25/07/2016

IZAMBAR CIGARS "Kingdom" double robusto

« Le cigare est art de suggestion et de divination, mais aussi un véritable art de vivre, intemporel et spirituel. » by Edmond.

C’est une dégustation assez particulière que je vous propose de partager dans ces quelques lignes !  Ce cigare très précieux à mes yeux, tire son histoire de ma propre vie et de mon expérience, celle de la ferveur que je porte au cigare, ses parfums qui continuent jour après jour à exalter mes sens de douces volutes, magiques et enivrantes.  C’est avec force et déraison aujourd’hui, que cette passion se concentre et se matérialise au travers, de cette nouvelle marque et module, baptisé IZAMBAR « Kingdom ». Un double robusto de 21 grammes, aux dimensions gourmandes de 158 par 54 de cepo. Un cigare ambitieux, né d’une synergie étroite avec notre master blender au Nicaragua, de moi-même (Edmond) et de mon partenaire Antonio, aussi grand amateur.

En effet, il nous aura fallu plus d’une année de travail, entremêlée de dissections olfactives et gustatives, incertaines parfois, d’évidences au fil des mois, pour concrétiser ce projet en toute probité, afin de  vous offrir un cigare digne d’être dégusté maintenant.

Je compte sur vous pour nous remettre votre analyse, une fois que vous aurez dégusté ce « Kingdom » dans les prochains mois.

 En attendant, voici la mienne ! J’avoue que l’exercice est loin d’être facile.

Visuellement ce double robusto ne laisse pas indifférent, ses mensurations harmonieuses et musclées courtisent l’appétence dès le premier coup d’œil. D’une constitution assez ferme, ce grand corps rigide développe de belles douceurs, comme le café au lait, ou celle de la chicorée  par exemple, jusqu’aux senteurs voisines de sous bois et d’herbe odorante, présage une mise en bouche, profonde et très prometteuse.

Dès son allumage, mes premières aspirations exposent de suite un goût harmonieux, doux et crémeux, une sorte de flou olfactif et ample en bouche, régenté de saveurs plus puissantes et sécurisantes en arrière- plan, un contraste analogue à ces volcans endormis dominant de sublimes paysages placides. Petit conseil, ce cigare au tirage excellent, oblige à la prudence en imposant la règle des gestes lents pour en tirer la meilleure « liqueur » . Vos fréquences  d’expiration seront très vite déterminantes dans cette dégustation, alors ne soyez pas trop preste ! Cela n’engage que moi.  D’une persistance confortable et plaisante, je trouve cette première partie rigoureusement attachante, confortable et de suite  plaisante en bouche. Soufflant  aux papilles un tempérament d’une rigueur intéressante et pondérée,  éveillant avec subtilité ses notes de café crème, de noisette, de biscuits secs ou cookies, aux saveurs épicées et mielleuses.

Le 2e temps évolue sur une forme plus soutenue dès à présent, avec  l’apparition d’un poivre plus persistant, ressenti sur le bout de la langue, sans faire l’impasse sur son agrément crémeux et rassasiant à la fois. Cela, sans altercation licencieuse avec les papilles. D’une évolution relative à son terroir, ce « Kingdom » s’écoute fumer, en arrivant tout de même à me séduire par ce juste équilibre, goût/ puissance, tout à fait honorable. A ce stade de cette partition, ses arômes plus fortifiés diffusent dès à présent, des notes de doux toffee, de crème de café et d’écorce de pain chaud, celui dont l’odeur de boulange vous réconforte au petit matin. D’une longueur aimable et suave, ce cigare trouve son véritable rythme de croisière après une  « bonheur » de fumage, un passage obligé que vous apprécierez, tout dépend si vous aimez la quiétude et le confort feutré des gros paquebots ou le côté plus récréatif des petits voiliers !

Dans ce 3e temps, cette dernière partie marque cette transition de la forme crémeuse/ épicée avec celle d’une cuisine de terroir, riche et opulente de saveurs réconfortantes et nostalgiques. En somme ce « Kingdom » sait se montrer impérieux dans sa suffisance sans rien perdre de sa bienveillance dès qu’on le pousse dans ses retranchements dès qu’on le tête un peu trop fort. Un cigare que je trouve étonnant, pour ne pas dire singulier ! Cet « IZAMBAR » est bien plus poivré et coloré dans ce dernier opus qu’en première partie, celui-ci orienté vers une richesse plus expressive, il se déguste jusqu’à la dernière bouffée sans jamais transgresser son équilibre.

En analysant ce cigare sur sa globalité, on peut remarquer une certaine régularité dès le démarrage, puis tout doucement et sans précipitation prendre plus d’aisance et d’assurance, pour finir par se qualifier après 1h30 de délectation, sans fausse note, sans aucune lourdeur ni âcreté, pouvant nuire à ce final enjoué et stimulant.

Je sais ce que vous pensez, que mon analyse n’est peut-être pas très objective et vous avez surement raison !  Mais sincèrement, nous sommes satisfaits du résultat, de cette réalisation qui rend grâce à nos passions communes pour le cigare.

Plus qu’une dégustation, j’ai essayé dans ce récit de partager avec vous un moment, ceux-là même qu’il me plaît de dépeindre dans mes modestes écrits, que certains connaissent déjà.

j’espère avoir excité votre bulbe olfactif, ainsi que votre curiosité.  Ma note de cœur …/20, non pas cette fois ! 

J’ajouterai ceci, « Ce « Kingdom » au royaume des cigares, IZAMBAR a la modestie des grands hommes. » 

Mes remerciements à la fabrique en Estelli au Nicaragua et son génial master blender qui a eu la patience de nous écouter durant tous ces mois dans l’élaboration des mélanges, sans oublier mon ami et associé Antonio Urech, co-fondateur de la société Suisse « IZAMBAR CIGARS ».

 

  • Origine: tripe: Nicaragua, sous-cape: Nicaragua, cape: Equateur
  • Format: double robusto
  • Taille: 158mm x 21,4mm
  • Bague: 54
  • Poids: 22gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 15,9chf

 

kingdom cigars, cigars izambar, izambar

IZAMBAR CIGARS "Kingdom"

 

pdf.jpg

Télécharger la fiche technique.

 

"IZAMBAR CIGARS"

Antonio & Edmond

antonio@izambar.com* & edmond@izambar.com*

Tél/ 0041 79  872 87 96 ( Suisse ) & 0033 (0)6 69 18 24 49 ( France )

http://www.izambar.com

17:17 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Izambar | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

IZAMBAR CIGARS "Kingdom" double robusto (deutsh )

« Die Zigarre ist eine Art der Einflüsterung und der Voraussagung, aber auch eine wahre Lebensart – zeitlos und spirituell.» von Edmond.

Es ist eine sehr spezielle Degustation welche ich mit Ihnen in den folgenden paar Zeilen teilen möchte! Diese, in meinen Augen sehr wertvolle Zigarre, zieht seine Geschichte von meinem eigenen Leben und meiner Erfahrungen, jenes Eifers, welchen ich den Zigarren zutrage, seiner Düfte, die Tag für Tag meine Sinne mit süssem Zigarrenrauch magisch und berauschend anregen. Heute ist es die Kraft und Unvernunft, welche die Passion konzentriert und materialisiert und die neue Marke, getauft IZAMBAR « Kingdom », hervorgerufen hat. Ein Double Robusto von 21 Gramm, mit den schlemmerhaften Dimensionen von 158 auf 54 Cepo. Eine ambitionierte Zigarre, geboren aus einer tiefen Synergie mit unserem Master Blender aus Nicaragua, mir selbst (Edmond) und meinem Partner Antonio, selbst ebenfalls ein grosser Liebhaber.

In Tat und Wahrheit brauchten wir mehr als ein Jahr Arbeit, vermischt mit zum Teil unsicheren Geruchs- und Kostproben, um dieses Projekt während Monaten ehrlich zu konkretisieren und Ihnen eine Zigarre anzubieten, die es heute verdient gekostet zu werden.

Ich zähle auf Sie um uns Ihre Analyse einzureichen, nachdem Sie diese « Kingdom » in den nächsten Monaten gekostet haben.

In dieser Zeit haben Sie hier die Meine! Ich gebe zu, dass es bei weitem keine leichte Aufgabe ist.

Äusserlich lässt dieser Double Robusto niemanden kalt, seine harmonischen und muskulösen Masse stärken das Verlangen auf den ersten Blick. Aus einer standhaften Verfassung entwickelt dieser grosse Körper eine gute Milde, wie ein Milchkaffe oder die der Endivie zum Beispiel, mit benachbarten Düften von Unterholz und wohlriechendem Gras – ein Vorzeichen für einen tiefen und sehr vielversprechenden ersten Zug.

Von der Anzündung an wurden meine ersten Züge einem harmonischen, sanften und cremigen Geschmack ausgesetzt, einer Art olfaktorischer Unschärfe und intensiv im Gaumen, geführt von stärkeren und beruhigenden Geschmäckern im Hintergrund, ein analoger Kontrast an die schlafenden Vulkane, welche die ruhigen Landschaften dominieren. Ein kleiner Tipp, diese exzellente Zigarre unterliegt der Bedächtigkeit, welche eine Regel einführt, die langsame Gesten auferlegt um den besten Geschmack daraus zu ziehen. Ihre Atmungsfrequenz wird sehr schnell massgebend in dieser Degustation, also seien Sie nicht zu rasch! Dies war zu Beginn ein Problem für mich. Von einer komfortablen und angenehmen Dauer, finde ich diesen ersten Teil sehr anziehend, komfortabel und gleichzeitig wohltuend im Gaumen. Eine, aus dem Gaumen geblasene, interessante und besonnene Strenge erweckt feinsinnig seine Noten nach Kaffee, Nüssen, Biskuits oder Cookies, mit würzigen und süsslichen Geschmäckern.

Der zweite Teil entwickelt sich kräftiger als zuvor mit dem Auftreten eines beständigen Pfeffers auf der Zungenspitze, ohne die cremige und sättigende Annehmlichkeit zu verlieren. Dies ohne einen speziellen Konflikt auf dem Gaumen hervorzubringen. Aus seiner Entwicklung heraus, verführt mich dieser « Kingdom » durch sein gutes Verhältnis von Geschmack und Stärke. In diesem Stadium verbreitet er seine stärkeren Aromen mit Noten von Toffee, Kaffee und der Rinde von frisch gebackenem Brot, welches Sie am frühen Morgen aufmuntert. Mit seiner freundlichen und lieblichen Länge findet diese Zigarre ihren optimalen Rhythmus nach einem « Segen » des Rauchens, ein wichtiger Durchgang den Sie schätzen werden, ganz egal ob Sie die Ruhe und den Komfort der grossen Kreuzer mögen oder die erholende Seite eines kleinen Segelschiffes vorziehen!

Der dritte Teil markiert den Übergang von der cremigen/würzigen Form zur bürgerlichen Küche, reich und opulent von herzerwärmenden und nostalgischen Geschmäckern. In der Summe weiss dieser « Kingdom » sich in seiner Gesamtheit imperial zu zeigen ohne von seinem Wohlwollen zu verlieren, sobald man ein wenig zu fest drückt. Eine Zigarre, welche ich erstaunlich finde, um nicht zu sagen einzigartig! Diese « IZAMBAR » ist viel würziger und farbiger in seinen letzten Zügen als im ersten Teil und orientiert sich nach einem expressiveren Reichtum, sie lässt sich bis zum letzten Zug geniessen ohne je einmal ihr Gleichgewicht zu verlieren.

Bei der Betrachtung dieser Zigarre in ihrer Gesamtheit kann man von Beginn an eine gewisse Ordnung erkennen, welche langsam und ohne Hast mehr Leichtigkeit und Sicherheit gewinnt um nach 1h30 des Genusses ohne falsche Note, ohne Schwere noch Bitterkeit zu charakterisieren und am Ende heiter und stimulierend ist.

Ich weiss, was Sie nun denken, dass meine Analyse nicht sehr objektiv sein kann und Sie haben mit Bestimmtheit Recht! Aber ehrlich, wir sind zufrieden mit dem Resultat dieser Realisierung welche nur dank unserer gemeinsamen Passion für die Zigarre zustande kam.

Mehr als eine Degustation habe ich in diesem Bericht versucht einen Moment mit Ihnen zu teilen, den ich gerne mit meinen bescheidenen Worten beschreibe, die einige bereits kennen.

Ich hoffe Ihre olfaktorischen Nerven, wie auch Ihre Neugier gereizt zu haben. Meine Note von Herzen …/20, nein, nicht dieses Mal!

 

  • Origine: tripe: Nicaragua, sous-cape: Nicaragua, cape: Equateur
  • Format: double robusto
  • Taille: 158mm x 21,4mm
  • Bague: 54
  • Poids: 22gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 15,9chf

 

izambar cigars, izambar kingdom

IZAMBAR CIGARS "Kingdom"

 

pdf.jpg

Télécharger la fiche technique.

 

"IZAMBAR CIGARS"

Antonio & Edmond

antonio@izambar.com* & edmond@izambar.com*

Tél/ 0041 79  872 87 96 ( Suisse ) & 0033 (0)6 69 18 24 49 ( France )

http://www.izambar.com

17:16 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Izambar | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

IZAMBAR CIGARS "Kingdom" double robusto (español )

El puro es el arte de sugestión y de lo que es divino, es también un verdadero arte de vivir espiritualmente sin preocuparse con el tiempo.” By Edmond.

¡Es una degustación especial que les propongo compartir en las próximas líneas! Este puro, muy valioso a mis ojos, trae su historia de me propia vida y experiencia, resultado de mi admiración por los puros, cuyos perfumes siguen exaltando día tras día mi noción de dulces volutas, mágicas y arrebatadores.

Hoy, es con fuerza e intrepidez que esta pasión se concentra y se materializa a través de esta nueva marca y modelo, bautizado IZAMBAR “Kingdom”. Un doble robusto de 21 gramos, con dimensiones de 158 par 54 de cepo. Un puro ambicioso, nascido de una estrecha sinergia con nuestro master blender en Nicaragua, de mí mismo (Edmond) y de mi socio Antonio, también un grande aficionado.

En verdad, fue necesario más de un año, intercambiando comparaciones olfativas y de sabor, a veces incertas, evidencias durante meses para concretizar este proyecto en toda probidad, a fin de ofrecer un puro pronto para su degustación. Cuento con sus análisis después de saborear este “Kingdom” dentro de los próximos meses. Mientras espero, ¡aquí está la mía! Reconozco que no es un ejercicio fácil.

Visiblemente este doble robusto no nos deja indiferentes, sus medidas harmoniosas y vigorosas cortejan el apetito a primera vista. Con una constitución firme, su grand cuerpo rígido desarrolla bellos aromas dulces como el café con la leche, o la achicoria, por ejemplo, hasta olores cercanos a la madera y la hierba fragante, presagio de un aperitivo profundo y muy prometedor.

Después de encenderlo, mis primeras aspiraciones exponen inmediatamente un sabor harmonioso, dulce y cremoso, un tipo de borrón olfativo y amplio en la boca, controlado por un gusto más fuerte y tranquilizador en el fondo, un contraste similar a estos volcanes inactivos que dominan los sublimes paisajes apacibles. Pequeño consejo: este puro de excelente inhalación, pide prudencia e impone como regla gestos lentos para asegurar la extracción de su mejor “licor”. La frecuencia de la aspiración será determinante para esta degustación. ¡Por eso, no sean tan listos!  Es lo que pienso yo. De una largura confortable creo que esta primera parte es absolutamente acogedora y agradable en la boca. Dejando en el paladar el temperamento de rigor interesante et ponderado, despertando con sutilidad notas de café con crema, de avellana, de galletas secas o cookies, en conjunto con sabores picantes y melosos.

El 2° tiempo evoluciona de manera más durable, con la aparición de una pimienta más persistente, sentida en la punta de la lengua, sin comprometer su sabor cremoso y de agradable saciedad. De une evolución relativa a su región, este “Kindom” se escucha fumar, y llega hasta a seducirme por este justo equilibrio, sabor/fuerza evidentemente honorable. En esta etapa de la degustación, sus aromas más fortificados difunden inmediatamente notas de dulce caramelizado, de crema de café y cáscara de pan caliente, este olor de panadería que reconforta en las mañanas. De una extensión amable y suave, este puro encuentra su verdadero ritmo de crucero después de un “fumo feliz”, un pasaje obligatorio que ustedes aprovecharán, dependiendo de si ustedes aman la quietud y el conforto acolchado de los grandes barcos o el lado divertido de los veleros pequeños.

El 3° tiempo, marca la transición entre la forma cremosa/picante y la de una cocina de la región, rica et llena de sabores reconfortantes y nostálgicos. En resumen, este “kingdom” sabe mostrarse dominante en su suficiencia sin perder su compasión cuando le empujamos a la solitud al aspirarlo un poco más fuerte. ¡Un puro que mi parece sorprendente no por decir singular!  Este “Izambar” es mucho más picante y colorido en este último opus que en la primera parte, orientado hacia una dirección de una riqueza más expresiva y se puede degustarlo hasta el final sin jamás transgredir su equilibrio.

Al analizar globalmente este puro, podemos observar una regularidad desde el principio, y calmamente sin precipitarse, tener más tranquilidad y seguridad para finalmente clasificarlo después de 1h30 de delectación, sin notas falsas, sin ninguna pesadez o acritud que pueda dañar este final alegre y estimulante.

¡Yo sé que ustedes piensan que mi análisis talvez no sea objetivo y seguramente tienen razón! Pero sinceramente, nosotros estamos satisfechos del resultado de esta aventura, fruto de nuestra pasión común por los puros.

Más allá de una simple degustación, he intentado en este relato compartir con ustedes un momento, tal como me gusta describir en mis escritos modestos que algunos de ustedes ya conocen. Espero tener despertado vuestro “bulbo” olfativo y vuestra curiosidad. ¡Mi nota de corazón …/20, no, no de esta vez!

Deseo finalmente acrecentar, “este “Kingdom” al reino de los puros, IZAMBAR a la modestia de los grandes hombres”

Mis agradecimientos a la fábrica de Estelli en Nicaragua y su genial master blender que tuvo la paciencia de escucharnos durante todos estos meses de elaboración de la mezcla, sin olvidar mi amigo y socio Antonio Urech, fundador de la sociedad Suiza “IZAMBAR CIGARS”.

 

  • Origine: tripe: Nicaragua, sous-cape: Nicaragua, cape: Equateur
  • Format: double robusto
  • Taille: 158mm x 21,4mm
  • Bague: 54
  • Poids: 22gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 15,9chf

kingdom cigars, cigars izambar, izambar

IZAMBAR CIGARS "Kingdom"

 

pdf.jpg

Télécharger la fiche technique.

 

"IZAMBAR CIGARS"

Antonio & Edmond

antonio@izambar.com* & edmond@izambar.com*

Tél/ 0041 79  872 87 96 ( Suisse ) & 0033 (0)6 69 18 24 49 ( France )

http://www.izambar.com

17:16 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Izambar | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

IZAMBAR CIGARS "Kingdom" double robusto ( english )

« The cigar is an art of suggestion and divination, but also a true art of living – timeless and spiritual. » by Edmond.

It is a very particular tasting, which I propose you in this brief paragraphs!  This cigar, very precious in my eyes, takes its story from my own life and my experience, from the enthusiasm which I give to cigars, its flavours which continue day after day to exalt my senses of mild swirls – magic and intoxicating. It is with force and folly that this passion is concentrating and materialising through this new brand and modulus, baptized IZAMBAR « Kingdom ». A Double Robusto of 21 gram, with greedy dimensions of 158 per 54 de cepo. An ambitious cigar, born through a large synergy with our master blender in Nicaragua, myself (Edmond) and my partner Antonio, a big enthusiast too.

In fact, it has taken us more than a year of work, entwined by, sometimes uncertain, odours and tasting dissections to concretise this project with the utmost probity to offer you a cigar good enough to be tasted now.

I count on you to give us your analysis after having tasted « Kingdom » in the next few months.

Meanwhile, here is mine! I admit that the exercise is far by being easy.

Visually, this double robusto leaves no one indifferent; its harmonious and muscled measurements are courting appetite from the first sight on. From a quite strong constitution, this big rigid body develops good gentleness, like the milk coffee or the one of the chicory for example, up until undergrowth woods and fragrant grasses, omen of a profound and very promising appetizer.

From its lighting on, my first aspirations where exposed by a harmonious, gentle and creamy odour, olfactory soft and ample in the mouth, dictated by powerful and secure background flavours, an analogous contrast between the dormant volcanoes of wonderful landscapes. A little advice, this excellent cigar requires prudence by imposing the rule of slow moves to take the best « liquor » out of it. Your breathing frequency will be determining in this degustation, so do not be too hurried! This was my personal problem. Of a comfortable and pleasant persistence, I find this first part rigorously endearing, comfortable and pleasant. Blowing an interesting and pondered temperament, awakening with subtlety its notes of coffee, hazelnut, biscuits and cookies, spicy and honey tones.

The 2nd part comes with a more sustained form than before with the apparition of a more persistent pepper, perceived at the tip of the tongue, without sidestepping its creamy and satiating approvals. This, without indecent altercation with the taste buds. From a relative evolution of its homelands, this « Kingdom » is able to satisfy me very honourable through the good equilibrium of taste/strength. At this stage of this partition, its strengthened aromas are up to now diffusing notes of mild toffee, coffee and crusts of warm bread, which odour comforts you in the morning. With its pleasant and suave length, this cigar finds its veritable cruising speed after a « joy » of smoking, an essential phase that you will appreciate, where everything depends if you like the tranquillity and comfort of big liners or the more recreational side of sailing boats!

In this third stage, this last part marks its transition of the creamy/spicy form with those of a traditional cuisine, rich and opulent of comforting and nostalgic flavours. In sum, this « Kingdom » knows how to show itself imperial in its adequacy without losing anything of its caring as soon as you push it to the limits. A cigar, which I find astonishing, if not unique! This « IZAMBAR » is far more peppery and coloured in this last opus than in its first stage. This is oriented by a more expressive richness, which tastes itself until the last puff without infringing its balance at any time.

By analysing this cigar in its totality, one can remark a certain regularity from the beginning on, then very slightly and without precipitation taking more ease and confidence, to finish by qualifying itself after 1h30 of delectation without wrong note, without any heaviness nor acridity, to be able to finalise cheerfully and stimulating.

I know what you think, that my analysis cannot be very objective and you are surely right!  However, sincerely, we are satisfied by the result of this realisation that only came out thanks to our common passion for cigars.

More than a tasting, I tried in this recital to share with you a moment, which I am pleased to depict in my modest writings, which some already know.

I hope having excited your olfactory corm as well as your curiosity. My heart note …/20, not this time! 

 

  • Origine: tripe: Nicaragua, sous-cape: Nicaragua, cape: Equateur
  • Format: double robusto
  • Taille: 158mm x 21,4mm
  • Bague: 54
  • Poids: 22gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 15,9chf

 

kingdom cigars, cigars izambar, izambar

IZAMBAR CIGARS "Kingdom"

 

pdf.jpg

Télécharger la fiche technique.

 

"IZAMBAR CIGARS"

Antonio & Edmond

antonio@izambar.com* & edmond@izambar.com*

Tél/ 0041 79  872 87 96 ( Suisse ) & 0033 (0)6 69 18 24 49 ( France )

http://www.izambar.com

12:56 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Izambar | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/07/2016

Davidoff "Art Edition Limited" 2016

Davidoff partenaire d’Art Basel dans le soutien de l’art contemporain en République Dominicaine, revient  avec un nouveau cigare appelé « Art Edition limited » marque d’une certaine façon son engagement auprès des artistes insulaires des Caraïbes. Pour cette seconde édition 2016, celui-ci offre un mélange étonnant de tabacs  avec une cape épicée d’origine Habano Equateur , ainsi qu’une tripe constituée de viso Piloto, de San Vicente Mejorado Seco, d’une seco Yamasa et San Vicente Mejorado,  provenant de deux régions différentes de République dominicaine. La sous-cape quant à elle est un piloto.

Pour cette deuxième édition, les  visuels  visibles sur les boîtes sont uniques, un travail de titan réalisé en collaboration avec l’artiste française jamaïquaine et vidéaste « Olivia McGilchrist », une commande représentant tout de même 7000 clichés/ vidéo ! Cette production d’œuvre originale contribue à promouvoir l’art émergent sur ces îles, tous les revenus issus de ces ventes de coffret seront consacrés à des programmes d’actions en faveur de l’art.

Pour cette analyse, laissons son prix entre parenthèses pour une fois ! Connaissant la petite histoire, son prix n’est plus qu’accessoire ! J’aime assez ce genre de module, pas vous ? Ce format des plus singuliers pour ma part et des plus difficiles à rouler, répond à une et seule exigence, l’ « esthétisme » avant tout, bien vu pour cet ambassadeur de l’« Art ». Perfecto rime avec perfection, avant même de l’avoir dégusté, j’en apprécie ses formes, ses nuances, sa texture et son parfum, toutes ses choses anodines que certains trouveront oiseuses, contribuent à fonder une dégustation qui sera sans nul doute bien mieux valorisée par la suite. N’oubliez jamais, prenez toujours votre temps avant de vous engager, un peu comme si vous faisiez la cour à une charmante demoiselle, laissez-vous séduire, vous enivrez de son parfum, sachez apprécier chaque instant ! Respirer, humer, renifler, laisser vous transporter par tous ses effluves suaves et bucoliques, entremêlées d’odeur de cuir, de champignon, de foin fraîchement séché un soir d’été quand la terre exulte sa douceur . (Petit rappel, l’odeur de foin n’est pas une note déplaisante dans un cigare, bien au contraire, celui-ci est gras et très aromatique, grâce au « mille fleurs » qui le compose, ne la confondez pas avec l’odeur de paille bien plus stérile que le foin nourrissant.)    

Dès sa mise en bouche, c’est à cet aspect gras que je pense, dont cette fois-ci je l’attribue au gras des fruits secs à coque ou celui d’un avocat par exemple, cette longueur en bouche définissable et suave qui tapisse généreusement vos muqueuses, vous laissant cette sensation confortable et rassurante, sous la forme d’une onctuosité aimable et douce. Ce préambule offre une large amplitude, dont sa consistance ferme assoit un pouvoir péremptoire et bien équilibré. Ses arômes oscillent avantageusement sur des notes de fruits secs bien sûr, de beurre de cacao, d’épices et de poivre blanc. La rondeur, ainsi que sa persistance approuve un démarrage harmonieux, d’une belle puissance et d’une sociable indolence.  

La suite ne diffère pas à ce préambule bienveillant, fait de saveurs onctueuses et consistantes, ce fameux goût de bois, diraient nos anciens pour exprimer leur ferveur d’une sensation opiniâtre et retrouvée. L’évolution dans cette seconde partie ne suscite pas une grande éloquence, mais s’est se distinguer d’un rancio tout à fait remarquable ( puissance/ arôme).

Le 3e temps propose un engagement plus nerveux dans sa forme jusqu’à présent très constante, les saveurs semblent plus contrariées et empâtées dans cette dernière scène. Cette évolution renforce ses arômes sur un contraste corpulent et avenant à la fois, un final tout en consonance de ses origines.  Une partition champêtre qui se gratifie d’un final plus terreux dans l’ensemble, jalonné de quelques notes de champignon et de saveurs davantage épicées. Dans l’ensemble, ce Davidoff « Art edition» s’en sort plutôt bien. Un cigare que je qualifierai d’engager dès les premières aspirations, doué ainsi d’une musicalité suave et décidée qui ne m’a pas laissé de marbre pour une fois. Ma note de cœur 16/20, un très bon cigare.  

  • Origine: tripe: Dominicaine, sous-cape: Dominicaine, cape: Equateur
  • Format: perfecto
  • Taille: 152mm x 21,5mm
  • Bague: 54
  • Poids: 16,1gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 38chf ( 35€ ) 

perfecto_art edition limited_2016

Davidoff Perfecto "Art Edition Limited"

Olivia McGilchrist_davidoff

Olivia McGilchrist

 

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20        

09:19 Écrit par Edmond Dantes dans Davidoff, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/06/2016

Un cubain pas comme les autres, ce cigare "Virtuoso" !

Paul Verlaine aurait très bien pu dire,  « Dans la vie j’aime deux choses, le cigare et toi. Le cigare, pour maintenant et toi pour la vie » Malheureusement non, Verlaine l’argoteur parlait peu, il observait et fumait plutôt la pipe, buvait l’absinthe comme du p’tit lait, comme tant d’autres poètes de son époque, habitués d'endroit comme le « Polidor », rue Monsieur le Prince à St Germain des Près, non loin de la Sorbonne.

« V » comme Verlaine et non comme Vendetta, « Or » comme Polidor et rêverie de fumeur, buveur de " fée verte", voici peut-être les liens d’affinité passée, du génie français à celui de la poésie émanant  d’un cigare, comme le « Virtuoso ».

L’histoire de ce projet est toujours très semblable aux autres, celle avant tout de la passion d’un homme ou d’une femme, qui sans elle ne pourrait enfanter, le « cigare » tant fantasmé par son auteur, Mr Firas ! Ce jeune amateur, doté d’un sens créatif du fait de son métier d’architecte d’intérieur, reconnu vraisemblablement de bon goût par nombre de ses clients, baptise tout simplement sa marque de «Virtuoso», là ou certains y verraient de l’arrogance, détrompez-vous, « Firas » de son prénom, n’a rien d’un garçon présomptueux et abus de sa personne, bien au contraire c’est la passion qui l’anime et qui brille dans ses yeux. Toujours à l’écoute, et réceptif aux moindres remarques que nous pourrions lui faire pour l’aider.

Ce cigare cubain produit à Cuba en quantité très limitée et finalisée en Suisse, ne me demandait pas « comment est-ce possible ? », mais pour l’avoir dégusté à plusieurs reprises, je vous confirme sans hésitation son affiliation à ce terroir. Loin de faire de l’ombre aux marques du catalogue « Habanos », ce cigare reste une curiosité gustative intéressante et innovante, qui ne sera jamais produite pour le moment à grande échelle, ce qui en fait tout son intérêt et son charme aujourd’hui. Déguster ce cigare reste un privilège des rois, comme disait Cocteau, « on ne vit que pour ces quelques instants, intenses et privilégiés, le reste du temps, on attend ces moments-là », la vie de l’amateur se résume avec beaucoup de pertinence, à ces quelques mots, « … le reste du temps, on attend ces moments-là. »  Tellement vrai, ne trouvez-vous pas ?

Autre détail d’élégance et d’ostentation qui ne laissera pas insensible l’amateur, c’est bien sûr cette rose d’or prédécoupé en guise de bague, celle-ci délicatement posée par de véritables doigts de fée, sur cette cape fine et soyeuse de couleur caramel.

Ce robusto choisit pour cette dégustation, offre un corps assez ferme, ainsi qu’une souplesse relative, que je perçois très éloigné des cigares cubains officieux que je connaisse, souvent très mous, du moins une grande partie, cela change pour une fois ! Son parfum timoré de feuille morte, délicatement boisé, évoque quant à lui, une partition automnale plaisante au nez qui ne demande qu’à s’exprimer maintenant.

Dès l’allumage, les saveurs onctueuses se montrent conciliantes, tout en faisant preuve d’une nature éclairée et épicée dans ses premières aspirations. Ainsi qu’une consistance moyenne, adoptant une forme assez grasse et confortable en bouche vers une musique gustative, très accessible dès son démarrage. Sa rondeur flirte l’insolence,  sur des notes animales et végétales, de jeunes cuirs, de poivre noir, de boisé et de fourrage riche et gras (façon foin d’alpage), un ensemble d’une complexité équilibrée et de richesse moyenne, peu corpulente dans sa forme.

Dès le 2e temps, sa forme légère reste posée et constante, sur une évolution plutôt engagée dans la bonne fluidité des saveurs et non sur l’éloquence d’une ponctuation trop dithyrambique et hasardeuse. Un cigare qui pourrait presque provenir d’un métissage entre un «Epicure n°2 »et un « Specially Selected » par exemple. Toujours de consistance moyenne, rien ne vient troubler ce ronronnement de plaisirs gustatifs. Dont personnellement, j’aurais aimé un peu plus de profondeur à ce stade, mais je lui pardonne, car l’ensemble s’enorgueillit d’un bon « rancio » dans sa globalité.

Sur le 3e temps, je note une prononciation des saveurs, légitime à ce stade du fumage. Rien de puissant, juste une progression sans heurt des saveurs rencontrées jusque-là. Pour ceux, désireux d’en découdre, il  faudra attendre le final pour obtenir plus de relief en bouche ou choisir un autre module, plus puissant la prochaine fois. Vous l’aurez compris, ce « Virtuoso » n’a pas pour vocation de vous gifler dès la première bouffée, ni de vous intimider ou de vous insulter.

Ce mélange voulu par Firas, s’adresse avant tout à des amateurs attentifs et exigeants, friands de cigares délicats et plus spirituels qu’assommants.

Ma note de cœur, 16,5/20, pour ce très bon cigare.

  • Origine: tripe: Cuba, sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: gros robusto
  • Taille: 130mm x 22mm
  • Bague: 56
  • Poids: 17,1gr
  • Année: 2015
  • Prix Suisse: non communiqué

Renseignements supplémentaires: info@virtuosocigars.com - Mr Firas Balboul.

 

cigar_virtuoso_cuba

Cigare "Virtuoso"

cigar_virtuoso_cuba.02.JPG

Cigare "Virtuoso" (détail de la tête, façon coiffe médiévale)

cigar_virtuoso_cuba

Cigare "Virtuoso" (déstressé !)

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20                       

 

17:12 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Virtuoso | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/06/2016

IZAMBAR "Caves à cigares/ Humidors"

IZAMBAR, cave cigare, humidors cigars

 

WELLES HUMIDOR "IZAMBAR"

-The Welles humidor is more than just a simple humidor – it is a decorative piece with an ultra-contemporary shape and materials. Some may think it looks like a safe, or perhaps a spaceship that has fallen out of the sky, or a Jules Verne submersible, while others may see a 'cyborg' temple guardian perched on his three stainless steel legs. I wanted this piece to be more fun-looking than a simple cigar container, and above all less austere than the all-familiar traditional 'cigar box'. To achieve this we sought a design more in keeping with the times, while including the features required to preserve our precious cigars at the right humidity using quality materials.

-The Welles can contain up to 300 cigars in three racks made from 6-mm Perspex, designed to hold the main formats available on the market, and an empty space below where a few boxes can be stored.

-The wood used for the inner lining is Okoumé, an African species with qualities equivalent to those of Spanish cedar. 20 mm solid wood. (Note that nowadays true Spanish cedar is a protected species from Central America. Use of this designation, which is unfortunately not monitored, is obsolete and often false.

Many humidors are indeed made from cedar, but from China (Chinese cedar) which is passed off as Spanish cedar. For all of our pieces, we have used Okoumé for ecological and environmental reasons.)

-The bottom of the humidor lights up when the door is opened. More than just a fanciful touch, this cold ambient light shows off your wrappers to beautiful effect and is practical for making your selection.

-The outer casing is made from MDF spray lacquered with an ultra-matt white finish. 40-mm solid wood.

-The piece is supported by three square-cut polished stainless steel bases (60x60) fixed to the body of the humidor by three 5-mm thick plates and four polished titanium screws.

-The door sports a chrome porthole, a hygrometer, a precision thermometer and a mechanical lock.

-The humidor is equipped with a top-end electronic humidification system: the 'CigarSpa', well known for its reliability and its ease of use.

Interior dimensions: H 520 mm x L 320 mm x D 230 mm                 

Exterior dimensions: H 640 mm x L 440 mm x D 360 mm

Exterior dimensions on feet: H 1600 mm x L 760 mm x D 540 mm 

Total weight: 45 kg

Options:

  1. Selection of colours according to the customer's sample.
  2. Engraving and interior or exterior 'graphic' personalisation on quotation only.
  3. artisticcustomization

www.izambar.com / edmond@izambar.com*

11:00 Écrit par Edmond Dantes dans Cave à cigare | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/06/2016

Por Larrañaga "exclusivo Grande-Bretagne" 2014

S’il y a bien un ambassadeur des éditions régionales, je pense bien entendu  à « Por Larranaga », en effet, son insatiabilité à en produire ne compte pas moins de 16 éditions à ce jour ! Dont ce « Sobresalientes » un robusto extra, sortie en 2014 pour la Grande-Bretagne en seulement 5000 boîtes de 10 pièces. Pour l’anecdote, son format 153 x 53 reprend les mensurations exactes du « 681 » de Bolivar, sorti en 2011 pour la Bulgarie, pour ceux qui s'en souviennent ( une information d'importance qui méritait d'être signalé !! )

Un cigare au toucher d’une fermeté moyenne, beaucoup de souplesse et très léger pour sa taille, à peine 16 grammes à la pesée. A part cela, ce robusto extra propose un visuel soigné, cintré d'un costume trois-pièces à la teinte chaude et charnelle de couleur cuivrée. Du côté du nez, ce cigare diffuse une suggestion légère au parfum évanescent de boisé et de chocolat au lait qui manquerait pour ma part d’un peu plus d’assises. Rien de grave, je chipote comme toujours !

Dès l’allumage, les premiers instants perçus, vous amènent sur un parquet lustré, celui sur lequel vous chausseriez les patins pour éviter de contrarier « Madame », le tout accompagné justement, d’une musique feutrée en arrière-plan, qui vous envelopperez de sa bienveillance à la chaleur plaisante et courtoise. (soi environ, les 5 premières minutes seulement… )

Etonnement, les saveurs qui vous endormaient jusque là,  se révèlent bien plus malicieuses, rapidement l’intensité s’ajuste sur une forme plus rythmée, que je préfère à l’ennui d’un cigare que je croyais très léger, comme quoi les a priori ! Au goût, ce cigare nous fait voyager sur des notes épicées, de café crème et de pain frais qui s’accentuent sur la longueur vers un poivré plus râpeux. L’ensemble d’un bon équilibre ne s’offusque en rien, l’harmonie des sens reste toutefois respectée, dans une valse des arômes, agréable et zélatrice. Localisé sur le haut et l’avant du palais à cet instant.

Dans un 2e temps, sa forme onctueuse et épicée ronronne affectueusement et "roborativement" sur des notes de chocolat milka, de poivre et d’écorce de pain plus cuite. Une évolution sans fanfare qui maintient ce « Sobresalientes » sur une consistance posée et satisfaisante à mon bon plaisir. Un cigare cubain pour ma part, très standard en bouche, d’une richesse moyenne dans son évocation et qui maintient toutefois, une musique agréable et non rébarbative dans cette seconde partie.

La 3e et dernière partie, offre un opus plus chargé, tout en gardant une certaine harmonie dans son mouvement, garante d’une onctuosité prévenante. Peu de changements sur cette partition, juste un renforcement des cuivres sur le refrain final. Une conséquence qui rend ce cigare bien plus rassasiant sur la fin, sans pour autant perdre de sa contenance en prenant une tournure vilipendée. En conclusion, ce « Por Larranaga » sans être la meilleure édition régionale qui n’ait jamais existé, m’a procuré un plaisir non dissimulé. Ma note de cœur 16/20, un cigare élégant, de puissance moyenne à découvrir, parfait à déguster en terrasse le dimanche matin après le petit déjeuner.  

  • Origine: tripe: Cuba, sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: grand corona
  • Taille: 153mm x 21mm
  • Bague: 53
  • Poids: 16,1gr
  • Année: 2014
  • Prix UK: 22£ ( 28€ ) 

por larragnaga_gran bretana.jpg

Por Larranaga "Sobresalientes" 2014

por larranaga_gran bretana_sobresalientes

Por Larranaga "Sobresalientes" 2014

 

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20        

 

12:22 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Por Larranaga | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/06/2016

Black Market "Filthy Hooligan"

Petit rappel : La couleur de cape verte que l’on appelle, double claro, candela, AMS (American Market Selection) ou verde, provient d’un processus de séchage prématuré, qui consiste à fixer le pigment vert de la chlorophylle par une augmentation progressive de la chaleur jusqu’à 100°, à l’aide de brûleurs au gaz aujourd’hui, autrefois à l’aide de braises et cela pendant une durée d’environ 48 heures, à cela ajouter une douzaine d’heures supplémentaires pour sécher définitivement le limbe (nervure centrale), et voilà, le séchage est terminé ! Ensuite, les feuilles devenues craquantes et trop fragiles pour être libérées des perches, devront entamer une cure de réhumidification pour être travaillé. Malheureusement, cette méthode très courte ne permet pas un murissement efficace de la feuille par l’oxydation et hydrolyse naturelle provoquée par un séchage traditionnel et contrôlé de 45 jours en moyenne ! Une feuille de tabac est comme un fruit, une fois celle-ci cueillit, elle murît comme le ferait une pomme ou une banane, en produisant des sucres et des acides aminés, une transformation indispensable pour un bon développement du goût, de ses arômes.

« Filthy Hooligan » drôle de nom pour un cigare, enfin passons !

Ce qui est formidable dans le monde du cigare, c’est incontestablement sa diversité, que l’on aime ou pas, on trouve de tout, du meilleur au pire parfois. Même dans un « Black Market », à première vue conçue pour nous faire tirer la langue en le voyant, peu nous amuser gustativement parlant ! Si vous voulez développer votre sens de l’analyse, misez sur l’éclectisme du goût en façonnant votre perception, à tirer parti de chacune de vos dégustations bonnes ou mauvaises.

Voici un cigare qui interpelle par ses couleurs et du fait de son mélange (Honduras/ Panama/ Nicaragua et Equateur), ma foi, une salade composée digne des meilleurs bars à tapas de l’hexagone ! Visuellement, l’effet poteau de barbier verde/ maduro et sa bague, dont le sens m’échappe encore, sont d’un très bel effet mercantile. Un module au toucher, de bonne tension et d’une souplesse toute relative, un cigare très bien confectionné.

Sur cet autre point, son parfum, vous allez me prendre, certainement pour un fou, si je vous dis melon vert et feuille de tilleul, vous rigolez, n’est-ce pas ! Eh bien, voici l’étrangeté de cette cape candela, ici pas de senteurs boisées, ni de chocolat au lait ou de pain chaud fariné. En effet, son odeur si particulière profane quelque peu notre perception, bien établit au cigare et à sa couleur. Au mouillage, c’est  sans surprise que son goût est neutre.

Dès les premiers coups de torche, le démarrage développe d’emblée une saveur plutôt douce dans sa forme, suivit d’un fond futilement poivré. Les notes proposent un profil aromatique cohésif à sa pigmentation, que je perçois d’herbacé comme le foin sec chauffé par le soleil, de tilleul pour l’absence de goût prononcée et de poivre blanc. Sa consistance offre une partition gustative très aérienne, avec un manque notable de profondeur et de contraste sur son agrément. Un duo rondeur, longueur que je trouve effacés et moyens, offrant un fumage facile et passable pour ce 1er tiers !

Le 2e temps se poursuit discrètement sans faire de vagues, soufflant un vent chaud et doux, laissant une sensation de sécheresse en bouche. Dommage que cette partition manque de rythme, de notes plus fortes et plus grasses aussi. Aucunement irritant, ce « Black Market »  se distingue sur un « easy to smoke », un cigare aux notes vertes de foin, d’aneth, de tisane  dont l’assaisonnement épicé relève d’un sauvetage opportun et désespéré ! D’une consistance toujours en dessous de mon seuil de tolérance, ce module prend au fil de son évolution une désagréable décoloration olfactive, confirmant son côté fade et ennuyeux.

Sur ce 3e temps tout aussi empâté et inconsistant, finalise cette dégustation avec la sensation d’avoir dégusté un cigare, qui serait peut-être meilleur en infusion, va-savoir !

Ma note de cœur, toutefois généreuse 12/20, résulte d’avoir éveillé en moi des parfums insoupçonnés dans un cigare, mais malheureusement cela ne suffit pas ! En conclusion, un véritable cigare de camouflage, conçut pour disparaître au nez de tous et sans regret ! Au fait, je n’ai toujours rien compris à la symbolique de cette édition, sale hooligan et l’enseigne de barbier !!

  • Origine: tripe: Honduras/ Panama, sous-cape: Equateur, cape: Honduras/Nicaragua
  • Format: toro
  • Taille: 152mm x 20mm
  • Bague: 50
  • Poids: 14,8gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 10chf

black market, filthy hooligan

Black Market "filthy hooligan"

black market, filthy hooligan

Black Market "filthy hooligan"

 

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20        

08:35 Écrit par Edmond Dantes dans Alec Bradley, Black Market, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/05/2016

Partagas Anejados "grand corona"

Si je devais résumer très simplement ce cigare en deux adjectifs, sans hésitation, c’est à profond et à rassasiant  qui résumerait le mieux ce grand corona « Anejados ». Profond dans ses arômes, et rassasiant dans sa perception. Voilà, tout est dit ! C’est assez court, je sais…

Cet « Anejados Partagas » emprunte un format intéressant et très appréciable pour les amateurs en quêtent d’authenticité, pas vraiment un robusto, pas vraiment un corona, le corona gorda ou grand corona pourrait être une sorte de métissage des deux, bien entendu hypothèse fausse, puisque le robusto reste contemporain à ces 2 modules.

Quelque part, Cuba a très vite compris que le pluralisme des formats, des marques, était vital à la pérennité de leur entreprise, drôle de paradoxe pour un état communiste à Parti unique ! Voyez-vous ça, le cigare a la faculté de vous conduire ou de vous éconduire sur des analogies de comptoir ou il est interdit de fumer !

Mais revenons, à ce « Partagas » ! Dans un premier temps, un cigare s’expose pour créer l’envie avant d’être dégusté. Celui-ci, de nature assez rustique (nervures saillantes et cape matée) ne revêt pas l’uniforme de la convoitise, mais plutôt l’habit du roturier aux frusques fripées, bénit de musc boisées, de vieux cuirs, de cacao et de relent d’arabica. D’une prestance assez souple, ce cigare s’émaille de quelques imperfections, duretés attribuées à des défauts de roulage principalement et à quelques branches prêtent à percer son enveloppe fragile. Difficile, d’être magnanime pour un cigare à ce prix, un « Partagas » tout de même !!

Passons maintenant à l’essentiel de cette analyse, d’un allumage aisé, les toutes premières voluptés s’inscrivent d’entrée sur une forme gustative assez onctueuse, assez ronde en bouche, mais en rien satirique dans ses premières minutes de connexion.

Passez ce moment de chauffe, la première partie démontre un caractère démonstratif, consistant en bouche et très rassasiant, limite empâtée par ses valeurs assez sourdes au palais, un peu comme si vous écoutiez un concert d’AC/DC avec un casque intégral, saisissez-vous cette tonalité profonde et grave ?  Non non, inutile de déguster votre cigare avec un casque sur la tête… Après 20 minutes, les notes deviennent plus piquantes, il faut redoubler de prudence pour éviter les couacs, en diminuant les fréquences d’inspirations, apprivoisez-le en canalisant au mieux ces excès. Gustativement, ses notes se concentrent sur un goût de vieux cuir, d’épice et de saveurs tourbées, un cigare riche en saveur, mais au relief trop érodé dans celui-ci. Dans cette symphonie pastorale, il lui manque l’essentiel, le piaillement des moineaux des champs et des étourneaux pour obtenir l’éclat vif d’un bel équilibre.

Dans un 2e temps, son arrogance étouffe les papilles et ne permet plus d’éveiller cette poésie que l’on attend de tout cigare, trop caverneux et lourd malheureusement. Cet « Anejados » envoie avec trop d’orgueil et d’impudeur son souffle chaud et pressant, qui finit fatalement par épuiser l’arrière et le haut du palais. Sa puissance couplée à une richesse aromatique intense, me fait penser à certaines bières à fermentation haute, comme les « Barley Wine » appelé vin d’orge, des bières fortes situées entre 8 et 12° et au goût très prononcé, souvent très amer, très analogue au cigare. Ici, notre grand corona flirte sur des notes plus bitumeuses et collantes, jusqu’au café noir de l’avant-veille. Toujours d’une puissance enivrante et rassasiante, cet « Anejados » bouillonne en bouche, tout en délivrant un certain réconfort dans son agrément, comme si ce mal nécessaire devait me consoler.

A l’aube de sa fin, rien de très surprenant pour ce 3e temps, qui, gouverné par une intolérable répression des saveurs, sombre inexorablement vers les hauts-fonds de la corpulence. Pour ma part, je le conseillerai pour des amateurs avertis, friands des cigares à la consistance bien assise du début à la fin, préférant les cors de chasse, aux violons et à la flûte enchantée ! Personnellement, je reste un peu partagé sur son côté  harmonieux, ma note de cœur 15/20 pour un cigare captivant et tonitruant comme j’aime. Bonne dégustation à vous tous.

  • Origine: tripe: Cuba, sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: grand corona
  • Taille: 143mm x 18mm
  • Bague: 46
  • Poids: 12,2gr
  • Année: 2007
  • Prix Suisse: 18chf

partagas_anejados_grand corona_2016

Partagas Anejados "grand corona"

partagas_anejados_grand corona_2016

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20        

18:05 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Partagas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Un havane authentique...

La Havane. Vendredi 1 avril 2016. CCN. Le Héros national cubain, José Marti, disait que le tabac est « feuille indienne, réconfort des méditatifs, délice des rêveurs, architectes de l’air, sein parfumé de l’opale-aile… ». Ce fut à Cuba, en 1492, que l’expédition espagnole conduite par Christophe Colomb découvrit pour la première fois le tabac sur la terre du Nouveau Monde. Selon les historiens, les Tainos (aborigènes cubains) enroulaient et allumaient des feuilles mystérieuses qu’ils appelaient « Cohiba », au cours de cérémonies qui étonnèrent les colonisateurs.

La nature du sol et le climat de Cuba, un don qui les rend uniques !

Depuis cette découverte à Cuba, il y a plus de 500 ans, le tabac a été planté et commercialisé sur toute la planète. Toutefois, depuis les débuts de cette découverte, le tabac noir cubain a été considéré le meilleur du monde en raison des conditions uniques rencontrées dans certaines parties de l’Île pour sa culture, une distinction qu’il détient sans aucun doute depuis plus de 5 siècles.

Quatre facteurs définissent un havane authentique : le climat (soleil, pluie peu abondante, température de 25˚C et 79% environ d’humidité relative), compte tenu du fait que la culture et la cueillette ont lieu pendant les mois les moins pluvieux ; le sol approprié pour cultiver les meilleures variétés et obtenir les feuilles qui complètent le mélange ; le facteur humain, autrement dit la sagesse des paysans et des torcedores (rouleurs) cubains, héritiers de cette tradition et la sélection soigneuse et la proportion adéquate des variétés de tabac brun.

Même si sur d’autres terres on peut avoir acquis certaines aptitudes et y compris des semences cubaines, jamais il ne sera possible de posséder la nature du sol et le climat de Cuba. C’est un don de la nature qui les rend uniques.

On ne trouvera pas non plus cette connaissance et cette culture du tabac accumulées pendant des siècles par le pays.

Les cultivateurs de tabac réalisent un travail extraordinaire. Des années de sagesse et d’attente patiente pour obtenir une feuille prête à confectionner un cigare Habano calibré.

Concernant l’actuelle période d’ensemencement du tabac et d’autres aspects de cette production qui revêt une importance particulière pour l’économie et l’identité du pays, Granma International a interviewé Miguel Vladimir Rodriguez Gonzalez, premier vice-président du Groupe d’entreprises de tabac Tabacuba et spécialiste en la matière.

Depuis l’année dernière, et également pour l’année 2016, l’Île a subi un comportement irrégulier du climat, suite aux sécheresses, aux pluies intenses, à la chaleur accablante et au froid tardif, dus à la présence du phénomène climatique connu sous le nom de El Niño-Oscillation australe, un véritable casse-tête pour l’agriculture cubaine.

 

Comment se déroule l’ensemencement du tabac pendant cette période de froid 2015-2016 ? Les irrégularités climatiques ont-elles eu un impact ?

La période hivernale a bien commencé, malgré le temps et les changements climatiques, non seulement pour le tabac, mais aussi pour toutes les cultures. L’ensemencement a commencé le 10 octobre et, jusqu’à aujourd’hui, nous avons pu ensemencer les hectares prévus. Plus de 25 000 hectares dans tout le pays ont été ensemencés.

Nous avons d’abord eu un début de saison très sec, et maintenant nous avons beaucoup de pluie. Nous devons apprendre ‘a vivre avec ces changements. Nous n’avons pas d’autre alternative et nos agriculteurs ont assumé ce défi avec beaucoup de sérieux.

Nous avons perfectionné la formation de notre main-d’œuvre et renforcé les structures d’irrigation, en acquérant et en installant des systèmes d’irrigation plus efficaces et performants, permettant également d’ensemencer des zones moins sèches. Nous avons construit et garanti l’entretien des sources d’approvisionnement en eau, des canaux d’irrigation, des puits et de tout ce qui nous permet d’atténuer ces effets négatifs.


Comment garantissez-vous matériellement la saison ?

Tous les produits phytosanitaires et les engrais ont été fournis opportunément pour assurer une bonne campagne d’ensemencement. Beaucoup de ressources ont été également mobilisées pour garantir les pièces du matériel agricole. Les aléas climatiques nous touchent comme les autres, mais nous estimons avoir créé toutes les conditions permettant d’obtenir une bonne récolte.

Le tabac est-il ensemencé sur l’ensemble du territoire ? Quelle est la meilleure région dans l’actuelle campagne et le plus grand producteur de cette plante de la famille des solanacées, originaire de l’Amérique du Sud, laquelle a été ensuite étendue aux Antilles et d’autres régions du continent avant la rencontre entre les deux cultures ?

Nous semons du tabac dans toutes les provinces du pays, excepté dans les zones proches de la capitale. Cependant, la meilleure zone de production reste Pinar del Rio, avec plus de 16 000 hectares qui assurent pratiquement 70 % de la production de tabac du pays.

Il est très difficile de préciser les meilleures régions pour la production de tabac, car tout notre système d’entreprises et les bases productives du pays ont acquis une expérience dans le développement de la culture du tabac. Nous obtenons de très bons résultats dans des régions où il y a encore quelques années il n’y avait aucune ou très peu d’expérience. Je ne vais pas mentionner de noms pour ne pas blesser les susceptibilités.


Quelle est l’importance de la science et de la technique dans ce secteur ?

Je crois qu’il n’existe actuellement aucune activité au monde qui puisse se passer de la recherche et de l’introduction de nouvelles technologies.

Le groupe dispose d’un Institut de recherches de très grande expérience situé à San Antonio de los Baños, dans la province d’Artemisa, créé en 1964 et avec les stations expérimentales de Pinar del Rio, créées en 1937, et deux autres dans le centre du pays, celle de Cabagüan, inaugurée en 1940 et l’autre à Manicaragua, dans la province de Villa Clara, ainsi qu’un groupe de diffusion technologique dans la province de Granma, mis en fonctionnement en 2003 afin de prêter une assistance technique dans l’est du pays où la production du tabac s’est également développée ces dernières années et affiche de bon résultats.

Pinar del Rio_cuba_vinales_cigare

Comme vous pouvez le constater, nous avons accumulé beaucoup d’expérience dans la recherche scientifique liée au développement de l’industrie du tabac, de l’agriculture à l’industrie.

L’objectif principal de cet institut et de tous ses centres associés est de mettre la science et l’innovation technologique au service du développement du tabac cubain. Une de ses principales activités concerne l’introduction de nouvelles variétés de tabac résistantes aux maladies ou qui assurent de meilleurs rendements, et la lutte contre les fléaux et les maladies qui affectent la culture à Cuba et partout dans le monde.


Qu’est-ce que Tabacuba ?

Le Groupe d’entreprises de tabac de Cuba, Tabacuba, a été créé en juillet 2000. Il est placé sous la juridiction du ministère de l’Agriculture, en tant que seule organisation économique cubaine qui dirige intégralement l’activité du tabac dans toutes les phases de sa chaîne de production, depuis l’agriculture jusqu’à la commercialisation sur le marché international et cubain.

Pinar del Rio_cuba_vinales_cigare

Sa mission actuelle est d’augmenter de façon soutenue la contribution du secteur du tabac à l’équilibre de l’économie nationale avec la présence du tabac et de ses produits sur le marché mondial, tout en maintenant le leadership du Habano, par le biais d’un fonctionnement efficace, compétitif et durable.

Le Groupe est composé de 45 entreprises dont 15 agricoles, 6 agro-industrielles, 9 de tabac torcido (tabac fait à la main ou Premium), 4 de cigarettes et 6 de services de commercialisation. Tabacuba possède également 3 entreprises mixtes, une société commerciale et un institut de recherches composé de 3

Au total, le Groupe dirige 96 fabriques de tabac fait main (y compris les 9 entreprises citées ci-dessus), 46 d’entre elles sont consacrées exclusivement au tabac d’exportation, une fabrique de tabac fait à la machine destiné à l’exportation et au marché intérieur ainsi que 4 pour une consommation exclusivement nationale.

Nous disposons également de plus de 250 centres de choix, plus de 40 centres de traitement de la feuille de tabac et plus de 60 d’écôtage (des centres où on retire la moitié de la veine centrale aux feuilles de tabac réservées pour la tripe et un quart de celles destinées à la cape, tandis que pour celles qui sont choisies pour la cape, on retire entièrement la veine, en formant deux bandes). C’est donc un Groupe très vaste, divers et complexe par les nombreuses activités productives.

Plus de 600 entités participent à la partie purement agricole, dont quelques 20 entreprises étatiques et les autres dans des formes de propriété coopérative ou privée, dans lesquelles travaillent pour chaque saison autour de 200 000 personnes.




À l’heure actuelle le Groupe se perfectionne et se transforme en une organisation supérieure de direction, avec de plus larges facultés dans le secteur d’entreprises, faisant partie de la mise en œuvre de la politique du Parti communiste, adoptée lors de son 6e Congrès, ce qui nous apportera de meilleures conditions pour le développement de l’industrie du tabac en correspondance avec notre époque.


Quels sont les principaux résultats et perspectives de l’industrie ?

Notre industrie produit aujourd’hui pratiquement 300 millions de cigares faits main, dont 100 millions sont destinés à l’exportation et le reste à la consommation nationale. De plus, nous produisons environ 130 millions de cigares fabriqués industriellement, environ 90 % sont destinés à l’exportation, ainsi qu’environ 15 milliards de cigarettes.

L’industrie cubaine du tabac a de nombreuses possibilités d’expansion avec, par exemple, le projet qui s’organise dans la Zone spéciale de développement Mariel, notamment la construction d’une nouvelle fabrique de cigarettes avec notre partenaire commercial brésilien Souza Cruz, qui sera en fonctionnement en 2018 avec une capacité annuelle de fabrication d’environ 8 milliards d’unités.JPEG - 9.2 ko

Notre fabrique de cigarettes d’Holguin, la plus moderne du pays, prévoit également un projet ambitieux d’investissement pour élargir et moderniser ses productions. C’est un défi pour le Groupe, car nous prévoyons d’homologuer les standards de qualité et la présentation du produit destiné à la consommation nationale à ceux existants aujourd’hui dans le monde.

Un programme d’agrandissement et de modernisation de notre fabrique de production mécanisée de tabac est également en phase d’approbation. Une affaire que nous avons eu pendant 15 ans avec l’entreprise espagnole Altadis, puis avec un partenaire anglais Imperial Tobacco Group.


Selon vous, que représente le tabac pour notre pays ?

Le tabac fait partie de notre culture et de notre identité nationale. Les historiens affirment que lorsque les colons espagnols sont arrivés, les autochtones avaient déjà l’habitude de fumer un bon tabac qu’ils associaient à leurs rites et cérémonies religieuses.

Ensuite, avec la colonisation, les Espagnols ont introduit le tabac en Europe et c’est là-bas qu’a commencé l’histoire de son universalisation jusqu’à nos jours. Beaucoup de choses se sont passées depuis, mais il n’y a aucun doute sur le fait que le tabac cubain soit reconnu pour être le meilleur au monde par les fumeurs les plus exigeants.

Je pense que plus de 500 années d’histoire pèsent beaucoup dans la culture d’un peuple, et le tabac cubain reste encore l’un de nos produits les plus emblématiques sur le marché international. Pour cette raison, nous continuerons à parier sur le développement de l’industrie du tabac en relevant tous les défis qui s’imposent à nous avec l’ouverture de nouveaux marchés, dont nous avons été absents pendant de nombreuses années, ceci bien malgré nous. À bon entendeur... ces quelques mots suffisent, n’est-ce pas ?


COHIBA

Cohiba est considérée comme le fer de lance et la principale marque de l’industrie du cigare cubain. Elle a été créée en 1966 et, pendant de nombreuses années, elle a été uniquement destinée aux personnalités cubaines et étrangères, ainsi que pour les relations internationales.

cohiba,cigare

Depuis 1982, année où elle est présente dans différents pays, Cohiba est disponible pour le plaisir des fumeurs les plus exigeants du monde, dans des quantités limitées.

En 1966, ce cigare reçut un nom : Cohiba, le mot qu’utilisaient les Taïnos à l’arrivée de Christophe Colomb pour désigner le tabac. Une manufacture et créée en 1970 et Cohiba devient une marque à part entière, peu commercialisée, jusqu’à son lancement international en 1982

Des feuilles spécialement sélectionnées parmi la production de 5 Vegas Finas (bien précises) de Vuelta Abajo entrent dans la composition de ses vitoles, notamment dans les zones de San Juan y Martinez et San Luis.

C’est la seule marque de havanes dans laquelle 3 des 4 types de feuilles sont utilisés dans son élaboration, sec, léger et temps moyen, qui sont soumises à une fermentation supplémentaire en tonneaux. Ce processus tellement spécial se traduit par un arôme et une saveur uniques.

Cohiba compte 4 lignes : la ligne classique, composée de 6 vitoles et développée entre 1966 et de 1989. La ligne 1 492 a été lancée en 1992 avec 5 vitoles pour commémorer le 5e Centenaire de l’arrivée de Christophe Colomb à Cuba. En 2002, 10 ans après, a vu le jour la vitole Siglo VI, une référence dans le monde du tabac.

La ligne Maduro 5 a été présentée en 2007 avec 3 nouvelles vitoles qui incorporent une cape mûre vieillie pendant 5 ans. Cohiba Behike, la ligne la plus exclusive de la marque, est née en 2010. Leur production est extrêmement limitée pour l’unique raison qu’elle incorpore dans son mélange et ce, pour la première fois, la feuille appelée « medio tiempo » qui garantit une saveur et des arômes exceptionnels.

Grâce à cette innovation constante, Cohiba est toujours la marque d’avant-garde qui devance toutes les tendances dans le monde du havane, étant la première qui a introduit une Réserve durant l’année 2002, et une Grande Réserve en 2009, élaborées à base de feuilles vieillies au minimum durant 3 et 5 ans, respectivement.

Source : Juan Diego Nusa Peñalver-

17:59 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/05/2016

Gentlemen 1919 "Paris-Barber-shop" et fumoir à l'anglaise

gentlemen 1919_lounge cigare

Un lieu unique à Paris…

Nul doute que l’attention des gentlemen parisiens va bientôt se porter à quelques foulées des Champs Elysées, au 11 de la rue Mermoz pour être précis. C’est en effet là que vient de s’ouvrir le lieu que tant d’hommes de la Capitale appelaient de leurs voeux, un lieu unique en son genre, un lieu fait pour eux. Imaginez vous ça : un barbier-coiffeur au chic intemporel, ayant pignon sur rue, déployant toute la gamme des soins que l’homme moderne peut attendre pour prendre soin de son apparence. Mais au fond du salon, se cache l’inattendu. Une porte dérobée s’ouvre aux connaisseurs vers un autre univers, un bar à cocktails en mode speakeasy que complète un fumoir aux accents Chesterfield digne des meilleurs clubs anglais. Un univers original, très masculin, où l’homme de goût pourra, après avoir livré sa barbe et/ou sa coiffure à des mains expertes, boire un verre, grignoter quelques planches ou fumer en toute quiétude un beau havane. Que demander de plus ?

gentlemen 1919_lounge cigare

Sébastien Paucod & Frédéric Lafleur.

Gentlemen 1919, avant tout une aventure humaine

Pour remonter le fil de la genèse de ce lieu hors du commun, il faut se reporter quelques années en arrière. À la rencontre de deux hommes, de deux parcours et de deux univers. Frédéric Lafleur vient du monde de la restauration et de l’hôtellerie de luxe. Ce passionné de bonne chère, qui ne manque jamais une occasion de déguster un bon cigare, a fait ses armes dans le sud de la France, chez Edouard Loubet, Alain Ducasse et au Mas des Herbes Blanches dans le Lubéron. Epicurien dans l’âme, il se passionne pour les bons produits, les alcools d’exception et aime partager ses plaisirs.

Sébastien Paucod est l’un des barbiers les plus en vue de Paris. Initié par Alain, maître barbier, il officie à Montmartre dans son salon « l’Atelier Gentlemen » bien avant que la mode de la barbe de hipster ne déferle sur Paris. C’est de la rencontre de ces deux parcours de monomaniaques passionnés que va jaillir l’idée de Gentlemen 1919, sur la base d’une idée simple : « pourquoi ne pas créer à Paris un lieu qui nous ressemble ? qui soit l’endroit même où nous aimerions sortir ? celui où nous partagerions avec tout le monde nos passions et nos plaisirs ? »

gentlemen 1919_lounge cigare_017.jpg

Sébastien Paucod

Pour mener à bien cet ambitieux projet le duo se mue en quatuor et sollicite Maxime Simonneau (Directeur de la restauration) et Fiona Lang (Directrice de l’Atelier Gentlemen qui apportera sa touche jeune et féminine – elle n’a que 23 ans). 150 m2 et après 3 ans de réflexion, d’étude, de recherche de locaux et 2 mois et demi de travaux, Gentlemen 1919 peut ouvrir ses portes.

Pourquoi 1919 ?

C’est le 29 janvier 1919 que la constitution des Etats-Unis entérine l’établissement de la prohibition à l’échelle nationale. S’en suivra l’établissement, dans de très nombreuses villes des Etats-Unis, de bars clandestins (ou speakeasy), masqués à la vue du public et servant aux initiés de l’alcool de contrebande.

Le bar planqué derrière la porte du fond…

Pas très courant dans un barber-shop (c’est même une première parisienne), les habitués du Gentlemen 1919 peuvent pousser une porte au fond du salon et retrouver dans l’arrière salle planquée un vaste bar à cocktails. Fauteuils aussi profonds que la cave, ambiance détendue et très masculine, cuirs et bois, lumière naturelle de la cour privée, tout y est conçu pour passer un bon moment. On y retrouve ses amis pour quelques verres et de bons grignotages soigneusement sélectionnés par Frédéric et son équipe.

La carte des cocktails évite les clichés de l’époque et les dérives de la mixologie à tout crin pour se concentrer sur les meilleurs classiques du cocktail qu’il sera possible de commander pour 12 à 19 !. Autre fait notable : plus d’une cinquantaine de références de whiskies attendent les amateurs derrière le bar. Des trouvailles et des introuvables, à l’image de ce whisky Mac Malden qui n’est autre que… bourguignon !

gentlemen 1919_lounge cigare

Un fumoir à l’anglaise

Ils sont peu nombreux les lieux parisiens où déguster entre amis un bon cigare. Souvent trop exigus, mal ventilés ou décorés sommairement, les fumoirs parisiens désespèrent les amateurs de convivialité et d’esthétisme. C’est à eux que Gentlemen 1919 s’adresse avec son fumoir raffiné. Douze gentlemen (ou gentlewomen) peuvent y prendre place dans de grands canapés de cuir pour se livrer à leur plaisir favori : la dégustation d’un beau module cubain (ou pas). Si les convives peuvent y fumer leurs propres munitions, on trouvera néanmoins chez Gentlemen 1919 une belle cave à cigares où s’approvisionner.

gentlemen 1919_lounge cigare

Frédéric Lafleur & cigare Pitbull.

Une atmosphère chic et chaleureuse

Chez Gentlemen 1919 tout est affaire de plaisir. Celui que l’on prend, celui que l’on donne. Très attachés aux valeurs de convivialité et d’authenticité, Frédéric et Sébastien ont conçu un lieu de vie qui respire le bonheur de vivre, la joie d’être ensemble autour d’un verre ou d’un beau havane. Et c’est dans un décor que l’on croirait descendu d’un écran de cinéma, mêlant métal industriel, boiseries, cuir, carreaux de ciment, lumières tamisées, objets chinés et dessins vintages aux murs que les gentlemen parisiens pourront désormais se retrouver en toute discrétion. Dans un endroit qui leur ressemble.

 

Quels services y trouver ?

Coiffeur (coupes à 39 ! et 41 !)

Barber Shop (taille de barbe 22 !, rasage 41 !)

Et pour les initiés : Cocktail Bar et Fumoir derrière la porte…

 

Informations pratiques

11 rue Jean Mermoz 75008 Paris

Téléphone : 01 42 89 42 59

Fermé le dimanche et le lundi

Horaires : du mardi au samedi de 11h à 22h

Réservation conseillée à partir de 22h

contact@gentlemen1919.com

http://www.gentlemen1919.com

09:10 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/05/2016

Hajenius & Diplomaticos El Ambajador "ER Pais Bajos"

De passage dans une des cités lacustres les plus romantiques d’Europe, j’en ai profité bien sûr pour faire un saut chez « Hajenius », la plus emblématique civette à cigare d’Europe et en profiter pour faire quelques emplettes, dont une édition régionale des Pays Bas, le Diplomaticos "El Ambajador" !

En effet, le charme opère dès que vous débarquez de la gare centrale, comme poussé sur une l’immense scène d’un amphitheâtre romain, vous faites immédiatement face au centre historique, de là, la vieille Amsterdam s’offre à vous, rayonnant de ses multitudes ruelles alambiquées, venant tour à tour se briser sur un vaste réseau ondulatoire de canaux, offre une coexistence vitale entre terre et haut à tous ses habitants, une nature domptée et véritable poumon économique depuis le XVIIe siècle qui a fait la fortune d’Amsterdam, rien ou presque semble avoir changé !

C’est d’un pas, empressé, que je me dirige maintenant vers une des artères principales, l’avenue Damrak, face à la gare reliant la place du Dam, puis dans son prolongement sur l’avenue Rokin ou je me dirige au 96 exactement, comptez environ 15 bonnes minutes de marche. Sur le trajet, vous croiserez inévitablement la maison « Tussaud », qui était à l’origine la toute première adresse de « P.G.C Hajenius » en 1826, aujourd’hui déplacée au 96 Rokin, seul les deux lustres majestueux proviennent de cet endroit et trônent fièrement depuis 1915 dans l’entrée de la boutique. Dès que vous franchirez le seuil de cette civette, vous serez saisi comme je l’ai été par ses proportions et le style Art Déco qui subsiste encore 100 ans après sa construction, chaque recoin de ce lieu invite le client à une forme de recueillement, une certaine solennité que l’on éprouve le plus souvent dans une église et non dans une boutique de cigares ! On se surprend même à chuchoter, comme si les écrasants parements de marbre et de bois pouvaient en faire écho, même le plafond fait de cuir, vous invite à lever la tête ! Dernier vestige luxuriant et fortune faite de l’âge d’or du commerce de tabac entre le XVIII et XIXe siècle, provenant des comptoirs de l’Empire néerlandais, comme les Indes orientales, le Suriname, les Antilles d’où provenait l’essentiel de la production de tabac, destiné à être prisé ou fumé sous toutes ses formes, de la pipe au cigare. Aujourd’hui détenu par le groupe Scandinavian Tobacco Group depuis son rachat en 2010 par la compagnie de tabac « Swedish Match », il continue de faire le bonheur des aficionados du monde entier.

Si vous êtes, comme moi, peu coutumier de la langue de Shakespeare, demandez Ernest, le taulier francophone de ce lieu magique, profitez aussi de déguster un bon cigare en aparté avec ce fumoir, surement hanté des innombrables amateurs qui l’ont fréquenté un jour ! Une pause salvatrice aux allures Cubaine, qui m’a rappelé de bons souvenirs lorsque je flânais dans les patios de la Habana Vieja, me manquait juste un Daikiri pour parfaire l’illusion.

Petit passage par la cave pour quelques achats, qui me permet d’acheter pour l’occasion, une des dernières éditions régionales « Paises Bajos » sortie en 2015, le Diplomaticos « El Embajador », toujours disponible à la pièce pour le moment. (Une ER roulée à seulement 50000 exemplaires en coffret de 10 pcs)

Un choix judicieux ou pas, malheureusement pas ! Je préfère de suite vous annoncer la couleur, ce cigare n’a pas suffi à nourrir mon bon plaisir, une infortune gustative bien regrettable qui ne va pas au-delà d’un 12/20.

En résumé, ce Diplomaticos semblait posséder à l’œil et au flaire, des atouts très séduisants, d’abord une cape luisante de couleur caramel, un toucher moelleux, très élastique, suivit d’arômes timorés de boisé et de mie de pain paraissaient l’essentiel à la vertu de ce cigare.

D’une consistance équilibrée, très éclairée, sa mise en bouche développe de suite un sentiment de vivacité et de nervosité, une amplitude caustique sur les premières minutes, ciblée sur palais. Bénit d’un tirage excellent, voire trop, en effet, ce module tire drôlement bien et à tendance à chauffer rapidement, il faut donc mesurer, lever le pied à ses aspirations pour éviter la formation néfastes de gaz irritant, malgré mes efforts, beaucoup d’amertume exalte en bouche, comme la sensation de croquer dans une pelure d’orange, un côté acrimonieux assez désagréable, je sais la comparaison, peut paraître excessif, mais la plus proche !

Je persiste tout de même à cet effort, pensant que cela s’arrangerait dans un 2e temps, mais rien n’y fait, ce Diplomaticos reste très volubile et rustique, son manque de rondeur et d’onctuosité ne suffit pas à obtenir une fumée plus distinguée. Cette profondeur inadéquate dans la résonance de ses arômes, rend ce Diplomaticos assez creux d’une certaine manière, comme soustrait de ses notes les plus graves et faussement jouée d’une voix de tête, devant un auditoire, déconfit, nerveux, amère et piquant à la fois. Une interprétation excessif qui peine à se distinguer sur ce registre peu accrocheur et criard.

Résultat, une insuffisance de corps et de force l’empêchent de s’exprimer dans son évolution et dans sa persistance, toutes ces carences  rendent ce Diplomaticos aphasique et inexpressif en goût, malheureusement bien en dessous, à ce que j’en espérais...

Pour conclure, un cigare peu évolutif, humilié par une amertume insoumise et croissante pour une perception plutôt vivifiante, mais trop ventilée en bouche par ce tirage exagérée.  Ma foi, ce robusto peine à se révéler vers une forme aromatique attachante et plaisante. Un cigare rustique et sans grand relief qui me laisse, tout de même sur ma faim. Ma note de cœur 12/20, bon mais sans plus !

  • Origine: tripe: Cuba, sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: robusto
  • Taille: 135mm x 20mm
  • Bague: 52
  • Poids: 11,6gr
  • Année: 2015
  • Prix Pays Bas: 13,4 €

hajenius_cigares

Hajenius humidor.

diplomaticos_el ambajador pais bajo

Diplomaticos El Ambajador.

hajenius_cigares

P.G.C Hajenius

hajenius_cigares

P.G.C Hajenius

 

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20 

 

11:05 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Diplomaticos | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/04/2016

Coloniales de Trinidad "corona"

« Ce qui compte, c'est pas tellement ce qu'on vit, mais comment on le vit et le souvenir qu'on en garde...
On peut être heureux, même quand on est pauvre, si l'imagination est riche. »
( les chroniques de Trinidad 2006)

Introduit en 2004, la bonne réputation de ce corona semble avoir conquis le plus grand nombre dans la sphère des amateurs du « bon fumé ». En effet, du haut de ses 13 cm pour tout justes 9 grammes à la pesée, ce gringalet offre une palette d’une tonicité aromatique des plus plaisantes dans le monde des poids légers, capable de rivaliser d’intérêt avec des gabarits bien plus athlétiques. Ce format fluet et peut-être désuet, se concentre sur l’essentiel, celui de la subtilité de son intensité, un cigare qu’il faut apprivoiser et chérir à la fois,  dont tous les Béotiens de la turlute facile, de bundle facile, fatigués d’aspirer cette fumée blanche et stérile de leur cigare infantile, devraient un jour revenir à l’essentiel en dégustant ce « Trinidad », un petit cigare vigoureux et bien plus viril que le fumé mou !   

D’aspect un peu rugueux, habillé d’une cape colorado peu lumineuse, ce « Coloniales » se présente d’abord sous l’uniforme de la circonspection, nul besoin de vous satisfaire d’une séduction obséquieuse et outrancière. Mais par un juste, et doux parfum pour unique réplique, mélange bucolique de foin fraîchement coupé, de boisé, d’écorce de pain et de chocolat au lait, flottent dans l’air comme un appel au goûter, celui de la tartine au beurre salé et de son carré de chocolat dans l’autre main. D’entrée, ce « Coloniales » fume déjà un air familier et réconfortant, dans une musique insolente et prudente à la fois.

Dès l’allumage, les premières bouffées s’amusent de notes onctueuses et grasses, dans un militantisme gustatif et olfactif bien acquis, sans violence et sans aucune subversion. Un « Trinidad » à la consistance pleine et briochée, puissant dans sa forme, mais pas assommant qui s’équilibre d’arômes suaves, d’épices poivrées, de noisettes grillées et d’un rai citronné pour l’acidité. D’une rondeur qui excelle, d’une longueur qui s’ajuste et rassure, ce premier temps vous propulse de suite dans une envoûtante chronique, écrite pour les plus insatiables des amateurs, comme moi par exemple.

Dans le 2e temps, son amplitude augmentée n’est plus que formalité à ce stade de la dégustation, grâce à un bel équilibre fait de saveurs grillées, flirtant avec aisance avec celui du torréfié et de l’autre, avec un mélange de fruits secs, de fruits très mûrs et de végétal terreux, s’approchant de celui des champignons. Cette deuxième partie confirme un agrément d’une élégance rare pour ce genre de format, une musique brûlante d’énergie et de préciosité fumante digne d’un opéra de « Verdi ».

Le 3e temps sonne le glas après 40 minutes de pur bonheur, toujours plus consistant, bien plus puissant aussi si on le pousse au-delà de ses retranchements, il faut jouer de prudence et de discernement pour le finir sans se brûler. Franchement, voici un cigare qui dépote sans compter, un « Trinidad » comme j’aime, à déguster avec modération. Evitez surtout les désagréments d’une surchauffe, qui ne ferait que ressortir son côté machiavel de sa puissance. Un classique à déguster, à découvrir, à redécouvrir pour certains, un grand cigare de cœur. Ma note 17/20.  

  • Origine: tripe: Cuba, sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: corona
  • Taille: 132mm x 17mm
  • Bague: 44
  • Poids: 9,7gr
  • Année: 2015
  • Prix Suisse: 13chf

trinidad_coloniales_cigare_corona

Trinidad Coloniales

 

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20 

    

15:02 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Trinidad | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/04/2016

Cigares Habanos pour 2016

Liste des nouveautés en cigares cubains, annoncées lors du XVIIIe Festival Habanos, organisé comme chaque année à la Havane en ce début d'année.

elie_bleu_cohiba_50_aniversario

Ecrin Cohiba 50 anniversario fabriqué par "Elie Bleu"

Chaque humidor numéroté de 1 à 50 sont fabriqués par Elie Bleu, les portes sont habillées de réelles feuilles de ligero plaqué en or 24 carats.

elie_bleu_cohiba_50_aniversario_humidor

Ecrin Cohiba 50 anniversario fabriqué par "Elie Bleu"

cohiba 50 aniversario

Cohiba 50 aniversario, marque le premier Habanos, jamais créé avec un cepo de 60. Ce cigare célèbre le 50e anniversaire de la marque, malheureusement, peu auront la chance de le déguster un jour puisqu'il est présenté exclusivement dans son écrin, fabriqué pour l'occasion par "Elie Bleu".

Dimension: 60 x 7" (177mm)

cohiba_siglo_medio

Cohiba Siglo Medio, ce cigare peut être considéré comme un croisement de deux cigares de la ligne Siglo, celui du Siglo I pour la taille 4" (101mm) et le Siglo VI pour son cepo (52).

Dimension: 52 x 4" (101mm)

cohiba_majestuoso_1966

Cohiba Majestuoso 1966, sera présenté dans un humidor commérotatif de 20 cigares.  Chaque cigare comporte une bague secondaire arborant le logo "50e anniversaire". Seuls 1966 coffrets sont prévus à la vente.

Dimension: 58 x 5 7/8" (149mm)

h_upmann_magnum_54

Magnum 54, après le magnum 56 l'an passé en 2015, H.Upmann revient cette année avec ce nouveau module.

Dimension: 54 x 4 3/4" (120mm)

hoyo_de_monterey_epicure_2_reserva_2016

Hoyo de Monterey Epicure n°2, sélection Reserva Cosecha 2012.

Dimension: 50 x 4 7/8" (124mm)

montecristo_dantès_edicion_limitada_2016

Montecristo Dantès Edicion Limitada 2016.

Dimension: 48 x 6 5/8" (168mm)

romeo_y_julieta_capuletos_edicion_limitada_2016

Romeo y Julieta Capuletos Edicion Limitada 2016.

Dimension: 53 x 6" (152mm)

trinidad_topes_edicion_limitada_2016

Trinidad Topes Edicion Limitada 2016.

Dimension: 56 x 4 7/8" (123mm)

Cuaba_20_Aniversario

Cuaba 20 anniversario.

La marque Cuaba composé essentiellement de format figurado, fêtait aussi son anniversaire pour ses 20 ans d'existence lors du festival de 2016. Un superbe figurado en édition limitée disponible uniquement chez les franchises "Casa del Habano".

Dimension: 56 x 6 3/4" (171mm)

humidor_cuaba_20_aniversario

Humidor Cuaba 20 anniversario.

 

Ci-dessous, veuillez trouver la liste exhaustive de toutes les nouveautés pour l'année 2016.

Production régulière confirmed:

  • Cohiba Media Siglo
  • Partagás Serie E No.2 — Duke
  • Partagás Capitols — Mareva
  • H. Upmann Magnum 54
  • Combinaciones Selección Robustos
  • Combinaciones Selección Piramides

La Casa del Habano Exclusives confirmed:

  • Hoyo de Monterrey Elegantes — Tacos
  • Punch Punch 48 — Hermosos No.3

Limited Edition confirmed:

  • Montecristo Dantes — Hermosos No.1
  • Romeo y Julieta Capuletos — Sobresalientes
  • Trinidad Topes — Topes
Special Premium Selections confirmed:
  • Cuaba 20 Aniversario — Joffres Grandes
  • Cohiba Humidor Oro – Majestuosos 58

Travel Retail Exclusive ( duty free )

  • Montecristo Double Edmundo 2016 — Dobles

Reserva

  • Hoyo de Monterrey Epicure No.2 Reserva Cosecha 2012 – Robustos

Añejados:

  • Hoyo de Monterrey Hermosos No.4 Añejados 2015 — Hermosos No. 4
  • Partagás Coronas Gordas Ańejados 2015 — Coronas Gordas
  • H. Upmann Robustos Añejados 2016 — Robustos

Regional Edition confirmed:

  • Bolívar Byblos – ER 2016 – Magicos
  • Bolívar Tesero – ER 2016 – Salomón ( Allemagne )
  • Edmundo Dantes Conde Belicoso – ER 2016 – Campanas
  • El Rey Del Mundo Choix du Roi – ER 2016 – Montesco
  • Juan Lopez Eminentes – ER 2016 – Sublimes ( Suisse )
  • La Flor de Cano Casanova – ER 2016 – D No.5
  • La Gloria Cubana Platinum Edition – ER 2016 – Duke
  • Quai D’Orsay Secreto Cubano – ER 2016 – Secretos
  • Ramón Allones Terra Magica – ER 2016 – Dobles
  • Ramón Allones Patagon – ER 2016 – Petit Edmundo
  • Ramón Allones Dubai – ER 2016 – Sublimes
  • Ramón Allones Hexgone – ER 2016 – Duke
  • Saint Luis Rey San Luis Tesero – ER 2016 – Petit Edmundo
  • Saint Luis Rey Marquez – ER 2016 – Geniales

14:55 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

05/04/2016

Diplomate "Cavalier de Genève"

"Le véritable voyage de la découverte gustative et olfactive ne consiste pas à chercher de nouvelles saveurs, mais tout simplement avoir un nouveau nez pour les ressentir." Beaucoup de Proust, et un peu de moi…

Dans la famille des ongulés, je vous présente, le « Cavalier de Genève », une toute nouvelle marque galopante, lancée il y a tout juste quelques mois sur la Suisse Romande. Cette ligne a vu le jour grâce à un tout jeune amateur, Mr Sébastien Decoppet, inconnu jusqu’à présent du monde feutré du cigare. Sa ténacité, son audace et la passion surtout, lui ont permis de s’entourer des meilleurs pour développer cette ligne, en les produisant par une illustre famille installée au Honduras, les « Plascensia », un des grands noms du cigare premium au monde.

Depuis sa sortie, ces cigares animent déjà la controverse des boudoirs enfumés de l’ensemble de la Suisse Romande à la Suisse alémanique. En effet, à tout juste 24 ans, ce jeune homme est un véritable ovni dans le monde suranné du cigare, un jeunisme que certains trouveront toujours de suspect ou d’inexpérimenté, moi c’est l’audace et la passion qui m’importe et m’anime aujourd’hui, je ne peux que féliciter ses aspirations, destinée, ma foi à la pluralité des sens, essentiellement tournés à nos plaisirs oisifs et fumigés. Excusez moi du peu, mais je le trouve génialement gonflé ce garçon ! J’en serai même, disons-le franchement, un peu jaloux de ne plus avoir son âge à parcourir les Caraïbes, tel un Jack Sparrow du cigare (vous comprendrez pourquoi, un peu plus bas). J’espère bien un jour, réaliser une petite interview pour vous présenter ce sympathique « black beard ».

Pour ce «cigar review», je vous propose de découvrir le module « Diplomate », qui ne m’a pas laissé insensible, une sorte de gros robusto analogue à un Behike 56, mais en un peu moins long de 26mm pour vous donner une idée du format.

Visuellement, ce module offre à la vue, ses meilleurs atouts. Un module musclé, cintré d’une cape lisse aux nuances cuivrées du Brésil, lui donne un toucher soyeux de très belle facture. Celui-ci développe délicatement, un parfum timoré, légèrement aigrelet et épicé.

L’allumage est aisé, les premières salves fécondent les papilles de saveurs légères et onctueuses, dans une perception très surette et épicé. Doucement, l’ensemble s’arrondit sur  des arômes plus automnaux, pouvant suggérer les sous-bois humides dans lesquels les champignons fleurissent sous les troncs pourris, celui aussi de la noisette verte et pas suffisamment mûre qui vous laisse cette pointe d’astringence sur les lèvres. Ce premier temps, sincère et vivant, offre des sensations tout à fait plaisantes dans ce genre de musique. Un cigare pour l’instant très facile, subtil, pourvut d’une corpulence affable qui semble lui convenir pour le moment.

Dans cette seconde partie, le duo acidité/amertume s’équilibre vers une rondeur pleine et confortable en bouche, toujours guidée par une certaine douceur dans sa forme, sa consistance moyenne, rigoureuse et sans grande puissance expose une évolution assez modeste sur des notes toutefois évocatrices de (végétale humide, d’humus, de fruits fermentés et d’épices). Un agrément qui manquerait d’un peu plus d’onctuosité à ce stade, d’un peu plus de gras sur la longueur, ça c’est pour mon côté critique, trop gourmand et pinailleur à la fois !

Le 3e temps se charge de perception plus lourde, et devient plus rassasiant et un peu plus brûlant sur la fin. Une consistance bienvenue, mais trop enthousiaste qui altère un peu son aromaticité à ce stade de la dégustation. Dans son identité, ce « Cavalier de Genève » n’a rien d’un pur sang du Honduras, mis à part une sous cape « Honduras Connecticut », qui pour moi, participe à son petit côté acidulé de son agrément. Nous sommes bien loin et fort heureusement de certains puros honduriens qui vous donnent l’impression de sucer une asperge pendant plus d’une heure, eh bien non,  je ne citerai pas de nom !

Bref, un cigare médium que j’invite à découvrir, destiné à tous les amateurs avides de voyage gustatif et olfactif, plus précisément avec ce « Diplomate ». Ma note de cœur 16/20.

PS / Désolé pour mes jeux de mots dantesques…

  • Origine: tripe: Dominicaine/ Nicaragua/ Paraguay, sous cape: Honduras Connecticut, cape: Habano Brésil
  • Format: gros robusto
  • Taille: 140mm x 22mm
  • Bague: 56
  • Poids: 19gr
  • Année: 2015, je pense !
  • Prix Suisse: 18 €

cigare cavalier de genève de sébastien decoppet

Diplomate "Cavalier de Genève"

cigare cavalier de genève de sébastien decoppet

Sébastien Decoppet "Black beard"

cigare cavalier de genève de sébastien decoppet

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20  

15:36 Écrit par Edmond Dantes dans Cavalier de Genève, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

29/03/2016

Toro de "Casa de Garcia", un cigare à 2€, mais encore !

Existe-t-il des cigares à moins de 3€ qui en valent la peine ?

Comme vous et moi, nous avons tous pris le risque un jour de faire bonne fortune, en dénichant un truc dans les fonds de tiroirs d’une civette, des cigares que personne ne connaissait ou presque ! Rarement ces découvertes sont lumineuses pour nos papilles, fort malheureusement. Mais il arrive tout de même que dans de rares exceptions, un cigare suscite un peu d’intérêt, mais de là à exciter nos sens, il n’y aurait qu’un pas, eh bien non… ! Ne rêvons pas, ce cigare de dégustation à 3 balles n’existe pas.

Tout de même, on peut trouver sur le marché une multitude de cigares, plus communément appelés de cigare « tondeuse » ou de cigare « barbecue » par exemple, deux expressions lourdes de sens et très évocatrices, pour les autres quidams qui ne possèdent pas de jardin, j’attends vos expressions préférées, pour qualifier ce type de cigare, je suppose qu’à Quiberon, cigare « bateau » sera de circonstance ?

Bref, dernièrement un ami en déplacement sur Marseille m’a gentiment rapporté un truc à goûter, du nom de « Casa de Garcia », acheté à la civette « Le Dôme », quelqu’un connaît ? Ce cigare, un véritable long filler d’origine dominicaine/ honduras et sous cape connecticut, ne coûte que 2€ en bundle ! Pour la petite info, la « Tabacalera de Garcia S.A.S » est exploitée par « Altadis », cette fabrique de République Dominicaine est actuellement la plus grande usine dédiée aux cigares faits main dans le monde, plusieurs dizaines de millions de cigares sortent chaque année de ces galères, rien de très romantiques, ni d’affectif dans l’histoire de cette marque. Sortir un cigare à 2€ demande un processus de fabrication très standardisé, proche de celle de la filière porcine à 1,40€ le kilo par exemple ou de la fraises d’Espagne ! Je ne dénigre pas le produit, je constate seulement que le coût matière/ MO, doit être vraiment dérisoire, à vue de nez, pas plus de 25 centimes par cigare sorti d’usine, une fabrication proche d’un cigare machine ou juste la cape est posée à la main, suffit à devenir un « handmade ».

Rien d’étonnant que ce concept de « bundle » est pris naissance aux USA, le pays de la malbouffe !  ( définition : un bundle est un paquetage promotionnel, est un ensemble de produits vendus ensemble ). En France, depuis quelques années maintenant, il n’est plus rare de les voir fleurir dans nos civettes,  des marques connues, comme les « Zamorano » les fameux  Zaza de Maya de Selva, les « Cusano », les « Don Tomas », les « 3 x 3 » de Davidoff vendu sous le patronyme Kelner, des cigares inqualifiables, les « Quorum » et autres, profitent de ce marché, certains sont bien faits dans l’ensemble et sont appréciés à leur juste valeur, même si en y réfléchissant  bien, je trouve l’idée très ennuyeuse et déconcertante de déguster pour fumer, un cigare qui forcément ne remplira pas nos attentes. Je vous rassure, cela m’arrive aussi de tenter ma chance… !

 Mais, ce toro de « Casa de Garcia », que donne t-il ?

De manière sincère, j’ai abordé cette dégustation comme tout autre cigare, sans a priori sur sa valeur, difficile d’en faire abstraction, je sais ! Mais quand même…

Visuellement, la cape manque de brillance pour une feuille « connecticut ». (rappel : La cape connecticut fait partie des feuilles les plus chères au monde). Je la trouve étrangement terne, très mate, je penserai plus à une semence connecticut élevée ailleurs qu’aux USA, au Brésil ou au Mexique par exemple, mais surement pas dans la région d’East Windsor, pour un cigare si bon marché ! Au toucher, celui-ci est assez ferme et le remplissage homogène, ainsi qu’une souplesse moyenne tout à fait acceptable. Un module sans grande prétention, assez rustique et exsangue, celui-ci manque de brillance et d’élégance.     

Très surpris par son parfum qui me rappelle étonnamment celui d’un cigare cubain, un mélange timoré et agréable de chocolat au lait et de fin boisé qui ravit mon nez.

Les saveurs au démarrage, douce et crémeuse, confortent un fumage d’une consistance  courtoise, plutôt policé dans sa forme. Pour sa complexité aromatique, le foin et la noisette sur fond de sous-bois humide, offrent des saveurs grasses en bouche, plaisantes et déterminantes pour cette première partie. J’avoue être surpris par cet équilibre et cette longueur en bouche tout à fait honorable, vu son prix ne l’oublions pas !

En seconde partie, son évolution n’est guère plus passionnée ou passionnante qu’un Davidoff « Année du Cheval » à 35 chf, par contre avec celui-ci, ma sévérité reste relative à son prix. A ce stade, les sensations offrent toujours un sentiment de bienveillance et de crémosité en bouche, ciblées sur l’avant haut du palais, rien de vraiment déplaisant, sauf peut-être un peu d’amertume qui justifie sa position au plus bas dans l’échelle des « cigares de choix », fidèle à l’ordre social du bon goût.

En effet, c’est chose faite dès la 3e partie, il fallait juste patienter un peu pour identifier quelques fausses notes dans cette jolie comptine. Doucement sa forme affectueuse et onctueuse déploie sans vergogne, une certaine rugosité, développant une consistance moins cordiale et pas très agréable sur ses retranchements, je perçois même quelques relents alcali d’ammoniaque lorsqu’il devient plus brûlant, ma faute à moi de le pousser volontairement sur un point d’équilibre, défaillant et provocant dans son agrément. Ce qui ne m’attriste pas le moins du monde, c’est devoir l’abandonner sur une bonne moitié, dans le cendrier, après 40 minutes !

Pour 2€, je trouve cette analyse plus qu’intéressante et prometteuse qui porte à la réflexion des cigares « cheap ». Certes, ce cigare ne peut pas rivaliser avec les canons du goût de la haute magistrature cigarophile. En somme, « Casa de Garcia » propose un genre de « prèt-à-fumer » bon marché et honnête au regard de ce qu’il coûte ! Prenez-le pour ce qu’il est, un bon cigare de paysan, un cigare « tondeuse » par excellence et rien d’autre. Ma note de cœur pour le rapport qualité-prix, je dirais 16/20 et ma note de cœur en tant qu’amateur, pas plus de 8/20.     

  • Origine: tripe: Dominicaine/ Honduras, sous cape: Connecticut, cape: Connecticut
  • Format: toro
  • Taille: 140mm x 20mm
  • Bague: 50
  • Poids: 19gr
  • Année: 2015, je pense !
  • Prix France: 2 €

casa de garcia.jpg

111337_0.jpg

Un bundle "Casa de garcia"

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20  

10:51 Écrit par Edmond Dantes dans Bundle, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

24/03/2016

Evènement cigare « Etoiles & Volutes », à Genève

logo.étoiles & volutes.jpg

Réservé à seulement 150 amateurs, Genève, la capitale du cigare, accueillera pour la première fois, un évènement très ambitieux et très attendu, dans un cadre exceptionnel, celui d’une des plus belles table de la cité de Calvin, « l’hôtel Richemond ». Ce lieu magique et séculaire du savoir-vivre, orchestré depuis juin 2015 par son nouveau directeur Christophe Hilty, amateur aussi de plaisirs fumigés, ouvrira ses portes ce 8 juin, à tous les fins gourmets, amoureux de la mise en scène olfactive et gustative, virtuoses ou non, des plaisirs éphémères. (billet d’entrée 280chf, voir condition sur ce lien)

Mais cet évènement ne pourrait avoir de pertinence sans un autre protagoniste d’importance et initiateur de ce projet, Mr Guillaume Chalvin (Responsable de l’agence de communication, d’événementiel et d’édition YOUR CONCEPT BY EVENTS), un personnage que je devais rencontrer bien sûr et ainsi mettre en lumière ses motivations, sur un rendez-vous vraiment osé, voire très risqué, n’ayons pas peur des superlatifs. Je trouve formidable qu’en ces temps de sinistrose économico-politique mondiale et d’ostracisme arbitraire contre nos habitudes délétères, quelqu’un puisse fédérer pas moins de 150 personnes autour d’un évènement cigare!  Eh bien, je ne peux que féliciter cet homme, pour ses intentions audacieuses et vertueuses, à braver les « qu’en-dira-t-on ». 

Rendez-vous pris, le mercredi 16 mars, 16h…  

Couper_15.jpg

Voici une interview de Guillaume, selon les propos recueillis lors de notre rencontre dans le fumoir feutré de la « Réserve », un lieu intimiste et léger, parfait pour apprendre à nous connaitre et ainsi vous le présenter.

16h15, c’est un peu essoufflé que me rejoint Guillaume, s’excusant de son retard ! Son allure débonnaire, les yeux rieurs et charmeurs, Guillaume séduit dès le premier contact par sa simplicité et sa clémence, le genre de gars à qui vous pardonnez tout, surtout pas pour 15 minutes ! D’entrée, Guillaume est le bon copain avec qui vous auriez sûrement partagé votre goûter dans une cour d’école, le mec sympathique, affable et accessible. Passé ces brèves présentations, je l’invite à s’asseoir, s’ensuit un cigare qu’il choisira sur place, un simple Epicure n°2 d’Hoyo et un thé, tout à fait opportun pour débuter cette entrevue, confortablement installés.

évènement cigare genève étoiles & volutes, guillaume chalvin, izambar

Guillaume Chalvin à gauche et moi.

Edmond : Votre première fois ?

Guillaume : Mes parents m’ont toujours interdit la cigarette avant mes 18 ans, patiemment j’attendais l’heure de cette dernière échéance  avec envie, m’imaginant revenir du bureau de tabac, les bras chargés de quelques cartouches de cigarettes, eh bien non, ça ne s’est pas passé comme ça ! Mon père amateur, la première chose que j’ai fumé à mes 18 ans, se trouve être un cigare que je me suis offert pour l’occasion, étrangement, cela m’a plu et  je n’ai jamais touché une seule cigarette de ma vie.

Edmond : Votre meilleur souvenir ?

Guillaume : Enfant, je devais avoir 6 ou 7 ans, ma mission après le déjeuner, était d’apporter à mon père son cigare, rituel que j’exécutais consciencieusement et fascination, celui-ci était toujours enveloppé d’une cellophane que je prenais soin de retirer et de lui tendre ensuite. Je me souviens des odeurs et du portrait imprimé sur la bague, le cigare s’appelait « Mercator », c’est drôle que je me souvienne de ce nom aujourd’hui ! C’est si loin... Difficile d’imaginer cela aujourd’hui, à l’époque, rien n’était anormal d’enfumer la maison où la voiture que nous partagions tous les sept, moi et mes frères et sœurs dans notre DS Citroën, vous imaginez l’ambiance ! C’était un des nombreux privilèges du patriarche, personne n’y trouvait à redire en ce temps, même si ma mère était contre parfois.

cigare marcator

cigare mercator

Edmond : Quel genre d’amateur, êtes-vous ?

Guillaume : Dès 18 ans, fumer a de suite était un moment de pur plaisir, mais faute de moyens et peut-être d’expérience, mes choix n’étaient pas d’une grande exigence, j’étais jeune. Malgré tout, je prenais le temps de goûter à plein de choses, je n’ai jamais été tributaire d’un terroir ou d’une marque. Très curieux, je fumais de tout et essentiellement le W.E, pour commencer, et doucement le vendredi soir avec des copains, le jeudi, puis le mercredi… et très vite, plus régulièrement, je le reconnais. Sinon, j’apprécie toujours autant un cigare de St Domingue, un cigare du Nicaragua, du Honduras, n’en déplaise à certains qui ne jurent que par le cigare cubain, un certain snobisme qui m’agace un peu ! D’ailleurs cette soirée du 8 juin sera dédiée à la pluralité des genres et à l’ouverture des sens, puisque nous aurons du cigare cubain, du dominicain, du costaricain et du hondurien.

Edmond : Que t’apporte le cigare au quotidien ?

Guillaume : Le cigare m’apporte beaucoup de réconfort, je prends plaisir à fumer le soir, lorsque je rentre chez moi, cela m’aide à réfléchir, le bloc note toujours à portée de main. J’ai aussi mon rendez de 11h30 qui fait partie aussi de ces petits moments attendus de fin de matinée, lorsque le temps me le permet. J’apprécie également les moments d’échange et de convivialité entre amis. Mais il m’arrive aussi de ne pas fumer pendant quelques jours, je ne fais pas partie de ces amateurs compulsifs qui éprouve ce besoin, coûte que coûte ! Vous ne me verrez pas grelotter sur un balcon en plein hiver, le cigare aux lèvres, gercés par le froid.  Fumer un cigare doit-être un moment de plaisir et de confort avec soi-même, rien que le fait d’ouvrir ma cave et de choisir un cigare, bonifie cet instant, toucher, palper, sentir, des sensations gourmandes et analogues au choix d’un fromage, par exemple. Je retrouve aussi ce même sentiment lorsque je choisis un tabac à pipe, dont je suis aussi amateur, j’en possède quelques-unes que je réserve principalement pour le soir, trop compliqué la journée pour combiner pipe et travail. L’avantage de la pipe, c’est que son odeur est plus facilement tolérée en société auprès des non-fumeurs, ça dérange de suite beaucoup moins, chose impossible avec le cigare, même si ma femme, j’avoue, est d’une tolérance sans égale, en m’autorisant à fumer dans l’appartement, même si parfois, elle trouve certaines flagrances plus désagréables que d’autres ! Alors qu’entre nous, elles proviennent du même cigare, d’hier et d’aujourd’hui.

Edmond : Ton pire souvenir ?

Guillaume : Ah, je ne devrais pas le dire ! Ce souvenir date des toutes premières fois où je fumais, lors d’un déjeuner en famille dans le Beaujolais, ou sur une terrasse en plein cagnard, je m’y vois encore, je fume, je discute, je rallume, je continue comme ça sur le même tempo pendant un long moment, plus la chaleur aidant, l’espace d’une minute je sens monter la nausée, je deviens pâle, je change de couleur, je vire au vert et là, vaut mieux vite réagir et s’éclipser rapidement, tout en restant stoïque bien sûr, l’air de rien. Moment de solitude que tout amateur a vécu au moins une fois dans sa vie, je pense !

Edmond : Comment, vous est-il venu l’idée de créer cette évènement ?

Guillaume : Lorsque j’étais membre du club « Havane Club de Lyon » créé en 1990, nous organisions déjà des rendez-vous dégustations qui se déroulaient au bar du Sofitel de Lyon, au 7e étage. Je me souviens, nous étions entre 40 et 50 amateurs dans un si petit espace, bas de plafond, à l’époque tout le monde s’en foutait, tout était légalement possible, même si le lieu était loin d’être approprié. Ce club organisait deux fois par an une soirée « Etoiles & Volutes » avec le concours d’un ami, Claude Gabet, qui tient toujours une civette à Lyon. Cet évènement rassemblait environ 400 épicuriens et amateurs de cigares ! En arrivant sur Suisse, il y a 5 ans, j’imaginais déjà un tel rendez-vous sur Genève, qui n’existait pas malheureusement ! Comme, je l’ai fait dans un autre registre pour le « dîner blanc » le 14 juin 2015, sur le pont des Bergues où nous étions déjà 550 personnes. Ici c’est différent, bien plus ciblé, ça demande de la patience afin que les gens vous fassent confiance, vous reconnaissent, sans réseau c’est très difficile, voire impossible. C’est seulement vers la fin de l’été dernier, que j’ai pris la décision de me lancer dans cette aventure.

dîner_blanc.genève.jpg

Dîner blanc à Genève, sur le pont des Bergues en 2015.

Edmond : Comment  a été perçu ce projet autour de vous ?

Guillaume : Plutôt favorablement, très positif dans l’ensemble, quoique, certains de mes amis m’aient qualifié de grand malade, mais ça, à chaque fois j’y ai droit, dès que je me lance dans un nouveau challenge ! Personne n’y croyait lorsque j’ai organisé la soirée « Roy’Halle de Rive » en 2013 et 2014, un concept déjà imaginé autour de la gastronomie et qui a rassemblé plus de 300 personnes un jeudi soir de novembre, pour seulement 120 chf vous aviez accès à un superbe buffet à volonté, concocté par les 23 commerçants des Halles. Je me souviens de la réaction de la ville de Genève qui m’a pris pour un illuminé ce jour-là, « votre concept ne marchera jamais, surtout pas ici ! » Il m’a fallu tout de même plusieurs semaines de négociation pour les faire fléchir et obtenir toutes les autorisations. Résultat, le Chef étoilé, Philippe Chevrier de « Châteauvieux », est venu et devenu par la suite parrain de cet évènement, et tous les commerçants ont été ravis. Pour cet évènement cigare, c’est un peu le même défi, on me prend toujours pour un fou, bien entendu, c’est dans le sens d’une idée follement géniale ! Mais avec Ludovic Dupont, fondateur de YOUR CONCEPT BY EVENTS, nous sommes conscient que cette soirée est un risque, comme à chaque fois d’ailleurs mais sommes persuadés de sa réussite.

chalvin_chevrier.jpg

Guillaume Chalvin, Armelle Chalvin et Philippe Chevrier ( chef étoilé de Châteauvieux )

Edmond : Quelle est le point fort de cette soirée ?

Guillaume : Le point fort de cette soirée reste ma plus grosse difficulté dans son organisation. C'est-à-dire, je devais trouver un lieu synonyme d’art de vivre et de bien-être pour accueillir 150 fumeurs de cigares ! Un défi très lourd aujourd’hui, faute d’espace approprié dans les hôtels ou les restaurants, avant que « l’hôtel Richemond » représenté par Mr Hilty accepte cette idée, alors que celui-ci ne possède aucun fumoir mais une infrastructure avec une extraction de fumée sur l’extérieur grâce à de grandes vitres au plafond rendant possible cet événement ! Mais le vrai plus de cette soirée est de pouvoir fumer sans restriction, tout en restant à table si vous le désirez, inutile de sortir sur une terrasse en extérieur ou de vous rendre dans une autre pièce. Cet aspect de confort était vraiment important pour moi, je veux que tout ce petit monde soit zen ce jour-là, pour ce moment de convivialité, de rencontres, et de découvertes gustatives et olfactives ! Autre originalité, je ne fais appel qu’à des entreprises locales qui gravitent autour du cigare et du luxe qui auront pour mission de nous faire découvrir leurs produits, leurs passions et leur savoir.

Pour plus d’informations, veuillez télécharger le programme sur ce lien ou contacter Guillaume Chalvin directement par téléphone au/ 079 179 82 17 ou par mail sur/ gc@yourconceptby.com

Attention, les places sont limitées !

15:10 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/03/2016

Camacho "Shellback"

« Camacho Shellback », une version limitée très spéciale qui disait, c'est bon, c'est nouveau, si seulement !!!

Petite parenthèse très courte sur les origines sur la désignation « Shellback », sachez que dans la marine américaine, le « Shellback » est le nom donné aux marins qui franchissent pour la première fois l’équateur, à cette occasion une cérémonie d’intronisation, très sérieuse et organisé et consigne tout le déroulement de cette opération dans un livre de bord, nom du marin, date, heure, latitude et longitude exacte, le « Pollywogs » le têtard en français, devient à son tour un respectueux « Shellback ». C'est beau, n'est-ce pas...

Voyez, vous aurez au moins appris quelque chose aujourd’hui, merci « Camacho ».

La suite, attention, ça pique les yeux ! Cela commence par la bague, ce sticker vert fluo « marketing oblige », ma foi, conviendrait certainement mieux à une boîte de préservatifs qu’un cigare, bref, admettons, je suis peut-être trop « Old school » pour en apprécier toutes ses nuances. Personnellement, je me suis fait violence pour me le procurer chez Davidoff, comme prendre des risques fait partie de mes attributions de blogueur, je devais tenter cette expérience sensorielle inédite de ce « Shellback ». Oui, je sais, quelle idée ?

Esthétiquement, rien à dire, c’est proprement roulé et soigné, la cape maduro satinée emmaillote un corps musclé d’une souplesse modérée. Difficile de faire mieux dans le genre.

Olfactivement, je reste suspicieux sur son parfum ! En effet, la cape d’origine équateur est particulièrement bien trop mielleuse pour être honnête, mélange de vanille, de bonbon, analogue un peu à ce que l’on trouverait dans certains tabacs à pipe de contenance sirupeuse, des saveurs plutôt sucrées qui flattent insidieusement les sens du béotien, à l’instar des exhausteurs de goût d'une pizza surgelée. Cela ne correspond pas vraiment à ma vision, pour un cigare annoncé d’origine, principalement Nicaraguayenne. Je trouve très étrange pour ma part ce package olfactif que nous sert "Camacho" dans cette cape « Habano équateur ».

Passons ! A cru, je dirai pas mal épicé !

Dès l’allumage, les premières sensations s’envolent sur un démarrage assez sec et râpeux en bouche, peu d’onctuosité, très roboratif. Ce « Camacho » souffle un vent chaud avant l’orage, dans cette consistance bien assise et de loin très subtile dans sa forme, beaucoup de terre et de poivre et beaucoup de rien dans cette triste fable. Un cigare qu’apprécieront certains amateurs de saveurs rassasiantes et nerveuses, dont la puissance bombe le torse, dans une parodie machiste et clownesque, localisés surtout, très au fond du palais, dans les coulisses du désespoir. Inutile de parler d’équilibre ou de « rancio », vous l’aurez bien compris, ce « Camacho » ne fait pas dans la bienveillance, il choisit de jouer consciemment sur le terrain d’entraînement d’un porte-avions de l’US Navy ou la sensibilité et la subtilité resteront vestiaire, juste bon pour les tapettes et la bleusaille !

Sur l’ensemble rien de vraiment captivant, très pauvre en goût, très asséchant aussi et sans aucune évolution ! D’une persistance très volatile, ce cigare assoit son dégustateur face à un peloton d’exécution. D’un faible intérêt gustatif, ce « Shellback »se joue de vous sur un seul acte et vous donne en prime le mal de mer, en effet j’en ai le bide tout retourné. On se croirait, en pleine tourmente sur le 180eméridien, à bord d’un frêle esquif, ballotté et fouetté par les embruns iodés, manquerait plus qu’une mouette pour se faire chier dessus, mais qu’est-ce que l’on voyage avec « Camacho » ? Que dire de plus, son prix prohibitif bien sûr, 17chf, une bagatelle pour une si belle aventure !!

Ma note 8/20, il lui manque juste sa moitié, la plus importante qui n’est autre qu'un peu d'aromaticité et de rondeur, vachement beaucoup ! Oui, je suis d'accord avec vous, c'est trop facile de tirer sur les ambulances. Bonne dégustation tout de même, pour les autres.

  • Origine: tripe: Nicaragua, sous cape: Nicaragua, cape: Equateur
  • Format: toro
  • Taille: 150mm x 20mm
  • Bague: 50
  • Poids: 14.8gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 17chf

shellback_camacho.jpg

Camacho "Shellback"

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20 

15:46 Écrit par Edmond Dantes dans Camacho, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

04/03/2016

Toscano Nobile "Hand Made "

« Les cigares toscans nous offre toujours avec sa violence inhérente, la meilleure défense contre les excès du tabagisme. »

La petite histoire du « Toscano »…

Il est dit que de retour à la mi-août de 1815, une tempête soudaine et violente a éclaté sur Florence, cette pluie torrentielle aurait noyée une partie des récoltes destinées à la manufacture du Grand- Duc de Toscane, Ferdinand III. Cette erreur de manutention et d’appréciation , se solda par un processus fermentif inédit et incongru, en effet après la pluie, le beau temps, le soleil plus l’effet de la chaleur se sont chargés de la nouvelle destinée de ces feuilles, prévu à cette époque comme tabac à pipe et à priser. Comme quoi, souvent les erreurs des hommes combinées à celle de la nature, donne naissance à des artéfacts des plus étonnants !

Ainsi est né ce cigare à la suite d’une tempête providentielle, ce cigare Alias le « Stortignaccolo » synonyme de tordu comme du fil de fer, en raison de sa forme irrégulière, d’ailleurs les puristes s’accordent à dire que plus le « Toscano » est incurvée, plus il est bon ! N’étant pas expert, je ne les contredirai pas. La raison de cette forme singulière, est l’absence d’une feuille, bien présente dans la confection des cigares Caraïbéens qui sert à leur donner une forme rectiligne, appelée « sous cape » qui forme avec la tripe, la poupée et sa forme définitive. Le « Toscano » en était dépourvu et se voulait destiner, avant tout, au peuple, il devait être accessible au plus grand nombre et ne ciblait pas les amateurs de cigares cubains déjà produits dans la « Fabrique Royale de tabac de Séville ».

Aujourd’hui, je vous présente le « Toscano Nobile », un cigare spécialement conçu à la main dans la fabrique de Lucca (Lucques) en Toscane, avec des tabacs Kentucky nationaux, et oui ça existe, vous avez bien lu « à la main » !! Sa particularité, son tabac sélectionné a subi un vieillissement de 5 ans avant d’être commercialisé. Désolé, cette édition limitée n’est malheureusement pas disponible en civette, vous pouvez la trouver uniquement en « Duty free » à Rome et à Milan pour le moment, au prix de 50€ les 10 cigares. Je trouve le packaging très joli, très exclusif, avec cette imprimé sur le couvercle de style de « renaissance italienne » et souligné d’une calligraphie soignée, c’est très noble et ça sent de suite bon l’Italie, je trouve. N’oubliez-pas, Milan et Rome uniquement !

A l’intérieur, en anglais, le fabricant explique la composition de ce mélange de tabacs italiens. Avec la précision que ce cigare n’est pas mécanisé, mais roulé entièrement à la main à partir de feuille exclusive. Une petite phrase, cependant nous fait comprendre le nouveau segment économique de ce « Toscano » sur le marché international, d’où la raison du « Duty Free » : « Une expression intense et persistante de la saveur du tabac Kentucky, qui maintient bien le goût et la qualité de la tradition italienne ».

 Chaque cigare est gardé précieusement dans une enveloppe de cellophane. Pour mon appétence et pour la photo surtout, j’ai préféré tous les découvrir, pour en apprécier le moindre détail de leurs contours. Je suis d’accord avec vous, à première vue on peut le trouver hideux, si vous le comparez à d’autres cigares en provenance des Caraïbes. Son côté très rugueux, noueux comme les doigts nervurés d’un ancêtre venu d’outre-tombe, et dure comme une branche d’Olivier, déroute notre appréciation à le trouver très beau ou très laid, drôle de paradoxe je trouve. A l’odeur, cela reste du 100% Toscano, les arômes de vernis, d’essence giroflée et de goudron réglissé, prennent au nez rapidement et déstabilisent notre perception peu habituée à ce type de parfum dans un cigare. Vulgairement certains vous diront que ça sent la nicotine !

Contrairement à d’autres cigares de cette marque, je pense notamment au « Toscano Antico et Vecchio », les premières minutes de fumage sont plutôt posées, doucereuse et onctueuse. Petite précision, pour cette dégustation j’ai choisi de le fumer sur toute sa longueur comme n’importe quel module, évitant pour cette fois de le diviser en deux parties égales comme il est coutume de le faire. En effet, le démarrage sera fort différent en raison d’une extrémité plus étroite, analogue à un cigare de type « perfecto » par exemple. Celui-ci s’illustre par un faible volume de fumée u démarrage et un tirage assez difficile, ce qui est toutefois normal. Ces prémices restent pourtant très agréables en bouche, très surprenant et très rond, mais d’une longueur assez courte et difficile à interpréter, cela se ressent par une volatilité des arômes. L’épice et la terre dominent cette première partie sur une consistance légère, localisée beaucoup sur l’avant-centre de la bouche et cela ne changera guère jusqu’à la fin.

Au fil du temps, le cigare s’évase et produit des saveurs plus accrocheuses et plus de corps tout en gardant sa forme initiale d’onctuosité et de légèreté. Rassurez-vous, nous sommes bien loin d’un 3e tiers cuisant d’un « Romeo & Julieta Wide Churchill ». Ce Nobile possède un bel équilibre avec une certaine évolution, oui, oui on peut parler d’évolution, résultant de sa forme j’en conçois ! A ce stade, en son milieu, la sémantique de ses arômes offre un goût plus centré sur l’anisé goudronné dans les premières secondes, pour ensuite se prolonger sur plus de minéralité dans la longueur, quelques notes métalliques ( sang ) sèment la subtilité de ce « Toscano ».

Sur le dernier temps, sa forme s’est un peu alourdi avec une sensation anesthésiante sur l’avant de la langue, je le trouve plus consistant et plus puissant, mais rien d’agressif, ni de toxique qui m’obligerait à y mettre fin. Son bouquet aromatique évolue sur des notes de bois, de champignon, de terre, un ensemble de saveurs plus amères et moins soyeuses, ressentis maintenant dans la dernière ligne droite. Personnellement, je suis agréablement surpris par son évolution, certains trouveront abusés que j’emploie ce terme d’évolution dans un « Toscano », plus conforme et protocolaire à la dégustation d’autres cigares, comme un Havane. N’oubliez pas que le cigare composé de ses cinq feuilles n’est pas d’origine cubaine dans sa conception, il aurait très bien pu ressembler à un « Toscano » !

Bref, je pense que le couper en deux serait vraiment dommage et perdrait tout intérêt gustatif, à éviter ! Entre nous, je connais des marques Dominicaines et autres qui pourraient envier ce « Nobile ». Ma note de cœur 16/20, excellente pour ma part, une belle découverte !   

  • Origine: tripe: Kentucky Italie, Cuba, cape: Kentucky Italie
  • Format: corona extra
  • Taille: 155mm x 16mm
  • Bague: 42
  • Poids: 9.3gr
  • Année: sortie en 2015
  • Prix Suisse: 5€ ( box of 10 ) 

toscano_nobileA.jpg

toscano_nobileB.jpg


Vidéo sur le roulage main d'un "Toscano".

Couper_12.jpg

cliquez sur la carte.

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20 

12:39 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Toscano | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |