares, nous ne faisons pas le poids. Nous n'avons pas réussi à faire reconnaître nos différences: le cigare n'est pas la cigarette, il ne se fume pas de la même manière, il n'est pas contaminé par autant de produits chimiques…

Avec des sourires de chattes gourmande, Marie Sol Touraine (MST pour les intimes) prend modèle sur l'Australie. Elle ne se contente pas de s'attaquer aux paquets de clopes, elle veut aussi "massacrer" les boîtes de cigares. Y compris les tubes! Une mesure qui va gêner les producteurs de cigares, obligés d'acheter des machines spéciales pour enlaidir ces coffrets dont ils étaient si fiers. “Nos enfants ne doivent pas être attirés par les emballages” argumente MST. Quel argument! Je doute que soient nombreux les gamins capables de casser leurs tirelires parce qu'ils ont craqué pour les (élégantes) boîtes de Behike!

Quel impact cette mesure stupide? Je ne pense pas être une exception: j'achète généralement mes cigares à l'unité. Honnêtement, ces "attaques" ne m'inquiètent donc pas. Je suis plus préoccupé par cette nouvelle politique cubaine dont les dirigeants – obsédés par ce qu'ils croient se passer aux E.u. – veulent à tout prix anticiper la levée de l'embargo et nous proposer des Habanos "au goût américain". Je note, malgré tout, que leurs pièces traditionnelles respectent leurs normes. Je me contente d'éviter leurs nouveautés.

Alors… D'ici 50 ans? Il y a quelque 523 ans. Rodrigo de Jerez fumait tranquillement un des tisons qu'il avait rapporté de Cuba (les douaniers ne l'avaient pas contrôlé) quand sa femme, affolée par la fumée qui lui sortait du nez, appela l'Inquisition. Rodrigo en prit pour deux ans de prison! Les "anti-tabac" étaient impitoyables, en ces temps-là. Vous connaissez la suite: le cigare a fini par triompher.

Alors, si nous ne constituons qu'un microcosme, nous sommes des passionnés. Et tant qu'il se trouveront des hommes et des femmes pour cultiver les feuilles et des hommes et des femmes pour, avec amour et dextérité, rouler ces feuilles… Dans 50 ans, les Edmond Dantès seront encore légions. Légions petites en nombre, comme aujourd'hui, mais toujours actives !

Réponse de Guillaume Tesson (éditorialiste pour Cigars Journal, John Paul et organisateur du Big Smoke Paris)

guillaume tesson cigare

Dans la pénombre du hangar, Ignacio respira en fermant les yeux l’odeur lourde et miellée du tabac fermenté. Dans sa poche, une vibration sèche le tira de sa délectation. Il prit son téléphone et décrocha. La voix de son interlocuteur lui semblait encore plus lointaine que la dernière fois. Ignacio le rassura. Tout était prêt. L’expédition serait assurée comme convenu. La marque historique allait retrouver son lustre passé : les dégustateurs triés sur le volet avaient fait part de leur approbation en termes élogieux. Nouveau terroir, certes, mais savoir-faire ancestral. La même passion, au-delà des aléas climatiques et géopolitiques qui avaient tant abîmé la Terre depuis cinq décennies, la privant de 90% de ses ressources végétales. Ignacio sourit. Comme son arrière-arrière-grand-père là-bas, il était enfin, à son tour, un tabaquero reconnu. Il scanna le code-barre du premier ballot de feuilles de tabac produit par ses soins. Il sourit en lisant sur l’écran du terminal : « Ballot N°0001. Date : Février 2066. Lieu : station expérimentale B-45-11, cratère Victoria. Terroir : planète Mars. Destinataire : Manufacture Partagas, La Havane, Cuba (Terre) ».

Réponse d’Alexis Aazam (directeur à la Couronne, Nyon )

alexis aazam cigare la couronne

 

En 2050, le cigare sera devenu un vrai produit de luxe ! Interdit dans la plupart des pays saufs en Suisse et à l’île Maurice , Cuba, République Dominicaine, Nicaragua et Honduras. Le prix moyen d un robusto sera de 65.- chf et pour le super premium on sera à 1500.- chf le cigare ! Seul les grands collectionneurs seront à même de se voir inviter pour ces rares événements très exclusifs sur les terres même où sont fabriqués les cigares de prestige ! Pour les plus riches, ils pourront décider de la réalisation de leur propre blend fait des meilleurs tabacs du monde. L’univers du cigare ne connaîtra plus que 5 grands producteurs et leur marque associée ! Déguster un cigare sera considéré comme le comble du luxe et de la transgression.

Et vous !  N'hésitez pas à vous projeter dans ce futur et me conter ce que vous y avez vu...Je publierai à la suite les meilleurs histoires.

15:10 Écrit par Edmond Dantes dans Enquéte | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

14/04/2017

Paradiso "Coloso" Toro

Plus connu dans la production de cigare dominicain, la maison Ashton fière de ses 25 ans, s’aventure pour la première fois dès 2010, sur les terres nicaraguayennes, proposant ainsi la ligne « Paradiso », des cigares manufacturés à base de tabacs sombres, longuement affinés, aux saveurs riches et corsées. Le Coloso ( du latin colossus, ‘statue plus grande que nature’ et celui du grec kolossos ‘statue géante’), légitime fort bien les ambitions de ce cigare, par ses belles mensurations de 62 de cepo pour 171 mm et d’un poids de 31,8 grammes ! En règle générale, je ne fume rien au-delà des 60, pour la simple raison que plus c’est gros, plus le temps à les déguster, semble s’éterniser vers un ennui mortel pour 90% d’entre eux.

J’avouerai que l’idée de déguster ce truc, ne m’enchantait guère, que penser de ce « Paradiso Coloso ». Mais pour une fois, laissons mes a priori au vestiaire.

Visuellement, difficile de passer à côté sans être fasciné par sa double bague chamarrée aux couleurs éclatantes, ostensiblement tape à l’œil, mais juste un petit peu. Une chose, j’aimerais connaître la signification d’apposer une fleur de Lys sur celle-ci ! Peut-être un cigare royalement bon, qui sait ? D’aspect, ce module à l’habit ténébreux offre une certaine appétence par l’opulence de ses arômes, ceux-ci délivrés par une cape maduro aux senteurs tourbées, de vieux cuir et de café ristretto.

Dès sa mise à feu, les premières notes fredonnent cet air plutôt poivré, de fond râpeux et d’un goût légèrement suret, d’humus et de terre à la consistance moyenne et retroussée. Un démarrage que je trouve volubile et dissonant pour le moment dans ce préambule imprécis.

Dans cette première partie, difficile de ne pas apprécier son amplitude gustative, onctueuse et féconde, révélée  par ses notes de terre grasse, de café, de cacao amer, de cuir tanné et d’épices. Le tout doté d’une persistance obligeante à la rondeur incertaine. Une forme qui se façonne et évolue doucement vers un agrément corpulent et copieux, celle-ci offrant des saveurs rassasiantes, scellant désormais cette dégustation sur des notes tourbées et de café noir, après seulement 20 minutes de fumage.

Sur le 2e et 3e temps, c’est une perception grave et ténébreuse, très appréciable si on aime ce goût relatif aux bières de type stout par exemple, d’orge torréfié, de caramel brûlé, d’épices, voire même de sauce worcesters ( sauce anglaise de couleur brune à base de mélasse, de vinaigre de malt et d’épices diverses).

Malgré une évolution aromatique étroite, ce « Paradiso Coloso » s’en sort plutôt bien, et se distingue grâce à une consistance équilibrée et croissante sur chaque aspiration. Cette volupté grisée sculpte inexorablement ma langue de saveurs intenses et roboratives. Ce vocable, avoir « la langue bien chargée », prend tout son sens dès le 3e temps, par cette satiété lourde et pâteuse et non cuisante qu’assouvit mon désir d’explorer ces notes obscures et confortantes sur ce final expressif. En conclusion, ce « Paradiso » en toute conformité avec le Nicaragua, livre un bel échantillon de ce terroir, dont les amateurs apprécieront, je pense. Un gros module qui pour une fois ne botte pas en touche. Ma note de cœur 16/20, une belle surprise en quelque sorte, comme quoi les a priori.

  • Origine: tripe: Nicaragua, Sous-cape: Nicaragua, cape: Nicaragua
  • Format: gros toro
  • Taille: 170mm x 24mm
  • Bague: 62
  • Poids: 31.8gr
  • Année: 2015
  • Prix: 9,5ch

    paradiso coloso cigare

    Paradiso "Coloso"

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20        

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12:33 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Paradiso | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Humidor "WELLES" d'Izambar

welles izambar humidor, cave à cigare

WELLES HUMIDOR by IZAMBAR

Humidor commandé par la maison "House of Grauer" Geneva. Une personnalisation qui a nécessité un peu plus de 2200 bagues de cigare pour réaliser cette personnalisation.( bagues uniquement cubaines )
Pour tout renseignement complémentaire, n'hésitez pas à nous contacter au: +41 22 552 27 99
https://www.houseofgrauer.com/fr/
https://www.izambar.com

Humidor ordered by the house "House of Grauer" Geneva. A customization that required a little more than 2200 cigar rings to achieve this personalization.( Cuban only rings )
For further information, please do not hesitate to contact us at: +41 22 552 27 99
https://www.houseofgrauer.com/fr/
https://www.izambar.com

12:13 Écrit par Edmond Dantes dans Cave à cigare | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

IZAMBAR CIGARS "KINGDOM & WHISKY"

Une dégustation partagée entre cigare et whisky, vue par un passionné qui organise chaque année "Le salon du Whisky du Val de Travers" qui aura lieu fin d'année en Suisse.

Dans le but de rechercher des pairing qui fonctionnent bien avec différent produits, aujourd’hui nous prenons la mission très difficile, mais réalisable, de trouver au moins 1 produits qui s’accorde avec le cigare d’Izambar : Le Kingdom, double robusto de 21 grammes, de 158 par 54 de cepo d’origine du Nicaragua, se composant d’une cape Rosado Equator, sous cape de Jalapa et d’une tripe d’Esteli / Jalapa, sa couleur d’un Maduro est très agréable au regard. Une dégustation accompagnée par Peter de PMG Scotsman. Qui m’a gentiment accueilli dans son fief lors une belle journée de printemps. Après avoir pris nos marques et s’être mis en condition pour cette jolie dégustation qui nous attend nous avons entreprit ce Kingdom.

IZAMBAR KINGDOM WHISKY

IZAMBAR "Kingdom & Whisky"


Mes notes de dégustation de ce cigare : la couleur si douce non agressive, pas trop foncée et pas trop claire non plus, une teinte de mousse de café. Une odeur aussi douce et légèrement épicée de cèdre et de chocolat, épices, à la fois ferme et souple annonçant un tirage agréable. Mise en bouche à froid légèrement acidulé non agressif, carottage de la tête, tirage à froid facile et très parfumé, notes de tabac de qualité au parfum de sous-bois.


À l’allumage, toujours avec des allumettes il en aura fallu deux pour ce module, une douce odeur s’élève en fumée légère, mise en bouche une entrée en matière très douce et harmonieuse sans aucune agressivité, permettant ainsi au palais de s’acclimater au produit tout en développant des notes de café, crémeux et doux. Ici nous sommes à environ 40 minutes de tirage et déjà plusieurs whiskys dégustés mais à ce stade, nous avons trouvé mon amis Peter et moi, qu’un Allt-A-Bhainne 7 ans de Clan Denny s’accorde bien avec, ni trop agressif, ni pas assez. L’équilibre se fait parfaitement et la dégustation est très agréable, nous pouvons apprécier ici les deux produits tout en les accordant, ne se supplantant pas, ils se respectent et cela est très appréciable.

Allt-A-Bhainne 7 ans de Clan Denny

Allt-A-Bhainne 7 ans de Clan Denny


Mes notes de dégustations de ce whisky : Au nez une note de biscuits à la vanille et de malt doré est très présente. A l’arrivée en bouche je retrouve plus de vanille et plus doux et complété par des notes de miel, en final un zeste d'agrume frais arrive et accompagne parfaitement ce cigare.
Dans le 2ème tiers déjà un peu plus puissant marqué par des notes poivrées, les notes de café continues d’accompagner cet instant de tranquillité.


Arrivée au 3ème tiers, après plus d’une heure de dégustation, montée en puissance et renforcement des arômes poivré, une bouche plus opulente, je dirais que ce cigare accompagnerait aussi bien un morceau de viande douce, qu’un plat de gibier comme j’aime les cuisiner. Et durant toute cette dégustation de nombreux plats me sont venu en tête mon palais
de cuisinier est conquis par cet « IZAMBAR ».
Ni trop agressif, ni trop doux… en finalité il nous emmène dans un voyage gustatif très agréable permettant aux novices et aux l’aficionados d’apprécier un produit de qualité. Prenez le temps de voyager lors d’un break bien mérité… mais prévoyez une heure trente pour cela.

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Cambus 25 ans de Clan Denny


Entre le deuxième tiers et le troisième nous avons particulièrement apprécié le Cambus 25 ans de Clan Denny dont mes notes de dégustations après avoir dégusté plusieurs autres produits donc pouvant être altérées sont les suivantes : Au nez plusieurs fruits tropicaux voir de l’ananas, d'orange et d'épices riches restant sur le nez. En bouche il apporte plus de ce fruit, des agrumes confits, plus du litchi et d’autre fruits mélangés, se développant sur leshortbread chaud, en final révèle un style épicé avec des fruits d'été et de la confiture.

botran 15 ans

Botran 15 ans


En fin de dégustation il nous était impossible de faire l’impasse sur les rhums et l’accompagnement idéale pour nous a été un Botran 15 ans. Mais là les notes de dégustations sont bien plus complexes : Nez d’abord boisé, avec une nette dominante vanillée. Puis se développent des notes plus fruitées : raisins secs, bananes séchées, abricots secs, le tout très fondu sur un enrobage de toffee bien moelleux.
En bouche, l’attaque est d’abord moelleuse, mais le rhum révèle vite un caractère puissant, bien typé, avec des notes épicées bien marquées. Le corps est ample, tapissant bien la bouche, et les notes fruitées du nez s’enrichissent de nouvelles déclinaisons : clous de girofle, réglisse, cacao, café noir. Sur la fin, on retrouve les dominantes boisées, voire
tanniques, ce qui nous arrange bien ici, le cigare évoluant sur son âge adulte, son caractère devenant plus puissant le Botran 15 ans le confère une fin idéale.

Pour plus d'information sur ce salon du whisky inédit en Suisse, n'hésitez pas à vous rendre sur leur site: http://www.salonduwhisky.ch

11:53 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/04/2017

Où acheter des cigares en ligne en toute sécurité ?

Comme vous, j’ai aussi été confronté à ce problème lors de mes achats sur internet. Très facile de trouver une boutique en ligne aujourd’hui vous proposant des cigares à des prix défiants toutes concurrences, mais quand est-il exactement ? Peut-on leur faire confiance ? Pour ma part j’en ai testé quelques-uns et j’aimerai ainsi partager avec vous ma petite expérience et ainsi vous faire profiter de mes bons plans.

Le fer de lance de ces boutiques, vous l’aurez compris surfent essentiellement sur du discount et ciblent une catégorie précise de client qui recherche des remises qu’ils ne trouveront pas ou très peu dans la civette de leur ville.

Mais quand est-il exactement ? Peut-on obtenir de la qualité dans l’achat de nos cigares ainsi qu’un bon prix ? Difficile de s’y retrouver parmi ces dizaines de sites qui vous promettent tous monts et merveilles, sans aucune garantie de provenance et de traçabilité de leurs cigares. En effet, peu communiquent sur ce point de détail pour moi des plus importants, quel intérêt de s’offrir une boîte de BHK56 Cohiba avec 40% de remise si en définitive les cigares sont douteux ou complètement faux ? Même avec 40% de remise, ça fait très cher le cigare contrefait, vous ne trouvez pas ? Personnellement il m’est arrivé de commander comme beaucoup d’entre vous des cigares sur le web, mais étrangement il y a toujours un doute qui subsiste ! Qu’est-ce que je fume exactement ? Avec l’expérience du moins je l’espère, j’arrive à ressentir certaines subtilités à la dégustation qui vont assoir ou pas mes convictions ! Je pense aux amateurs, parmi les plus néophytes d’entre eux qui désirent déguster et approfondir leurs connaissances en dégustant comme tout le monde de belle chose et cela sans pour autant se ruiner, j’avoue c’est loin d’être évident dans cette jungle qu’est le cigare discount. Mais c’est parfois possible !

Mon conseil, évitez les boutiques qui ne communiquent pas et ne répondent jamais à vos mails dès que les questions commencent à être gênantes ! Les plus sérieux vous répondront très rapidement à vos questions et à vos doutes. Ils pourront par exemple à votre demande vous fournir le code Habanos situés sur le timbre de la boîte que vous convoitez, ainsi vous serez en mesure de vérifier sur le lien ‘Habanos Verify’ leur authenticité. Soyez donc très prudent, et ne vous laissez pas tenter par des achats du type, la boîte d’Esplendidos à 80€ ou une boîte achetée la seconde offerte !!

Un site boutique que je peux vous conseiller dont je connais personnellement la personne qui le gère, se trouve être un véritable amateur et homme d’affaires à la fois, c’est le site ‘CASA DEL PURO’. Le hasard des rencontres a fait que nous nous sommes croisés un jour, nous avons beaucoup échangé sur le cigare, avec passion comme toujours.  Et naturellement nous en sommes venus à parler du blog ‘Les cigares selon Edmond’ et mon désir de proposer un jour à mes lecteurs un ‘bon plan achat cigare’, c’est chose faîte aujourd’hui !  En effet, nous avons pu négocier ensemble une remise supplémentaire non négligeable de 10% sur l’ensemble du catalogue CASA DEL PURO. Le principe est très simple lors de votre commande vous insérez le code promo du blog : IF48 dans les cases indiquées pour cet effet.

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 Boutique Casa del Puro.

Pour information et vérification, tous les cigares sur ce site proviennent exclusivement de l’importateur officiel Suisse (Intertabak) pour la partie cubaine, une véritable garantie de qualité. De plus chaque boîte est affranchie d’un logo supplémentaire, comme ci-dessous.  Toutes les commandes sont expédiées sous 48h maximum à travers le monde. Que dire de plus ?

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 Logo au dos de la boîte.

Peut-être une chose, ne négligez pas pour autant  la petite civette de votre ville, à la seule condition que le service et les conseils soient au rendez-vous bien entendu.

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NEW IZAMBAR CIGARS "Sovereign"

 

izambar cigars, cigare sovereign

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IZAMBAR CIGARS

10:00 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Izambar | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/03/2017

Romeo & Julieta "Capuletos" EL2016

“L'amour est une fumée faite de la vapeur des soupirs.” disait William Shakeaspeare

"Le cigare est une fumée faite de la vapeur des soupirs '" Je dirais !

Quel point commun entre amour et cigare ? Eh bien, que ce sont deux histoires qui finissent mal en général, chantait "Catherine Ringer".

Quand pensez-vous ? Joli préambule pour vous peindre l'histoire de ce cigare baptisé "Capuletos", en référence à la famille Capulet issue de la tragédie Shakespearienne Roméo & Julieta. D'ailleurs, une histoire d'amour impossible qui se finira par la mort de nos deux héros. 

Nous voici le lundi 13 mars 2017, 17h50, comme tous les lundis au speakeasy, je suis souvent le premier client à poser mes valises à cette heure de la journée. Derrière le bar, le taulier "Patrick" ou "Robert" pour les intimes m'accueille sans vergogne d'une bise franche et amicale. Certains l'aiment, d'autres le détestent ,ceux-là même qui l'ont aimé le détesteront peut-être demain, ceux qui le haïssaient sans savoir pourquoi, finiront par le courtiser un jour. Mais Patrick quand à lui, fidèle à lui-même derrière le brouillard de ses cigares, "fuck" la vie, "fuck" le monde avec la générosité et le détachement de ces types qui ont bourlingué durant toute leur vie. Un jour quand ce lieu si singulier n'existera plus, beaucoup se souviendront avec nostalgie des moments passés au Speak et de son facétieux locataire. Le plus tard possible, bien sûr !

Désormais, j'aimerais que le lundi soit un rendez-vous avec moi et un cigare de choix de préférence ! Aujourd'hui c'est ce "Romeo & Julieta qui s'est convié à mon cendrier pour cette nouvelle édition.

Ce soir, ce sera un picon bière aux notes amères et caramélisées que je préfère au chardonnay des précédentes fois pour l'accompagner, un choix judicieux qui je l'espère ne me rendra pas nauséeux comme la semaine passée. En effet, le duo chardonnay/ cigares, fumés à jeun durant toute la soirée m'a rappelé de vieilles sensations, analogues aux longues excursions en autocar durant l'école primaire, celles qui vous font détester les transports en commun pour le reste de votre existence !

Visuellement, ce robusto est une pièce "extra". Je sais, elle était facile celle-là !!

Au toucher, sa rugosité rime avec fermeté et souplesse. Son bouquet d'une faible éloquence se complaît au nez avec indolence, ou senteurs boisées, lactées et chocolatées s'harmonisent avec gourmandise.

Dès l'allumage, malgré un démarrage plein de promesses, ce "Capuletos" me laisse un sentiment de déjà fumé ! Une édition limitée de belle facture, comme Cuba sait très bien les faire depuis plusieurs années, mais semble au fil des années se mordre la queue, du moins celle-ci, ça n'engage que moi. D'entrée, les premières bouffées développent une sensation confortable de bonne corpulence, le tout sur un profil aromatique connu et empyreumatique dans son agrément. Une forme que je trouve toujours plaisante bien sûr, mais qui me laisse un sentiment attendu !

Après 30 minutes de chauffe, ce "Capuletos" ronronne désormais de ses notes torréfiées et épicées. Quant à sa longueur, satisfaisante à l'issue de ce premier temps, expose à terme ses notes de bois brûlé et charbonnées qui laisse peu de place à la subtilité.

Le 2ème temps suscite toujours un intérêt gustatif, même si son évolution reste toutefois linéaire. Côté puissance, rien d'éclatant qui puisse donner à ce module de la hauteur pour le hisser au rang d'éditions 2016 majeurs. Malgré tout, cette musique se laisse écouter comme un air de guitare aux notes fumées, de café noir, de brioché et de poivre noir.

Le 3ème temps se renforce d'une richesse aromatique harmonieuse et de bonne consistance. Un cigare d'une puissance honorable, généreuse dans son agrément qui perdure avec véhémence sur des notes endémiques de saveurs torréfiées, de bois brûlé et "cafeinées". Le final devient rapidement cuisant si vous ne mesurez pas vos fréquences d'aspirations. En conclusion, ce "Capuletos" m'a fait passer un agréable moment, même si  j'ai ce sentiment de l'avoir déjà fumé dans une édition précédente. Ma note de cœur 15,5 /20, un bon cigare.

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: robusto extra
  • Taille: 130mm x 21mm
  • Bague: 53
  • Poids:
  • Année: 2016
  • Prix: 23,6chf

romeo&julieta, capuletos cigare cubain

Capuletos "Romeo & Julieta"

 

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

 

   

10:41 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Romeo & Julieta | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

10/03/2017

Partagas robusto "Maduro n°1"

L'attente fut longue pour ce module annoncé au festival Habanos 2015 ! À peine sortie dans les civettes helvétiques que ce cigare sonnait déjà aux abonnés absents. Comme quoi il faut parfois être patient et un peu chanceux tout de même. Malheureusement sa rareté finit par se payer au prix fort surtout lorsqu'il est vendu à la pièce, environ 20€ sur Genève, c’est dommage. Mais en cherchant bien, il est possible de le trouver à 15€ en boîte de 25, et toujours en Suisse.

Bref, voilà 2 ans que ce cigare m'était passé sous le nez avec un certain mépris, je dirais. Même pas eu le temps de pressentir ses humeurs que la porte s'est violemment refermée sur mes convoitises. Mais quelque part, c'est pas mal non plus d'attendre un peu. Ce Maduro n°1 a su me trouver finalement.

Visuellement, il fait plaisir à voir ce Partagas, sa cape "maduro" fine et grasse, drape ostensiblement un corps musclé et souple au toucher.

La construction parfaite d'où s'échappent ses parfums persistants et outrageants, provoque avec délice des flagrances pesées, de cuir, de chocolat, d’une pincée surette et butyrique, finisse d’inspirer ce moment de concert entre seul et moi, assis confortablement dans l'unique causeuse (fauteuil) du "Speakeasy", fort heureusement nous sommes lundi, il n'y a personne !

Tous ces préliminaires terminés, je peux maintenant ouvrir le bal avec une décollation en règle, suivie d'un embrasement circonscrit qui me délecte de ses premières nuances de gris, d’une fumée abondante, roborative, épicée et nerveuse. De suite, il est amusant de percevoir dans ces premières minutes, l'engagement de ce cigare qui persistera tout au long de sa dégustation.

Dans le premier temps, les sensations se focalisent surtout sur l'avant, plutôt rare pour un Cubain qui prédomine le plus souvent sa musique sur l'arrière du palais, une des caractéristiques majeures de ce terroir. Le cigare est vif, puissant, doté d'une rétro olfaction agressive, celui-ci offre tout de même un semblant de rondeur, sensation sèche et épicée alliant la subtilité mesurée du piment d'Espelette à celle de la fève torréfiée     . Ce duo informel offre à ce cigare cette agrément atypique de saveurs fumées, tourbées, bien éloignées des notes boisées, de cèdre et de cuir plus traditionnel au cigare cubain.

D'une richesse prévenante et harmonieuse, ce maduro n°1 exécute avec brio les premières mesures d'une musique naissante, inhabituelle pour Cuba qu'il me tarde de poursuivre dans le prochain couplet.

Dès la seconde partie, c'est un sentiment plus rond, ou consistance rythme avec persistance, le tout sur des accords gourmands de réglisse, de brioche toastée, d'épices et de bois brûlé. Quant à la cendre, elle souffre d'une noirceur étonnante, comparable à celle d'une braise d'anthracite sur le point de s'éteindre. Un cigare dont je me régale de sa bravoure, de sa constance, ou puissance et richesse règnent, évoluent sans partage sur la majeure partie de cette analyse. C'est bon, que dire de plus !

Dans la dernière partie, il faudra mesurer son ardeur en domestiquant son impétuosité, au risque de sombrer du côté cuisant de sa force. Les sensations les plus lourdes sont à présent clairement localisées sur le fond du palais, aux sons âcres et sulfureux de notes "carbonées". J’apprécie sa persistance sur ce frais refrain mentholé qui excite mon avidité, entretient ma curiosité jusqu'à m’en brûler les deux doigts.

Par contre, ce module demande de la maîtrise dans ses aspirations, prendre son temps serait le maître mot de cette dégustation, ne le fumer pas trop vite, surtout sur la dernière partie. Ma note de cœur 17/20, un excellent cigare pour amateur exigeant. Pour conclure, ce cigare a réveillé en moi, l'envie de poser des mots sur une fumée qui puisse satisfaire ma suggestivité. Un bon cigare est celui qui exalte cette envie de s'exprimer !

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: robusto
  • Taille: 130mm x 20.6mm
  • Bague: 52
  • Poids:
  • Année: 2015
  • Prix: 20€

partagas, maduro n°1, cigare cubain

 

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

17:34 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Partagas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/02/2017

"IZAMBAR" pavoise dans la revue "L'amateur de cigare"

izambar cigars, edmond dantes, les cigares selon edmond

izambar cigars, edmond dantes, les cigares selon edmond

Merci à "L'amateur de cigare" pour cette double page dans leur dernier numéro, qui met à l'honneur ce mois-ci la marque "IZAMBAR CIGARS". Des cigare que nous nous efforçons de développer avec passion et abnégation depuis juillet 2016. Un article qui nous va droit au coeur après seulement 8 mois d'activité ! Encore merci à L'Amateur de Cigare de Cigare, ainsi qu'à son éditorialiste Laurent Mimouni.

15:13 Écrit par Edmond Dantes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/02/2017

Carnet de bord de mes dégustations par "IZAMBAR".

Carnet de dégustation cigare.

Vos dégustations méritent toute mon attention ! D’où l’importance de consigner vos expériences sur un support de qualité qui puisse répondre à une envie d’écrire et de conserver dans un livre, le fruit de vos dégustations. D’abord pour une utilisation pratique et personnelle, je l’ai conçu égoïstement pour moi avant tout, il devait répondre à une multitude de point, comme son format A5 par exemple, des dimensions confortables pour griffonner à son aise sans avoir peur de manquer de place tout en respectant votre écriture. On ne déguste pas un cigare entre les apéros et les hors-d’œuvre, s’il vous plaît ! On y met la forme, on se prépare et on se concentre, ce livre appuie l’aspect solennel d’un moment et du cigare que vous allez  choisir pour votre dégustation.

Ce livre n’est pas un guide pour vous apprendre à déguster, mais un recueil dédié à la promenade gustative, à tous ses souvenirs présents et passés qui peuvent en découdre. Il n’y a aucune interdiction, vous êtes libre de consigner ce que vous voulez, chaque cigare est votre histoire. Un peu comme le journal intime d’une midinette, mais je pense que vous préférerez la locution du carnet de bord du capitaine de frégate, celui-ci doit vous suivre dans votre parcours initiatique et évoluer au fil de vos découvertes. N’ayez pas peur de la page blanche, notez ce que bon vous semble, juste ou pas, ça n’a aucune importance, prenez-y du plaisir avant tout et ne voyez pas ce moment comme une punition. Et vous verrez, petit à petit, vos pages se noirciront avec surprise.

Ce livre  comporte 25 fiches numérotées, un index pour les retrouver plus facilement, il comprend aussi un petit lexique pour vous aider à remplir vos fiches, incluant aussi ma petite roue des saveurs et la couleur des cigares.  Livre au format A5, couverture brillante et rigide.

Prix 25€ TTC + 5€ de frais de port pour la France. Commande par mail ( edmond@izambar.com )

carnet dégustation cigare

Carnet de dégustation cigare.

carnet dégustation cigare

carnet dégustation cigare

carnet dégustation cigare

 

Déguster un cigare, c'est comme apprendre à lire, c'est en somme déchiffrer une succession de feuille ! Edmond.

18/02/2017

IZAMBAR CIGARS "Monarch"

« Au royaume des fumeurs, le Monarch est roi ! »

Produit à 100 exemplaires seulement, le Monarch est une démarche avant tout expérimentale, car pour produire un cigare en si petite quantité il faut nécessairement penser de manière très artisanale. L’idée de ce cigare est d’offrir de l’exclusivité provenant d’un terroir comme le Nicaragua, donner la possibilité de déguster des choses bien différentes de ces régions avec des tabacs de qualité, un goût aujourd’hui, malheureusement formaté, galvaudé par les grosses multinationales qui inondent le marché de « stogies » aux saveurs souvent agressives et insipides.           

Le Monarch se présente en tube de verre, comme un vin dans son contenant, bouchonné et ciré pour le protéger des agressions extérieures, comme l’oxydation des phénols par l’oxygène, et les échanges avec d’autres cigares de votre cave qui finissent par s’altérer, sans parler de tous les écarts d’hygrométries sur de longues périodes. Cette méthode de conservation lui permet de conserver toutes ses propriétés aromatiques et une meilleure stabilité sur la durée, offrant ainsi en retour un affinage bien différent.

Posez-vous cette question, aurait-on l’idée de conserver un vin dans une carafe ouverte aux quatre vents ?

Ce Monarch, grâce à son sarcophage de verre pourra se conserver « ad vitam aeternam » grâce à l’humidité intrinsèque de ses feuilles. A son ouverture, il sera conseillé de le laisser s’oxygéner au minimum trois semaines dans une cave à cigares, bien isolé des autres modules afin qu’il reprenne vie après cette longue hibernation. Confectionné d’une liga unique pour ce module, son mélange provient de tabac soigneusement choisi des régions de Jalapa, d’Esteli, et d’Ometepe au Nicaragua. Sur le tube est gravé le mois de roulage, ainsi que sa mise en tube, une traçabilité fort inutile pour les Béotiens, mais très apprécié et indispensable à tous les amateurs éclairés.

Pour l’avoir dégusté à ce jour, ce module rappelons-le, n’a que deux mois de roulage, un cigare toutefois très juvénile qui ne demande qu’à grandir et s’épanouir avec le temps.

A ce jour, voici un petit aperçu de son ambitus gustatif. Primo, au nez son parfum frétille d’une persistance affable, régalant ma convoitise de notes torréfiées, de café freddo, d’un soupçon de vieux cuir et de charme automnal. Délicieux préliminaires qui ne demandent qu’à éclore dès le paragraphe suivant !

Dès l’ouverture des hostilités, les premières lampées de fumée sont de suite généreuses, une sensation confortable s’installe rapidement en bouche avec douceur. Un cigare bénéfique et très souple, où rondeur adipeuse contrebalance avec un léger goût suret sur la longueur. Passé le temps nécessaire à son développement, la perception grasse et onctueuse prédomine ce premier temps, où notes de café crème, de noix de cajou et de fin réglisse embaument les papilles d’une certaine impudeur et de lucidité. Sa puissance toutefois honorable laisse plus de place à une aromaticité audacieuse. Celui-ci gourmand de vérité, sa suavité glisse avec souplesse sur les papilles comme le fondant d’un foie gras sur la langue. Quelle poésie !

En seconde partie, rien ou presque n’a changé ! Notre Monarch après 40 minutes de bonheur semble avoir trouvé une forme gustative qui lui convienne, un cigare résolument onctueux, enveloppant et sans excès. D’une richesse aromatique moyenne, il se déguste avec intelligence et facilité. Ses arômes évoluent très subtilement sur des notes de chocolat au lait, d’amande douce, d’humus, de champignon, ainsi qu’une ‘floralité’ rafraîchissante et très plaisante sur son intégralité. D’une puissance inchangée, ce 2ème  temps persiste dans cette délicate harmonie.

Cette dernière partie ne tranche pas, tout évolue avec pudeur! Une évolution qui s’appuie avant tout sur une corpulence plus révélatrice dans ses saveurs, proche du fruit mûr et fermenté, de boisé humide, de bois vermoulu et de champignon. Un final équilibré doté d’une rondeur grasse, ce module évolue vers plus de richesse en offrant un 3ème  temps plus salvateur et savoureux. Etonnant pour un cigare si précoce, à aucun moment je n’ai ressenti de faussetés dans ses arpèges, grâce à une qualité d’assemblage et une sélection apprivoisée de ses différents tabacs par notre master blender au Nicaragua.  

         

  • Origine: tripe: Nicaragua, sous-cape: Nicaragua, cape: Equateur
  • Format: churchill extra
  • Taille: 178mm x 23,8mm
  • Bague: 60
  • Poids: 272gr
  • Année: JANVIER 2016
  • Prix Suisse: 44,9chf

 

izambar cigars, izambar monarch

izambar cigars, izambar monarch

IZAMBAR MONARCH

 

"IZAMBAR CIGARS"

Antonio & Edmond

antonio@izambar.com* & edmond@izambar.com*

Tél/ 0041 79  872 87 96 ( Suisse ) & 0033 (0)6 69 18 24 49 ( France )

http://www.izambar.com            

11:36 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Izambar | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

23/01/2017

Aging Room Solera "Fantastico"

La nouvelle ligne « Aging Room Solera »  s’organise autour de quatre capes/ quatre couleurs différentes et se décline en trois modules aux noms encenseurs  qui ne cachent pas ses ambitions avec un « Festivo », un « Fantastico » et un « Fanfare », beaucoup de bruit n’est-ce pas !  J’ose espérer que ce langage tapageur soit à la hauteur de nos papilles. Ces quatre lignes (jaune, rouge, blanche, orange) se composent essentiellement de tabac dominicain, mise à part la ligne blanche qui se pare d’une cape mexicaine maduro et de la ligne orange d’une cape équatorienne shade connecticut, les deuxautres se contentent d’une cape sun grown dominicaine pour le jaune et d’une cape dominicaine corojo pour le rouge.

Celui-ci  dégusté provient de chez « Gestocigars », et n’est disponible qu’en jaune pour le moment. C’est sûrement dû à  son plumage de piaf qui m’a piqué au vif en encourageant mon cerveau à plonger les doigts dans cette boîte, en même temps, difficile de les louper sur son présentoir. Son prix, 9,50chf environ 9€ en Europe finit par me convaincre à me l’offrir, avec cette éternelle réflexion d’optimisme de comptoir,  « On ne sait jamais ! » il m’en reste un peu…(de l’optimisme)

Le soir venu, c’est dans mon speakeasy comme toujours qui me sert accessoirement de cave que je me prépare à le déguster, en ma seule compagnie …

Une fois dépaqueté de son corset dans son plus simple appareil, d’où l’expression « être nu comme un cigare sans bague ! », je découvre un module soigneusement vêtu d’une cape sombre à la  fermeté plutôt musclé dont l’unique fantaisie ombilicale provient d’une petite queue sur la tête !  La cape seyante, peu nervurée et lisse, de couleur maduro titille déjà le nez, de délicates senteurs automnales, un ensemble de notes de sous-bois, de feuille morte, et d’une épice herbacée, terreuse me rappelle un peu les senteurs du cumin. A ce stade, je suis déjà conquis !

Dès l’allumage, premières bouffées, premiers ressentis, c’est une sensation très confortable en bouche qui s’installe, ronde et grasse, sur fond d’épice qui amorce de suite la mesure de cette dégustation. Les notes riches de fruits secs torréfiés, de terre et de brioché  offrent aux papilles une musique corpulente et puissante. Un rancio équilibré, sans amertume dont la persistance se flatte d’une rondeur onctueuse.

Après 20 minutes, je trouve ce premier temps très étonnant, très curieux pour ce terroir, un cigare prometteur pour ceux qui recherche un cigare exigeant au plein arôme et rassasiant, comme le ferait un cigare provenant d’Esteli par exemple (province du Nicaragua).

Dans cette seconde partie,  sa récurrence aromatique  s’installe obséquieusement sur des saveurs tourbées et crémeuses. Sans grande complexité ce «Fantastico » manque un peu de repartie dans son évolution, mais reste toutefois plaisante à déguster. D’une rondeur/longueur égale et respectable, ce 2e temps s’assoit sur une consistance péremptoire des plus équilibrés.

Dans ce 3e temps, cet « Aging Room » se capitalise un peu plus dans une consistance faite de notes de chocolat (petite amertume sur la longueur), de café, de noisette torréfié, de réglisse. Un joli volume de saveur empyreumatique sans  excès. Dans son agrément cet « Aging Room » serait parfait, accompagné d’un Merlot (vin rouge reflétant des notes de cacao). Sans être un cigare d’exception, ce « Fantastico » offre après tout,  un bon moment de fumage. Ma note de cœur 16/20, un bon cigare de belle richesse/ puissance, un cigare pour amateur confirmé.

  • Origine: tripe: Dominicaine, Sous-cape: Dominicaine, cape: Dominicaine sun grown
  • Format: robusto extra
  • Taille: 142mm x 21mm
  • Bague: 54
  • Poids: 17,2gr
  • Année: 2016
  • Prix: 9,5chf ( Gestocigars )

aging room solera

aging room solera

Aging room solera

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20        

      

11:20 Écrit par Edmond Dantes dans Aging room, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/01/2017

Partagas D5 "petit robusto"

Dans la série "D", je vous présente le petit frère du "D4" et grand frère du"D6", un robusto moyennement petit et pas assez pour être un "short robusto" quoiqu'il soit baptisé de "petit robusto", comme son benjamin le D6. Leurs seuls points communs à ses trois là, se passe au niveau de la ceinture avec un seul tour de taille de 50 de cepo, exception faite du "D3" qui n'est qu'un corona gorda en EL de 2003. Bref, difficile ne pas y perdre son latin, avec toutes ces séries contoïdes ( D, E, C, P ), personnellement et à choisir, je préfère qu'un cigare porte un véritable patronyme, comme "Lusitania", Salomones, Sobresalientes, par exemple ! Vocalement plus romantique à entendre pour s'en souvenir.

Ce "D5" sorti en 2011, 36 ans après le "D4", dispose de mensurations très sensibles avec 14 mm de moins sur sa longueur, bien peu de différences me direz-vous ? Si cela perdure cette série risque d'être galvaudée d'ici quelque temps, et finira par être proposé à la coupe ! Je plaisante, bien sûre, quoi qu’on ne sait jamais !

Mais soyons bon dégustateur, et non railleur comme je le suis. Voici un cigare plutôt léger (10,8 gr)et très souple au toucher, d'un aspect séduisant colorado, il offre un bouquet fleuri de boisé, et suavement semé de notes de banane et surette de fromage blanc. Une préface, toutefois appréciable par cette douce musique olfactive.

D'entrée, les premières salves de fumée froides excitent mes papilles d'une sensation très poivrée, clairement roborative. Un cigare qui délivre une musique sur fond de palais aux accords piquants et sourds, légèrement surets. Un début vivifiant qui se traduit par une rétro olfaction puissante, disposant de saveurs peu goûteuses comme celle du bois verni, de sous-bois, et d'humus. D'une rondeur affable, ce "D5" dispose tout de même d'une bonne persistance suave et épicée, assez plaisante. Pour résumé, Cette partie insoumise et musclée, ne demande qu'à s'arrondir et s'anoblir dans son évolution. Sans grande complexité, ce "D5" se distingue surtout par une force maîtrisée qui le maintient avec ardeur dans une dégustation précise et contrôlée.

Dès le deuxième temps, ce "D5" évolue sur un bouquet plus onctueux, de meilleure rondeur et d'une amplitude en bouche plus généreuse qui lui délivre grassement ses saveurs épicées et de petites amertumes, le tout sur une consistance toujours puissante et vivifiante. Un cigare qui ne manque pas de personnalité, malgré une profondeur aromatique de complexité négligeable. Au nez, sa fumée est gracieuse, agréable et gourmande, celle-ci évoque des saveurs de chocolat praliné sur fond torréfié.

La 3e partie se libère d'une puissance toujours grandissante et bien épicée, à la corpulence de torréfié vert et amère, semblable à une bière forte légèrement houblonnée, à la longueur bienséante et rassasiante. Ma note de cœur 15/20, un bon cigare très proche d'un "D4" assis sur l'autorité gustative et non dans la complexité.

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: Petit robusto
  • Taille: 110mm x 19mm
  • Bague: 50
  • Poids: 10,8gr
  • Année: 2015
  • Prix: 7,8€ ( casa del puro )

partagas D5,cigare partagas

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

bannière_csadelpuro.jpg

10:22 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Partagas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/01/2017

Dégustation du IZAMBAR "Kingdom" par le blogger Vasilij Ratej

"Le cigare est le complément compliment indispensable de toute vie oisive et élégante." George Sand

Vasilij Ratej est en sorte un confrère blogger qui s'est prêté au jeu de la dégustation filmée sur son blog (www.zigarren.zone)  dont voici la vidéo sur le "Kingdom". Si les sous-titre n'apparaissent pas pendant la lecture, n'oubliez pas de cliquer sur la petite icône en bas à droite de la vidéo "sous-titre". 

Bon visionnage.


 

 

09:35 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités, Cigare, Izambar | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/12/2016

House of Grauer "Geneva" plus de 600m² dédiés au cigare

La Maison Grauer vous ouvre les portes dun espace d’évasion dédié au cigare, au cœur de Genève.

Partez à la découverte de cigares issus de plantations et de fabriques nourries de légendes et profitez dun voyage gustatif et culturel. La Maison Grauer a réuni le savoir-faire des fabricants de cigares avec celui dartisans, vignerons et cueilleurs pour vous faire vivre une expérience sensorielle complète. Elle vous accueille dans un lieu unique, libéré de la frénésie du monde extérieur.

house of grauer, lounge cigar geneva, cave à cigare

La Maison Grauer offre un voyage intemporel autour de cinq espaces.

Ce voyage commence au sein du Walk-in Humidor, un écrin où repose une collection de cabinets et de caves à cigares chargées dhistoires. La Maison Grauer a rassemblé des cigares remarquables aux millésimes rares. Une source inépuisable d’émotions.

Des Lockers privés en chêne fumé offrent un espace de stockage et de vieillissement à vos cigares. Ainsi protégés des aléas du temps, ils conservent toutes leurs qualités.

house of grauer, lounge cigar geneva, cave à cigare

Le voyage se poursuit vers la Cave qui dévoile une sélection de vins et spiritueux sélectionnés. Pour vous guider, notre chef sommelier est à l’écoute de vos papilles. 

Déguster un cigare en appréciant chaque volute est une affaire daccompagnement et dalliances subtiles.

La délicatesse du palais va de pair avec celle de lesprit ; cest pourquoi la Maison Grauer vous propose de continuer ce voyage autour de son cœur cristallin. La Boutique présente les créations Grauer réalisées par des maîtres dart : humidors, caves à cigares, cendriers, chaque pièce est façonnée avec le plus grand soin.

Dans sa quête du meilleur, la Maison Grauer a également sélectionné des cafés et des thés qui se distinguent par leurs arômes profonds, ainsi quune gamme de chocolats aux saveurs inédites, issue de sa collaboration avec un maître chocolatier suisse.

Le Cigar Lounge est lavènement de votre voyage. Saveurs et parfums vous accompagnent pour un moment de détente. Laissez- vous porter par votre  imaginaire.

house of grauer, lounge cigar geneva, cave à cigare

À vos côtés, dans un fauteuil, Hemingway sirote un vieux rhum devant sa machine à écrire, complice de cet instant jusque dans le silence. La fontaine porte le murmure de Pablo Neruda. Les pales des ventilateurs soulagent de la chaleur les plantes suspendues dans un décor à la fois sobre et riche de ses boiseries. Vous êtes chez vous. Ici, cest vous qui écrivez lHistoire.

LEspace Culture, un espace dexposition ouvert à la culture, atteste des solides valeurs sur lesquelles la Maison Grauer a bâti sa réputation. Des pièces et des documents authentiques illustrant la grande saga du cigare côtoient peintures et sculptures. Ils témoignent dun profond attachement de la Maison Grauer à lhistoire et à la dimension culturelle du cigare.

house of grauer, lounge cigar geneva, cave à cigare

Parce quil se veut avant tout un lieu vivant, cet espace est aussi ouvert aux expositions temporaires et aux événements culturels.

Avec ces cinq espaces dédiés aux plaisirs authentiques, la Maison Grauer aspire à rendre chaque moment essentiel. Un luxe simple pour que vous deveniez le seul maître de vos envies.

La Maison Grauer peut devenir la vôtre le temps dun événement. Les lieux peuvent être privatisés quelques heures durant. Nous mettons nos compétences et notre expérience à votre service pour vous guider dans lorganisation de ce moment dexception.

Lendroit offre maintes possibilités. Son identité forte et son luxe discret sont un gage dexcellence. Chez House of Grauer, le temps sarrête et les passions s’épanouissent.

Source: feelback de la maison Grauer.

Site: House of Grauer

HOUSE OF GRAUER SA

Route des jeunes 9 - 1227 Genève
Tel +41 22 552 2799 - Fax +41 22 552 2798

 

14:00 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités, Cave à cigare | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |