22/03/2017

Romeo & Julieta "Capuletos" EL2016

“L'amour est une fumée faite de la vapeur des soupirs.” disait William Shakeaspeare

"Le cigare est une fumée faite de la vapeur des soupirs '" Je dirais !

Quel point commun entre amour et cigare ? Eh bien, que ce sont deux histoires qui finissent mal en général, chantait "Catherine Ringer".

Quand pensez-vous ? Joli préambule pour vous peindre l'histoire de ce cigare baptisé "Capuletos", en référence à la famille Capulet issue de la tragédie Shakespearienne Roméo & Julieta. D'ailleurs, une histoire d'amour impossible qui se finira par la mort de nos deux héros. 

Nous voici le lundi 13 mars 2017, 17h50, comme tous les lundis au speakeasy, je suis souvent le premier client à poser mes valises à cette heure de la journée. Derrière le bar, le taulier "Patrick" ou "Robert" pour les intimes m'accueille sans vergogne d'une bise franche et amicale. Certains l'aiment, d'autres le détestent ,ceux-là même qui l'ont aimé le détesteront peut-être demain, ceux qui le haïssaient sans savoir pourquoi, finiront par le courtiser un jour. Mais Patrick quand à lui, fidèle à lui-même derrière le brouillard de ses cigares, "fuck" la vie, "fuck" le monde avec la générosité et le détachement de ces types qui ont bourlingué durant toute leur vie. Un jour quand ce lieu si singulier n'existera plus, beaucoup se souviendront avec nostalgie des moments passés au Speak et de son facétieux locataire. Le plus tard possible, bien sûr !

Désormais, j'aimerais que le lundi soit un rendez-vous avec moi et un cigare de choix de préférence ! Aujourd'hui c'est ce "Romeo & Julieta qui s'est convié à mon cendrier pour cette nouvelle édition.

Ce soir, ce sera un picon bière aux notes amères et caramélisées que je préfère au chardonnay des précédentes fois pour l'accompagner, un choix judicieux qui je l'espère ne me rendra pas nauséeux comme la semaine passée. En effet, le duo chardonnay/ cigares, fumés à jeun durant toute la soirée m'a rappelé de vieilles sensations, analogues aux longues excursions en autocar durant l'école primaire, celles qui vous font détester les transports en commun pour le reste de votre existence !

Visuellement, ce robusto est une pièce "extra". Je sais, elle était facile celle-là !!

Au toucher, sa rugosité rime avec fermeté et souplesse. Son bouquet d'une faible éloquence se complaît au nez avec indolence, ou senteurs boisées, lactées et chocolatées s'harmonisent avec gourmandise.

Dès l'allumage, malgré un démarrage plein de promesses, ce "Capuletos" me laisse un sentiment de déjà fumé ! Une édition limitée de belle facture, comme Cuba sait très bien les faire depuis plusieurs années, mais semble au fil des années se mordre la queue, du moins celle-ci, ça n'engage que moi. D'entrée, les premières bouffées développent une sensation confortable de bonne corpulence, le tout sur un profil aromatique connu et empyreumatique dans son agrément. Une forme que je trouve toujours plaisante bien sûr, mais qui me laisse un sentiment attendu !

Après 30 minutes de chauffe, ce "Capuletos" ronronne désormais de ses notes torréfiées et épicées. Quant à sa longueur, satisfaisante à l'issue de ce premier temps, expose à terme ses notes de bois brûlé et charbonnées qui laisse peu de place à la subtilité.

Le 2ème temps suscite toujours un intérêt gustatif, même si son évolution reste toutefois linéaire. Côté puissance, rien d'éclatant qui puisse donner à ce module de la hauteur pour le hisser au rang d'éditions 2016 majeurs. Malgré tout, cette musique se laisse écouter comme un air de guitare aux notes fumées, de café noir, de brioché et de poivre noir.

Le 3ème temps se renforce d'une richesse aromatique harmonieuse et de bonne consistance. Un cigare d'une puissance honorable, généreuse dans son agrément qui perdure avec véhémence sur des notes endémiques de saveurs torréfiées, de bois brûlé et "cafeinées". Le final devient rapidement cuisant si vous ne mesurez pas vos fréquences d'aspirations. En conclusion, ce "Capuletos" m'a fait passer un agréable moment, même si  j'ai ce sentiment de l'avoir déjà fumé dans une édition précédente. Ma note de cœur 15,5 /20, un bon cigare.

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: robusto extra
  • Taille: 130mm x 21mm
  • Bague: 53
  • Poids:
  • Année: 2016
  • Prix: 23,6chf

romeo&julieta, capuletos cigare cubain

Capuletos "Romeo & Julieta"

 

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

 

   

10:41 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Romeo & Julieta | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

10/03/2017

Partagas robusto "Maduro n°1"

L'attente fut longue pour ce module annoncé au festival Habanos 2015 ! À peine sortie dans les civettes helvétiques que ce cigare sonnait déjà aux abonnés absents. Comme quoi il faut parfois être patient et un peu chanceux tout de même. Malheureusement sa rareté finit par se payer au prix fort surtout lorsqu'il est vendu à la pièce, environ 20€ sur Genève, c’est dommage. Mais en cherchant bien, il est possible de le trouver à 15€ en boîte de 25, et toujours en Suisse.

Bref, voilà 2 ans que ce cigare m'était passé sous le nez avec un certain mépris, je dirais. Même pas eu le temps de pressentir ses humeurs que la porte s'est violemment refermée sur mes convoitises. Mais quelque part, c'est pas mal non plus d'attendre un peu. Ce Maduro n°1 a su me trouver finalement.

Visuellement, il fait plaisir à voir ce Partagas, sa cape "maduro" fine et grasse, drape ostensiblement un corps musclé et souple au toucher.

La construction parfaite d'où s'échappent ses parfums persistants et outrageants, provoque avec délice des flagrances pesées, de cuir, de chocolat, d’une pincée surette et butyrique, finisse d’inspirer ce moment de concert entre seul et moi, assis confortablement dans l'unique causeuse (fauteuil) du "Speakeasy", fort heureusement nous sommes lundi, il n'y a personne !

Tous ces préliminaires terminés, je peux maintenant ouvrir le bal avec une décollation en règle, suivie d'un embrasement circonscrit qui me délecte de ses premières nuances de gris, d’une fumée abondante, roborative, épicée et nerveuse. De suite, il est amusant de percevoir dans ces premières minutes, l'engagement de ce cigare qui persistera tout au long de sa dégustation.

Dans le premier temps, les sensations se focalisent surtout sur l'avant, plutôt rare pour un Cubain qui prédomine le plus souvent sa musique sur l'arrière du palais, une des caractéristiques majeures de ce terroir. Le cigare est vif, puissant, doté d'une rétro olfaction agressive, celui-ci offre tout de même un semblant de rondeur, sensation sèche et épicée alliant la subtilité mesurée du piment d'Espelette à celle de la fève torréfiée     . Ce duo informel offre à ce cigare cette agrément atypique de saveurs fumées, tourbées, bien éloignées des notes boisées, de cèdre et de cuir plus traditionnel au cigare cubain.

D'une richesse prévenante et harmonieuse, ce maduro n°1 exécute avec brio les premières mesures d'une musique naissante, inhabituelle pour Cuba qu'il me tarde de poursuivre dans le prochain couplet.

Dès la seconde partie, c'est un sentiment plus rond, ou consistance rythme avec persistance, le tout sur des accords gourmands de réglisse, de brioche toastée, d'épices et de bois brûlé. Quant à la cendre, elle souffre d'une noirceur étonnante, comparable à celle d'une braise d'anthracite sur le point de s'éteindre. Un cigare dont je me régale de sa bravoure, de sa constance, ou puissance et richesse règnent, évoluent sans partage sur la majeure partie de cette analyse. C'est bon, que dire de plus !

Dans la dernière partie, il faudra mesurer son ardeur en domestiquant son impétuosité, au risque de sombrer du côté cuisant de sa force. Les sensations les plus lourdes sont à présent clairement localisées sur le fond du palais, aux sons âcres et sulfureux de notes "carbonées". J’apprécie sa persistance sur ce frais refrain mentholé qui excite mon avidité, entretient ma curiosité jusqu'à m’en brûler les deux doigts.

Par contre, ce module demande de la maîtrise dans ses aspirations, prendre son temps serait le maître mot de cette dégustation, ne le fumer pas trop vite, surtout sur la dernière partie. Ma note de cœur 17/20, un excellent cigare pour amateur exigeant. Pour conclure, ce cigare a réveillé en moi, l'envie de poser des mots sur une fumée qui puisse satisfaire ma suggestivité. Un bon cigare est celui qui exalte cette envie de s'exprimer !

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: robusto
  • Taille: 130mm x 20.6mm
  • Bague: 52
  • Poids:
  • Année: 2015
  • Prix: 20€

partagas, maduro n°1, cigare cubain

 

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

17:34 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Partagas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/02/2017

Carnet de bord de mes dégustations par "IZAMBAR".

Carnet de dégustation cigare.

Vos dégustations méritent toute mon attention ! D’où l’importance de consigner vos expériences sur un support de qualité qui puisse répondre à une envie d’écrire et de conserver dans un livre, le fruit de vos dégustations. D’abord pour une utilisation pratique et personnelle, je l’ai conçu égoïstement pour moi avant tout, il devait répondre à une multitude de point, comme son format A5 par exemple, des dimensions confortables pour griffonner à son aise sans avoir peur de manquer de place tout en respectant votre écriture. On ne déguste pas un cigare entre les apéros et les hors-d’œuvre, s’il vous plaît ! On y met la forme, on se prépare et on se concentre, ce livre appuie l’aspect solennel d’un moment et du cigare que vous allez  choisir pour votre dégustation.

Ce livre n’est pas un guide pour vous apprendre à déguster, mais un recueil dédié à la promenade gustative, à tous ses souvenirs présents et passés qui peuvent en découdre. Il n’y a aucune interdiction, vous êtes libre de consigner ce que vous voulez, chaque cigare est votre histoire. Un peu comme le journal intime d’une midinette, mais je pense que vous préférerez la locution du carnet de bord du capitaine de frégate, celui-ci doit vous suivre dans votre parcours initiatique et évoluer au fil de vos découvertes. N’ayez pas peur de la page blanche, notez ce que bon vous semble, juste ou pas, ça n’a aucune importance, prenez-y du plaisir avant tout et ne voyez pas ce moment comme une punition. Et vous verrez, petit à petit, vos pages se noirciront avec surprise.

Ce livre  comporte 25 fiches numérotées, un index pour les retrouver plus facilement, il comprend aussi un petit lexique pour vous aider à remplir vos fiches, incluant aussi ma petite roue des saveurs et la couleur des cigares.  Livre au format A5, couverture brillante et rigide.

Prix 25€ TTC + 5€ de frais de port pour la France. Commande par mail ( edmond@izambar.com )

carnet dégustation cigare

Carnet de dégustation cigare.

carnet dégustation cigare

carnet dégustation cigare

carnet dégustation cigare

 

Déguster un cigare, c'est comme apprendre à lire, c'est en somme déchiffrer une succession de feuille ! Edmond.

18/02/2017

IZAMBAR CIGARS "Monarch"

« Au royaume des fumeurs, le Monarch est roi ! »

Produit à 100 exemplaires seulement, le Monarch est une démarche avant tout expérimentale, car pour produire un cigare en si petite quantité il faut nécessairement penser de manière très artisanale. L’idée de ce cigare est d’offrir de l’exclusivité provenant d’un terroir comme le Nicaragua, donner la possibilité de déguster des choses bien différentes de ces régions avec des tabacs de qualité, un goût aujourd’hui, malheureusement formaté, galvaudé par les grosses multinationales qui inondent le marché de « stogies » aux saveurs souvent agressives et insipides.           

Le Monarch se présente en tube de verre, comme un vin dans son contenant, bouchonné et ciré pour le protéger des agressions extérieures, comme l’oxydation des phénols par l’oxygène, et les échanges avec d’autres cigares de votre cave qui finissent par s’altérer, sans parler de tous les écarts d’hygrométries sur de longues périodes. Cette méthode de conservation lui permet de conserver toutes ses propriétés aromatiques et une meilleure stabilité sur la durée, offrant ainsi en retour un affinage bien différent.

Posez-vous cette question, aurait-on l’idée de conserver un vin dans une carafe ouverte aux quatre vents ?

Ce Monarch, grâce à son sarcophage de verre pourra se conserver « ad vitam aeternam » grâce à l’humidité intrinsèque de ses feuilles. A son ouverture, il sera conseillé de le laisser s’oxygéner au minimum trois semaines dans une cave à cigares, bien isolé des autres modules afin qu’il reprenne vie après cette longue hibernation. Confectionné d’une liga unique pour ce module, son mélange provient de tabac soigneusement choisi des régions de Jalapa, d’Esteli, et d’Ometepe au Nicaragua. Sur le tube est gravé le mois de roulage, ainsi que sa mise en tube, une traçabilité fort inutile pour les Béotiens, mais très apprécié et indispensable à tous les amateurs éclairés.

Pour l’avoir dégusté à ce jour, ce module rappelons-le, n’a que deux mois de roulage, un cigare toutefois très juvénile qui ne demande qu’à grandir et s’épanouir avec le temps.

A ce jour, voici un petit aperçu de son ambitus gustatif. Primo, au nez son parfum frétille d’une persistance affable, régalant ma convoitise de notes torréfiées, de café freddo, d’un soupçon de vieux cuir et de charme automnal. Délicieux préliminaires qui ne demandent qu’à éclore dès le paragraphe suivant !

Dès l’ouverture des hostilités, les premières lampées de fumée sont de suite généreuses, une sensation confortable s’installe rapidement en bouche avec douceur. Un cigare bénéfique et très souple, où rondeur adipeuse contrebalance avec un léger goût suret sur la longueur. Passé le temps nécessaire à son développement, la perception grasse et onctueuse prédomine ce premier temps, où notes de café crème, de noix de cajou et de fin réglisse embaument les papilles d’une certaine impudeur et de lucidité. Sa puissance toutefois honorable laisse plus de place à une aromaticité audacieuse. Celui-ci gourmand de vérité, sa suavité glisse avec souplesse sur les papilles comme le fondant d’un foie gras sur la langue. Quelle poésie !

En seconde partie, rien ou presque n’a changé ! Notre Monarch après 40 minutes de bonheur semble avoir trouvé une forme gustative qui lui convienne, un cigare résolument onctueux, enveloppant et sans excès. D’une richesse aromatique moyenne, il se déguste avec intelligence et facilité. Ses arômes évoluent très subtilement sur des notes de chocolat au lait, d’amande douce, d’humus, de champignon, ainsi qu’une ‘floralité’ rafraîchissante et très plaisante sur son intégralité. D’une puissance inchangée, ce 2ème  temps persiste dans cette délicate harmonie.

Cette dernière partie ne tranche pas, tout évolue avec pudeur! Une évolution qui s’appuie avant tout sur une corpulence plus révélatrice dans ses saveurs, proche du fruit mûr et fermenté, de boisé humide, de bois vermoulu et de champignon. Un final équilibré doté d’une rondeur grasse, ce module évolue vers plus de richesse en offrant un 3ème  temps plus salvateur et savoureux. Etonnant pour un cigare si précoce, à aucun moment je n’ai ressenti de faussetés dans ses arpèges, grâce à une qualité d’assemblage et une sélection apprivoisée de ses différents tabacs par notre master blender au Nicaragua.  

         

  • Origine: tripe: Nicaragua, sous-cape: Nicaragua, cape: Equateur
  • Format: churchill extra
  • Taille: 178mm x 23,8mm
  • Bague: 60
  • Poids: 272gr
  • Année: JANVIER 2016
  • Prix Suisse: 44,9chf

 

izambar cigars, izambar monarch

izambar cigars, izambar monarch

IZAMBAR MONARCH

 

"IZAMBAR CIGARS"

Antonio & Edmond

antonio@izambar.com* & edmond@izambar.com*

Tél/ 0041 79  872 87 96 ( Suisse ) & 0033 (0)6 69 18 24 49 ( France )

http://www.izambar.com            

11:36 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Izambar | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

23/01/2017

Aging Room Solera "Fantastico"

La nouvelle ligne « Aging Room Solera »  s’organise autour de quatre capes/ quatre couleurs différentes et se décline en trois modules aux noms encenseurs  qui ne cachent pas ses ambitions avec un « Festivo », un « Fantastico » et un « Fanfare », beaucoup de bruit n’est-ce pas !  J’ose espérer que ce langage tapageur soit à la hauteur de nos papilles. Ces quatre lignes (jaune, rouge, blanche, orange) se composent essentiellement de tabac dominicain, mise à part la ligne blanche qui se pare d’une cape mexicaine maduro et de la ligne orange d’une cape équatorienne shade connecticut, les deuxautres se contentent d’une cape sun grown dominicaine pour le jaune et d’une cape dominicaine corojo pour le rouge.

Celui-ci  dégusté provient de chez « Gestocigars », et n’est disponible qu’en jaune pour le moment. C’est sûrement dû à  son plumage de piaf qui m’a piqué au vif en encourageant mon cerveau à plonger les doigts dans cette boîte, en même temps, difficile de les louper sur son présentoir. Son prix, 9,50chf environ 9€ en Europe finit par me convaincre à me l’offrir, avec cette éternelle réflexion d’optimisme de comptoir,  « On ne sait jamais ! » il m’en reste un peu…(de l’optimisme)

Le soir venu, c’est dans mon speakeasy comme toujours qui me sert accessoirement de cave que je me prépare à le déguster, en ma seule compagnie …

Une fois dépaqueté de son corset dans son plus simple appareil, d’où l’expression « être nu comme un cigare sans bague ! », je découvre un module soigneusement vêtu d’une cape sombre à la  fermeté plutôt musclé dont l’unique fantaisie ombilicale provient d’une petite queue sur la tête !  La cape seyante, peu nervurée et lisse, de couleur maduro titille déjà le nez, de délicates senteurs automnales, un ensemble de notes de sous-bois, de feuille morte, et d’une épice herbacée, terreuse me rappelle un peu les senteurs du cumin. A ce stade, je suis déjà conquis !

Dès l’allumage, premières bouffées, premiers ressentis, c’est une sensation très confortable en bouche qui s’installe, ronde et grasse, sur fond d’épice qui amorce de suite la mesure de cette dégustation. Les notes riches de fruits secs torréfiés, de terre et de brioché  offrent aux papilles une musique corpulente et puissante. Un rancio équilibré, sans amertume dont la persistance se flatte d’une rondeur onctueuse.

Après 20 minutes, je trouve ce premier temps très étonnant, très curieux pour ce terroir, un cigare prometteur pour ceux qui recherche un cigare exigeant au plein arôme et rassasiant, comme le ferait un cigare provenant d’Esteli par exemple (province du Nicaragua).

Dans cette seconde partie,  sa récurrence aromatique  s’installe obséquieusement sur des saveurs tourbées et crémeuses. Sans grande complexité ce «Fantastico » manque un peu de repartie dans son évolution, mais reste toutefois plaisante à déguster. D’une rondeur/longueur égale et respectable, ce 2e temps s’assoit sur une consistance péremptoire des plus équilibrés.

Dans ce 3e temps, cet « Aging Room » se capitalise un peu plus dans une consistance faite de notes de chocolat (petite amertume sur la longueur), de café, de noisette torréfié, de réglisse. Un joli volume de saveur empyreumatique sans  excès. Dans son agrément cet « Aging Room » serait parfait, accompagné d’un Merlot (vin rouge reflétant des notes de cacao). Sans être un cigare d’exception, ce « Fantastico » offre après tout,  un bon moment de fumage. Ma note de cœur 16/20, un bon cigare de belle richesse/ puissance, un cigare pour amateur confirmé.

  • Origine: tripe: Dominicaine, Sous-cape: Dominicaine, cape: Dominicaine sun grown
  • Format: robusto extra
  • Taille: 142mm x 21mm
  • Bague: 54
  • Poids: 17,2gr
  • Année: 2016
  • Prix: 9,5chf ( Gestocigars )

aging room solera

aging room solera

Aging room solera

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20        

      

11:20 Écrit par Edmond Dantes dans Aging room, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/01/2017

Partagas D5 "petit robusto"

Dans la série "D", je vous présente le petit frère du "D4" et grand frère du"D6", un robusto moyennement petit et pas assez pour être un "short robusto" quoiqu'il soit baptisé de "petit robusto", comme son benjamin le D6. Leurs seuls points communs à ses trois là, se passe au niveau de la ceinture avec un seul tour de taille de 50 de cepo, exception faite du "D3" qui n'est qu'un corona gorda en EL de 2003. Bref, difficile ne pas y perdre son latin, avec toutes ces séries contoïdes ( D, E, C, P ), personnellement et à choisir, je préfère qu'un cigare porte un véritable patronyme, comme "Lusitania", Salomones, Sobresalientes, par exemple ! Vocalement plus romantique à entendre pour s'en souvenir.

Ce "D5" sorti en 2011, 36 ans après le "D4", dispose de mensurations très sensibles avec 14 mm de moins sur sa longueur, bien peu de différences me direz-vous ? Si cela perdure cette série risque d'être galvaudée d'ici quelque temps, et finira par être proposé à la coupe ! Je plaisante, bien sûre, quoi qu’on ne sait jamais !

Mais soyons bon dégustateur, et non railleur comme je le suis. Voici un cigare plutôt léger (10,8 gr)et très souple au toucher, d'un aspect séduisant colorado, il offre un bouquet fleuri de boisé, et suavement semé de notes de banane et surette de fromage blanc. Une préface, toutefois appréciable par cette douce musique olfactive.

D'entrée, les premières salves de fumée froides excitent mes papilles d'une sensation très poivrée, clairement roborative. Un cigare qui délivre une musique sur fond de palais aux accords piquants et sourds, légèrement surets. Un début vivifiant qui se traduit par une rétro olfaction puissante, disposant de saveurs peu goûteuses comme celle du bois verni, de sous-bois, et d'humus. D'une rondeur affable, ce "D5" dispose tout de même d'une bonne persistance suave et épicée, assez plaisante. Pour résumé, Cette partie insoumise et musclée, ne demande qu'à s'arrondir et s'anoblir dans son évolution. Sans grande complexité, ce "D5" se distingue surtout par une force maîtrisée qui le maintient avec ardeur dans une dégustation précise et contrôlée.

Dès le deuxième temps, ce "D5" évolue sur un bouquet plus onctueux, de meilleure rondeur et d'une amplitude en bouche plus généreuse qui lui délivre grassement ses saveurs épicées et de petites amertumes, le tout sur une consistance toujours puissante et vivifiante. Un cigare qui ne manque pas de personnalité, malgré une profondeur aromatique de complexité négligeable. Au nez, sa fumée est gracieuse, agréable et gourmande, celle-ci évoque des saveurs de chocolat praliné sur fond torréfié.

La 3e partie se libère d'une puissance toujours grandissante et bien épicée, à la corpulence de torréfié vert et amère, semblable à une bière forte légèrement houblonnée, à la longueur bienséante et rassasiante. Ma note de cœur 15/20, un bon cigare très proche d'un "D4" assis sur l'autorité gustative et non dans la complexité.

  • Origine: tripe: Cuba, Sous-cape: Cuba, cape: Cuba
  • Format: Petit robusto
  • Taille: 110mm x 19mm
  • Bague: 50
  • Poids: 10,8gr
  • Année: 2015
  • Prix: 7,8€ ( casa del puro )

partagas D5,cigare partagas

Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20   

bannière_csadelpuro.jpg

10:22 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Partagas | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/01/2017

Dégustation du IZAMBAR "Kingdom" par le blogger Vasilij Ratej

"Le cigare est le complément compliment indispensable de toute vie oisive et élégante." George Sand

Vasilij Ratej est en sorte un confrère blogger qui s'est prêté au jeu de la dégustation filmée sur son blog (www.zigarren.zone)  dont voici la vidéo sur le "Kingdom". Si les sous-titre n'apparaissent pas pendant la lecture, n'oubliez pas de cliquer sur la petite icône en bas à droite de la vidéo "sous-titre". 

Bon visionnage.


 

 

09:35 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités, Cigare, Izambar | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/12/2016

House of Grauer "Geneva" plus de 600m² dédiés au cigare

La Maison Grauer vous ouvre les portes dun espace d’évasion dédié au cigare, au cœur de Genève.

Partez à la découverte de cigares issus de plantations et de fabriques nourries de légendes et profitez dun voyage gustatif et culturel. La Maison Grauer a réuni le savoir-faire des fabricants de cigares avec celui dartisans, vignerons et cueilleurs pour vous faire vivre une expérience sensorielle complète. Elle vous accueille dans un lieu unique, libéré de la frénésie du monde extérieur.

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La Maison Grauer offre un voyage intemporel autour de cinq espaces.

Ce voyage commence au sein du Walk-in Humidor, un écrin où repose une collection de cabinets et de caves à cigares chargées dhistoires. La Maison Grauer a rassemblé des cigares remarquables aux millésimes rares. Une source inépuisable d’émotions.

Des Lockers privés en chêne fumé offrent un espace de stockage et de vieillissement à vos cigares. Ainsi protégés des aléas du temps, ils conservent toutes leurs qualités.

house of grauer, lounge cigar geneva, cave à cigare

Le voyage se poursuit vers la Cave qui dévoile une sélection de vins et spiritueux sélectionnés. Pour vous guider, notre chef sommelier est à l’écoute de vos papilles. 

Déguster un cigare en appréciant chaque volute est une affaire daccompagnement et dalliances subtiles.

La délicatesse du palais va de pair avec celle de lesprit ; cest pourquoi la Maison Grauer vous propose de continuer ce voyage autour de son cœur cristallin. La Boutique présente les créations Grauer réalisées par des maîtres dart : humidors, caves à cigares, cendriers, chaque pièce est façonnée avec le plus grand soin.

Dans sa quête du meilleur, la Maison Grauer a également sélectionné des cafés et des thés qui se distinguent par leurs arômes profonds, ainsi quune gamme de chocolats aux saveurs inédites, issue de sa collaboration avec un maître chocolatier suisse.

Le Cigar Lounge est lavènement de votre voyage. Saveurs et parfums vous accompagnent pour un moment de détente. Laissez- vous porter par votre  imaginaire.

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À vos côtés, dans un fauteuil, Hemingway sirote un vieux rhum devant sa machine à écrire, complice de cet instant jusque dans le silence. La fontaine porte le murmure de Pablo Neruda. Les pales des ventilateurs soulagent de la chaleur les plantes suspendues dans un décor à la fois sobre et riche de ses boiseries. Vous êtes chez vous. Ici, cest vous qui écrivez lHistoire.

LEspace Culture, un espace dexposition ouvert à la culture, atteste des solides valeurs sur lesquelles la Maison Grauer a bâti sa réputation. Des pièces et des documents authentiques illustrant la grande saga du cigare côtoient peintures et sculptures. Ils témoignent dun profond attachement de la Maison Grauer à lhistoire et à la dimension culturelle du cigare.

house of grauer, lounge cigar geneva, cave à cigare

Parce quil se veut avant tout un lieu vivant, cet espace est aussi ouvert aux expositions temporaires et aux événements culturels.

Avec ces cinq espaces dédiés aux plaisirs authentiques, la Maison Grauer aspire à rendre chaque moment essentiel. Un luxe simple pour que vous deveniez le seul maître de vos envies.

La Maison Grauer peut devenir la vôtre le temps dun événement. Les lieux peuvent être privatisés quelques heures durant. Nous mettons nos compétences et notre expérience à votre service pour vous guider dans lorganisation de ce moment dexception.

Lendroit offre maintes possibilités. Son identité forte et son luxe discret sont un gage dexcellence. Chez House of Grauer, le temps sarrête et les passions s’épanouissent.

Source: feelback de la maison Grauer.

Site: House of Grauer

HOUSE OF GRAUER SA

Route des jeunes 9 - 1227 Genève
Tel +41 22 552 2799 - Fax +41 22 552 2798

 

14:00 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités, Cave à cigare | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

08/12/2016

Cave à cigare "IZAMBAR"

A passionate lover of fine cigars for many years and long-time graphic and interior designer, it was simply a matter of course that, one day, two years ago now, I don't know why, after 20 years of drawing for others and designing all kinds of furniture for them, the idea of creating my cigar humidor, one that truly reflects me, began to take root. Between projects, I allowed my pencil to drift across the surface of my notebook, ebbing and flowing wherever the mood or fancy took me. At first, various shapes without any real meaning. The kind scribbled instinctively while talking on the phone and which could one day become Cu'Bic Art! You know, that habit of erratically doodling here and there. But gradually my doodles began to show promise; my sketches became more specific, more realistic, until they were eventually put into my AutoCAD in 3D. At last I could see it on screen in all its detail, its size, its colours and its different materials. It was all finally becoming tangible. It was at that point I think that the somewhat crazy idea of sharing it continued this marketing process. But of course the hardest part was to come: creating prototypes with the resources at my disposal, and studying all the aspects of its primary use: 'preserving cigars'. Subsequently, producing other models to create a small collection became essential to me. My love of beautiful cigar wrappers blended with my art, and this lengthy work took on the unique brand name IZAMBAR.

Why IZAMBAR? Apart from the fact that it rhymes perfectly with cigar...

The name was inspired by a distinctive 19th century figure in a hat, a renowned London engineer well ahead of his time, a pioneer of modern engineering that would come to be known as the golden age of the industrial revolution. Brunel was particularly instrumental in the drilling of the Thames Tunnel (London), the first tunnel constructed under a river, along with many other successful projects such as the design of the first propeller-driven iron-hulled ship. Isambard Kingdom Brunel – his full name – was a true workaholic, only sleeping four hours a night so that he could achieve all these new challenges. Another of his qualities or faults was that he was a heavy cigar smoker, but that was nothing extraordinary at that time as smoking was a fashion among Victorian gentleman. By all accounts, Brunel smoked as many as 40 cigars a day! Unfortunately, his death came too soon, on Thursday 15 September 1859, at the age of 53, from kidney disease and a subsequent stroke.

Edmond.

Website: IZAMBAR

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Humidor WELLES.

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Humidor WELLES.

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13:38 Écrit par Edmond Dantes dans Cave à cigare | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Cave à cigare "Döttling"

La fabricant allemand Döttling, connu pour ses prestigieux coffre-forts de luxe, a récemment présenté sa première boîte à cigares. L'entreprise qui a commencée en tant que serrurerie à Sindelfingen en 1919 a parcouru un long chemin, elle s'est bâtie un savoir faire et une réputation d'excellence qu'elle a décidé de mettre au service des amateurs de cigares.

Après de nombreuses requêtes, la marque germanique propose une cave à cigare de table hautement qualitative. Le modèle innove et s'ouvre comme un tiroir, contrairement aux boîtes classiques avec des couvercles rabattables à charnières, qui propose 5 plateaux amovibles pour stocker jusqu'à 50 cigares.

Une magnifique cave à cigare de table pour 12.000 euros

La boîte arbore un extérieur en cuir de veau haute qualité qui peut-être complété ou remplacé par du vernis brillant ou du bois à la demande. L'intérieur est fait de bois de cèdre espagnol avec une attention particulière aux détails et des lumières LED pour mettre en valeur vos havanes les plus précieux.

Bien plus qu'un objet de décoration elle propose un mécanisme Cigarspa de haute qualité pour assurer la fraîcheur des cigares, facilement contrôlé via les thermomètre, baromètre et hygromètre faits d'acier inoxydables et parfaitement intégrés dans le tiroir.

Source: LUXURYTRENDS "Thomas Ulmer"

Döttling cigars, humidor Döttling

Humidor Döttling.

Döttling cigars, humidor Döttling

13:25 Écrit par Edmond Dantes dans Cave à cigare | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/11/2016

Quiz aficionado expert 2016

Voici un petit quiz sur le cigare pour vous mettre la tête à l'envers ! J'espère ne pas avoir été trop dur avec vous, n'hésitez pas à commenter ?

quiz cigare selon edmond


Service offert par Quizz.biz

12:12 Écrit par Edmond Dantes dans Quizz | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

18/11/2016

Brève de cigare avec "Pierre Salinger"

Pierre Salinger,

Pierre Salinger, journaliste et conseiller en communication politique américain, est né le 14 juin 1925 à San Francisco et mort le 16 octobre 2004 à Cavaillon.  

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Pierre Salinger

Les cigares ont été une grande partie de ma vie. Mon habitude de fumer a commencé dans ma jeunesse, ça m'a aidé à écrire ma propre histoire, et maintenant, les cigares sont présents dans mes rêves. Même si le monde s'élève contre le tabagisme, et particulièrement contre les cigares, je pense toujours qu'ils font partie de mon quotidien et sans aucune incitation à cesser de fumer.

J’ai commencé quand j'étais jeune lorsque je suis entré dans la marine des États-Unis dans les premiers jours de la Seconde Guerre mondiale, puis quand j'ai atteint l'âge de 19 ans et que je suis devenu commandant d'un chasseur sous-marin dans l'océan Pacifique. Mais pour diriger un navire qui avait 25 marins et deux autres officiers, tous plus âgés que moi, posait un profond problème psychologique. Comment pourrais-je les convaincre que j'étais un homme d'autorité ? Même si la qualité de ces gros cigares que je fumais, était médiocre, ils ont fini par  atteindre leur but. Ils ont fait de moi, un garçon de 19 ans qui ressembler vraiment à un commandant de navire.

Quand je suis retourné à San Francisco après la guerre, je suis retourné  travailler dans un journal quotidien où j'avais travaillé brièvement avant d'entrer dans la Marine. J'ai continué à fumer mes cigares pendant que j'écrivais mes articles. Malheureusement les cigares que je fumais, étaient décidément encore très mauvais. Je me souviens qu’il y avait une femme, une merveilleuse journaliste travaillant pour le journal qui détestait cette odeur. Un jour, elle a décidé de résoudre ce problème à sa manière, en consultant quelques mateurs parmi mes collègues ouvriers pour une quête. Puis, elle m'a donné les 19,32 $ récoltés et m'a dit que c'était sa contribution pour que j’achète des cigares de meilleure qualité. Bons cigares, une meilleure odeur.

Malgré la grande générosité de mes collègues, je n'avais pas vraiment avancé dans mon apprentissage de fumer mieux, faute à ceux disponibles à cette époque, notamment les cigares en provenance de Cuba. En fait, je devrais attendre jusqu'à ce que j'aie presque 35 ans avant de commencer à travailler pour un jeune politicien américain nommé John Kennedy, qui aimait fumer de petits cigares cubains, des Petit Upmann. Travaillant avec lui, j’ai senti que je n'avais pas d'autre choix que d'améliorer ma fumée, en choisissant de fumer du Cubain. Ce que j’ai fait !

Peu de temps après mon entrée à la Maison-Blanche en 1961, une série d'événements dramatiques se sont produite. Notamment, celui d’avril 1961, lorsque les États-Unis ont subi cette terrible et désastreuse défaite, celle de la Baie des Cochons, où les exilés cubains, avec l'aide du gouvernement des États-Unis, ont tenté de renverser le gouvernement de Fidel Castro. Quelques mois plus tard, le président m'a appelé dans son bureau en début de soirée.

JFK- « Pierre, j'ai besoin d'aide, dit-il solennellement. »

PS- « Je serai heureux de faire tout ce que je peux, Monsieur le Président, répondis-je. »

JFK- « J'ai besoin de beaucoup de cigares. »

PS- « Combien, Monsieur le Président? »

JFK- «  Environ 1 000 Petit Upmanns. »

Je frémis un peu, bien que je garde ma réaction à moi-même.

PS- « Et quand en avez-vous besoin, Monsieur le Président ? »

JFK- « Demain matin ! »

Je sortis du bureau et me demandais si j'allais réussir. Mais depuis que j'étais maintenant un solide fumeur de cigares cubains, je connaissais beaucoup de magasins, et j'ai travaillé sur le problème toute la soirée.

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Salinger & Kennedy

Le lendemain matin, je suis entré dans mon bureau de la Maison-Blanche vers 8 heures du matin, la ligne directe du bureau du président était déjà en train de sonner. Il m'a demandé de venir tout de suite.

JFK- « Comment avez-vous fait Pierre ? » Demanda-t-il en passant devant la porte.

En fait, j'avais obtenu 1 200 cigares. Kennedy sourit et ouvrit son bureau. Il sortit un long papier qu'il signa immédiatement. C'était le décret interdisant tous les produits cubains d’être importé aux États-Unis. Les cigares cubains étaient maintenant devenus illégaux dans notre pays.

L'embargo compliquait ma vie. La seule fois où je pouvais obtenir quelques cigares cubains, c'était quand je voyageais à l'étranger avec le président dans des pays comme la France, l'Autriche et la Grande-Bretagne. Mais vers la fin de mai 1962, je suis allé seul à Moscou pour la première fois. Je me suis retrouvé pendant deux jours avec le président russe Nikita Khrouchtchev. Alors que notre rencontre tenait à sa fin, Khrouchtchev se tourna vers moi.

NK- « Gospodin Salinger, je vois que tu aimes beaucoup les cigares, normalement je ne le fais pas, mais hier j'ai reçu un merveilleux cadeau de Fidel Castro, et je vais te le donner. »

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Salinger à Moscou

Il a fait signe à un assistant qui a apporté immédiatement une énorme boîte en bois vernis avec le drapeau cubain incrusté sur le haut, à l'intérieur se trouvait 250  des plus beaux cigares cubains.Ma première pensée était que je ne pouvais pas les emmener aux États-Unis parce que c'était illégal.Mais le fait que je voyageais avec un passeport diplomatique spécial, je ne voyais aucun problème avec la douane des États-Unis dès mon retour.J'ai décidé alors de les ramener chez nous à la maison blanche et ainsi les partager avec le Président JFK.

Quand je suis arrivé devant le bureau ovale, le président a immédiatement voulu connaître ce qu’il retournait de mes réunions avec Khrouchtchev. A un moment de la discussion, je l'ai interrompu de manière très solennelle.   

PS- « Monsieur le Président, à Moscou j'ai commis un manquement, j'ai obtenu 250 cigares cubains de la main de Khrouchtchev. »

Le président semblait choqué.

JFK-  « Est-ce que tu as une idée du scandale que cela créera si quelqu'un découvre que tu as introduit illégalement ces cigares dans notre pays, d'autant plus que je les ai interdits ? »

PS – «  Ce n'est pas un problème, Monsieur le Président, il n'y a que trois  personnes qui connaissent l’existence de ces cigares, vous, moi et Khrouchtchev. »

JFK- «  Je veux, que ces cigares retournent auprès du chef des douanes, et que vous reveniez avec reçu, preuve que vous ne les avez pas gardé pour vous, parce que je ne vous fais pas confiance en ce qui concerne ces cigares ! »

Accablé de tristesse, je suis allé à la douane et lui ai remis. Après que le chef m'ait remis un reçu, je lui demandai ce qu'il allait faire des cigares.

- « Je vais les détruire. » dit-il sans aucun sentiment.

PS- « Oui, je sais, vous allez les détruire un par un. » dis-je en sortant de son bureau.

Il y a environ six mois, près de 30 ans après ma triste rencontre avec les douanes américaines, j'ai atterri à l'aéroport Kennedy à New York.J'ai traversé les douanes et j'ai vu un agent de douane fumer un cigare cubain Davidoff et j’ai repensé aux évènements passés, et me suis dit « Lui aussi, a évidemment détruit un lot confisqué ! »

Depuis 1968, je travaille en Europe. Donc, mon accès aux cigares cubains n'est plus un problème. Ils sont disponibles partout, même si le prix reste élevé. Mais mon apprentissage du cigare n'a pas cessé au fil des ans. Par exemple, en 1974, je suis finalement allé à Cuba où j'ai fini par rencontrer Castro. Il me tendit ce jour-là, mon premier cigare Cohiba qui, à l'époque, n'était toujours pas disponible pour le grand public.

Ainsi ces trois grands hommes, Kennedy, Khrouchtchev et Castro avaient tous la même passion pour le Havane.

 

12:22 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités, Histoire | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

15/11/2016

Le havane "fruit défendu pendant plus de 50 ans...!"

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Cuba a été un fruit défendu pendant plus de 50 ans - fermé au tourisme et au commerce, l'imaginaire collectif américain s'appuyait sur des photos des années 60 avec toutes ces belles américaines, les gens assis sur les porches soufflant sur les cigares avec une certaine insouciance en écoutant leur vieux transistor.

Maintenant, les Américains peuvent satisfaire leur fascination pour la nostalgie de Cuba, après que le président Obama a annoncé à la fin de 2014 qu'il ouvrirait les frontières au tourisme, et aussi récemment qu'en octobre, le gouvernement américain a annoncé qu'il éliminait les limites sur combien de cigares pouvaient rapporter les touristes à leur retour de Cuba.

Les lignes directrices valent 100 $ par personne et par mois; Quoi que ce soit qui exige une taxe d'accise de 40 cents par cigare et quelques rigmaroles avec les douanes. C'est la même politique que l'importation de cigares de n'importe quel autre pays.

Alors que l'importation à des fins personnelles est maintenant légale, l'importation à des fins de revente est toujours interdite dans ce pays, ce qui a conduit à certains malentendus dans le domaine du détail. Marco Cavazos, propriétaire de Cigar Art à Oak Cliff, affirme qu'il compte près de 10 personnes chaque jour pour acheter des cigares cubains.

Je pense qu'il ya une sorte de Renaissance dans l'intérêt du cigare. Les gens qui ne sont pas intéressés par les cigares veulent essayer les cigares cubains », dit-il.

Mais la hausse de la demande est surtout une nouveauté. «Il s'agit de l'interdiction, vous ne pouviez pas l'avoir, si vous le vouliez», dit Willie Martinez, qui possède House of Cigars. Martinez dit qu'il se félicite de la levée de l'interdiction parce que «le mythe derrière le cigare cubain sera enfin sur le marché américain. Ils vont se rendre compte qu'il n'y a vraiment rien de spécial dans ce cigare, il y a des fumées égales et bien meilleures sur le marché.

C'est un sentiment partagé par de nombreux propriétaires et fabricants de magasins de cigares ici.

L'omniprésente compagnie cubaine de cigares, Habanos, a eu un véritable monopole sur le marché. C'est le seul fabricant de cigares cubains - détenu à 50% par le gouvernement cubain et à 50% par une entreprise espagnole, Altadis. Et c'est le fournisseur de choix pour de nombreux pays européens, même si Cavazos et Martinez disent que le produit de l'entreprise est inférieur par rapport aux cigares d'Amérique centrale.

"En Europe où les Habanos sont roi, la plus grande plainte est que si vous achetez une boîte, quatre ou cinq dans celle-ci ne seront pas bons. Ils acceptent cela dans le cadre du processus de fabrication de cigares faits à la main », dit Cavazos. «Mais aux États-Unis, il faut être beaucoup plus compétitif. Les cigares qui sortent du Nicaragua, du Honduras, de la République Dominicaine, ont très rarement ses problèmes de contrôle de qualité, c'est plutôt comme si, un cigare sur 500 aurait un problème !

Malgré le fait que la vente de cigares cubains n'est pas encore légale aux États-Unis, Habanos a déjà acheté des magasins de détail dans le pays en prévision de l'interdiction commerciale levée.

Il y a beaucoup d'anxiété dans l'industrie en ce moment", explique Cavazos. Si l'embargo est levé entièrement, la grande crainte ... est que les magasins de cigares existants ne pourront toujours pas acheter et vendre de cigares cubains parce que « Habanos » auront le monopole de la distribution et le vendront par leurs propres points de vente.

Il y a un autre hoquet dans le plan pour que les cigares cubains soient vendus légalement. La FDA est maintenant impliquée dans la réglementation des cigares après l'adoption de la Family Smoking Prevention Act en 2009.

Ils essaient de ramener l’équation aux seuls cigares qui étaient sur le marché aux États-Unis avant 2007, explique Eliot Suied qui possède Cigar Warehouse à Dallas et Plano. Puisque aucun cigare cubain n'a été vendu aux États-Unis en 2007, la probabilité que les cigares cubains soient disponibles pour les consommateurs américains est nulle en vertu de ces nouvelles règles de jeu, à moins d'accorder une exemption à Cuba.

Suied affirme que l'octroi d'une exemption à Cuba causerait une foule d'autres problèmes. Cela ouvrirait les vannes pour tous les autres pays manufacturiers qui n'étaient pas sur le marché à cette époque non plus.

L'autre façon de vendre légalement sans une exemption ou « grandfathering » serait de répondre à la nouvelle règle de la FDA qui exige des inspections coûteuses et des tests pour tous les cigares entrant sur le marché après 2007. Cependant, les consommateurs pour leur usage personnel ne sont pas soumis au dépistage de la FDA.

S’il n’y a pas de limite, cela signifie que je pourrais aller à Cuba et acheter pour 50000$ de cigare, dit Martinez, qui, avec Cavazos, soupçonne que cela mènera à une augmentation du marché noir. Et Mettrait également les magasins de cigares en déficit.

Le marché noir va être beaucoup plus important parce que maintenant n'importe qui peut aller acheter des cigares cubains à l'étranger et les revendre. Il n'y a pas de moyen légal de rivaliser, dit Cavazos.

Le revers des cigares cubains de marché noir est une augmentation des « knock-offs » prétendant être des cigares d’origine cubaine, en proie au manque de connaissance de beaucoup d’amateurs.

C'est aujourd’hui le produit le plus contrefait au monde, ajoute Martinez. Bien que ce fait ne soit pas vérifiable, il est encore à noter qu'il est très contrefait et tous les deux de dire que si quelqu'un vend un cigare cubain aux États-Unis, ce ne sera probablement pas un vrai, malheureusement !

Le marché de la contrefaçon va exploser. Ma perception, c’est que maintenant  les cigares cubains vont être faciles à obtenir, donc je pense que nous allons avoir beaucoup de gens en profiter, dit Cavazos.

"A titre de précaution, je serais prudent d'acheter quoi que ce soit qui prétend être des cigares cubains aux USA, avant que l’embargo ne soient réellement levé, ajoute-t-il. Avec tous les cigares contrefaits, il faut être très prudent et vous méfier des cigares que l’on vous propose.

Traduction de l’article du « Dallas Osberver », par Alaena Hostetter. 14/11/2016

 

19:21 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

03/11/2016

La "CASA NUEVA" Geneva

Bonjour à tous,

Aujourd’hui j’aimerai vous présenter  mon dernier projet, la « CASA NUEVA » de Genève, réalisé par mes soins,  sous le nom de « L’idée sous le chapeau ». Ma petite entreprise spécialisée dans la conception, le design et la fabrication d’agencement professionnel sur mesure.

Ce long travail, entamé en juillet est le fruit d’une étroite collaboration avec Mr Olivier Nehr l’initiateur de cette nouvelle civette en vieille ville de Genève, Mr Eric Mossaz le coordinateur de travaux et Mr Firas le décorateur/ designer.

Je pense que le résultat est bien au-dessus de nos espérances, cet écrin dédié aux cigares est une véritable invitation à tous les amateurs. Nichée au 36 place du Bourg de Four, cette caverne des mille et une nuits aspire de suite au feu sacré du cigare, prodigué de par les matériaux utilisés, comme les murs cuivrés, l’acier brut, les meubles à la finition oxydée, ainsi que les lustres « Tom Dixon » donne à cet ensemble un effet oriental et discret à ce lieu, sans oublier les angelots du plafond  qui survole avec espièglerie dans les nuages de ce ciel bleu, une petite note renaissance pour l’éclosion de ce nouvel endroit.

Sans oublier sur l’entrée, un humidor « Welles d’IZAMBAR » sentinelle avancée, veille en silence sur un petit salon design, offrant  à l’ensemble un mélange des genres étonnant qui fonctionne visuellement très bien.  

Pour conclure, sachez que chaque fois que vous voyez une entreprise se créer, dites-vous que c’est parce qu’un jour quelqu’un a pris une décision courageuse. ‘citation de Peter Drucker théoricien du marketing américain’.

Bonne chance à Mr Olivier Nehr. 

"CASA NUEVA" ( google map )

place du Bourg-de-Four 36
1204 Genève

+33 (0)22 810 86 82

 

casa nueva, l'idée sous le chapeau, les cigares selon Edmond

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15/08/2016

Gran perfecto "Escurio" de Davidoff

Ce ‘gran perfecto’ avec le ‘corona gorda’ fait partie des deux derniers modules de la ligne Escurio au blend brésilien et dominicain, ayant vu le jour cette année, deux nouveaux formats désuets qui s’ajoute aux trois autres. Personnellement je trouve audacieux pour le coup, en effet je trouve intéressant qu’une marque comme Davidoff, réussisse encore à nous surprendre, voire nous séduire avec ce genre de format peu répandu, à contresens de nos habitudes de fumage.

Notamment, avec ce ‘gran perfecto’ à la Groucho, ou préférez-vous, cet obus maintes fois dessiné dans les Tex Avery, les Tom & Jerry, ainsi que dans beaucoup de Disney comme l’éternel Baby Herman dans ‘Qui veut la peau de Roger Rabbit’, en passant par Pinocchio, à Edgard dans les aristochats, sans oublier Ratigan dans Basil détective, même une gargouille dans le Bossu de notre dame joue du cigare, ainsi que Walrus dans Alice au pays des merveilles, en passant par Hadès le dieux des enfers dans Hercule, tous ces personnages l’ont tous adopté et caricaturé comme accessoire à la bouffonnerie, ou le plus souvent pour marquer le côté obscur et vil de nos semblables, un module gonflé d’orgueil prêt à exploser de concupiscence et d’arrogance !

Quand on y regarde de plus près, moi comme vous, sommes vraiment de sales types ou de véritables clowns, non ?

La dégustation, tout de même…!

Visuellement, rien à signaler  ce ‘gran perfecto’ présente ses meilleurs atouts, une construction parfaite, huilé par une belle cape  maduro/ oscuro luisante en provenance d’Equateur, lissé sur un corps ferme et souple à la fois qui vous délivre des nuances profondes de chocolat en poudre, de café du ‘brésil’ et de terre.  Au mouillage, la cape délivre une légère acidité, suivit à cru d’une saveur fruitée très singulière et prometteuse.

Dès l’allumage, le démarrage se démarque sur le registre de la bienveillance et de la douceur, mais un cigare qui brille par son absence dès les premières aspirations, ou ses arômes dilués sur les dix premières minutes cèderont leur place à une perception, plus grasse en bouche, plus collante et pâteuse. L’ensemble développe une rondeur tropicale, faite de notes humides, plus centré sur le végétal, sur l’humus et le champignon. Un climat agréable, mais lourd qui pourrait paraître d’aphasique par ce manque de puissance sur ce premier temps. La persistance reste moyenne et volatile sur ce terrain fertile à la rondeur féconde qui ne demande qu’à éclore, mais non, il faut encore attendre ! Une introduction que je trouve pour le moment, fatiguée, trop humble à mon goût, pas assez accrocheur je dirai.

Le 2e temps commence vraiment à se révéler, après 40 minutes sur la moitié du fumage, trop tardivement. Rapidement, les doutes font place à plus de générosité et d’impétuosité, le café crème ‘réglissé’ évolue sur une forme plus grave, plus corpulente et épicé. Ou le fumé de la tourbe, et quelques amertumes viennent conforter un caractère plus vif et ténébreux, sur une longueur grandement améliorée, limite corrosif à l’approche du 3e temps. Je trouve ce cigare très tranché pour ma part, une partie sourde et une partie prépondérante qui a tendance à trop vite s’enflammer. Un cigare qui sous ses airs cajoleurs renferme un tempérament très puissant et soutenu. Etrangement, je lui trouve une évolution proche à certains cigares cubains, ceux des plus impétueux qui deviennent très cuisants sur le final et qui vous rassasie pour plusieurs jours en général.

Dans l’ensemble, ce cigare est une petite bombe à retardement dont il faut se méfier, à déguster avec une eau forte, tel qu’un bon whisky tourbé et iodé comme un vieux Bowmore, au pire avec une cachaça du Brésil.   

Ma note de cœur, 16/20 un bon cigare auquel quelques chapitres lui ont été injustement arrachés.

  • Origine: tripe: brésilienne matafina/ Dominicaine piloto, sous-cape: brésilienne, cape: Equateur habana
  • Format: gran perfecto
  • Taille: 127mm x 24mm
  • Bague: 61/50
  • Poids: 17gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 13chf

escurio gran perfecto davidoff

Gran perfecto "Escurio" Davidoff.

escurio gran perfecto davidoff

Walus.gif

Walrus dans Alice au pays des merveilles !

 

 Criant très mauvais/ de 1 à 4

Déçu sans intérêt/ de 5 à 8

Sourire bon/ de 9 à 12

Rigolant très bon/ de 13 à 16

Cool excellent/ de 17 à 20 

    

16:16 Écrit par Edmond Dantes dans Davidoff, Dégustation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/08/2016

Mort de Carlos Fuente sénior, ce vendredi à l'âge de 81 ans

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Carlos Fuente sénior.

Carlos Fuente Sr, le patriarche et de longue date président de Tabacalera A. Fuente y Cia est décédé vendredi soir à Tampa, en Floride, après une bataille contre le cancer de l'estomac. Il était âgé de 81 ans, et était entouré par sa famille au moment de sa mort.
Fuente a fondé une des plus grandes entreprises de cigares au monde, qui préside des marques légendaires comme Arturo Fuente et Fuente OpusX, ainsi que de nombreuses marques pour d'autres, parmi eux Ashtons et Diamond Crown. Il a travaillé aux côtés de son fils, Carlos Fuente Junior, qui est président de la société et sa fille Cynthia Fuente-Suarez. Les deux sont activement impliqués dans la société d'aujourd'hui, poursuivant la tradition familiale de la fabrication des cigares premium.
De ses humbles débuts à Ybor City, en Floride, la fabrication des cigares dans la maison de ses parents, Fuente Senior construit une puissance internationale, avec des cigares connus et vénérés dans le monde entier. Son entreprise produit aujourd'hui plus de 30 millions de cigares par an à Santiago, République dominicaine.
«Je ne me souciais d'être le plus grand fabricant de cigares," a-t-il dit une fois à Cigar Aficionado. "Je me suis toujours soucié d'être le meilleur." Les cigares Fuente ont souvent marqué de nombreuses notes élevées dans le magazine « Cigar Aficionado », y compris d'être nommé le cigare de l'année en 2005. Il a été intronisé dans la classe inaugurale du « Cigar Aficionado Hall of Fame » en 1997, et a été le dernier membre survivant de ce groupe.
"Senior était un géant qui faisait partie d'une race de pionniers qui ont contribué à faire de l'industrie du cigare roulé à la main ce qu'il est devenu», a déclaré Marvin R. Shanken, rédacteur en chef et éditeur du magazine « Cigar Aficionado ». "Un homme humble, dont sa mémoire restera à jamais dans nos coeurs."

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Carlos sénior, Cynthia et Carlos junior Fuente.


"Il est la fin d'une époque», a déclaré Robert Levin, propriétaire de « Ashton Distributors Inc », qui connaissait Fuente Sr depuis des décennies. "Il était un gars unique, une personne incroyable. Il était un résolveur de problèmes, et examinait toutes les situations pour trouver une solution dont personne d’autre ne pensait."
"Il était un grand homme, le plus grand homme que je connaisse», a déclaré Wayne Suarez, son ancien gendre et un ancien dirigeant Fuente. "Il n'y aura jamais un autre Carlos Fuente Sr."

Fuente Sr. était connu comme l'un des hommes les plus travailleurs dans l'industrie du cigare. «Je travaille depuis l'âge de huit ans. De la vente de fruits dans la rue, cireurs de chaussures, j’ai fait tout ce que vous pouvez penser," dit-il à « Cigar Aficionado en 2012 ». "Quand j'avais 14, 15 ans, il m’arrivait de cumuler deux emplois. Je me levais pour aller à l'école, et le soir je travaillais dans une pharmacie jusqu'à 11 heures du soir dans une pharmacie. J’ai toujours aimé travailler. "

Fuente Sr. était aussi un combattant qui a surmonté les obstacles. Il a contracté la polio à l'âge de 11 ans, et quelques-un a dit qu'il ne marcherait plus jamais. Il a fallu plusieurs années, mais Fuente Sr. a retrouvé la capacité de marcher normalement.
La marque Arturo Fuente a été créée par le père de Fuente, Arturo Fuente, qui a commencé la fabrication des cigares à West Tampa, en Floride, en 1912. Dans les années 1920 l'entreprise avait suffisamment grandi pour incorporer plus de 500 employés, mais en 1924 la fabrique de cigares a brûlé. Arturo, qui était sous-assuré, a dû arrêter la production. En 1946, Arturo mise une fois de plus pour refaire des cigares, cette fois-ci sur le porche de sa maison à Ybor City. Carlos Fuente Sr. avait 11 ans à l'époque, et il a grandi en travaillant dans l'entreprise en aidant son père, il a commencé par le balayage des étages, puis en apprenant à rouler. Il devait faire ses 50 cigares tous les jours quand il rentrait de l'école.

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Arturo Fuente et Carlos Fuente sénior.


Fuente était une entreprise locale dans les années 1950. Son activité de cigares n'a pas été assez forte pour soutenir Fuente Sr. avec un maigre salaire dans les premiers temps, pour faire face il prend un emploi comme boulanger. Quand il a quitté la boulangerie pour travailler à temps plein chez Fuente, il était seulement payé 40 $ par semaine.
En 1958 Fuente Sr, rachete la société de son père pour 1 $. Il avait un actif de 1161 $ avec un endettement nul et une production de quelques milliers de cigares par an.

Fuente Sr, mise sur son esprit  d’expansion, ce qui signifie la vente de cigares sur le crédit. Il a commencé par étendre à d'autres parties de la Floride, puis à New York City, en se concentrant sur les marchés avec une forte communauté latino. Comme les ventes ont augmenté, il a ajouté des employés, mais les temps étaient encore très maigres. Il vivait dans la maison de ses parents, qui servait toujours d'usine. Comme il a grandi, le business des cigares se développa dans d'autres pièces de la maison, ce qui oblige les Fuentes à déplacer leurs meubles un peu chaque jour pour créer des espaces de travail temporaires.

Les temps sont restés difficiles pour les affaires. Fuente Sr ouvre enfin son usine en République dominicaine en 1980, avec son fils, Carlos Fuente Junior. Ils ont travaillé 18 heures par jour, en réinvestissant les bénéfices dans le tabac, la construction d'un stock massif de fines feuilles. "Quand j'ai commencé en République Dominicaine, tousnos profits, nous nous contentions de peu, tout notre profit a toujours été investi dans le tabac. Et le tabac est la chose la plus importante que vous pouvez avoir. Nous avons toujours eu beaucoup de tabac. C’est après que nous avons commencé le vieillissement de nos feuilles, et nous avons commencé à faire mieux, de mieux en mieux. "
Les affaires de Fuente a véritablement commencé à monter en flèche pendant le boom de cigare des années 1990, l’ Arturo Fuente 8-5-8, la série Hemingway des perfectos et plus tard, le riche et robuste  Fuente Opus X. L'entreprise se trouve aujourd'hui comme le plus grand producteur familial de cigares premium.


Fuente Sr a été précédée dans la tombe par son épouse, Anna Louisa Lopez Fuente, qui est mort en Décembre. Ils ont été mariés pendant 62 ans.
Il laisse dans le deuil ses fils Carlos Fuente Jr et Richard Fuente, sa fille Cynthia Fuente-Suarez, son frère Arturo Fuente Jr, ses  petits-enfants Liana Fuente, Rosana Fuente, Christina Suarez, Lidiana Fuente, Bianca Suarez, Sofia Fuente et Carlos Fuente III, ses petits-fils Alvaro Valerio Jr. et Arturo Valerio et arrière petite-fille Anna Valentina Valerio.

source traduction by Edmond: Cigars Aficionados

14:12 Écrit par Edmond Dantes dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/07/2016

IZAMBAR CIGARS "Kingdom" double robusto

« Le cigare est art de suggestion et de divination, mais aussi un véritable art de vivre, intemporel et spirituel. » by Edmond.

C’est une dégustation assez particulière que je vous propose de partager dans ces quelques lignes !  Ce cigare très précieux à mes yeux, tire son histoire de ma propre vie et de mon expérience, celle de la ferveur que je porte au cigare, ses parfums qui continuent jour après jour à exalter mes sens de douces volutes, magiques et enivrantes.  C’est avec force et déraison aujourd’hui, que cette passion se concentre et se matérialise au travers, de cette nouvelle marque et module, baptisé IZAMBAR « Kingdom ». Un double robusto de 21 grammes, aux dimensions gourmandes de 158 par 54 de cepo. Un cigare ambitieux, né d’une synergie étroite avec notre master blender au Nicaragua, de moi-même (Edmond) et de mon partenaire Antonio, aussi grand amateur.

En effet, il nous aura fallu plus d’une année de travail, entremêlée de dissections olfactives et gustatives, incertaines parfois, d’évidences au fil des mois, pour concrétiser ce projet en toute probité, afin de  vous offrir un cigare digne d’être dégusté maintenant.

Je compte sur vous pour nous remettre votre analyse, une fois que vous aurez dégusté ce « Kingdom » dans les prochains mois.

 En attendant, voici la mienne ! J’avoue que l’exercice est loin d’être facile.

Visuellement ce double robusto ne laisse pas indifférent, ses mensurations harmonieuses et musclées courtisent l’appétence dès le premier coup d’œil. D’une constitution assez ferme, ce grand corps rigide développe de belles douceurs, comme le café au lait, ou celle de la chicorée  par exemple, jusqu’aux senteurs voisines de sous bois et d’herbe odorante, présage une mise en bouche, profonde et très prometteuse.

Dès son allumage, mes premières aspirations exposent de suite un goût harmonieux, doux et crémeux, une sorte de flou olfactif et ample en bouche, régenté de saveurs plus puissantes et sécurisantes en arrière- plan, un contraste analogue à ces volcans endormis dominant de sublimes paysages placides. Petit conseil, ce cigare au tirage excellent, oblige à la prudence en imposant la règle des gestes lents pour en tirer la meilleure « liqueur » . Vos fréquences  d’expiration seront très vite déterminantes dans cette dégustation, alors ne soyez pas trop preste ! Cela n’engage que moi.  D’une persistance confortable et plaisante, je trouve cette première partie rigoureusement attachante, confortable et de suite  plaisante en bouche. Soufflant  aux papilles un tempérament d’une rigueur intéressante et pondérée,  éveillant avec subtilité ses notes de café crème, de noisette, de biscuits secs ou cookies, aux saveurs épicées et mielleuses.

Le 2e temps évolue sur une forme plus soutenue dès à présent, avec  l’apparition d’un poivre plus persistant, ressenti sur le bout de la langue, sans faire l’impasse sur son agrément crémeux et rassasiant à la fois. Cela, sans altercation licencieuse avec les papilles. D’une évolution relative à son terroir, ce « Kingdom » s’écoute fumer, en arrivant tout de même à me séduire par ce juste équilibre, goût/ puissance, tout à fait honorable. A ce stade de cette partition, ses arômes plus fortifiés diffusent dès à présent, des notes de doux toffee, de crème de café et d’écorce de pain chaud, celui dont l’odeur de boulange vous réconforte au petit matin. D’une longueur aimable et suave, ce cigare trouve son véritable rythme de croisière après une  heure de fumage, un passage obligé que vous apprécierez, tout dépend si vous aimez la quiétude et le confort feutré des gros paquebots ou le côté plus récréatif des petits voiliers !

Dans ce 3e temps, cette dernière partie marque cette transition de la forme crémeuse/ épicée avec celle d’une cuisine de terroir, riche et opulente de saveurs réconfortantes et nostalgiques. En somme ce « Kingdom » sait se montrer impérieux dans sa suffisance sans rien perdre de sa bienveillance dès qu’on le pousse dans ses retranchements dès qu’on le tête un peu trop fort. Un cigare que je trouve étonnant, pour ne pas dire singulier ! Cet « IZAMBAR » est bien plus poivré et coloré dans ce dernier opus qu’en première partie, celui-ci orienté vers une richesse plus expressive, il se déguste jusqu’à la dernière bouffée sans jamais transgresser son équilibre.

En analysant ce cigare sur sa globalité, on peut remarquer une certaine régularité dès le démarrage, puis tout doucement et sans précipitation prendre plus d’aisance et d’assurance, pour finir par se qualifier après 1h30 de délectation, sans fausse note, sans aucune lourdeur ni âcreté, pouvant nuire à ce final enjoué et stimulant.

Je sais ce que vous pensez, que mon analyse n’est peut-être pas très objective et vous avez surement raison !  Mais sincèrement, nous sommes satisfaits du résultat, de cette réalisation qui rend grâce à nos passions communes pour le cigare.

Plus qu’une dégustation, j’ai essayé dans ce récit de partager avec vous un moment, ceux-là même qu’il me plaît de dépeindre dans mes modestes écrits, que certains connaissent déjà.

j’espère avoir excité votre bulbe olfactif, ainsi que votre curiosité.  Ma note de cœur …/20, non pas cette fois ! 

J’ajouterai ceci, « Ce « Kingdom » au royaume des cigares, IZAMBAR a la modestie des grands hommes. » 

Mes remerciements à la fabrique en Estelli au Nicaragua et son génial master blender qui a eu la patience de nous écouter durant tous ces mois dans l’élaboration des mélanges, sans oublier mon ami et associé Antonio Urech, co-fondateur de la société Suisse « IZAMBAR CIGARS ».

 

  • Origine: tripe: Nicaragua, sous-cape: Nicaragua, cape: Equateur
  • Format: double robusto
  • Taille: 158mm x 21,4mm
  • Bague: 54
  • Poids: 22gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 15,9chf

 

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IZAMBAR CIGARS "Kingdom"

 

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"IZAMBAR CIGARS"

Antonio & Edmond

antonio@izambar.com* & edmond@izambar.com*

Tél/ 0041 79  872 87 96 ( Suisse ) & 0033 (0)6 69 18 24 49 ( France )

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17:17 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Izambar | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook |

IZAMBAR CIGARS "Kingdom" double robusto (deutsh )

« Die Zigarre ist eine Art der Einflüsterung und der Voraussagung, aber auch eine wahre Lebensart – zeitlos und spirituell.» von Edmond.

Es ist eine sehr spezielle Degustation welche ich mit Ihnen in den folgenden paar Zeilen teilen möchte! Diese, in meinen Augen sehr wertvolle Zigarre, zieht seine Geschichte von meinem eigenen Leben und meiner Erfahrungen, jenes Eifers, welchen ich den Zigarren zutrage, seiner Düfte, die Tag für Tag meine Sinne mit süssem Zigarrenrauch magisch und berauschend anregen. Heute ist es die Kraft und Unvernunft, welche die Passion konzentriert und materialisiert und die neue Marke, getauft IZAMBAR « Kingdom », hervorgerufen hat. Ein Double Robusto von 21 Gramm, mit den schlemmerhaften Dimensionen von 158 auf 54 Cepo. Eine ambitionierte Zigarre, geboren aus einer tiefen Synergie mit unserem Master Blender aus Nicaragua, mir selbst (Edmond) und meinem Partner Antonio, selbst ebenfalls ein grosser Liebhaber.

In Tat und Wahrheit brauchten wir mehr als ein Jahr Arbeit, vermischt mit zum Teil unsicheren Geruchs- und Kostproben, um dieses Projekt während Monaten ehrlich zu konkretisieren und Ihnen eine Zigarre anzubieten, die es heute verdient gekostet zu werden.

Ich zähle auf Sie um uns Ihre Analyse einzureichen, nachdem Sie diese « Kingdom » in den nächsten Monaten gekostet haben.

In dieser Zeit haben Sie hier die Meine! Ich gebe zu, dass es bei weitem keine leichte Aufgabe ist.

Äusserlich lässt dieser Double Robusto niemanden kalt, seine harmonischen und muskulösen Masse stärken das Verlangen auf den ersten Blick. Aus einer standhaften Verfassung entwickelt dieser grosse Körper eine gute Milde, wie ein Milchkaffe oder die der Endivie zum Beispiel, mit benachbarten Düften von Unterholz und wohlriechendem Gras – ein Vorzeichen für einen tiefen und sehr vielversprechenden ersten Zug.

Von der Anzündung an wurden meine ersten Züge einem harmonischen, sanften und cremigen Geschmack ausgesetzt, einer Art olfaktorischer Unschärfe und intensiv im Gaumen, geführt von stärkeren und beruhigenden Geschmäckern im Hintergrund, ein analoger Kontrast an die schlafenden Vulkane, welche die ruhigen Landschaften dominieren. Ein kleiner Tipp, diese exzellente Zigarre unterliegt der Bedächtigkeit, welche eine Regel einführt, die langsame Gesten auferlegt um den besten Geschmack daraus zu ziehen. Ihre Atmungsfrequenz wird sehr schnell massgebend in dieser Degustation, also seien Sie nicht zu rasch! Dies war zu Beginn ein Problem für mich. Von einer komfortablen und angenehmen Dauer, finde ich diesen ersten Teil sehr anziehend, komfortabel und gleichzeitig wohltuend im Gaumen. Eine, aus dem Gaumen geblasene, interessante und besonnene Strenge erweckt feinsinnig seine Noten nach Kaffee, Nüssen, Biskuits oder Cookies, mit würzigen und süsslichen Geschmäckern.

Der zweite Teil entwickelt sich kräftiger als zuvor mit dem Auftreten eines beständigen Pfeffers auf der Zungenspitze, ohne die cremige und sättigende Annehmlichkeit zu verlieren. Dies ohne einen speziellen Konflikt auf dem Gaumen hervorzubringen. Aus seiner Entwicklung heraus, verführt mich dieser « Kingdom » durch sein gutes Verhältnis von Geschmack und Stärke. In diesem Stadium verbreitet er seine stärkeren Aromen mit Noten von Toffee, Kaffee und der Rinde von frisch gebackenem Brot, welches Sie am frühen Morgen aufmuntert. Mit seiner freundlichen und lieblichen Länge findet diese Zigarre ihren optimalen Rhythmus nach einem « Segen » des Rauchens, ein wichtiger Durchgang den Sie schätzen werden, ganz egal ob Sie die Ruhe und den Komfort der grossen Kreuzer mögen oder die erholende Seite eines kleinen Segelschiffes vorziehen!

Der dritte Teil markiert den Übergang von der cremigen/würzigen Form zur bürgerlichen Küche, reich und opulent von herzerwärmenden und nostalgischen Geschmäckern. In der Summe weiss dieser « Kingdom » sich in seiner Gesamtheit imperial zu zeigen ohne von seinem Wohlwollen zu verlieren, sobald man ein wenig zu fest drückt. Eine Zigarre, welche ich erstaunlich finde, um nicht zu sagen einzigartig! Diese « IZAMBAR » ist viel würziger und farbiger in seinen letzten Zügen als im ersten Teil und orientiert sich nach einem expressiveren Reichtum, sie lässt sich bis zum letzten Zug geniessen ohne je einmal ihr Gleichgewicht zu verlieren.

Bei der Betrachtung dieser Zigarre in ihrer Gesamtheit kann man von Beginn an eine gewisse Ordnung erkennen, welche langsam und ohne Hast mehr Leichtigkeit und Sicherheit gewinnt um nach 1h30 des Genusses ohne falsche Note, ohne Schwere noch Bitterkeit zu charakterisieren und am Ende heiter und stimulierend ist.

Ich weiss, was Sie nun denken, dass meine Analyse nicht sehr objektiv sein kann und Sie haben mit Bestimmtheit Recht! Aber ehrlich, wir sind zufrieden mit dem Resultat dieser Realisierung welche nur dank unserer gemeinsamen Passion für die Zigarre zustande kam.

Mehr als eine Degustation habe ich in diesem Bericht versucht einen Moment mit Ihnen zu teilen, den ich gerne mit meinen bescheidenen Worten beschreibe, die einige bereits kennen.

Ich hoffe Ihre olfaktorischen Nerven, wie auch Ihre Neugier gereizt zu haben. Meine Note von Herzen …/20, nein, nicht dieses Mal!

 

  • Origine: tripe: Nicaragua, sous-cape: Nicaragua, cape: Equateur
  • Format: double robusto
  • Taille: 158mm x 21,4mm
  • Bague: 54
  • Poids: 22gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 15,9chf

 

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IZAMBAR CIGARS "Kingdom"

 

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"IZAMBAR CIGARS"

Antonio & Edmond

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17:16 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Izambar | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

IZAMBAR CIGARS "Kingdom" double robusto (español )

El puro es el arte de sugestión y de lo que es divino, es también un verdadero arte de vivir espiritualmente sin preocuparse con el tiempo.” By Edmond.

¡Es una degustación especial que les propongo compartir en las próximas líneas! Este puro, muy valioso a mis ojos, trae su historia de me propia vida y experiencia, resultado de mi admiración por los puros, cuyos perfumes siguen exaltando día tras día mi noción de dulces volutas, mágicas y arrebatadores.

Hoy, es con fuerza e intrepidez que esta pasión se concentra y se materializa a través de esta nueva marca y modelo, bautizado IZAMBAR “Kingdom”. Un doble robusto de 21 gramos, con dimensiones de 158 par 54 de cepo. Un puro ambicioso, nascido de una estrecha sinergia con nuestro master blender en Nicaragua, de mí mismo (Edmond) y de mi socio Antonio, también un grande aficionado.

En verdad, fue necesario más de un año, intercambiando comparaciones olfativas y de sabor, a veces incertas, evidencias durante meses para concretizar este proyecto en toda probidad, a fin de ofrecer un puro pronto para su degustación. Cuento con sus análisis después de saborear este “Kingdom” dentro de los próximos meses. Mientras espero, ¡aquí está la mía! Reconozco que no es un ejercicio fácil.

Visiblemente este doble robusto no nos deja indiferentes, sus medidas harmoniosas y vigorosas cortejan el apetito a primera vista. Con una constitución firme, su grand cuerpo rígido desarrolla bellos aromas dulces como el café con la leche, o la achicoria, por ejemplo, hasta olores cercanos a la madera y la hierba fragante, presagio de un aperitivo profundo y muy prometedor.

Después de encenderlo, mis primeras aspiraciones exponen inmediatamente un sabor harmonioso, dulce y cremoso, un tipo de borrón olfativo y amplio en la boca, controlado por un gusto más fuerte y tranquilizador en el fondo, un contraste similar a estos volcanes inactivos que dominan los sublimes paisajes apacibles. Pequeño consejo: este puro de excelente inhalación, pide prudencia e impone como regla gestos lentos para asegurar la extracción de su mejor “licor”. La frecuencia de la aspiración será determinante para esta degustación. ¡Por eso, no sean tan listos!  Es lo que pienso yo. De una largura confortable creo que esta primera parte es absolutamente acogedora y agradable en la boca. Dejando en el paladar el temperamento de rigor interesante et ponderado, despertando con sutilidad notas de café con crema, de avellana, de galletas secas o cookies, en conjunto con sabores picantes y melosos.

El 2° tiempo evoluciona de manera más durable, con la aparición de una pimienta más persistente, sentida en la punta de la lengua, sin comprometer su sabor cremoso y de agradable saciedad. De une evolución relativa a su región, este “Kindom” se escucha fumar, y llega hasta a seducirme por este justo equilibrio, sabor/fuerza evidentemente honorable. En esta etapa de la degustación, sus aromas más fortificados difunden inmediatamente notas de dulce caramelizado, de crema de café y cáscara de pan caliente, este olor de panadería que reconforta en las mañanas. De una extensión amable y suave, este puro encuentra su verdadero ritmo de crucero después de un “fumo feliz”, un pasaje obligatorio que ustedes aprovecharán, dependiendo de si ustedes aman la quietud y el conforto acolchado de los grandes barcos o el lado divertido de los veleros pequeños.

El 3° tiempo, marca la transición entre la forma cremosa/picante y la de una cocina de la región, rica et llena de sabores reconfortantes y nostálgicos. En resumen, este “kingdom” sabe mostrarse dominante en su suficiencia sin perder su compasión cuando le empujamos a la solitud al aspirarlo un poco más fuerte. ¡Un puro que mi parece sorprendente no por decir singular!  Este “Izambar” es mucho más picante y colorido en este último opus que en la primera parte, orientado hacia una dirección de una riqueza más expresiva y se puede degustarlo hasta el final sin jamás transgredir su equilibrio.

Al analizar globalmente este puro, podemos observar una regularidad desde el principio, y calmamente sin precipitarse, tener más tranquilidad y seguridad para finalmente clasificarlo después de 1h30 de delectación, sin notas falsas, sin ninguna pesadez o acritud que pueda dañar este final alegre y estimulante.

¡Yo sé que ustedes piensan que mi análisis talvez no sea objetivo y seguramente tienen razón! Pero sinceramente, nosotros estamos satisfechos del resultado de esta aventura, fruto de nuestra pasión común por los puros.

Más allá de una simple degustación, he intentado en este relato compartir con ustedes un momento, tal como me gusta describir en mis escritos modestos que algunos de ustedes ya conocen. Espero tener despertado vuestro “bulbo” olfativo y vuestra curiosidad. ¡Mi nota de corazón …/20, no, no de esta vez!

Deseo finalmente acrecentar, “este “Kingdom” al reino de los puros, IZAMBAR a la modestia de los grandes hombres”

Mis agradecimientos a la fábrica de Estelli en Nicaragua y su genial master blender que tuvo la paciencia de escucharnos durante todos estos meses de elaboración de la mezcla, sin olvidar mi amigo y socio Antonio Urech, fundador de la sociedad Suiza “IZAMBAR CIGARS”.

 

  • Origine: tripe: Nicaragua, sous-cape: Nicaragua, cape: Equateur
  • Format: double robusto
  • Taille: 158mm x 21,4mm
  • Bague: 54
  • Poids: 22gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 15,9chf

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IZAMBAR CIGARS "Kingdom"

 

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"IZAMBAR CIGARS"

Antonio & Edmond

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Tél/ 0041 79  872 87 96 ( Suisse ) & 0033 (0)6 69 18 24 49 ( France )

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17:16 Écrit par Edmond Dantes dans Dégustation, Izambar | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

IZAMBAR CIGARS "Kingdom" double robusto ( english )

« The cigar is an art of suggestion and divination, but also a true art of living – timeless and spiritual. » by Edmond.

It is a very particular tasting, which I propose you in this brief paragraphs!  This cigar, very precious in my eyes, takes its story from my own life and my experience, from the enthusiasm which I give to cigars, its flavours which continue day after day to exalt my senses of mild swirls – magic and intoxicating. It is with force and folly that this passion is concentrating and materialising through this new brand and modulus, baptized IZAMBAR « Kingdom ». A Double Robusto of 21 gram, with greedy dimensions of 158 per 54 de cepo. An ambitious cigar, born through a large synergy with our master blender in Nicaragua, myself (Edmond) and my partner Antonio, a big enthusiast too.

In fact, it has taken us more than a year of work, entwined by, sometimes uncertain, odours and tasting dissections to concretise this project with the utmost probity to offer you a cigar good enough to be tasted now.

I count on you to give us your analysis after having tasted « Kingdom » in the next few months.

Meanwhile, here is mine! I admit that the exercise is far by being easy.

Visually, this double robusto leaves no one indifferent; its harmonious and muscled measurements are courting appetite from the first sight on. From a quite strong constitution, this big rigid body develops good gentleness, like the milk coffee or the one of the chicory for example, up until undergrowth woods and fragrant grasses, omen of a profound and very promising appetizer.

From its lighting on, my first aspirations where exposed by a harmonious, gentle and creamy odour, olfactory soft and ample in the mouth, dictated by powerful and secure background flavours, an analogous contrast between the dormant volcanoes of wonderful landscapes. A little advice, this excellent cigar requires prudence by imposing the rule of slow moves to take the best « liquor » out of it. Your breathing frequency will be determining in this degustation, so do not be too hurried! This was my personal problem. Of a comfortable and pleasant persistence, I find this first part rigorously endearing, comfortable and pleasant. Blowing an interesting and pondered temperament, awakening with subtlety its notes of coffee, hazelnut, biscuits and cookies, spicy and honey tones.

The 2nd part comes with a more sustained form than before with the apparition of a more persistent pepper, perceived at the tip of the tongue, without sidestepping its creamy and satiating approvals. This, without indecent altercation with the taste buds. From a relative evolution of its homelands, this « Kingdom » is able to satisfy me very honourable through the good equilibrium of taste/strength. At this stage of this partition, its strengthened aromas are up to now diffusing notes of mild toffee, coffee and crusts of warm bread, which odour comforts you in the morning. With its pleasant and suave length, this cigar finds its veritable cruising speed after a « joy » of smoking, an essential phase that you will appreciate, where everything depends if you like the tranquillity and comfort of big liners or the more recreational side of sailing boats!

In this third stage, this last part marks its transition of the creamy/spicy form with those of a traditional cuisine, rich and opulent of comforting and nostalgic flavours. In sum, this « Kingdom » knows how to show itself imperial in its adequacy without losing anything of its caring as soon as you push it to the limits. A cigar, which I find astonishing, if not unique! This « IZAMBAR » is far more peppery and coloured in this last opus than in its first stage. This is oriented by a more expressive richness, which tastes itself until the last puff without infringing its balance at any time.

By analysing this cigar in its totality, one can remark a certain regularity from the beginning on, then very slightly and without precipitation taking more ease and confidence, to finish by qualifying itself after 1h30 of delectation without wrong note, without any heaviness nor acridity, to be able to finalise cheerfully and stimulating.

I know what you think, that my analysis cannot be very objective and you are surely right!  However, sincerely, we are satisfied by the result of this realisation that only came out thanks to our common passion for cigars.

More than a tasting, I tried in this recital to share with you a moment, which I am pleased to depict in my modest writings, which some already know.

I hope having excited your olfactory corm as well as your curiosity. My heart note …/20, not this time! 

 

  • Origine: tripe: Nicaragua, sous-cape: Nicaragua, cape: Equateur
  • Format: double robusto
  • Taille: 158mm x 21,4mm
  • Bague: 54
  • Poids: 22gr
  • Année: 2016
  • Prix Suisse: 15,9chf

 

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IZAMBAR CIGARS "Kingdom"

 

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Antonio & Edmond

antonio@izambar.com* & edmond@izambar.com*

Tél/ 0041 79  872 87 96 ( Suisse ) & 0033 (0)6 69 18 24 49 ( France )

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