18/07/2014

CIGARES UP IN SMOKE "Jonathan Futrell"

Préface "Up in smoke"

Disparus les gangsters et les businessmen agressifs. Mais le cigare leur a survécu, adopté par le monde des arts et de la mode. Le cigare de luxe sera au nouveau millénaire ce que le téléphone portable était aux années quatre-vingt- dix.

Up in smoke puise son inspiration dans le courant d'avant- garde et nous entraine dans un voyage au pays des cigares et du luxe. Adoptés par les grands de la mode, les stars et autres étoiles médiatiques, ces gros stogies en forme de missiles ne sont plus le symbole répugnant de l'avidité et de la cupidité mais celui d'un monde plus apisible, d'Isabella Rossellini et Linda Evangelista à Madonna, Matt Dillon et sir Terence Conran, le Gourou de la mode londonnienne. Pour tout dire, le cigare est devenu symbole de sensualité.

Jonathan Futrell nous fait découvrir l'ambiance tout imprégnée du romantisme des tropiques, des maisons et des bars de cigares dont le nombre croissant témoigne de la popularité inégalé dont ils jouissent aux Etats- unis, en France, en Allemagne et au Japon. Ses reportages à Las Casas del Habano à Paris, au Cow Bar de Tom Conran à Londres et au Grand Havana Room de Los Angeles nous donnent une idée remarquable du culte voué au cigare aujourd'hui. Il chasse de notre esprit cette réputation caricaturale d'apanage du businessman conquérant pour nous introduire dans le monde somptueux des épicuriens de la mode.

Comme tout engouement, la consommation du cigare génère ses propres règles et ses accessoires. Vous trouverez ici le cigare qui convient à votre propre style en parcourant cet inventaire minutieux des myriades de types et de tailles, d'arôme et de goûts, sans oublier un catalogue détaillé des ustensiles indispensables aux connaisseur depuis les étuis de cuir précieux jusqu'aux humidificateurs, coupe- cigares. Up in smoke est un outil indispensable. Un ouvrage de référence pour parcourir le monde du cigare. N'achetez rien avant de l'avoir lu.

Un livre de Lisa Linder et Jonathan Futrell de 191 pages paru en 1999. Toujours disponible en neuf sur cultura ou d'occasion sur "priceminister".

 

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08:19 Écrit par Edmond Dantes dans Mes lectures | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

15/07/2014

Black Market "Alec Bradley" Gordo

Petite visite chez « House of Smoke » à Bâle pour quelques achats ( Suisse ).

Sans faire de prosélytisme outrageant pour ce type de cigare, mon mutisme passerait pour une forme de snobisme ! Mon coup de cœur pour ce ‘black Market' passerait même pour un encouragement à la médiocrité, voir à de l'indigence organoleptique de mes sens. Eh oui, peut- être ! Mais perso, je me fous des railleries et je mentirai de n’avoir pas pris un certain plaisir en sa compagnie, voilà c’est dit ! Pourtant ce cigare dont tous les signes me conseillaient de fuir, bague outrageante et superflu, estampillé d’un nom trivial ‘Black Market' pour US warrior ! Bref, après l’avoir retourné, examiné, humer dans tous les sens du pied à la tête, il semblerait que mon nez si fin qu’il soit ( oui, tout de même un peu ! ), y a trouvé quelques douceâtres effluves envoutants, me laissant perplexe, un brun dubitatif par ce parfum contrefait de déjà ressenti. Ma curiosité décidait tout de même après quelques hésitations son acquisition ainsi que l’achat d’autres cigares dont je ne connaissais même pas l’existence de toutes les formes et couleurs pour de futures dégustations.

3 jours ont passé maintenant ! Me voici de retour en tête à tête avec ce Gordo signé Alec Bradley pour un examen plus approfondi. Passé le passage de la mise à nu en ôtant cette jupe de papier ! Ce gordo à la peau fine et cuivrée assure par une construction exemplaire, ferme et musclé, celui-ci exhale avec confiance un parfum intense, de boisé, de noix et de notes pâtissières. Des senteurs à s’y méprendre avec un Lusitania Partagas ou un Magnum 50 H.Upmann, des senteurs très cubaines en sorte. Je suis presque certain qu’un examen à l’aveugle, l’aurais désigné fièrement comme Habano ! Difficile à croire qu’une pareille méprise soit en effet possible. Je ne connais pas les procédés de matage de certains cigares made in USA. Mais je trouve celui-ci très étonnant, comment expliquer qu’une cape du Nicaragua puisse offrir un tel bouquet d’arômes bien loin de son terroir. Fort possible que la magie d’un maître mouilleur soit passée par là au stade fermentif des feuilles avec quelques petites recettes à base de miel, de rhum et d’épices… En tous les cas, ça fonctionne ! Bien sûr, ce n’est que suppositions impossibles à vérifier. ( Mais sachez que ce genre de pratique existe bel et bien ).

À l’allumage, cette perception cubaine s’efface rapidement pour laisser place à une perception plus  originelle, mais désordonnée je dirai ! La sensation des premières bouffées intense et généreuse déploie généreusement des notes de terre, de poivre, de chocolat, ainsi qu’une certaine animalité ( de viande fumée et de cuir). Une cacophonie d’avant-scène très délicieuse et gourmande, le tout dans une confusion assourdissante et inquiétante. La consistance en bouche est bien là, mais la rondeur riche de tous ces arômes manque encore de cohérence. Toutefois, la persistance trouve son chemin sans trop se désorienter en ‘vapotant’ sur des notes plus édulcorées de café. Ces 20 premières minutes de dégustation ont exprimé une certaine nervosité, le tout dans un désordre riche et intense où tous les acteurs après cette répétition agitée trouvent chacun leurs places respectives dans cette pièce en 3 actes. En effet, une cohésion obséquieuse et plus ronde pointe le bout de son nez prenant le relai sur des notes plus suaves et plus inspirées de vanille, de chocolat, de caramel brulé et épicé.

Dans ce second acte ! Ce Gordo trouve sagement la voie de la miséricorde dans un rythme plus pondéré et onctueux fait de sous bois, de café crème et de chocolat au lait. Des arômes fondus et persistants qui subsistent agréablement vers des nuances plus toastées. Ce mélange cosmopolite Panama/ Honduras pour la tripe et Sumatra/ Nicaragua pour la sous-cape/ cape procure un rancio bien équilibré avec une consistance intense et aromatique. D’une combustion régulière et  sans accro, il ne cède en rien aux notes dissonantes acerbes et piquantes. Celui-ci progresse avec plénitude de manière linéaire et homogène sans aucune divergence jusqu’à la fin du 3e acte. Une finalité endurante et sans surprise dès la fin du 2e acte serait la seule chose à vraiment lui reprocher ! Malgré une certaine réserve au début, ce cigare ostensible et atypique est un véritable coup de cœur, même si certains doutes subsistent sur son élaboration ! Ma note 15/20, un fumage à renouveler sous réserve que sa fabrication soit constante.    

      

  • Origine: tripe : Panama/ Honduras, Sous-cape: Sumatra, cape: Nicaragua
  • Format: Gordo
  • Taille: 152 mm x 24 mm
  • Bague: 60
  • poids: 26,6 gr
  • Année:  2013
  • Prix Suisse: 9.3€

 

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20     

 

16:35 Écrit par Edmond Dantes dans Alec Bradley, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

09/07/2014

La Belgique 1er producteur de cigare au monde !

Evidemment 1er producteur ne suffit pas pour être 1er consommateur, pour le belge fumer le cigare reste occasionnel...Retrouvez les commentaires du "Roi du Cigare" Philippe Vanderbruggen, figure incontournable à Bruxelles exprimer son analyse sur la consommation du cigare en 2014.   

Reportage d'Alison Delpierre.

Vidéo du 7 juillet 2014 diffusée sur la RTBF ( radio télévision belge francophone ).


08:27 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités, vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/07/2014

Boutique Davidoff Bruxelles 2014

Réalisé par le célèbre bureau d’architecte ARNO, voici les photos du nouveau concept de Flagship dédié au renouveau de la marque Davidoff, souhaité par Mr Hans-Kristian Hoejsgaard ( président du groupe Oettinger Davidoff ). Cette boutique bien connu des amateurs belges, située à Bruxelles place du Grand Sablon est la première réalisée en Europe dans ce nouveau look, bien après le Flagship créée en 2012 à l’aéroport de Zurich qui augurait ce changement. Les meubles réalisés en noyer, une essence de bois plus actuelle offre une meilleure adéquation avec la modernité d’aujourd’hui, sans être trop désuète, ce style sobre et chic à la fois convient parfaitement à cette nouvelle génération de fumeurs de cigare. Dans une ambiance moins désuète qu’autrefois.

vidéo du flagship store réalisée par CANAL Z


D’une surface d’environ 90 m², ce concept arbore des surfaces de vente plus lumineuses et plus aérées, avec une meilleure mise en valeur des divers accessoires de luxe de la marque. Un vaste humidor couronne de sa présence en partie central et consacre un espace confortable de stockage et d'exposition plus ordonnée et plus claire pour les clients invitait à s’y rendre. À l'étage, la création d’un ‘lounge cigar’ véritable lieu de détente pour se poser le temps d’une cendre, cet endroit tant attendu par les fumeurs offre aux amateurs de belles volutes un moment de tranquillité et de répit à l’abri des regards indiscrets. Le tout dans une ambiance confortée par un système audio de qualité inauguré pour la première fois dans une boutique Davidoff. Une approche vraiment différente et inattendu à l’accueil d’une boutique plus conventionnelle en centre-ville. D’autres projets sont bien entendu planifiés dont celui de Genève que j’attends avec impatience ! Celle où tout a vraiment commencé pour la marque à la bague blanche et or...

Les cigares selon Edmond.

Photos ARNO

contact: contact@arno-online.com


 

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Photos ARNO

14:07 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

01/07/2014

Taille des cigares...

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Cliquez sur la photo pour agrandir.

13:01 Écrit par Edmond Dantes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Petit Quizz d'été "Le cigare pour les nuls"

11:30 Écrit par Edmond Dantes dans Quiz | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

30/06/2014

H.Upmann Connossieur A "Genios"

Un grand robusto à la cape clair, grasse et luisante qui peine à me convaincre sans toutefois y parvenir ! Cela reste un avis personnel, un jugement critique sur un cigare dont seul le nom ‘H. Upmann’ obligerait à tirer sa révérence avant sa mise en bouche, dans un cérémonial obséquieux et condescendant. Mais pour l’amateur que je suis, très attaché à cette marque, j’éviterai cette pantomime et je déplore que le nom de ‘Connossieur' y soit associé ! Pourquoi ‘Connossieur A’ ? Faudrait-il s’attendre prochainement à une version B, C, D…Ce nom, synonyme de bon goût grâce au ‘Connossieur 1’ depuis plus d’une demi-roue impose un atout marketing imparable, une obédience formatée pour amateurs non éclairés ! Mais qui oserait prendre le courant à contre- sens ? C’est un Cubain tout de même, oui mais alors ! C’est un Upmann, oui mais alors ! Ci-dessous, voici mon point de vue lapidaire d’une dégustation fumante !

Pour son parfum rien à dire, dès son entrée en scène le costume reflet des couleurs finement boisées, de beurre et d’écorce de pain qu’offrirait un petit déjeuner champêtre sous le grand chêne au fond du jardin, attablé autour du salon d’été en fer blanc ! Un tableau de bon augure qui fleure bon la Havane ( ça commence plutôt pas mal…)

Mais la suite, n’est que déconfiture ! La perception du premier quart manque cruellement d’onctuosité, de volupté et de consistance. Comme la vilaine sensation de m’avoir versé une cuillère de terre dans mon café matinal et de m’avoir beurré les biscottes avec de la margarine. La persistance diaphane des notes de fruits secs lui procure tout de même une longueur en bouche relativement acceptable, mais décontenancé par une forme d’amertume, un arrière-goût gênant en toile de fond. La rondeur et l’aromaticité quasi inexistante brillent par leur absence, résume très bien cette première partie timorée assez pauvre en goût ! Laissant présager un fumage pernicieux.

Segunda parte ! La sensation de fumer je ne sais vraiment plus trop quoi . Un truc à s’y méprendre avec un cigare, très loin d’un Upmann. L’amertume gagne sur tous les fronts et constitue l’essentiel de ce second opus, une de ses principales constances, toujours appuyée par cet arrière-goût détecté dans les 15 premières minutes de fumage, mais maintenant plus définissable comme l’ammoniac ! Cet arôme puissant et alcoolisant qui couvre vos dégustations telle une nappe de pétrole sur l’océan. Bien entendu c’est une image, un peu forte et dévalorisante mais qui illustre bien cette perception assommante très particulière ! Ce requiem funeste, manque de corps, de consistance et d’un manque crucial d’arômes, d’un manque de tout dans l’ensemble. Toutes ses vicissitudes déconcertent pour un cigare confectionné à partir des meilleurs tabacs du monde. Je peux comprendre que concevoir un mélange est un exercice très compliqué, assuré sa stabilité gustative 6 mois, 1 an après n’est jamais assuré à 100%. Une fois mis sur le marché le cigare évolue, des changements biochimiques s’effectuent dès sa naissance souvent pour le meilleur, mais parfois à charge par des éléments inhérents à sa production, le résultat par exemple d’une conservation maladroite durant son long voyage jusqu’à nos civettes. Dans l’alimentaire, on parle souvent de ne pas rompre la chaine du froid, idem pour le cigare avec la chaine de l’humidité constante entre 70/75% pas toujours respecté ! Pour le final, no comment ! Inutile d’enfoncer le clou plus profondément et j’éviterai de passer pour un hérétique, où ma seule sentence serait l’excommunication Havanophile.

Ma note de cœur 8/20, je vous laisserai l’apprécier à votre convenance, bien accompagné par exemple d’un rhum Vigia 18 ans pour en exorciser son haleine pesante. 

 

  • Origine: tripe : Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: Genios/ Grand robusto
  • Taille: 140 mm x 20.6 mm
  • Bague: 52
  • Année:  2013
  • Prix France: 12,5€

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20     

 

08:10 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, H.Upmann | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

26/06/2014

60 nuances de cigares

Enfin, un petit carnet made in France pour noter scrupuleusement toutes vos dégustations ! Réalisé par un érudit du cigare Thomas Wormser, membre actif du P1P2C et blogueur du site Europeansociety sur lequel il partage régulièrement le fruit de ses dégustations. Cet outil voulu très simple par sa conception, vous aidera dans l’exercice analytique de vos cigares. Bien vu Thomas !   

Malgré les idées reçues, l’univers du cigare n’est pas sempiternellement  synonyme de luxe. Loin des clichés d’élitisme colportés par lesdits « fumeur de bagues », plus attachés à l’image du luxe ostentatoire et au goût de l’exubérance qu’à celui de leur « Havane », le vrai passionné de puro, lui, est un touche à tout. Voilà donc un petit recueil prêt à recenser, entre deux volutes, toutes vos impressions sur votre vitole du moment. Beaucoup définissent leur pause cigare comme un « moment », une parenthèse. A travers ses terroirs, ses origines, chaque vitole est une invitation au voyage. ( texte de Thomas Wormser )

Vous pouvez vous le procurer sur cette adresse au prix de 15€ + 2€ de port. 60nuances

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09:23 Écrit par Edmond Dantes dans Livre/ DVD/ Application | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/06/2014

La Flor de la Antillas "toro gordo" de My father cigars

La Flor de la Antillas qui signifie en espagnol « la fleur des Antilles » désigne tout naturellement l’île de Cuba clin d'oeil aux origines de la famille Garcia et fils. Cette marque fait son apparition en mai 2012, puis primée pour la première fois par la revue ‘Cigar Aficionado' de meilleur cigare de l’année 2012. No comment ! Je préfère ne pas commenter ce classement du ‘Cigar Aficionado' que je trouve souvent trop complaisant et peu objectif dans l'ensemble de leurs dégustations, cela pourrait être un excellent débat pour un prochain article. Bref, cette marque n’est malheureusement ou heureusement pas disponible en France pour l’instant, celui-ci provient de la Suisse ( plus précisément à La Couronne de Nyon). Ce joli puro Nicaraguayen se compose d’une cape « Sun Grown », c'est-à-dire d'une cape élevée au soleil d’une couleur Colorado/ maduro, à l’inverse d’une cape « shade grown » élevé sous la protection des fines étoffes blanches connues sous le nom de « tapa do », en espagnol : « couvert ». Ce module toro gordo arbore fièrement une bague énorme à l’image des ‘Vista' qui ornait les premières boîtes à cigares du 19e siècle. Une bague très soignée, ostentatoire qui est du plus bel effet, le pied quant à lui se pare d’une fine bande de soie rouge lui donnant, l’élégance d’un cigare résolument aristocratique ! Autre singularité de ce toro gordo vient de son diamètre légèrement aplati et ovoïde. Pour résumé cet accueil visuel fait mouche, un beau module jouant à fond la carte de la séduction, marketing oblige sur ce vaste marché qu’est l’Amérique ! Mais à nous Occidentaux, on ne nous l’a fait pas, nous sommes trop malins pour tomber dans le panneau. ( Je plaisante ! )

Pour l’analyse olfactive et fumage à cru, les flagrances très légères oscillent entre cuir et boisé, rien de très transcendant dans cette première approche, peu flatteuse et timorée.

Dès les premières volutes qui encensent les papilles, l’onctuosité et le poivré domine d’emblée les premières minutes de ce fumage. La tenue en bouche d’une bonne consistance offre une rondeur oléagineuse chamarrée de notes de café, de poivre, d'épice plus discrète comme le clou de girofle et de saveurs biscuitées. Un démarrage très séduisant d’une puissance plutôt modérée pour le moment. Pendant environ 25 minutes, ces notes subsisteront sans déroger à cette cuisine épicée et agréable. À déplorer, une petite fragilité de la cape au niveau de la tête, défaut rencontré sur les deux exemplaires fumés ce mois-ci, ainsi qu’une combustion aléatoire qu’il faut souvent rectifier à la torche. Une première partie piquante, mais gourmande à la fois soutenu par un volume de fumée généreux.  

Pour la seconde partie, la sensation roborative et nerveuse diffusée par le poivre domine et écrase les autres saveurs, comme la terre, le café et le chocolat au lait qui demande qu’à s’exprimer. Un passage assez monocorde, sans être déplaisant pour autant je suis à la limite de l’ennui ! Du piquant sur le bout de la langue façon wasabi sur fond d’ammoniac n’arrange rien ce passage. En cuisine le poivre à la réputation d’exalter les arômes, mais cette analogie culinaire ne s’applique guère au cigare. Cette perception s’apprécie avec juste parcimonie, en quantité cela devient un défaut pour l’aromaticité générale du cigare, ainsi que ses capacités à évoluer.

Pour la 3e partie. Enfin ! Le vent tourne pour offrir cette foi une perception étonnement plus douceâtre et plus crémeuse dans l’ensemble. La rondeur s’en trouve améliorée avec une meilleure persistance assurée par des notes crémeuses d’un capuccino, de cacao, de fruits secs et de poivre en moindre quantité. Mais ce plaisir de courte durée s’envole rapidement vers un final acerbe que j’abandonne finalement. Un cigare que je qualifierai de cyclothymique mais pas dans le sens positif que l’on attend d’un cigare évolutif. Les deux premiers temps restent semblables avec quelques petites fluctuations, mais le tout d’une linéarité fastidieuse jusqu’à son aboutissement très éphémère d’environ 10 minutes de bien-être sur quasiment 1h30 de fumage, à cela j’ajoute les 25 premières minutes. Ce qui totalise 35 minutes de fumage, dit de convenable. Pour gagner du temps à sensation égale, choisissez la prochaine fois un ‘NUB’ pour des sensations assez communes. Sans être trop cassant, 14/20 est une note de cœur moyenne pour une dégustation mitigée. Pour ceux qui apprécient résolument les mélanges relevés ou les adeptes du " Je mets de la moutarde dans tous mes plats et je vous emm... ! ". Comme quoi, les classements de l’aficionado sont toujours discutables !

Pour info ce cigare se décline en 3 formats, le toro gordo dégusté aujourd’hui, suivit d’un robusto et d’un belicoso.

  • Origine: tripe : Nicaragua, Sous-cape: Nicaragua, cape: Nicaragua en sun grown
  • Format: toro/ gordo
  • Taille: 165 mm x 28 mm
  • Bague: 56
  • Année: 
  • Prix Suisse: 10,9€ ( Tabac La Couronne à Nyon )

 

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20       

 

10:04 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Don Pépin Garcia | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/06/2014

Marque Suisse Davidoff ( RTS vidéo )

Petit résumé en vidéo de l'empire Davidoff en à peine 2 minutes 30 !!  Montage réalisé par la télévision Suisse romande en mars 2014.

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 Cliquez sur la photo pour visionner la vidéo.

16:56 Écrit par Edmond Dantes dans vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |