15/08/2016

Gran perfecto "Escurio" de Davidoff

Ce ‘gran perfecto’ avec le ‘corona gorda’ fait partie des deux derniers modules de la ligne Escurio au blend brésilien et dominicain, ayant vu le jour cette année, deux nouveaux formats désuets qui s’ajoute aux trois autres. Personnellement je trouve audacieux pour le coup, en effet je trouve intéressant qu’une marque comme Davidoff, réussisse encore à nous surprendre, voire nous séduire avec ce genre de format peu répandu, à contresens de nos habitudes de fumage.

Notamment, avec ce ‘gran perfecto’ à la Groucho, ou préférez-vous, cet obus maintes fois dessiné dans les Tex Avery, les Tom & Jerry, ainsi que dans beaucoup de Disney comme l’éternel Baby Herman dans ‘Qui veut la peau de Roger Rabbit’, en passant par Pinocchio, à Edgard dans les aristochats, sans oublier Ratigan dans Basil détective, même une gargouille dans le Bossu de notre dame joue du cigare, ainsi que Walrus dans Alice au pays des merveilles, en passant par Hadès le dieux des enfers dans Hercule, tous ces personnages l’ont tous adopté et caricaturé comme accessoire à la bouffonnerie, ou le plus souvent pour marquer le côté obscur et vil de nos semblables, un module gonflé d’orgueil prêt à exploser de concupiscence et d’arrogance !

Quand on y regarde de plus près, moi comme vous, sommes vraiment de sales types ou de véritables clowns, non ?

La dégustation, tout de même…!

Visuellement, rien à signaler  ce ‘gran perfecto’ présente ses meilleurs atouts, une construction parfaite, huilé par une belle cape  maduro/ oscuro luisante en provenance d’Equateur, lissé sur un corps ferme et souple à la fois qui vous délivre des nuances profondes de chocolat en poudre, de café du ‘brésil’ et de terre.  Au mouillage, la cape délivre une légère acidité, suivit à cru d’une saveur fruitée très singulière et prometteuse.

Dès l’allumage, le démarrage se démarque sur le registre de la bienveillance et de la douceur, mais un cigare qui brille par son absence dès les premières aspirations, ou ses arômes dilués sur les dix premières minutes cèderont leur place à une perception, plus grasse en bouche, plus collante et pâteuse. L’ensemble développe une rondeur tropicale, faite de notes humides, plus centré sur le végétal, sur l’humus et le champignon. Un climat agréable, mais lourd qui pourrait paraître d’aphasique par ce manque de puissance sur ce premier temps. La persistance reste moyenne et volatile sur ce terrain fertile à la rondeur féconde qui ne demande qu’à éclore, mais non, il faut encore attendre ! Une introduction que je trouve pour le moment, fatiguée, trop humble à mon goût, pas assez accrocheur je dirai.

Le 2e temps commence vraiment à se révéler, après 40 minutes sur la moitié du fumage, trop tardivement. Rapidement, les doutes font place à plus de générosité et d’impétuosité, le café crème ‘réglissé’ évolue sur une forme plus grave, plus corpulente et épicé. Ou le fumé de la tourbe, et quelques amertumes viennent conforter un caractère plus vif et ténébreux, sur une longueur grandement améliorée, limite corrosif à l’approche du 3e temps. Je trouve ce cigare très tranché pour ma part, une partie sourde et une partie prépondérante qui a tendance à trop vite s’enflammer. Un cigare qui sous ses airs cajoleurs renferme un tempérament très puissant et soutenu. Etrangement, je lui trouve une évolution proche à certains cigares cubains, ceux des plus impétueux qui deviennent très cuisants sur le final et qui vous rassasie pour plusieurs jours en général.

Dans l’ensemble, ce cigare est une petite bombe à retardement dont il faut se méfier, à déguster avec une eau forte, tel qu’un bon whisky tourbé et iodé comme un vieux Bowmore, au pire avec une cachaça du Brésil.   

Ma note de cœur, 16/20 un bon cigare auquel quelques chapitres lui ont été injustement arrachés.

  • Origine: tripe: brésilienne matafina/ Dominicaine piloto, sous-cape: brésilienne, cape: Equateur habana
  • Format: gran perfecto
  • Taille: 127mm x 24mm
  • Bague: 61/50
  • Poids: 17gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 13chf

escurio gran perfecto davidoff

Gran perfecto "Escurio" Davidoff.

escurio gran perfecto davidoff

Walus.gif

Walrus dans Alice au pays des merveilles !

 

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20 

    

16:16 Écrit par Edmond Dantes dans Davidoff, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/08/2016

Mort de Carlos Fuente sénior, ce vendredi à l'âge de 81 ans

carlos sr, carlos jr, cynthia, fuente cigars

Carlos Fuente sénior.

Carlos Fuente Sr, le patriarche et de longue date président de Tabacalera A. Fuente y Cia est décédé vendredi soir à Tampa, en Floride, après une bataille contre le cancer de l'estomac. Il était âgé de 81 ans, et était entouré par sa famille au moment de sa mort.
Fuente a fondé une des plus grandes entreprises de cigares au monde, qui préside des marques légendaires comme Arturo Fuente et Fuente OpusX, ainsi que de nombreuses marques pour d'autres, parmi eux Ashtons et Diamond Crown. Il a travaillé aux côtés de son fils, Carlos Fuente Junior, qui est président de la société et sa fille Cynthia Fuente-Suarez. Les deux sont activement impliqués dans la société d'aujourd'hui, poursuivant la tradition familiale de la fabrication des cigares premium.
De ses humbles débuts à Ybor City, en Floride, la fabrication des cigares dans la maison de ses parents, Fuente Senior construit une puissance internationale, avec des cigares connus et vénérés dans le monde entier. Son entreprise produit aujourd'hui plus de 30 millions de cigares par an à Santiago, République dominicaine.
«Je ne me souciais d'être le plus grand fabricant de cigares," a-t-il dit une fois à Cigar Aficionado. "Je me suis toujours soucié d'être le meilleur." Les cigares Fuente ont souvent marqué de nombreuses notes élevées dans le magazine « Cigar Aficionado », y compris d'être nommé le cigare de l'année en 2005. Il a été intronisé dans la classe inaugurale du « Cigar Aficionado Hall of Fame » en 1997, et a été le dernier membre survivant de ce groupe.
"Senior était un géant qui faisait partie d'une race de pionniers qui ont contribué à faire de l'industrie du cigare roulé à la main ce qu'il est devenu», a déclaré Marvin R. Shanken, rédacteur en chef et éditeur du magazine « Cigar Aficionado ». "Un homme humble, dont sa mémoire restera à jamais dans nos coeurs."

carlos sr, carlos jr, cynthia, fuente cigars

Carlos sénior, Cynthia et Carlos junior Fuente.


"Il est la fin d'une époque», a déclaré Robert Levin, propriétaire de « Ashton Distributors Inc », qui connaissait Fuente Sr depuis des décennies. "Il était un gars unique, une personne incroyable. Il était un résolveur de problèmes, et examinait toutes les situations pour trouver une solution dont personne d’autre ne pensait."
"Il était un grand homme, le plus grand homme que je connaisse», a déclaré Wayne Suarez, son ancien gendre et un ancien dirigeant Fuente. "Il n'y aura jamais un autre Carlos Fuente Sr."

Fuente Sr. était connu comme l'un des hommes les plus travailleurs dans l'industrie du cigare. «Je travaille depuis l'âge de huit ans. De la vente de fruits dans la rue, cireurs de chaussures, j’ai fait tout ce que vous pouvez penser," dit-il à « Cigar Aficionado en 2012 ». "Quand j'avais 14, 15 ans, il m’arrivait de cumuler deux emplois. Je me levais pour aller à l'école, et le soir je travaillais dans une pharmacie jusqu'à 11 heures du soir dans une pharmacie. J’ai toujours aimé travailler. "

Fuente Sr. était aussi un combattant qui a surmonté les obstacles. Il a contracté la polio à l'âge de 11 ans, et quelques-un a dit qu'il ne marcherait plus jamais. Il a fallu plusieurs années, mais Fuente Sr. a retrouvé la capacité de marcher normalement.
La marque Arturo Fuente a été créée par le père de Fuente, Arturo Fuente, qui a commencé la fabrication des cigares à West Tampa, en Floride, en 1912. Dans les années 1920 l'entreprise avait suffisamment grandi pour incorporer plus de 500 employés, mais en 1924 la fabrique de cigares a brûlé. Arturo, qui était sous-assuré, a dû arrêter la production. En 1946, Arturo mise une fois de plus pour refaire des cigares, cette fois-ci sur le porche de sa maison à Ybor City. Carlos Fuente Sr. avait 11 ans à l'époque, et il a grandi en travaillant dans l'entreprise en aidant son père, il a commencé par le balayage des étages, puis en apprenant à rouler. Il devait faire ses 50 cigares tous les jours quand il rentrait de l'école.

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Arturo Fuente et Carlos Fuente sénior.


Fuente était une entreprise locale dans les années 1950. Son activité de cigares n'a pas été assez forte pour soutenir Fuente Sr. avec un maigre salaire dans les premiers temps, pour faire face il prend un emploi comme boulanger. Quand il a quitté la boulangerie pour travailler à temps plein chez Fuente, il était seulement payé 40 $ par semaine.
En 1958 Fuente Sr, rachete la société de son père pour 1 $. Il avait un actif de 1161 $ avec un endettement nul et une production de quelques milliers de cigares par an.

Fuente Sr, mise sur son esprit  d’expansion, ce qui signifie la vente de cigares sur le crédit. Il a commencé par étendre à d'autres parties de la Floride, puis à New York City, en se concentrant sur les marchés avec une forte communauté latino. Comme les ventes ont augmenté, il a ajouté des employés, mais les temps étaient encore très maigres. Il vivait dans la maison de ses parents, qui servait toujours d'usine. Comme il a grandi, le business des cigares se développa dans d'autres pièces de la maison, ce qui oblige les Fuentes à déplacer leurs meubles un peu chaque jour pour créer des espaces de travail temporaires.

Les temps sont restés difficiles pour les affaires. Fuente Sr ouvre enfin son usine en République dominicaine en 1980, avec son fils, Carlos Fuente Junior. Ils ont travaillé 18 heures par jour, en réinvestissant les bénéfices dans le tabac, la construction d'un stock massif de fines feuilles. "Quand j'ai commencé en République Dominicaine, tousnos profits, nous nous contentions de peu, tout notre profit a toujours été investi dans le tabac. Et le tabac est la chose la plus importante que vous pouvez avoir. Nous avons toujours eu beaucoup de tabac. C’est après que nous avons commencé le vieillissement de nos feuilles, et nous avons commencé à faire mieux, de mieux en mieux. "
Les affaires de Fuente a véritablement commencé à monter en flèche pendant le boom de cigare des années 1990, l’ Arturo Fuente 8-5-8, la série Hemingway des perfectos et plus tard, le riche et robuste  Fuente Opus X. L'entreprise se trouve aujourd'hui comme le plus grand producteur familial de cigares premium.


Fuente Sr a été précédée dans la tombe par son épouse, Anna Louisa Lopez Fuente, qui est mort en Décembre. Ils ont été mariés pendant 62 ans.
Il laisse dans le deuil ses fils Carlos Fuente Jr et Richard Fuente, sa fille Cynthia Fuente-Suarez, son frère Arturo Fuente Jr, ses  petits-enfants Liana Fuente, Rosana Fuente, Christina Suarez, Lidiana Fuente, Bianca Suarez, Sofia Fuente et Carlos Fuente III, ses petits-fils Alvaro Valerio Jr. et Arturo Valerio et arrière petite-fille Anna Valentina Valerio.

source traduction by Edmond: Cigars Aficionados

14:12 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/07/2016

IZAMBAR CIGARS "Kingdom" double robusto

« Le cigare est art de suggestion et de divination, mais aussi un véritable art de vivre, intemporel et spirituel. » by Edmond.

C’est une dégustation assez particulière que je vous propose de partager dans ces quelques lignes !  Ce cigare très précieux à mes yeux, tire son histoire de ma propre vie et de mon expérience, celle de la ferveur que je porte au cigare, ses parfums qui continuent jour après jour à exalter mes sens de douces volutes, magiques et enivrantes.  C’est avec force et déraison aujourd’hui, que cette passion se concentre et se matérialise au travers, de cette nouvelle marque et module, baptisé IZAMBAR « Kingdom ». Un double robusto de 21 grammes, aux dimensions gourmandes de 158 par 54 de cepo. Un cigare ambitieux, né d’une synergie étroite avec notre master blender au Nicaragua, de moi-même (Edmond) et de mon partenaire Antonio, aussi grand amateur.

En effet, il nous aura fallu plus d’une année de travail, entremêlée de dissections olfactives et gustatives, incertaines parfois, d’évidences au fil des mois, pour concrétiser ce projet en toute probité, afin de  vous offrir un cigare digne d’être dégusté maintenant.

Je compte sur vous pour nous remettre votre analyse, une fois que vous aurez dégusté ce « Kingdom » dans les prochains mois.

 En attendant, voici la mienne ! J’avoue que l’exercice est loin d’être facile.

Visuellement ce double robusto ne laisse pas indifférent, ses mensurations harmonieuses et musclées courtisent l’appétence dès le premier coup d’œil. D’une constitution assez ferme, ce grand corps rigide développe de belles douceurs, comme le café au lait, ou celle de la chicorée  par exemple, jusqu’aux senteurs voisines de sous bois et d’herbe odorante, présage une mise en bouche, profonde et très prometteuse.

Dès son allumage, mes premières aspirations exposent de suite un goût harmonieux, doux et crémeux, une sorte de flou olfactif et ample en bouche, régenté de saveurs plus puissantes et sécurisantes en arrière- plan, un contraste analogue à ces volcans endormis dominant de sublimes paysages placides. Petit conseil, ce cigare au tirage excellent, oblige à la prudence en imposant la règle des gestes lents pour en tirer la meilleure « liqueur » . Vos fréquences  d’expiration seront très vite déterminantes dans cette dégustation, alors ne soyez pas trop preste ! Cela n’engage que moi.  D’une persistance confortable et plaisante, je trouve cette première partie rigoureusement attachante, confortable et de suite  plaisante en bouche. Soufflant  aux papilles un tempérament d’une rigueur intéressante et pondérée,  éveillant avec subtilité ses notes de café crème, de noisette, de biscuits secs ou cookies, aux saveurs épicées et mielleuses.

Le 2e temps évolue sur une forme plus soutenue dès à présent, avec  l’apparition d’un poivre plus persistant, ressenti sur le bout de la langue, sans faire l’impasse sur son agrément crémeux et rassasiant à la fois. Cela, sans altercation licencieuse avec les papilles. D’une évolution relative à son terroir, ce « Kingdom » s’écoute fumer, en arrivant tout de même à me séduire par ce juste équilibre, goût/ puissance, tout à fait honorable. A ce stade de cette partition, ses arômes plus fortifiés diffusent dès à présent, des notes de doux toffee, de crème de café et d’écorce de pain chaud, celui dont l’odeur de boulange vous réconforte au petit matin. D’une longueur aimable et suave, ce cigare trouve son véritable rythme de croisière après une  heure de fumage, un passage obligé que vous apprécierez, tout dépend si vous aimez la quiétude et le confort feutré des gros paquebots ou le côté plus récréatif des petits voiliers !

Dans ce 3e temps, cette dernière partie marque cette transition de la forme crémeuse/ épicée avec celle d’une cuisine de terroir, riche et opulente de saveurs réconfortantes et nostalgiques. En somme ce « Kingdom » sait se montrer impérieux dans sa suffisance sans rien perdre de sa bienveillance dès qu’on le pousse dans ses retranchements dès qu’on le tête un peu trop fort. Un cigare que je trouve étonnant, pour ne pas dire singulier ! Cet « IZAMBAR » est bien plus poivré et coloré dans ce dernier opus qu’en première partie, celui-ci orienté vers une richesse plus expressive, il se déguste jusqu’à la dernière bouffée sans jamais transgresser son équilibre.

En analysant ce cigare sur sa globalité, on peut remarquer une certaine régularité dès le démarrage, puis tout doucement et sans précipitation prendre plus d’aisance et d’assurance, pour finir par se qualifier après 1h30 de délectation, sans fausse note, sans aucune lourdeur ni âcreté, pouvant nuire à ce final enjoué et stimulant.

Je sais ce que vous pensez, que mon analyse n’est peut-être pas très objective et vous avez surement raison !  Mais sincèrement, nous sommes satisfaits du résultat, de cette réalisation qui rend grâce à nos passions communes pour le cigare.

Plus qu’une dégustation, j’ai essayé dans ce récit de partager avec vous un moment, ceux-là même qu’il me plaît de dépeindre dans mes modestes écrits, que certains connaissent déjà.

j’espère avoir excité votre bulbe olfactif, ainsi que votre curiosité.  Ma note de cœur …/20, non pas cette fois ! 

J’ajouterai ceci, « Ce « Kingdom » au royaume des cigares, IZAMBAR a la modestie des grands hommes. » 

Mes remerciements à la fabrique en Estelli au Nicaragua et son génial master blender qui a eu la patience de nous écouter durant tous ces mois dans l’élaboration des mélanges, sans oublier mon ami et associé Antonio Urech, co-fondateur de la société Suisse « IZAMBAR CIGARS ».

 

  • Origine: tripe: Nicaragua, sous-cape: Nicaragua, cape: Equateur
  • Format: double robusto
  • Taille: 158mm x 21,4mm
  • Bague: 54
  • Poids: 22gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 15,9chf

 

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IZAMBAR CIGARS "Kingdom"

 

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"IZAMBAR CIGARS"

Antonio & Edmond

antonio@izambar.com* & edmond@izambar.com*

Tél/ 0041 79  872 87 96 ( Suisse ) & 0033 (0)6 69 18 24 49 ( France )

http://www.izambar.com

17:17 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Izambar | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |

IZAMBAR CIGARS "Kingdom" double robusto (deutsh )

« Die Zigarre ist eine Art der Einflüsterung und der Voraussagung, aber auch eine wahre Lebensart – zeitlos und spirituell.» von Edmond.

Es ist eine sehr spezielle Degustation welche ich mit Ihnen in den folgenden paar Zeilen teilen möchte! Diese, in meinen Augen sehr wertvolle Zigarre, zieht seine Geschichte von meinem eigenen Leben und meiner Erfahrungen, jenes Eifers, welchen ich den Zigarren zutrage, seiner Düfte, die Tag für Tag meine Sinne mit süssem Zigarrenrauch magisch und berauschend anregen. Heute ist es die Kraft und Unvernunft, welche die Passion konzentriert und materialisiert und die neue Marke, getauft IZAMBAR « Kingdom », hervorgerufen hat. Ein Double Robusto von 21 Gramm, mit den schlemmerhaften Dimensionen von 158 auf 54 Cepo. Eine ambitionierte Zigarre, geboren aus einer tiefen Synergie mit unserem Master Blender aus Nicaragua, mir selbst (Edmond) und meinem Partner Antonio, selbst ebenfalls ein grosser Liebhaber.

In Tat und Wahrheit brauchten wir mehr als ein Jahr Arbeit, vermischt mit zum Teil unsicheren Geruchs- und Kostproben, um dieses Projekt während Monaten ehrlich zu konkretisieren und Ihnen eine Zigarre anzubieten, die es heute verdient gekostet zu werden.

Ich zähle auf Sie um uns Ihre Analyse einzureichen, nachdem Sie diese « Kingdom » in den nächsten Monaten gekostet haben.

In dieser Zeit haben Sie hier die Meine! Ich gebe zu, dass es bei weitem keine leichte Aufgabe ist.

Äusserlich lässt dieser Double Robusto niemanden kalt, seine harmonischen und muskulösen Masse stärken das Verlangen auf den ersten Blick. Aus einer standhaften Verfassung entwickelt dieser grosse Körper eine gute Milde, wie ein Milchkaffe oder die der Endivie zum Beispiel, mit benachbarten Düften von Unterholz und wohlriechendem Gras – ein Vorzeichen für einen tiefen und sehr vielversprechenden ersten Zug.

Von der Anzündung an wurden meine ersten Züge einem harmonischen, sanften und cremigen Geschmack ausgesetzt, einer Art olfaktorischer Unschärfe und intensiv im Gaumen, geführt von stärkeren und beruhigenden Geschmäckern im Hintergrund, ein analoger Kontrast an die schlafenden Vulkane, welche die ruhigen Landschaften dominieren. Ein kleiner Tipp, diese exzellente Zigarre unterliegt der Bedächtigkeit, welche eine Regel einführt, die langsame Gesten auferlegt um den besten Geschmack daraus zu ziehen. Ihre Atmungsfrequenz wird sehr schnell massgebend in dieser Degustation, also seien Sie nicht zu rasch! Dies war zu Beginn ein Problem für mich. Von einer komfortablen und angenehmen Dauer, finde ich diesen ersten Teil sehr anziehend, komfortabel und gleichzeitig wohltuend im Gaumen. Eine, aus dem Gaumen geblasene, interessante und besonnene Strenge erweckt feinsinnig seine Noten nach Kaffee, Nüssen, Biskuits oder Cookies, mit würzigen und süsslichen Geschmäckern.

Der zweite Teil entwickelt sich kräftiger als zuvor mit dem Auftreten eines beständigen Pfeffers auf der Zungenspitze, ohne die cremige und sättigende Annehmlichkeit zu verlieren. Dies ohne einen speziellen Konflikt auf dem Gaumen hervorzubringen. Aus seiner Entwicklung heraus, verführt mich dieser « Kingdom » durch sein gutes Verhältnis von Geschmack und Stärke. In diesem Stadium verbreitet er seine stärkeren Aromen mit Noten von Toffee, Kaffee und der Rinde von frisch gebackenem Brot, welches Sie am frühen Morgen aufmuntert. Mit seiner freundlichen und lieblichen Länge findet diese Zigarre ihren optimalen Rhythmus nach einem « Segen » des Rauchens, ein wichtiger Durchgang den Sie schätzen werden, ganz egal ob Sie die Ruhe und den Komfort der grossen Kreuzer mögen oder die erholende Seite eines kleinen Segelschiffes vorziehen!

Der dritte Teil markiert den Übergang von der cremigen/würzigen Form zur bürgerlichen Küche, reich und opulent von herzerwärmenden und nostalgischen Geschmäckern. In der Summe weiss dieser « Kingdom » sich in seiner Gesamtheit imperial zu zeigen ohne von seinem Wohlwollen zu verlieren, sobald man ein wenig zu fest drückt. Eine Zigarre, welche ich erstaunlich finde, um nicht zu sagen einzigartig! Diese « IZAMBAR » ist viel würziger und farbiger in seinen letzten Zügen als im ersten Teil und orientiert sich nach einem expressiveren Reichtum, sie lässt sich bis zum letzten Zug geniessen ohne je einmal ihr Gleichgewicht zu verlieren.

Bei der Betrachtung dieser Zigarre in ihrer Gesamtheit kann man von Beginn an eine gewisse Ordnung erkennen, welche langsam und ohne Hast mehr Leichtigkeit und Sicherheit gewinnt um nach 1h30 des Genusses ohne falsche Note, ohne Schwere noch Bitterkeit zu charakterisieren und am Ende heiter und stimulierend ist.

Ich weiss, was Sie nun denken, dass meine Analyse nicht sehr objektiv sein kann und Sie haben mit Bestimmtheit Recht! Aber ehrlich, wir sind zufrieden mit dem Resultat dieser Realisierung welche nur dank unserer gemeinsamen Passion für die Zigarre zustande kam.

Mehr als eine Degustation habe ich in diesem Bericht versucht einen Moment mit Ihnen zu teilen, den ich gerne mit meinen bescheidenen Worten beschreibe, die einige bereits kennen.

Ich hoffe Ihre olfaktorischen Nerven, wie auch Ihre Neugier gereizt zu haben. Meine Note von Herzen …/20, nein, nicht dieses Mal!

 

  • Origine: tripe: Nicaragua, sous-cape: Nicaragua, cape: Equateur
  • Format: double robusto
  • Taille: 158mm x 21,4mm
  • Bague: 54
  • Poids: 22gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 15,9chf

 

izambar cigars, izambar kingdom

IZAMBAR CIGARS "Kingdom"

 

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"IZAMBAR CIGARS"

Antonio & Edmond

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Tél/ 0041 79  872 87 96 ( Suisse ) & 0033 (0)6 69 18 24 49 ( France )

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17:16 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Izambar | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

IZAMBAR CIGARS "Kingdom" double robusto (español )

El puro es el arte de sugestión y de lo que es divino, es también un verdadero arte de vivir espiritualmente sin preocuparse con el tiempo.” By Edmond.

¡Es una degustación especial que les propongo compartir en las próximas líneas! Este puro, muy valioso a mis ojos, trae su historia de me propia vida y experiencia, resultado de mi admiración por los puros, cuyos perfumes siguen exaltando día tras día mi noción de dulces volutas, mágicas y arrebatadores.

Hoy, es con fuerza e intrepidez que esta pasión se concentra y se materializa a través de esta nueva marca y modelo, bautizado IZAMBAR “Kingdom”. Un doble robusto de 21 gramos, con dimensiones de 158 par 54 de cepo. Un puro ambicioso, nascido de una estrecha sinergia con nuestro master blender en Nicaragua, de mí mismo (Edmond) y de mi socio Antonio, también un grande aficionado.

En verdad, fue necesario más de un año, intercambiando comparaciones olfativas y de sabor, a veces incertas, evidencias durante meses para concretizar este proyecto en toda probidad, a fin de ofrecer un puro pronto para su degustación. Cuento con sus análisis después de saborear este “Kingdom” dentro de los próximos meses. Mientras espero, ¡aquí está la mía! Reconozco que no es un ejercicio fácil.

Visiblemente este doble robusto no nos deja indiferentes, sus medidas harmoniosas y vigorosas cortejan el apetito a primera vista. Con una constitución firme, su grand cuerpo rígido desarrolla bellos aromas dulces como el café con la leche, o la achicoria, por ejemplo, hasta olores cercanos a la madera y la hierba fragante, presagio de un aperitivo profundo y muy prometedor.

Después de encenderlo, mis primeras aspiraciones exponen inmediatamente un sabor harmonioso, dulce y cremoso, un tipo de borrón olfativo y amplio en la boca, controlado por un gusto más fuerte y tranquilizador en el fondo, un contraste similar a estos volcanes inactivos que dominan los sublimes paisajes apacibles. Pequeño consejo: este puro de excelente inhalación, pide prudencia e impone como regla gestos lentos para asegurar la extracción de su mejor “licor”. La frecuencia de la aspiración será determinante para esta degustación. ¡Por eso, no sean tan listos!  Es lo que pienso yo. De una largura confortable creo que esta primera parte es absolutamente acogedora y agradable en la boca. Dejando en el paladar el temperamento de rigor interesante et ponderado, despertando con sutilidad notas de café con crema, de avellana, de galletas secas o cookies, en conjunto con sabores picantes y melosos.

El 2° tiempo evoluciona de manera más durable, con la aparición de una pimienta más persistente, sentida en la punta de la lengua, sin comprometer su sabor cremoso y de agradable saciedad. De une evolución relativa a su región, este “Kindom” se escucha fumar, y llega hasta a seducirme por este justo equilibrio, sabor/fuerza evidentemente honorable. En esta etapa de la degustación, sus aromas más fortificados difunden inmediatamente notas de dulce caramelizado, de crema de café y cáscara de pan caliente, este olor de panadería que reconforta en las mañanas. De una extensión amable y suave, este puro encuentra su verdadero ritmo de crucero después de un “fumo feliz”, un pasaje obligatorio que ustedes aprovecharán, dependiendo de si ustedes aman la quietud y el conforto acolchado de los grandes barcos o el lado divertido de los veleros pequeños.

El 3° tiempo, marca la transición entre la forma cremosa/picante y la de una cocina de la región, rica et llena de sabores reconfortantes y nostálgicos. En resumen, este “kingdom” sabe mostrarse dominante en su suficiencia sin perder su compasión cuando le empujamos a la solitud al aspirarlo un poco más fuerte. ¡Un puro que mi parece sorprendente no por decir singular!  Este “Izambar” es mucho más picante y colorido en este último opus que en la primera parte, orientado hacia una dirección de una riqueza más expresiva y se puede degustarlo hasta el final sin jamás transgredir su equilibrio.

Al analizar globalmente este puro, podemos observar una regularidad desde el principio, y calmamente sin precipitarse, tener más tranquilidad y seguridad para finalmente clasificarlo después de 1h30 de delectación, sin notas falsas, sin ninguna pesadez o acritud que pueda dañar este final alegre y estimulante.

¡Yo sé que ustedes piensan que mi análisis talvez no sea objetivo y seguramente tienen razón! Pero sinceramente, nosotros estamos satisfechos del resultado de esta aventura, fruto de nuestra pasión común por los puros.

Más allá de una simple degustación, he intentado en este relato compartir con ustedes un momento, tal como me gusta describir en mis escritos modestos que algunos de ustedes ya conocen. Espero tener despertado vuestro “bulbo” olfativo y vuestra curiosidad. ¡Mi nota de corazón …/20, no, no de esta vez!

Deseo finalmente acrecentar, “este “Kingdom” al reino de los puros, IZAMBAR a la modestia de los grandes hombres”

Mis agradecimientos a la fábrica de Estelli en Nicaragua y su genial master blender que tuvo la paciencia de escucharnos durante todos estos meses de elaboración de la mezcla, sin olvidar mi amigo y socio Antonio Urech, fundador de la sociedad Suiza “IZAMBAR CIGARS”.

 

  • Origine: tripe: Nicaragua, sous-cape: Nicaragua, cape: Equateur
  • Format: double robusto
  • Taille: 158mm x 21,4mm
  • Bague: 54
  • Poids: 22gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 15,9chf

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IZAMBAR CIGARS "Kingdom"

 

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"IZAMBAR CIGARS"

Antonio & Edmond

antonio@izambar.com* & edmond@izambar.com*

Tél/ 0041 79  872 87 96 ( Suisse ) & 0033 (0)6 69 18 24 49 ( France )

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17:16 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Izambar | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

IZAMBAR CIGARS "Kingdom" double robusto ( english )

« The cigar is an art of suggestion and divination, but also a true art of living – timeless and spiritual. » by Edmond.

It is a very particular tasting, which I propose you in this brief paragraphs!  This cigar, very precious in my eyes, takes its story from my own life and my experience, from the enthusiasm which I give to cigars, its flavours which continue day after day to exalt my senses of mild swirls – magic and intoxicating. It is with force and folly that this passion is concentrating and materialising through this new brand and modulus, baptized IZAMBAR « Kingdom ». A Double Robusto of 21 gram, with greedy dimensions of 158 per 54 de cepo. An ambitious cigar, born through a large synergy with our master blender in Nicaragua, myself (Edmond) and my partner Antonio, a big enthusiast too.

In fact, it has taken us more than a year of work, entwined by, sometimes uncertain, odours and tasting dissections to concretise this project with the utmost probity to offer you a cigar good enough to be tasted now.

I count on you to give us your analysis after having tasted « Kingdom » in the next few months.

Meanwhile, here is mine! I admit that the exercise is far by being easy.

Visually, this double robusto leaves no one indifferent; its harmonious and muscled measurements are courting appetite from the first sight on. From a quite strong constitution, this big rigid body develops good gentleness, like the milk coffee or the one of the chicory for example, up until undergrowth woods and fragrant grasses, omen of a profound and very promising appetizer.

From its lighting on, my first aspirations where exposed by a harmonious, gentle and creamy odour, olfactory soft and ample in the mouth, dictated by powerful and secure background flavours, an analogous contrast between the dormant volcanoes of wonderful landscapes. A little advice, this excellent cigar requires prudence by imposing the rule of slow moves to take the best « liquor » out of it. Your breathing frequency will be determining in this degustation, so do not be too hurried! This was my personal problem. Of a comfortable and pleasant persistence, I find this first part rigorously endearing, comfortable and pleasant. Blowing an interesting and pondered temperament, awakening with subtlety its notes of coffee, hazelnut, biscuits and cookies, spicy and honey tones.

The 2nd part comes with a more sustained form than before with the apparition of a more persistent pepper, perceived at the tip of the tongue, without sidestepping its creamy and satiating approvals. This, without indecent altercation with the taste buds. From a relative evolution of its homelands, this « Kingdom » is able to satisfy me very honourable through the good equilibrium of taste/strength. At this stage of this partition, its strengthened aromas are up to now diffusing notes of mild toffee, coffee and crusts of warm bread, which odour comforts you in the morning. With its pleasant and suave length, this cigar finds its veritable cruising speed after a « joy » of smoking, an essential phase that you will appreciate, where everything depends if you like the tranquillity and comfort of big liners or the more recreational side of sailing boats!

In this third stage, this last part marks its transition of the creamy/spicy form with those of a traditional cuisine, rich and opulent of comforting and nostalgic flavours. In sum, this « Kingdom » knows how to show itself imperial in its adequacy without losing anything of its caring as soon as you push it to the limits. A cigar, which I find astonishing, if not unique! This « IZAMBAR » is far more peppery and coloured in this last opus than in its first stage. This is oriented by a more expressive richness, which tastes itself until the last puff without infringing its balance at any time.

By analysing this cigar in its totality, one can remark a certain regularity from the beginning on, then very slightly and without precipitation taking more ease and confidence, to finish by qualifying itself after 1h30 of delectation without wrong note, without any heaviness nor acridity, to be able to finalise cheerfully and stimulating.

I know what you think, that my analysis cannot be very objective and you are surely right!  However, sincerely, we are satisfied by the result of this realisation that only came out thanks to our common passion for cigars.

More than a tasting, I tried in this recital to share with you a moment, which I am pleased to depict in my modest writings, which some already know.

I hope having excited your olfactory corm as well as your curiosity. My heart note …/20, not this time! 

 

  • Origine: tripe: Nicaragua, sous-cape: Nicaragua, cape: Equateur
  • Format: double robusto
  • Taille: 158mm x 21,4mm
  • Bague: 54
  • Poids: 22gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 15,9chf

 

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IZAMBAR CIGARS "Kingdom"

 

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"IZAMBAR CIGARS"

Antonio & Edmond

antonio@izambar.com* & edmond@izambar.com*

Tél/ 0041 79  872 87 96 ( Suisse ) & 0033 (0)6 69 18 24 49 ( France )

http://www.izambar.com

12:56 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Izambar | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

IZAMBAR CIGARS "Kingdom" double robusto (italian )

“Il sigaro è arte di soggezione e di divinazione, ma anche un’arte di vivere vera e propria, intramontabile e spirituale.” by Edmond.

È una degustazione abbastanza particolare quella che vi propongo di condividere in queste poche righe! Questo sigaro, molto prezioso ai miei occhi, trae la sua storia dalla mia stessa vita e dalla mia esperienza, quella del fervore che porto al sigaro, i suoi profumi che continuano giorno dopo giorno ad esaltare i miei sensi con dolci volute, magiche e inebrianti. Oggi, è con forza ed irragionevolezza che questa passione si concentra e si materializza attraverso una nuova marca e modulo battezzato IZAMBAR “Kingdom”. Un doppio robusto di 21 grammi, dalle dimensioni golose di 158 per 54 cepo. Un sigaro ambizioso, nato da una sinergia stretta con il nostro master blender in Nicaragua, da me stesso (Edmond) e dal mio partener Antonio, anche lui grande amatore.

In fatti, ci è voluto più di un anno di lavoro, intrecciato di dissezioni olfattive e gustative, a volte incerte, di evidenze emerse nel corso di mesi, per concretizzare questo progetto nella sua integrità, così da offrirvi un sigaro degno di essere degustato.

Conto su di voi per trasmetterci la vostra analisi una volta che avrete degustato il nostro “Kingdom” nei prossimi mesi.

Nel frattempo, ecco la mia! Ammetto che l’esercizio non è affatto facile.

Visivamente, questo doppio robusto non lascia indifferenti, le sue misure armoniose e muscolose stuzzicano l’appetito fin dal primo sguardo.  Con una costituzione abbastanza soda, il suo grande corpo rigido sviluppa delle belle dolcezze, come il caffelatte, o quella della cicoria per esempio, fino agli aromi che ricordano il sotto bosco e di erba profumata, facendo presagire un assaggio profondo e molto promettente.

Fin dalla sua accensione, le mie prime boccate espongono immediatamente un gusto armonioso, dolce e cremoso, una sorta di sfuocato olfattivo e ampio in bocca, controllato da sapori più potenti e rassicuranti in sottofondo, un contrasto analogo a quello dei vulcani addormentati che dominano i loro paesaggi sublimi e placidi. Piccolo consiglio, questo sigaro dal tiro eccellente richiede una certa prudenza, imponendo la regola dei gesti lenti per trarne il miglior “liquore”.  Le vostre frequenze di espirazione saranno molto presto determinanti in questa degustazione, quindi non abbiate fretta!   Ma questa è solo la mia opinione. Con una persistenza confortevole e piacevole, trovo questa prima parte assolutamente accattivante, confortevole e fin da subito piacevole in bocca.  Soffiando alle papille un temperamento dotato di un rigore interessante e ponderato, risvegliando con sottigliezza le sue note di crema di caffè, di nocciola, di biscotti secchi o cookies, dai sapori speziati e mielosi.

Il 2° tempo evolve su una forma più sostenuta adesso, con l’apparizione di un pepe più persistente, percepito sulla punta della lingua, senza trascurare al tempo stesso il fascino cremoso e saziante.  E tutto ciò, senza alterco licenzioso con le papille. Con un’evoluzione relativa alla sua terra, questo “Kingdom” si ascolta fumare, riuscendo comunque a sedurmi grazie al suo giusto equilibrio, gusto/potenza, assolutamente onorevole. A questo stadio dello spartito, si diffondono gli aromi più forti, delle note di dolce toffee, di crema di caffè e di scorza di pane caldo, il cui profumo di forno vi conforta di prima mattina. Con una lunghezza soave e gradevole, questo sigaro trova il suo giusto ritmo di crociera dopo un'ora di fumare, un passaggio obbligato che apprezzerete, tutto dipende se amate la quiete e il conforto felpato dei grandi transatlantici oppure il lato più ricreativo dei piccoli velieri !

Durante questo 3° tempo, quest’ultima parte marca una transizione della forma cremosa/speziata con quella di una cucina legata alla terra, ricca e opulente di sapori riconfortanti e nostalgici.  Insomma, questo “Kingdom” sa mostrarsi imperioso nella sua sufficienza senza perdere nulla della sua benevolenza non appena lo si mette con le spalle contro il muro aspirandolo un po’ troppo forte. Un sigaro che trovo sorprendente, per non dire singolare! Questo “IZAMBAR” è ben più pepato e colorato in questo ultimo atto che nella prima parte, orientandosi verso una ricchezza più espressiva, si degusta fino all’ultima boccata senza mai trasgredire il suo equilibrio.

Analizzando questo sigaro nella sua globalità, si può notare una certa regolarità fin dall’inizio, poi pian piano e senza precipitazione assume più spigliatezza e sicurezza, finendo col qualificarsi dopo 1h30 di diletto, senza false note, senza alcuna pesantezza né alcuna asprezza, suscettibili di rovinare questo finale allegro e stimolante.

So quello che state pensando, che la mia analisi forse non è molto oggettiva, e avete probabilmente ragione! Ma sinceramente, siamo soddisfatti del risultato, di questa realizzazione che appaga la nostra passione comune per il sigaro.

Più che una degustazione, in questo racconto ho provato a condividere con voi un momento, di quelli stessi che amo descrivere nei miei modesti scritti, che alcuni di voi già conoscono.

Spero aver eccitato il vostro olfatto, così come la vostra curiosità. Il mio voto di cuore…./20, non questa volta !  

 

  • Origine: tripe: Nicaragua, sous-cape: Nicaragua, cape: Equateur
  • Format: double robusto
  • Taille: 158mm x 21,4mm
  • Bague: 54
  • Poids: 22gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 15,9chf

 

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IZAMBAR CIGARS "Kingdom"

 

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"IZAMBAR CIGARS"

Antonio & Edmond

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09/07/2016

Davidoff "Art Edition Limited" 2016

Davidoff partenaire d’Art Basel dans le soutien de l’art contemporain en République Dominicaine, revient  avec un nouveau cigare appelé « Art Edition limited » marque d’une certaine façon son engagement auprès des artistes insulaires des Caraïbes. Pour cette seconde édition 2016, celui-ci offre un mélange étonnant de tabacs  avec une cape épicée d’origine Habano Equateur , ainsi qu’une tripe constituée de viso Piloto, de San Vicente Mejorado Seco, d’une seco Yamasa et San Vicente Mejorado,  provenant de deux régions différentes de République dominicaine. La sous-cape quant à elle est un piloto.

Pour cette deuxième édition, les  visuels  visibles sur les boîtes sont uniques, un travail de titan réalisé en collaboration avec l’artiste française jamaïquaine et vidéaste « Olivia McGilchrist », une commande représentant tout de même 7000 clichés/ vidéo ! Cette production d’œuvre originale contribue à promouvoir l’art émergent sur ces îles, tous les revenus issus de ces ventes de coffret seront consacrés à des programmes d’actions en faveur de l’art.

Pour cette analyse, laissons son prix entre parenthèses pour une fois ! Connaissant la petite histoire, son prix n’est plus qu’accessoire ! J’aime assez ce genre de module, pas vous ? Ce format des plus singuliers pour ma part et des plus difficiles à rouler, répond à une et seule exigence, l’ « esthétisme » avant tout, bien vu pour cet ambassadeur de l’« Art ». Perfecto rime avec perfection, avant même de l’avoir dégusté, j’en apprécie ses formes, ses nuances, sa texture et son parfum, toutes ses choses anodines que certains trouveront oiseuses, contribuent à fonder une dégustation qui sera sans nul doute bien mieux valorisée par la suite. N’oubliez jamais, prenez toujours votre temps avant de vous engager, un peu comme si vous faisiez la cour à une charmante demoiselle, laissez-vous séduire, vous enivrez de son parfum, sachez apprécier chaque instant ! Respirer, humer, renifler, laisser vous transporter par tous ses effluves suaves et bucoliques, entremêlées d’odeur de cuir, de champignon, de foin fraîchement séché un soir d’été quand la terre exulte sa douceur . (Petit rappel, l’odeur de foin n’est pas une note déplaisante dans un cigare, bien au contraire, celui-ci est gras et très aromatique, grâce au « mille fleurs » qui le compose, ne la confondez pas avec l’odeur de paille bien plus stérile que le foin nourrissant.)    

Dès sa mise en bouche, c’est à cet aspect gras que je pense, dont cette fois-ci je l’attribue au gras des fruits secs à coque ou celui d’un avocat par exemple, cette longueur en bouche définissable et suave qui tapisse généreusement vos muqueuses, vous laissant cette sensation confortable et rassurante, sous la forme d’une onctuosité aimable et douce. Ce préambule offre une large amplitude, dont sa consistance ferme assoit un pouvoir péremptoire et bien équilibré. Ses arômes oscillent avantageusement sur des notes de fruits secs bien sûr, de beurre de cacao, d’épices et de poivre blanc. La rondeur, ainsi que sa persistance approuve un démarrage harmonieux, d’une belle puissance et d’une sociable indolence.  

La suite ne diffère pas à ce préambule bienveillant, fait de saveurs onctueuses et consistantes, ce fameux goût de bois, diraient nos anciens pour exprimer leur ferveur d’une sensation opiniâtre et retrouvée. L’évolution dans cette seconde partie ne suscite pas une grande éloquence, mais s’est se distinguer d’un rancio tout à fait remarquable ( puissance/ arôme).

Le 3e temps propose un engagement plus nerveux dans sa forme jusqu’à présent très constante, les saveurs semblent plus contrariées et empâtées dans cette dernière scène. Cette évolution renforce ses arômes sur un contraste corpulent et avenant à la fois, un final tout en consonance de ses origines.  Une partition champêtre qui se gratifie d’un final plus terreux dans l’ensemble, jalonné de quelques notes de champignon et de saveurs davantage épicées. Dans l’ensemble, ce Davidoff « Art edition» s’en sort plutôt bien. Un cigare que je qualifierai d’engager dès les premières aspirations, doué ainsi d’une musicalité suave et décidée qui ne m’a pas laissé de marbre pour une fois. Ma note de cœur 16/20, un très bon cigare.  

  • Origine: tripe: Dominicaine, sous-cape: Dominicaine, cape: Equateur
  • Format: perfecto
  • Taille: 152mm x 21,5mm
  • Bague: 54
  • Poids: 16,1gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 38chf ( 35€ ) 

perfecto_art edition limited_2016

Davidoff Perfecto "Art Edition Limited"

Olivia McGilchrist_davidoff

Olivia McGilchrist

 

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20        

09:19 Écrit par Edmond Dantes dans Davidoff, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/06/2016

Un cubain pas comme les autres, ce cigare "Virtuoso" !

Paul Verlaine aurait très bien pu dire,  « Dans la vie j’aime deux choses, le cigare et toi. Le cigare, pour maintenant et toi pour la vie » Malheureusement non, Verlaine l’argoteur parlait peu, il observait et fumait plutôt la pipe, buvait l’absinthe comme du p’tit lait, comme tant d’autres poètes de son époque, habitués d'endroit comme le « Polidor », rue Monsieur le Prince à St Germain des Près, non loin de la Sorbonne.

« V » comme Verlaine et non comme Vendetta, « Or » comme Polidor et rêverie de fumeur, buveur de " fée verte", voici peut-être les liens d’affinité passée, du génie français à celui de la poésie émanant  d’un cigare, comme le « Virtuoso ».

L’histoire de ce projet est toujours très semblable aux autres, celle avant tout de la passion d’un homme ou d’une femme, qui sans elle ne pourrait enfanter, le « cigare » tant fantasmé par son auteur, Mr Firas ! Ce jeune amateur, doté d’un sens créatif du fait de son métier d’architecte d’intérieur, reconnu vraisemblablement de bon goût par nombre de ses clients, baptise tout simplement sa marque de «Virtuoso», là ou certains y verraient de l’arrogance, détrompez-vous, « Firas » de son prénom, n’a rien d’un garçon présomptueux et abus de sa personne, bien au contraire c’est la passion qui l’anime et qui brille dans ses yeux. Toujours à l’écoute, et réceptif aux moindres remarques que nous pourrions lui faire pour l’aider.

Ce cigare cubain produit à Cuba en quantité très limitée et finalisée en Suisse, ne me demandait pas « comment est-ce possible ? », mais pour l’avoir dégusté à plusieurs reprises, je vous confirme sans hésitation son affiliation à ce terroir. Loin de faire de l’ombre aux marques du catalogue « Habanos », ce cigare reste une curiosité gustative intéressante et innovante, qui ne sera jamais produite pour le moment à grande échelle, ce qui en fait tout son intérêt et son charme aujourd’hui. Déguster ce cigare reste un privilège des rois, comme disait Cocteau, « on ne vit que pour ces quelques instants, intenses et privilégiés, le reste du temps, on attend ces moments-là », la vie de l’amateur se résume avec beaucoup de pertinence, à ces quelques mots, « … le reste du temps, on attend ces moments-là. »  Tellement vrai, ne trouvez-vous pas ?

Autre détail d’élégance et d’ostentation qui ne laissera pas insensible l’amateur, c’est bien sûr cette rose d’or prédécoupé en guise de bague, celle-ci délicatement posée par de véritables doigts de fée, sur cette cape fine et soyeuse de couleur caramel.

Ce robusto choisit pour cette dégustation, offre un corps assez ferme, ainsi qu’une souplesse relative, que je perçois très éloigné des cigares cubains officieux que je connaisse, souvent très mous, du moins une grande partie, cela change pour une fois ! Son parfum timoré de feuille morte, délicatement boisé, évoque quant à lui, une partition automnale plaisante au nez qui ne demande qu’à s’exprimer maintenant.

Dès l’allumage, les saveurs onctueuses se montrent conciliantes, tout en faisant preuve d’une nature éclairée et épicée dans ses premières aspirations. Ainsi qu’une consistance moyenne, adoptant une forme assez grasse et confortable en bouche vers une musique gustative, très accessible dès son démarrage. Sa rondeur flirte l’insolence,  sur des notes animales et végétales, de jeunes cuirs, de poivre noir, de boisé et de fourrage riche et gras (façon foin d’alpage), un ensemble d’une complexité équilibrée et de richesse moyenne, peu corpulente dans sa forme.

Dès le 2e temps, sa forme légère reste posée et constante, sur une évolution plutôt engagée dans la bonne fluidité des saveurs et non sur l’éloquence d’une ponctuation trop dithyrambique et hasardeuse. Un cigare qui pourrait presque provenir d’un métissage entre un «Epicure n°2 »et un « Specially Selected » par exemple. Toujours de consistance moyenne, rien ne vient troubler ce ronronnement de plaisirs gustatifs. Dont personnellement, j’aurais aimé un peu plus de profondeur à ce stade, mais je lui pardonne, car l’ensemble s’enorgueillit d’un bon « rancio » dans sa globalité.

Sur le 3e temps, je note une prononciation des saveurs, légitime à ce stade du fumage. Rien de puissant, juste une progression sans heurt des saveurs rencontrées jusque-là. Pour ceux, désireux d’en découdre, il  faudra attendre le final pour obtenir plus de relief en bouche ou choisir un autre module, plus puissant la prochaine fois. Vous l’aurez compris, ce « Virtuoso » n’a pas pour vocation de vous gifler dès la première bouffée, ni de vous intimider ou de vous insulter.

Ce mélange voulu par Firas, s’adresse avant tout à des amateurs attentifs et exigeants, friands de cigares délicats et plus spirituels qu’assommants.

Ma note de cœur, 16,5/20, pour ce très bon cigare.

  • Origine: tripe: Cuba, sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: gros robusto
  • Taille: 130mm x 22mm
  • Bague: 56
  • Poids: 17,1gr
  • Année: 2015
  • Prix Suisse: non communiqué

Renseignements supplémentaires: info@virtuosocigars.com - Mr Firas Balboul.

 

cigar_virtuoso_cuba

Cigare "Virtuoso"

cigar_virtuoso_cuba.02.JPG

Cigare "Virtuoso" (détail de la tête, façon coiffe médiévale)

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Cigare "Virtuoso" (déstressé !)

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20                       

 

17:12 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Virtuoso | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/06/2016

IZAMBAR "Caves à cigares/ Humidors"

IZAMBAR, cave cigare, humidors cigars

 

WELLES HUMIDOR "IZAMBAR"

-The Welles humidor is more than just a simple humidor – it is a decorative piece with an ultra-contemporary shape and materials. Some may think it looks like a safe, or perhaps a spaceship that has fallen out of the sky, or a Jules Verne submersible, while others may see a 'cyborg' temple guardian perched on his three stainless steel legs. I wanted this piece to be more fun-looking than a simple cigar container, and above all less austere than the all-familiar traditional 'cigar box'. To achieve this we sought a design more in keeping with the times, while including the features required to preserve our precious cigars at the right humidity using quality materials.

-The Welles can contain up to 300 cigars in three racks made from 6-mm Perspex, designed to hold the main formats available on the market, and an empty space below where a few boxes can be stored.

-The wood used for the inner lining is Okoumé, an African species with qualities equivalent to those of Spanish cedar. 20 mm solid wood. (Note that nowadays true Spanish cedar is a protected species from Central America. Use of this designation, which is unfortunately not monitored, is obsolete and often false.

Many humidors are indeed made from cedar, but from China (Chinese cedar) which is passed off as Spanish cedar. For all of our pieces, we have used Okoumé for ecological and environmental reasons.)

-The bottom of the humidor lights up when the door is opened. More than just a fanciful touch, this cold ambient light shows off your wrappers to beautiful effect and is practical for making your selection.

-The outer casing is made from MDF spray lacquered with an ultra-matt white finish. 40-mm solid wood.

-The piece is supported by three square-cut polished stainless steel bases (60x60) fixed to the body of the humidor by three 5-mm thick plates and four polished titanium screws.

-The door sports a chrome porthole, a hygrometer, a precision thermometer and a mechanical lock.

-The humidor is equipped with a top-end electronic humidification system: the 'CigarSpa', well known for its reliability and its ease of use.

Interior dimensions: H 520 mm x L 320 mm x D 230 mm                 

Exterior dimensions: H 640 mm x L 440 mm x D 360 mm

Exterior dimensions on feet: H 1600 mm x L 760 mm x D 540 mm 

Total weight: 45 kg

Options:

  1. Selection of colours according to the customer's sample.
  2. Engraving and interior or exterior 'graphic' personalisation on quotation only.
  3. artisticcustomization

www.izambar.com / edmond@izambar.com*

11:00 Écrit par Edmond Dantes dans Cave à cigare | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/06/2016

Por Larrañaga "exclusivo Grande-Bretagne" 2014

S’il y a bien un ambassadeur des éditions régionales, je pense bien entendu  à « Por Larranaga », en effet, son insatiabilité à en produire ne compte pas moins de 16 éditions à ce jour ! Dont ce « Sobresalientes » un robusto extra, sortie en 2014 pour la Grande-Bretagne en seulement 5000 boîtes de 10 pièces. Pour l’anecdote, son format 153 x 53 reprend les mensurations exactes du « 681 » de Bolivar, sorti en 2011 pour la Bulgarie, pour ceux qui s'en souviennent ( une information d'importance qui méritait d'être signalé !! )

Un cigare au toucher d’une fermeté moyenne, beaucoup de souplesse et très léger pour sa taille, à peine 16 grammes à la pesée. A part cela, ce robusto extra propose un visuel soigné, cintré d'un costume trois-pièces à la teinte chaude et charnelle de couleur cuivrée. Du côté du nez, ce cigare diffuse une suggestion légère au parfum évanescent de boisé et de chocolat au lait qui manquerait pour ma part d’un peu plus d’assises. Rien de grave, je chipote comme toujours !

Dès l’allumage, les premiers instants perçus, vous amènent sur un parquet lustré, celui sur lequel vous chausseriez les patins pour éviter de contrarier « Madame », le tout accompagné justement, d’une musique feutrée en arrière-plan, qui vous envelopperez de sa bienveillance à la chaleur plaisante et courtoise. (soi environ, les 5 premières minutes seulement… )

Etonnement, les saveurs qui vous endormaient jusque là,  se révèlent bien plus malicieuses, rapidement l’intensité s’ajuste sur une forme plus rythmée, que je préfère à l’ennui d’un cigare que je croyais très léger, comme quoi les a priori ! Au goût, ce cigare nous fait voyager sur des notes épicées, de café crème et de pain frais qui s’accentuent sur la longueur vers un poivré plus râpeux. L’ensemble d’un bon équilibre ne s’offusque en rien, l’harmonie des sens reste toutefois respectée, dans une valse des arômes, agréable et zélatrice. Localisé sur le haut et l’avant du palais à cet instant.

Dans un 2e temps, sa forme onctueuse et épicée ronronne affectueusement et "roborativement" sur des notes de chocolat milka, de poivre et d’écorce de pain plus cuite. Une évolution sans fanfare qui maintient ce « Sobresalientes » sur une consistance posée et satisfaisante à mon bon plaisir. Un cigare cubain pour ma part, très standard en bouche, d’une richesse moyenne dans son évocation et qui maintient toutefois, une musique agréable et non rébarbative dans cette seconde partie.

La 3e et dernière partie, offre un opus plus chargé, tout en gardant une certaine harmonie dans son mouvement, garante d’une onctuosité prévenante. Peu de changements sur cette partition, juste un renforcement des cuivres sur le refrain final. Une conséquence qui rend ce cigare bien plus rassasiant sur la fin, sans pour autant perdre de sa contenance en prenant une tournure vilipendée. En conclusion, ce « Por Larranaga » sans être la meilleure édition régionale qui n’ait jamais existé, m’a procuré un plaisir non dissimulé. Ma note de cœur 16/20, un cigare élégant, de puissance moyenne à découvrir, parfait à déguster en terrasse le dimanche matin après le petit déjeuner.  

  • Origine: tripe: Cuba, sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: grand corona
  • Taille: 153mm x 21mm
  • Bague: 53
  • Poids: 16,1gr
  • Année: 2014
  • Prix UK: 22£ ( 28€ ) 

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Por Larranaga "Sobresalientes" 2014

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Por Larranaga "Sobresalientes" 2014

 

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20        

 

12:22 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Por Larranaga | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

08/06/2016

Black Market "Filthy Hooligan"

Petit rappel : La couleur de cape verte que l’on appelle, double claro, candela, AMS (American Market Selection) ou verde, provient d’un processus de séchage prématuré, qui consiste à fixer le pigment vert de la chlorophylle par une augmentation progressive de la chaleur jusqu’à 100°, à l’aide de brûleurs au gaz aujourd’hui, autrefois à l’aide de braises et cela pendant une durée d’environ 48 heures, à cela ajouter une douzaine d’heures supplémentaires pour sécher définitivement le limbe (nervure centrale), et voilà, le séchage est terminé ! Ensuite, les feuilles devenues craquantes et trop fragiles pour être libérées des perches, devront entamer une cure de réhumidification pour être travaillé. Malheureusement, cette méthode très courte ne permet pas un murissement efficace de la feuille par l’oxydation et hydrolyse naturelle provoquée par un séchage traditionnel et contrôlé de 45 jours en moyenne ! Une feuille de tabac est comme un fruit, une fois celle-ci cueillit, elle murît comme le ferait une pomme ou une banane, en produisant des sucres et des acides aminés, une transformation indispensable pour un bon développement du goût, de ses arômes.

« Filthy Hooligan » drôle de nom pour un cigare, enfin passons !

Ce qui est formidable dans le monde du cigare, c’est incontestablement sa diversité, que l’on aime ou pas, on trouve de tout, du meilleur au pire parfois. Même dans un « Black Market », à première vue conçue pour nous faire tirer la langue en le voyant, peu nous amuser gustativement parlant ! Si vous voulez développer votre sens de l’analyse, misez sur l’éclectisme du goût en façonnant votre perception, à tirer parti de chacune de vos dégustations bonnes ou mauvaises.

Voici un cigare qui interpelle par ses couleurs et du fait de son mélange (Honduras/ Panama/ Nicaragua et Equateur), ma foi, une salade composée digne des meilleurs bars à tapas de l’hexagone ! Visuellement, l’effet poteau de barbier verde/ maduro et sa bague, dont le sens m’échappe encore, sont d’un très bel effet mercantile. Un module au toucher, de bonne tension et d’une souplesse toute relative, un cigare très bien confectionné.

Sur cet autre point, son parfum, vous allez me prendre, certainement pour un fou, si je vous dis melon vert et feuille de tilleul, vous rigolez, n’est-ce pas ! Eh bien, voici l’étrangeté de cette cape candela, ici pas de senteurs boisées, ni de chocolat au lait ou de pain chaud fariné. En effet, son odeur si particulière profane quelque peu notre perception, bien établit au cigare et à sa couleur. Au mouillage, c’est  sans surprise que son goût est neutre.

Dès les premiers coups de torche, le démarrage développe d’emblée une saveur plutôt douce dans sa forme, suivit d’un fond futilement poivré. Les notes proposent un profil aromatique cohésif à sa pigmentation, que je perçois d’herbacé comme le foin sec chauffé par le soleil, de tilleul pour l’absence de goût prononcée et de poivre blanc. Sa consistance offre une partition gustative très aérienne, avec un manque notable de profondeur et de contraste sur son agrément. Un duo rondeur, longueur que je trouve effacés et moyens, offrant un fumage facile et passable pour ce 1er tiers !

Le 2e temps se poursuit discrètement sans faire de vagues, soufflant un vent chaud et doux, laissant une sensation de sécheresse en bouche. Dommage que cette partition manque de rythme, de notes plus fortes et plus grasses aussi. Aucunement irritant, ce « Black Market »  se distingue sur un « easy to smoke », un cigare aux notes vertes de foin, d’aneth, de tisane  dont l’assaisonnement épicé relève d’un sauvetage opportun et désespéré ! D’une consistance toujours en dessous de mon seuil de tolérance, ce module prend au fil de son évolution une désagréable décoloration olfactive, confirmant son côté fade et ennuyeux.

Sur ce 3e temps tout aussi empâté et inconsistant, finalise cette dégustation avec la sensation d’avoir dégusté un cigare, qui serait peut-être meilleur en infusion, va-savoir !

Ma note de cœur, toutefois généreuse 12/20, résulte d’avoir éveillé en moi des parfums insoupçonnés dans un cigare, mais malheureusement cela ne suffit pas ! En conclusion, un véritable cigare de camouflage, conçut pour disparaître au nez de tous et sans regret ! Au fait, je n’ai toujours rien compris à la symbolique de cette édition, sale hooligan et l’enseigne de barbier !!

  • Origine: tripe: Honduras/ Panama, sous-cape: Equateur, cape: Honduras/Nicaragua
  • Format: toro
  • Taille: 152mm x 20mm
  • Bague: 50
  • Poids: 14,8gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 10chf

black market, filthy hooligan

Black Market "filthy hooligan"

black market, filthy hooligan

Black Market "filthy hooligan"

 

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20        

08:35 Écrit par Edmond Dantes dans Alec Bradley, Black Market, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/05/2016

Partagas Anejados "grand corona"

Si je devais résumer très simplement ce cigare en deux adjectifs, sans hésitation, c’est à profond et à rassasiant  qui résumerait le mieux ce grand corona « Anejados ». Profond dans ses arômes, et rassasiant dans sa perception. Voilà, tout est dit ! C’est assez court, je sais…

Cet « Anejados Partagas » emprunte un format intéressant et très appréciable pour les amateurs en quêtent d’authenticité, pas vraiment un robusto, pas vraiment un corona, le corona gorda ou grand corona pourrait être une sorte de métissage des deux, bien entendu hypothèse fausse, puisque le robusto reste contemporain à ces 2 modules.

Quelque part, Cuba a très vite compris que le pluralisme des formats, des marques, était vital à la pérennité de leur entreprise, drôle de paradoxe pour un état communiste à Parti unique ! Voyez-vous ça, le cigare a la faculté de vous conduire ou de vous éconduire sur des analogies de comptoir ou il est interdit de fumer !

Mais revenons, à ce « Partagas » ! Dans un premier temps, un cigare s’expose pour créer l’envie avant d’être dégusté. Celui-ci, de nature assez rustique (nervures saillantes et cape matée) ne revêt pas l’uniforme de la convoitise, mais plutôt l’habit du roturier aux frusques fripées, bénit de musc boisées, de vieux cuirs, de cacao et de relent d’arabica. D’une prestance assez souple, ce cigare s’émaille de quelques imperfections, duretés attribuées à des défauts de roulage principalement et à quelques branches prêtent à percer son enveloppe fragile. Difficile, d’être magnanime pour un cigare à ce prix, un « Partagas » tout de même !!

Passons maintenant à l’essentiel de cette analyse, d’un allumage aisé, les toutes premières voluptés s’inscrivent d’entrée sur une forme gustative assez onctueuse, assez ronde en bouche, mais en rien satirique dans ses premières minutes de connexion.

Passez ce moment de chauffe, la première partie démontre un caractère démonstratif, consistant en bouche et très rassasiant, limite empâtée par ses valeurs assez sourdes au palais, un peu comme si vous écoutiez un concert d’AC/DC avec un casque intégral, saisissez-vous cette tonalité profonde et grave ?  Non non, inutile de déguster votre cigare avec un casque sur la tête… Après 20 minutes, les notes deviennent plus piquantes, il faut redoubler de prudence pour éviter les couacs, en diminuant les fréquences d’inspirations, apprivoisez-le en canalisant au mieux ces excès. Gustativement, ses notes se concentrent sur un goût de vieux cuir, d’épice et de saveurs tourbées, un cigare riche en saveur, mais au relief trop érodé dans celui-ci. Dans cette symphonie pastorale, il lui manque l’essentiel, le piaillement des moineaux des champs et des étourneaux pour obtenir l’éclat vif d’un bel équilibre.

Dans un 2e temps, son arrogance étouffe les papilles et ne permet plus d’éveiller cette poésie que l’on attend de tout cigare, trop caverneux et lourd malheureusement. Cet « Anejados » envoie avec trop d’orgueil et d’impudeur son souffle chaud et pressant, qui finit fatalement par épuiser l’arrière et le haut du palais. Sa puissance couplée à une richesse aromatique intense, me fait penser à certaines bières à fermentation haute, comme les « Barley Wine » appelé vin d’orge, des bières fortes situées entre 8 et 12° et au goût très prononcé, souvent très amer, très analogue au cigare. Ici, notre grand corona flirte sur des notes plus bitumeuses et collantes, jusqu’au café noir de l’avant-veille. Toujours d’une puissance enivrante et rassasiante, cet « Anejados » bouillonne en bouche, tout en délivrant un certain réconfort dans son agrément, comme si ce mal nécessaire devait me consoler.

A l’aube de sa fin, rien de très surprenant pour ce 3e temps, qui, gouverné par une intolérable répression des saveurs, sombre inexorablement vers les hauts-fonds de la corpulence. Pour ma part, je le conseillerai pour des amateurs avertis, friands des cigares à la consistance bien assise du début à la fin, préférant les cors de chasse, aux violons et à la flûte enchantée ! Personnellement, je reste un peu partagé sur son côté  harmonieux, ma note de cœur 15/20 pour un cigare captivant et tonitruant comme j’aime. Bonne dégustation à vous tous.

  • Origine: tripe: Cuba, sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: grand corona
  • Taille: 143mm x 18mm
  • Bague: 46
  • Poids: 12,2gr
  • Année: 2007
  • Prix Suisse: 18chf

partagas_anejados_grand corona_2016

Partagas Anejados "grand corona"

partagas_anejados_grand corona_2016

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20        

18:05 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Partagas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Un havane authentique...

La Havane. Vendredi 1 avril 2016. CCN. Le Héros national cubain, José Marti, disait que le tabac est « feuille indienne, réconfort des méditatifs, délice des rêveurs, architectes de l’air, sein parfumé de l’opale-aile… ». Ce fut à Cuba, en 1492, que l’expédition espagnole conduite par Christophe Colomb découvrit pour la première fois le tabac sur la terre du Nouveau Monde. Selon les historiens, les Tainos (aborigènes cubains) enroulaient et allumaient des feuilles mystérieuses qu’ils appelaient « Cohiba », au cours de cérémonies qui étonnèrent les colonisateurs.

La nature du sol et le climat de Cuba, un don qui les rend uniques !

Depuis cette découverte à Cuba, il y a plus de 500 ans, le tabac a été planté et commercialisé sur toute la planète. Toutefois, depuis les débuts de cette découverte, le tabac noir cubain a été considéré le meilleur du monde en raison des conditions uniques rencontrées dans certaines parties de l’Île pour sa culture, une distinction qu’il détient sans aucun doute depuis plus de 5 siècles.

Quatre facteurs définissent un havane authentique : le climat (soleil, pluie peu abondante, température de 25˚C et 79% environ d’humidité relative), compte tenu du fait que la culture et la cueillette ont lieu pendant les mois les moins pluvieux ; le sol approprié pour cultiver les meilleures variétés et obtenir les feuilles qui complètent le mélange ; le facteur humain, autrement dit la sagesse des paysans et des torcedores (rouleurs) cubains, héritiers de cette tradition et la sélection soigneuse et la proportion adéquate des variétés de tabac brun.

Même si sur d’autres terres on peut avoir acquis certaines aptitudes et y compris des semences cubaines, jamais il ne sera possible de posséder la nature du sol et le climat de Cuba. C’est un don de la nature qui les rend uniques.

On ne trouvera pas non plus cette connaissance et cette culture du tabac accumulées pendant des siècles par le pays.

Les cultivateurs de tabac réalisent un travail extraordinaire. Des années de sagesse et d’attente patiente pour obtenir une feuille prête à confectionner un cigare Habano calibré.

Concernant l’actuelle période d’ensemencement du tabac et d’autres aspects de cette production qui revêt une importance particulière pour l’économie et l’identité du pays, Granma International a interviewé Miguel Vladimir Rodriguez Gonzalez, premier vice-président du Groupe d’entreprises de tabac Tabacuba et spécialiste en la matière.

Depuis l’année dernière, et également pour l’année 2016, l’Île a subi un comportement irrégulier du climat, suite aux sécheresses, aux pluies intenses, à la chaleur accablante et au froid tardif, dus à la présence du phénomène climatique connu sous le nom de El Niño-Oscillation australe, un véritable casse-tête pour l’agriculture cubaine.

 

Comment se déroule l’ensemencement du tabac pendant cette période de froid 2015-2016 ? Les irrégularités climatiques ont-elles eu un impact ?

La période hivernale a bien commencé, malgré le temps et les changements climatiques, non seulement pour le tabac, mais aussi pour toutes les cultures. L’ensemencement a commencé le 10 octobre et, jusqu’à aujourd’hui, nous avons pu ensemencer les hectares prévus. Plus de 25 000 hectares dans tout le pays ont été ensemencés.

Nous avons d’abord eu un début de saison très sec, et maintenant nous avons beaucoup de pluie. Nous devons apprendre ‘a vivre avec ces changements. Nous n’avons pas d’autre alternative et nos agriculteurs ont assumé ce défi avec beaucoup de sérieux.

Nous avons perfectionné la formation de notre main-d’œuvre et renforcé les structures d’irrigation, en acquérant et en installant des systèmes d’irrigation plus efficaces et performants, permettant également d’ensemencer des zones moins sèches. Nous avons construit et garanti l’entretien des sources d’approvisionnement en eau, des canaux d’irrigation, des puits et de tout ce qui nous permet d’atténuer ces effets négatifs.


Comment garantissez-vous matériellement la saison ?

Tous les produits phytosanitaires et les engrais ont été fournis opportunément pour assurer une bonne campagne d’ensemencement. Beaucoup de ressources ont été également mobilisées pour garantir les pièces du matériel agricole. Les aléas climatiques nous touchent comme les autres, mais nous estimons avoir créé toutes les conditions permettant d’obtenir une bonne récolte.

Le tabac est-il ensemencé sur l’ensemble du territoire ? Quelle est la meilleure région dans l’actuelle campagne et le plus grand producteur de cette plante de la famille des solanacées, originaire de l’Amérique du Sud, laquelle a été ensuite étendue aux Antilles et d’autres régions du continent avant la rencontre entre les deux cultures ?

Nous semons du tabac dans toutes les provinces du pays, excepté dans les zones proches de la capitale. Cependant, la meilleure zone de production reste Pinar del Rio, avec plus de 16 000 hectares qui assurent pratiquement 70 % de la production de tabac du pays.

Il est très difficile de préciser les meilleures régions pour la production de tabac, car tout notre système d’entreprises et les bases productives du pays ont acquis une expérience dans le développement de la culture du tabac. Nous obtenons de très bons résultats dans des régions où il y a encore quelques années il n’y avait aucune ou très peu d’expérience. Je ne vais pas mentionner de noms pour ne pas blesser les susceptibilités.


Quelle est l’importance de la science et de la technique dans ce secteur ?

Je crois qu’il n’existe actuellement aucune activité au monde qui puisse se passer de la recherche et de l’introduction de nouvelles technologies.

Le groupe dispose d’un Institut de recherches de très grande expérience situé à San Antonio de los Baños, dans la province d’Artemisa, créé en 1964 et avec les stations expérimentales de Pinar del Rio, créées en 1937, et deux autres dans le centre du pays, celle de Cabagüan, inaugurée en 1940 et l’autre à Manicaragua, dans la province de Villa Clara, ainsi qu’un groupe de diffusion technologique dans la province de Granma, mis en fonctionnement en 2003 afin de prêter une assistance technique dans l’est du pays où la production du tabac s’est également développée ces dernières années et affiche de bon résultats.

Pinar del Rio_cuba_vinales_cigare

Comme vous pouvez le constater, nous avons accumulé beaucoup d’expérience dans la recherche scientifique liée au développement de l’industrie du tabac, de l’agriculture à l’industrie.

L’objectif principal de cet institut et de tous ses centres associés est de mettre la science et l’innovation technologique au service du développement du tabac cubain. Une de ses principales activités concerne l’introduction de nouvelles variétés de tabac résistantes aux maladies ou qui assurent de meilleurs rendements, et la lutte contre les fléaux et les maladies qui affectent la culture à Cuba et partout dans le monde.


Qu’est-ce que Tabacuba ?

Le Groupe d’entreprises de tabac de Cuba, Tabacuba, a été créé en juillet 2000. Il est placé sous la juridiction du ministère de l’Agriculture, en tant que seule organisation économique cubaine qui dirige intégralement l’activité du tabac dans toutes les phases de sa chaîne de production, depuis l’agriculture jusqu’à la commercialisation sur le marché international et cubain.

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Sa mission actuelle est d’augmenter de façon soutenue la contribution du secteur du tabac à l’équilibre de l’économie nationale avec la présence du tabac et de ses produits sur le marché mondial, tout en maintenant le leadership du Habano, par le biais d’un fonctionnement efficace, compétitif et durable.

Le Groupe est composé de 45 entreprises dont 15 agricoles, 6 agro-industrielles, 9 de tabac torcido (tabac fait à la main ou Premium), 4 de cigarettes et 6 de services de commercialisation. Tabacuba possède également 3 entreprises mixtes, une société commerciale et un institut de recherches composé de 3

Au total, le Groupe dirige 96 fabriques de tabac fait main (y compris les 9 entreprises citées ci-dessus), 46 d’entre elles sont consacrées exclusivement au tabac d’exportation, une fabrique de tabac fait à la machine destiné à l’exportation et au marché intérieur ainsi que 4 pour une consommation exclusivement nationale.

Nous disposons également de plus de 250 centres de choix, plus de 40 centres de traitement de la feuille de tabac et plus de 60 d’écôtage (des centres où on retire la moitié de la veine centrale aux feuilles de tabac réservées pour la tripe et un quart de celles destinées à la cape, tandis que pour celles qui sont choisies pour la cape, on retire entièrement la veine, en formant deux bandes). C’est donc un Groupe très vaste, divers et complexe par les nombreuses activités productives.

Plus de 600 entités participent à la partie purement agricole, dont quelques 20 entreprises étatiques et les autres dans des formes de propriété coopérative ou privée, dans lesquelles travaillent pour chaque saison autour de 200 000 personnes.




À l’heure actuelle le Groupe se perfectionne et se transforme en une organisation supérieure de direction, avec de plus larges facultés dans le secteur d’entreprises, faisant partie de la mise en œuvre de la politique du Parti communiste, adoptée lors de son 6e Congrès, ce qui nous apportera de meilleures conditions pour le développement de l’industrie du tabac en correspondance avec notre époque.


Quels sont les principaux résultats et perspectives de l’industrie ?

Notre industrie produit aujourd’hui pratiquement 300 millions de cigares faits main, dont 100 millions sont destinés à l’exportation et le reste à la consommation nationale. De plus, nous produisons environ 130 millions de cigares fabriqués industriellement, environ 90 % sont destinés à l’exportation, ainsi qu’environ 15 milliards de cigarettes.

L’industrie cubaine du tabac a de nombreuses possibilités d’expansion avec, par exemple, le projet qui s’organise dans la Zone spéciale de développement Mariel, notamment la construction d’une nouvelle fabrique de cigarettes avec notre partenaire commercial brésilien Souza Cruz, qui sera en fonctionnement en 2018 avec une capacité annuelle de fabrication d’environ 8 milliards d’unités.JPEG - 9.2 ko

Notre fabrique de cigarettes d’Holguin, la plus moderne du pays, prévoit également un projet ambitieux d’investissement pour élargir et moderniser ses productions. C’est un défi pour le Groupe, car nous prévoyons d’homologuer les standards de qualité et la présentation du produit destiné à la consommation nationale à ceux existants aujourd’hui dans le monde.

Un programme d’agrandissement et de modernisation de notre fabrique de production mécanisée de tabac est également en phase d’approbation. Une affaire que nous avons eu pendant 15 ans avec l’entreprise espagnole Altadis, puis avec un partenaire anglais Imperial Tobacco Group.


Selon vous, que représente le tabac pour notre pays ?

Le tabac fait partie de notre culture et de notre identité nationale. Les historiens affirment que lorsque les colons espagnols sont arrivés, les autochtones avaient déjà l’habitude de fumer un bon tabac qu’ils associaient à leurs rites et cérémonies religieuses.

Ensuite, avec la colonisation, les Espagnols ont introduit le tabac en Europe et c’est là-bas qu’a commencé l’histoire de son universalisation jusqu’à nos jours. Beaucoup de choses se sont passées depuis, mais il n’y a aucun doute sur le fait que le tabac cubain soit reconnu pour être le meilleur au monde par les fumeurs les plus exigeants.

Je pense que plus de 500 années d’histoire pèsent beaucoup dans la culture d’un peuple, et le tabac cubain reste encore l’un de nos produits les plus emblématiques sur le marché international. Pour cette raison, nous continuerons à parier sur le développement de l’industrie du tabac en relevant tous les défis qui s’imposent à nous avec l’ouverture de nouveaux marchés, dont nous avons été absents pendant de nombreuses années, ceci bien malgré nous. À bon entendeur... ces quelques mots suffisent, n’est-ce pas ?


COHIBA

Cohiba est considérée comme le fer de lance et la principale marque de l’industrie du cigare cubain. Elle a été créée en 1966 et, pendant de nombreuses années, elle a été uniquement destinée aux personnalités cubaines et étrangères, ainsi que pour les relations internationales.

cohiba,cigare

Depuis 1982, année où elle est présente dans différents pays, Cohiba est disponible pour le plaisir des fumeurs les plus exigeants du monde, dans des quantités limitées.

En 1966, ce cigare reçut un nom : Cohiba, le mot qu’utilisaient les Taïnos à l’arrivée de Christophe Colomb pour désigner le tabac. Une manufacture et créée en 1970 et Cohiba devient une marque à part entière, peu commercialisée, jusqu’à son lancement international en 1982

Des feuilles spécialement sélectionnées parmi la production de 5 Vegas Finas (bien précises) de Vuelta Abajo entrent dans la composition de ses vitoles, notamment dans les zones de San Juan y Martinez et San Luis.

C’est la seule marque de havanes dans laquelle 3 des 4 types de feuilles sont utilisés dans son élaboration, sec, léger et temps moyen, qui sont soumises à une fermentation supplémentaire en tonneaux. Ce processus tellement spécial se traduit par un arôme et une saveur uniques.

Cohiba compte 4 lignes : la ligne classique, composée de 6 vitoles et développée entre 1966 et de 1989. La ligne 1 492 a été lancée en 1992 avec 5 vitoles pour commémorer le 5e Centenaire de l’arrivée de Christophe Colomb à Cuba. En 2002, 10 ans après, a vu le jour la vitole Siglo VI, une référence dans le monde du tabac.

La ligne Maduro 5 a été présentée en 2007 avec 3 nouvelles vitoles qui incorporent une cape mûre vieillie pendant 5 ans. Cohiba Behike, la ligne la plus exclusive de la marque, est née en 2010. Leur production est extrêmement limitée pour l’unique raison qu’elle incorpore dans son mélange et ce, pour la première fois, la feuille appelée « medio tiempo » qui garantit une saveur et des arômes exceptionnels.

Grâce à cette innovation constante, Cohiba est toujours la marque d’avant-garde qui devance toutes les tendances dans le monde du havane, étant la première qui a introduit une Réserve durant l’année 2002, et une Grande Réserve en 2009, élaborées à base de feuilles vieillies au minimum durant 3 et 5 ans, respectivement.

Source : Juan Diego Nusa Peñalver-

17:59 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/05/2016

Gentlemen 1919 "Paris-Barber-shop" et fumoir à l'anglaise

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Un lieu unique à Paris…

Nul doute que l’attention des gentlemen parisiens va bientôt se porter à quelques foulées des Champs Elysées, au 11 de la rue Mermoz pour être précis. C’est en effet là que vient de s’ouvrir le lieu que tant d’hommes de la Capitale appelaient de leurs voeux, un lieu unique en son genre, un lieu fait pour eux. Imaginez vous ça : un barbier-coiffeur au chic intemporel, ayant pignon sur rue, déployant toute la gamme des soins que l’homme moderne peut attendre pour prendre soin de son apparence. Mais au fond du salon, se cache l’inattendu. Une porte dérobée s’ouvre aux connaisseurs vers un autre univers, un bar à cocktails en mode speakeasy que complète un fumoir aux accents Chesterfield digne des meilleurs clubs anglais. Un univers original, très masculin, où l’homme de goût pourra, après avoir livré sa barbe et/ou sa coiffure à des mains expertes, boire un verre, grignoter quelques planches ou fumer en toute quiétude un beau havane. Que demander de plus ?

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Sébastien Paucod & Frédéric Lafleur.

Gentlemen 1919, avant tout une aventure humaine

Pour remonter le fil de la genèse de ce lieu hors du commun, il faut se reporter quelques années en arrière. À la rencontre de deux hommes, de deux parcours et de deux univers. Frédéric Lafleur vient du monde de la restauration et de l’hôtellerie de luxe. Ce passionné de bonne chère, qui ne manque jamais une occasion de déguster un bon cigare, a fait ses armes dans le sud de la France, chez Edouard Loubet, Alain Ducasse et au Mas des Herbes Blanches dans le Lubéron. Epicurien dans l’âme, il se passionne pour les bons produits, les alcools d’exception et aime partager ses plaisirs.

Sébastien Paucod est l’un des barbiers les plus en vue de Paris. Initié par Alain, maître barbier, il officie à Montmartre dans son salon « l’Atelier Gentlemen » bien avant que la mode de la barbe de hipster ne déferle sur Paris. C’est de la rencontre de ces deux parcours de monomaniaques passionnés que va jaillir l’idée de Gentlemen 1919, sur la base d’une idée simple : « pourquoi ne pas créer à Paris un lieu qui nous ressemble ? qui soit l’endroit même où nous aimerions sortir ? celui où nous partagerions avec tout le monde nos passions et nos plaisirs ? »

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Sébastien Paucod

Pour mener à bien cet ambitieux projet le duo se mue en quatuor et sollicite Maxime Simonneau (Directeur de la restauration) et Fiona Lang (Directrice de l’Atelier Gentlemen qui apportera sa touche jeune et féminine – elle n’a que 23 ans). 150 m2 et après 3 ans de réflexion, d’étude, de recherche de locaux et 2 mois et demi de travaux, Gentlemen 1919 peut ouvrir ses portes.

Pourquoi 1919 ?

C’est le 29 janvier 1919 que la constitution des Etats-Unis entérine l’établissement de la prohibition à l’échelle nationale. S’en suivra l’établissement, dans de très nombreuses villes des Etats-Unis, de bars clandestins (ou speakeasy), masqués à la vue du public et servant aux initiés de l’alcool de contrebande.

Le bar planqué derrière la porte du fond…

Pas très courant dans un barber-shop (c’est même une première parisienne), les habitués du Gentlemen 1919 peuvent pousser une porte au fond du salon et retrouver dans l’arrière salle planquée un vaste bar à cocktails. Fauteuils aussi profonds que la cave, ambiance détendue et très masculine, cuirs et bois, lumière naturelle de la cour privée, tout y est conçu pour passer un bon moment. On y retrouve ses amis pour quelques verres et de bons grignotages soigneusement sélectionnés par Frédéric et son équipe.

La carte des cocktails évite les clichés de l’époque et les dérives de la mixologie à tout crin pour se concentrer sur les meilleurs classiques du cocktail qu’il sera possible de commander pour 12 à 19 !. Autre fait notable : plus d’une cinquantaine de références de whiskies attendent les amateurs derrière le bar. Des trouvailles et des introuvables, à l’image de ce whisky Mac Malden qui n’est autre que… bourguignon !

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Un fumoir à l’anglaise

Ils sont peu nombreux les lieux parisiens où déguster entre amis un bon cigare. Souvent trop exigus, mal ventilés ou décorés sommairement, les fumoirs parisiens désespèrent les amateurs de convivialité et d’esthétisme. C’est à eux que Gentlemen 1919 s’adresse avec son fumoir raffiné. Douze gentlemen (ou gentlewomen) peuvent y prendre place dans de grands canapés de cuir pour se livrer à leur plaisir favori : la dégustation d’un beau module cubain (ou pas). Si les convives peuvent y fumer leurs propres munitions, on trouvera néanmoins chez Gentlemen 1919 une belle cave à cigares où s’approvisionner.

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Frédéric Lafleur & cigare Pitbull.

Une atmosphère chic et chaleureuse

Chez Gentlemen 1919 tout est affaire de plaisir. Celui que l’on prend, celui que l’on donne. Très attachés aux valeurs de convivialité et d’authenticité, Frédéric et Sébastien ont conçu un lieu de vie qui respire le bonheur de vivre, la joie d’être ensemble autour d’un verre ou d’un beau havane. Et c’est dans un décor que l’on croirait descendu d’un écran de cinéma, mêlant métal industriel, boiseries, cuir, carreaux de ciment, lumières tamisées, objets chinés et dessins vintages aux murs que les gentlemen parisiens pourront désormais se retrouver en toute discrétion. Dans un endroit qui leur ressemble.

 

Quels services y trouver ?

Coiffeur (coupes à 39 ! et 41 !)

Barber Shop (taille de barbe 22 !, rasage 41 !)

Et pour les initiés : Cocktail Bar et Fumoir derrière la porte…

 

Informations pratiques

11 rue Jean Mermoz 75008 Paris

Téléphone : 01 42 89 42 59

Fermé le dimanche et le lundi

Horaires : du mardi au samedi de 11h à 22h

Réservation conseillée à partir de 22h

contact@gentlemen1919.com

http://www.gentlemen1919.com

09:10 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/05/2016

Hajenius & Diplomaticos El Ambajador "ER Pais Bajos"

De passage dans une des cités lacustres les plus romantiques d’Europe, j’en ai profité bien sûr pour faire un saut chez « Hajenius », la plus emblématique civette à cigare d’Europe et en profiter pour faire quelques emplettes, dont une édition régionale des Pays Bas, le Diplomaticos "El Ambajador" !

En effet, le charme opère dès que vous débarquez de la gare centrale, comme poussé sur une l’immense scène d’un amphitheâtre romain, vous faites immédiatement face au centre historique, de là, la vieille Amsterdam s’offre à vous, rayonnant de ses multitudes ruelles alambiquées, venant tour à tour se briser sur un vaste réseau ondulatoire de canaux, offre une coexistence vitale entre terre et haut à tous ses habitants, une nature domptée et véritable poumon économique depuis le XVIIe siècle qui a fait la fortune d’Amsterdam, rien ou presque semble avoir changé !

C’est d’un pas, empressé, que je me dirige maintenant vers une des artères principales, l’avenue Damrak, face à la gare reliant la place du Dam, puis dans son prolongement sur l’avenue Rokin ou je me dirige au 96 exactement, comptez environ 15 bonnes minutes de marche. Sur le trajet, vous croiserez inévitablement la maison « Tussaud », qui était à l’origine la toute première adresse de « P.G.C Hajenius » en 1826, aujourd’hui déplacée au 96 Rokin, seul les deux lustres majestueux proviennent de cet endroit et trônent fièrement depuis 1915 dans l’entrée de la boutique. Dès que vous franchirez le seuil de cette civette, vous serez saisi comme je l’ai été par ses proportions et le style Art Déco qui subsiste encore 100 ans après sa construction, chaque recoin de ce lieu invite le client à une forme de recueillement, une certaine solennité que l’on éprouve le plus souvent dans une église et non dans une boutique de cigares ! On se surprend même à chuchoter, comme si les écrasants parements de marbre et de bois pouvaient en faire écho, même le plafond fait de cuir, vous invite à lever la tête ! Dernier vestige luxuriant et fortune faite de l’âge d’or du commerce de tabac entre le XVIII et XIXe siècle, provenant des comptoirs de l’Empire néerlandais, comme les Indes orientales, le Suriname, les Antilles d’où provenait l’essentiel de la production de tabac, destiné à être prisé ou fumé sous toutes ses formes, de la pipe au cigare. Aujourd’hui détenu par le groupe Scandinavian Tobacco Group depuis son rachat en 2010 par la compagnie de tabac « Swedish Match », il continue de faire le bonheur des aficionados du monde entier.

Si vous êtes, comme moi, peu coutumier de la langue de Shakespeare, demandez Ernest, le taulier francophone de ce lieu magique, profitez aussi de déguster un bon cigare en aparté avec ce fumoir, surement hanté des innombrables amateurs qui l’ont fréquenté un jour ! Une pause salvatrice aux allures Cubaine, qui m’a rappelé de bons souvenirs lorsque je flânais dans les patios de la Habana Vieja, me manquait juste un Daikiri pour parfaire l’illusion.

Petit passage par la cave pour quelques achats, qui me permet d’acheter pour l’occasion, une des dernières éditions régionales « Paises Bajos » sortie en 2015, le Diplomaticos « El Embajador », toujours disponible à la pièce pour le moment. (Une ER roulée à seulement 50000 exemplaires en coffret de 10 pcs)

Un choix judicieux ou pas, malheureusement pas ! Je préfère de suite vous annoncer la couleur, ce cigare n’a pas suffi à nourrir mon bon plaisir, une infortune gustative bien regrettable qui ne va pas au-delà d’un 12/20.

En résumé, ce Diplomaticos semblait posséder à l’œil et au flaire, des atouts très séduisants, d’abord une cape luisante de couleur caramel, un toucher moelleux, très élastique, suivit d’arômes timorés de boisé et de mie de pain paraissaient l’essentiel à la vertu de ce cigare.

D’une consistance équilibrée, très éclairée, sa mise en bouche développe de suite un sentiment de vivacité et de nervosité, une amplitude caustique sur les premières minutes, ciblée sur palais. Bénit d’un tirage excellent, voire trop, en effet, ce module tire drôlement bien et à tendance à chauffer rapidement, il faut donc mesurer, lever le pied à ses aspirations pour éviter la formation néfastes de gaz irritant, malgré mes efforts, beaucoup d’amertume exalte en bouche, comme la sensation de croquer dans une pelure d’orange, un côté acrimonieux assez désagréable, je sais la comparaison, peut paraître excessif, mais la plus proche !

Je persiste tout de même à cet effort, pensant que cela s’arrangerait dans un 2e temps, mais rien n’y fait, ce Diplomaticos reste très volubile et rustique, son manque de rondeur et d’onctuosité ne suffit pas à obtenir une fumée plus distinguée. Cette profondeur inadéquate dans la résonance de ses arômes, rend ce Diplomaticos assez creux d’une certaine manière, comme soustrait de ses notes les plus graves et faussement jouée d’une voix de tête, devant un auditoire, déconfit, nerveux, amère et piquant à la fois. Une interprétation excessif qui peine à se distinguer sur ce registre peu accrocheur et criard.

Résultat, une insuffisance de corps et de force l’empêchent de s’exprimer dans son évolution et dans sa persistance, toutes ces carences  rendent ce Diplomaticos aphasique et inexpressif en goût, malheureusement bien en dessous, à ce que j’en espérais...

Pour conclure, un cigare peu évolutif, humilié par une amertume insoumise et croissante pour une perception plutôt vivifiante, mais trop ventilée en bouche par ce tirage exagérée.  Ma foi, ce robusto peine à se révéler vers une forme aromatique attachante et plaisante. Un cigare rustique et sans grand relief qui me laisse, tout de même sur ma faim. Ma note de cœur 12/20, bon mais sans plus !

  • Origine: tripe: Cuba, sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: robusto
  • Taille: 135mm x 20mm
  • Bague: 52
  • Poids: 11,6gr
  • Année: 2015
  • Prix Pays Bas: 13,4 €

hajenius_cigares

Hajenius humidor.

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Diplomaticos El Ambajador.

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P.G.C Hajenius

hajenius_cigares

P.G.C Hajenius

 

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20 

 

11:05 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Diplomaticos | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/04/2016

Coloniales de Trinidad "corona"

« Ce qui compte, c'est pas tellement ce qu'on vit, mais comment on le vit et le souvenir qu'on en garde...
On peut être heureux, même quand on est pauvre, si l'imagination est riche. »
( les chroniques de Trinidad 2006)

Introduit en 2004, la bonne réputation de ce corona semble avoir conquis le plus grand nombre dans la sphère des amateurs du « bon fumé ». En effet, du haut de ses 13 cm pour tout justes 9 grammes à la pesée, ce gringalet offre une palette d’une tonicité aromatique des plus plaisantes dans le monde des poids légers, capable de rivaliser d’intérêt avec des gabarits bien plus athlétiques. Ce format fluet et peut-être désuet, se concentre sur l’essentiel, celui de la subtilité de son intensité, un cigare qu’il faut apprivoiser et chérir à la fois,  dont tous les Béotiens de la turlute facile, de bundle facile, fatigués d’aspirer cette fumée blanche et stérile de leur cigare infantile, devraient un jour revenir à l’essentiel en dégustant ce « Trinidad », un petit cigare vigoureux et bien plus viril que le fumé mou !   

D’aspect un peu rugueux, habillé d’une cape colorado peu lumineuse, ce « Coloniales » se présente d’abord sous l’uniforme de la circonspection, nul besoin de vous satisfaire d’une séduction obséquieuse et outrancière. Mais par un juste, et doux parfum pour unique réplique, mélange bucolique de foin fraîchement coupé, de boisé, d’écorce de pain et de chocolat au lait, flottent dans l’air comme un appel au goûter, celui de la tartine au beurre salé et de son carré de chocolat dans l’autre main. D’entrée, ce « Coloniales » fume déjà un air familier et réconfortant, dans une musique insolente et prudente à la fois.

Dès l’allumage, les premières bouffées s’amusent de notes onctueuses et grasses, dans un militantisme gustatif et olfactif bien acquis, sans violence et sans aucune subversion. Un « Trinidad » à la consistance pleine et briochée, puissant dans sa forme, mais pas assommant qui s’équilibre d’arômes suaves, d’épices poivrées, de noisettes grillées et d’un rai citronné pour l’acidité. D’une rondeur qui excelle, d’une longueur qui s’ajuste et rassure, ce premier temps vous propulse de suite dans une envoûtante chronique, écrite pour les plus insatiables des amateurs, comme moi par exemple.

Dans le 2e temps, son amplitude augmentée n’est plus que formalité à ce stade de la dégustation, grâce à un bel équilibre fait de saveurs grillées, flirtant avec aisance avec celui du torréfié et de l’autre, avec un mélange de fruits secs, de fruits très mûrs et de végétal terreux, s’approchant de celui des champignons. Cette deuxième partie confirme un agrément d’une élégance rare pour ce genre de format, une musique brûlante d’énergie et de préciosité fumante digne d’un opéra de « Verdi ».

Le 3e temps sonne le glas après 40 minutes de pur bonheur, toujours plus consistant, bien plus puissant aussi si on le pousse au-delà de ses retranchements, il faut jouer de prudence et de discernement pour le finir sans se brûler. Franchement, voici un cigare qui dépote sans compter, un « Trinidad » comme j’aime, à déguster avec modération. Evitez surtout les désagréments d’une surchauffe, qui ne ferait que ressortir son côté machiavel de sa puissance. Un classique à déguster, à découvrir, à redécouvrir pour certains, un grand cigare de cœur. Ma note 17/20.  

  • Origine: tripe: Cuba, sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: corona
  • Taille: 132mm x 17mm
  • Bague: 44
  • Poids: 9,7gr
  • Année: 2015
  • Prix Suisse: 13chf

trinidad_coloniales_cigare_corona

Trinidad Coloniales

 

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20 

    

15:02 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Trinidad | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/04/2016

Cigares Habanos pour 2016

Liste des nouveautés en cigares cubains, annoncées lors du XVIIIe Festival Habanos, organisé comme chaque année à la Havane en ce début d'année.

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Ecrin Cohiba 50 anniversario fabriqué par "Elie Bleu"

Chaque humidor numéroté de 1 à 50 sont fabriqués par Elie Bleu, les portes sont habillées de réelles feuilles de ligero plaqué en or 24 carats.

elie_bleu_cohiba_50_aniversario_humidor

Ecrin Cohiba 50 anniversario fabriqué par "Elie Bleu"

cohiba 50 aniversario

Cohiba 50 aniversario, marque le premier Habanos, jamais créé avec un cepo de 60. Ce cigare célèbre le 50e anniversaire de la marque, malheureusement, peu auront la chance de le déguster un jour puisqu'il est présenté exclusivement dans son écrin, fabriqué pour l'occasion par "Elie Bleu".

Dimension: 60 x 7" (177mm)

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Cohiba Siglo Medio, ce cigare peut être considéré comme un croisement de deux cigares de la ligne Siglo, celui du Siglo I pour la taille 4" (101mm) et le Siglo VI pour son cepo (52).

Dimension: 52 x 4" (101mm)

cohiba_majestuoso_1966

Cohiba Majestuoso 1966, sera présenté dans un humidor commérotatif de 20 cigares.  Chaque cigare comporte une bague secondaire arborant le logo "50e anniversaire". Seuls 1966 coffrets sont prévus à la vente.

Dimension: 58 x 5 7/8" (149mm)

h_upmann_magnum_54

Magnum 54, après le magnum 56 l'an passé en 2015, H.Upmann revient cette année avec ce nouveau module.

Dimension: 54 x 4 3/4" (120mm)

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Hoyo de Monterey Epicure n°2, sélection Reserva Cosecha 2012.

Dimension: 50 x 4 7/8" (124mm)

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Montecristo Dantès Edicion Limitada 2016.

Dimension: 48 x 6 5/8" (168mm)

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Romeo y Julieta Capuletos Edicion Limitada 2016.

Dimension: 53 x 6" (152mm)

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Trinidad Topes Edicion Limitada 2016.

Dimension: 56 x 4 7/8" (123mm)

Cuaba_20_Aniversario

Cuaba 20 anniversario.

La marque Cuaba composé essentiellement de format figurado, fêtait aussi son anniversaire pour ses 20 ans d'existence lors du festival de 2016. Un superbe figurado en édition limitée disponible uniquement chez les franchises "Casa del Habano".

Dimension: 56 x 6 3/4" (171mm)

humidor_cuaba_20_aniversario

Humidor Cuaba 20 anniversario.

 

Ci-dessous, veuillez trouver la liste exhaustive de toutes les nouveautés pour l'année 2016.

Production régulière confirmed:

  • Cohiba Media Siglo
  • Partagás Serie E No.2 — Duke
  • Partagás Capitols — Mareva
  • H. Upmann Magnum 54
  • Combinaciones Selección Robustos
  • Combinaciones Selección Piramides

La Casa del Habano Exclusives confirmed:

  • Hoyo de Monterrey Elegantes — Tacos
  • Punch Punch 48 — Hermosos No.3

Limited Edition confirmed:

  • Montecristo Dantes — Hermosos No.1
  • Romeo y Julieta Capuletos — Sobresalientes
  • Trinidad Topes — Topes
Special Premium Selections confirmed:
  • Cuaba 20 Aniversario — Joffres Grandes
  • Cohiba Humidor Oro – Majestuosos 58

Travel Retail Exclusive ( duty free )

  • Montecristo Double Edmundo 2016 — Dobles

Reserva

  • Hoyo de Monterrey Epicure No.2 Reserva Cosecha 2012 – Robustos

Añejados:

  • Hoyo de Monterrey Hermosos No.4 Añejados 2015 — Hermosos No. 4
  • Partagás Coronas Gordas Ańejados 2015 — Coronas Gordas
  • H. Upmann Robustos Añejados 2016 — Robustos

Regional Edition confirmed:

  • Bolívar Byblos – ER 2016 – Magicos
  • Bolívar Tesero – ER 2016 – Salomón ( Allemagne )
  • Edmundo Dantes Conde Belicoso – ER 2016 – Campanas
  • El Rey Del Mundo Choix du Roi – ER 2016 – Montesco
  • Juan Lopez Eminentes – ER 2016 – Sublimes ( Suisse )
  • La Flor de Cano Casanova – ER 2016 – D No.5
  • La Gloria Cubana Platinum Edition – ER 2016 – Duke
  • Quai D’Orsay Secreto Cubano – ER 2016 – Secretos
  • Ramón Allones Terra Magica – ER 2016 – Dobles
  • Ramón Allones Patagon – ER 2016 – Petit Edmundo
  • Ramón Allones Dubai – ER 2016 – Sublimes
  • Ramón Allones Hexgone – ER 2016 – Duke
  • Saint Luis Rey San Luis Tesero – ER 2016 – Petit Edmundo
  • Saint Luis Rey Marquez – ER 2016 – Geniales

14:55 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

05/04/2016

Diplomate "Cavalier de Genève"

"Le véritable voyage de la découverte gustative et olfactive ne consiste pas à chercher de nouvelles saveurs, mais tout simplement avoir un nouveau nez pour les ressentir." Beaucoup de Proust, et un peu de moi…

Dans la famille des ongulés, je vous présente, le « Cavalier de Genève », une toute nouvelle marque galopante, lancée il y a tout juste quelques mois sur la Suisse Romande. Cette ligne a vu le jour grâce à un tout jeune amateur, Mr Sébastien Decoppet, inconnu jusqu’à présent du monde feutré du cigare. Sa ténacité, son audace et la passion surtout, lui ont permis de s’entourer des meilleurs pour développer cette ligne, en les produisant par une illustre famille installée au Honduras, les « Plascensia », un des grands noms du cigare premium au monde.

Depuis sa sortie, ces cigares animent déjà la controverse des boudoirs enfumés de l’ensemble de la Suisse Romande à la Suisse alémanique. En effet, à tout juste 24 ans, ce jeune homme est un véritable ovni dans le monde suranné du cigare, un jeunisme que certains trouveront toujours de suspect ou d’inexpérimenté, moi c’est l’audace et la passion qui m’importe et m’anime aujourd’hui, je ne peux que féliciter ses aspirations, destinée, ma foi à la pluralité des sens, essentiellement tournés à nos plaisirs oisifs et fumigés. Excusez moi du peu, mais je le trouve génialement gonflé ce garçon ! J’en serai même, disons-le franchement, un peu jaloux de ne plus avoir son âge à parcourir les Caraïbes, tel un Jack Sparrow du cigare (vous comprendrez pourquoi, un peu plus bas). J’espère bien un jour, réaliser une petite interview pour vous présenter ce sympathique « black beard ».

Pour ce «cigar review», je vous propose de découvrir le module « Diplomate », qui ne m’a pas laissé insensible, une sorte de gros robusto analogue à un Behike 56, mais en un peu moins long de 26mm pour vous donner une idée du format.

Visuellement, ce module offre à la vue, ses meilleurs atouts. Un module musclé, cintré d’une cape lisse aux nuances cuivrées du Brésil, lui donne un toucher soyeux de très belle facture. Celui-ci développe délicatement, un parfum timoré, légèrement aigrelet et épicé.

L’allumage est aisé, les premières salves fécondent les papilles de saveurs légères et onctueuses, dans une perception très surette et épicé. Doucement, l’ensemble s’arrondit sur  des arômes plus automnaux, pouvant suggérer les sous-bois humides dans lesquels les champignons fleurissent sous les troncs pourris, celui aussi de la noisette verte et pas suffisamment mûre qui vous laisse cette pointe d’astringence sur les lèvres. Ce premier temps, sincère et vivant, offre des sensations tout à fait plaisantes dans ce genre de musique. Un cigare pour l’instant très facile, subtil, pourvut d’une corpulence affable qui semble lui convenir pour le moment.

Dans cette seconde partie, le duo acidité/amertume s’équilibre vers une rondeur pleine et confortable en bouche, toujours guidée par une certaine douceur dans sa forme, sa consistance moyenne, rigoureuse et sans grande puissance expose une évolution assez modeste sur des notes toutefois évocatrices de (végétale humide, d’humus, de fruits fermentés et d’épices). Un agrément qui manquerait d’un peu plus d’onctuosité à ce stade, d’un peu plus de gras sur la longueur, ça c’est pour mon côté critique, trop gourmand et pinailleur à la fois !

Le 3e temps se charge de perception plus lourde, et devient plus rassasiant et un peu plus brûlant sur la fin. Une consistance bienvenue, mais trop enthousiaste qui altère un peu son aromaticité à ce stade de la dégustation. Dans son identité, ce « Cavalier de Genève » n’a rien d’un pur sang du Honduras, mis à part une sous cape « Honduras Connecticut », qui pour moi, participe à son petit côté acidulé de son agrément. Nous sommes bien loin et fort heureusement de certains puros honduriens qui vous donnent l’impression de sucer une asperge pendant plus d’une heure, eh bien non,  je ne citerai pas de nom !

Bref, un cigare médium que j’invite à découvrir, destiné à tous les amateurs avides de voyage gustatif et olfactif, plus précisément avec ce « Diplomate ». Ma note de cœur 16/20.

PS / Désolé pour mes jeux de mots dantesques…

  • Origine: tripe: Dominicaine/ Nicaragua/ Paraguay, sous cape: Honduras Connecticut, cape: Habano Brésil
  • Format: gros robusto
  • Taille: 140mm x 22mm
  • Bague: 56
  • Poids: 19gr
  • Année: 2015, je pense !
  • Prix Suisse: 18 €

cigare cavalier de genève de sébastien decoppet

Diplomate "Cavalier de Genève"

cigare cavalier de genève de sébastien decoppet

Sébastien Decoppet "Black beard"

cigare cavalier de genève de sébastien decoppet

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20  

15:36 Écrit par Edmond Dantes dans Cavalier de Genève, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

29/03/2016

Toro de "Casa de Garcia", un cigare à 2€, mais encore !

Existe-t-il des cigares à moins de 3€ qui en valent la peine ?

Comme vous et moi, nous avons tous pris le risque un jour de faire bonne fortune, en dénichant un truc dans les fonds de tiroirs d’une civette, des cigares que personne ne connaissait ou presque ! Rarement ces découvertes sont lumineuses pour nos papilles, fort malheureusement. Mais il arrive tout de même que dans de rares exceptions, un cigare suscite un peu d’intérêt, mais de là à exciter nos sens, il n’y aurait qu’un pas, eh bien non… ! Ne rêvons pas, ce cigare de dégustation à 3 balles n’existe pas.

Tout de même, on peut trouver sur le marché une multitude de cigares, plus communément appelés de cigare « tondeuse » ou de cigare « barbecue » par exemple, deux expressions lourdes de sens et très évocatrices, pour les autres quidams qui ne possèdent pas de jardin, j’attends vos expressions préférées, pour qualifier ce type de cigare, je suppose qu’à Quiberon, cigare « bateau » sera de circonstance ?

Bref, dernièrement un ami en déplacement sur Marseille m’a gentiment rapporté un truc à goûter, du nom de « Casa de Garcia », acheté à la civette « Le Dôme », quelqu’un connaît ? Ce cigare, un véritable long filler d’origine dominicaine/ honduras et sous cape connecticut, ne coûte que 2€ en bundle ! Pour la petite info, la « Tabacalera de Garcia S.A.S » est exploitée par « Altadis », cette fabrique de République Dominicaine est actuellement la plus grande usine dédiée aux cigares faits main dans le monde, plusieurs dizaines de millions de cigares sortent chaque année de ces galères, rien de très romantiques, ni d’affectif dans l’histoire de cette marque. Sortir un cigare à 2€ demande un processus de fabrication très standardisé, proche de celle de la filière porcine à 1,40€ le kilo par exemple ou de la fraises d’Espagne ! Je ne dénigre pas le produit, je constate seulement que le coût matière/ MO, doit être vraiment dérisoire, à vue de nez, pas plus de 25 centimes par cigare sorti d’usine, une fabrication proche d’un cigare machine ou juste la cape est posée à la main, suffit à devenir un « handmade ».

Rien d’étonnant que ce concept de « bundle » est pris naissance aux USA, le pays de la malbouffe !  ( définition : un bundle est un paquetage promotionnel, est un ensemble de produits vendus ensemble ). En France, depuis quelques années maintenant, il n’est plus rare de les voir fleurir dans nos civettes,  des marques connues, comme les « Zamorano » les fameux  Zaza de Maya de Selva, les « Cusano », les « Don Tomas », les « 3 x 3 » de Davidoff vendu sous le patronyme Kelner, des cigares inqualifiables, les « Quorum » et autres, profitent de ce marché, certains sont bien faits dans l’ensemble et sont appréciés à leur juste valeur, même si en y réfléchissant  bien, je trouve l’idée très ennuyeuse et déconcertante de déguster pour fumer, un cigare qui forcément ne remplira pas nos attentes. Je vous rassure, cela m’arrive aussi de tenter ma chance… !

 Mais, ce toro de « Casa de Garcia », que donne t-il ?

De manière sincère, j’ai abordé cette dégustation comme tout autre cigare, sans a priori sur sa valeur, difficile d’en faire abstraction, je sais ! Mais quand même…

Visuellement, la cape manque de brillance pour une feuille « connecticut ». (rappel : La cape connecticut fait partie des feuilles les plus chères au monde). Je la trouve étrangement terne, très mate, je penserai plus à une semence connecticut élevée ailleurs qu’aux USA, au Brésil ou au Mexique par exemple, mais surement pas dans la région d’East Windsor, pour un cigare si bon marché ! Au toucher, celui-ci est assez ferme et le remplissage homogène, ainsi qu’une souplesse moyenne tout à fait acceptable. Un module sans grande prétention, assez rustique et exsangue, celui-ci manque de brillance et d’élégance.     

Très surpris par son parfum qui me rappelle étonnamment celui d’un cigare cubain, un mélange timoré et agréable de chocolat au lait et de fin boisé qui ravit mon nez.

Les saveurs au démarrage, douce et crémeuse, confortent un fumage d’une consistance  courtoise, plutôt policé dans sa forme. Pour sa complexité aromatique, le foin et la noisette sur fond de sous-bois humide, offrent des saveurs grasses en bouche, plaisantes et déterminantes pour cette première partie. J’avoue être surpris par cet équilibre et cette longueur en bouche tout à fait honorable, vu son prix ne l’oublions pas !

En seconde partie, son évolution n’est guère plus passionnée ou passionnante qu’un Davidoff « Année du Cheval » à 35 chf, par contre avec celui-ci, ma sévérité reste relative à son prix. A ce stade, les sensations offrent toujours un sentiment de bienveillance et de crémosité en bouche, ciblées sur l’avant haut du palais, rien de vraiment déplaisant, sauf peut-être un peu d’amertume qui justifie sa position au plus bas dans l’échelle des « cigares de choix », fidèle à l’ordre social du bon goût.

En effet, c’est chose faite dès la 3e partie, il fallait juste patienter un peu pour identifier quelques fausses notes dans cette jolie comptine. Doucement sa forme affectueuse et onctueuse déploie sans vergogne, une certaine rugosité, développant une consistance moins cordiale et pas très agréable sur ses retranchements, je perçois même quelques relents alcali d’ammoniaque lorsqu’il devient plus brûlant, ma faute à moi de le pousser volontairement sur un point d’équilibre, défaillant et provocant dans son agrément. Ce qui ne m’attriste pas le moins du monde, c’est devoir l’abandonner sur une bonne moitié, dans le cendrier, après 40 minutes !

Pour 2€, je trouve cette analyse plus qu’intéressante et prometteuse qui porte à la réflexion des cigares « cheap ». Certes, ce cigare ne peut pas rivaliser avec les canons du goût de la haute magistrature cigarophile. En somme, « Casa de Garcia » propose un genre de « prèt-à-fumer » bon marché et honnête au regard de ce qu’il coûte ! Prenez-le pour ce qu’il est, un bon cigare de paysan, un cigare « tondeuse » par excellence et rien d’autre. Ma note de cœur pour le rapport qualité-prix, je dirais 16/20 et ma note de cœur en tant qu’amateur, pas plus de 8/20.     

  • Origine: tripe: Dominicaine/ Honduras, sous cape: Connecticut, cape: Connecticut
  • Format: toro
  • Taille: 140mm x 20mm
  • Bague: 50
  • Poids: 19gr
  • Année: 2015, je pense !
  • Prix France: 2 €

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Un bundle "Casa de garcia"

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20  

10:51 Écrit par Edmond Dantes dans Bundle, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |