24/02/2015

Barocco N°15 de "Flor de Selva"

Difficile de rester insensible à ses effluves ! Ce Selva n° 15, un "Barocco maduro" au fumet délicieux a de suite captivé mon attention dès la première seconde à le renifler sous toutes les coutures ! Ce premier contact olfactif fait partie d'une gestuelle séculaire et coutumière du parfait amateur et en même temps tellement ubuesque quand on y pense ! Malheureusement cette pantomime est rarement salutaire, ne garantissant en rien les qualités aromatiques du cigare, mais les amateurs tout comme moi dailleurs s'y complaît avec forte conviction. Quoi qu'on en dise, mon nez reste toujours plus loquace à détecter de bonnes senteurs que celles venant d'un cigare aphasique et poussiéreux. Le parfum de ce n°15 exsude avec ardeur des notes grasses de cacao, de café torréfié, de cuir et de faisander, un véritable menu chasseur avec son chevreuil nappéà la sauce vin chocolat. Une évocation gourmande, toutefois très personnelle afin de vous mettre en émoi devant les flagrances de ce "Flor de Selva", cintré d'une cape huileuse au reflet marbré façon stucco ( le stucco est un enduit teinté dans la masse, une fois ciré il se nuance de reflet brillant et mat). Cette texture de feuille offre à l'oeil une patine qui accroche joliment la lumière, digne d'une belle feuille de cape. Agréablement surpris par ce prélude, j'ose espérer que l'entrée, le plat et le dessert accompagneront mon appétence tout au long de cette dégustation.

Dès l'allumage, c'est une véritable explosion de poivre sur l'arrière du palais, une sensation plutôt confuse dans un premier temps ! Après avoir gentiment meurtri mes papilles, ce prélude roboratif succède à une consistance plus rassasiante et onctueuse où les notes de chocolats amers se mêlent divinement à la tourbe, à celle du café torréfié, au bois fumé et lingrédient essentiel, la réglisse ! Mais attention cette saveur atypique d'un cigare "maduro" ne doit pas l'emporter au détriment des autres arômes, au risque de rendre la dégustation fâcheuse et linéaire. Les débuts restent prometteurs et pour une fois en totale adéquation à son plumage ! Une première partie très agréable et confortable.

Dans un second temps, les saveurs s'harmonisent vers plus de rondeur et d'intensité, ne bousculant en rien le profil aromatique tant apprécié en première partie. Cette force en constante augmentation distille son bouquet de notes empyreumatiques toujours plus persistantes et crémeuses qui malheureusement s'enorgueillit d'un léger ammoniac au passage ! Rien de très grave en soi, car cette sensation ne peut être complètement éliminé et reste souvent tributaire des composés plus lourds de la feuille de "maduro" ( feuille de ligero). Ce goût toxique peut provenir aussi d'une filtration difficile à travers le corps du cigare, trop humide, trop gras par exemple, il peut provoquer ce type de sensation. À regret, je constate effectivement un tirage moins aisé à l'approche du 3ème tiers, la tripe plus compacte sest resserrée et filtre difficilement la fumée. Je sais, vous trouvez que « je pinaille, comme d'habitude ! » À côté de ça, son rancio demeure bien équilibré et maintient mon attention sans perturber mon plaisir. Malgré cette perversion analytique et subjective, je passe un très bon moment. 

Dans cette dernière partie, les saveurs reconnaissables du second tiers continuent généreusement à diluer ses arômes corpulents et crémeux à la fois. Mais doucement ce final devient plus lourd, au point de saturer mes papilles de notes intenses de réglisse, de café robusta et de caramel brûlé comme unique liant à ce goût âcre et piquant !! Mais inutile de se formaliser, rien danormal à ce stade de l'examen. Car dans lensemble, ce cigare vaut bien le détour, une très belle réalisation pleine de rondeur et de longueur au caractère attachant, il serait dommage de passer à côté de ce n°15. Ma note de cœur 16/20, pour un rapport/ prix plaisir, vraiment excellent.

  • Origine: tripe:habano jamastran, ligero azacualpa Sous-cape:Brésil mata fina cape:maduro jamastran
  • Format: piramide
  • Taille: 125mm x 22mm
  • Bague: 54
  • Poids: 20gr
  • Année:
  • Prix: 8,5€ ( Europe )

0fa4dd6e1e9c4098b7d2d51911c8656d.jpg

 

maduro_n15.jpg


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20      

15:22 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Flor de Selva | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/02/2015

Liste Habano des nouveautés 2015

Voici la liste exhaustive des nouveautés 2015 du XVII festival Habano, celle-ci provient de la Casa del Habano de Knokke en Belgique. Liste divulguée sur le site Halfwheel en avant première, serait semble t-il très proche de la réalité à 95% ! Affaire à suivre dans quelques semaines.

2015_releases_blog.jpg

 

Standard Premium Products:

  • Montecristo Media Corona in 5 & 25: Ring 44 x 90mm
  • Romeo y Julieta Club Kings in 5 & 25: Ring 42 x 129mm
  • Montecristo 80 Aniversario in 20: Ring 55 x 165mm
 
LCDH only products:
  • Partagás Maduro N°1 in 25: Ring 52 x 130 mm
  • La Gloria Cubana 25 Aniversario LCDH in 30: Combinaciones Piramides: Ring 52 x 156mm and Robusto Extra: Ring 48 x 170mm
 
Edicion Limitadas:
  • H. Upmann Magnum 56 EL 2015 in 25: Ring 56 x 150mm
  • Ramón Allones Club Allones EL 2015 in 10: Ring 47 x 135mm
  • Hoyo de Monterrey Maravillas EL 2015 in 20: Ring 55 x 230mm
 
Special Edition:
  • Partagás 170 Aniversario in 50: Ring 56 x 170mm
 
Travel Retail:
  • Partagás E2 in 10: Ring 54 x 140mm
 
Gran Reserva:
  • Romeo y Julieta Wide Churchills Gran Reserva Cosecha 2009 in 15: Ring 55 x 130mm
 
Regional Editions:
  • La Gloria Cubana Glorias in 10: Ring 54 x 180mm
  • La Escepción Don José in 25: Ring 48 x 127mm
  • Bolívar Belgravia in 10: Ring 55 x 130mm
  • La Gloria Cubana Revolution in 20: Ring 55 x 130mm
  • Ramón Allones Phoenicios in 25: Ring 55 x 130mm
  • Ramón Allones Robusto XXL in 10: Ring 54 x 150mm
  • Diplomáticos El Ambajador in 10: Ring 52 x 135mm
  • Punch Supremos in 10: Ring 53 x 153mm
  • Bolívar Emarati in 25: Ring 52 x 135mm
  • Juan Lopez Malecon in 20: Ring 55 x 130mm
  • Rey Del Mundo Petit Robustos in 10: Ring 50 x 102mm
  • Quai d’Orsay Robusto Diplomatico in 10: Ring 48 x 127mm
  • Por Larránaga Opera in 10: Ring 52 x 115mm
  • Diplomáticos Excelencia in 10: Ring 50 x 124mm

11:08 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

20/02/2015

17e Festival Habano 2015

 fest1.jpg

Du lundi 23 Février au vendredi 27 Février 2015, Cuba sera de nouveau le lieu de la plus grande concentration internationale pour les passionnés des meilleurs cigares du monde: "le Habano". A cette occasion, l'événement rendra hommage à quatre des marques les plus prestigieuses Habanos: Romeo y Julieta et Montecristo.

La dernière édition 2014 du Festival Habanos a réuni plus de 1300 délégués de 60 pays et 250 journalistes.

La foire commerciale sera de nouveau célébrée durant la semaine du Festival. En 2014, la foire a réuni 60 exposants de sept pays et a reçu plus de 2200 visiteurs du monde du cigare, les produits de luxe et les entreprises.

Au cours de cette 17e édition du Festival Habanos, les agents  qui comprennent toujours le premier rang des personnalités internationales auront le plaisir de déguster en exclusivité les nouvelles vitoles qui seront lancés sur le marché en 2015 par Habanos SA, et auront la possibilité de découvrir les racines et les secrets d'une tradition séculaire de la culture du cigare à Cuba. Habanos, SA vous invite à profiter d'une semaine agréable entre amis qui ont une chose en commun: la passion pour Habanos.

Le programme du Festival Habanos propose à ses activités traditionnelles au cours de cette semaine inoubliable, tels que:

  • Nuit de bienvenue (Cocktail)
  • Visites des meilleures plantations de tabac de Vuelta Abajo, Pinar del Rio
  • Visites d'usines emblématiques Habanos
  • Foire commerciale
  • Soirée de gala (dîner)
  • Séminaires
  • Concours International Habanosommelier
  • Soirée pour célébrer le 25e Anniversaire de la casa del Habano (dîner)

L'ouverture de l'événement aura lieu du Lundi 23 Février 2015 et l'inauguration de la Foire Commerciale à l'International Convention Center Palacio de Convenciones. La Foire continuera à être le moment idéal pour les échanges techniques et commerciaux entre les hommes d'affaires, les producteurs et les fournisseurs du monde de cigare.

La journée se terminera par la soirée de bienvenue à l'entrepôt de bois et tabac situé dans le port de La Havane, où les participants auront le privilège d'assister à la fois au lancement du Romeo y Julieta Gran Reserva Cosecha 2009 et à la performance exclusive des artistes prestigieux cubains national et international. Ainsi que les candidatures au Prix Habanos de l'année dans les différentes catégories seront annoncés lors de la soirée.

Le Séminaire international présentera une fois de plus des conférences intéressantes sur divers sujets liés au monde des Habanos, y compris des alliances et de nouvelles alliances de Habanos avec des boissons et des produits d'excellence de la gastronomie, ainsi que les vins de la prestigieuse appellation d'origine du Chianti en Italie, des classes de maître, des dégustations de cigares et pour la deuxième fois le concours pour obtenir la plus longue cendres qui sera accueilli avec enthousiasme comme dans sa première édition en 2014 entre autres thèmes d'intérêt pour tous les amateurs inconditionnels Habanos.

Le 25 Février un dîner très spécial sera organisé pour célébrer le 25e anniversaire de la franchise «La Casa del Habano" et ses plus de 146 points de vente exclusifs et prestigieux Habanos à travers le monde.

Et enfin, le 27 Février, avec le dîner de gala, la cloture du festival rendra hommage cette année à l'une des marques Habanos bien connus: Montecristo avec un cigare spécial pour fêter ses 80 bougies, se terminant ensuite par la vente aux enchères des caves traditionnelles, dont le produit des ventes est chaque année destiné au système de santé publique cubaine.

Habanos SA et le Groupe Entrepreneurial TABACUBA seront honorés par votre présence.

LA-CASA-DEL-HABANO.jpg

 

12:06 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités, Cuba | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/02/2015

Cave à cigare "Kostia"

Kostia, né en 1974, est un créateur de meubles d’art, connu des collectionneurs et des décorateurs. Le travail du bois l’a toujours attiré. Goût inné qui s’inscrit sans doute dans une tradition familiale, le talent d’un grand-père. 

Pourquoi le meuble ? Parce qu’il implique pour lui l’alliance du fonctionnel et de l’audace, de l’utile et de l’imaginaire. D’autre part le bois, toutes sortes de bois, est la matière naturelle, noble et vivante, qu’il privilégie. Il aime le marier avec le bronze qu’il cisèle et polit ou avec des laques. Il ne cesse d’approfondir sa réflexion sur les matériaux qu’il affectionne et n’hésite pas à s’affranchir des contraintes du mobilier classique en utilisant des matériaux très contemporains.

cave_lescigaresselonedmond.kostia.jpg

C’est un autodidacte, se fiant à ses intuitions, même s’il a acquis les connaissances techniques dans un atelier, auprès d’un Compagnon du Tour de France, un maître. Pendant quatre ans, il réalise des copies d’ancien et des meubles dessinés par les grands décorateurs. De longs voyages ont aussi affiné sa sensibilité artistique, en Asie, en Amérique latine. Il a beaucoup vu, beaucoup regardé. C’est dans les Arts asiatiques qu’il trouve souvent l’inspiration, même s’il n’oublie jamais la grande tradition française d’ébénisterie.

En 2011, il reprend un atelier qui a une longue histoire avec le mobilier d’art, dans le quartier du Faubourg Saint Antoine. Kostia s’est d’abord fait connaître par des meubles élégants à mécanisme subtil.  Comme Gepetto, c’est un artisan ingénieux qui fait subir à la matière d’étranges métamorphoses. Originalité, raffinement, et complexité technique, évoquent son travail. La fonctionnalité, la créativité et l’humour de ces meubles ont séduit plus d’un collectionneur.

Kostia cherche à élargir le champ jusqu’alors assigné à l’expression du mobilier d’art. Quand il crée des formes, il réfléchit à leur signification et s’intéresse particulièrement aux concepts qui fondent notre société. Avec lui, il s’agit toujours de petites productions, de pièces uniques  ou de séries limitées. Il ne s’intéresse pas au mobilier « reproductible ». On pense à Jean Royère, à Marcel Coard, et Paul Evans, ébénistes et créateurs si prisés du siècle dernier. Les collections de Kostia sont conçues dans son atelier et exposées, face à celui-ci, dans sa galerie à Paris, 5 Cité de la Roquette, 75011.

cigare_lescigaresselonedmond.kostia.02.jpg

Kostia aime les ambiances chaleureuses et feutrées qu’inspirent les lieux tels que les cabinets de curiosité ou les fumoirs.

En créant ce coffret à cigares il voulait associer ces deux fortes ambiances, le feutré et la chaleureux du fumoir en utilisant du cedero odorata, et éveiller la curiosité par un mécanisme d‘ouverture décalé.

 

L’amateur de cigares se trouve face à un bloc incrusté de bronze dont l’ouverture surprenante est indétectable à première vue. Le sentiment de curiosité l’emporte sur la préciosité de l’objet.

Une fois que l’amateur y touche il s’approprie l’objet, et peut enfin découvrir son contenu sans que celui-ci perde son mystère.

Kostia a créé pour le cabinet de curiosité de Thomas Erber un modèle unique de ce coffret à cigares avec une incrustation de bronze travaillé et un vernis noir mat. Celui-ci a été présenté à Bangkok dans le concept store de Siwilai lors du Cabinet de curiosités de Thomas Erber.

Hauteur: 22,5 cm

Largeur: 27,1 cm

Longueur: 44,6 cm

Renseignement lecteurs Kostia : http://www.artkostia.com/

08:17 Écrit par Edmond Dantes dans Art, Cave à cigare, objets | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/02/2015

Macanudo Inspirado "Gigante"

Un petit prologue pour vous situer ce nouveau cigare le "Macanudo Inspirado". Un cigare développé pour notre bon vieux continent en 4 modules ( minutos, petit piramide, robusto et Gigante), dont l'initiateur n'est autre que Benjamin Menéndez, le responsable de production de tous les cigares premium de la marque. Ceux-ci sont bien sûr entièrement roulés à la main par "General cigar" dans une de leurs 3 fabriques d'Amérique centrale, dont celle-ci situé dans la ville de Danli à 100 km de la capitale du Honduras Tegucigalpa pour l’Inspirado (Tout le monde connaissait, la capitale du H…! ). Son tabac de tripe provient du Honduras, du Nicaragua ( Ometepe) et de République dominicaine ( piloto cubano), ainsi qu'une sous-cape hondurienne de la vallée de Jamastram et d'une cape élevée dans la vallée de San Agustín, toujours au Honduras. Cet Inspirado pourrait connaître quelques similitudes au cigare ‘OSA de CAO’ dont le mélange reste analogue, pour ceux qui le connaissent. ( Pour rappel, le groupe "General cigar" produit déjà la gamme des CAO, Macanudo et les marques Partagas, Montecristo, Hoyo de Monterey, Cohiba, non Cubaines)

Après ces quelques généralités, voyons maintenant ce que m'inspire cet "Inspirado" à mes papilles d'Européen .

Visuellement R.A.S, ce module choisi pour cette dégustation un ‘Gigante' ne peut que séduire le plus réfractaire, tant le module est séduisant, d’une fermeté et d’une souplesse adéquates. Sa cape de couleur Colorado aux veines quasiment absentes démontre encore une fois la rigueur du processus de fabrication dans le choix de la feuille de cape. Contrairement à un torcedore Cubain qui produit une moyenne d’environ 100 cigares/ jour de A à Z, ici la méthode est quelque peu différente, les phases de conception d’un module s’apparenteraient plus à celle d’une chaine d’assemblage automobile, le but étant de produire plus de 200 cigares/ jour par torcedore. Nous sommes bien loin de l’image d’Épinal véhiculée dans les livres !

Pour le parfum ce n'est pas trop ça ! Les flagrances végétales et légères ne galvanisent en rien mon appétit. Peu d’arôme s’en échappe, je reste sur ma faim à moins que tout soit gardé précieusement à l’intérieur !

Dès les premières minutes après sa mise à feu d’une facilité déconcertante, je trouve la perception assez légère, dont l’onctuosité affable contrebalance avec une certaine tannicité de ces arômes.

Pour le moment, difficile de projeter quelques desseins dans cette mélodie aphasique. Rien de vraiment excitant pour le moment, hormis un tirage exemplaire qui embaume la pièce d’un volume de fumée, tel le foin dans une cheminée ! Ce premier temps d’une faible consistance, et d’une longueur un peu courte s’enivre d’un léger goût d’ammoniac qui apparaît dans les premières secondes de chaque nouvelle bouffée, celle-ci s’estompe rapidement en laissant place à des notes plus terreuses et acides qui ne m’enchantent guère dans ce début de fumage...

En seconde partie, après des prolongations endémiques et anémiques, enfin une petite éclaircie semble timidement germer dans ce néant d’incertitude, une improbable fleur sur la banquise vite figée par le froid. ( Petit formule du poète qui sommeille en moi ! MDR…) en effet, la sensation plus grasse et crémeuse éclipse brièvement son absence d’arôme et de consistance, un sursis qui reste assez moyen dans l’ensemble.

Après 40 minutes d’un ennuie total, le poivre fait son apparition sur le fond de la gorge lui apportant un second souffle un poil plus roboratif. Une fois passé ces 2 premières étapes, le 3e temps ne peut qu’être meilleur, si, si je vous assure ! D’ailleurs un conseil, pensez à le fumer par l’autre bout, vous y gagnerez du temps. Lol

Mis à part mes propos outrageux et sarcastique, cette dégustation s’éveille enfin de sa léthargie dans un final plus musclé, plus piquant aussi ( bref, une fin sans équivoque analogue à tout autre cigare)

En conclusion, l’appréciation de ce Gigante m’appartient et j’assume ce jugement. Déçu ! Oui je le suis par tant de rien ! Un Macanudo for Europe, dont son seul but était de me séduire, merci encore pour cette délicate attention Mr Menendez.

À mon avis, cela provient aussi du format. Je pense que le robusto doit mieux se comporter au point de vue intensité et aromaticité. Celui-ci je préfère le laisser aux fumeurs compulsifs du nouvel an et aux fumeuses occasionnelles, n’est qu’euphémisme pour un Macanudo au reflet complaisant et sans âme, « Cigare mon beau cigare, dis-moi qui est le meilleur ? »

Ma note de cœur pour ce Gigante, un 8/20. Maintenant à vous d’essayer et de vous en faire votre propre idée.    

  • Origine: tripe:Nicaragua,Honduras,Dominicaine Sous-cape:Honduras cape:Honduras
  • Format: toro
  • Taille: 152mm x 24mm
  • Bague: 60
  • Poids: 19.7gr
  • Année: 2014
  • Prix: 9,2€ ( Europe )

inspirado_macanudo_01.jpg

inspirado_macanudo_02.jpg


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20      

18:07 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Macanudo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/02/2015

Perdomo Habano Maduro "Toro"

La ligne "Habano" de Perdomo a été créé en 2007, disponible en deux variétés; Perdomo Habano Maduro et Perdomo Habano Corojo. Deux lignes de cigare élevées au Nicaragua à partir de semence cubaine. Pour ajouter à la confusion, depuis 2008 Perdomo réalise aussi un Habano Connecticut, ben voyons ! Cela devient compliqué à suivre cette valse des noms, dénominations et appellations, n'importe quel amateur confirmé ou pas en perdrait son latin ! En réalité, ce Perdomo Habano Maduro n'est autre qu'un cigare du Nicaragua dont l'origine ne tient qu'à sa semence Cubaine, le plus souvent une variété de "criollo" emportée pendant la révolution castriste par certains exilés Cubains, fuyant l'île après que leur terre fut confisquée et nationalisée par les cocos ! Bref, un conseil ne vous fiez jamais aux bagues qui ne sont malheureusement pas une garantie de traçabilité de vos cigares mais tout simplement un marketing accommodant pour certaines marques afin de vous embrouiller, mis à part les véritables "Habanos d'origine cubaine" un pléonasme amusant je trouve !

Les feuilles de ce Perdomo de semence cubaine proviennent de trois principales régions productrices de tabac, celle de Condega, d'Esteli et de la vallée de Jalapa. Trois qualités de tabac bien distinctes. Manque une 4e variété connue des aficionados, celle de l'île volcanique d'Ometepe qui ne fait pas partie du voyage pour cette fois.

Visuellement, les faveurs de ce cigare ne me sont pas insensibles ! Belle cape maduro finement nervuré, lisse et mat certifiée de deux bagues ostensibles aux graphismes expressifs du plus bel effet. Un cigare à la construction soignée, lourd, gourmand comme je les aime...

Côté flagrance, les saveurs animales de cuir et de salaison, plus vulgairement celle de viande fumée galvanise mes sens avec un enthousiasme.  Étonnamment, la cape maduro dont j'espérai plus de fumet ne développe aucun goût particulier au moment du mouillage, une cape plutôt neutre et végétale ! Je m'attendais à une signature gustative bien plus marquée à la nature de sa feuille.

Dès l'allumage, le démarrage souffle un vent fort, roboratif et piquant sur le fond de gorge, pas très agréable et surprenant les cinq premières minutes. Mais rassurez-vous, cela ne dure que très peu de temps, une fois l’orage éloigné, il laisse place à une sensation prolixe plus homogène, limite rustique. Je le trouve de bonne compagnie à ce moment, d'une mâche confortable, exhibant des arômes de terre, de forestier et de poivre vert. Aromatiquement trop faible dans cette première partie, ce Perdomo se défend bien par l'équilibre de son rancio qui le maintient suffisamment éveillé, mais pas suffisamment riche pour sublimer mes papilles. D’une persistance moyenne, il s'accompagne d'une rondeur relative à sa douceur, dans premier temps sans grands éclats.

Dans la seconde partie, c'est toujours une sensation mitigée et rustique qui s'enorgueillit maintenant d'une meilleure consistance, tout en étant plus asséchant à la fois. Le terreux s'agrémente de saveurs plus sèches, de noix, de noisettes et de café du type (caffè lungo). À ce stade de la dégustation, il est plaisant de noter cette nette amélioration de son homogénéité, ainsi qu'un meilleur fondu des arômes et d'une longueur perceptible sur fond de liqueur anisée. En conclusion, ce 2ème temps a su révéler une personnalité attachante, même si je lui trouve une certaine absence, trop timoré en mon sens. Ce Perdomo pèche par omission ! On espère, on se dit qu'il pourrait s'il le voulait, mais ça ne vient pas au moment où on aimerait qu'il soit. Ça, c'est pour mon petit côté légiste, dans l'ensemble ce Perdomo reste un bon cigare de très bonne facture, je tiens à le préciser. Un bon Nicaraguayen, bien moins intense qu'un CAO Brasilia Samba ou d'un Nicarao exclusivo.

Le final triomphe sur une sensation roborative et corpulente, mais toutefois équilibrée ! Mais malheureusement vite rattrapé d'une lourdeur toxique et irritante. Inutile d'y chercher quelconques plaisirs, si ce n'est prolonger l'espoir qu'il pourrait encore évoluer vers du bon !

Cette dernière partie qu'on qualifie "Purin" n'est pas exagéré, pour la petite anecdote Winston Churchill qui fumait en moyenne 8 à 10 cigares par jour, les appréciait seulement que sur une bonne moitié en évitant soigneusement d'atteindre le dernier tiers ! En réalité, il ne fumait que 5 cigares au quotidien. Aujourd'hui les habitudes ont bien changé et il n'est pas rare de les déguster jusqu'à s'en brûler les doigts…

Lien vers le site Perdomo Cigars

Ma note de cœur 14/20, à découvrir même si cette nouveauté date de 2007...

  • Origine: tripe:Nicaragua, Sous-cape:Nicaragua, cape:connecticut maduro ( connecticut broadleaf )
  • Format: toro
  • Taille: 139mm x 22mm
  • Bague: 54
  • Poids: 19.9gr
  • Année: 2014
  • Prix: 8-10€ ( Europe )

 

DSC00409.jpg

perdomo habano maduro.jpg


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20      

11:31 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Perdomo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/02/2015

R&D "Tabaconist University"

rd.jpg

Après quelques recherches sur internet voici un article que je tenais à vous faire partager et devrait susciter l’intérêt et la curiosité de certain d’entre vous !

‘The Tobacconist University’ situé dans New Jersey dans la ville de Hopewell, est une organisation indépendante
qui fournit des informations éducatives et gratuites pour les consommateurs et professionnels du tabac aux USA.
 

Ils ont récemment créés ce qu’ils appellent un programme de recherche expérimental et développement dont le but est de chercher à créer des produits éducatifs et pédagogiques d’avant-garde pour enseigner, éclairer les consommateurs et les buralistes. Leur premier produit est le ‘Cigares R&D Lab’ issu de cette réflexion. Ces cigares sont produis par Jésus Fuego de J.Fuego Cigares* au Brésil. Voici ci-dessous un peu plus de détail sur le contenu de ce kit. Je trouve cette idée inovatrice et vraiment intéressante qui pourrait intéresser bon nombre de club cigare en France, Belgique, Suisse et Luxembourg ! Le kit comprend 5 cigares ( cape, sous- cape et tripe séparée ) + 1 cigare réalisé à partir de ces 5 feuilles différentes, le coût approximatif est de 30$ prix US.

RDpgGraphic.jpg

C’est ici que nous publions le contenu des résultats qui émane de nos recherches ainsi que les produits éducatifs que nous développons. Chaque cigare R&D est crée afin d’éduquer et éveiller votre palais et votre esprit, c’est pourquoi nous vous encourageons à savourer les produits que nous créons tout en les découvrant.

Les cigares R&D sont certifiés par l’Université des buralistes, ce qui signifie que nous déclarons leur date de création (DDC), la quantité produite (QP), mais nous déclarons aussi nos ingrédients, nous donnons l’accès et les informations des procédés agricoles et des techniques de fabrication. De plus, ils sont exclusivement vendus par l’ Université des buralistes Certifiées. Tout ceci est effectué afin d’assurer une qualité qui soit la plus haute possible, ainsi qu’authenticité et professionnalisme au sein de l’industrie du tabac de luxe.

rd-Brazilian-Corojo-Capa-Especial-Serie-I-cigars.jpg

La philosophie du mariage

En utilisant 3 tripes du Honduras et du Nicaragua (Hondu Nica) nous créons un profile de saveur typiquement d'Amérique Centrale. Si vous avez déjà fumez des cigares de cette région, vous serez relativement familier avec ces saveurs. Il n’y a rien d’incroyable ou de fou dans ces mélanges; pas de goût Péruvien ou Colombien pour déconcerter votre palais ! Cela étant dit, nous avons simplement utilisé des feuilles de Volado et évité les feuilles de Ligero afin de ne pas écraser le goût des arômes. Les feuilles de tripe sont bien distinctes, même si elle reste classique dans son ensemble, mais nous y avons ajouté un peu d’Ometepe, car nous adorons ce goût riche de ce sol. Finalement, cette série "R&D" est conçu autour de cette feuille et c’était notre objectif de le sublimer dans d'un mariage équilibré.

puro-elements2.jpg

Cape : semence Corojo Brésilien

Le  Corojo est la feuilles de cigare la plus connue en terme de variété de semence dans le monde. Originaire de Cuba dans les années 1930, des pionniers de l'or noir l'ont cultivé pendant des années dans la fabrication de cigare dans toute l'Amérique Centrale, jusqu'en dans les années 90 à aujourd'hui et intégré dans cette industrie sous différentes formes. A ce jour, de nombreuses marques de cigare utilisent le Corojo dans leur mélange ainsi que dans leur nom de marque.

Pourquoi le Corojo brésilien ?

La réponse est simple, le brésil est le seul endroit où la plante Corojo n'est pas sensible à la moisissure bleu et aux tiges noires. Mais la raison pour "R&D" corojo brésilien est encore plus profonde que cela. En fait, comme Jesus et Jose Fuego ( deux figures emblématiques du cigares au Brésil ), cette feuille est l’une des plus sous-estimé bien que ces éléments soient impressionnants dans l’industrie du cigare. Il est humble en ce sens qu’il n’écrase et ne submerge pas ses compagnons. Il pousse sous le soleil, il est attractif, foncé et gras mais aucunement extrème en goût. Il est sucré, un petit salé et possède un fort caractère afin de vous éveiller et de vous divertir, pour vous satisfaire. Le Corojo brésilien est une feuille incroyable ! Et l’histoire ainsi que les caractéristiques de cette graine sont aussi incroyable que les gens qui l'ont travaillé et se sont sacrifiés pour la cultiver. Terminer cette lecture de "R&D" lab, tester nos mélanges suivre notre pédagogie et nous pensons que vous serez d'accord avec nous que la feuille de Corojo est vraiment spécial !

Sous-cape : Semence Habano brésilien

La sous- cape Habano brésilienne est vraiment similaire en terme de goût au feuille de corojo brésilienne bien qu’elle soit élevé au soleil. L'une des différences principales est sa texture. Nous choisissons cette feuille qui affecte et met en valeur l' apparence extérieur du cigare tout en restant similaire en terme de goût avec l’objectif initial de notre mélange.

Tripe I

Ometepe est le nom d'une île reculée d'un lac du Nicaragua, au sud de la région de Jalapa, Condega et Esteli. Elle est entouré de deux grands volcans et indubitablement l’un des tabac de cigare qui pousse dans une région des plus unique au monde. L'agriculture du tabac premium a été découverte et développer ici par la famille "Plasencia" dans les années 1990 en s’associant à des fermiers locaux. Le sol d’Ometepe est riche, très minéral d'un brun foncé et argileux. Cela crée un tabac dont le corps est moyen, peu fort et très terreux bien moins fort que ceux que l’on trouve à Esteli par exemple. Bien que la terre arable autour des volcans ne soit pas familière à d'autres régions, l’eau fraiche autour de l’île lui apporte une condensation et une humidité délicate, ainsi qu'un microclimat toujours constant.

Tripe II

La vallée de Jalapa est située au centre nord du Nicaragua, juste à une rangée de montagne à l’est de la vallée de Jamastran au Honduras. Le sol d’argile rouge de Jalapa est réputé pour produire une feuille soyeuse et riche. Ces feuilles qui ne suivent pas exactement ses critères vont devenir des composants de corps moyen avec un caractère propre au cigare nicaraguayen, bien différent mais aussi fort et riche que le tabac qui pousse à Esteli et à Condega.

rd-ashtray_200px.jpg

Tripe III

Azacualpa est une petite vallée située au nord de la vallée de Jamastran au Honduras.

Son micro climat unique et son sol alluvial orange clair produit un tabac équilibré et terreux qui est bien distinct des autres provenant du Honduras, Talagan et Jamastran. Bien que cette feuille soit cultivé à l’ombre à Azacualpa, le rendement des feuilles de tripe cultivées au soleil est bien plus important dans cette vallée.

Cette notre signature et notre contribution d'éveiller vote esprit et votre palais.

Après avoir retirer cette feuille vous réaliserez sa contribution à la dégustation, mais vous ne pourrez pas comprendre à 100% un cigare premium sans en détecter chaque ingrédient. Les cigares "Puro Components" sont des cigares fait entièrement de feuille longue et pleine, mais composé d’un seul ingrédient. Chaque cigare est fabriqué afin que vous puissiez faire l'expérience individuellement de chaqu'un de ses ingrédients en dehors de leur mariage, pour approfondir votre apprentissage des mariages des différents tabacs.

Source: Tabaconist University ( traduction Edmond )

13:12 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités, Enquéte | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/02/2015

Cohiba "Anti-contrefaçon"

cohiba.jpg

Téléchargez le pdf sur ce lien.

Une petite fiche qui vous sera utile à l'avenir lors de vos déplacements à l'étranger. Celle-ci est valable pour tous les cigares "Cohiba" de 2003 à nos jours. Seul le Piramide extra et les nouvelles éditions limitées à partir de 2014 se voient attribuer un filigrane argenté sur la bordure haute et basse de la bague. Dans les prochaines années cette nouvelle bague sera légion pour tous les "Cohiba".

Petite contribution et bel exemple de contrefaçon envoyée par notre ami Aston !

  • cape qui se décolle au niveau de la tête.
  • Mauvaise typo du 'H' de Havana.
  • Le liseré or touche les carreaux blanc de la première rangée.
  • Le 'B' et le 'A' de Cuba se touche.
  • Nervure grossière, défaut de la cape.

09:59 Écrit par Edmond Dantes dans Enquéte | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

30/01/2015

CAO America ( Landmark:6 ) Cepo de 60

On peut détester ou adorer ce cigare au look outrageant et racoleur, voire vulgaire pour d'autres ! Quoi qu'il en soit, ce patriotard à la bannière étoilée ne vous laissera pas insensible. Entre allégories du bon vieil oncle Sam "I want smoke you", au super module et fidèle accessoire d'un nouveau type de héros subversif et désinvolte, je vous laisse le choix de votre avatar…

En général un CAO avec ou sans culotte reste un bon cigare ! N'est-ce pas ? Malheureusement vous devez me croire sur parole concernant mes allégations suivantes, en effet ce cigare n'est disponible qu'aux USA, désolé pour vous tous ! Un cigare introuvable dans nos contrées, mis à part les CAO Brasilia, MX2, Sopranos, Traviata, Gold et Flavours pour les deux plus récents. Cette marque forte de son succès outre Atlantique a réussi à séduire bon nombre d'amateur par des mélanges toujours aussi variés et singuliers, à l'instar de ce CAO America ! Voyez sa composition un peu plus bas et vous comprendrez de quoi il retourne. J'espère vraiment trouver dans ce blend ostentatoire, ma foi originale autant de plaisir qu'un "Samba Brasilia" !

Voyons voir, si son fumage se rapporte à son plumage...

Démarrons par une petite analyse visuelle et olfactive, indispensable ! Étonnamment ce cigare lourd, ferme et plutôt musclé développe a contrario un parfum timoré et suret, comme le ferait un lait fermenté ou plus simplement celui des restes de votre bol de fromage blanc oubliés hier soir sur la table du salon, cette petite odeur aigrelette et désagréable qui s'en dégage ! Heureusement pour notre CAO, celui-ci s'enorgueillit de notes plus suaves et subtiles, plus pâtissières. En ce qui concerne la qualité de sa cape d'origine « Connecticut Broadleaf* et Shade pour le petit liseré colorado », celle-ci possède les spécificités organoleptiques d'une véritable feuille maduro sans pourtant en être une ( vu précédemment). Pour le reste peu de chose à signaler, juste un goût assez neutre sur la langue, ainsi qu’une coupe parfaitement cintrée et tendue.

*Cape Connecticut Broadleaf: Semence pour feuille de cape, cultivée en plein soleil dans différents pays d'Amérique centrale, feuille d'allure rustique, sucré et très sombre. Feuille très analogue à une feuille maduro. Rien à voir aussi avec la feuille "Connecticut shade", élevée exclusivement à l'ombre dans la "Connecticut River Valley" près d'Hartford aux USA, principalement de couleur Colorado, rien à voir non plus avec le nom éponyme de l'État de Nouvelle-Angleterre.

Après une petite sensation piquante dès le démarrage d'environ 5 minutes, juste le temps nécessaire à tout cigare pour s’accorder et monter progressivement en température, suffit en général à gommer les petites imperfections. À présent, ce premier temps développe avec douceur un bouquet d'arôme très surprenant, mélange d'épice et de menthe, de fenouil offrant une fraîcheur en bouche. Un démarrage toutefois rassasiant et roboratif non dénué d'intérêt pour ma part, celui-ci accompagné d’un mojito aurait été l’alliance idéale ! Cette empreinte olfactive très singulière laisse présager un fumage éveillé pleine de curiosité. Même si la consistance n'excelle pas, elle se suffit pour le moment, tout en restant dans une moyenne convenable et en s’accrochant ce qu'il faut aux papilles, idem pour sa persistance ! Un cigare qui mérite toute mon attention à l'approche de la seconde partie, à moins que...

En effet, après un premier temps lyrique et volubile, ce 2ème temps devient plus emphatique et mesuré, laissant place à des notes plus grasses de chocolat au lait, de crème et assaisonné de poivre noir, sans oublier ce goût endémique d'une anisette de comptoir comme unique saveur. Sa rondeur homogène est toutefois conforme à mes attentes, agréable. Pour ce qui est de son intensité aromatique, je lui déplore un petit manque de testostérone à ce stade de la dégustation, pas assez de muscle. Pour conclure, je dirai que cette seconde partie surfe sur la bienveillance et la docilité, ratifiant mon sentiment d’un fumage confortable et assez doux.  

Le final se renforce tranquillement sur des saveurs plus lourdes, en même temps onctueuses ! Un peu comme celle d'une crème brûlée à la réglisse, eh oui ça existe ! Ce dernier temps reste chargé dans son ensemble comme tout cigare à ce niveau de combustion. À la différence de celui-ci, il ne vous impose pas son haleine brûlante, piquante et âcre ! Ce CAO sous des airs de gros dure à la peau bi- tannée, ressemble bien plus à une danseuse étoile qu’un super héros en collant bleu du genre ‘Capitaine América'. Un cigare ma foi appréciable et déroutant à la fois, symbole d’une Amérique boulimique et éclatante fondée sur le paraître, ça change de nos cigares politiquement fumables.

Ma note de cœur 15/20 ( Si vous passez par New York, à 6€ le module, ne vous en privez pas…)

  • Origine: tripe:Nicaragua, Dominicaine, Italy, USA, Sous-cape:Brésil, cape:Connecticut Broadleaf/ connecticut Shade
  • Format:double toro
  • Taille: 152mm x 24mm
  • Bague: 60
  • Poids: 23,4gr
  • Année: 2014
  • Prix: 6€ ( prix US )

caoamerica.jpg

 

CAO AMERICA.jpg

cao.jpg


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

13:50 Écrit par Edmond Dantes dans CAO, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

22/01/2015

Peintre Richard Lithgow

Richard Lithgow est né à Long Island, NY. en 1963. Son introduction aux arts a commencé à son très jeune âge par sa mère, une pianiste et écrivain. La passion de Richard pour l'expression artistique a augmenté rapidement pendant toute son enfance et à l'âge de 14 ans, il était déjà en âge d’exprimer sa sensibilité pour son style artistique à venir.

Dirigée par la passion de son père pour les loisirs de plein air, qui comprenaient la pêche à la mouche, la truite et la pêche au brochet dans les pittoresques montagnes de Catskill et Adirondack. Richard a été fortement influencé par la beauté naturelle qui a entouré toutes ses années de formation. Cette influence se reflète clairement dans ses magnifiques peintures de paysages et de faune. Cependant, ses deux parents sont nés et ont grandi à New York, où Richard a passé beaucoup de son temps. Cette influence se manifeste aussi dans ses peintures satiriques de la vie urbaine, le poids de la pression émotionnelle et cette oppression de la "lumière" inhérente à la disposition humaine. Fortement influencé par les maîtres hollandais, le travail de Richard porte la marque de la lumière et de l'ombre néerlandaise, avec des teintes brunes profondes et des brillantes lueurs de lumière se reflétant sur les visages de ses sujets.

Richard "autre monde" assume tous les sujets, évoquant des sentiments de nostalgie et de chaleur, même face à des conflits il révèle sa profonde sensibilité et sa passion pour la vie. Richard travaille principalement les huiles, en utilisant une méthode traditionnelle de blocage avec un lavage ‘Umber-crimson wash’, établissant une structure de peinture en essuyant les faits saillants, et en ajoutant des nuances sombres. La couleur et le détail sont progressivement ajoutés. Le travail de Richard est représenté dans les galeries à travers les États-Unis.

( biographie traduction )

Vous pouvez retrouver l'ensemble de son travail sur le site 'Richard Lithgow'

Couper_15.jpg

Godfather

Couper_16.jpg

books cigars

Couper_20.jpg

the narcissist

08:15 Écrit par Edmond Dantes dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/01/2015

Cohiba maduro 5 "Genios"

Certains puristes affirment qu'il faut au minimum déguster deux cigares avant de lui attribuer une sentence ! Eh bien exceptionnellement pour cette dégustation, j'ai pris le soin d’en fumer une boîte complète pour réaliser cette article ! Me voici enfin prêt à vous décrire mon ressenti sur ce cigare que j'affectionne beaucoup. Inutile d'attendre le bas de page pour comprendre que je trouve ce cigare terriblement bon. En effet, me taper 25 Genios à moi seul ne fût pas un exercice trop laborieux !

Ce maduro 5, comme son nom l'indique comporte une feuille de cape prélevé sur le haut du plant de tabac, feuille âgé au minimum de 5 ans après sa récolte d'où cette couleur très sombre provoquée essentiellement par un séchage plus long nécessaire à éliminer son excédent d'eau ( feuille plus épaisse = plus d’eau = séchage adapté ), ce laps de temps supplémentaire ne fait qu'augmenter le temps d’oxydation des polyphénols en passant du vert au jaune, du jaune au marron et du marron au brun très foncé. C'est principalement dans cette première phase de traitement que la couleur de la feuille se fixera définitivement. De manière générale plus la phase de séchage est courte plus la feuille sera de teinte clair !

Qu'apporte gustativement une cape maduro ? Son influence ? Moi qui apprécie ce type de cigare, d'ailleurs hier soir je prenais grand plaisir à fumer un Camacho triple maduro ! Un cigare parfait pour analyser les nuances olfactives d’un maduro. Ce qui revient souvent en bouche, c'est ce goût crémeux, plus rond qui évolue sur des notes de léger réglisse. Des cigares souvent dotés d'une puissance rassasiante et réconfortante qui donnent un plaisir non dissimulé à l’aficionado. Beaucoup de fabricant de tout terroir découvrent aujourd’hui ses bienfaits dans leur mélange.Je ne pense pas à un effet de mode des capes foncées, contrairement à la course aux gros cepo par exemple ! Les maduros à la différence des très gros cigares gratifient leurs arômes d'une singularité très plaisante. C'est qu'un avis très personnel !

Mais encore…

Dans ces préliminaires, cet Genios expose un doux parfum de chocolat au lait à la tessiture boisée bien identifiable d'un bon Cohiba aux flagrances pâtissière. Sur la langue, la cape maduro exsude ce petit goût de fleur de sel analogue à celui d'une amande de mer blanchie par le soleil sur une plage de Normandie.( Ma madeleine de Proust à moi, eh ouai quand j'étais minot je suçais les coquillages ! lol )

Dans un premier temps, la perception exhibe sans aucune pudeur son onctuosité, sa douceur ainsi qu'une rondeur grasse et généreuse comme un tableau de Botero, situé entre animalité pour le cuir et café crème pour la suavité, j'ajouterai aussi un brin de mousse tourbée et caramélisée d'une bonne stout irlandaise ! Sans oublier, le réglisse cette saveur anisée familière et appréciable qui subtilement dosée donne une couleur olfactive intéressante dans cette première partie. Un cigare complexe dont la consistance approuve celle de la persistance dans cet avant-propos bien orchestré.

Aucune dissonance dans cette seconde partie, que je trouve constante et assez analogue. En effet, les saveurs s'uniformisent et s'intensifient sur des notes de tourbe et de café torréfié/ réglissé, consistantes et équilibrés. La puissance s'élève tranquillement sur des touches plus épicés, plus poivré à l'approche du 3ème temps.

Pour terminer, le final devient plus puissant et intense, mais ne déroge en rien aux saveurs crémeuses appréciées tout au long de ce fumage. Dans un dernier râle, cette symphonie Wagnérienne envoie avec fougue son haleine poivrée d'une partition brûlante et hypnotique à se cramer les doigts.

Derrière une certaine placidité assumée se cache en fait un cigare au caractère bien trempé ! Pour moi, ce Genios évoque à lui seul toutes les nuances que j'apprécie dans un cigare, enfin presque toutes ! En somme, une sorte de couteau suisse des saveurs, généreux, onctueux, fougueux et plantureux. Ma note de cœur 18/20, à déguster sans modération, s’il vous plaît.

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba ( maduro de 5 ans )
  • Format: robusto extra/ genios
  • Taille: 140mm x 20,6mm
  • Bague: 52
  • Poids: 14,9 gr
  • Année: DIC13
  • Prix: 25€

genios1.jpg

genios2.jpg

genios3.jpg


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

08:00 Écrit par Edmond Dantes dans Cohiba, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

15/01/2015

Hommage aux dessinateurs de presse...

Petite contribution et hommage aux dessinateurs de presse du monde entier, comme vous le voyez le cigare à toujours été une source d’inspiration inépuisable pour la majorité d’entre eux !! Voici un petit florilège de leurs œuvres.

dessin_cigare.jpg

dessin_cigare2.jpg

dessin_cigare3.jpg

Couper_7.jpg

 

dessin_cigare4.jpg

dessin_cigare5.jpg

Couper_8.jpg

Couper_9.jpg

Couper_12.jpg

09:44 Écrit par Edmond Dantes dans Art, insolite | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/01/2015

"L'art de la tripe"

 art_de_la_tripe.jpg.jpg

Bien évidemment je ne vais pas vous parler des tripes à la mode de Caen !! Quoi que, c’est tellement bon avec des frites…euh ! revenons à notre sujet, désolé !

Je parlais évidemment de ce fabuleux mélange de ligero, seco et volado qui confectionne et affectionne la poupée de nos cigares !

Certains amateurs éclairés ne seront peut être pas surpris de le découvrir, ce sera donc aux autres néophytes que je m’adresserais. Saviez vous qu’il existe 3 manières de rouler un "long filler" voir peut être plus ? Pour le moment j’en compte que 3, après de longues recherches, j’ai pu les dénicher et surtout vous les illustrer avec ses 3 vidéos qui confirmeront mes dires, eh oui ! Des preuves, toujours des preuves !      

 

la technique entubado

Cette technique est surtout employée pour les cigares d'Amérique du sud Nicaragua, Costa Rica, l'idée principale est de rouler les feuilles individuellement afin de créer 3 cigares en 1 ! 


 

 La technique de l'accordéon ou retorcido

Cette technique est la plus répandue à Cuba pour les cigares premium, le principe est de plier les feuilles en accordeon afin d'optimiser le passage de l'air entre les feuilles ,l ce qui améliore l'alchimie entre la ligero, seco et volado et l'équilibre de ses arômes, bien sûr la combustion s'en trouvera améliorée.


 

La technique ampalmado

Cette technique concerne les cigares de moindre qualité, les feuilles sont pliées en deux puis empilées les unes sur les autres, la conséquence au moment du roulage c'est que le cigare aura plus de remplissage sur un côté ! s'en suit  un déséquilibre de la combustion  et des arômes ! l'intérêt semble t-il, serait la vitesse d'exécution et la rentabilité de cette fabrication.  

Evitez de faire une recherche sur google image, vous seriez surpris !


 

La technique du short filler

Pour compléter cette article, il manquait la technique du "short filer" confectionnée à partir de chutes de tabac et roulé à l'aide du feuille souple,  le résultat sont des cigares  qui ressemblent plus à une cigarette "gitane maïs roulé" à la main.

Pour les âmes sensibles évitez de regarder cette extrait ! 


11:25 Écrit par Edmond Dantes dans Fabrication | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/01/2015

Le savier vous ?

La cape « Connecticut shade », considérée comme la plus belle cape au monde, oui mais...!


Avec environ 90 feuilles pour un poids de 450 grammes au prix de 20 €, c’est seulement deux cigares par feuille. Le coût moyen d’une cape pour un seul cigare « premium » peut atteindre 50% de son prix de revient. Pour certaines marques exigeantes qui demandent des traitements qualitatifs supplémentaires, tels que Macanudo ou Arturo Fuente, Davidoff, toutes ses manipulations augmentent encore son coût de plus d’un euro par cigare !

wrapper_connecticut.jpg

Feuille connecticut

cigare_wrapper_connecticut.jpg

Macanudo "cape connecticut"

11:48 Écrit par Edmond Dantes dans Le saviez vous ? | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

ArtyA "cigare horloger"

Chez ArtyA, chaque amateur de cigare sera libre de choisir l'origine des feuilles de cigare de son choix (Cuba, Équateur, Brésil, Inde, Nicaragua, etc.) de même que la marque de son choix, comme Cohiba, Trinidad, Vegas Robaina, Montecristo ou encore Cuaba. L'enjeu, derrière, est la personnalisation. C'est le leitmotiv d'ArtyA : créer, innover, être au plus proche des goûts de ses clients. Avec la Tobacco, la marque propose d'utiliser, sur simple demande, les feuilles de tabac directement issues des collections personnelles de ses clients. Quel meilleur vecteur de passion horlogère que de se faire réaliser, sur mesure, son propre garde-temps, pièce unique, à partir des éléments qui nous sont intimement liés ?

"Travailler avec de la matière vivante est toujours un défi", relève Yvan Arpa. "Nous avons dû stabiliser la matière afin qu'elle soit la plus vivante et expressive possible, tout en garantissant sa parfaite tenue dans le temps. Nous avons mené de très nombreux tests qui nous permettent aujourd'hui de garantir que la Tobacco vieillira aussi bien que la passion intemporelle de son propriétaire !"

La Tobacco, disponible en série limitée dans les points de vente ArtyA ainsi que par contact sur le site internet de la marque, est animée par un calibre automatique de facture suisse, doté de 42 heures de réserve de marche. Pour encore plus d'exclusivité et de personnalisation, la boîte Classique peut être réalisée en or sur commande exceptionnelle. Chaque pièce est dûment gravée et numérotée.

Article: Belles montres

Store: Artya

artya_cigare.montre.jpg

08:23 Écrit par Edmond Dantes dans Art, insolite | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/01/2015

Le calendrier carros de Cuba "DEGLER CALENDAR 2015"

 Couper_21.jpg

Degler Calendar est analogue au calendrier Pirelli, mais tout de même centré sur la voiture, un produit destiné aux amateurs et connaisseurs de la culture artistique automobile. C’est une pièce de design unique spécialement conçue dans sa version Collector sur cadre numérotée en aluminium.

Chaque année, le Degler Calendrar présente des enjeux spécifiques dans le monde de l'auto, de prototypes réalisés par les carrossiers à Turin ou des voitures de course italienne en passant par les vieilles voitures abandonnées dans la nature. Cette année pour l'édition 2015, Degler Calendar présente une nouvelle série de photos dédiées aux mythiques et belles américaines Cubaines, baptisée aujourd’hui "Voitures de Cuba". Un hommage aux voitures qui ont survécu plus de la moitié du siècle dernier sur l'île grâce à l'ingéniosité du peuple cubain.

Quand en 1959 le jeune Castro a décrété une loi pour empêcher l'importation de voitures, il ne pouvait pas s’imaginer un instant la grande faveur qu’il nous faisait à tous ceux, passionnés de quatre roues.  Sans le savoir, il nous a légué un véritable joyau pré-révolutionnaire qui forment aujourd'hui une des attractions de l'île pour tous les touristes.

Toutes les infos sur le site DEGLER STUDIO


 

Couper_22.jpg

Couper_23.jpg

Couper_24.jpg

10:26 Écrit par Edmond Dantes dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/01/2015

Flor de Selva "tempo maduro gigante" Toro

À ceux qui connaissent déjà les cigares « Flor de Selva » bien identifiables à leurs peaux claires (dorigine Ecuadorian Connecticut from Talanga, semence élevée au Honduras), je vous invite à découvrir ceux aux capes sombres qui s’étoffent aujourdhui dun nouveau module le tempo maduro Gigante, un jolie « toro » qui porte cette ligne à deux formats uniques avec le « robusto maduro ». Personnellement, je regrette de ne pas plus apprécier ces cigares du Honduras, cela vient de cette forme dastringence qui sen dégage, je déplore ce côté agrume fourré à la farce de foin humide ! Désolé pour la formule, jai beau essayer, mais rien ny fait Et pourtant, je demande quàêtre séduit, surtout que lhistoire est belle, je pense à celle de Maya de Selva, ce personnage emblématique dont lopiniâtreté et la ténacité ne peuvent qu’être salué aujourdhui par autant de dévouement ! Porte-drapeau du cigare Hondurien à travers le monde, elle poursuit sa route en se moquant bien des critiques et na que faire de mes élucubrations organoleptiques que voici.

Mais cette semaine, lors d'une visite chez Havana news à Genève, Samir le maître des lieux a su habilement me convaincre, malgré mes doutes et mes réticences, dessayer ce nouveau module ! En me confiant de manière stoïque « Goûte- moi ça, tu verras ! Ça na rien voir avec ceux que tu as fumés jusqu’à présent »

En effet, la cape foncée est plutôt inhabituelle pour un « Flor de Selva », même si un robusto coexiste timidement au catalogue. Javoue être agréablement surpris par cette chaude couleur. Celui-ci est lourd, tout de même 26 gr sur la balance ! Plus ferme que souple, je le trouve plutôt séduisant ! Ce cigare massif à la cape fine et élégante exalte un bouquet darôme silencieux et discret de chocolat et de noisette, révélant au mouillage une cape neutre et végétale, suivit à cru dune perception poivrée un peu acide. Aih ! Jai parlé trop vite, mais soyons magnanime avant de porter un jugement hâtif. Laissons le s'épanouir....

Phase de mise à feu amorcé, les cinq premières minutes poivrées et râpeuses bousculent désagréablement ma perception ! Fort heureusement cela ne dure pas trop longtemps, la clameur se tait rapidement au bien fait dune mélodie plus onctueuse et sourde, très étonnante et tellement loin des a priori que Flor de Selva m'évoquait ! Ce toro développe avec bonne humeur une suavité ronde, ainsi quune consistance pour le moment modérée, mais suffisante pour ébaucher cette dégustation. Les saveurs sont légères et crémeuses. Bizarrement, cest peut-être abusé de percevoir dans cette fumée des notes pralinées dans cet effeuillage olfactif, ce sont bien des notes de chocolat au lait et de fruits secs qui tapissent mes papilles comme un onguent le ferait. La persistance, judicieuse et confortable termine des préliminaires prometteurs.

En seconde mi- temps, l'onctuosité toujours présente se renforce de notes épicées plus loquaces. Loin d'être exubérantes cette musique donne à ce toro une harmonie manifeste aux accents de beurre de cacao ( dermophil indien, vous connaissez ? ). Son intensité linéaire et invariable se prolonge vers un fumage salvateur, fidèle à ses croyances. Ce toro n'exulte pas, il assoit un certain confort de fumage qui pêche d'un manque de consistance et de puissance à ce stade, dommage ! Il en résulte une dégustation longue et apprivoisée, sans trop de surprises ! Cette seconde partie manque de muscle pour tenir l'attention du dégustateur sur une si longue distance. Sans être désagréable, les six derniers centimètres peuvent s'avérer très longs et ennuyeux..

Applaudissons ce final, et ny voyez aucun sarcasme dans mes propos ! En effet, cette 3 e partie nest quen fait une 2e partie bis sans grande évolution, au présage agréable, mais doté d'une absence totale d’éloquence, une sensation analogue à certains films dauteurs dont l'Happy end" vous laisse sur une faim hypothétique. Pour conclure, je trouve ce Flor de Selva vraiment intéressant même si je trouve le format un peu trop long à mon goût et pas suffisamment évolutif. Malgré tout ce cigare se défend très bien pour vous apporter un certain plaisir de fumage, un joli module abordable à moins de 10 , simple à fumer.

Une partition pleine de douceur et de rondeur pour cette valse à deux temps. Ma note de cœur 14,5/20, pour ce nouveau format à découvrir.

  • Origine: tripe: Honduras habano jamastran - ligero azacualpa
    Habano Jamastrán – Ligero Azacualpa
    , Sous-cape: Brésil mata fina, cape: Honduras natural maduro jamastran
  • Format: toro
  • Taille: 151mm x 24mm
  • Bague: 58
  • Poids: 26 gr
  • Année: 2014
  • Prix Suisse: 9,5€

flor1.jpg

flor2.jpg

flor3.jpg


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

17:36 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Flor de Selva | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/01/2015

Hoyo de Monterey "Le San Juan" robusto extra

Hoyo de Monterey se réinvente cette année avec un nouveau module, un format très élégant baptisé  "San Juan", aux dimensions robustes de 54 x 150mm. La singularité de son tabac provient exclusivement de la zone de culture de San Juan y Martinez pour l'intégralité de sa tripe ( ligero, seco, volado ) référence historique de l'appellation d'origine de la marque fondée en 1865 par José Gener. Un retour aux sources, très symbolique en 2014 pour la Vega primera  d'Hoyo de Monterey, un des terroirs les plus exceptionnels au monde situés dans la Vuelta Abajo regroupant dans la même région la production de toutes les feuilles d'un cigare ( cape, sous-cape et tripe ) à  l'Ouest de Cuba.

Malheureusement pour les amateurs, ce cigare devient déjà très difficile à se procurer ! En espérant que cela s'arrange en 2015, juste un petit conseil à nos civettes préférées ou un petit coup de gueule ! a

Afin que le plus grand nombre puisse le déguster, partagez et proposez le aussi à la pièce s'il vous plaît. Un merci à Samir de la civette Havana news du centre Balexert, le seul endroit sur tout Genève où il est possible de l'acheter sans être obligé de le réserver.

Ce San Juan sera sans conteste mon coup de cœur pour clore cette année 2014 ! Un cigare souple et léger, coiffé dune cape colorado fine et osseuse au parfum agréable et léger, mais persistant. Une véritable bénédiction, que dis-je ? Un hymne olfactif boisé et pâtissier, vieux mélange oxydé et nostalgique de café moulu, en provenance de la vieille boîte à clou détournée à cet usage par mon grand-père, souvenir délectable au relent suranné de café suspend ce reniflage grimaçant et prosaïque vers une ascendance admirative et gourmandeSatisfaisantes d'émotions perdues.

Après cette pléthore des sentiments, passons de suite à la mise à feu pour confirmer ou non ses belles ambitions !

En effet, je confirme ! Les premières bouffées aspirent confiance et voluptés, ainsi quune consistance en bouche bien équilibrée. Ce premier temps développe des arômes floraux, d’épice et de bois précieux. Un ensemble magistral de bonne amplitude ou rondeur grasse et longueur pérenne semble fusionner pour le meilleur. Pour la combustion en forme de volcan, no comment ! Comme toujours avec Cuba, les problèmes de construction restent récurrents.

Dans un 2e temps, la dégustation se profile sur son meilleur jour. La fumée suave et grasse continue dembaumer mes papilles sur des notes crémeuses, damande, de noisette et de noix dont la musique persiste et signe sur des accords affables à la puissance légère. Aucune dissonance désagréable à noter dans cette deuxième partie pleine de mutation.

Pour terminer ce final s'appuie sur des saveurs endémiques, onctueuses et plus roboratives, rien d'anormal à ce stade pour ce ressenti dont les saveurs s'intensifient sans pour autant déplaire et sans gravité. Une 3ème partie juste et constante que je trouve confortable à ce niveau de fumage. Un Hoyo bien meilleur qu'un Epicure n°2, un sentiment qui ne tient qu'à moi ! Ce San Juan, malgré sa douceur ne perd en rien de sa personnalité, voici un bel exemple qui illustre très bien cette dualité cordiale entre la seco et la ligero, intensité des arômes et force modérée reste les mamelles d'un cigare vertueux.

Ma note de cœur pour cette première dégustation de l'année, un 18/20 bien mérité pour ce nouveau module.

Comme promis je dédis cette dégustation à mon ami Cédric qui vient de fêter son anniversaire...

  • Origine: tripe: Cuba San Juan, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: Geniales ( robusto extra )
  • Taille: 150mm x 21,4mm
  • Bague: 54
  • Poids: 16,1 gr
  • Année: 2014
  • Prix Suisse: 15€

DSC00354.jpg

DSC00359.JPG


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

08:00 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Hoyo de Monterey | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

25/12/2014

Dunhill 1907 "toro box pressed"

Sûrement la dernière de l'année....

Après plus d'une décennie sans grande nouveauté, la célèbre marque Dunhill revient avec une nouvelle ligne baptisée "Dunhill 1907", une date importante choisie en hommage à l'ouverture de la première boutique Dunhill à Londre dans la Duke street. Aujourd'hui la marque Dunhill cigare appartient au catalogue de l'une des plus grandes compagnies US, la  "General Cigar Company" situé dans l'Indiana, détenu depuis 2005 par une société suédoise située à Stockholm, la Swedish Match ! Ce groupe distribue entre autres les marques, CAO, Macanudo, ainsi que toutes les marques non cubaines, homonymes de celles-ci comme Cohiba, Partagas, Bolivar, Hoyo de Monterey et Sancha Panza. Voici une brève intromission, afin de situé la marque Dunhill aujourd’hui en 2014 ! Qui malheureusement pour les puristes ne représente plus grand intérêt à leurs yeux avec les cigares produits par Alfred Dunhill dans les années 35 à Cuba, bien avant l'arrivée de Zino Davidoff 10 ans plus tard avec la série des châteaux ! Des marques comme "Don Candido" manufacturé par la fabrique Briones Montoto (anciennement Roméo & Julieta), Don Alfredo par la fabrique José Marti (anciennement H.Upmann) et La Flor del Punto. Ce sera seulement en 1982 que le premier cigare éponyme voit le jour, mais en raison d'un conflit avec la Cubatabaco (le monopole du cigare Cubain de l'époque) que la production Cubaine des Dunhill s'éteindra en 1991, presque dans le même laps de temps que celle de Davidoff ! Le destin de ces deux dinosaures était intimement lié, condamnés à brouter d'autres pâturages pour survivre à leur extinction !

Revenons à la dégustation de ce "Dunhill 1907", tout d'un coup vous comprendrez que ce cigare n'est plus qu'un souvenir, un relent lointain de volutes épicées et boisées dont seul le nom a subsisté. Inutile d'escompter fumer un cigare de choix, surtout que celui-ci affiche clairement sa cible avec un prix plutôt attrayant à 8,5€ à peine pour ce format "toro box pressed" s'ensuit trois autres modules (un Robusto, un Rothschild et un Churchill)

Visuellement, ce toro offre de suite un aspect séduisant et soigné, la cape huileuse et finement nervurée ( provenance du Honduras) développe un parfum soutenu et pleine de gourmandise, analogue à une barre chocolatée du type "mars" au mélange pâtissier et boisé des plus enjôleurs. Le goût de cape n'évoque rien, très neutre en goût. Ce premier contact me laisse assez perplexe, trop avenant pour être honnête ! Un conseil, méfiez-vous des cigares trop aromatisés...

Dès l'allumage après 10 bonnes minutes, il est fort de lui reconnaître une certaine onctuosité que je trouve satisfaisante et plaisante, ainsi qu'une longueur en bouche perceptible qui exalte avec brio des accords réglissés, terreux et légèrement poivré le tout diligenté par un fond végétal de foin d'alpage d'herbe grasse. Une première partie sans grande complexité aromatique pour ce prologue aux sensations gouleyantes et discrètes à la consistance moyenne, mais toutefois agréable, j’avoue.

La seconde partie reste inchangée et souffre de saveurs endémiques, très appuyé sur le réglisse eh oui encore !, la tourbe et le foin fermenté. Cette musique manque cruellement de percussions et de rythme pour me maintenir éveillé pendant toute cette dégustation ! Qui évolue malheureusement sur un 2ème temps plus linéaire et passable. Toujours ce manque de corps doté d'une faiblesse aromatique et de puissance modéré donne à ce deuxième opus  une perception pauvre et monotone.

Le final, dont la consistance analogue à l'indigence de ses arômes profile ce fumage sur une perception absente et nauséeuse. Je suis d'accord avec vous, ce cigare ne brigue aucun podium ! C'est un cigare honnête pour son prix destiné à des amateurs occasionnels et peu exigeants qui désirent fumer sans trop flamber sur des saveurs formatés et chroniques. Ni voyez aucune arrogance de ma part ces cigares ont aussi leur place dans la chaîne alimentaire de l'aficionado, puisqu'il m'arrive aussi à défaut de trouver mieux de les fumer tout en promenant mon chien ! Ma note de cœur 11/20

  • Origine: tripe: Dominicaine et Brésil, Sous-cape: Honduras, cape: Honduras
  • Format: toro
  • Taille: 152mm x 21mm
  • Bague: 54
  • Poids: 17,5 gr
  • Année: 2014
  • Prix Belgique: 8,5€

dunhill.jpg


Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20

18:51 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Dunhill | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/12/2014

Un Joyeux Noël 2014

Au Noël dernier, j’avais mis mes souliers devant la cheminée, le père Noël m’a apporté des pieds ! Trop nul. Cette année, je vais placer mon humidor vide sous le sapin ! C’est mieux…

Joyeux Noël à tous…

Edmond

santa_stogie.jpg

06:22 Écrit par Edmond Dantes dans insolite | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |