23/05/2015

Le saviez vous ?

Elegua est un mythe intéressant, car il associe l'Afrique (Nigeria et le Bénin) et le peuple afro-cubains d’Amérique latine à ce Dieu païen, connu aussi sous le nom de "The Trickster" portte son histoire à très loin.
Il est habillé de noir et de rouge, et peut-être décrit comme un enfant ou un vieillard. Il représente le début et la fin de la vie, et de tous les carrefours de votre vie. Elegua est aussi le dieu de la chance et de la deuxième chance, alors quand les choses ne vont pas à trop bien, il pourrait bien vous accorder une nouvelle chance de faire les choses autrement.
Ses adeptes à ces croyances font des offrandes à Elegua tous les lundis (son jour préféré de la semaine), et cette aumône se composent généralement de choses qu'il aime. Cela comprend: trois boules de semoule de maïs cuits, quelques graines à canaris, une bouteille de rhum, des cerfs-volants, des sifflets, des jouets, des bonbons et du poisson fumé, sans oublier un cigare !


Ci-dessous une représentation primitive d’Elegua réalisé en feuille de tabac, que l’on peut apercevoir dans certaines fabriques dont celle-ci provenant de ‘La Corona'

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photo: REUTERS/Enrique De La Osa

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21/05/2015

Cigare Pitbull Maestro "grand toro"

Chez Art Tabac, on touche les cigares avec les yeux ! Ne vous risquez pas à ouvrir une vitrine sans y avoir été invité, au risque d’être mordu par le « Pitbull ». Cyril Pelletier, véritable passionné n’apprécie guère que l’on vienne tripoter ses jolies capes, un cigare n’est pas une soubrette aguicheuse sortie tout droit d’un ‘sexodrome’ sur laquelle, les mains invitent et grasses, boudinées, décharnées viennent palper, caresser et sentir avec trivialité leur douce intimité. Un point de vue légitime et respectable qui ancre l’histoire singulière de ce nom le « Pitbull », à l’image d’une fable que l’on raconterait le soir à nos bambins. Mais rassurez-vous, malgré ce surnom peut-être injuste, cette civette fait partie des plus accueillantes de Paris, les Pelletier Père & fils perpétuent fièrement leur passion de l’or noir à qui veut bien l’écouter et la déguster bien entendu. Aujourd’hui cette passion transpire dans chacune de leurs nouvelles créations, après le ‘Carlito', le ‘Muchacha' voici le grand toro ‘Maestro', un authentique puro du Nicaragua toujours réalisé par Abdel Fernandez dans la région d’Esteli, un terroir réputé pour produire des feuilles épaisses de très grandes intensités. Malheureusement, la recette exacte de ce cigare met complètement inconnu, hormis que les tabacs proviennent exclusivement du Nicaragua. Sachez que 4 terroirs se partagent la production nationale de cigare dans ce pays, avec celle de la région d’Esteli, de Condega, de Jalapa et de l’île volcanique d’Omotepe.

Bref, après ce petit aparté, revenons à l’essentiel par une petite inspection d’usage. Au premier contact, j’avoue que ce module me plaît plutôt bien, lourd, robuste, on ressent de suite la générosité de sa conception, voir une forme de gourmandise de la part de son inventeur. D’une cape lisse de couleur maduro, celle-ci se pare de quelques traces saillantes et nervurées sur une surface cireuse et satinée. Ce ‘Maestro' porte très bien le complet cinq pièces, le tout avec fermeté, élégance et souplesse. Au nez, son parfum oscille entre minéralité terreuse et saveur chocolatée un brin épicé, divinant un assemblage d’un subtil et séduisant bouquet.

D’emblée, dès l’allumage  les premiers ronds de fumée vaporisés par notre ‘Maestro’ alimentent  copieusement l’avidité de l’amateur dans un confort de fumage très agréable, aucune contrariété à déplorer pour les prémices de cette dégustation, dont je trouve de suite ample et généreuse.

Après 10 bonnes minutes, la dégustation s’installe tranquillement dans la prudence et la constance. Une première partie chatoyante, illustrée par des notes crayeuses de terre, ainsi que de fruits gras et secs, ajoutant à cela un soupçon de café, mais plutôt celui du grain à moudre. D’intensité aromatique  légère, son juste équilibre olfactif lui confère un agrément salutaire et une prise en bouche très docile pour l’amateur occasionnel. Ce premier temps est juste et sans dissonance, bien qu’un peu trop arachnéen pour ma part. Une complaisance agréable au profit du plus grand nombre, tel est la tendance du moment.

Dans un 2e temps, les saveurs deviennent plus fondues et grasses, ainsi qu’une meilleure homogénéité dans leur perception, flirtant sur des arômes suaves de tourbe, de crémeux et de torréfié. Ce profil gustatif assez linéaire semble se gratifier d’une seconde partie très onctueuse, très plaisante, après environ 45 minutes de fumage. D’une complexité moyenne, ce Maestro fait amende honorable et s’enorgueillit d’un rancio attachant et flatteur. Aucune exaltation ou d’empressement de la part de sa consistance, cette dégustation persiste dans un registre de douceur et de placidité. Ce ‘Maestro' maintient son cap sans faiblir et sans déroger à sa mission de nous offrir un fumage inaltérable, du moins pour l’instant !

Sur le 3e temps, petit à petit poussé dans ses retranchements, les sensations demeurent  toujours inchangées et rien ne vient vraiment troubler cette dernière partie. Un peu plus de corps, mais la puissance reste tout de même affable sans vraiment vous assommer. Ce ‘toro’ imperturbable, file droit comme une locomotive à vapeur, lancé fièrement au travers des plaines d’Esteli ! Ce n’est qu’une fois en gare et épuisé que notre ‘Maestro’ au souffle chaud, envoie ses dernières salves de fumée grave et réglissé, de café nicotiné et d’âcreté. Eh oui, quand sonne le glas, le puro trépasse !

Pour les amateurs de cigare Nicaraguayen, je préfère le préciser, allez-y ! Malgré ses dimensions généreuses, lesquelles pourraient en inquiéter plus d’un, ce ‘Maestro’ a contrario, a su jouer la carte de la bonhomie et de l’onctuosité, en sachant très bien vous apprivoiser. Une belle réalisation accessible à tous, même certaines dames peuvent s’y risquer sans problème. ( Juste un petit bémol en ce qui me concerne, ce cigare demanderait un peu plus de corps à mon goût )     

Ma note de cœur 17/20, un très bon cigare dans l’ensemble.

  • Origine: tripe: Nicaragua, Sous-cape: Nicaragua, cape: Nicaragua
  • Format: grand robusto
  • Taille: 165mm x 23mm
  • Bague: 58
  • Poids: 23,7gr
  • Année: 2015
  • Prix: 15,5€ ( Suisse )

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20  

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19/05/2015

L' Autre Cuba - Film documentaire indépendant à voir et à revoir

Un documentaire sur Cuba. Cuba c'est le soleil, la mer, la plage, les vacances! Mais Cuba c'est aussi un régime socialiste sur lequel il est souvent difficile d'avoir l'heure juste. Le réalisateur Christian Bouchard, marié à une Cubaine depuis plus de 10 ans, ouvre une porte privilégiée sur la réalité de l'autre Cuba. Une réalité qui certes a ses difficultés économiques et politiques mais de laquelle il y a plusieurs leçons a tirer. En compagnie de Cubains qui racontent leur histoire et leur quotidien, faites un voyage à travers le temps au pays ou l'architecture coloniale et les voitures américaines des années 50 sont à l'honneur. Voyez à quel point les besoins et le manque de ressources les ont poussés à innover et à se dépasser mais surtout à profiter de la vie aussi difficile soit-elle. Découvrez un document touchant, des sujets jamais traités auparavant, des témoignages privilégiés de Cubains. Vous pourriez changer votre façon de voir la vie.

source: L'Autre Cuba

réalisé par Christian Bouchard


15:12 Écrit par Edmond Dantes dans vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/05/2015

Cuba Absolutely XIIe Biennale de la Havane du 22 mai au 22 juin 2015

Soyez les bienvenus à l’édition de mai de What’s On La Havane, dédiée à la douzième Biennale de La Havane qui aura lieu du 22 mai au 21 juin 2015. Le sujet de la Biennale (Entre l’idée et l’expérience), pourrait évoquer le célèbre livre du poète espagnol Luis Cernuda, La réalité et le Désir, compte tenu du fait que 119 artistes de 44 pays auront l’occasion d’interagir avec les habitants de la ville et de mesurer les satisfactions, les carences et les aspirations par rapport à leur environnement et aux possibilités réelles d’action de l’art dans la quotidienneté et les micro-espaces de socialisation.Bref, une occasion idéale pour apprécier non seulement l’œuvre des meilleurs artistes de Cuba, qui ont travaillé d’arrache-pied pour préparer leurs propositions, mais aussi des artistes du monde entier qui transformeront La Havane en une galerie d’idées, d’images et d’idiosyncrasies. Les activités se dérouleront depuis la pittoresque localité de Casablanca, de l’autre côté de la baie, jusqu’au populaire parc Trillo, dans la municipalité de Centro Habana ; depuis le quartier périphérique de Romerillo jusqu’au Pabellón Cuba, au cœur même du quartier du Vedado ; depuis la majestueuse forteresse de la Cabaña jusqu’à un appartement du bâtiment Focsa. Dans cette livraison, le lecteur trouvera des articles sur cinq artistes cubains de renom qui prendront part à la douzième Biennale de La Havane.

De même, ce numéro comprend l’article Idania del Río : inauguration de Clandestina, en reconnaissance de cette designer et de son œuvre vraiment exceptionnelle.L’art n’est pas le seul sujet du mois de mai. Il propose aussi d’autres événements importants, dont les huitièmes journées cubaines de lutte contre l’homophobie et la transphobie. Cette singulière révolution en faveur de la communauté LGBT est commandée par Mariela Castro Espín. Les activités liées aux journées cubaines s’inscrivent dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, qui sera célébrée le 17 mai.

source: Cuba Absolutely

Ci-dessous le dernier numéro de mai 2015 consacré à l'évènement "téléchargeable". 

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Humberto Diaz

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Yornel

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Carlos Quintana

 

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Besiege d'Art

15/05/2015

Bolivar Sublimes "Libertador" LCDH exclusivo 2013

Le Sublimes ‘Libertador’ devient la seconde édition  (LCDH) de la marque, après le Bolivar Cervantes ‘Gold Medal ‘sortie en 2007 puis finalement interrompu en 2011. Seule différence notable pour celui-ci, ce cigare est une série exclusive, un millésime de 2013 disponible jusqu’à épuisement des stocks,  contrairement aux autres éditions (LCDH ) non exclusives ! Pour les Béotiens des appellations, cette abréviation signifie un cigare vendu exclusivement dans les franchises Habano ‘La Casa Del Habano’ bien reconnaissable par l’ajout d’une petite bague supplémentaire logotyper or, de couleur bordeaux très identifiable entre toutes.

Après une petite déception la semaine dernière concernant le Geniales ‘Presidente’ ( édition Suiza ), mon ami Fabrizio au vu de ma critique acerbe, m’a généreusement offert un ‘Libertador’ pour passer le goût de l’autre ! « Bien meilleur ! » m’a-t-il affirmé.  Eh bien soit, passons le au banc d’essais pour  une petite autopsie.

Visuellement, l’aspect soigné révèle un cigare très élégant, cintré d’une cape finement ajustée et nervuré, d’une belle résonance de forme pour son toucher. Celui-ci  exalte de jolies  flagrances subtiles de chocolat au lait, de foin printanier et de boisé. Un bouquet  de bon augure qui chatouille le nez avec miséricorde. Atchoum ! Désolé, surement le rhume des foins. A crudo, je note un fond lourd de type « benzène/ pétrole » même si le terme semble extrême et peu poétique, je le trouve assez  juste comme perception et non dégradant. Dans le vin cette dénomination est une dominante minérale que l’on trouve dans les vins jeunes par exemple comme le Riesling de la vallée du Rhin. Ne soyez  donc pas outré par cette désignation !

Dès l’allumage, les cinq premières minutes offrent de suite un sentiment agréable et rond d’un équilibre substantiel et sans hiatus. Une belle entrée sur scène sans se prendre les pieds dans le tapis.

Dans un premier temps, après environ 15 minutes de redondance onctueuse et soumise. C’est maintenant une sensation de puissance tout en retenue qui semble asseoir cette dégustation. Sa consistance moyenne est toutefois suffisante pour le moment dans cette mise en bouche harmonieuse, sans trop intensité mais suffisamment présente pour en attendre plus encore. Mes notes évocatrices partitionnent cette musique entre terre et cèdre, poivre, chocolat au lait et miel apportent une suavité de fumage d’un bel agrément. D’ailleurs la cendre foncée conforte bien mon sentiment, celle d’une complexité aromatique plaisante et évolutive. Cette première partie ne fait pas une entrée fracassante, mais elle distille savamment avec  bienveillance son caractère frugal.

Dans cette seconde partie, la scénographie gustative de ce Sublimes reste fidèle au scénario initial, l’histoire rondement menée se prolonge grassement et onctueusement vers des saveurs terreuses, de crème brulé, poivre noir et  de fourrage d’été.  Une constance agréable qui très progressivement évolue vers une sensation plus consistante après  45 minutes ! Ce Bolivar, tel le Léviathan dans les profondeurs obscures des océans évite de faire des vagues et  prend tout son temps pour refaire surface de manière intelligible. Un deuxième temps plutôt endémique au niveau des saveurs  mais transitoire pour ce qui est de sa corpulence, délivré par une puissance plus présente et maîtrisée vers une évolution plus grave, plus symphonique.

En effet, cette 3e partie s’annonce bien plus  capiteuse et roborative ! Sous forme d’avertissement, ce ‘Libertador’ dégaine  l’épée du fourreau, maugréant à qui veut l’entendre « attention la suite risque de secouer les plus fragiles d’entre vous ! » Les arômes s’assombrissent vers des notes graves d’espresso, de clou de girofle et de terre brûlé. Très intense mais toutefois agréable sur la longueur, ne soyez pas trop vif sur le tirage au risque de vous anesthésier le gosier définitivement ! Un final puissant et saisissant de contraste, fidèle à son rang ce Sublimes embrasse fougueusement les papilles. Personnes sensibles s’abstenir ou arrêtez-vous à la moitié, mais quel dommage !

Dans l’ensemble, ce Bolivar est un excellent premier choix, de manière crescendo il sait se montrer docile dans une première phase, puis tout doucement au fil des transitions il prend confiance en lui, offrant un trait de caractère plus affirmé sur la fin. Ma note de cœur 17/20.   

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: double robusto
  • Taille: 164mm x 21,5mm
  • Bague: 54
  • Poids: 19.3gr
  • Année: 2013
  • Prix: 25€ environ ( Suisse )

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20  

               

16:52 Écrit par Edmond Dantes dans Bolivar, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/05/2015

Série 1495 robusto "La Aurora"

Aujourd'hui, je vous présente ce robusto de la série 1495 de la marque Aurora, un blend assez atypique par son mélange. En effet, ce cigare roulé en République Dominicaine se compose d'une cape d'équateur, d'une sous- cape du Brésil et d'une tripe originale Nicaraguayenne/  Péruvienne/ Brésilienne et Dominicaine. Pourquoi 1495 me direz- vous ? Pour la petite histoire, cette date commémore tout simplement la fondation d'un petit village en bordure du fleuve Yague, baptisé à l’époque "Santiago de los Cabelleros", petit hommage aux premiers collons Espagnol débarqués sur l'île d'Espagniola ( République Dominicaine ).

Esthétiquement, ce cigare présente un aspect assez rugueux, cape irrégulière, défauts de roulage le classant irrémédiablement de « pas très jolie ! »  Quant au toucher, celui-ci est relativement souple et de bonne construction offre un remplissage homogène sur toute sa longueur, exaltant un doux parfum aux flagrances légères et timorées, fait de subtiles notes de boisées, de terre et de chocolat au lait. A "crudo", rien de très marquant, je le trouve assez insipide et neutre en goût.

Pour le moment, je suis face à un cigare fidèle aux standards pour ce type de module et de prix ! 7,5€ ne pas l'oublier.

Dès les 5 premières minutes, ce cigare n'encourage rien de fort appétissant, sensation râpeuse et tannique qui me laisse inquiet, voyons la suite après cet échauffement peu plaisant.

Dans un premier temps, après 10 bonnes minutes la perception hésitante et irritante ne s’est pas vraiment arrangée, celui-ci toujours aussi astringent, manque de gras et devient vite asséchante. Un manque cruel de rondeur bien évidemment qui se poursuit  sur une longueur à l’aromaticité indigente faite de notes végétales humides et de terre acide loin d'être séduisantes. Malheureusement ce ressenti n’appartient qu’à moi. Mais malgré ces points négatifs, ce cigare possède une certaine consistance équilibrée qui contre balance ses carences gustatives. Un cigare à l’image d’un plat de cantoche, de type jambon/ purée et son cratère saucé, un cigare justement salé et poivré !  

Dans la seconde partie, on peut parler d'amélioration si le faire de perdre un peu de son d'acidité en est une ! Un cigare que je trouve toujours sec en bouche, sans grande rondeur, mais doté d'une persistance améliorée. Le goût reste le même dans l'ensemble, semé à charge de quelques  pointes d'ammoniac comme unique élément nouveau à cette audience désoeuvrée, une évolution peu convaincante pour le moment. Ce 2ème temps plutôt âpre et rustique soutenu par une bonne corpulence arrive à se maintenir la tête hors de l'eau. Mais à l’approche du 3e temps, sa turpitude semble maintenant se diriger vers un abonnissement, une distinction illustrée par un fondu plus agréable, plus déterminant. 

Après un réveil tardif, cette 3ème et dernière partie se dévoile timidement !  Une rondeur que je trouve nettement meilleur à ce stade, faite de notes grasses tourbées, de réglisse et de café. Certes rien de très complexe, mais après des débuts difficiles je me devais de le souligner. En effet un robusto à 7,5€ ne peut pas être un cigare de grande volée, mais un simple cigare de compagnie dont l’histoire n’ira pas au-delà de la table des matières, d'une intensité et d’une complexité moyennes. Ma note de cœur 13/20, ni très bon, ni très mauvais, à vous de le juger par vous- même. Un cigare vite oublié, je pense !

  • Origine: tripe: Pérou, Brésil, Nicaragua, Dominicaine, Sous-cape: Brésil, cape: Ecuador
  • Format: robusto
  • Taille: 150mm x127mm
  • Bague: 50
  • Poids: 14,8gr
  • Année:
  • Prix: 7,5€

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20  

11:33 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, La Aurora | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

03/05/2015

Illustrateur Michael Elliot Bryan

Michael Elliot Bryan est né en 1947, à Chicago dans l’Illinois. Il a étudié à l'Université de Southern Illinois à Carbondale et au Amonson Collège de Chicago, ainsi que le Mayfair Collège et l’Art Institut de Chicago. Il a ensuite travaillé à l'Institut de Northwood et fait ses études supérieures à Elgin Collège en Illinois. Après son service dans l'armée américaine en 1969-71 dans les services spéciaux, il continue de développer son art en exposant dans d'innombrables collections et musées importants, y compris celui du Musée du Derby dans le Kentucky, ainsi que le Musée BMW à Munich en Allemagne. Il a été aussi l'artiste officiel de nombreux événements, dont le festival de Newport Beach Film, le festival de Jazz d'Atlanta et le Marathon de Los Angeles.

Ci-dessous quelques toiles choisis, ainsi que le reste de son travail sur ce lien.

 

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Michael Elliot Bryan

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08:00 Écrit par Edmond Dantes dans Arts photos/ illustrateurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/04/2015

Bolivar Geniales "Presidente" "Edition régionale 2013"

Brève de cigare…

Samedi 15h30, je scrute le ciel avec discernement, du moins j’essaie ! Comme toujours la météo annonçait pluie pour tout le week-end, mais ça a l’air de tenir pour le moment. Est-il bien raisonnable de monter sur Genève, tout de même 45 minutes ! J’hésite, je tourne en rond, je lève le nez en direction du ciel, espérant un signe qui ne vient pas, après tout il n’est pas très tard et il ne pleut pas ‘encore’, et ce malgré quelques hauts et sombres nuages parsemés de rares éclaircies. Me faire dicter mes envies par la bonne fée nature, c’est pas trop mon dessein ! Le temps d’enfiler mes groles et ma veste de cuir élimées, sans oublier mon « pork pie » sur la tête bien sûr, mon sac en bandoulière et son contenu indispensable à toutes bonnes dégustations, carnet de note, roue des saveurs, un vulgaire crayon papier, un appareil photo, une guillotine, sans oublier mon fidèle chalumeau pour crème brulé d’une efficacité redoutable, ( 10€ à Super U ) voilà tout y est ! Je suis paré pour la vieille cité de Calvin et ses humidors.

16h15, stationné à l’extérieur du centre, je m’offre maintenant une marche forcée de 20 minutes pour rallier le terrain de foot des Eaux Vives ( le parking tout là-haut derrière le parc ! ) à la rue de Rives où se situe la boutique Davidoff fraichement restaurée. La motivation de fumer un bon cigare me permet d’oublier cette besogne, de plus marcher oxygène la pensée, la réflexion à l’analyse d’une belle fumée. 

Arrivé devant les hautes portes de ce ‘temple’, comme le ferait un gamin de 6 ans sa pièce de 5 francs au creux de la main devant la boutique de chasse, de farce et attrape et de bonbon acidulé en tous genres ! Après ces quelques secondes nostalgiques, je reviens vite à moi, lorsque stupidement je reste planté là comme un con à attendre que les portes s’ouvrent toutes seules ! En effet, celle-ci n'est plus automatique, il faut pousser maintenant, dans un dernier effort et pas du moindre, putain qu’elles sont lourdes ces satanés p… ( désolé ! ) Mr Mathys va falloir régler ça, vous risquez de voir bon nombre de vos ainés se démettre l’épaule ! Un petit bonjour à quelques connaissances, Jésus, Arnaud et Yves, ne rigolez pas Jésus est un personnage fort sympathique et remarquable de la boutique, muni de sa légendaire moustache qui rendrait jaloux plus d’un Iznogoud ( Calife à la place du Calife), n’hésitez pas à lui demander conseil ! Pour ma part je connais le chemin du doux parfum qui m’invite ici, la cave bien sûr. Bref, après quelques hésitations sur le choix de mes convoitises, Cubains, Dominicains, peut-être un Cub... ? Comme toujours je tournicote avant de porter mon choix aujourd’hui sur un joli module, un Bolívar Présidente, une édition régionale Suisse de 2013. Bientôt observé, fumé et épinglé à mon bon souvenir dans ma vitrine des saveurs.

Eh, voilà ce que je redoutais arrive, la pluie et m… !!! Heureusement que certaines terrasses sont protégées d’ombrelle géante contre le soleil, tout aussi efficace par mauvais temps. Je décide de m’installer non loin de là, rue Neuve du Molard sur les hauts tabourets du "Mimmo" ( un nouvel établissement, Bar à vins, cocktail et restaurant) et surtout bien à l’abri de ce déluge.

Bien installer à fumer, je décide de l’accompagner d’un petit Moscato ni trop sec, ni trop moelleux, comme simple révélateur rafraichissant si besoin est ! Pour rappelle, le Bolivar est en principe, un cigare puissant aux notes lourdes et graves, très symphonique comme cigare. Pas étonnant de lui prêter alors, certaines de ses compositions comme musique ‘Bolivarienne'. Voyons voir, si celui-ci respecte cette règle !

Pour ce qui est de la petite inspection de routine, le module est soigné, assez ferme, à mémoire de forme pour la souplesse, donc tout à fait correct. Respectant un cahier des charges scrupuleux, relatif à cette marque, habillé d’une cape fine de couleur colorado celui-ci ne jalouse en rien ses autres congénères comme Cohiba, Trinidad ou Montecristo. Son parfum discret s’harmonise de notes boisé, de miel et de chocolat au lait, très subtil, rien de très puissant comme arôme, mais relativement plaisant au nez.

Entre-temps, la pluie redouble d’intensité, obligeant les quelques badauds non équipés de parapluie à raser les murs, comme pour se prémunir de vilaines gouttes tirées d’un sniper embusqué ! Au mouillage, la cape me laisse en bouche une suavité grasse, douce et légère assez neutre en goût, mais rien de formel pour cet effeuillage humide sur pavé glissant. La tête vivement tranchée, le pied embrasé, laisse échappée les premières salves échauffées et vivifiantes, très vite refouler par un petit vent vers quelques audacieux comme moi, bravant les éléments en sirotant leur breuvage.

Les cinq premières minutes me provoquent une sensation déplaisante, un démarrage piquant et râpeux qui ne durera pas très longtemps fort heureusement et rien d’anormal à ce stade. 

Dès le premier temps, j’apprécie cette sensation d’onctuosité et de grasse attitude si je puis dire !  Emplie de légèreté et de distinction. Agréable, oui et non ! Bien loin de la tessiture olfactive d’un Bolivar, c’est ce qui me gène au bout du compte. Je reste très étonné par cette douce ambiance. Tranquillement, patiemment, j’effeuille ! Mais rien ni fait, j’aurai bien plus de chance à éplucher un artichaut que toucher au cœur de ce Bolivar, trop court en bouche, peu persistant. Les saveurs gravitent essentiellement autour d’un noyau dure de sous-bois, de foin et d’écorce de pain ( bien plus poétique que croûte de p.vous ne trouvez pas ! ) Ce n’est pas mauvais dans l’ensemble, mais ça manque surtout de muscle dans cette introduction trop chaste à mon goût. Une première partie pas très entreprenante qui je l’espère, trouvera plus d’impudence en seconde partie. 

Nous y voilà, 2e round ! Après une petite accalmie météo, c’est reparti de plus belle…"Sur ma droite à l’étage, une blondasse à l’allure dépravée ni moche, ni méchante, sirote sa bière au goulot fenêtre ouverte, me jetant quelques regards dédaigneux  par la même occasion…"

2e round ! C’est une sensation asséchante cette foi qui me gène, exempte de rondeur limite râpeux et toujours gouleyant. Sa consistance légère le place bien en dessous de mes attentes, aromatiquement correct, sans grande complexité, je ne peux pas dire qu’il soit franchement détestable, mais rien ne filtre à son avantage sur dans ce deuxième opus. Les saveurs ne soufflent plus grand-chose et souffrent d’une fumée timorée aux accents boulangers, saveur de four à pain. Un Bolivar fantoche, moyennement équilibré dont la combustion exemplaire persiste dans la régularité de sa cendre, tellement rare de nos jours !

A l’approche du 3e tiers, c’est évident de détecter une petite amélioration dans l’intensité des saveurs, sa longueur en bouche plus distinctive s’allonge, un réveil plutôt tardif qui je pense relèvera sa note finale, mais ne suffira pas. 

Dernier instant de bonheur approximatif, la 3e partie s’annonce sur de meilleurs jours. Meilleure consistance et bien moins absent que les 45 premières minutes d’incertitude. Je ne peux qu’apprécier ce dernier sursaut d’environ 10 petites minutes, instant fugace et agréable. Mais au final trop tard. Les notes lourdes et graves viennent rapidement semer le trouble sur cette dégustation trop évasive. Certains l’apprécieront pour sa légèreté, mais d’autres s’y perdront. Un Bolivar trop humble et sans grande complexité, ni très bon, ni très mauvais. Ma note de cœur 12/20.

PS : Oui, je suis rentré tremper jusqu’au os !

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: robusto extra
  • Taille: 150mm x 21,5mm
  • Bague: 54
  • Poids: 17,1gr
  • Année: 2013
  • Prix: 21€ ( Suisse )

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

12:46 Écrit par Edmond Dantes dans Bolivar, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

22/04/2015

Nicarao Exclusivo "robusto"

Connaissez-vous la ligne "Exclusivo" de Nicarao" ? Pour ceux à qui ce nom n'évoque rien, et fort heureusement ils sont de moins en moins nombreux. Je parle d'amateurs qui aiment voyager dans différents terroirs. En effet le succès croissant des cigares Nicarao n'est pas un hasard ! Son inventeur Didier Houvenaghel (ingénieur agronome de renom dans le domaine du tabac et auteur d'un livre extraordinaire ‘Le cigare de la culture à l'art’, un ouvrage qui ne quitte plus ma table de chevet) s'efforce voilà plusieurs années à ravir nos papilles d'excellents puros du Nicaragua avec la complicité de son ami Abel Fernandez. Ma dernière dégustation de ce module remonte environ à deux ans maintenant, à l’époque cette ligne venait d’arriver en Belgique. Mon ressenti pour ce dernier était resté assez mitigé, quand je relis mes notes, faiblesse de la cape et un goût que je trouvais trop âcre, intense dès l’arrivée du second tiers, me confortait sur un déséquilibre de ce module. Etait-il trop jeune, suis-je tombé sur le mauvais numéro ?  En bref, la sensation tout de même d’être passé à côté de quelque chose au vu des commentaires d’amis amateurs. Il me tardait donc de le retrouver, et de reprendre cette dégustation que voici !

Je pense qu'elle fera plaisir à "Thierry" ( Thierry et ses cigares ), ami blogueur que je respecte et fidèle amateur des "Nicarao" de Didier. Entre Belges, on se sert les coudes !

En résumé, l'histoire de ce cigare se situe exclusivement au Nicaragua, c'est un véritable puro réalisé à partir de tabacs âgés de 5 à 9 années minimums pour la tripe et 2 ans pour la cape. Autre particularité intéressante tient dans l'élaboration de cette ligne, en effet les "Nicarao Exclusivo" ne sont pas roulés par des torcedores payés à la tâche ( au cigare roulé ) comme dans la majeure des fabriques Caraïbes, mais cas rarissime, ceux-là sont roulés uniquement par des ouvriers expérimentés, rémunérés par un salaire journalier et fixe, afin de garantir une qualité de fabrication homogène. Qu'ils produisent 50 ou 100 cigares par jour, leur rémunération reste toujours la même ! D'où une incidence sur les coûts de production, avec un prix de revient plus élevé que la moyenne mais nécessaire pour obtenir le meilleur du Nicaragua.

  • Aspect: Cape sombre maduro/ oscuro, plutôt épaisse et graîneuse. Une cape rustique et organique façon chrysalide.
  • Toucher: Corps très ferme, peu de souplesse
  • Mouillage: Goût très neutre
  • Parfum: léger, végétal/ forestier/ cuir jeune
  • À cru: poivre noir/ épicé ( localisé sur l'arrière du palais )

Dès la première bouffée, pendant un laps de temps d’environ 8 à 10 minutes cet ‘Exclusivo’ offrent un tempo soutenu, à la consistance poivrée plutôt rustique. J’apprécie d'entrée ce caractère franc, de suite attachant et équilibré.

Passé ce prélude vif et roboratif, je suis surpris, je me serais attendu à une montée assez rapide dans son intensité, mais pas du tout ! Bien au contraire, la rondeur s'installe, celui-ci devient plus docile sur une perception plus confortable pleine de douceur, les notes de tourbe, d'étable s’installent grassement, distillant judicieusement des notes de chocolat réglissé, ou le poivre très présent dès le départ, finit maintenant par s’effacer, laissant place à une sensation plus voluptueux dans l’ensemble. Ce robusto à la consistance moyenne préfère jouer sa partition en oubliant les percussions, préférant celle des instruments à cordes et celle à vent comme uniques interprètes. Cette aubade de salon offre une amplitude gustative large, harmonieuse, doté d’un agrément subtil de saveur sagement diluée. Bien loin de mes souvenirs, tellement différent ! Mais qu’ai-je donc fumer en 2012 ?   

Un point positif quil faut souligner concerne sa combustion, malgré une grande fermeté  ‘à faire pâlir un amateur pro Cubain, je peux qu'être admiratif par le tirage exemplaire de cet Exclusivo. Comme quoi, la fermeté ne rime pas forcément avec cigare sec et bouché !

Progressivement, à l'approche du second tiers les arômes s'uniformisent vers un goût façon "café réchauffé" celui de grand-mère, laissé sur son poêle dans sa cafetière émaillée moucheté bleu et blanc. Certes pas le meilleur des ‘Kawa’, mais celui qu’on se souvient 30 plus tard ! Bien plus romantique qu’une vulgaire capsule ‘Nespresso’. L'évolution est équilibrée, sans grande complexité, mais elle sonne juste !

Dès la seconde partie, on retrouve ce « Qualia » très identitaire du Nicaragua, un cigare terreux à la consistance modeste qui sait pourtant s’agrémenter de café, de cacao et de note plus réglissé à ce stade de l’examen, je sais que certains n’apprécient guère ce genre de musique, propre aux feuilles de maduro. Il est vrai que parfois le réglisse peut vite devenir ennuyeux et éliminatoire sur certains cigares. Là, ce n’est pas dérangeant, puisque celui-ci reste tourné vers la douceur, évitant ainsi de trop vite saturer les papilles, laissant la place à d’autres parfums s'imbriquer. Une chose aussi qui m’interpelle dans ce cigare, c’est le fait que cet ‘Exclusivo’ évolue étrangement à contresens ! Plus j’approche de sa fin annoncée, plus celui-ci semble se décourager en perdant progressivement de sa force et de son intensité, alors que de manière générale c’est tout l’inverse !

Cette 3e partie joue agréablement les prolongations, sans fautes darbitrage et sans joueurs sur le banc de touche ! Un troisième temps toujours très onctueux et doux qui perdure sur un final empyreumatique relativement suave et légèrement mentholé. Malgré une consistance plutôt effacée que je perçois, celui-ci offre un confort de fumage très avenant, facile. Puisquil faut vraiment aller le chercher dans les cordes et se brûler les doigts pour le rendre plus combatif, plus amer et piquant !! Pour conclure, ce Nicaraguayen a su me convaincre et mérite de s'y attarder. Un cigare ma foi qui peut inquiéter au premier abord par son côté rugueux et sombre, mais finalement très accessible, subtil et plaisant surtout. Ma note de cœur 16/20.                 

 

  • Origine: tripe: Nicaraguayenne, Sous-cape: Nicaraguayenne, cape: Nicaraguayenne
  • Format: robusto
  • Taille: 140mm x 23mm
  • Bague: 58
  • Poids: 19,3 gr
  • Année: ?
  • Prix: 14,5€ Suisse

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

09:21 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Nicarao | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/04/2015

Résultats "Un cigare, une main et une paire de pompe" Jeux photo Facebook Edmond.

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Voici le résultat d'un petit concours photo lancé sur ma page "Facebook" ce vendredi 17 avril. Le thème était très simple, se photographier sans visage avec; 1 cigare, 1 main et vos 2 pieds de préférence. Un jeu bon enfant dont le taux de participation à dépasser toutes mes espérances avec un total de 46 photos ! Merci donc à tous pour votre participation. Ci-dessous votre choix, les 5 plus belles photos qui ont reçu le plus de vote avec bien entendu l'idée géniale d'Antonio avec une photo d'anthologie qui nous a tous faits bien rire, qui remporte de très loin la 1er place, suivi de Yann, de Philippe, de Thomas et de Brigitte notre candidate féminine qui mérite le prix de la réactivité loin devant les mecs, sa photo a été posté en moins de 20 minutes sur ma page ! Clin d'œil

Merci à Alexis de la civette de Nyon "La Couronne" et à Marc des cigares "Vegas de Santiago" qui offrent un de leur cigare au vainqueur.

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1er Antonio avec un score de 105

"cigare au lèvre un dimanche matin !"

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2e Yann avec un score de 48

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3e Philippe avec un score de 39

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4e Thomas avec un score de 37

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5e Brigitte avec un score de 27

Toutes les autres photos sur cette page.

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19:42 Écrit par Edmond Dantes dans Concours photo 2013/ 2015 | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Le saviez vous ?

Voici une petite anecdote qui concerne l'origine du nom de la marque Cubaine "Saint Luis Rey". Eh oui chaque nom à son histoire, et pour celle-ci elle ne déroge pas à la règle parfois singulière. Ce sont deux importateurs britanniques Michael de Keyser et Nathan Silverstone qui s'inspirèrent du film "The Bridge of San Luis Rey", le Pont du Roi Saint-Louis ! Un premier long métrage sort en 1949 et plus récemment en 2004 avec Robert de Niro. Un film tiré d'un roman historique de Thornton Wilder paru en 1927. L'histoire nous dit pas le pourquoi de ce choix ? Lorsque vous dégusterez votre Regios ou votre double corona, vous y penserez peut-être !

L'ouvrage explore le problème du mal, et cherche la raison du malheur de personnes "innocentes" ou estimées telles. 

Résumé:

"Situé au début du XVIIIe siècle, le récit met en scène plusieurs voyageurs, issus de toutes les classes sociales, et sans relations entre eux, qui meurent dans l'effondrement d'un pont inca de corde au Pérou. Un religieux, témoin de la scène, s'enquiert de la vie des victimes, cherche la raison de la mort de chacune, veut croire que ce drame correspond à un plan divin. Le récit s'attache dès lors à décrire les événements qui ont amené chacune des personnes à être présentes sur le pont au moment tragique."

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13:48 Écrit par Edmond Dantes dans Le saviez vous ? | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

15/04/2015

Cohiba’s origins "JM Haedrich" Club Cigare n°33

Cet article dont je ne suis pas l’auteur, je précise ! -- provient de la revue « Club Cigare » de 2006 ( n°33 ), rédigé par un amateur et ami « Jean Michel Haedrich » auteur de plusieurs ouvrages sur le cigare. En effet, je trouvais vraiment dommage et injuste que tout ce travail soit perdu au fond d’une remise et ne puisse plus profiter  à personne. C’est donc  bien entendu avec son autorisation et un immense plaisir que je le partage aujourd’hui sur ce blog. Un grand merci à ce monsieur du cigare qui m’avait accordé entre autres une petite aparté en 2013 que vous retrouverez sur ce lien. N’hésitez pas à lui laisser quelques commentaires, comme simple merci ! Bonne lecture à tous.

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Cohiba, la marque cubaine la plus prestigieuse. On connaît—grâce au livre d’Ardargelio Garrido,…& nous l’appellerons Cohiba ( Premium Publicity éditeur )—son histoire. A l’origine, il y a la fuma ( le cigare que confectionne, pour lui, le torcedor ) d’Eduardo Rivera, que ce dernier offre à son oncle par alliance, Bienvenido Pérez Salazar, dit Chicho, un jour de janvier 1963. Chicho ? Un curieux personnage. Son père possédait une manufacture de cigares à Palma Soriano, en Oriente, et, très jeune, il s’était lui-même révélé excellent torcedor. Mais…Chicho n’appréciait pas les méthodes que son papa employait à l’égard des employés. Il quitta la fabrique paternelle et, d’emploi en emploi, arriva à la Havane, où il créa sa propre marque, El Faraon. Militant convaincu, il sacrifia ses affaires pour, sur l’ordre de son parti ( le parti socialiste populaire ), se faire admettre ( après concours ) chez Por Larranaga, « la » manufacture, si cotée qu’on la surnommait « l’académie ». Là où, quelques années plus tard, le rejoignit son neveu Eduardo. A la révolution, Chicho abandonna le cigare pour devenir le chef des gardes du corps de Fidel. Riviera ( que ses amis surnommaient  Picadillo ), après un passage au ministère de l’intérieur, trouva un emploi à la Corona.

 

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En offrant quelques-unes des ses fumas à son oncle, Eduardo ne se doute pas de ce qui va s’en suivre. Car Fidel goûte l’une d’elles. Et l’apprécie. Au point d’en commander d’autres. Picadillo se met à l’ouvrage, sans savoir, au début, à qui ces cigares sont destinés. Quand le secret est levé, on le fait sans cesse changer de manufactures pour assurer cette production hors normes. Il roule chez lui, chez Partagas, chez H.Upmann…Un projet de tuer Fidel à l’aide de cigare empoisonné a été déjoué. Les cigares du Comandante sont « secret défense ». Cet habano agreement dure près de deux ans, jusqu’à la fin de 1964, précise Adargelio Garrido, quand Fidel confie à Chicho le soin de créer une école pour torcedoras. Si des femmes travaillaient dans les manufactures, pratiquement aucune ne roulait les cigares ( aujourd’hui, elles sont majoritaires ). C’est ainsi que naît cet institut, qui deviendra la manufacture El Laguito, actuellement la plus secrète des fabriques havanaises. Celle qui ne se visite pas.

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El Laguito, ex-demeure de la famille Fowler.

Car El Laguito a d’abord été une école. Certes, ce n’est pas à El Laguito mais dans une autre résidence du Country Club que débutent les cours. Le 19 octobre 1965, à 8 heures et demie du matin. Avec, ce jour- là, deux élèves : Josefina Hernandez et Margarita Delgado ! Deux autres, Nélida Hernandez et Maria Cristina Oviedo viendront les rejoindre sis jours plus tard. Toutes les quatre sont parentes d’un membre de la garde de Fidel. Aucune n’a la moindre expérience du cigare, mais elles bénéficient de professeurs hors pairs : outre Riviera, trois autres anciens torcedors de chez Por Larranaga, auxquels s’ajoute un technicien du tabac, Manuel Barrial. Grâce à ces hommes, elles apprennent rapidement, de l’écotage des feuilles de cape au roulage, les différentes phases de l’élaboration d’un habano. Un apprentissage, très confidentiel donc, débute. Il ne dispense pas ces élèves de satisfaire aux règles édictées par la révolution. Comme tous les Cubains, elles effectuent leurs nuits de garde et leurs périodes de travail volontaire aux champs. Malgré ces charges, le nombre d’élèves croît rapidement. Les voici dix-huit, quelques mois plus tard. Trop nombreuses pour rester dans leur école, elles déménagent une première fois, puis une seconde, pour s’installer ( elles sont alors plus de 100 ), en 1967, dans un ancien hôtel particulier qui deviendra le siège actuel de la manufacture Cohiba.

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Galère d'El Laguito.

Si, à l’exception de La Corona—qui a été édifiée précisément  pour devenir une fabrique de cigares--, les manufactures havanaises se sont toute implantées dans des bâtiment non conçus pour cette activité, El Laguito peut revendiquer le pompom des lieux les moins appropriés à l’élaboration des cigares. Ici pas une galère, mais plusieurs petites ( 7 en 2006 ). L’école s’installe, dans un hôtel particulier qui se dresse au plus haut du Gran Bulevar, au cœur de l’ancien Country Club. Une légende, raconte Garrido, attribue dans les années 1930 ce palais aux Carbajal, comtes de Pinard el Rio. Une belle légende…fausse. Il appartenait à la famille Alberto Casimiro Fowler possédait, à Cienfuagos, une manufacture de sucre. Pour ses séjours à la Havane, il l’avait acquis, en 1924, et en avait fait un joyau digne de ces demeures qu’aimaient les milliardaires cubains de ces années-là. Une imposante bâtisse à deux niveaux, de style néogrec, avec colonnes et moulures, dressée au milieu d’un grand jardin planté de palmiers royaux. Les gazettes havanaises de l’époque ne manquaient pas de rapporter les fêtes qui se donnaient dans ces salons. En 1952, les Fowler feront faillite. Leur demeure sera vendue en 1957 à une société immobilière. Elle abritera les bureaux de la Marine de Guerre révolutionnaire, avant d’accueillir cette école pour torcedoras.

1348744429_281137_1348753743_sumario_normal.jpg Dans cet hôtel particulier, aux murs et aux plafonds ornés de panneaux, fresques et moulures, s’installent donc les élèves de Rivera qui transforme les salons et la bibliothèque en mini-galères. Témoignage de Nélida Hernandez, rapporté par Garrido : « L’apprentissage débutait par la fabrication du Laguito n°1. Quand une fille se révélait incapable de réussir cette vitole, elle s’essayait sur les autres. Et si elle ne réussissait pas mieux, elle se retrouvait affectée à d’autres opérations, comme l’écotage ou la pose des bagues. » Car, à la fin de 1966, ces cigares reçoivent un nom : Cohiba. Nom trouvé par Célia Sanchez Manduley, héroïne de la guérilla et conseillère écoutée de Fidel. On élabore alors trois vitoles ( aujourd’hui dites « historiques » ) aux formats inédits : le Lancero n°1, le Corona Especiale n°2, le Panetela n°3, un tout petit module dont on prétend qu’il aurait été conçu pour plaire aux Françaises. Ces habanos ne se vendent pas. Ils sont réservés au Commandante qui, hormis ceux qu’il fume, les offre aux personnages qu’il veut honorer ( le premier chef d’Etat à les recevoir sera le général de Gaulle, en 1965.) Bien vite, dès 1969, outre les Cohiba, les torcedoras roulent les Davidoff n°1, n°2 , et les Ambassadrices ! Une réalité qui permettra à Zino Davidoff de présenter El Laguito comme « la manufacture Davidoff ». Exagération que les Cubains apprécieront peu.

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Célia Sanchez Manduley et le Ché. 

Qui étaient ces jeunes femmes ? Une autre légende les désigne comme d’anciennes prostituées en quête de reconversion. Si quelques-unes d’entre elles ont pu connaître une jeunesse tumultueuse, ce n’était assurément pas le cas de la plupart. Nous l’avons dit, les premières élèves étaient vraiment « triées sur le volet ». Encore une fois, le fait que l’école avait la responsabilité du « cigare de Fidel » devait imposer une sélection dès l’admission ! En 1970, nouvelle ( et logique ) étape : l’école est élevée au d’entreprise d’Etat. Une consécration qui s’accompagne d’un mini drame : Eduardo Rivera, le créateur—qui a formé toutes ces torcedoras, qui a lui-même sélectionné les vegas finas de primera habilitées à approvisionner El Laguito, qui a mis au point cette troisième fermentation des feuilles de seco et de ligero utilisées dans la composition des seuls Cohiba—n’en est pas nommé directeur. Cet honneur échoit à Avelino Lara, qui restera à la tête de la manufacture jusqu’à sa démission, en 1994.

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Eduardo Rivera.

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Avelino Lara.

Devenue manufacture à pars entière, El Laguito voit ses Cohiba, peu à peu, sortir de l’ombre. Le vrai nom des « cigares de Fidel » commence à être connu. Du moins des initiés. Mieux, quelques boîtes ( recouvertes de vistas blanches et ornées d’une tête d’indien stylisée ) se commercialisent dans les rares échoppes réservées, à la Havane, aux diplomates. A partir de 1979, elles sont vendues dans une boutique du Palais des conventions. Hélas, souvent fermée ! J’en ai fait l’expérience lors mon premier voyage à Cuba, en septembre 1981 ( j’aurai plus de chance l’année suivante ). En septembre 1980, un Cohiba roulé par Lara, ira dans l’espace, emporté par le cosmonaute cubain Arnaldo Tamayo Mendez.

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Arnaldo Tamayo Mendez le cosmonaute Cubain.

C’est en 1982, à l’hôtel Ritz de Madrid, que s’effectue le lancement mondial de la marque ( les Français attendront près de sept ans avant de pouvoir trouver ces vitoles de prestige dans leurs civettes ). Et c’est le succès. Enfin est disponible le fameux cigare de Fidel ! Les emballages changent. Aux boîtes classiques succèdent des coffrets en bois vernis. Six ans plus tard, trois autres vitoles viennent enrichir le catalogue Cohiba. Leurs formats répondent à la nouvelle tendance du marché : l’attrait pour les « gros modules ». Ainsi naissent l’Esplendidos, un julieta 2 ( format churchill ), le Robusto ( un robusto ) et l’Exquisito, un seoane, légèrement plus gros et grand que le panetela. En 1989, aux lendemains du « divorce Davidoff », Cohiba lance cinq nouvelles vitoles ( correspondant aux « châteaux » popularisés par le Genevois ). Cette même année marque le 500e anniversaire de la découverte de Cuba par Christophe Colomb. Ces nouveautés, pour lesquelles a été conçue une ligada plus douce, prennent le nom de Siglo I, Siglo II, Siglo III…Hélas, 1989 est aussi le début de cette « période spéciale » qui frappe l’Iles, non préparée à cette infortune. Le tabac cubain doit, en outre, subir un double fléau ( le second étant lié au premier ) : deux années de suite, des cyclones balaient la Vuelta Abajo aux plus mauvais moments ; et moho azul ( le mildiou du tabac ) s’installe. Un premier dérivé du criollo ( le plant roi, dont les feuilles composent la tripe des habanos ), le Habano 92, est mis au point. Si ce dernier se révèle résistant au moho azul, il est difficile à travailler. C’est ainsi que nous arrivent des habanos tirant mal. Et parmi ces derniers, les Cohiba, les plus prestigieux d’entre eux, se montrent trop fréquemment, indignes de leur réputation. « On doit le reconnaître, El Laguito était devenue la pire manufacture de la Havane. Je ne supportais pas de la voir péricliter lentement, alors qu’y travaillaient les meilleurs tabaqueros et qu’elle recevait les meilleurs tabac de l’Iles. » Ce constat ? Celui d’Emilia Tamayo. Une femme surprenante. Des cheveux courts et gris coiffés à la hâte, toujours habillée de tailleurs trop sages, démodés, un visage rond et un sourire d’une douceur de grand-mère…mais un caractère fort. Une authentique dame de fer ou, pour reprendre l’expression cubaine, una mujer de pelo en pecho ( une femme qui a du poil sur la poitrine, autrement dit, une femme qui en a ! ). C’est elle que les responsables d’Habanos S.A. vont nommer—en 1994, après la « démission » de Lara—à la tête d’El Laguito. La première femme directrice d’une manufacture de Habanos ! 

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Emilia Tamayo.

Si son époux, Jorge, est né dans le tabac, rien ne la prédispose, elle, à assumer une telle tâche. Aux lendemains de son mariage, Emilia se contente de multiplier les petits boulots, avant de cesser toute activité professionnelle à la naissance de son fils, en 1970. Cinq ans plus tard, elle postule pour un emploi d’aide-comptable chez El Laguito, où elle suit des cours du soir. La voici comptable à part entière, l’année du lancement internantional de Cohiba. Quelques années plus tard, elle devient directrice des relations humaines. Un rôle qu’elle assume avec passion et bonheur. « j’ai appris à connaître tous les gens qui travaillent ici, Quand je dis connaître, je veux dire être au courant de leurs problèmes. Et de travail, et familiaux. » Très vite, elle acquiert l’estime de tous. D’autant plus qu’elle n’hésite pas à critiquer Lara qui fait des mondanités, multiplie les voyages ou se fait porter pâle. « Avelino préférait se servir du prestige de sa manufacture au lieu de la servir. Je ne me suis pas privée de le lui reprocher. » Le syndicat s’en mêle. Avelino Lara finit par donner sa démission. Qui pour la remplacer ? « Le parti, informé par le syndicat et après avoir sondé les travailleurs, m’a choisie. Depuis le début de cette année 1994, Avelino étant malade, j’assurais sa fonction. Je savais que j’étais capable d’assumer ces responsabilités. Mais je ne pensais pas être celle que le parti choisirait. » Si elle ne se rappelle pas la date de sa nomination—« Je sais seulement que cela se passait en juillet », elle n’a rien oublié des semaines qui ont suivi. « En trois mois, nous avons rattrapé notre retard et satisfait aux normes fixées par le Plan. » Trois mois de folie. « Nous avons travaillé sept jours sur sept, souvent jusqu’à onze heures du soir. Les companeros m’ont toujours vue présente parmi eux. Je leur apportais des sandwiches, à boire. C’était extraordinaire. Après des journées de quatorze heures, les travailleurs partaient joyeux, comme au sortir d’une fête. » Pour redonner à El Laguito tout son lustre, Emilia impose une discipline de fer. Parmi les mesures prises, l’interdiction de la fuma. Un paradoxe pour cette manufacture précisément née grâce à celle d’Eduardo Rivera. « Je ne veux pas qu’ils perdent du temps et encore moins qu’ils profitent de cette tradition pour rouler en douce des cigares qu’ils vendront ensuite. Une fois par semaine ; à la sortie du travail, je leur fais remettre 20 à 25 cigares. Une mesure qu’ils ont tous comprise et acceptée. » Rigueur d’autant mieux admise que, dans le même temps, Emilia se bat pour agrandir et moderniser l’établissement. Sous son règne, l’ancienne école pour torcedoras devient la plus moderne des manufactures. L’une des premières à utiliser ces machines qui testent le bon tirage des poupées, et l’éclairage individuel pour chaque torcedor et torcedoras. Et après avoir ouvert une septième galère, Emilia installe une machine très sophistiquée, la toute première, qui assure mécaniquement, la parfaite réhydratation des feuilles de cape, puis leur séchage, un procédé unique et quasi scientifique souligneront certains !

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Machine pour tester le tirage des poupées.

Fin 2004, Emilia décidait de passer la main en prenant sa retraite. Le temps de former son successeur. « Osmar est comme mon fils », affirmera-t-elle. ( malheureusement celui-ci ne tiendra qu'une seule année à la tête de la manufacture ! ) Un départ annoncé. Déjà, au lendemain de son élection Hombre del Habano, en 2001, elle assurait : « J’ai 51 ans. Dans quatre ans, je partirai à la retraite. Avec l’âge, l’enthousiasme s’étiole. Je ne veux pas faire l’année de trop. Je tiens à ce que mes tabaqueros conservent une bonne image de moi. » Elle est partie, fière du travail accompli. Non sans raison. Alors qu’à sa prise de pouvoir, El Laguito se cantonnait pratiquement aux seules vitoles historiques, le Siglo VI serait aujourd’hui l’unique module qui échapperait à ses torcedores. Mieux, sa manufacture ( qui a abandonné la production des Trinidad ) produit près de la moitié des habanos bagués Cohiba ( un peu de 3 millions, si l’on en croit les estimations, la production de Cohiba s’établissant légèrement au-dessus de la barre des six millions de pièce en 2006 ). Plus de deux fois la production de 1994. Plus que ce premier succès, c’est sa victoire dans la bataille pour la qualité qui fait sa fierté. « Depuis 2000, Habanos S.A ne refuse pas une seules des boîtes qui sortent de El Laguito », soulignait-elle lors de son départ ( avant d’être expédiés aux quatre coins du monde, les habanos sont soumis à un ultime contrôle de qualité ). L’ex-école s’impose, aujourd’hui, comme « la » manufacture cubaine modèle.

Auteur: Jean Michel Haedrich, avec tous mes remerciements.

21:26 Écrit par Edmond Dantes dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

08/04/2015

Illustrateur Mark Fredrickson

Mark A. Fredrickson vit à Tucson, en Arizona. Il étudie le dessin et la photographie au Tennessee Temple Collège de Chattanooga. Il poursuit ensuite ses études à l'Université de l'Arizona. Dans cette dernière année, l'intérêt de Mark passe par une carrière de beaux-arts dans l'illustration commerciale. Après avoir quitté l'école, Fredrickson travaillé pour The Arizona Daily Star en tant qu'artiste éditoriale pendant quatre années. Quand il quitte le journal, il poursuit son travail en free-lance, à ce moment là il est déjà sur le bon chemin pour devenir un talent significatif des expositions et des compétitions nationales. Le style intensément dramatique est distinctement déformé mais réaliste de Mark lui a valu de nombreux prix et a été primé dans de nombreuses publications, y compris Communication arts Illustrations Annuels, Société des illustrateurs annuels, Imprimeur, graphiste, aérographe, directeurs artistiques.

Site: Mark Fredrickson

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Mark Fredrickson.

16:58 Écrit par Edmond Dantes dans Arts photos/ illustrateurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/04/2015

La Bouffarde "1 rue Clemenceau 13100 à aix en Provence" civette à cigare

Encore une adresse à retenir pour les amateurs de cette région, la Bouffarde semble être un passage obligé pour se ravitailler, avant de flâner dans le dédale de ruelles historiques qu'offre cette merveilleuse ville d'Aix.  

"La Bouffarde", 1 rue Clemenceau 13100, Aix en Provence 

Tél/ 0442260619, Mr Visage.

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La Bouffarde se trouve à 50 mètres à peine de la "fontaine moussue" sur le Cours Mirabeau, perpendiculaire à celle-ci. A droite sur la photo. Quelques terrasses accueillantes feront l'objet d'une attention particulière pour déguster tranquillement votre module !

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La cave bien achalandé !

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Google map

16:23 Écrit par Edmond Dantes dans Les bonnes civettes | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

04/04/2015

Winston Churchill "Toro" The commander

Après avoir goûté au petit corona, au Churchill et au robusto, c'est bien ‘ The Commander’ le format  toro, le seul qui ai suscité et éveillé en moi un intérêt dans cette nouvelle liga fraichement attribuée à cette ligne "Winston Churchill". Ligne élaborée par Henke Kelner ( maître mélangeur chez Davidoff ) à partir de quatre terroirs différents ( voir plus bas le détail ). Je ne dis pas que les autres soient mauvais, loin de là ! Mais je trouve ce toro plus abouti, plus équilibré et plus aromatique que ces homologues. Certains y verront encore une certaine complaisance de ma part  vis- à- vis de la marque, qu’ils pensent ce qu’ils veulent, cela m’est complètement égal !

Malgré quelques réticences, en effet les 3 autres ne m’avaient pas vraiment séduit, me restait le toro à mettre en selle !  

En effet, après avoir goûté au Churchill le jour de cette fameuse inauguration du 24 mars ( voir l'article ), ce nouveau mélange m’était apparu très ordinaire et superficiel, il est vrai que le contexte ne s’y prêtait guère pour réellement l’apprécier. En même temps le petit corona et le robusto ne m’ont pas emballé dans de meilleures conditions. Bref il me restait un toro, et quelle surprise ! Celui-là contrairement aux autres, m’a vraiment séduit et m'étonne encore aujourd'hui.Voici sa brève histoire, un cigare fumé dans des conditions plus adaptées et plus posées qu'une arène festoyant à son corps défendant les vertus d'un cigare encore méconnu et plébiscité  . Une dégustation en règle demande toujours une certaine concentration dans son analyse, on imagine mal lire le dernier roman de James Ellroy, un 14 juillet au bal traditionnel des pompiers, un gobelet de mousseux dans une main et le livre dans l’autre, quoi que ! Une analogie improbable et trivial, mais forte de sens.

Ce toro présente de très belles caractéristiques, d'un ratio poids/ dimension correct, 16 grammes pour une taille de 152mm. Il reste toutefois assez ferme et sans grande souplesse, ce signe distinctif se retrouve souvent dans les cigares de cette marque. Certains amateurs restent souvent perplexes face à cette fermeté, plus habitué pour la plupart  à des modules très souples comme ceux dont l’origine est Cubaine par exemple. Il est important de signaler que la souplesse nest pas forcément garant dune qualité, dune bonne combustion ou dun bon tirage. Un module choisi très souple peu savérer désastreux au tirage.La cape d'Equateur Colorado est soyeuse et très peu marquée par son veinage, qui s’apparente plus à un léger filigrane quasi invisible, attestant d’une feuille de qualité. Son parfum léger et doux développe avec subtilité des senteurs de cuir, de muscade et de poivre vert, olfactivement  très agréables. Dès son mouillage celui-ci persiste sur des notes épicées et suaves à la fois. Un Davidoff très soigné dans sa construction, comme à son accoutumé.

Dès les 5 premières minutes, la sensation de piquant n'est pas très heureuse ! Voir même un peu irritant. Rien d'anormal à ce stade, à condition bien sûr que ce ne soit pas récurrent pour la suite.

Passez cet intermède nerveux, le premier temps offre tout de même une certaine rusticité et d'acidité butyrique sous-jacente. À un moment, je retrouve même une sensation amusante, très fugace de la moutarde qui me monte dans le nez ! Les notes virevoltent insidieusement sur le terreux, le sous bois, d'amande amère et d'aubépine à la dominance florale. Un cigare plutôt sec en bouche, dôté d’une amertume chronique très distinctive. Un premier temps relativement aigu dans sa musicalité. D'une longueur assez correcte, celle-ci se complaît dans un jolie volume de fumée, mais d'une consistance toutefois moyenne et agitée à ce stade du fumage. Cette introduction peut paraître incertaine dans cette naissance des sensations, y percevoir quelque chose de prometteur serait évidemment qu'illusion et très instinctif !

Après environ 35 minutes, la seconde partie se révèle enfin avec circonspection et efficacité ! Une évolution radicale pour un agrément en bouche des plus onctueux. Doucement ce toro exsude son acidité et son amertume pour laisser place à un meilleur fondu des plus amples. Ce que j'appelle "amplitude", c’est la capacité des molécules aromatiques à activer les différentes zones (acidité, amertume, sucré, salé) situées sur votre langue. Certains cigares offre une amplitude plus étroite, concentré sur l'avant ou l'arrière du palais par exemple. Un bon cigare se doit d'être d’une amplitude large, cette qualité apporte une sensation de confortable en bouche. Pour couronner cette 2e partie, les saveurs crémeuses de beurre apportent une longueur efficace et harmonieuse, contrebalancé par un soupçon d’épice.  Pour conclure, sa corpulence toujours dans la moyenne ne cherche aucunement à rivaliser à sa bonne persistance. Ce 2e temps habile et équilibré force le respect, en apportant une évolution non dénuée d'intérêt à condition de savoir lire dans ses feuilles, à défaut de lire entre les lignes.

Un 3ème et dernier opus toujours savoureux et onctueux qui reste immuable dans son évolution. Tout doucement les notes deviennent un peu plus graves, exprimant avec ferveur  des saveurs de terre et de menthe poivrée dans un final non cuisant à la consistance indolente. Il faudra encore patienter une dizaine de minutes pour subir un concentré coutumier et hostile de volutes d'âcretés, se déplaçant belliqueusement sur le fond de la gorge !

En conclusion, ce ‘Commander’ demanderait  plus de corps pour être fidèle à  la représentation de ce personnage si exclusif qu’était Sir Winston. Mais dans son ensemble, je l'ai trouvé équilibré et éveillé malgré ce manque sensible de muscle. Pour ceux qui aiment les cigares plutôt frappés, ce toro risque peut-être de les engourdir ! A conseiller comme cigare du matin, avec un thé peu sucré comme un Earl Grey bien évidemment.

Pour ma part, son engagement de me tenir en haleine sans faiblir est très satisfaisant. Ma note de coeur 16/20, un très bon cigare, que cela n'en déplaise à ses détracteurs.

  • Origine: tripe: Dominicaine/ Nicaraguayenne, Sous-cape: Mexique, cape: Ecuador
  • Format: toro
  • Taille: 152mm x 21.4mm
  • Bague: 54
  • Poids: 16gr
  • Année: 2015
  • Prix: 21€ Suisse
  • Détail Tripe:

    Piloto Mejorado Seco (Dominican Republic)         
    Piloto Seco (Dominican Republic)              
    Hybrid Olor/Piloto Seco (Dominican Republic)               
    Esteli Seco (Nicaragua)                 
    Condegas Seco (Nicaragua)    

  • Détail Sous-cape:         
    Negro San Andres (Mexico)
  • Détail Cape:               
    Ecuador Rojiza (Ecuador)

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The commander.

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Les 4 formats disponibles.

 

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

21:19 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Winston Churchill | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/04/2015

Comment se confectionne un cigare ?

Une petite vidéo que j'ai dénichée sur youtube et très explicite sur la fabrication du cigare. Même si celle-ci est en anglais, je la trouve très bien réalisée. Je vous laisse apprécier.


12:06 Écrit par Edmond Dantes dans Fabrication | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/04/2015

Le saviez vous ?

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Au soir de la bataille de Solferino (1859), Henri Dunant et fondateur de la croix rouge, bouleversé par le spectacle des blessés, fit de son mieux pour secourir ces malheureux avec des moyens de fortune. La morphine disponible une fois épuisée, Dunant finit par distribuer "des cigares" aux invalides dans l'espoir d'atténuer leurs souffrances.

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"La bataille de Solférino a eu lieu le 24 juin 1859 durant la campagne d'Italie. Elle s'est déroulée en Lombardie, dans la province de Mantoue. Il s'agit d'une victoire de l'armée française de Napoléon III alliée à l'armée sarde sur l'armée autrichienne de l'empereur François-Joseph.

Plus de 330 000 soldats ont combattu dans cette bataille qui voit l'utilisation de techniques nouvelles comme le transport des troupes françaises en train, qui mettront seulement quatre jours pour aller de Lyon jusqu'au Piémont, les canons et fusils à canon rayé (plus précis et puissants). L'artillerie joue un grand rôle, peu de combats ayant lieu corps à corps. Contrairement à la légende, le taux de victimes (morts et blessés) à cette bataille est d'environ 12,5 % (10 % chez les forces franco-sardes et 14 % chez les Autrichiens), contre 20% à la bataille de Marengo, 25 à 30 % à bataille de la Moskova, 21 % à la bataille d'Eylau, 25 % à la bataille de Leipzig et jusqu'à 32,4 % dans les rangs confédérés à la bataille de Gettysburg en 18631."

Source: Wikipédia

09:21 Écrit par Edmond Dantes dans Le saviez vous ? | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/03/2015

Paul Kooiker "photographe conceptuel"

Paul Kooiker est l’un des plus intéressants photographes conceptuels qui travaille actuellement aux Pays-Bas. Bien que son travail se concentre uniquement sur des images photographiques, c’est plus un sculpteur et un artiste réalisant des installations qu’un photographe. Sa fascination pour les thèmes intrigants tels le voyeurisme, l’innocence et les clichés le conduit à construire des collections fictives d’images qui sont d’une origine, d’un sujet et d’une signification d’origines extrêmement incertaines.

Dans sa dernière installation, Nude Animal Cigar, créée sur l’invitation du Musée de photographie La Haye, Kooiker revient sur ses vingt ans de carrière dans les arts visuels. Le résultat est un ensemble étonnant de 200 œuvres photographiques, dans lesquelles des images de nus et d’animaux s’entrecroisent avec des gros plans du nombre infini de cigares qu’il a fumés dans son studio au fil des ans.

Paul Kooiker (né en 1964) ne s’intéresse pas à la création de la photographie parfaite. La valeur de son travail ne repose pas dans ses photographies individuelles (qui sont parfois surexposées, rendues floues par le mouvement de la caméra ou granuleuses), mais dans ce qu’il en fait en post-production – le processus de sélection et de manipulation. Dans la phase initiale de son processus créatif, c’est délibérément un “mauvais” photographe, produisant une masse de matériau d’exploration qui s’élève souvent à des centaines d’images. Il approche ensuite ce matériau en tant qu’artiste visuel, créant des “collections” sous la forme d’installation en trois dimensions et des livres de photo. Ces collections fictives semblent avoir été trouvées quelque part ou être apparues dans une vieille valise abandonnée depuis des années dans un grenier. Pour garantir leur crédibilité, Kooiker prête une attention méticuleuse à la cohérence interne de la forme et du style. Ceci est en contraste avec les contenus de ses séries, qui sont souvent énigmatiques et vaguement dérangeantes.

source: loeildelaphotographie

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09:25 Écrit par Edmond Dantes dans Arts photos/ illustrateurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/03/2015

Le 24 mars, Réouverture du flagship Davidoff à Genève

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Ce mardi 24 mars 17h, 2 rue de Rive à Genève allait être le théâtre d'un évènement rare et chargé d'histoire pour de nombreux amateurs du monde entier, celle de la réouverture du Flagship Davidoff of Geneva qui marquait le 140e anniversaire d’Oettinger Davidoff AG. Ce lieu emblématique où Zino sévissait encore voilà maintenant plus de 20 ans déjà, se métamorphose aujourd'hui de sa nouvelle mouture. Une transformation voulu en totale adéquation avec son époque et son devoir de mémoire en vers son fondateur Zino. Après ses 3 mois de fermeture pendant lesquels la boutique n'a jamais vraiment cessée son activité, puisqu'un ‘Algeco’ officiait sur le trottoir, spécialement aménagé en cave à cigares de chantier. Pendant ce temps les menuisiers derrière les hauts vitrages opaques oeuvraient dans la discrétion à sublimer ce projet longuement mené par les décorateurs et architectes, sous l’égide de Mr Mathys ( responsable actuel de la boutique ), de Mr Hoejsgarrd ( son président ) et divers responsables de Davidoff Bâle. Tous ont contribué à la renaissance de ce lieu si symbolique aux yeux des amateurs, même si le nouveau concept avait été dévoilé bien plus tôt sur le Flagship de Bruxelles en 2014, l’émotion en n’était pas moins grande pour autant.

C’est en 1970 que Zino cédait sa boutique à l’administration du Doc Schneider et ami ( la ste Oettinger ) afin d’entreprendre son repositionnement comme marque internationale.

A 18h précise, Mr Hoejsgarrd coupait le ruban dans un tonnerre d’applaudissements sous les regards des badauds amusés et  déconcertés par tant d’agitation un jour de semaine !

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Mr Mathys, Mr Randolph Churchill et Mr Hoejsgarrd.

Nous attendions tous, ce moment avec impatience, en effet le résultat est d'une élégance sobre et chaleureuse sans égal, le désordre d’antan laisse place aujourd’hui à beaucoup plus de pragmatisme, l’espace semble plus aéré, plus lumineux en quelque sorte ! Terminé cette collection de Chicha qui ornait et polluait les rayonnages d'autrefois ! Il faut avouer que tout est fait aujourd'hui pour une mise en valeur des divers accessoires de la marque, à l'image des plus beaux écrins de  Genève.

Pour ceux qui connaissaient l'avant, ils ne seront pas déstabilisés et déçu par l'après, puisque l'implantation reste la même dans l'ensemble. En effet, il était difficile de faire mieux au vu de la surface donnée, environ 100 m²  dont 30 m² dédiés à la cave à cigares, le tout réparti sur un seul niveau et faisant face à une baie vitrée d'environ 20 ml, un véritable casse-tête pour ses concepteurs ! Finalement, le choix de garder la même organisation de travail fût évident à tout l’audit Davidoff.

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Mr Hoejsgarrd et moi même.

Pour cette occasion, une tente avait été dressé sur le trottoir pour accueillir les nombreux festoyeurs et amateurs pour ce grand jour !  Journalistes, blogueurs, professionnel du cigare  ainsi que beaucoup d'anonymes s’étaient donné rendez-vous pour honorer cette inauguration, profitant ainsi dans la même occasion de déguster un cigare "Winston Churchill" en présence de son arrière petit- fils Randolph Churchill, venu tout exprès de Londres en présence de Mr Hoejsgarrd pour promouvoir cette toute nouvelle "liga" ( Dominicaine et Nicaraguayenne pour la tripe, une sous cape mexicaine et une cape Équateur ).

 Ce cigare éponyme du nom de ce personnage aimé et controversé, surnommé le ‘Lion’ pour ses partisans et détracteurs semblait puiser sa force dans ses volutes émanant de ses éternels barreaux de chaise vissés en permanence à la commissure des lèvres.

Le bonhomme, c’est éteint à l'âge de 91 ans en 1965, après 150 000 cigares consumés !  Ci-joint quelques photos pour illustrer cette soirée. 

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Mr Henke Kelner, méditatif face à cette effervescence !

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Mon ami Yves au commande !

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Cigare Winston Churchill.

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Davidoff,  2 rue de Rive à Genève.

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Le comptoir au fond à gauche.

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Les 30 m² de cave à cigares surmontés d'un lustre végétal fait de plusieurs centaines de feuilles de tabacs.

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Vue face à l'entrée, chaleureuse et accueillante.

14:53 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/03/2015

Montecristo A ( Giant Corona )

Voilà un moment que ce grand "A" reposait dans ma cave tel un cercueil dans son caveau, analogie morbide du sacré d'un cigare qu'on n'ose plus fumer passé quelques mois. Gisant comme une poupée dans sa petite boîte vernie à l'estampage Or. Il intimide et impressionne le débutant dans sa quête d'absolu à celui du plus endurant des ‘havanophobes’. Mais l'oubli finit par sceller définitivement le couvercle de nos envies, convaincu qu'une occasion singulière pourrait briser un jour ce sortilège, révélant enfin à l'amateur tous ses charmes encenseurs d'un module d'exception.

Celui-ci provient de ma dernière escapade Cubaine de 2013, un cigare sûrement acheté dans la boutique Partagas si mes souvenirs sont intacts, quoique ! Mais quelle importance cela fait de connaître cet endroit, c'était à la Havane voilà tout. Ce module élégant fait partie aujourd'hui des curiosités "cigaristiques" pour touriste avide et trivial en quête de l’objet souvenir et peu encombrant à s'offrir de cet autre monde, "Cuba", dont le destin incertain ne prendra pas fin dans un cendrier, malheureusement pour lui.

Très peu garde le souvenir de l'avoir fumé un jour sauf quelques rares irréductibles de la vieille école qui ont pu le découvrir dès l'année 71 dans son coffret verni de 25 pièces, à cette même époque sortait au cinéma "La folie des grandeurs", Jim Morrison s’éteignait et mon père s'offrait sa première Peugeot, une 204 de couleur blanche, la classe ! Tandis que moi je soufflais ma première bougie.

Il faut dire que le format en découragerait plus d'un ! La preuve, déjà 2 ans. Même la revue "l'amateur de cigare" a renoncé depuis longtemps à en parler, ce format serait devenu obsolète, désuet, périmé et démodé diront certains. Aujourd'hui nombre d'amateur délaissent ces longs modules au profit de formats plus courts, plus en adéquation avec nos vies de fou, ce plaisir se concentre maintenant dans des formats plus courts entre 12 et 15 cm, cette formule vous fait sourire, mais pourquoi donc ? Heureusement pour moi, je ne fume pas la pipe. Le monde change et entre nous, qui a dégusté un "Montecristo A" ces 6 derniers mois ? En effet, l'exercice n'est pas moindre et je vous garantis que les plus fainéants y trouveront l'absolution et enfin la paix dans ces 2h30 d'oisiveté, assumées ou pas !

Mais qu'en est-il vraiment ? Y a- t-il un réel intérêt gustatif à déguster un tel module ? Au vu des ventes relativement faibles, serait-il abusé de penser que les torcedores produisant ce module puissent être désabusés par le manque d'intérêt des amateurs pour ce cigare, je pense que oui tout en gardant l'espoir de me tromper. Mon seul souci pour cette dégustation concerne son ascendance gustative, comment mesurer objectivement son volume olfactif sans connaitre la partition originale. Comment ce cigare a- t-il été conçu à l'origine, capiteux et doux, intense et consistant ? Exercice difficile, mais combien futile d'écouter sans comprendre cette musique écrite voilà 37 ans..

En somme, je dois essayer seul de comprendre son histoire en prenant enfin le risque de coulisser ce couvercle avant que ce Montecristo ne disparaisse à jamais de nos civettes et fasse prochainement son entrée au panthéon des "cigares disparus" comme tant d'autres avant lui. La survie d'un cigare ne tient qu'à une simple équation, celle de la rentabilité et de la profitabilité dont nous sommes tous étroitement responsables en tant que consommateur. Car ce sont bien nos habitudes qui donneront naissance à de futurs modules et non le contraire ! Et si ma modeste contribution vous enflamme, suscitant ainsi un achat coup de cœur dès demain, biaisant ainsi toutes les statistiques de production chez Habano. Je sais, je peux toujours rêver !!

Ce module emblématique est une petite merveille de construction qu'il faut savoir apprécier, d’une telle rectitude qu'on en oublierait les petites mains habiles du torcedore qui derrière sa table avec sa chaveta s'est appliqué à le confectionner pour nous. Ce module d'une rare élégance à la cape Colorado légèrement terreuse délivre un doux parfum, étrangement timide pour un cigare confiné depuis tout ce temps dans son écrin "varnished", mais malgré cette absence olfactive, il émoustille tout de même le nez de jolies notes fugitives, de boisé et de praliné. Des accords heureux et délicats pour ce prélude tout en réserve ! Côté goût de la cape, aucune amertume, aucun piquant n’en découle, plutôt neutre  je dirais.

L'allumage demande une certaine habileté de conviction pour réussir à faire rougir ce grand timide et capter ainsi son attention dès les premières effluves filtrés au travers de ce corps longiligne. Une fois capté, la perception plutôt agréable est en totale adéquation avec son plumage, onctueux et très doux à la fois, dont l'agrément aromatique se confond de notes de pain beurré, de café crème, de foin et de fruits secs dont l'amplitude généreuse en bouche apporte rondeur et fondu. La consistance dans ce premier temps, pêche d'un manque d'aplomb et de muscle ! Est-ce un parti pris audacieux au profit des arômes ou est-ce un trait de caractère préjudiciable pour la suite, je ne saurais le dire pour le moment ?

Sur la fin de cette première partie après 40 minutes de fumage tout de même, la rondeur douce et fluide s'installe sur une amplitude en bouche généreuse, comme le feraient les couleurs fluides et fondues d'une aquarelle de Marie Laurencin.

Des saveurs diluées de chocolat au lait, de sous-bois et d'épice, légèrement émaillées de relent tannique viennent dépeindre subtilement ce lavis olfactif de faible corpulence. Ce manque de ténacité n'enlève rien à sa distinction, mais certain regretteront ce manque d'affirmation. Un cigare à la forme bien distant du "qualia" Montecristo.

Sur la seconde partie, rien ne vient troubler cette dégustation sans véritable changement où les acteurs de cette pièce en 3 actes semblent avoir trouvé leurs places respectives. Toujours de belle amplitude en bouche, les notes onctueuses et plus marquées se partagent subtilement ce 2ème temps, fait d'accords plus graves comme l'apparition de poivre noir, de saveurs de sous-bois humide et de beurre frais. Cette intensification reste malgré tout très fugace et toujours très peu consistante, laissant la place à un cigare de goût à la forme aromatique légère et suave et dotée d'une rondeur agréable mais d'une longueur moyenne dans l'ensemble. En effet, comme pour une boisson alcoolisée ce sont ses degrés d'alcool qui offrent au dégustateur cette persistance, ce corollaire dans le cigare est intimement liée à sa composition foliaire ( seco, ligero et medio tempo ) pour rappel.

Dans un 3ème temps, après une bonne heure et demie d'encensement rien ne vient bousculer ce grand timide au cœur léger à poursuivre sa route comme il a commencé. Quelques soubresauts aromatiques viendront ici et là réveiller votre qualité de perception, comme la saveur improbable de levure par exemple ! Cette dernière partie, plus lourde mais sans grande corpulence se charge de composés dommageables, provoquant une sensation empâtée et asséchante. Normal, après plus de 2 heures, cependant mes papilles se maintiennent toujours éveillées, mais mon attention mentale fatigue un peu. Vous rigolez, mais fumer un tel cigare avec la concentration qui s’en impose,  est un exercice fatiguant.

Encore deux choses à signaler avant de clore ce chapitre.

Malgré un tirage aisé, le volume de  fumée reste parcimonieux sur l’ensemble de cette dégustation. L’amplitude en bouche se concentre principalement sur l'avant du palais et non sur l'arrière comme la majeure partie des cigares cubains, évitant ainsi toutes saveurs urticantes et irritantes sur le final.

En conclusion, ce ‘Montecristo A’ reste pour ma part un bon cigare assez évolutif, avec un manque de personnalité et de consistance. Certains le trouveront bien en dessous d’un Gran Edmundo par exemple et trouveront ce « A » pas assez musclé, trop discret ! Et je suis tout à fait d’accord avec eux, en même temps le format ne s’y prête pas vraiment. Je pense que ce parti pris est un choix raisonné de la marque, en offrant ainsi un cigare facile et savoureux aux plus grands nombres. Ma note de cœur 15/20, il lui manque  un petit truc pour atteindre l’excellence.

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: giant corona
  • Taille: 235mm x 18.6mm
  • Bague: 47
  • Poids: 19.5gr
  • Année: 2013
  • Prix: entre 40 et 50€ ( difficile à trouver aujourd'hui ! ) vendu à l'unité ou en boîte de 5 coffrets. Le conditionnement de 25, c'est arrêté en 2010.

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Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

11:43 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Montecristo | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |